Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 28 juin 2020

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

Mes amis, ça ne va pas prendre goût de tinette, je ne vais pas m'éterniser: je suis crevée par cette fin d'année, les multiples injonctions sanitaires, les différentes rentrées scolaires organisées depuis le déconfinement; celle du 11 mai avec les effectifs à 10 et le protocole strict, celle du 22 juin avec le protocole allégé (plus que huit lavages quotidiens de mains à minima seulement) et toute la classe réunie comme en 40 avec les petits qui pleurent comme un 1er septembre après trois mois sans école mais qui ne pleureront plus après deux semaines et c'est chouette parce qu'à ce moment-là ils seront en vacances pour deux mois (si ça valait pas la peine de les renvoyer à l'école pour les réhabituer, hein, dis-moi un peu?), les changements d'organisation, les déménagements de meubles et de tables. Et tout ça parce que c'était pédagogiquement important de le faire, on nous a dit.
[et si tu veux t'horrifier de comment notre sinistre démantèle joyeusement l'école de la République,  lis cet article long mais nécessaire.]

A côté de ça, (vous allez dire que je fais une fixette là-dessus, mais qu'est-ce que ça peut m'horripiler, le deux poids deux mesures) ma médiathèque est toujours un bunker intégralement plexiglassé dans lequel tu pénètres au compte-goutte sous l'oeil vigilant d'un bibliothécaire ganté et visiérisé par-dessus son masque dont le travail consiste (seulement) à vérifier que tu te fous bien ton masque sur la goule et ta noisette de gel désinfectant sur les doigts en entrant (Et qui n'est préposé qu'à ça. Je jure. Il est à la porte et il guette), les livres en transit, potentiellement covidés, sont entreposés dans de grosses caisses dans le hall, il règne un silence de mort (15 personnes par salle), c'est l'ambiance feutrée parfum fin du monde.

Figurez-vous aussi que les facs, après les examens de fin d'année, font également leur recrutement en visioconfe, C'est vrai que ça serait trop dangereux de le faire en présentiel, hein, un jury et un candidat à trois mètres de distance les uns des autres, vous n'y pensez pas, quel danger mortel ce serait, quelle prise de risque, fouhlàà-haltelà!
Minimignonne pourrait vous en causer mieux que moi, qui était convoquée pour un entretien d'entrée en master à partir de 13 H l'autre jour, et a attendu, attendu, attendu devant son ordi jusqu'à 20 H (tu lis bien), faisant pipi dans une bouteille (presque) pour ne pas rater le début de l'entretien, vérifiant sa connexion (pas de souci), envoyant régulièrement des mails pour demander ce qui se passait (pas de réponse), pour finir par quitter son poste, après sept heures stressantes (on imagine bien) d'attente infructueuse. Quel mépris pour nos jeunes. (Liliane, fais les valises, on s'en va.)

Heureusement j'ai passé l'aspirateur de fond en comble dans ma maison, câliné mes minettes féroces et bu un verre avec des amis jusqu'à pas d'heure samedi soir, tout cela constituant mon petit antidépresseur naturel à moi. Je devrais tenir bon encore une semaine, allez. Surtout avec les trèèès nombreux petits mots d'amour que vous ne manquerez pas de me laisser en com' 'pour m'empêcher de sombrer.
Ne voyez-là aucun chantage affectif, c'est pas du tout mon genre.

dimanche 21 juin 2020

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir

Dimanche soir un peu tristoune comme à chaque fois que Minipuce s'en repart pour Nantes, et pourtant, depuis deux semaines qu'elle était là, le petit Jésus en culotte de velours m'est témoin que ma légendaire (hum) patience et moi avons attendu ce moment avec impatience plus souvent qu'à notre tour. Et puis voilà: elle part, elle me manque, pff.

