Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

jeudi 14 février 2019

Je touche du bois.

Tu me pardonnes ces jours d'absence, j'ai été fort occupée, hein.

J'ai eu l'honneur de déjeuner chez la maman de Minimignonne et heu-reu-se-ment qu'elle était venue manger chez moi la première, parce que je crois que je ne l'aurais jamais invitée après avoir goûté sa divine cuisine. Si je résume, je suis en concurrence (je pense à mes petits-enfants à venir) avec une femme charmante et drôle qui cuisine mieux qu'à topchef et qui sait le nom latin de toutes les fleurs, je me fais déjà du souci, (je vous assure).

Je suis partie (revoir ma) en Normandie trois jours, durant lesquels j'ai salondethéé à mort, révisé ma Omaha Beach avec Puceminus, visité le Mémorial de la Paix à Caen, vu la tapisserie de Bayeux, commencé Leurs enfants après eux (et moi après tout le monde), pas vu le film de Mads qui ne passe nulle part où je pourrais le voir et j'en suis fort marrie, tu te doutes.

A part ça, ma Minipuce a eu son permis et c'est ouf. Ca tombe bien, on avait ramené du cidre de Normandie pour fêter ça. 
[petit aparté: au moment-même où Minipuce m'a appelée pour m'annoncer la bonne nouvelle, j'étais en train de toucher le bois de la table où je déjeunais en espérant très fort pour elle. Du coup, après avoir raccroché, j'ai touché la table pour tout un tas de trucs divers et variés, tu penses. Quelques heures après, c'est Brisefer qui m'annonçait les bonnes notes de Minimignonne à ses partiels du premier semestre. Je n'ai alors plus douté une seconde de l'efficacité de toucher le bois de cette table, et toi non plus, conviens-en, et je l'ai touché à mooort. La bonne nouvelle, c'est que je sais exactement quoi faire désormais pour obtenir quelque chose illico. La mauvaise, c'est que la table est en Normandie et qu'il faudra que je la touche en masse quand je l'aurai sous la main, parce que ce n'est pas tous les quatre matins.]
Allez, j'arrête avec mes bêtises, j'ai ma valise à préparer pour Copenhague, tu penses bien que j'ai touché pour ça aussi.



mercredi 6 février 2019

Le pas grand chose du mercredi.

J'attends les vacances avec plus que de l'impatience, (genre de l'enthousiasme). 

Côté ciné, j'ai bien aimé Les invisibles, comédie sociale juste et souvent drôle. J'aurais bien aimé Artic, avec mon chaton en tête d'affiche, aussi, j'en suis sûre, mais il n'est pas sorti au cinéma de par chez moi, maintenant c'est confirmé, c'est un scandale et c'est marre. [Allez, pour faire de la positive attitude, mon petit bonheur du jour: (moi qui n'écoute jamais la radio), ce midi en allumant Franceniouse dans ma voiture sur qui je tombe direct? mon chaton qui cause de son film, longuement, en angliche avec des petits bouts de français dedans, (miame.)]

Côté lecture, j'ai fini à regret les lettres de Mitterrand à Anne Pingeot. Vous allez dire que je me répète, mais j'ai passé des heures (et des heures!) délicieuses à les lire, découvert qu'il pouvait être très drôle, en plus d'écrire comme un poète (je te jure), touchant, jaloux et désespéré parfois. Un homme qui, à la veille de sa mort, écrit à la femme qu'il a aimée secrètement et avec laquelle il a correspondu pendant trente ans  Tu as été ma chance de vie. Comment ne pas t'aimer davantage? ne peut pas être si mauvais qu'on le dit, je dis.

Et côté architecture, il faut absolument que je te dise combien je suis diamétralement viscéralement définitivement CONTRE le projet monstrueusement prétentieusement inutilement (call me Zouzou the Queen des adverbes, hein!) débile et coûteux d'aménagement du parvis de ma belle Cathédrale. Tu y es forcément passé un jour, sur ce parvis, tu es obligé de signer contre une aberration pareille non mais sans blague, ça suffit les couneries. Et qu'on ne me lance pas sur le sujet de l'état des écoles de la ville qui auraient bien besoin qu'on y investisse utilement l'argent public, je pourrais recommencer avec mes adverbes, hein.

