Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

samedi 12 octobre 2019

Le mystère du chewing gum [résolu].

L'autre jour à l'école, ma collègue était très fâchée contre une de ses élèves de petite section à qui elle avait demandé de cracher son chewing gum C'est interdit c'est défendu c'est trèèès dangereux pour les petits enfants et qui en avait de nouveau un dans la bouche cinq minutes plus tard. 
Après le lui avoir fait jeter une nouvelle fois, elle a entrepris de fouiller son sac à dos à la recherche de la planquette de la petite, puis ses poches de pantalon, poches de devant poches de derrière, ses poches de manteau, poches extérieures poches intérieures, et toutes les poches qu'elle a pu trouver ma foi. Rien. 
Ne trouvant rien, ma collègue a pensé que la réserve devait être épuisée et que c'était tant mieux qu'est-ce qu'ils nous en font voir, les petits cette année nan mais dis vivement ce soir qu'on se couche.
Et pourtant: après la sieste, encore un chewing gum dans la bouche de la petite. 
Je vous avertis que celui ou celle qui fournit des chewing gums à F. va avoir affaire à moi, elle a dit à toute sa classe réunie en cellule de crise sur le tapis (je suppose qu'elle ne se voyait pas fouiller toutes les poches de devant et toutes les poches de derrière et toutes les poches de manteaux et tous les sacs à dos de tous ses élèves, voyez.)
Mais tout le monde l'a regardée avec ses grands yeux innocents, -surtout F., d'ailleurs.

Ce n'est qu'après la récré de l'après midi qu'on a éclairci le mystère, quand l'ATSEM de la classe a surpris F. en train de décoller le patafix derrière une étiquette des porte-manteaux du couloir. 
(Du coup, elle a compris pourquoi diable ses étiquettes ne tenaient pas bien au mur cette année.)



dimanche 6 octobre 2019

Une nouvelle pensionnaire chez les Zouzou.

J'ai le grand plaisir de vous annoncer l'arrivée dans la famille d'une nouvelle bête féroce.
Encore plus féroce, comme on peut voir.

L'idée de départ était que la petite lui serve de distraction et éclaire ses vieux jours, mais la Bête féroce (l'ancienne) a eu l'air plutôt bien emmerdificotée de se retrouver, (à l'heure où elle aurait dû couler une retraite paisible, la pauvre bête), garde-chiourme d'un chaton qui passe sa vie à jouer courir sauter partout tout le temps (et à s'obstiner à lui sauter joyeusement sur la queue quand elle manifeste son désir d'Etre enfin un peu tranquille cinq minutes dans cette maison est-ce que ce serait trop demander nan mais sans blague?). La petite s'est donc régulièrement pris quelques baffes et crachats de la grande, sans avoir l'air de comprendre puisqu'elle y est retournée sans cesse avant qu'on la prenne en pitié et qu'on accepte de la laisser manger dans son écuelle, et de la laisser dormir tout contre soi sans plus (trop) rien dire, et tout ça c'est bien mignon, je te le dis.
Tonton Sigmund, qui lit par-dessus mon épaule, me dit que quand les enfants quittent le nid on les remplace par des chats, et je lui réponds que ça mon vieux, c'est ce qu'on aurait dû faire dès le départ, prendre des chats sans s'encombrer d'enfant, non mais quelle idée.

A part ça mes zamis, ce fut un week end si rempli, avec la venue de Minipuce et Roucoulicoucou dès jeudi soir, puis aujourd'hui de l'Aïeule, de retour de Croatie, et de Brisefer et Minimignonne (nous avons déclaré ouverte la saison des raclette-parties) (et ma maison pue pour la semaine)
si rempli dis-je, que retrouver demain mes loubards en culottes courtes sera (presque) plus reposant.

vendredi 27 septembre 2019

Le (vraiment) pas grand chose du vendredi.

