Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

lundi 10 juin 2019

petit vrac et foutrac en passant.

Bon alors mes amis, on est le 10 juin au soir et, unprecedented situation, je n'ai toujours pas mangé dehors en 2019, en revanche j'ai un gazon vert comme jamais, presque vert fluo (je jure), et pas encore eu beaucoup l'occasion de sortir mon rutilant tuyau d'arrosage avec enrouleur automatique nanmé quel dommage (existe-t-il plus géniaaaale invention que ce truc, dites-moi?)
Je me doute bien qu'il pleuvra le 1er juillet, jour de mon grand pique-nique annuel avec mes petits élèves, comme tous les ans pour pas changer, mais si d'ici là le mauvais temps voulait bien se tirer un peu voir ailleurs si on y est, ça m'obligerait, et merci de sa compréhension.

Ce qui aurait dû être un petit weekend tranquille de derrière les fagots que je vous en aurais donné des nouvelles, a tourné à l'urgence vétérinaire pour la Bête Féroce de nouveau attaquée par une terrible conjonctivite. Bon, je n'ai pas paniqué cette fois, mais ça m'a coûté toujours aussi cher, donc si la prochaine fois Mademoiselle voulait bien voir le véto un autre jour qu'un weekend, ça m'obligerait, et merci de sa compréhension tout pareil.


Côté ciné, Parasite,de Bong Joon-Ho dernière palme d'or, fable sociale atypique à la fois tragi-comédie et thriller, qui glisse du potache au gore, très très bien.
Mais Le jeune Ahmed des frères Dardenne, c'était looong et pas bien folichon et pardon mais si on enlève les scènes où il fait sa prière et se lave les mains ou les dents, il ne reste pas bien long du (docu)film.

dimanche 2 juin 2019

Vrac micmac et foutrac de fin de looong weekend.

Un jour, je vous avais dit tout le bien que je pensais de cette bienveillance qu'on nous sert un peu partout et surtout dans l'exercice de mon métier, or j'apprends aujourd'hui qu'il existe aussi une fausse bienveillance,  si si c'est le ministre qui l'a dit, méfiance méfiance envers la fausse bienveillance, donc, hein.


Puceminus, que j'exhorte à bosser un peu en lui disant Pense que c'est le lycée qui t'attend l'an prochain! : 
"(air blasé et nonchalant) Oooooh! tu me disais ça déjà quand j'étais en CM2, et puis le collège, j'y suis allée au feeling, hein!"





Ce looong weekend, Brisefer était parti faire du surf au Pays Basque (je vous raconterai ses mésaventures là-bas, mais ça fera l'objet d'un billet dédié, ça va être long), Minipuce était ici ou là ou chez GrantAmour, Puceminus chez les Aïeux, et l'Ours dans ses Pyrénées chéries. Faut-il que je précise comme j'étais biiien, moi? (une collègue, à la récré à la veille de ce long weekend: Ton mari m'a dit qu'il allait randonner quelques jours, qu'est-ce qu'il avait l'air heureux de partir! moi: Et qu'est-ce que j'en suis heureuse, moi aussi!).
N'empêche, ceux qui ne seront pas à la noce, c'est ses compagnons de voyage dans le train du retour, tous ceux qui seront dans le wagon et dans les deux wagons à côté (je dirais à la louche): un Ours pas lavé (du tout du tout) pendant cinq jours et qui rapporte un Bethmale dans son sac à dos, ça va faire maaaal, (une pensée pour eux, nous ne les oublions pas).

"ma vieille voisine: il part cinq jours? il ne vous manque pas pendant tout ce temps?
moi: pas du tout. il commencera (peut-être) à me manquer (un -tout petit- peu) dimanche à 22 heures, et ça tombera bien parce qu'il sera alors presque rentré.
elle: ah ben il faudra bien vous occuper de lui quand il sera là!"
Euh.

lundi 27 mai 2019

De la lecture et du film, et un peu de mauvaise humeur.