Et bien le bonjour chez vous.

mercredi 30 janvier 2019

L'envie de mordre.

Déjà que c'est une semaine bien pénible: remise en main propre des livrets scolaires aux parents d'élève à la queue leu leu chaque midi et soir, réunions diverses et autres joyeusetés, et mes lunettes cassées par Puceminus qui s'est assise dessus (tu as bien lu), mais en plus, j'ai regretté d'avoir bien perdu mon temps à aller voir La mulele dernier Clint Eastwood, qui ferait bien de prendre sa retraite si vous voulez mon avis. Long, invraisemblable et néanmoins complètement prévisible, réac, sexiste, ressassant toujours les mêmes thèmes, la culpabilité, la mort, la famille, je ne sais même pas pourquoi j'en cause, tiens. 
Quand je pense qu'à côté de ça le dernier film de Mads, qui sort aujourd'hui, n'est même pas programmé à Chartrescityville*, j'ai envie de mordre quelqu'un, n'importe qui, le premier qui passera près de moi, tiens. Et ce matin-même, comme de par hasard on aurait voulu le faire exprès, le gros titre de mon journal local, l'Echo-les-bons-tuyaux, c'est justement pour vanter la programmation du ciné, ah! laissez-moi ricaner un coup.
Mads-mon-chaton, puisqu'on parle de lui, était à Paris hier, et sur quelques chaînes de télé ici et là, autant vous dire que si je suis heureuse de constater que j'ai des amis chers, j'ai néanmoins apprécié *moyen moyen* d'entendre tous les téléphones de la maison se mettre à sonner dès que Mads apparaissait quelque part pour m'avertir, vu que j'y étais déjà et que j'essayais d'écouter ce qu'il disait, tiens.

Heureusement il y a les répètes de théâtre qui ont repris et la joyeuse perspective du tournage d'un film à partir de notre pièce, un vrai (pas juste une captation sur scène, hein). J'adooore faire ma crâne autour de moi en disant que très bientôt il ne faudra pas compter sur moi, je ne serai pas disponible, voyez-vous, parce que je serai en tournaaage, oui oui, en tournâge, parfaitement. 
(Je me garde bien de préciser que c'est un tournage de deux jours seulement, dans un lieu encore mal défini mais à Dreux (Dreux, quoi), que le réalisateur est un petit jeune stagiaire qui va encore à l'école des réalisateurs, et que je ne suis pas sûre (du tout du tout) d'avoir une loge pour moi toute seule, ni même un assistant pour me préparer mon thé, et encore moins un salaire (de ça, je suis même sûre du contraire.) Ah, c'est pas encore demain que je vais pouvoir faire mes caprices de star, moi, pff.


* edit (eh, dites!): on me signale dans l'oreillette que le film ne sort que le 6 février. Ouf. Je retire donc toutes les méchancetés que j'ai dites (presque).

mercredi 23 janvier 2019

Quelqu'un sur qui compter.*

Il y a peu, je me suis retrouvée en panne de batterie sur un parking à 100 km de chez moi, parce que j'avais oublié d'éteindre mes phares. [Petite précision à toutes fins utiles: non, je n'ai pas de bip au moment d'ouvrir ma portière, ma voiture a 20 (vingt) ans et un kilométrage que je n'annonce plus pour ne pas effrayer ma mère. A part ça, elle roule au poil, et a passé le contrôle technique les doigts dans le cu(bitus) une fois encore, si tu veux savoir.] 
J'ai appelé Brisefer-mon-fils à tout hasard et en geignant, et figurez-vous qu'il se trouvait tout près de mon parking, qu'il avait des câbles de démarrage dans son coffre et que dans la demi-heure je (il me) redémarrais(t) ma voiture.