Je viens d'apprendre qu'il faudra faire une minute de silence en l'honneur de Chirac lundi 15 h, quel dommage c'est précisément l'heure où je vais au pipi avec mes petits élèves juste avant la récré et je crains d'avoir un peu autre chose à faire à ce moment-là, voyez.

Ce qui aura été ma seule occasion de rigoler avec mes petits élèves de la semaine qui s'achève et c'est pas dommage:
"- Où as-tu mis ta barrette à cheveux, tu l'as perdue?
- Oui, elle est tombée dans mes patates à la cantine."
(Voyez où j'en suis rendue)
(Bon weekend mes amis).

dimanche 22 septembre 2019

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir

Alors what's up durant ce weekend un peu pourri météorologiquement parlant, hmm? Bah pas grand chose, sinon que j'ai fait trente deux pots de confiture de reine claude, et je ne me suis arrêtée que parce que je n'avais plus de pot. Truc de fou quand on sait que je n'aime pas la confiture, hein. D'habitude je fourgue mes prunes à l'Aïeule-the-Queen-of-confiote, mais présentement elle est en Croatie, alors bon, c'est ça ou je laisse pourrir sur l'arbre les soixante kilos hebdo de mon prunier. 
En parlant de l'aïeule, elle m'écrit de son lieu de villégiature cette année par texto (je reçois par conséquent des textos vides), et ne me régale plus de ses déboires avec sa tablette, ce qui est bien dommage convenons-en, (mais peut-être que l'Aïeul nous régalera en comm' de ce qu'elle lui écrit, à lui, si je ne me trompe pas, depuis sa tablette) (pour une raison qui m'échappe). 

J'ai vu Deux moi, le dernier Klapisch, et j'ai bien aimé cette histoire mélancolique de deux solitaires un peu paumés et dépressifs (mais qui se soignent) qui se côtoient dans l'anonymat de la grande ville sans se voir tout le long du film, avant de se rencontrer pour de bon, alors qu'ils commencent tous deux à aller mieux, juste avant le générique de fin.

J'ai une élève de petite section prénommée comme Minimignonne. Autant te dire que j'étais encore en vacances que j'avais déjà décidé qu'elle serait ma grande chouchoute. (J'assume. J'ai des chouchous et toujours un grand chouchou parmi les chouchous.) 
Or il s'avère que cette petite, quand je lui dis que (au choix) on n'écrit pas sur le tee shirt de sa voisine, pas plus qu'on griffe/mord/crache, ou qu'on saute partout tout le temps et dans tous les sens, me répond invariablement de sa petite voix suraiguë, plusieurs fois par jour donc, et les yeux dans les yeux que Je.fais.ce.que.je.veux! (Il faut vraiment que j'aime Minimignonne pour la garder comme grande chouchoute, quoi.)

Et pour finir, mes élèves m'ont demandé lundi matin où était V., mon Atsem, je leur ai répondu qu'elle était absente pour la semaine: elle se marie [avec son compagnon de plus de 30 ans, avec lequel elle est plusieurs fois grand-mère, ndlr], Aaah, elle va bientôt avoir un bébé, alors! 
(Elle revient demain, j'ai hâte de lui annoncer la nouvelle.)

jeudi 12 septembre 2019

Programépiton.

La calculatrice pour la seconde "conseillée unanimement"  par les profs du lycée de Puceminus "pour l'année 2019-2020", j'avais dit NIET: on en avait déjà deux, "préconisées à l'unanimité par les profs du lycée" à l'époque de Brisefer et Minipuce, qui devaient bien pouvoir faire l'affaire, ça irait bien comme ça et basta la dittatura.
Sauf qu'enfer et putréfaction, il paraît de source sûre qu'après avoir été le nekplussultra de la calculatrice il y a de ça pas longtemps (pas longtemps du tout du tout, je te le dis), ces imposteuses que nous possédons déjà ne sont pas "homologuées examen", ni évolutives, ni opensource ni intuitives, et surtout, suuurtout: elles ne savent pas "programmer python" de mes deux tétons.
Bref, qui c'est qui va acheter sa troisième super calculatrice (conseillée) imposée à 79€ 99 en sept ans, hummm?

dimanche 8 septembre 2019

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir (et c'est reparti!)

