Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mercredi 29 novembre 2023

Vrac, micmac et foutrac et mal rangé.

Mes bons amis, ce n'est pas du tout que je vous néglige, nan nan nan, mais le fait est que j'ai une vie professionnelle *légèrement épicée* ces temps-ci ainsi qu'une vie nocturne agitée, ceci expliquant probablement cela. Et puis quand bien même je trouverais un peu de temps, je serais bloguempêchée, c'est sûr: j'ai toujours au moins une chatte plaquée sur moi qui rouspète dès que je bouge, voyez.

Mes petits élèves sont bien mignons cette année, et sages, et calmes grandioux, quand je repense à mes deux crieurs de l'an dernier (l'un a quitté l'école, l'autre hurle toujours, mais chez ma collègue de l'autre bout de l'école, j'aurais été très fâchée que les hurlements se soient arrêtés juste quand il n'était plus dans ma classe, pour dire la vérité vraie pas hypocrite). J'aurais aimé pouvoir dire qu'ils sont tellement mignons que le mot Noël n'avait pas encore été prononcé dans ma classe jusqu'à présent cette année (je jure), sauf que si, lundi soir dernier 16H29 et 55 secondes, j'en ai une, de cocotte, qui, alors qu'on ne lui demandait rien (de rien) s'est mise à danser d'une fesse sur l'autre subitement sur le banc en psalmodiant Noël Noël Noël avec les yeux vitreux comme une possédée (je jure).

Côté petits plaisirs, parce qu'il faut se consoler tout ce qu'on peut, si vous m'en croyez, du boulot du stress de la fatigue du froid des nouvelles sombres du noir qui tombe si vite le soir:

Je n'ai pas encore trouvé le temps de finir L'enragé, de Sorj Chalendon, mais ça me plaît plutôt pas mal pourtant, 

Ma grande copine de vingt ans V. va être grand-mère et j'en suis toute contente pour elle, 

L'Ours mon mari pour me réchauffer m'allume un feu tous les soirs ces temps-ci (on peut voir ici comme une allusion seksuelle, mais je parle aussi de ma cheminée.)

lundi 13 novembre 2023

Hoplà.

Si tu veux tout savoir, je n'étais pas plutôt revenue d'Italie que j'ai affronté la semaine d'école la plus épuisante de ma vie (je me comprends), semaine qui par ailleurs risque un peu de s'éterniser. Tu me dis que nous ne sommes rentrés que depuis une semaine et un jour, je te crois pas. Et il en reste six. Et on ne s'arrêtera que le 23 décembre, veille du réveillon, je n'ose pas imaginer dans quel état seront les petits les derniers jours, vraiment. Même les avant-derniers. (Aujourd'hui, on m'a dit que Maîtresse, tu sais hier j'ai fait mon sapin, j'ai fait comme si je n'avais pas entendu, hoplà.)

Bref, j'avais bien besoin de me reposer ce weekend, et ça tombait bien: c'était l'anniversaire de mon beaup' en grande pompe et famille élargie, on a fait l'aller express à Nantes, vu tous nos enfants bru et gendre préférés, neveu aîné et aimé, nièce pas vue depuis des années, et hoplà. Et puis pour le retour, l'Ours et moi on s'est dit que ce serait dommage, admettez, de ne pas finir par une petite triangulaire de la mort, tant qu'à faire: retour à Chartres via Tours (des affaires à déposer chez Puceminus), puis Orléans (mes deux chatounes en villégiature chez les Aïeux depuis avant l'Italie à récupérer), et hoplà encore.

Le weekend prochain, il est tout vu tout entendu, je serai sous un plaid avec du thé aux agrumes, mes chatounes ronronantes sur le ventre et je n'y serai pour personne. Mads peut toujours tenter mais je promets rien.

 

[Post-scrotum: j'ai bien aimé La décision de Karine Tuil, et je n'ai toujours pas eu le temps d'aller voir Killers of the Flower Moon, tu te doutes.]

dimanche 5 novembre 2023

Des vacances en Italie.

Pendant ces douze jours en Toscane, aucun de mes espoirs ne fut déçu, si on excepte que j'espérais bien que mes résidus d'italien troisième langue feraient illusion (mais nan) (tu te doutes). Parmi mes espoirs pas déçus, il y avait: manger au moins une glace par jour, voir des choses jolies: les Cinque Terre, Sienne, Pietrasanta, Pise, et (mention spéciale à) San Gimignano, loger comme une starlette à Forte dei Marmi, qui est, excusez du peu hein, le Beverly Hills italien (je jure), goûter aux ricciarelli, voir la campagne toscane, et passer entre les gouttes.

Et puis j'aurais pu avoir aussi comme espoir secret de prolonger mon séjour italien, il n'aurait pas été déçu dis donc, grâce à la bonne idée qu'on a eue de rentrer un jour de tempête Cioran, nan mais vraiment. Notre avion a été annulé et reporté à deux jours plus tard. Deux jours de rab à Pise, donc, sur laquelle la tempête Cioran est passée également. En traversant l'Arno, il y avait tellement de vent qu'on se tenait tous les oreilles, de peur qu'elles soient emportées (je jure). On a donc réarpenté rues et ruelles, sous le vent, donc, et sous la pluie cette fois. Bon, Pise, je connais bien maintenant, hein, demande-moi ton chemin, je te dis. Moi qui cherchais désespérément une idée de reconversion professionnelle, je peux devenir guide touristique à Pise dès demain.

L'ours en revanche a eu moins de chance que moi côté espoirs pas déçus, vu qu'il n'a pas sorti une seule fois son maillot de bain alors qu'on logeait en bord de mer, et aussi parce qu'il se faisait toute une joie de randonner sur le sentier qui longe la mer et traverse les cinq terres, mais que le sentier était fermé, aaargh. Résultat: on a pris le train de village en village avec les touristes asiatiques, on était bien contents, hum.



[Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour lire. Donc: La famille de Naomi Krupitsky, on a très envie de le lire avec tout ce qu'on en entend dire, et c'est vrai: ça se lit bien, mais ce n'est pas particulièrement bien écrit et la fin est bâclée et invraisemblable si tu veux mon avis, et La Décision de Karine Tuil, je le commence à peine, mais ça se présente bien. Et la semaine prochaine, il n'y a rien qui m'empêchera de courir ventre à terre voir le dernier Scorsese, hâte hâte.]