Heureusement que je peux compter sur les deux prochaines semaines à l'école pour me changer un peu les idées et me remonter le moral (hum). On va bien s'amuser tous ensemble avec aux chiottes la distanciation sociale!, (hum) pardon: sans plus de distanciation sociale nulle part, (même aux chiottes). Vendredi, les petits m'ont demandé si C'est vrai qu'on peut se toucher, maintenant, maîtresse? Naaan, j'ai répondu, on ne peut pas aujourd'hui, mais lundi on pourra. Y m'ont regardée bizarre, je peux vous dire.
A part ça, demain, j'ai un nouvel élève dans ma classe. Pour huit (h.u.i.t) jours d'école avant les vacances, donc. Rigole pas.

lundi 15 juin 2020

Vrac, micmac et foutrac du lundi soir

Ce fut un weekend avec tous mes enfants réunis et les Aïeux aussi, du badmington, des cerises, du soleil tout compte fait, le plein d'énergie et de bonne humeur avant d'aborder la semaine pleine d'allant (hum). Et donc, c'est le vrac du lundi.

En ce qui concerne la réouverture totale des écoles la semaine prochaine, je ne dirai rien, et croyez-moi pas si vous voulez mais c'est moi qui ai calmé mes collègues en apnée aujourd'hui, sur l'air de Paniquez pas mes chers, on n'est que lundi 15H (car il était lundi 15h, nan jure?!), on a laaargement le temps de recevoir, comme d'habe, ordres et contre-ordres en ce qui concerne le qui que quoi dont où lequel des modalités d'accueil d'ici la fin de la semaine, donc on.ne.s'excite.pas d'ici là, à quoi bon (c'est que je deviens philosophe avec l'âge, moi, hein?)
Je ne dirai rien, sauf peut-être: ce que j'entends ici et là de mes collègues ce serait plutôt 1)Ah oui comme ça on ne fout rien? eh ben on va  ralentir un peu et ils vont voir ce que c'est que de ne rien foutre. 2) Alors comme ça on nous prend pour des cons à nous faire le yoyo sans arrêt? mais quelle bande de (censuré)(obligé: ils sont pas toujours polis, les collègues et ma mère lit ce blog, vous savez bien) (tiens, ah ben ça par exemple, il paraîtrait que toujours il faille respecter un mètre de distance entre les gosses dans la classe mais pour pouvoir les caser tous à partir du 22 juin, on pourra les mettre dos à dos (dos à dos, tu lis bien)(nan nan, dos à dos, spa une blague) (je te jure) et dans ce cas-là le mètre d'écart n'a plus lieu d'être) 3) ah oui on peut même organiser une kermesse de fin d'année si tout le monde est bien masqué? ah mais dans ton cul(bitus), la kermesse cette année!
(Bref. Je ne dis rien.)


Sinon, vous, ça va? Parce que j'en connais qui sont bien crevées de leur weekend, hein.

mercredi 10 juin 2020

Brève d'école sous covid.

 J'étais un peu tendue quand j'ai demandé
ce que c'était que cette pelle au dessus du porteur du virus,
mais on m'a répondu que meuhnon, ce n'était pas une pelle
mais un couteau pour opérer à l'hôpital.

Le malade est donc sur un lit et non pas (allez, j'arrête)
Oui, les enfants sont légèrement traumatisés par cette histoire, je le vérifie tous les jours en classe.

dimanche 7 juin 2020

Tout en vrac micmac et foutrac du dimanche soir ♬♪ On a la fin parfaite avec tout est bien qui finit bien♬♪ *

Notre petite troupe de théâtreux a vécu en vingt quatre heures seulement le pire comme le meilleur, un énorme coup de stress et puis tout s'est miraculeusement remis sur les rails; il n'est pas dit que le covid de tous nos tétons aura eu complètement notre peau et notre moral, il nous aura juste obligés à annuler toutes nos représentations entre mars et juin, et crée des tensions coups de théâtre et retournements de situations, mais finalement happy end, on se retrouve vaillants comme au premier jour et tout est bien qui finit bien, comme dans Molière. 

Gros coup de stress et grosse crise de CRSC simultanée pour moi, si je doutais encore un peu du rapport entre les deux, maintenant plus, hein.

Ceux qui aiment mes histoires de mémère à chats seront ravis d'apprendre que j'ai trouvé sur ma terrasse ce matin, en plus du sang de musaraigne habituel, un crâne d'oiseau, un bec et quelques plumes, rien de plus et bon appétit. Mina bête Féroce, tout juste dix mois et deux kilos toute mouillée, mais fait le gros dos et le crachat de lama à tous les matous du quartier qui ont l'outrecuidance de s'aventurer sur son territoire, les raccompagne dare dare jusqu'au portail et je peux vous garantir sur facture qu'ils ne reviennent jamais, nanmais.

