Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 15 mai 2022

Des petits bonheurs, malgré tout (le reste) #9

[Minute mauvaise: Il paraît que l'Education Nationale va manquer à Jean-Michel Blanquer, hahaha la bonne blague il doit se demander où il va sévir maintenant (je serais Montargeoise, je serrerais bien les fesses). Il ne manquera pas du tout à l'Education Nationale, si ça peut le consoler un peu. Education Nationale qui, comme moi si j'étais Montargeoise, donc, serre bien les fesses en attendant de connaître le successeur du sinistre.]

Mes petits bonheurs de ces derniers jours qui sont toujours ça que Poutine n'aura pas, je te dis les miens et tu me dis les tiens, dac'? (on ne change pas une méthode qui gagne):

- Ce joli, joli printemps, les robes qu'on ressort du placard, les nu-pieds, le vent dans les cheveux sur le vélo, les thés en terrasse des cafés.

- La visite de Brisefer, Minimignonne, l'Aïeux, l'Aïeule et sa soeur siamoise ce weekend, l'apéro sur les transats, les repas sur la terrasse, le délicieux tajine de ma mère et le délicieux tiramisu aux fraises de ma tante en plein soleil dimanche (mais parfaitement).

- Le running gag de Chaton. Il connaît la réponse, va, c'est juste pour de rire qu'il me pose toujours cette question quand il fait chaud.

mardi 10 mai 2022

Des petits bonheurs, malgré tout (le reste) #8

Les petits bonheurs de ces derniers jours qui sont toujours ça que Poutine n'aura pas, je te dis les miens et tu me dis les tiens, dac'?

- avoir planté une clématite dans mon jardin.

- avoir eu le temps dimanche de flâner aux vide-greniers du coin en me levant aux aurores, puis de filer à Dreux pour une dernière répète avant la représentation de l'après-midi.

- une chouette représentation devant du (beau) monde, suivie d'un goûter puis d'un apéro, puis d'un after dans un jardin. C'était doux et chaud comme le ventre de mes bêtes féroces.

- la perspective que la prochaine représentation aura lieu dans deux semaines à Quiberon, et youpiyeah baybay!

- rentrer de l'école et m'allonger jambes au soleil sans transition sur mon transat, aaaah!

- mon petit A. qui se colle à moi à la récré et à qui je demande mais enfin pourquoi il se colle à moi comme ça et par cette chaleur  au lieu de jouer avec ses copains? et qui me répond C'est parce que je t'aimeuh.

vendredi 6 mai 2022

Brève d'école.

Ce matin, un petit me présente spontanément son grand-père qui l'emmène à l'école: C'est le vieux!  

Indignée, je le reprends tout de suite [ooooh!] c'est ton papy! et me tourne vers le pauvre (en réalité, me confie-t-il, arrière-) grand-père qui pour faire connaissance et dissiper notre gêne d'adultes, mais le petit ne l'entend pas de cette oreille, qui me tire par le pull avec insistance pour me dire que Mais il est vieux, quand même, il sera bientôt mort*!!

 * phrase entendue mille fois dans la bouche de petits élèves comme dans celle de mes propres enfants, mais qui fait toujours son petit effet, je trouve, pas vous? 

Et sinon, aujourd'hui on a fait cet après-midi une course de garçons et filles de café, il y a eu pas mal de vaisselle cassée vous pouvez me croire, mais on a bien rigolé.

dimanche 1 mai 2022

Des petits bonheurs, malgré tout (le reste) #7

Mes petits bonheurs de ces derniers jours qui sont toujours ça que Poutine n'aura pas, ça serait:

- les vide-greniers de dingos qu'on a faits, copine F. et moi ce matin, au soleil, tout en potinant et dieu sait si on avait plein de potins en retard ça faisait au moins quinze jours qu'on ne s'était pas vues.

- la pièce qu'on a jouée samedi soir avec les copains théâtreux, la salle bien remplie (de gens, de rires) et le chapeau bien (bien) plein aussi, et le melon gros comme ça des compliments reçus. Le repas partagé tous ensemble jusque tard dans la nuit.

- les beaux jours oh les beaux jours qui s'installent, les transats sur la terrasse, le rempotage des plantes vertes, le bouquet sur la nappe, le vernis sur les ongles.


[Et sinon, parlons peu mais parlons bien, qu'est-ce qui fait que personne ou presque ne daigne plus commenter ici? En plusse d'être assez désobligeant, c'est démotivant décourageant démoralisant rebutant accablant et affligeant, alors hop hop hop, on est un peu mignon avec la Zouzou-mélodramaQueen des adverbes mais qui nous fait tous un peu pitié néanmoins, merci de votre compréhension et bien le bonjour chez vous.]


                                                     (Le gros chantage à l'amour, j'ai honte.)

mercredi 27 avril 2022

Brèves d'école.

Alors je sais bien que lui ou un autre ça sera le benêt blanc et le blanc benêt, mais tout de même, je tiens à dire que si Blanquer reste sinistre de l'Educnat, personnellement je le prendrai comme une provocation.

A la récré, j'utilise le micro du traducteur de mon téléphone pour parler avec un petit qui vient d'arriver à l'école et ne parle pas un mot de français et qui fait semblant de ne pas me comprendre quand je lui explique à grand renfort de gestes et de grimaces que le mime Marceau en personne ne pourrait pas faire mieux qu'il ne faut pas monter tout en haut du toboggan puis sauter tête la première, sauf à vouloir se suicider à l'école de la République. "Ne fais surtout pas ça, c'est très dangereux!!" lui fais-je dire par mon traducteur instantané, donc. Le petit réclame un droit de réponse illico, que je lui accorde, et me fait dire dans le micro que "ce n'est pas du tout dangereux: j'ai essayé, ça va!"