L'école des soignantes de Martin Winckler, roman utopiste qui part dans tous les sens, m'est passé très loin au dessus de la tête, je l'ai survolé jusqu'au bout parce que j'avais des heures à attendre quelque part avec rien d'autre à lire, sinon j'aurais laissé tomber très vite, tu penses. J'ai mis du temps à m'habituer à la féminisation de tous les accords (plus féministe que Winckler, tu meurs!), et pardon Martin, j'ai trouvé ça mortellement chiant et sans intérêt aucun.

Et côté ciné, mandieumandieu que je me suis bien bien bien faiche devant Douleur et Gloire d'Almodovar, narcissique, bavard, confus (mais de quoi il parle, où veut-il en venir, qu'est-ce qu'il veut nous dire, qu'est-ce qu'il faut comprendre, bon sang??).
Avec l'Ours, on s'était juré de ne plus jamais aller voir un Woody Allen ou un Clint Eastwood, on vient d'ajouter Almodovar à la liste.

Une mère d'élève ce matin, découvrant subitement que vendredi il n'y aura pas d'école alors qu'elle en a été avertie dans le cahier depuis septembre et que c'est une décision de la rectrice qui concerne tous les établissements scolaires de l'ensemble de l'Académie, QUOIIII? y a pas école vendredi? et comment ça y a pas école vendredi? et COMMENT JE FAIS, MOI, POUR LE GARDER?? (et devinez quoi? mère d'élève qui ne travaille pas). Une mère d'élève (une autre) (ou-ais, ça a été ma fête ce matin, hein): le miroir [du cadeau de la fête des mères offert la veille, donc], il s'est cassé, je fais comment? [ben visiblement tu t'adresses au service après-vente de l'école]

Bon, allez: j'ai sur ma table de chevet des bouquins prometteurs offerts par l'Ours, la fille aux cheveux roux (tiens donc) et Le lièvre de Vatanen, des orangettes et des photos de Mads nu sur une peau de bête en quantité (g)astronomique, quelques projets de voyage et toujours quelques illusions aussi, sinon tu vas dire que la Zouzou elle a pas l'air bien poilue ce soir.

jeudi 23 mai 2019

Vrac micmac, foutrac et bric à brac en passant comme ça.

Je crois que cette année, l'Ours-mon-mari avait décidé de préparer mon anniv' au mieux.
Entendez: il avait dû décider de ne rien me demander de ce qui me ferait plaisir puisqu'il commence à savoir, depuis le temps, que ma réponse sera Une surprise, immanquablement, et de profiter de mon absence de la maison toute la journée d'hier pour réfléchir à ce qu'il allait m'offrir se renseigner auprès des enfants sur ce qu'il pourrait bien m'offrir, noter ça sur un papier et filer chercher se débarrasser de ça dare dare avant que je rentre, en toute discrétion, pour une fois.
Sauf qu'en rentrant, la première chose sur laquelle je suis tombée, c'est son papier bien en évidence dans la poubelle, pour la surprise on repassera cette année encore, donc, pff.

Ma Puceminus ayant constaté que Minimignonne appelait sa mère (la sienne, à Minimignonne), non pas maman mais par son prénom la plupart du temps, avait décidé de faire de même avec moi, pour voir.
Quand on sait combien j'aime mon prénom de pomme de terre, on mesure comme ça me plaisait follement, cette histoire. Et quand on sait à quel point Puceminus est taquine, on mesure comme ça lui plaisait follement tout pareil, de m'agacer avec ça.
Sauf que ma Puceminus étant également tête de linotte, quelques jours plus tard, elle ne se souvenait plus de rien, sauf qu'il y avait un truc qui m'agaçait follement, une façon de m'appeler, mais laquelle, oui laquelle? (Et en plus elle comptait sur moi pour le lui rappeler, nan mais tu le crois, ça?)

