Le mercredi, je me réveille plus tard que d'ordinaire, j'ai sous ma couette une chatte ou deux, qui se disputent la meilleure place et se lèvent comme des ressorts en même temps que moi alors que je leur propose chaque fois de rester puisque rien ne les appelle mais le mercredi comme les autres jours, elles s'imaginent que je vais leur donner de nouveau à manger, après l'Ours qui est levé depuis belle lurette quel que soit le jour. Le mercredi ne fait pas d'effet sur lui. Le mercredi j'ai parfois une réunion le matin mais pas toujours heureusement parce que ces jours-là je ne suis pas belle à voir, pas de bon poil en tout cas. Heureusement, il y a le mercredi sans rien, le mercredi qui s'ouvre comme une parenthèse, je regarde un film ou deux, parfois au cinéma, je fais le plein à la médiathèque en prévision du weekend, je file au vent sur mon biclou, je vais ici et là, chez l'opticien chez le cordonnier, je passe les coups de fils que je n'ai pas le temps ni parfois le courage de passer en semaine, je range mes papiers, mais le mercredi je ne rattrape aucun retard. Le mercredi, je respire, le mercredi je note des détails que je ne vois pas les autres jours, le mercredi j'entends les oiseaux, le mercredi rien ne presse et rien ne m'attend, le mercredi j'ai le temps je rêve.
Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."
Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."
mercredi 10 décembre 2025
J'ai le temps je le prends.
dimanche 7 décembre 2025
Vrac, micmac et foutrac (et lundi qui rôde en maniac).
Ce fut un chouette weekend, merci de demander, celui où nous avons fêté dignement le nouvel âge de Minipuce désormais officiellement un peu plus proche de la trentaine que de la vingtaine, ce qui ne la rajeunit pas et moi encore moins, vu notre adorable Bébézou Première et notre tout petit Bébézou qui vient de nouveau d'être upgradė, des soins intensifs à l'unité kangourou et crois-moi, on s'y retrouve, niveau standing: grande chambre bien plus au calme, vraie lumière naturelle, vue dégagée sur le couloir, un lit pour sa maman et/ ou son papa, toute petite couveuse ouverte, bien moins de bips et de fils partout, ce qui permet le toucher de Bébézou sans avoir l'impression de devoir désamorcer une bombe auparavant. La business class du préma, quoi (un surclassement, ça ne se refuse pas).
Et puis pendant que nos Bébézous se portent à merveille, on attaque à l'école les deux dernières semaines avant Noyel (dans le monde parallèle de la maternelle, j'estime que ça doit bien valoir au moins dix mois en année chat), les départ de nuit, retour de nuit et la pluie au milieu, ta tête de mouton trempé donc, et les paillettes de la merdouille de Noël que manufacturent tes élèves que tu retrouves un peu partout, jusque dans ta culotte. On fonctionne au chocolat et à l'instinct de survie. Vous comprendrez donc pourquoi je vous laisse déjà: je dois me coucher tôt.
Un Brisefer et deux Bébézous mignons sont cachés sur cette photo, sauras-tu les retrouver?dimanche 30 novembre 2025
Honteusement pompé sur un billet de 2013 (la vie est un éternel recommencement).
dimanche 23 novembre 2025
Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.
De ce weekend on se souviendra comme d'un weekend de novembre où il a fait très froid puis étonnamment très doux en deux jours (la météo est-elle gérée par un stagiaire qui s'amuse à jouer avec les boutons?), où on n'a pas fait grand'chose à part dîner avec les amis chers samedi pour éviter de basculer dans la clandestinité sociale, où c'était pourtant le weekend du grand changement de dizaine pour l'Ours (il ne veut pas dire laquelle, de dizaine, tu penses) mais comme personne dans la famille n'était là pour le lui fêter on ne l'a pas fêté (encore)(on attend le quorum, le réglement intérieur est formel). Bref un weekend bof à l'esprit pas ouf ou l'inverse, mais on me promet une semaine excitante, ça rattrapera.
Heureusement, pour compenser ce weekend mou du genou, on a le valeureux petit Bébézou qui fête aujourd'hui son premier mois de vie, a pris un kilo depuis sa naissance et certainement aussi quelques centimètres, arrive à téter sa maman, et a été upgradé du service de réa à celui des soins intensifs, c'est peut-être un détail pour vous mais pour nous ça veut dire beaucoup (comment ça, je chante toujours les mêmes chansons?)