Mon Madsou a un film en compétition officielle au Festival de Cannes cette année, même s'il n'y a pas de festival cette année, je ne suis pas sûre d'avoir bien tout compris, mais quand même, être au festival de Cannes même quand il n'y a pas de festival de Cannes, c'est bien c'est grand c'est Danois c'est Mads, non?

Côté réjouissances, Minipuce est de retour au pays pour un temps indéterminé. Quelques partiels à passer en distanciel cette semaine, puis elle pourra profiter un peu de Chartrescityma(sa)ville, parce que Nantes, c'est très surfait, tout compte fait. C'est pas elle qui le dit, c'est moi, hein.

Tu le crois, ça,
que pour une fois la fête des mères ne.tombait.pas le jour de mon annive
et que doncques j'en.ai.eu.une??


* Souchon

mercredi 3 juin 2020

La meilleure des cachettes.

Entre mes deux chatounes, c'est très compète-compète. Il a beau y en avoir une grosse et âgée et l'autre jeune à la taille de guêpe, elles s'aiment bien, mais n'empêche: elles sont toujours à vouloir avoir la gamelle avec les croquettes les plus plusses meilleures (elles ont les mêmes, mais s'en vont vérifier quand même au moins quatre fois par repas dans l'assiette de l'autre), et aussi à avoir la meilleure place (au soleil, sur le lit, sur moi). Et la meilleure cachette, donc.
Car Mina la Bête féroce nouvelle a une cachette secrète, connue de tous, néanmoins, hommes et bêtes. Elle dort toute pelotonnée, car il y a très peu de place, dans un tiroir du placard de la salle de bain, elle y entre et sort par un minuscule trou de souris situé derrière le meuble depuis qu'elle est chatonne (et peut encore le faire parce qu'elle est toute fine). 
Cette cachette est indéniablement une excellente cachette, vu que personne ne sait quand elle y est, à moins d'ouvrir le tiroir (surpriiiise). Alors que Minouchette la Bête féroce ancienne a depuis toujours des cachettes elle aussi tu penses, mais bien plus basiques, du genre mon placard à culottes ouvert à tous vents (magnifique image, n'est-ce pas?)(et pourtant pure vérité), et quand elle y est cachée tout le monde sait où elle est, vu qu'on la voit. Ce qui devait bien la contrarier, on se doute, jusqu'à lui faire ourdir de sombres projets.

Ce matin donc, tandis que je prenais ma douche, mon attention a été attirée par une paire de moustaches qui sortaient de dessous le meuble à serviettes. (Je casse tout net le suspense: ce n'était pas celles de Mads.)  
Je ne me suis pas inquiétée plus que ça, jusqu'à ce que je m'aperçoive, qu'en plus de moustaches, il y avait une (grosse) patte qui s'agitait comme pour demander de l'aide, et en coupant l'eau j'ai entendu des miaulements de détresse.

Autant vous dire que pour aider à sortir la groooosse Minouchette de là, il a fallu s'y mettre à trois, et s'armer de patience et de courage. 
Pour vous donner une idée, il n'est pas impossible que la scène ait ressemblé un peu à ça:


Et il n'est pas impossible non plus que Mina qui était là, pardi, à ne rien rater de l'opération de sauvetage, ait eu, au moment ultime,  l'air de. se. foutre. de. la. goule. de Minouchette dans les grandes largeurs.

lundi 1 juin 2020

Vrac micmac et foutrac du lundi soir férié

Alooors là mes amis, je ne sais pas bien quoi vous raconter de neuf, à part que le weekend fut chargé en rencontres amicales et familiales, détendu et festif, parsemé de nouvelles joyeuses ici et là, et ensoleillé pour couronner la reine mère.
C'est pitié que ce soye pas weekend de Pentecôte plus souvent. D'autant que cette année, je le réalise en écrivant ces mots, je n'ai pas entendu un seul fou de dieu brailler ses bondieuseries sous mes fenêtres en rejoignant la cathédrale de Chartres sur les genoux, il y a eu intervention divine pour que ça ne se fasse pas, ou intervention virale aussi, peut-être, mais c'est pas moi qui vais chercher à approfondir le sujet, pensez.