Il y a peu encore, quand j'ai demandé à Puceminus ce qui lui ferait plaisir pour son annive, elle m'a répondu que ce serait d'aller avec sa grande copine chez Mick*y, enfiiin. [Petite précision à toutes fins utiles: non, aucun de mes enfants n'a encore jamais mis les pieds là-bas, ni moi non plus par conséquent, c'est contraire à ma religion, à mes valeurs, à mes buts et objectifs, aux principes généraux qui dirigent ma vie. Mais bon: au quinzième anniversaire de son troisième et dernier enfant, on n'a plus ni religion ni valeur ni but ni objectif ni principes généraux qui dirigent sa vie, si tu l'savais pas, ben tu l'sais , maintenant.]
J'ai appelé Brisefer-mon-fils à tout hasard et en geignant, et figurez-vous qu'il s'est généreusement et spontanément (hum) proposé de les véhiculer et de les supporter toute la journée et que dans la demi-heure les détails étaient réglés et l'affaire pliée et j'avais la culpabilisante mais néanmoins délectable impression d'avoir proprement refilé le bébé avec les eaux usées à quelqu'un d'autre.

Pourquoi je vous raconte ça, moi, déjà? Ah oui, c'est peut-être un détail pour vous, mais moiperso ça me rassure: je sais déjà que quand je serai pensionnaire à la maison des pétunias fleuris et que j'aurai besoin qu'on renouvelle mon stock de couches farcies à l'hydrxyisohexyl3, j'aurai quelqu'un sur qui compter, et dans la demi-heure, en plus.


(*rien à voir, mais il y a plus de dix ans, un billet portait presque le même titre).
(Et MERCI!, mon fils!)

dimanche 20 janvier 2019

Niouses en vrac du dimanche soir.

Samedi soir, j'ai eu une horde sauvage de jeunes de 15 ans dans ma maison. J'appréhendais un peu, mais ils ont été très sages, ils se sont mis en chaussettes, ont joué au loup garou et bu de l'oasis tropical. La seule à avoir passé une mauvaise soirée, c'est la bête Féroce, qui, dès les premiers mouvements de foule, s'est terrée au fond de mon placard à culottes - c'est sa planquette de la dernière chance, celle qu'elle utilise quand le plombier est in the place, c'est vous dire si elle a eu la trouille.

Samedi soir aussi, je me suis très sérieusement questionnée sur les motivations des participants à la nocturne de Chartrescityville. Déjà, marcher, mouimouimoui. Payer pour aller marcher, mouimouimoui. Marcher en ville, mouimouimoui. Marcher la nuit, mouimouimoui. Marcher par -6° et sous la flotte, mouimouimoui. Mais alors: payer pour aller marcher en ville de nuit et par -6° et sous la flotte, c'est un concept que je ne saisis pas du tout. (Bref, quand copine F. m'a textotée pour aller marcher, je lui ai dit que ça aurait été avec grand plaisir quel dommage j'avais ma classe à préparer.)

Dimanche j'ai briqué ma maison et ramassé ici et là les bouteilles vides d'oasis tropical. J'ai reçu un coup de fil de Brisefer, parti skier avec Minimignonne. Tu ne fais pas trop ton kéké des pistes, j'espère? je lui ai demandé. Pff, si seulement je pouvais, mais Minimignonne a exactement la même façon de skier que toi, le pur style Mémère sur planches, figure-toi, m'a-t-il répondu, désespéré.

J'ai rêvé la nuit dernière entière que j'accusais tout le monde autour de moi dans la rue de m'avoir volé le fil de recharge de mon téléphone, j'exigeais qu'ils me montrent de près que c'était bien le leur, j'en suis rendue là la nuit, voyez, comme si j'avais pas mieux à rêver, tiens.


mercredi 16 janvier 2019

Des lettres d'amour

Ce n'est pas (encore?) l'avis de grand vent, mais on navigue un peu avec des vents contraires ici et là, et les lettres d'amour étant encore ce qu'on fait de plus réconfortant, je leur consacre ce billet (si je veux).

J'aime à me réfugier, en faisant durer le plaisir et il y a de quoi le faire durer longtemps, dans les lettres d'amour de Mitterrand à Anne Pingeot. L'Ours-mon-mari, qui est la tête couronnée des rabat-joie, me soutient que ce vieux renard de séducteur invétéré devait en écrire à la pelle, des lettres d'amour, à ses nombreuses maîtresses, et leur dire, à toutes, à peu près la même chose. Mais je suis une fââme et quand on est fââme on ne dit pas ces choses-là on rêve que quelqu'un nous écrive de si tendres et poétiques lettres durant toute une vie ou presque (plus de trente ans, grands dieux) (en revanche, ce que Mitterrand raconte pour l'instant de ses activités politiques me barbe Je suis allé déjeuner dans la Nièvre avec Machin, conseiller régional, et les notables du coin et on nous a servi du faisan, mais je n'en suis qu'à juin 1964 et il me reste 31 ans, deux septennats et 782 pages environ, hein.)