Dimanche j'irai voter ça s'est sûr. A moins que j'oublie. Mais pour qui, ça, je me le demande bien. L'Ours me conseille le Parti des animaux dont j'admire l'affiche chaque matin en allant à l'école. Mais comme ils ont choisi un chien plutôt qu'un chat pour les représenter, je crois bien que je ne voterai pas pour eux. (Voyez où j'en suis rendue).

dimanche 12 mai 2019

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir

Et ma semaine poney, merci de demander? 
Le poney sous la flotte et le vent, très très bien je recommande à mort, tu penses. Mais bon, il fait mauvais chaque fois que j'ai prévu une sortie ou un pique-nique avec mes petits élèves, c'est ainsi (c'est que je deviens fataliste, avec l'âge). Et puis ce qui compte, c'est que les petits soient contents de monter sur Bijou (BiSou, avec le cheveu sur la langue qui va bien de ma petite A.). 
Bijou, lui, personnellement, il s'en fout royal de nous retrouver tous les ans, mes élèves et moi, il ne nous calcule même pas comme diraient mes filles, ce qui l'intéresse, c'est d'aller brouter les trois pissenlits sur le côté, alors je me trouve présentement avec une tendinite à l'épaule droite tellement j'ai tiré sur sa longe pour pas qu'il y aille (entendons-nous bien: perso j'ai rien de rien contre le fait qu'il aille brouter ses pissenlits si ça lui chante, au point où il en est avec sa bedaine, hein, mais PAS LA MAINTENANT TOUT DE SUITE, C'EST TOUT: il y a un groupe de cinq poneys à la queue-leu-leu, je ne veux suuurtout pas que le mien qui ferme la marche se mette soudainement à galoper pour rattraper son retard. Ménager tout à la fois ma monture, le petit qui est dessus, ma dignité et ma mise en pli, je maîtrise mal, c'est tout.)
Ma seule occasion de la semaine de rigoler, c'est les mamans qui nous accompagnent sapées comme jamais et talons hauts pour aller patauger tout l'après-midi dans la gadoue du manège avec les canassons (un vrai régal; chaque année je me dis qu'elles auront été prévenues par les copines de l'année dernière, ou qu'au moins mon petit mot dans le cahier pour demander une tenue adaptée et des bottes en caoutchouc pour leur enfant leur mettra la puce à l'oreille, et chaque année non, en fait), ou celles qui se découvrent un peu tard une peur bleue des poneys (cette année, une maman hyperventilait si fort qu'elle a dû sortir du manège parce qu'un des poneys avait de gros yeux qui la regardaient, et elle pouvait pas, nan elle pouvait pas.)

Donc ce weekend j'étais plutôt d'humeur à ne plus penser à rien et surtout pas à un canasson, tu vois.

Je suis donc allée avec l'Ours-mon-mari changer ses lunettes. Il avait insisté pour que je l'accompagne, tu m'étonnes. Ce que l'Ours veut, c'est premio y passer le moins de temps possible, deuzio que ça lui coûte le moins cher possible parce qu'il ne les met Que pour lire et que personne ne le regarde quand il lit, troizio que je sois contente de ses nouvelles lunettes, parce que lui il s'en fout complet. Donc, il essaie docilement toutes les montures (c'est moi qui paranoïse ou les poneys me poursuivent?) que le zieutiste et moi on lui propose, il nous regarde avec son air bête avec pour nous montrer quelle tête ça lui fait, il ne se regarde jamais spontanément dans le miroir sauf si on lui demande de le faire, il opte pour celles dont on lui dit qu'elles lui vont le mieux et roule ma poule. La prochaine fois que tu changes tes lunettes je pourrai même venir les choisir sans toi, je lui ai dit, il a été tout de suite d'accord.