A partir de demain seulement je me frotterai à tout ce qui peut potentiellement me rendre mal poilue (mais demain seulement, donc): appeler le plombier pour qu'il change un nouveau radiateur troué chez moi (rigolez pas) et l'électricien pour qu'il répare de nouveau les plaques électriques de ma cuisinière (rigolez pas, c'est marre), finir de corriger pour Minipuce un texte très chiant auquel je ne comprends rien et en plus c'est en angliche, arrêter de bouffer du chocolat de grossir (rigolez pas: on m'a envoyé des photos de ce weekend, et j'ai eu honte (h.o.n.t.e) d'être si grassouillette, c'est plus un double mais un quintuple menton que j'ai, je le jure: j'ai compté les strates. bref.), et téléphoner à la compagnie aérienne pour qu'elle me rembourse mes billets de cet été (rigolez pas: c'est ce qui promet d'être le plus long et pénible, boulencrotte), par exemple (je veux dire: je pourrais sûrement en trouver d'autres, allez). 

Mes amis, racontez-moi votre weekend heureux et les chianteries de votre semaine à venir, ou l'inverse si vous préférez, ça me fera bien plaisir d'avoir de vos nouvelles, et la bise chez vous.

vendredi 29 mai 2020

Petit prêchi-prêcha d'avant Pentecôte.

Après trois semaines d'enseignement sous covid, [je prêcherai sans doute quantité de convaincus, ce blog étant un repaire notoire de profs actuels, passés retraités et futurs (coucou, Minimignonne!), mais] laissez-moi vous dire combien enseigner à un petit groupe d'élèves est épanouissant, valorisant, efficace (bon sang), combien ça donne une pêche incroyable à tout le monde, petits et grands, parce qu'il y a moins de bruit, plus de concentration, de temps à accorder à chacun, de temps pour partager, se connaître, s'exprimer. 
De temps pour expliquer, de temps pour comprendre. 
Malgré le stress (relatif) dû à la situation (et surtout à ce protocole sanitaire de mes deux tétons) je me sens pleinement utile, j'ai le sentiment de faire du bon travail avec mes petits élèves (en toute modestie, je vous jure), parce que j'ai les moyens de le faire de la meilleure des façons dans les meilleurs conditions qui soient (juste un petit effectif, somme toute), alors que souvent je fais seulement ce que je peux, (bien que de mon mieux, soyons clairs).

Sur ce, mes amis, je m'en vais profiter de mon (looong) (et chargé) (joyeusement) weekend, et bien le bonjour chez vous.
Euh. C'est moi où Mads attend toujours qu'il fasse super chaud pour demander ça??

dimanche 24 mai 2020

Vrac micmac et foutrac du deuxième dimanche de déconfinement ♬♪ Puis on se roulait dans les champs Faisant naître un bouquet changeant De sauterelles, de papillons Et de rainettes Quand le soleil à l'horizon Profilait sur tous les buissons Nos silhouettes ♬♪ *

Je sais pas vous, mais chez nous on a redécouvert ces jours-ci les plaisirs du pique-nique, et ça serait bien de faire perdurer ces moments-là une fois les restos ré-ouverts.
L'autre soir, on a bu et grignoté au bord d'un étang en très bonne compagnie, la journée tombait en même temps que la chaleur, on entendait les grenouilles qui faisaient un potin d'enfer, c'était chouette.

J'ai du sang de musaraigne partout sur ma terrasse, dit comme ça c'est pas glamour je sais bien.
Je nettoie bien sûr, (qu'est-ce que vous croyez?), mais ma Mina féroce semble tenir à me montrer obligeamment tout ce qu'elle attrape quotidiennement avant de le bouffer (malproprement, donc, mais intégralement, contrairement à une certaine, jadis), alors c'est du boulot d'entretien pour moi, nettoyer du sang de musaraigne sur la terrasse, je vous prie de me croire.