Un autre fortiche en lettres d'amour c'est Bellzouzou l'aïeul, mon vieux père, qui ne manque jamais d'envoyer un petit mot à ses petits-enfants pour leur anniversaire. Comme il est à la page, -pour un aïeul-, il envoie ses bons voeux par mail, et comme c'est un aïeul, il envoie systématiquement son mail à J-2, en priant pour que La Poste fasse bien son boulot, je suppose. (Aujourd'hui mercredi, Puceminus a déjà les bons voeux de son grand-père, pour son annive vendredi, qui l'attendent sur la boîte mail, quoi.)

Et puisqu'on parle de lettres d'amour, laissez-moi vous dire combien j'ai aimé hier soir Cyrano mis en scène par Lazare Herson-Macarel, magistralement interprété par Eddie Chignara (69 ans, -j'ai mes sources-, en paraissant trente de moins, au moins) et une jeune et pétillante troupe, la Compagnie de la jeunesse aimable (!), toute en énergie communicative, si la pièce actuellement en tournée passe de par chez vous, courez-y, mes amis, si vous m'en croyez.

Il va sans dire que je reçois toute lettre d'amour que vous jugerez bon de me faire parvenir (message personnel pour qui se reconnaîtra: en danois, je prends aussi.)

[Post-scrotum: (aucun rapport avec les lettres d'amour) et très private joke (archidésolée pour les autres) pour les intimes: aujourd'hui, l'Ours a pris rendez-vous à la banque avec un certain Monsieur Dieu. Je le jure. (rencontre au sommet).]

lundi 7 janvier 2019

Vrac, micmac et foutrac du lundi soir de rentrée

Si on considère que la meilleure façon d'évaluer l'efficacité des vacances d'une maîtresse de mater est le nombre de prénoms dont elle est proprement incapable de se souvenir au moment de dire bonjour à ses petits élèves le matin de la rentrée, j'ai passé de très bonnes vacances, j'en ai été réduite à dire Bonjour euh mon petit chat à la moitié de ma classe ce matin.

Il y a quelque jours, j'ai mis la main sur de vieilles lettres de mes aïeux Zouzou à Bellzouzou le trisaïeul où ils disaient de moi (je résume) que [Bellzouzou] est comme d'habitude: incapable de rester tranquille, elle court, saute et crie dans toute la maison. Le seul moment où on peut se reposer, c'est quand elle dort.
Ah bah ça n'a pas changé, dit l'Ours qui lit par-dessus mon épaule.

Voilà, c'est tout je crois bien, mais c'est déjà pas mal pour un jour de rentrée, je dis, et tu peux me croire.
Et j'oubliais le plus important:  la famille Zouzou, la Bête Féroce, Mads et moi, on vous souhaite l'année bonne, mes amis.

dimanche 30 décembre 2018

Jours de fêtes.

Les fêtes, cette année, sont tellement occupées que je joue les matches les uns après les autres sans respirer et sans réfléchir.

Pour Noël, je recevais neuf personnes dans ma cuisine.
Dans cette petite phrase, je dis beaucoup.
Notamment que l'Ours avait préalablement pris en charge, enfin, et de façon musclée, la mise en pieds de la fameuse chaise à quatre pieds gauches.

De façon musclée, oui. 
C'était ça, ou il y en avait un qui restait debout pendant le repas.

Tout le monde a donc pu ripailler assis, mais il y a quelqu'un de ma famille, un être cher, qui a posé son séant sur la chaise maudite, forcément. Je savais qui c'était, et je n'ai rien dit pour pas lui faire peur, mais n'empêche, j'ai beau ne pas être superstitieuse, maintenant je crains que cette personne soit touchée par la malchance pour le reste de sa vie, hein.
(Dans cette petite phrase, je dis aussi que j'ai cuisiné. Cuisiné *original*,  tu penses bien: chapon et bûche.)
Bref, Noyel, c'est fini et c'est pas dommage, et à l'année prochaine.

