Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 20 janvier 2019

Niouses en vrac du dimanche soir.

Samedi soir, j'ai eu une horde sauvage de jeunes de 15 ans dans ma maison. J'appréhendais un peu, mais ils ont été très sages, ils se sont mis en chaussettes, ont joué au loup garou et bu de l'oasis tropical. La seule à avoir passé une mauvaise soirée, c'est la bête Féroce, qui, dès les premiers mouvements de foule, s'est terrée au fond de mon placard à culottes - c'est sa planquette de la dernière chance, celle qu'elle utilise quand le plombier est in the place, c'est vous dire si elle a eu la trouille.

Samedi soir aussi, je me suis très sérieusement questionnée sur les motivations des participants à la nocturne de Chartrescityville. Déjà, marcher, mouimouimoui. Payer pour aller marcher, mouimouimoui. Marcher en ville, mouimouimoui. Marcher la nuit, mouimouimoui. Marcher par -6° et sous la flotte, mouimouimoui. Mais alors: payer pour aller marcher en ville de nuit et par -6° et sous la flotte, c'est un concept que je ne saisis pas du tout. (Bref, quand copine F. m'a textotée pour aller marcher, je lui ai dit que ça aurait été avec grand plaisir quel dommage j'avais ma classe à préparer.)

Dimanche j'ai briqué ma maison et ramassé ici et là les bouteilles vides d'oasis tropical. J'ai reçu un coup de fil de Brisefer, parti skier avec Minimignonne. Tu ne fais pas trop ton kéké des pistes, j'espère? je lui ai demandé. Pff, si seulement je pouvais, mais Minimignonne a exactement la même façon de skier que toi, le pur style Mémère sur planches, figure-toi, m'a-t-il répondu, désespéré.

J'ai rêvé la nuit dernière entière que j'accusais tout le monde autour de moi dans la rue de m'avoir volé le fil de recharge de mon téléphone, j'exigeais qu'ils me montrent de près que c'était bien le leur, j'en suis rendue là la nuit, voyez, comme si j'avais pas mieux à rêver, tiens.


mercredi 16 janvier 2019

Des lettres d'amour

Ce n'est pas (encore?) l'avis de grand vent, mais on navigue un peu avec des vents contraires ici et là, et les lettres d'amour étant encore ce qu'on fait de plus réconfortant, je leur consacre ce billet (si je veux).

J'aime à me réfugier, en faisant durer le plaisir et il y a de quoi le faire durer longtemps, dans les lettres d'amour de Mitterrand à Anne Pingeot. L'Ours-mon-mari, qui est la tête couronnée des rabat-joie, me soutient que ce vieux renard de séducteur invétéré devait en écrire à la pelle, des lettres d'amour, à ses nombreuses maîtresses, et leur dire, à toutes, à peu près la même chose. Mais je suis une fââme et quand on est fââme on ne dit pas ces choses-là on rêve que quelqu'un nous écrive de si tendres et poétiques lettres durant toute une vie ou presque (plus de trente ans, grands dieux) (en revanche, ce que Mitterrand raconte pour l'instant de ses activités politiques me barbe Je suis allé déjeuner dans la Nièvre avec Machin, conseiller régional, et les notables du coin et on nous a servi du faisan, mais je n'en suis qu'à juin 1964 et il me reste 31 ans, deux septennats et 782 pages environ, hein.)

Un autre fortiche en lettres d'amour c'est Bellzouzou l'aïeul, mon vieux père, qui ne manque jamais d'envoyer un petit mot à ses petits-enfants pour leur anniversaire. Comme il est à la page, -pour un aïeul-, il envoie ses bons voeux par mail, et comme c'est un aïeul, il envoie systématiquement son mail à J-2, en priant pour que La Poste fasse bien son boulot, je suppose. (Aujourd'hui mercredi, Puceminus a déjà les bons voeux de son grand-père, pour son annive vendredi, qui l'attendent sur la boîte mail, quoi.)

Et puisqu'on parle de lettres d'amour, laissez-moi vous dire combien j'ai aimé hier soir Cyrano mis en scène par Lazare Herson-Macarel, magistralement interprété par Eddie Chignara (69 ans, -j'ai mes sources-, en paraissant trente de moins, au moins) et une jeune et pétillante troupe, la Compagnie de la jeunesse aimable (!), toute en énergie communicative, si la pièce actuellement en tournée passe de par chez vous, courez-y, mes amis, si vous m'en croyez.

Il va sans dire que je reçois, première porte en bas, toute lettre d'amour que vous jugerez bon de me faire parvenir (message personnel pour qui se reconnaîtra: en danois, je prends aussi.)

[Post-scrotum: (aucun rapport avec les lettres d'amour) et très private joke (archidésolée pour les autres) pour les intimes: aujourd'hui, l'Ours a pris rendez-vous à la banque avec un certain Monsieur Dieu. Je le jure. (rencontre au sommet).]

lundi 7 janvier 2019

Vrac, micmac et foutrac du lundi soir de rentrée

Si on considère que la meilleure façon d'évaluer l'efficacité des vacances d'une maîtresse de mater est le nombre de prénoms dont elle est proprement incapable de se souvenir au moment de dire bonjour à ses petits élèves le matin de la rentrée, j'ai passé de très bonnes vacances, j'en ai été réduite à dire Bonjour euh mon petit chat à la moitié de ma classe ce matin.

Il y a quelque jours, j'ai mis la main sur de vieilles lettres de mes aïeux Zouzou à Bellzouzou le trisaïeul où ils disaient de moi (je résume) que [Bellzouzou] est comme d'habitude: incapable de rester tranquille, elle court, saute et crie dans toute la maison. Le seul moment où on peut se reposer, c'est quand elle dort.
Ah bah ça n'a pas changé, dit l'Ours qui lit par-dessus mon épaule.

Voilà, c'est tout je crois bien, mais c'est déjà pas mal pour un jour de rentrée, je dis, et tu peux me croire.
Et j'oubliais le plus important:  la famille Zouzou, la Bête Féroce, Mads et moi, on vous souhaite l'année bonne, mes amis.