Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 27 septembre 2026

Vrac micmac foutrac et mal rangé du dimanche soir.

Un samedi en balade dans le Perche en Doudou croque love avec l'Ours-mon-mari et un dimanche à bricabraquer, à bouquiner* et cinémater** et à bouloter de la brioche, c'est tout ce qu'il me fallait pour me remettre du week-end précédent (avec du monde et du beau et du Bébézou mignon à la maison), et pour me préparer au prochain (encore plus de monde et du beau pour fêter chez eux en grande pompe, tagada tsoin tsoin et roulez jeunesse, les anniversaires de Bébézou Première et de Bébézou Second). 

 * je viens de finir Clément de Romain Lemire, un livre poignant, l'histoire d'un terrifiant inceste et ses répercussions sur la vie de l'auteur, une claque. Je commence Une unique lueur, le dernier Vargas.

** Garance, un peu longuet mais je recommande néanmoins parce qu'Adèle Exarchopoulos le vaut bien.

Post-scrotum: dis-moi que toi aussi tu t'indignes et t'étouffes avec ta brioche quand tu apprends que rien que pour sécuriser la venue du pape en France avec un renfort de 15000 flics et militaires, des pompiers, des rues bouclées, des métros fermés, des périmètres de sécurité des contrôles (un chef d'Etat, certes, mais qui vient là pour dire la messe et faire de la papamobile entre deux bénédictions et pas pour autre chose, si je ne m'abuse. Ah si, pardon, pour faire des appels aux dons, aussi, j'allais oublier), le contribuable (ravi au passage d'apprendre qu'on sait encore mobiliser des moyens considérables alors qu'on lui jure tous les jours qu'il faut être raisonnable que les caisses sont vides qu'il faut faire des économies rationaliser optimiser reporter réduire revoir à la baisse et demander un petit effort supplémentaire) paiera de sa poche plusieurs dizaines de millions d'euros, qu'il aurait peut-être préféré injecter ailleurs, si on lui avait demandé, tiens. 

Je keep calm et vais finir ma brioche, tiens.

mardi 22 septembre 2026

Brève d'école.

Imaginons une mère d'élève, une mère d'élève parfaitement fictive, naturellement, une mère d'élève sortie tout droit de mon imagination, dans une école qui n'existe pas, avec des élèves qui n'existent pas non plus. Voilà. On est tranquille, toute ressemblance avec etc. Une mère d'élève qui me ferait mourir de rire et j'aurais hâte de voir la suite (euh.).

Il y a quelques jours, cette mère d'élève serait venue bouche en coeur et ronds de jambe demander Vous allez dire que je suis pénible, mais (les phrases qui commencent comme ça, on se méfie et on a raison) (tu vas voir) de changer la photo de sa fille (prise le 1er septembre-premier jour d'école et on a bien du mérite parce que viens donc dans une classe avec des petite sections qui braillent morve au nez qu'ils veulent leur mèèèèèère et puis leur pèèèère et puis leur frèèèère prendre une photo d'eux) et affichée partout comme il convient en mater, sur le porte-manteaux sur le casier à chaussons sur le casier à travaux sur le sac de bibliothèque sur les cahiers) (partout, je te dis) parce que tiens toi bien, cette maman trouverait que sa fille n'est pas jolie sur cette photo, elle ne la reconnaît pas, elle a l'air d'être une handicapée avec sa mâchoire qui avance, là, regardez (elle sortirait son téléphone pour vous montrer la photo de la photo) et on peut la croire parce qu'elle l'a montrée (la photo) à tout le monde, son mari sa mère son beau-père Qui pourtant d'habitude s'en fout des photos sa voisine et que tout le monde a confirmé qu'elle était moche (la petite) (sur la photo). C'est très important pour elle, cette histoire de photo, elle en est malade, elle a même réfléchi avec son mari, et si on ne la change pas elle s'opposera à sa diffusion dans les cahiers. Et donc, cette maman proposerait, parce qu'elle sait qu'on est quand même très occupé dans une école, de fournir une autre photo, une qui lui plaît et où elle reconnaît sa fille, de l'imprimer et de la plastifier au bon format en plusieurs exemplaires pour le porte-manteaux le casier à chaussons le casier à travaux le sac de bibliothèque et en ce qui concerne le trombinoscope des élèves de la classe, qui a été collé dans tous les cahiers, elle veut bien refaire les photocopies et venir décoller et recoller tout ça Pas de souci.