Ensuite, ça a été un aller retour express d'à peine 24 heures en Vendée sauvage et profonde.
Ce jour-là, au lieu de profiter pleinement de mes enfants et neveux réunis, j'ai cherché mes lunettes en retournant la maison de mon beau père et en pleurnichant que ce n'était pas dieupossible un truc pareil, pour finalement les trouver à un endroit dingue, le seul où je n'avais même pas regardé tellement il était rigoureusement impossible qu'elles y fussent: mon étui à lunettes. (Bellzouzou l'aïeul, peut-être une piste pour ton petit mystère à toi.)

Et puis depuis ce soir, c'est ma Névrose préférée qui squatte la chambre d'amis avec son amoureux, vous comprenez bien que je ne m'attarde pas, on a du potin et du potin par-dessus les moulins à faire, hein.

Joyeuses fêtes, mes amis!

[Ici, je sais bien que je devrais glisser une photo de Mads avec un bonnet de Père Noël sur la tête pour vous faire plaisir et vous gâter pour les fêtes, mais les années passant inexorablement, il se trouve, à mon grand désespoâr, que je n'en ai plus d'inédite, et vous m'en voyez bien désolée, au moins autant que vous, chuis sûre.]
[Sinon, côté ciné, j'ai aimé Sauver ou périr, bien que tout y soit prévisible de la toute première à la toute dernière minute; côté lecture, j'ai bien aimé Douleur de Zeruya Shalev dont je vais de ce pas lire les autres romans.
(et l'Ours m'a offert la correspondance amoureuse de Mitterrand avec Anne Pingeot, j'attends d'avoir un peu les idées claires pour la commencer, mais je m'en réjouis d'avance.)]

dimanche 16 décembre 2018

Le petit vrac micmac et foutrac du dimanche soir, (avec pas grand chose dedans, donc).

C'était pas les pluies verglaçantes ni la perspective d'une semaine bien pénible avec réunions, dernier jours d'énervement maximal des petits et fête de Noyel à l'école qui allaient me donner envie de faire autre chose qu'un petit weekend très tranquille au fond de mon canapé avec ma bête féroce ronronnante sur les genoux et des nouvelles de Serge Joncour, Combien je t'aime (pas mal sans plus) du thé au pamplemousse à portée de bras, mes chaussettes en peau de moumoune aux pieds et mon oreiller de noyaux de cerises sur les cervicales (j'étais bien, mais je n'avais pas le glamour à faire le tour de la maison par le plafond, tu penses.)

[Ah, si quand même: Puceminus et moi avons vu et aimé la semaine dernière Pupille, fiction "documentée", touchante sans être larmoyante, et mention spéciale à Sandrine Kiberlain en travailleuse sociale dévouée et mangeuse convulsive de bonbecks.]
[ et j'avais oublié de vous raconter: dimanche dernier, j'ai été invitée à manger chez mon fils, et c'était crébon, mais c'est pas pour vanter ses talents culinaires que je vous dis ça, d'autant que c'était Minimignonne qui avait cuisiné si j'ai bien compris, nonnonnon, c'est parce que j'ai vu de mes yeux vu la corbeille à linge sale (je vous jure), maintenant je sais qu'elle existe vraiment et pire: j'ai vu du linge dedans (dingue), ah ça, on pourra dire que j'en ai vu des choses incroyables dans ma vie.]

Voilà mes amis les dernières niouses pas bien réjouissantes ni palpitantes j'en conviens. Heureusement, j'ai la perspective d'une fin de semaine toute pleine d'amour et joyeuse, et de vacances qui se présentent bien, (aussi bien que pour vous, j'espère), et pis en cas de mou, je peux toujours aller feuilleter mes photos de Mads nu sur une peau de bête, et rien que d'y penser je me sens déjà mieux, dis donc.

mardi 11 décembre 2018

Je me demande.