Après quatre ans dans un collège pire que tout ce que tu peux imaginer de pire pendant lesquels elle a porté sa croix et son cartable, Puceminus-ma-toute-petite est enfin rentrée au lycée. Lycée de son choix, avec l'option demandée, un emploi du temps tout à fait correct, une classe qui participe en cours et qui a l'air sérieuse à priori, un prof pour chaque matière et une matière pour chaque prof qui n'a pas l'air mal dans chaque matière.*
Objectivement je devrais donc me détendre, mais le fait est que je m'attends au pire, -l'habitude sans doute (pff.).
 (*mais comme on n'est pas à la Walnut Grove school de Miss Beadle ici, elle subira de plein fouet la nouvelle réforme du bac de mes deux tétons, néanmoins).

A part ça, n'avoir plus qu'une lycéenne à la maison pour qui remplir trois kilos de paperasse en renseignements divers et variés, couvrir les livres, acheter des copies doubles, chercher les dates de vaccin, une blouse pour la chimie, une photo pour la carte de bus, ça me libère un temps considérable pour faire autre chose, ramasser les soixante kilos de prunes hebdomadaires de mon prunier fou, tiens, par exemple.

A l'école, entre deux hurlements du petit Téo dont j'ai causé la dernière fois qui a une endurance à hurler frénétiquement et stridemment (ça existe, j'ai vérifié) pendant des heures (en réalité, je crois bien que c'est non stop) comme rarement vue (l'endurance) dans ma carrière -,
j'ai quand même eu des occases de rigoler un peu, avec M., par exemple, fripouille de grande section:
"- refais tes lacets, veux-tu? ils traînent par terre
- je sais pas les faire, maîtresse, mais (ton arrangeant) au pire je les rentre dans mes baskets, si tu veux, ça fera pareil."
ou bien avec un (tout) petit mignon d'une autre classe qui est venu nous voir à la récré, pleurant à chaudes larmes et tétine au bec en nous hoqueto-baragouinant quelque chose qu'on était trois adultes à essayer désespérément de comprendre, penchés sur lui toutes les oreilles en avant pendant de longues minutes, avant de saisir, enfin, que ce qu'il nous disait, entre larmes et morve et obstination, c'était "j'aaaiduuuuchagriiiiin", avec le recul je ne m'explique pas comment on a fait pour ne pas comprendre plus vite, hein.


[Côté ciné, j'ai vu fête de famille de Cédric Kahn, tragi-comédie au scénario pas très approfondi, qui se laisse voir justement, mais sans plus. Mention spéciale à Emmanuelle Bercot, impressionnante; en revanche, bon sang Vincent Macaigne il en a pas marre de jouer les mêmes rôles toujours toujours toujours pareil?
Et je suis plusskeravie parce que mon Danois préféré vient de finir de tourner un nouveau film avec Thomas Vinterberg, avec qui il a déjà commis La chasse, qui est un de mes films préférés de Chaton que si tu l'as pas vu, ben qu'est-ce que tu attends pour le voir, hein?]


mardi 3 septembre 2019

Niouses de rentrée.

Alors cette rentrée, merci de demander? bah très bien, j'ai des petits qui sont plus grands et plus gros que certains de mes grands, mais quand on les entend hurler qu'ils veulent leur mamaaaan toute la matinée, on se souvient de leur âge. J'ai une classe bien mignonne semble-t-il mais je crois que je dis ça tous les ans, alors bon.
Cette année, j'ai (une nouvelle culotte pour l'occasion), une nouvelle atsem, une nouvelle directrice, et une nouvelle jeune petite collègue qui a seulement un an de plus que mon fils, ça me fait drôle, je peux vous dire.