[Vu et (plutôt) aimé, un peu comme tout le monde, la série Los años nuevos; et vu au ciné récemment, Les braises, qui ne m'a pas emballée plus que ça, à vrai dire. Et je recommande chaudement cette BD, en passant.]
lundi 17 novembre 2025
Ranger/se ranger, c'est renoncer ( brève d'école).
J'ai cette année dans ma classe un petit R. de toute beauté comme il en passe parfois dans une carrière de maîcresse, mais pas si souvent dommage pour elle, drôle, malicieux, la répartie qui claque.
À presque l'heure des mamans, je demande qu'on commence à ranger les jeux. Allongé de tout son long sur le tapis tel un prince oriental en fin de service, Mais maîtresse, si on laisse tout, demain c'est déjà prêt!
Et le croirez-vous, seulement quelques minutes après (avoir rangé, nameho tu crois quoi? c'est lui ou c'est moi qui tien(t)s la barre du destin collectif, hum?), alors que je demande à ce que tout le monde se range un peu avant de sortir, pour d'éviter l'effet troupeau, il rouspète qu'il n'aime pas se ranger parce que Quand on donne la main à quelqu'un, on n'est plus libre.
Les bases de la procrastination et de la philo posées tranquilémile dès la grande section, c'est cadeau (et hoplàà!)
lundi 10 novembre 2025
Brève d'école.
(Pendant que j'attache les manteaux, moment des confidences par excellence):
- Toi, tu es la cheffe des dames. Mais sauf que t'as pas de couronne.
- (Si. J'ai une couronne administrative, ça s'appelle. Elle est faite de remontée d'effectifs, de circulaires et de formulaire d'accidents bénins.) C'est parce que je la cache dans mon tiroir secret.
- Ah. (dubitative) Toi, t'es la cheffe des dame, mais c'est F. (la dame de cantine ndlr) qui est la vraie reine en vrai. (sentencieuse) Parce qu'elle, elle a sa couronne tous les jours! (sa charlotte de cuisine, donc. A chacun son règne.)
dimanche 2 novembre 2025
Fin de vacances, envoyez du renfort.
Je ne voudrais surtout pas avoir l'air de me plaindre de tout ce qui m'arrive, mais c'est un fait: ces vacances ont filé comme une récré de dix minutes et je vais reprendre le chemin de l'école fatiguée. Euh, exténuée, même. [Et ça tombe mal, parce qu'il ne vous aura pas échappé que ce que dans notre jargon de maîcresses nous appelons la très redoutable P2* est la plus dure de l'année (juste un peu devant l'interminaaaable P5**].
C'est que j'ai alterné les marathons, figurez-vous.
L'un au soleil en marchant 117 km et 620 m (mon podomètre faisant foi) en une semaine de tour de la (côte Ouest de la) Sicile, c’était beau, c’était chaud, c’était l’aventure (sauf que l’aventure, voyez-vous, c’est crevant.)
Le marathon du stress, de l'attente et des mauvaises nouvelles qui tombaient en escadrille aussi, tu imagines bien, pour Minimignonne et pour le tout petit Bébézou alternativement, alors qu'on était loin et qu'on ne pouvait pas faire grand chose pour eux.
L’autre marathon chez moi tout de suite après, à courir derrière ma Bébézou mignonne, qui galope désormais, armée d’un biberon et de compotes de poire, à porter dans les escaliers, à soulever du lit, de la poussette, de la baignoire. Réflexes affûtés, somnolence nocturne et vigilance diurne à 360°. Présentement, je n'ai plus de dos, je jure.
Et puis, comme si j'avais besoin de ça, j'ai dû gérer aussi les états d'âme des bêtes féroces, non mais sans blague, l'une jalouse comme un pou de la petite et boudant dans son coin, l'autre terrorisée par elle et se terrant dans mon placard à culottes.
Il y avait bien de quoi fatiguer une grand-mère, hein. Mais contre toute attente, je suis toujours vivante. Et je me reposerai en classe dès demain, allez.
A part ça, j'ai bien aimé Tant mieux d'Amélie Nothomb [mais Bellzouzou l'Aïeule, non: elle a trouvé ça complètement invraisemblable, l'histoire de l'arrière-grand-mère sadique et serial killeuse de chats (j'ai fermé les yeux à ce passage-là)], et Kolkhoze d'Emmanuel Carrère m'a (tellement agréablement) accompagnée durant mon périple en Sicile.
Et mon Bébézou deuxième du nom, valeureux petit combattant, a déjà bien dépassé son poids de naissance et pèse ce soir 1 kilo et 706 grammes, c'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup.
* P(ériode)2 = entre vacances d'automne et vacances de fin d'année, l’équivalent scolaire du col du Galibier, sans les paysages.