Mes petits bonheurs:
- un mi-cuit au choc' honteusement plein de beurre et délicieusement réussi
- les cerises en préparation sur l'arbre
- mon vélo réparé par l'Ours que je vais pouvoir réutiliser (enfourcher le tigre)
- un weekend prolongé tellement long qu'on jurerait qu'il a duré une semaine au moins


Sinon, le bonheur, c'est  aussi trouver sur le chemin d'une jolie promenade
une cerise perfectly ton sur ton avec le vernis de Minimignonne


ou le cadeau d'un très joli bouquet


une passiflore pleine de promesses


ou une Mina féroce enfin endormie après une journée de chatonne heureuse

(après avoir attrapé une musaraigne donc, trois mouches et un faucheux,
une petite libellule, une plume

la queue de Minouchette, et mes pieds chaque fois que je suis passée à côté d'elle,
après avoir couru ventre à terre dans le jardin, grimpé tout en haut du prunier,
guetté mille et une choses tapie derrière un brin d'herbe en se croyant invisible,
après avoir volé des biscuits dans la cuisine et lapé l'eau des fleurs.)

* à bicycleeeeette...!

mardi 19 mai 2020

Rattrapage.

Horreur et stupéfaction, je m'aperçois à l'instant que j'ai oublié mon Vrac micmac et foutrac du dimanche. Ça doit être que je n'avais pas grand'chose à raconter. Ou que j'étais trop occupée à zieuter la saison deuxième d'Au nom du père avec le frère de Mads (qui démarre un peu mollasse, néanmoins. La saison deuxième, pas Mads, hein, il démarre pas mollasse mon Mads, tu penses).
Un petit billet de grosse flemmasse rapidosse pour (meubler) me faire pardonner, donc.

Mes petits bonheurs:
-  de jolies promenades au bord de l'Eure et toujours en bonne compagnie
-  une séance chez l'ostéopathe qui m'a crevée et courbaturée mais qui m'a fait du bien
-  les premières fraises du jardin
-  la relecture de Dix petits indiens, de Sherman Alexie, chouettes nouvelles
-  savoir que Minipuce, qui était chez son grand-père,  a vu la mer
- la réouverture dans huit jours de ma médiathèque
- la (toute toute) petite semaine de boulot
- Brisefer, Minimignonne et l'Aïeule qui s'annoncent pour très bientôt

Mes aah, malheurs! et contrariétés diverses:
- n'avoir pas vu Minipuce depuis le mois de janvier et ne pas savoir quand ça sera possible
- le gel hydroalcoolo qui au bout de quelques jours d'une utilisation pourtant limitée aux urgences à l'école me nique les mains dans les grandes largeurs
-  la difficulté à parler longtemps, la chaleur et l'essoufflement sous le masque toute la journée (et cette sensation de l'avoir encore sur le nez le soir à la maison, longtemps après l'avoir enlevé)
- penser que cette semaine j'aurais dû être en Bretagne avec mes copains théâtreux.

vendredi 15 mai 2020

Niouses d'école par temps de covid.

Le truc de dingue qui me fait halluciner sévère: pour la toute première fois de ma carrière, j'ai dans ma classe le même effectif que dans les vidéos qu'on nous projette en exemple aux animations péda. Du coup je confirme ce que, fine mouche, je subodorais déjà un peu depuis vingt cinq ans: question ambiance de classe, niveau sonore et qualité pédagogique, le nombre d'élèves dans la classe, ça y fait beaucoup, hein.

Une petite cocotte: Maîtresse, t'es bizarre, la classe elle est bizarre, l'école elle est bizarre, tout est très bizarre !
Un autre: Où y sont, les autres? (répondant immédiatement à sa propre question) ah oui je sais: y sont restés chez eux, y z-ont le corona!
(Ils dessinent à la craie par terre dans la cour) maîîîtresse, marche pas là, il y a le virus! j'ai dessiné le virus!(est-il besoin de vous dire que le virus est partout à l'école?) (il est dans tous les esprits en tout cas).

Et pour finir sur un malheureux dommage collatéral: j'ai répété tellement de fois depuis deux jours 1 mètre entre vous, souvenez-vous! 1 mètre! 1 mètre!, que ça ne sera même pas la peine que l'Ours tente un rapprochement avec moi ce weekend, je vous le dis.


mercredi 13 mai 2020

Cherchez l'erreur.