Lundi matin, ça s'est désespéré beaucoup et jeté sur la porte pour s'enfuir, mais alors que j'avais réussi à calmer tous ceux qui pleuraient dans la classe (sous vos applaudissements) et à faire en sorte qu'ils ne se remettent pas à le faire sur le chemin des toilettes (sous vos rappels nourris), je passai, pas peu fière on s'en doute, devant l'atsem de la classe d'à côté, qui se trouve être mon ancienne atsem, et qui, pour soulager sa classe auditivement parlant, avait dû en sortir deux pauvres petits bien pleins de morve qui HURLAIENT de concert à s'en décrocher la glotte, et lui dis, sournoise et gonflant les tétés que Oooh, quel dommage que tu ne sois plus dans ma classe: personne ne pleure chez moi, t'as vu?!
Elle me répond que M'en parle pas, c'est terrible!, et me présente poliment les deux petits, qu'elle tient chacun par une main, C'est Théo et Téo! (ils ne sont pas frères, rassurez-vous)(et les prénoms ont été changés, mais l'idée y est parfaitement). On rigole (elle: jaune) de cette ressemblance , et puis tout à coup j'ai la lumière qui monte aux étages, et je m'étrangle que Mais Téo, c'est un petit de chez moi*, qui ne s'est pas présenté ce matin, (ça serait une drôle de coïncidence qu'il y ait deux Téo avec cette orthographe, nan?)
J'ai vu l'espoir renaître immédiatement dans son regard, et sans pousser plus avant les investigations, Ah oui, c'est le tien? ben tiens, prends-le je te le donne!, elle m'en a collé un illico dans la main, et je me suis retrouvée avec le petit HUURLANT encore plus fort, qui n'a pas mis deux secondes à contaminer tous les autres, fallait voir ça.

[* parce que je sens qu'on va se dire que l'Education Nationale c'est plus ce que ça a été, j'explique cet embrouillamini abracadabrantesque: le petit était bien sur ma liste mais pas dans ma classe alors qu'il était dans l'école, tout simplement parce que la maman s'est présentée le matin à la directrice avec un récépissé de la mairie et en disant qu'il n'était pas encore inscrit sur les listes de l'école (alors qu'il l'était bien), la directrice a donc décidé d'affecter l'enfant sur sa propre classe, en attendant de l'inscrire de façon tout ce qu'il y a de plus officiel (moment où elle se serait forcément aperçue qu'il figurait déjà sur les listes); Bref, tout.va. bien, n'appelez pas l'Inspecteur.]

Post-scrotum, sans aucun rapport: comme plus on est de fous plus on rit et qu'il se trouve que le Grantamour a parfois une fin, je vous annonce l'arrivée de Roucoulicoucou dans ma vie (ou plutôt dans celle de Minipuce, à vrai dire).

jeudi 29 août 2019

(Vis ma vie d'instit de mater un jour de) Pré-rentrée

Parce qu'on a toujours besoin d'un peu de Mads pendant les moments difficiles, billet recyclé honteusement pompé sur les pré-rentrées des années précédentes, parce que -ça t'étonne? il n'y a rien que ressemble plus à une pré-rentrée qu'une pré-rentrée, sache-le-.



Quand il a bien fallu remettre le réveil ce matin, misèèère


Quand sitôt arrivés à l'école et avant d'en venir aux choses sérieuses, 
avec les collègues et les atsem,
on se raconte nos vacances par le menu
(et ça peut durer looongtemps)


 et quand avant de commencer quoi que ce soit,
on commence par casser un peu la croûte tous ensemble


juste un petit croque convivial, c'est tout

Quand je vérifie en toute discrétion que je suis bien la plus bronzée


Quand je le suis, indubitablement (hé hé)

quand il n'est pas sûr (du tout) que me lever à 7 heures me réussisse bien

Quand à un moment, on est bien obligés de s'y mettre
(au boulot, je veux dire)


quand on me demande si j'ai des projets particuliers, cette année
quand on insiste pour savoir