Sinon, côté ciné: Mais vous êtes fous! vite vu vite oublié, et lectures: La couronne verte de Laura Kasischke dont je me suis souvenue au fil de ma lecture que je l'avais déjà lu et que j'ai relu avec grand plaisir (et que je recommande), et puis Gare à Lou de Teulé, qui m'a barbée et que j'ai laissé tomber. Je commence l'école des soignantes de Martin Winckler, je vous en dirai des nouvelles la prochaine fois et bien le bonjour chez vous.

mercredi 8 mai 2019

R.I.E.N

(Comme ça se prononce).
(C'est juste pour pas que vous vous sentiez abandonnés.)
Mais c'est ma semaine poney avec mes petits élèves, hein, bien mouillée la semaine poney d'ailleurs pour couronner l'ensemble, j'ai le droit de m'absenter d'ici un peu, j'ai à faire au manège, pff. 

mercredi 1 mai 2019

Vrac, micmac, foutrac et fricfrac du mercredi férié.

Puceminus est rentrée d'Andalousie, après deux fois près de vingt-quatre heures de voyage en bus et quatre petits jours sur place. Les profs, ces héros, je dis. (Sauf la prof de maths, qui s'est trouvée mal par 27° à Séville. Petite nature, va.) 
A propos, devinez qui ne supporte pas du tout du tout la chaleur et ira pourtant passer l'été prochain à Séville, humm? (mais bon, il fera 45° alors, j'aurai bien le droit de me trouver mal si je veux, hein).




J'ai eu cette année pour la première fois du muguet dans mon jardin. Plus ça va, plus je m'émerveille de ce qui pousse chez moi, je me fais penser à ma mère qui cause toujours de son jardin à tout le monde qui s'en fout, je crois bien que je deviens v(nan rien).
A propos de jardin, j'ai désormais un enrouleur automatique de tuyau d'arrosage. C'est peut-être un détail pour vous, mais ça devrait changer ma vie à moi, ni plus ni moins (dit la fille qui supporte encore moins bien d'avoir à dérouler laborieusement son tuyau qui fait des noeuds que la chaleur l'été à Séville, pour donner une idée).


Et sinon, je me suis crue dimanche toute la journée, ça vous a fait pareil?

jeudi 25 avril 2019

Je pensais avoir déjà tout vécu, la main qu'on refuse de te donner après quatre ans, le bisou qu'on ne veut plus te faire en public après six, les petites vexations, mais j'expérimente encore et toujours plus haut et toujours plus fort: à quinze ans, Puceminus a refusé que je l'accompagne jusqu'au bus qui l'emmenait à Cordoue pour la semaine et m'a annoncé tout de go qu'elle me donnerait des niouses seulement si elle avait le temps.
Pff, si j'avais su qu'elle serait si ingrate, jamais je l'aurais allaitée, celle-là.

mercredi 24 avril 2019

Bellzouzou la malaimable.

Il faut que tu le saches: si, ici-même, je suis toujours d'humeur égale, dans la vraie vie du plancher des vaches, je peux être malaimable. (Nan mais vraiment.)

Tiens, à la médiathèque de Chartrescitymaville, par exemple. Au cinquième étage sévit une bibliothécaire que je hais dur et profond depuis des années, et quand c'est elle qui enregistre les bouquins, je me plante avec mon air mauvais devant son ordinateur et j'attends ostensiblement qu'elle parte pour m'adresser à un de ses collègues. (parfaitement, je suis capable de faire ça) (et d'attendre longtemps parfois, du coup, pour enregistrer un livre) (mais Il faut savoir patienter pour donner toute la mesure de sa malamabilité*, sache-le.)
En revanche, je suis super copine avec tous les bibliothécaires du rez-de-chaussée. Tous, sans exception. (J'ai bien mes petites préférences, mais je ne les montre pas, je suis super professionnelle comme usagère de médiathèque).
En ce qui concerne les étages intermédiaires, je ne suis ni aimable ni malaimable, je ne les fréquente que peu.
Mais ce qui est important que tu retiennes, donc, c'est que je suis toujours parfaitement aimable avec les bibliothécaires du rez-de-chaussée et réciproquement, et que j'en suis bien heureuse, parce que Ce qui est primordial, c'est d'avoir des relations sans nuage avec les gens, et tout particulièrement dans les lieux culturels*.