A Chartrescitymaville, après déconfinement, il faut deux semaines pour ré-ouvrir la médiathèque mais seulement deux jours pour ré-ouvrir les écoles, cherchez l'erreur.

Chez le dentiste ce matin, le protocole sanitaire des écoles c'est de la gnognotte à côté, et même, je suis (presque) sûre qu'après une fuite dans une centrale nucléaire on ne prendrait pas autant de précaution pour entrer dans la salle des réacteurs.
En revanche je suis allée juste ensuite acheter du chocolat des brocolis en dépannage urgent à la supérette du coin et j'ai même pas trouvé à l'entrée un pauvre pot de gel hydroalcoolo, cherchez l'erreur.

On a des parents d'élèves qui ont joué le jeu pendant tout le confinement en prenant aimablement et en donnant régulièrement des niouses de leur enfant et de son travail à la maison, en envoyant des photos, en participant sur le blog de l'école, et puis d'autres qui ne se sont jamais manifestés pour quoi que ce soit, ne répondant ni aux mails ni parfois même aux messages laissés sur leur téléphone. (On les a appelés, plusieurs fois pour certains, pour être sûr qu''ils recevaient bien tout ce qu'on leur envoyait (oui, merci, pas de souci) parce qu'on finissait par se demander s'il n'y avait pas un souci technique quelconque avec nos envois depuis la boîte mail de l'école.)
Et ben le jour où on a envoyé le sondage pré-déconfinement pour savoir quels enfants reviendraient à l'école, ce sont ces mêmes parents qui ne s'étaient jamais manifestés pour rien qui nous ont répondu dans l'heure pour dire que Oui oui oui, ils reviennent, hein, pas de blague il nous faut une place, on bosse, nous!
Ah ça, on était bien contents d'avoir de leurs nouvelles. Et on a été rassurés sur le fonctionnement de la messagerie. Cherchez l'erreur.


Cherchez l'erreur:
J'ai parfaitement bien intégré les gestes barrière et toutleblablabla et pourtant
dans mes rêves avec Mads je suis incapable de les respecter,
 aagh, m'obligez pas à faire un dessin, ma mère lit ce blog.

dimanche 10 mai 2020

Vrac, micmac et foutrac du dernier dimanche de confinement (avant le prochain) ♬♪ Le dernier train, toujours le même Pour ce pays en noir et blanc Où on s' fait plus de mauvais sang Fleur de ma ville du sang sur tes épines Tu prends ce que j'ai Tu n'me dis pas où je vais ♬♪ *

Alors voilà, on y est, on va sortir.
Je pense que vous n'allez pas me croire, mais après l'avoir tant attendu et espéré,  je n'en ai plus trop envie, maintenant.
J'ai mis des semaines à m'habituer à cette anormalité que nous avons vécue, et c'est maintenant le retour à la normale qui m'inquiète, même si je sais bien que ça ne sera pas tout à fait normal tout de suite quand même, j'espère que vous me suivez. En tout cas, je sais pas vous, mais moiperso, le simple fait de voir un film avec des gens sur une terrasse de café ou qui se serrent d'un peu trop près me donne illico l'envie-réflexe pavlovien d'un bon gros nettoyage de mains quarante secondes et pas une de moins à l'eau savonneuse.

En attendant, ce dernier week end, j'ai fait une orgie de sucre encore plus que d'habe mandieumandieu, mais dès demain c'est fini, je redeviens raisonnable. Les Français ont pris en moyenne deux kilos et demi pendant le confinement? laissez-moi rire, les petits joueurs.

A part ça, dites-moi si ça vous a fait pareil, j'ai ressenti ces deux derniers jours le besoin urgent, irrépressible et absolument vital de faire en quatrième vitesse tout ce que je n'avais pas eu le temps de faire tranquillement en deux mois de confinement, comme si plus jamais dans ma vie j'aurais de temps pour rien faire: ranger ma penderie, classer mes livres par couleur, arroser toutes mes plantes vertes, nettoyer les rigoles du garage, ma cuisine de fond en comble et trier tous les fils électriques qui servent à rien dans cette baraque.
Ah ça, je me demande bien où je vais trouver l'énergie demain pour condamner les accès, bâcher, enrubanner tous les meubles, coins-jeux et objets de ma "classe" afin qu'il n'en reste plus rien que dix tables éloignées d'un mètre les unes des autres et une barquette avec du petit matériel individualisé posée sur chacune.



