Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 26 avril 2026

Ponts, cernes et fanfare.

Bon, vous allez surtout dire que je fais rien que de me plaindre tout le temps, mais c'est un fait documenté et validé par la médecine (par l'épaisseur de mes cernes sous les yeux, plutôt): une fois encore je vais reprendre le chemin de l'école encore plusse fatiguée que j'en suis partie (et ça relèverait bien de la performance, je dis). 

L'Ours et moi n'avons fait pourtant qu'un petit tour de France parfaitement raisonnable, à peine plus que notre triangulaire Nord-Ouest infernale habituelle, hein: Vendée sauvage, la Rochelle, remontée à Nantes (écouter Minipuce qui chantait en l'église St Nicolas avec le Chœur universitaire de Nantes, ou la classe à Dallas), Tours (déjeuner rapidos avec Puceminus), Orléans et retour à Chartres.

Mais pardon: retour triomphal à Chartres avec notre Bébézou mignonne pour trois jours trois nuits sans entracte (18 mois, énergie nucléaire et politesse folle: elle est la mignonnerie même et dit bonjour à tout le monde dans la rue de son petit "cou-cou" mélodieux et geste de la main façon Queendézangliches, quand elle ne va pas directement en approche frontale à la rencontre des gens pour se présenter en se frappant le poitrail et en annonçant son prénom (avec le doublement de la seconde syllabe qui va bien) (et, je peux vous dire que la politesse retour des gens est parfois en option, mention spéciale aux bonne-sœurs croisées, sourire en brin d'herbe qui font semblant de ne pas voir ni entendre qu'on les salue joyeusement, pff. Et Mina-bête féroce n'a pas brillé par sa politesse non plus à vrai dire, qui s'est cachée pendant tout le séjour de Bébézou dans mon tiroir à culottes et n'en a plus bougé jusqu'à son départ.)

Dans ce contexte, on imagine (et on imagine bien) que mes ambitions littéraires ont été priées de repasser plus tard, idéalement quand quelqu'un faisait la sieste. Il semblerait qu'on n'ait plus beaucoup de temps pour lire pendant ses vacances quand on devient grand-mère (personne ne m'en avait prévenue, scandale), j'ai eu à peine le temps de lire Protocoles de Constance Debré (vérité nue, violence des hommes et radicalité encore et toujours, beaucoup aimé), et de commencer un peu Par où entre la lumière (la suite de Là où vivaient les gens heureux que j'avais tellement aimé) de Joyce Maynard (c'est beaucoup moins bien).

Bref, je suis prête à reprendre le chemin de l'école (enfin: pas prête du tout mais prête quand même, tu vois le concept?), bref, vivement que ce soye passé, que je puisse râler sur autre chose. Sur l'inspection administrative qui m'attend ce mois-ci, moi qui suis débarrassée depuis un bon moment et pour toujours a priori de l'inspection pédagogique, c'est bien ma veine. Sur la dernière période de l'année qui démarre et n'en finit jamais ou presque, pas avant juillet en tout cas.

Heureusement, savez quoi? c'est la saison des beaux jours, des déjeuners en terrasse, des vide-greniers qui reprennent, et des ponts de mai, et youpiyeah!

samedi 11 avril 2026

L'arnaque.

Ah ben je voulais venir écrire ici, mais il se trouve que c'est vacances et c'est pas dommage. Je m'en reviendrai donc d'ici quelques jours. Soyez sages, mais pas trop.

mercredi 1 avril 2026

Alors il y a eu un peu de vent de folie ces derniers jours avec les quatre représentations de la nouvelle pièce de la bande des théâtreux, les sunlights des tropiques, les derrières le rideau où je me dis Pourquoi je fais ça déjà? et les entrées Ah oui, pour ça!, les amis qui sont venus claquer la bise et dire que c'était chouette, le crash émotionnel habituel et attendu du voilaaaà c'est fini, de nouvelles idées d'un prochain projet que je note et peaufine avant de les oublier.

Et puis il y a mes Bébézoumignons que je n'ai vus qu'en photo depuis trois semaines, le petit bébézou nouveau qui grandit sans me consulter, s'éveille un peu plus chaque jour et qui est de l'avis de tous le plus adorable des bébézous, à égalité avec sa sœur (ce qui est diplomatiquement bien joué), qui elle, à vrai dire, a clairement changé de catégorie depuis qu'elle a 18 mois (18 mois déjà, c'est abusé je trouve), et paraît-il, fout pas mal le bordel à la crèche. Minimignonne reprend le travail et Brisefer s'en part en congé paternité, la vie qui va.

A part ça, pas grand chose je le crains, si ce n'est une fatigue poisseuse qui ne me quitte plus et me fait attendre les vacances prochaines comme (disons) Mina-bête-féroce sa pâtée du soir (avec force et obstination, donc), pour donner une idée.