** P5 = la dernière période de l'année scolaire, celle où on trouve que L'éternité est bien longue, surtout vers la fin. (W. Allen)
lundi 27 octobre 2025
(toujours plus de) Bébézou(s)
Figurez-vous les amis que je m'apprêtais ces jours-ci à vous faire une grande annonce et que je ne comptais pas ménager mes effets, hé hé.
Mais je n'ai même pas eu le temps de vous annoncer que Tadaaaaaam! après 2024, qui avait été un excellent cru pour la famille Zouzou, 2025 ne se terminerait pas sans qu'elle s'agrandisse de nouveau, avec l'arrivée d'un petit Bébézou second
(Tu lis bien. Hiiiiiiiiiii.)
ou bien que ce serait pour les tout premiers jours de 2026, on n'était pas à un réveillon près (il choisira lequel (réveillon) il veut vous gâcher, avait dit l'échographiste, poète du gel froid sur le bide, à Minimignonne)*
Je n'avais pas encore eu le temps de me réjouir de tout ça avec vous, donc,
que, Tadaaaam again!, Bébézou second est arrivé comme un coup de vent un jour de tempête (littéralement), trèèès en avance donc, et alors même que l'Ours et moi étions en vacances en Sicile. Il a le sens du timing, ce petit, on peut dire.
Nous voilà donc encore un peu plus riches d'un Bébézou nouveau, mini-format mais maxi-volonté, qui a décidé de faire de sa couveuse son spa personnel et qui mène sa barque comme un roi, qu'il est (indice), avec sa petite tête du gars qui sait ce qu'il fait (grandir, grossir, pour pouvoir rentrer vite à la maison faire son grand numéro) (plan en trois étapes, solide, validé par la néonat).
Alors disons le comme ça: nous, on ne gère rien, à part les émoticônes en petits cœurs qui sortent des yeux et les points d'exclamation envoyés en réponse aux photos qu'on nous envoie, mais ses parents, aaah ses parents, ils tiennent la baraque comme des héros increvables, ils parlent déjà l'incubateur et le langage des bips couramment et vivent dans cette étrange temporalité du service néonat où le jour et la nuit se confondent et où chaque gramme gagné est un gramme gagné qui vaut cher. Mignonne, ma bru fantastique, avec sa petite Bébézou d'un an tout rond et son tout petit Bébézou* préma, elle même pas très en forme (euphémisme léger), mais tout en courage, solide et droite dans sa blouse d'hôpital. Brisefer, sur tous les fronts.
Moi, ce à quoi j'ai pensé presque toudsouite, figurez-vous, c'est que Bébézou second, même pas treize mois d'écart avec sa sœur, fera donc sa rentrée en petite section à presque trois ans, un an après elle, et que les pauvres Brisefer et Mimignonne seront plongés (namé rendez-vous compte) deux années de suite dans les affres des grands méchants Bac et Parcoursup (je cause même pas des tables de multiplication). Oui, parfaitement, j'ai une façon de voir les choses de la vie bien à moi, mais il se trouve que je suis prof, deux fois fille, quatre fois petite-fille et au moins une fois (faut que je demande à l'Aïeul) arrière-petite-fille, soeur, belle-soeur, épouse, trois fois nièce, et cousine de prof** (mais pas mère ni tante de prof, la nouvelle génération a flairé le danger à temps et s'est réorientée vers la vie normale semble-t-il et c'est toujours ça que Poutine n'aura pas),
vous voyez bien que ce n'est pas tant un choix de ma part qu'un lourd capital génétique (n'est ce pas).
Ce qui est sûr aussi, c'est que je ne me vante pas sur les toits d'être deux fois grand-mère, aah ça non. Autant j'ai crâné à mort à la naissance de Bébézou première, autant fouhlàààà, je dis rien cette fois-ci, hein. Ça fait mémère, deux fois grand-mère, je trouve. Je compte sur votre discrétion, bien entendu. (Mais je me suis quand même empressée d'annoncer la nouvelle à mon copain théâtreux en lui disant qu'il n'avait désormais plus que douze petits-enfants de plus que moi. Il a eu l'air de commencer à s'inquiéter un peu.)
Bref, je ne voudrais pas virer mièvre (c'est pas du tout mon genre), mais j'ai le coeur rempli d'impatience de pouvoir serrer bientôt petit Bébézou second dans mes bras. J'ai déjà mis la table familiale en position rallonge déployée, c'est pas demain la veille que mon pull ne sentira plus le lait caillé, et mon nouveau titre ronflant, c'est Mamizou, grand-mère saison 2 ****, ça, ça en jette.