Lundi soir, j'ai fait visiter ma classe à la (très vieille) grand mère d'une de mes petites élèves, grand-mère qui en repartant m'a glissé un Dieu vous bénisse! de toute beauté de derrière les fagots de l'Ecole Laïque qui m'a laissée rêveuse après coup: est-ce que dans ce cas-là, vu que c'est la toutoute première fois qu'on me dit ça dans le cadre de ma profession, et même, toute mécréante que je suis, dans le cadre de ma vie tout court, je crois bien (ou je m'en souviendrais),
est-ce que dans ce cas-là disais-je, on fait semblant de ne pas avoir entendu (mais je pense qu'on doit avoir l'air un peu malpolite, alors), ou bien est-ce qu'on répond: Rouhloulouh ma bonn'dame, chhhchhhchhhuuut, faut pas dire des choses pareilles ici, ou bien : Euh. Merci Madame, Dieu vous bénisse pareillement!, ou bien alors est-ce que, de stupéfaction, on se contente de sourire bêtement, et toute crispée des dents comme j'ai fait, hum?
(J'espère bien qu'il va y en avoir pour me répondre).

mercredi 5 décembre 2018

Brèves en rapidosse.

Bellzouzou l'aïeule m'a téléphoné hier pour s'inquiéter des manifes des gilets jaunes, de celles des lycéens qui sévissent ici et là et qui vont empêcher Minipuce d'étudier sereinement la pauvre chère, de la tornade d'avant hier juste au moment où elle est sortie de chez elle pour aller en ville, elle est rentrée bien vite, tu penses. Ma mère voudrait m'inquiéter un peu de tout et n'importe quoi que ça ne m'étonnerait pas.

A part ça, l'Ours mon mari, qui est l'homme le plus bricoleur de la terre, mais aussi hélas trois fois hélas, le bricoleur le moins enclin à sortir son outillage de leur pochette (ceci pourrait être une allégorie de toute beauté), a décidé de prendre la taurelle par les mamelles (je l'ai un peu aidé à prendre cette décision, je dois dire) et il est allé, devinez quoi? acheter ce qu'il faut pour perforer au bon endroit et de la bonne façon la fameuse chaise aux multiples pieds gauches qui dort dans mon garage depuis des mois. Il n'est pas impossible que nous puissions passer les fêtes sur des chaises pas dépareillées dans ma cuisine cette année.

Enfin, le truc de dingue, ce matin j'ai reçu un texto de ma mairie qui m'annonce que ma CNI est prête et m'attend. Une semaine tout rond après mon rendez-vous, je me demande si rien d'autre ne m'attend là-bas, une petite déconvenue peut-être? (je veux dire: ça serait dommage bizarre que ça se termine aussi rapidement et aussi facilement, cette histoire, nan?)

Et pour finir, je voulais vous dire tout le bien que je pense de la série Au nom du Père, sur Arte actuellement, avec Lars Mikkelsen qui, comme chacun sait, fait un peu partie de ma famille, hein.


Sois pas jaloux, Chaton.

mercredi 28 novembre 2018

Du bonheur de faire refaire sa CNI*.

(* Je suis fonctionnaire de l'Education Nationale, si je veux je jargonne à mes heures perdues également.)

Ce matin, je suis allée faire refaire ma carte d'identité.
Ou plutôt, je suis retournée à la mairie, parce que quand j'y étais allée la dernière fois pour chercher le dossier à remplir, après m'avoir fait attendre un certain temps, on m'avait donné rendez-vous pour dans quatre mois et encore j'avais de la chance il paraît: je m'y prenais tôt.
Avoir rendez-vous à 10 h 15 ne m'a pas empêchée de faire la queue pendant une heure avec tout le monde en vrac (j'entends: pas de ticket, chacun s'assoit comme dans une salle d'attente, les gosses vont et viennent, il y a juste à côté une file d'attente pour acheter ses tickets de bus et les gens se mélangent se confondent, on ne sait plus qui était là avant qui que quoi qu'est-ce, et tout le monde se regarde par en-dessous la frange en soupirant) (il fait très chaud, en plus), mais j'avais mes photos de Mads nu sur une peau de bête, celles que je sors seulement dans les moments difficiles, (tu sais bien).