Quand je m'enfonce encore un peu plus


quand j'essaie de m'en tirer par une pirouette
pour rattraper un peu le coup


Quand on me présente les nouveaux collègues




Quand cette année, il faut faire un nouveau projet d'école

Quand je sens que je vais encore bouffer de la paperasse



Quand je perds un peu le fil de la discussion
parce que je pense à autre chose

Quand je ne sais plus de quoi on cause, là

Quand pardon mais j'ai complètement perdu le fil


Quand je reviens brutalement à ce qui se dit:
on aborde la répartition des services de récré
et c'est le moment de vérité:

chacun pour sa peau et les mioches seront bien gardés



Quand ça commence bien: personne ne veut faire le service du lundi matin
-c'est hors de question, c'est toujours moi qui me fais avoir tous les ans c'est la même chose-


Quand dans l'intérêt général, quelqu'un fait un effort
On n'est pas à la maternelle, ici
et accepte le service du lundi matin 
Il faut bien se serrer un peu les coudes, entre collègues,
-mais en échange tu fais le lundi aprèm ET le vendredi matin-

Quand on récapitule les effectifs de chaque classe
et que je réalise que j'en ai trois de plus que tout le monde

Quand j'essaie de négocier avec mes collègues une répartition plus équilibrée

Quand on me répond que
Hey non mais dis donc,
c'est pas toi qui en avais moins que tout le monde deux années de suite?




Quand on veut me refiler le petit frère d'un terrible que j'ai eu il y a deux ans,
dont la propre mère a dit lors de l'inscription en juin dernier qu'il était 
encore pire que son aîné et que bon courage l'instit

Quand ça s'éternise, alors que j'aurais mille choses plus utiles à faire dans ma classe


quand j'aimerais bien que là maintenant tout de suite 
ON ARRETE DE BAVASSER
 pour pouvoir aller ranger le bordel dans ma classe
-parce que c'est pas tout ça, mais j'ai un sacré paquet de chaussures à scratch flambant neuves 
pour inaugurer mon lino dans quelques heures.


Allez mes zamis, j'arrête avec mes bêtises. 
A tous mes collègues, je souhaite la rentrée bonne et l'année scolaire aussi, tiens. 
Je viens d'apprendre que les enseignants seront augmentés de 300€ brut par an à partir de 2020, 22 € net mensuels. J'espère que va être mise en place une cellule d'aide pour nous aider à ne pas tout dépenser d'un coup.

samedi 24 août 2019

Brèves de vacances #7

- La Vendée c'était bien, merci de demander. 

- J'ai déménagé -léger- la Minipuce à Nantes: six cartons, qui dit mieux?

- J'ai désormais dans mon jardin une arche céleste installée par l'Ours-mon-mari, cet être divin. Parfaitement, une arche céleste, comme ça se prononce. Et c'est pas tout le monde qui peut se vanter d'avoir une arche céleste dans son jardin, je pense.

- On a beau être le 24 août, dans ma tête y a rien à faire: je suis déjà à l'école, et depuis un petit moment, en plus, pff. Et je reçois des pubs "La rentrée est à vos trousses". Et j'ai rêvé que je me réveillais très en retard pour l'école avec (pardon Chaton) Joey Starr (vachement sympa) dans mon lit, que je lui proposais de m'accompagner en classe, puis me ravisais parce qu'il allait peut-être faire peur aux enfants (il ne le prenait pas mal du tout, et il restait au lit, du coup.) (Pour ceux qui se demandent et je sais qu'il y en a, je suis bien incapable de dire si Joey et moi on a consommé ou pas dans mon rêve.) Je suis cernée, je vais être obligée de rentrer, je crois.