* je ne voulais pas faire de divulgâching au bout de six lignes, mais: il a choisi de ne pas choisir.
** j'ai bien conscience que pour suivre ce blog, désormais, il va vous falloir un petit carnet généalogique griffonné à côté de vous ou bien vous êtes foutu: déjà qu'il y avait Minipuce, Puceminus et Minimignonne, un Aïeul et une Aïeule, une Bête féroce ancienne et une Bête féroce nouvelle, alors si en plus il y a deux Bébézou, hein. Moi même, parfois, je relis mes propres fiches pour m'y retrouver dans qui est marié à qui et quel chat mord qui.
*** un Rectorat familial à moi toute seule, quasi.
**** que je vais m'empresser de faire broder en lettres d'or sur mes tote bags.
samedi 18 octobre 2025
Vacaaaaances!
Eh ben c'est pas dommage, hein.
Je vous quitte donc pour quelques jours. Au menu: de la Sicile, et puis du Bébézou en libre-service pour la seconde mi-temps, autant vous dire que je ne vais pas mourir de faim, ni d'amour.
Allez, baci baci mes zamis, on se retrouve dans environ dix kilos de pâtes et dix kilos de bébé mignon, soyez sages (ou bien, comme moi: faites semblant).
mardi 14 octobre 2025
mercredi 8 octobre 2025
Brèves d'école
Le père qui vient nous dire que son fils se plaint qu'on l'empêche d'enlever son manteau pendant la récré, et le même jour un autre qu'on ne veille pas assez à ce que son enfant soit bien couvert pendant les récrés et que c'est pour ça qu'il est encore malade (ouverture du grand complot des enseignants contre la thermorégulation des enfants) (nous on rame pour que les cahiers soient bien signés et rendus, pour que les parents assistent aux réunions de rentrée, accompagnent aux sorties, répondent aux demandes de rendez-vous pédagogique, acceptent l'idée d'un petit bilan chez l'orthophoniste ou chez le psy sco, entendent ce qu'on a à leur dire de l'attitude de leur mouflet, s'intéressent un peu à ce qui se fait en classe. Mais c'est bien souvent des histoires de bonnet perdu qui motivent à fond les parents à venir nous voir).
La mère qui me demande ce qu'on a prévu de faire à l'école pour Halloween. (Regarde-moi bien dans les yeux: mais parfaitement R.I.E.N) .
La mère voulant absolument candidater à l'élection des parents d'élèves élus au conseil d'école (quoique ne s'étant jamais manifestée et n'ayant participé à aucune réunion préparatoire), qui bien renseignée et pointilleuse*, exige de figurer sur la liste unique au tout dernier moment, se fâche avec les autres parents candidats qui ont passé un temps fou à tout préparer (sans elle, donc), tout ça pour une position en 11ème place, c'est-à-dire 5ème suppléante (qui ne siègera jamais, donc). Oh et puis réflexion faite, nan, elle veut remonter dans la liste pour siéger, et fait refaire les bulletins de vote deux jours avant la distribution du matériel de vote aux familles, - certains candidats historiques décident de jeter l'éponge du coup, ah ben tiens.
'Reusement que parfois dans la boîte aux lettres de l'école je trouve un courrier d'un ancien (petit mignon) qui me sauve la semaine:
* adjectif officiel , tu penses bien que dans ma tête, c'en est un autre.
dimanche 5 octobre 2025
Le weekend du grand Rien.
Le weekend du grand Rien, c'est le weekend où tu avais prévu d'aller à Orléanscity acheter ses premières chaussures à Bébézou avec Minimignonne et claquer la bise aux Aïeux, mais tu es tellement fatiguée de ta semaine (et de celles d'avant) (et de celles à venir), et déprimée par l'automne qui s'installe, [et puis l'aïeule ta mère t'appelle vendredi soir pour te déconseiller vivement de venir parce qu'on annonce la tempête du siècle (ce sont ses mots, tu te doutes, et elle y met la même intensité dramatique que si tu devais traverser l'Atlantique en pédalo) (en matière de danger, elle s'y connaît je te ferais dire, elle a un diplôme, une médaille et une expérience vécue d'au moins trois tempêtes apocalyptiques dont une qui avait reversé la poubelle jaune sur le trottoir)]
que, bref, tu restes ici tranquiloubilou, avec ta pile de livres qui te regarde avec amour et aussi un peu de jugement vu que tu n'as rien de rien lu depuis l'été, tu bois du thé au jasmin fumant avec tes Chatounnes sur le ventre, tu ne quittes ton pyj en pilou que pour aller au ciné avec l'Ours le samedi (Un simple accident de Jafar Panahi, palme d'or 2025, très bien) et boire un verre et potiner avec copine F. le dimanche, et ça te va très bien, un weekend du grand Rien.
dimanche 28 septembre 2025
Les petits bonheurs#8
- Le beau temps qu'on a eu ce weekend, doujézu. Si jamais on est vieux à partir du jour où on devient comme sa mère sensible au temps qu'il fait dehors, et qu'on pense que Ooh ça fait du bien, ce petit rayon! en tapotant ses articulations, me voilà alors officiellement vieille.