Au moment où enfiiin (c'était mon tour, je me suis levée comme un ressort) j'atteignais un des quatre guichets, je me suis entendu aimablement dire, que ça n'était pas avec lui (ce fonctionnaire-là à ce guichet-là) que j'avais rendez-vous, je n'étais pas sur sa liste. Mais alors avec qui ai-je donc (l'honneur d'avoir) rendez-vous lui demandai-je, au moins aussi aimablement (tu me connais)?
Ben je sais pas (faisant un geste vague du bras vers la gauche) avec un de mes collègues d'un autre guichet. (Alors. là. mon. petit. bonhomme.) (si tu t'imagines que je vais me retaper une heure de queue pour atterrir de nouveau devant un guichet qui ne sera hypothétiquement toujours pas le bon) 
- (comprenant que j'étais courroucée) Je vais voir si mes rendez-vous prévus sont là, et s'ils n'y sont pas (grand seigneur) je vous prends! (depuis UNE HEURE que j'attends, personne n'a été appelé, ni par lui ni par personne, hein! je le sais: j'étais là, j'attendais. Et pourtant, il consulte un listing (?) et appelle: Madame Machin?? (personne) Monsieur et Madame Trucmuche? (personne)).
Il s'occupe de moi, donc. J'en ai de la veine, hein? (c'est moi qui te demande, hein, il était pas du genre à rigoler)(il était moche, en plus, mon dieu qu'il était vilain)(mais je vous aurais jamais dit ça, -je l'aurais même déjà oublié- s'il n'avait pas été si désagréable, aussi)(bref, c'est sa faute).
- (avisant ma carte d'identité, qui arrive tout juste à expiration) aaaah ça, mais pourquoi vous voulez la refaire, votre carte?? (me parlant lentement, comme à une demeurée) mais elle est encore valable CINQ ANS, votre carte, la date de validité a été prolongée, sauf pour les gens qui partent à l'étranger!
- Ah ben tiens, je vais partir à l'étranger, justement! c'est peut-être pour ça qu'il faut que je la fasse refaire.
- (suspicieux) ah oui? vous avez une preuve, que vous partez à l'étranger?
- Aucune. Mais vous pouvez me croire, je m'attends à ce que Mads m'invite à Copenhague dans les heures qui viennent.
- Vous croire, ça suffira pas. A la Préfecture, ça passera pas, ils refuseront de vous la faire, votre carte. Il me faut une preuve, un billet d'avion par exemple. Ou une attestation sur l'honneur.
- Aah mais je vous la fais tout de suite, donnez-moi une feuille! (s'il vous plaît)

Grand seigneur petit Jésusse, j'ai dû faire une attestation sur l'honneur selon laquelle j'allais bien à l'étranger* cet été. J'ai eu un petit moment d'hésitation avant d'indiquer le pays où je partais, mais j'ai mis Danemark, tu penses bien, je suis superstitieuse, moi.
(* Echangiste comme je suis, je suis certaine de partir à l'étranger cet été, comme chaque année depuis longtemps. Mais où précisément, je l'ignore, c'est le jeu du trocmaison, l'occasion qui fait le larron. Mais je ne suis pas entrée dans les détails,  ce n'était pas la bonne personne pour parler échange, de toute façon.)

Il lui a fallu ensuite très looooongtemps pour vérifier mes trois pauvres papiers, attestation de domicile et photo conforme, puis pour scanner l'ensemble, mais ça m'a au moins permis de comprendre pourquoi on attendait si longtemps tous en vrac dans la salle d'attente à se regarder par en-dessous la frange en soupirant. Il a fini par me libérer. En m'annonçant presque triomphalement que ma carte serait prête dans trois semaines environ, et qu'on m'en avertirait. Que si on ne m'avertissait pas, il fallait que je m'en préoccupe, c'est qu'il y aurait eu un problème. Un problème? oui, ça arrive quelque fois, avec la Préfecture on ne sait jamais, il m'a dit, et je vous jure qu'il avait l'air content de me dire ça, son sourire à 1 € 99 en témoigne.


[Et pour finir sur une note plus guillerette et avec quelqu'un qui en vaut la peine, mon vieux père Bellzouzou l'aïeul, l'Etourderie sur pattes (depuis quelques jours, il a perdu ses lunettes, qu'il a toujours sur le nez, dans son bureau, il n'en est pas sorti de la journée) qui m'envoie un mail avec (entre autres choses), cette phrase qui restera dans les annales, à n'en point douter.
"Comment vont ta chatte et mon gendre?"
Mais euuuh, papa, parfaitement bien, ils te remercient.]




dimanche 25 novembre 2018

Rien.