Par conséquent, quand l'autre jour copine F. m'a raconté avoir des démélés sérieux avec une de mes bibliothécaires aimées du rez-de-chaussée (celle qui pourrait bien être ma préférée, même, mais on ne le sait pas, parce que je ne le montre pas), en ai-je été fort surprise dans un premier temps, puis ai-je décidé in petto de ne JAMAIS me montrer là-bas en compagnie de copine F., parce que, Autant que faire se peut, les mauvaises relations des autres avec autrui ne doivent pas déteindre sur les nôtres avec cet autrui.*

Aussi lorsque l'autre jour je me trouvai malencontreusement de passage avec copine F. dans le hall d'entrée de la médiathèque et que nous croisâmes fortuitement cette bibliothécaire, ni une ni deux, pour ne suuurtout pas être vue avec elle, je détournai brutalement la tête de F. avec mon air malaimable que le roi n'est pas mon cousin et, sans plus écouter ce qu'elle me disait, j'accélérai le pas pour la distancer puis la planter sur place, parce que c'est bien beau tout ça, mais Avec ses amis il ne faut pas faire de sentiment quand nos bonnes relations à la médiathèque sont en jeu*.

* tout plein de proverbes que tu connaissais pas, chuis sûre.

lundi 22 avril 2019

Vrac, micmac, foutrac et fricfrac.

Vous allez dire que je me répète, mais je trouve proprement scandaleux qu'il y en ait qui partent en vacances alors que d'autres reprennent le chemin de l'école. (Ou des jeunes qui vont aller au collège deux jours puis partir une semaine en Andalousie, j'en connais une, tiens par exemple.)

A part ça, pendant ces vacances, j'ai (re)visité Arras, Bruges, Gand, et c'était bien beau, j'ai biné trois centimètres carrés dans mon jardin et eu des courbatures pendant trois jours, briqué ma maison, visité mon fils deux fois, repeint le plafond de ma cuisine et celui de ma salle de bain, posé du papier peint, planté des graines de tournesol et du persil, sorti ma chaise longue dans le jardin, passionnant tout ça, pas vrai?

Il faut que vous sachiez: depuis quelques jours, j'ai un fils pacsé tout ce qu'il y a de plus officiel, alors je vous prie de vous adresser à moi avec tous les égards dus à mon rang. (Nan mais sans blague).
Pour se pacser, Brisefer avait mis une chemise et des souliers vernis (nan, quand même pas des souliers vernis), j'ai la preuve pour la chemise: j'ai une photo. 
Moralité: tout arrive dans la vie, la preuve.

Allez, la bise, mes amis, et bien le bonsoir chez vous.

mercredi 17 avril 2019

Râlages.

J'ai été, comme un peu tout le monde, très attristée de voir brûler notre Dame de Paris.
Néanmoins-premièrement, en bonne Chartraine que je suis, ma première pensée a été, (je le jure): Heu-reu-se-ment que ça n'est pas notre Dame de Chartres qui brûle!. 
Néanmoins-également, l'émotion passée, les promesses de financement et la certitude qu'elle serait reconstruite aussi, je suis encore plus choquée qu'on consacre autant de temps à parler de ça plutôt que du reste et qu'on lui octroie si facilement autant d'argent.
Et néanmoins-finalement, je rejoins le gars qui disait l'autre jour je ne sais plus où quelque chose comme merci de faire autant pour Notre Dame de Paris, mais Victor Hugo apprécierait que vous n'oubliiez pas Les Misérables.