[Et pour cellzéceux que ça intéresse, mes lectures aoûtiennes, toutes chouettes:
Banquises, de Valentine Goby, l'histoire (sombre) d'une femme qui part sur les traces de sa soeur aînée partie vingt-huit ans plus tôt au Groenland et jamais revenue, il m'a semblé l'avoir déjà lu (mais comme je perds la tête) ou alors j'en avais entendu parler (en tout cas, c'est bien);  La vie rêvée de Virginia Fly de Angela Huth, un roman qui a mon âge (plus de toute première fraîcheur, donc, mais on ne le voit pas) (exactement comme pour moi, ajouterais-je modestement)), l'histoire assez drôle d'une vieille fille de trente et un ans jusqu'à son mariage, une bonne surprise (le roman) (et le mariage aussi); et Onze jours de Lea Carpenter, le récit de l'attente d'une mère de son fils, combattant des forces spéciales américaines, porté disparu en Afganistan en 2011, pas ma cup of tea à priori cette histoire, et pourtant elle m'a plu et tenue en haleine quelque chose de bien.]

mardi 6 août 2019

Brève de vacances #6

Tout juste rentrée d'Andalusia et sur le départ pour la Vendée profonde, pour des aventures encore plusse extraordinaires, -hum, mais moins chaudes toutefois, c'est toujours ça.

En Vendée j'ai drôlement hâte d'y aller -c'est rien de le dire, d'abord parce que là où tu passes chaque été depuis vingt cinq ans c'est forcément bien, -hum, ensuite parce que c'est toujours revitalisant pour mon ventre à choux d'époux de faire le plein de préfou, mogettes et troussepinette, mais surtout parce que nous y rejoindront bientôt un deuxième tiers de ma progéniture plus sa moitié (faites le calcul), le tiers manquant (c'est que je deviens fortiche en calcul, hein?) étant toujours occupé à être là pour vous aider (en principe) si vous cherchez quoi que ce soit à l'intermarket du coin, des gressini saveur barbecue, par exemple. [Ce mois-ci, Minipuce a changé de rayon, elle est désormais affectée aux produits ménagers. Quand on sait qu'elle a laissé tomber son job précédent dans un salon de thé parce que (entre autres) mettre ses mains dans le bac à vaisselle sale naan mais c'était troop dégoûtaant, on peut rigoler, je pense.]

A part ça, je suis inquiète pour ma bête Féroce en villégiature chez les aïeux, l'été étant sa période favorite pour faire de la dépression/culpabilisation. L'aïeule vient de me dire au téléphone que On ne la voit pas de la journée: elle passe son temps dans le placard à serviettes de bain.

Sinon, pour celzéceux que ça intéresse, mes lectures juillettistes, hop là. J'ai lu sans déplaisir et parfois même avec un chouïa de voyeurisme trois livres, sans grand intérêt néanmoins tout bien considéré: Deux soeurs de David Foenkinos, Le cimetière des poupées de Mazarine Pingeot, et Vivre ensemble d'Emilie Frèche (le voyeurisme, je te disais donc: l'auteur y raconte sa vie recomposée avec son beau-fils et fils de Séverine de Rugy, femme de., tu suis?)
Et puis tu te souviens de mon affair avec Ethan Frome? l'autre jour, je suis retombée sur lui par hasard à la médiathèque et je me suis dit que Encore lui? décidément! c'était l'occasion d'en découdre, et de me faire une opinion une bonne fois pour toutes. Bien m'en a pris: c'est une histoire d'amour sombre, à la fin cruelle, très poétiquement racontée, qui se boit comme du petit lait et que tu n'oublies pas de sitôt. Ethan Frome, tu m'as beaucoup touchée, tu sais?

Voilà mes zamis, je vous retrouve bientôt, et je vous laisse en bonne compagnie, -mon Chaton, mon Hannibal sauvage, ne me remerciez pas, c'est de bon coeur.