dimanche 13 septembre 2026

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir (avec plein de parenthèses dedans, parce que ça se voit que je viens de finir un Jaenada)

Alors le Jaenada est fini et tu peux y aller, c'est du bon, j'ai fait trois vide-greniers ce matin et si j'en ai pas fait plus c'est parce que je devais préparer un peu ma classe (parce qu'on a des résultats PISA à revoir à la hausse, nous, il paraît), j'ai des réunions presque tous les soirs pendant les deux prochaines semaines (envoyez du renfort, ou send chocolate, comme disent les Zangliches), j'ai repris la piscine le lundi soir (euh. j'ai repris le principe de la piscine le lundi soir: je me suis acheté des lunettes et un bonnet, mais j'ai pas encore pu y aller parce que la première fois elle était fermée et la deuxième parce que - j'ai déjà oublié pourquoi mais j'avais une bonne raison tu peux me croire. Bref, il est dans mes intentions d'aller à la piscine le lundi soir, ce projet est réel, mûri, pensé, financé), nous avons reçu Névrosia et son bûcheron pour un jour et une nuit (et c'était bien trop court, mais c'était bien trop bon, tu te doutes). 

C'est tout, j'en ai bien peur (mais tu m'excuses: je viens de finir un Jaenada, et j'ai le bras encore tout engourdi) et bien le bonjour chez toi.

samedi 5 septembre 2026

Brèves de rentrée. Avec aussi un petit clin d'œil de Philippe Jaenada dans son dernier livre.

J'ai cette année une classe globalement plutôt sympa a priori que je partage avec une collègue sérieuse et compétente et une atsem qui connaît son boulot, je devrais m'en sortir, allez. Bon, il y a bien deux élèves de petite section qui n'ont fait que de me pleurer dans les oreilles, mais doucement, avec presqu'une élégance dans le désespoâr, voyez, alors que dans la classe d'à côté ça hurlait en jetant les chaises, je ne m'estime pas la plusse malheureuse. Ces deux petits-là, j'ai guetté le moment où ils arrêteraient un peu de pleurer juste cinq minutes pour pouvoir les prendre en photo (et faire mon trombinoscope, mes étiquettes de casier, de porte manteau et autres joyeusetés), mais ils n'ont jamais arrêté de pleurer de la semaine. Visualise. (Visualise avec le son, même). 

Et dans la cour de récré*, j'ai grondé un petit (parce que la maternelle, cette jungle), et comme il y avait son jumeau juste à côté, et qu'il a senti qu'en cette circonstance il devait être solidaire de son frère, j'ai eu les pleurs en stéréo, c'était  (hum) émouvant.

Ah, et puis ma collègue a trouvé une boîte de ritaline dans un sac à dos avec ce petit mot scotché dessus (dont je corrige l'orthographe pour vous épargner) () est super énervé en ce moment, on vous met la boîte à son frère, hésitez pas à lui en donner si il crie trop.

[Bon, et le dernier Jaenada, aloooors? Eh bien, compte-tenu du fait que je l'ai commencé dimanche dernier, veille de pré rentrée et de whatmillechoses à penser et à faire, compte-tenu donc, du fait que toutes les conditions étaient réunies pour que je manque d'attention et d'intérêt, il y en eut (de l'attention et de l'intérêt), j'en suis à bientôt la moitié et c'est vraiment bieeen. On va dire que c'est une bonne rentrée, donc.]

* "... Une cour de maternelle, cet enclos où petits et petites semblent être tous les mêmes, ... c'est comme la Seine, on ne se baigne jamais deux fois dans la même rivière, on ne regarde jamais la même cour de maternelle, les enfants changent mais ne changent pas, éternellement remplacés par les suivants. Un fleuve, une cour d'école, c'est le sanctuaire paradisiaque des nostalgiques." Philippe Jaenada, L'inconnue du quai de Javel.