Je continue un peu, avec ce qui me met hors de moi: les réformes Blanquer.
Les profs sont mal payés, je le sais a-t-il dit. Je vais donc arranger un peu leurs affaires, les pauvres (il cause des profs du second degré, hein, parce que ceux du premier le sont encore plus, pauvres), je vais leur octroyer gentiment une deuxième HSA (Heure Sup Obligatoire. Les profs en ont actuellement une, c'est-à-dire que si le chef d'établissement estime qu'il est nécessaire pour le bon fonctionnement de l'établissement que le prof fasse cette heure sup, celui-ci ne peut pas la refuser.)
Faire croire qu'on "donne" généreusement une heure (de salaire) de plus aux profs, alors qu'en réalité, c'est seulement un moyen super simple de faire des économies en supprimant des postes, je trouve ça répugnant. Dans un établissement où le nombre d'heures des (quatre) profs (pour une même matière) correspond au nombre d'heures des élèves, avec les deux heures sup obligatoires, trois profs feront vingt heures devant les élèves, ce qui dégagera six heures pour le quatrième prof à qui on demandera par conséquent d'aller les faire ailleurs où on aura besoin de lui.
Dans certains lycées, avec deux heures sup imposées, une équipe de sept profs peut absorber un poste complet dans la matière et le dernier arrivé s'en va. Et c'est ça l'objectif. Des heures sup pour le bien des profs?, laissez-moi m'étrangler.

mardi 16 avril 2019

Le problème avec mon citronnier.

J'ai depuis de nombreuses années un citronnier. 
Je le bichonne à mort depuis toujours, je l'arrose, je l'engrais-se, je lui parle, je le rentre pendant les grands froids, je le sors aux beaux jours, je le lave au savon noir, j'astique ses feuilles à la peau de chamois.
Et pourtant, pendant des années, mon citronnier, cet ingrat, ne me donnait que de la salade, et l'Ours ne se gênait pas pour me dire que tous ces soins que je lui prodiguais étaient vains, forcément, et qu'il serait mieux à Séville qu'à Chartres (mon citronnier, pas l'Ours, hein) (on peut être jaloux d'un citronnier, la preuve).
Une fois, j'ai bien eu un début de moignon de citron, mais la Bête Féroce l'a fait tomber en jouant avec, et j'en ai été au désespoir (au moins).
Mais mon citronnier qui faisait mon désespoir quand il ne donnait rien a fini par faire ma fierté quand il s'est mis à fleurir puis à porter sept (S.E.P.T) citrons, qui ont grossi  et jauni, comme vous pouvez voir sous vos yeux zéblouis.


Quand, il y a peu, un citron est tombé, j'en ai été toute émue (avec votre permission), puis j'ai sorti mon presse-agrumes en grande pompe et trompette.
Et là, le choc: en coupant mon citron, enfer et damnation, j'ai vu qu'à l'intérieur, c'était tout orange (O.R.A.N.G.E). Au goût, mon jus de citron ressemblait également à du jus d'orange (pas mûre).

Est-ce que ce que j'ai toujours pris pour un citronnier et qui m'a été offert comme tel (j'ai perdu l'étiquette, mais je suppose qu'il devait y avoir écrit "citronnier" dessus, sinon pourquoi (diable) est-ce que j'aurais toujours été persuadée dur comme fer que c'était un citronnier, hum?), est-ce que mon citronnier, donc, serait en réalité un imposteur (un oranger masqué, par exemple)? Et ce citron un peu vert que j'ai cru manger ne serait-il qu'une orange encore jaune?
Donnez-moi votre avis sur cette palpitante affaire, je vous prie.

dimanche 7 avril 2019

Le truc de fou (édité)

Le truc de fou, c'est d'avoir prévu de longue date un petit séjour en doudou-croque-love avec l'Ours à Gand et Bruges qui débute lundi demain, et d'apprendre tout à fait fortuitement que Mads-mon-chaton est à Gand samedi et dimanche hier et aujourd'hui, quoi.
Comme je ne veux pas faire de jaunisse en pensant à ce rendez-vous manqué une fois encore (Mads et moi avons un historique chargé en ce qui concerne les rendez-vous ratés)(mais aussi un historique chargé en ce qui concerne les rendez-vous super bien réussis, 'reusement, hein), je me contenterai de penser, avec votre permission, que Mads et moi, on est comme aimantés l'un par l'autre, preuve en est faite une fois de plus, et essayez de dire le contraire, un peu.