Là c'est clair qu'il rêve de faire des pâtés en Vendée avec moi , je pense.

mercredi 31 juillet 2019

mardi 30 juillet 2019

Brève de vacances # 4

Hier soir, en arrosant le gazon (car mon hôtesse andalouse tient à ce que nous arrosions son gazon, j'ai dû lui demander par retour de mail de ne surtout pas! arroser le nôtre), j'ai vu çaaaaa et je suis bien sûre que ça n'y était pas hier, parce qu'un truc pareil,  je . l'aurais . vu , figurez-vous


On s'est bien foutu de moi en disant que c'était trop immobile et que ça avait les yeux trop blancs pour être honnête, n'empêche: il n'y a eu personne pour accepter de le prendre dans sa main, tiens donc.
Qu'importe, si demain ça a bougé ou que ça n'y est plus, je vous promets que je fais ma valise et basta l'Andalusia! ça prendra pas goût de tinette.

dimanche 28 juillet 2019

Brève de vacances # 3

L'Ours-mon-mari, jamais il ne prend de photo. Il pose sans faire d'histoire si on le lui demande, cela dit, mais il n'a jamais l'idée de prendre une photo, voilà tout.
Va savoir pourquoi l'autre jour, il m'a spontanément proposé de me prendre (en photo) devant une fontaine de Séville, peut-être qu'il s'était subitement senti inspiré par la fontaine et par moi assise devant cette fontaine à ce moment-là, bref, il m'a emprunté mon téléphone et il a pris quatre photos. Ne me demande pas pourquoi quatre, car c'était exactement les quatre mêmes, mal cadrées et prises à trois kilomètres, et sur les quatre il y avait un bout de son doigt ET un bout de son doigt.

L'Ours rouspète que, puisque je me moque de ses photos,
prises avec le soleil dans les yeux je te signale au passage,
il ne me dira pas quelle splendide symbolique il voit tout à coup dans le jet d'eau derrière mon dos.

vendredi 26 juillet 2019

Brève de vacances #2

L'autre soir, à Cordoue, écrasés de chaleur après une longue (et belle) journée, nous nous étions assis sur un banc, Puceminus, l'Ours et moi, et regardions le Guadalquivir passer tranquille quand un assez vieil et séduisant homme qui passait par là est venu s'asseoir à côté de nous. J'ai d'abord cru qu'il était Anglais, mais il s'est avéré que ce monsieur, absolument charmant, cultivé et polyglotte, était Danois. (Notez: j'aurais dû m'en douter, avec tous ces adjectifs).
Nous avons longuement parlé de tout et de rien sur notre banc face au Guadalquivir, de la France et des Français et de Macron et de flexisécurité (je vous jure) et de voyages ici et là et du Danemark et des Danois, puis nous nous sommes séparés. 
L'Ours m'a alors regardée bizarre et lancé que Ben alors ça, ma Zouzou, si on m'avait dit un jour que tu rencontrerais un Danois sans même mentionner le nom de Mads Mikkelsen! 
Qu'est-ce que tu crois, je lui ai répondu drapée dans ma dignité, il n'y a pas que Mads dans ma vie, et je suis capable de penser à autre chose qu'à lui pendant cinq minutes, figure-toi. (La vérité vraie, c'est qu'évidemment j'avais pensé tout le temps au moment où j'allais parler de lui, bien sûr, mais que j'avais eu honte de faire ma midinette devant un homme si cultivé, voilà c'est dit) (pardon Chaton!)
Eh ben c'est bien dommage, m'a répondu l'Ours avec son air sadique d'entre deux airs, le Danemark est un tout petit pays je te rappelle, où tout le monde se connaît, si ça se trouve il avait le numéro de Mads dans son téléphone, hein.
Si ça se trouve, c'était son cousin, même, a ajouté Puceminus. 
J'ai voulu qu'on retourne immédiatement sur nos pas à la recherche du Danois, mais ils n'ont jamais voulu, ils ont dit que c'était tant pis pour moi si je n'avais pas su saisir la chance de ma vie.