Un peu de Mads pour rendre un peu sexy ton protocole sanitaire, peut-être?


* Téléphone

mercredi 6 mai 2020

Niouses # 16


Mes petits bonheurs:
- le premier déjeuner dehors  (enfin: dehors, sur la terrasse, on se comprend)
- l'odeur de l'herbe fraîchement coupée et le soleil revenu
- des photos rigolotes envoyées par mes petits élèves (et sur ce sujet, nous en resterons là, voulez-vous?)

(ah si, juste une chose:
- attendu que je dois faire se laver les mains à mes élèves à leur arrivée à l'école puis juste avant leur entrée en classe, avant et après le passage aux toilettes, avant et après la récré, après qu'ils se sont gratté le nez, les yeux, les oreilles, les fesses, les verrues, les pustules, après qu'ils se sont mouchés, qu'ils ont toussé, éternué, après qu'ils ont manipulé un objet, pire encore: un objet possiblement contaminé, après qu'ils ont donné la main à un autre, pire encore: à un autre qui avait les mains sales, après qu'ils ont mis les mains à la pâte, dans les poches, dans le cambouis, et avant leur départ à la maison,
- attendu également que je n'ai pas de point d'eau dans ma classe,
je me demande très sérieusement s'il ne vaudrait pas mieux faire classe directement dans les chiottes) (?)

dimanche 3 mai 2020

Vrac, micmac et foutrac du septième dimanche de confinement ♬♪ Le vent l'emportera Tout disparaîtra Le vent nous portera La caresse et la mitraille Cette plaie qui nous tiraille Le palais des autres jours D'hier et demain ♬♪ *

Concernant la réouverture des écoles, je voudrais juste dire une chose: qu'on arrête de nous dire que Si le protocole sanitaire ne peut être respecté alors les écoles n'ouvriront pas, parce que sitôt entrés dans l'école, je ne donne pas trente secondes graaand max à deux élèves de maternelle n'importe lesquels pour se toucher, se parler sous le nez, s'échanger un objet. Un enfant raisonnable de cinq ans, même si tu lui as bien expliqué et qu'il a intégré le fait qu'il doit tousser ou éternuer dans son coude ou parler à distance des autres n'aura probablement pas le réflexe de le faire le moment venu.
[Quel est donc l'intérêt de conceptualiser pendant des heures une entrée en classe par plusieurs accès (ah ben tiens je n'ai qu'une seule et unique porte d'entrée dans ma classe, il y en a bien une autre, mais elle donne sur la classe voisine, et il faut éviter le brassage des élèves) ou une gestion des circulations dans la classe et dans le couloir avec sens unique de circulation, signalétique et marquage au sol (pour info, dans mon école, le couloir qui mène aux classes est large de même pas deux mètres je dirais, et en cul de sac)(on peut détailler une à une toutes les préconisations, ce sera pareil, on a bien compris le problème), je vous le demande?]
Soit réellement on estime que le protocole sanitaire doit être scrupuleusement respecté, dans ce cas on n'ouvre pas les écoles car il.ne.le.sera.pas,
soit on accepte l'idée que tout le monde essaiera de le respecter et de le faire respecter du mieux qu'il pourra et ça sera déjà pas mal.


Mes petits bonheurs:

- un chouette zoom qui a réuni virtuellement le triangle d'or infernal Orléans-Nantes-Chartres, soit Minipuce et Roucoulicoucou, Brisefer et Minimignonne, les Aïeux zouzou, nous -et Puceminus par intermittence depuis sa chambre à l'étage samedi soir, ça faisait du monde au balcon.
- une balade avec l'Ours (toujours la même, en réalité, mais avec retour précipité sous une pluie battante, ça change).
- la relecture de Vingt quatre heures de la vie d'une femme de Stephen Zweig, auteur que je lisais vers l'âge de vingt ans et dont je n'avais rien relu depuis (mais j'ai en ce moment une folle envie d'histoires d'amour, pas vous?)
- mes chatounes qui, quand elles ne se battent pas à en perdre une moustache, sont comme deux coeurs dans une même culotte.


* Noir désir