Édit (hey, dites!) : Le truc le plus fou (encore), c'est que le dernier film du chaton qui à mon grand désespoir n'est passé nulle part autour de chez moi et c'est pas faute d'avoir cherché, eh ben je vais à Gand, il est à l'affiche, ben tiens voyons, comme par hasard.
(L'Ours, qui est l'homme le plus gentil du monde, était prêt à sacrifier deux heures pour que nous y allions, d'autant que c'est un survival dans lequel Mads, perdu dans la neige et seul rescapé d'un accident d'avion ne parle quasi pas, même en flamand on aurait pu comprendre l'intrigue je pense, mais on a décrété qu'on avait quand même (beeeaucoup) mieux à faire. Qu'est-ce que je suis raisonnable, comme fille, hein?)

mercredi 3 avril 2019

La fille aux (bas nylon) cheveux gras.

Tu la connais, l'histoire de la fille qui avait les cheveux gras et qui donc décida de les laver? Après son shampoing et son après-shampoing (car la fille était dotée de ce que l'on peut appeler une belle tignasse, elle les laissa sécher à l'air libre comme à son habitude (la tignasse, toujours) et n'y pensa plus (à sa tignasse). 
Quelques heures plus tard, se passant la main dans les cheveux et constatant que misèèèère elle avait toujours le cheveu gras et même encore plus gras que d'habitude tiens donc, elle réalisa qu'elle avait purement et simplement oublié de les rincer.
Heureusement la fille fut consolée par sa copine F. à qui elle confiait à quel point elle perdait la boule.
En effet, celle-ci lui rétorqua que Ah ben moi, ma pauvre, des fois, je ne sais même plus si je me suis lavée ou pas, et la fille constata qu'il y avait des cas encore plus désespérés que le sien.


mardi 26 mars 2019

L'école de la Défiance (billet technique et chiant) (mais nécessaire)*

Il y a de quoi être tout à fait désé(xas)pérée par la réforme que nous prépare Blanquer.

Beaucoup ignorent en quoi elle va sévir sévère, n'en ont retenu que les détails dont on a beaucoup entendu parler (les drapeaux dans les classes, la scolarité obligatoire à trois ans), ou ne veulent pas croire ce qui se dit, tellement c'est gros (on est alarmiste, spa possibe c'qu'on raconte, ça se fera pas). 
Et pourtant, si tu veux mon avis, l'école de la confiance de Blanquer, on peut (vraiment) pas lui faire confiance, et voilà pourquoi, thèse antithèse foutaises.

Déjà, ça commence fortiche, l'article 1 veut garantir tous les autres en restreignant la liberté d'expression des enseignants (déjà soumis au devoir de réserve des fonctionnaires). Ton premier droit, ton devoir plutôt, ça sera désormais celui de fermer ta goule (demain je ferme mon blog).

Les articles 2, 3 et 4 imposent l'école obligatoire à 3 ans. Bon, un peu plus de 97% des enfants de cet âge sont déjà scolarisés (au passage, quand ils ne le sont pas, c'est bien souvent parce qu'ils ne sont pas encore propres: va-t-il falloir accueillir les petits avec leurs couches désormais, et qui se chargera de les changer pendant la journée, mmmum?). Ce qui va changer réellement (et pas que les couches), davantage que les 2 ou 3% d'élèves de petite section en plus, c'est que toutes les mairies (certaines le faisaient déjà, paraît-il) devront désormais financer les écoles maternelles privées sous contrat, forcément au détriment des écoles publiques car le budget municipal n'est pas extensible, tu penses. Un beau cadeau au privé, donc.