- Ah, et last but not least: depuis jeudi après-midi, j'ai le sourire greffé à ma face en pensant que Sarkozy dormira bientôt quelques jours au moins en prison. Alors on imagine bien qu'il sera dans une cellule VIP avec service en chambre, matelas à mémoire de forme et menus sans gluten, mais quand même, avec ma cop Névrose, on s'est bien marrées à imaginer tout ce qui, en sortant de la douche, sur un malentendu, pourrait lui arriver là bas et l'empêcherait de dormir la tête haute, le pôv bichon.
dimanche 21 septembre 2025
Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.
Ce weekend, j'aurais adoré être à Nantes avec Minipuce pour voir Zeus le cheval, mais j'étais bloquée ici vu qu'on jouait avec la troupe des théâtreux deux fois de suite, ce qui était pas mal quand même aussi, il faut bien dire. D'autant que c'était les deux dernières représentations pour toute la vie entière de la pièce qu'on traine depuis neuf ans (neuf.ans. J'ai fait le calcul, c'est plus long que certains mariages), que des théâtreux des temps anciens étaient venus nous voir jouer, dont notre tout premier metteur en scène, et qu'on a fait une fête ensuite, je te laisse imaginer. Une page qui se tourne et désormais d'autres projets les uns les autres, les uns avec les autres.
L'autre jour, des parents d'élève étaient tout contents de me dire que la grand-mère de leur fils s'appelait [prénom rare de pomme de terre] comme moi (truc de fou, statistiquement improbable et c'est même pas la première fois que ça arrive, en plus*). Aah ça, j'ai dit. Et, curieuse, j'ai demandé comment la grand mère se faisait appeler, dites moi un peu, juste pour savoir. Ben: Mamie [prénom rare de pomme de terre], m'a t'on répondu. Aucune originalité dans le choix de son nom de grand- mère, j'ai pensé. Moi Mamizou, de mon prénom ridicule, pardon mais j'ai révolutionné la grand-maternité, je me suis inventé un blaze, une identité forte (Je suis snob, je sais, on me l'a déjà dit. Mais je choisis snob direct plutôt que Mamie banale, merci bien.)
A propos de grand-mère, tu le crois, ça, qu'on fêtera dans quelques jours le premier anniversaire de ma Bébézou mignonne? Mais comment on vivait avant la naissance de cette petite(-)fille, c'est la question que je me pose tous les jours depuis un an. J'arrête là, je pourrais devenir sentimentale.
dimanche 7 septembre 2025
Les petits bonheurs#7
- Les bric à brac du dimanche matin (pour encore un mois et youpiyeah accroche-toi à tes tongs.)
- Le joli déjeuner champêtre au bord du Loir chez l'ami cher qui s'est offert un petit bout de terrain avec juste un cabanon, un ponton et une barque dessus pour venir pêcher à ses heures perdues. Nappe à carreaux, saucisson et grand soleil (bon, les moustiques avaient eux aussi réservé leur table, hein), un petit chiot tout foufou qui court partout et une envie folle de sauter à l'eau avec lui (seule la crainte de choper une mycose phosphorescente m'a retenue).
- l'Ours-mon-mari qui gère tout seul cette année le milliard de prunes tombées dru et pourrissant vite du prunier fou comme si l'apocalypse était prévue pour mercredi. Déjà transformées en une bonne cinquantaine (et c'est pas fini) de pots de confiture, on peut tartiner la moitié des baguettes de l'Eure et du Loir, alors si quelqu'un veut du stock pour monter une barricade, qu'il passe commande. (Les amis les voisins les collègues rasent les murs, de peur de repartir avec encore un cageot sous le bras.)
- Et Bayrou qui dégage demain. J'ai une envie folle de lui tenir la porte façon majordome Après vous cher ami, et de la lui claquer dans le dos, pas toi ? Allez François, bisous, et sans rancune (euh. si, quand même.)





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