C'était weekend de Saint Dédé à Chartres et traditionnellement, tous les Chartrains le confirmeront, c'est un weekend bien chiant pour qui n'est pas particulièrement porté sur le saucisson à l'ail fourré et l'andouillette.
Alors comme Puceminus me causait de sa leçon d'anglais sur l'Australie, ça m'a rappelé de chouettes et drôles nouvelles de Kenneth Cook, La vengeance du wombat et Le koala tueur, que je suis allée chercher illico dans ma bibliothèque et dont je me suis régalée pendant deux jours avec du thé vert fumant à profusion. J'ai donc passé sans vergogne mon weekend dans mon canapé, à la great Barrier Reef (ce qu'il en reste, en tout cas) et un peu dans mes toilettes aussi (le thé). Ah, et puis au cinéma: Les chatouilles, dont tout le monde m'a dit grand bien et tout le monde a raison. 
C'est tout, je le crains, gros bisous et bien le bonjour chez toi.

mercredi 21 novembre 2018

L'Ours pleure(niche)

Dimanche dernier, l'Ours allait parfaitement  bien, il commentait l'actualité et les potins en famille sur le canapé avec toute la vigueur dont il est capable quand il s'agit de donner son avis sur quelque chose et de potiner, et puis il s'est levé et là d'un seul coup d'un seul ça n'allait plus du tout, il avait une crampe sous la voûte plantaire, peut-être une petite cerise sur le gâteau de la sciatique qu'il traîne depuis des semaines, et ne pouvait plus marcher. Après une bonne nuit de sommeil, il est parti travailler en boitillant et en faisant tout un tas de simagrées. Le soir ça allait un peu mieux et j'étais optimiste pour la suite, mais le lendemain matin, c'était à la main qu'il avait très mal, de l'arthrose, selon lui. Bref, l'Ours pleure(niche) qu'il est vieux et qu'il va bientôt mourir
(et il est grand temps que je me trouve un petit jeune, nan?)

dimanche 18 novembre 2018

Brèves

C'est misère, mes amis, je ne sais pas ce que je pourrais bien vous raconter, à part me plaindre, me plaindre et me plaindre encore -parce que c'est encore ce que je fais le mieux, que ce mois de novembre me déprime, que je n'ai pas ouvert un livre depuis longtemps, qu'après avoir été malade comme un chien pendant plusieurs semaines avant les vacances, il m'a fallu une semaine avant de retomber malade illico, que je n'avais pas mis un pied au ciné depuis des lustres et que j'y suis allée sur les conseils de mes cop Flo et Thémilia, voir une belle connerie En liberté! que j'ai perdu mon temps comme je déteste le faire et que plus jamais j'écoute les copines.
Bref, j'ai du mauvais poil à revendre ces temps-ci, au cas où tu n'aurais pas remarqué.

'reusement, il y a les perles, hein.
Pendant l'exercice de phono avec mes grands, où je parle en mots tordus pour qu'on reprenne ma phrase entière en corrigeant le mot ("oooh, il y a de belles gommes dans ce pommier", tu vois le genre), je dis que je suis allée voir le docteur parce que j'étais salade, et on (une petite, toujours très volontaire, mais qui systématiquement me répond à côté, mais toujours des choses si drôles malgré elle que l'atsem et moi on pouffe dans nos écharpes à chaque fois ou presque, -malheureusement pauvre de moi, j'oublie ses perles au fur et à mesure-), me répond Tu es allée voir le docteur parce que tu avais mal aux dents.

Et Brisefer mon fils.
Tentant de me vendre sa toute nouvelle boule à zéro:
Ce qui est bien, c'est qu'après le shampooing, mes cheveux sont tout de suite secs.



C'était aujourd'hui ma première raclette partyyyyyy de l'année, 
en famille élargie, 
de quoi recharger les accus, 
et commencer la semaine en beauté 
(dans les effluves persistants de fromage fondu, néanmoins).