L'article 5 traite de l'école inclusive (c'est-à-dire de l'accueil des élèves handicapés, qu'on doit accueillir de plus en plus nombreux dans les classes, puisque les structures adaptées ça coûte cher et que donc on en réduit les effectifs, voire même on les ferme, c'est plus simple, et encore plus économique, héhé (ndlr)) sans prévoir aucune amélioration du statut et du salaire des AESH (les personnes qui les aident au quotidien dans les classes) précarisées avec des CDD sans aucune perspective, ni aucune formation, d'ailleurs. Ni rien prévoir non plus quant à la formation des enseignants, qui, responsables de la scolarité des enfants handicapés accueillis dans leurs classes, ne sont pas formés du tout DU TOUT, rien de rien du tout. (Seuls les instits spécialisés le sont, qui interviennent dans des classes spécialisées). (Et au passage, on n'a plus de RASED complet (réseau d'aide aux enfants en difficulté scolaire)  quasiment partout,  et à certains endroits on n'en a plus du tout, pour mémoire)(mais ça, rendons-le à César, ça ne date pas de Blanquer).


L'article 6, un sacré morceau là aussi, annonce la création d'établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF). 
Les écoles seront rattachées au collège du secteur, oui oui oui. Fini la petite école familiale, place à la grosse structure impersonnelle, mater, élem et collège à direction unique. L'EPSF sera dirigé par le principal du collège, aidé d'un adjoint dont le recrutement sera fixé par décret. Et les directeurs d'école, alors donc? Quand les parents auront quelque chose à dire à un responsable de l'école pour une raison ou une autre, genre quand le bonnet aura été perdu dans la cour, (je te cause pas de quand ça sera quelque chose d'important), il faudra s'adresser au principal du collège (qui sera forcément drôlement content d'entendre parler de problème de bonnet à la mater)(et qui traitera cette affaire avec le plus grand empressement, on se doute)? Si c'est pas nier le travail au quotidien et l'utilité des directeurs d'école, ça.
Mais bon, tous ces postes de direction supprimés, ça va nous faire de belles petites économies, mine de rien, allez.

Parce qu'on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, l'article 9 enterre le CNESCO, organisme indépendant pour l'évaluation du système scolaire qui sera remplacé par le CEE, piloté par le ministère en personne. On ne montrera plus ses culottes sales à tout le monde.

Les articles 10 et 11 annoncent la création des INSPE qui remplacent les ESPE qui avaient remplacé les IUFM qui avaient remplacé les Ecoles Normales (on s'amuse bien, nan?).
Dès la L2 (deuxième année de fac), les étudiants qui se destinent à enseigner pourront se voir confier des missions de remplacement. En voilà une économie non négligeable, une fois encore, hein. Et le concours aura lieu en fin de M2 (en fin de M1 actuellement), une année de gagnée à ne pas payer l'année de stage après le concours, hop là. 

[Bien sûr, je focalise un peu plus sur le primaire que sur le secondaire. Mais je m'inquiète aussi de la réforme du bac, si tu veux savoir (ce que je peux m'inquiéter, en ce moment, dis donc). Je trouve tout aussi  désé(xas)pérant que, sous couvert de "moderniser le bac" et d'offrir plus de choix aux élèves, on en vienne à proposer l'idée que les lycéens pourront suivre des cours sur plusieurs établissements, ou bien suivre des cours en amphi, que les lycées soient mis en compétition, que le bac d'un établissement n'ait pas la même valeur que celui d'un autre vu qu'une bonne partie du bac sera notée en contrôle continu, que le nombre d'heures de cours soit prévu à la baisse, que parce qu'on manque de profs de maths on décide de mettre les maths en option en terminale (tu sais combien j'aime les maths), que des AED (surveillants de collège et lycée), pour pallier aux nombreuses suppressions de postes, puissent désormais remplacer les profs absents et faire cours à leur place (sans pour autant que leur salaire soit augmenté, évidemment, et sans augmenter leur effectif non plus) (dans la même lignée que les recrutements de profs sur le bon coin, je dis). 
Bref, dans le secondaire aussi, on réforme en réalité pour faire des économies, plutôt que pour améliorer les conditions de travail des élèves.]

Billet bien évidemment ouvert (encore plusse que d'habe) à vos remarques en commentaires, il va sans dire (s'en dire).


*Allez, pour me faire pardonner ce billet technique et chiant (mais nécessaire), la prochaine fois je vous mets du Mads, ne me remerciez pas, c'est tout naturel.