Pendant les vacances on donne nos blouses de peinture à laver aux gars de la mairie, et comme elles ne sont jamais revenues le jour de la rentrée, on prévoit toujours des zactivités pas trop salissantes pour les zabits les premiers jours.

                                                       Mais pour les mains, on ne garantit rien.

dimanche 24 avril 2022

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir


L'histoire ne dira pas si je suis allée voter, ni pour qui, mais on se doute bien d'à laquelle qui -entre autres défauts- n'apprend pas bien ses leçons (je suis prof) je n'ai évidemment pas donné ma voix, et auquel donneur de leçons (je suis prof) il était question, une fois encore Lordjézusse, que je la donne de mauvaise grâce pour ne pas la donner à l'autre mais à qui je n'arrivais pas à me résigner de le faire (car je suis prof, justement, entre autres raisons), même la nuque courbée comme on me recommandait de le faire, aaah ça, c'est une bien sombre histoire que cette histoire de deuxième tour qui se répète, si vous voulez mon avis.

Alors, ces vacances, hummm? (pour changer vite de sujet) Le Morbihan, c'était comme dans mon souvenir: bien joli, et ensoleillé avec ça, comme j'aurais jamais cru qu'il pusse (si je veux) faire aussi beau et chaud en Bretagne, mes coups de soleil en témoignent, de même que le nez qui pèle de toute beauté avec lequel je suis rentrée. Présentement, pour vous dire, je perds des croûtes de peau du nez, je sais déjà sur quoi vont focaliser mes petits élèves demain, et j'ai même pas une semaine pour retrouver apparence humaine, vu qu'on joue samedi soir avec la troupe de théâtreux.

Sinon, (ça a été un peu les vaches maigres, mais) côté lectures, j'ai beaucoup aimé Changer: méthode d'Edouard Louis, et assez aimé Porca Miseria de Toni Benacquista, malgré les longueurs, pardon mais j'ai trouvé, et côté ciné, j'ai assez aimé aussi En corps, le dernier Klapish, malgré les longueurs, pardon mais j'ai trouvé aussi.

Là-dessus, mes amis, je vous souhaite la soirée électorale bonne et les cinq prochaines années pas trop douloureuses -notez que je ne vous cause pas de votre retraite, je ne voudrais pas finir en étant si méchante.

lundi 11 avril 2022

Des petits bonheurs, malgré tout (le reste) (mais je relativise pas mal) #6

 

Mes petits bonheurs de ces derniers jours qui sont toujours ça que Poutine n'aura pas, ça serait:

- Avoir retrouvé mes petits élèves pour seulement une journée vendredi dernier, voilà juste ce qu'il me fallait avant les vacances. (je relativise: il a plu des cordes toute la journée et on a dû rester enfermés, j'avais à peine la moitié de mon effectif car cluster de folie dans ma classe (mes collègues ne voulaient même pas qu'on se croise dans le couloir), et les pauvres petits présents étaient à la fois si crevés et si excités que je n'ai r.i.e.n pu obtenir d'eux, aaaaah ça, sacrée journée, croyez-moi)

- Brisefer mon fils qui avait une compète de ping dominicale près de chez nous et qui est venu dormir samedi soir (je relativise: bon, le pôv', il avait mal au ventre en arrivant, et il a été malade touteuh la nuit, il s'est fait porter pâle pour ses matches, et il a dormi la plupart du temps).

- la perspective de plusieurs représentations avec la troupe des théâtreux en folie fin avril et début mai; on n'a pas joué depuis (je n'arrive même plus à me souvenir), on a traversé un désert, mais on a des dates calées jusqu'à décembre (dingue) (et je relativise rien).

- être présentement en vacances et en très bonne compagnie dans le Morbihan sud et hopla. (Je relativise: pour l'instant, il ne pleut pas.)

- j'aimerais pouvoir dire que mon plusse grand petit bonheur du jour c'est d'en avoir deux autres que les deux qu'on a au second tour, hélas trois fois hélas. (Néanmoins, je relativise: je remercie la Pécresse de m'avoir bien fait rigoler, la pauvre chère, qui a un patrimoine officiel fort (fort) conséquent, et qui demande néanmoins l'aumône à ses sympathisants, pour pouvoir payer ses frais de campagne, elle qui s'est endettée personnellement à hauteur de cinq millions d'euros, pleurniche-t-elle. Faut-il lui rappeler ses propres mots: moi, je crois à la valeur travail, pas à l'assistanat, pensez-vous?)

dimanche 3 avril 2022

Des petits bonheurs, malgré tout (le reste) #5

La semaine dernière, ma collègue de la classe d'à-côté et moi on cherchait une idée de poisson d'avril à faire à nos élèves, et on n'avait pas encore eu le temps de trouver qu'on s'est retrouvées positives toutes les deux en même temps pour le 1er avril. Dire que l'idée était là, juste sous nos nez, et qu'on n'a pas été fichues de la trouver, pff.

Mais je vais te dire, depuis que j'ai été testée positive, je vais beaucoup mieux. Non mais vraiment: j'ai eu de la fièvre et sué toute l'eau de mon corps pendant trois nuits et eu des courbatures partout même dans des endroits où je ne soupçonnais même pas qu'il fût possible d'en avoir (me demande pas), mais  c'est alors que je me sentais beaucoup mieux qu'il est apparu officiellement validé par la science que j'étais positive alors qu'avant non, va comprendre. C'est comme mon nez qui est bouché mais qui coule néanmoins abondamment, va comprendre. 

N'empêche, même sous covid, on peut trouver des petits bonheurs qui sont toujours ça qui illumine ta vie et que Poutine n'aura pas:

- Je suis arrêtée pour la semaine et la saison deuxième d'En thérapie arrive pile poil à ce moment précis, timing absolu et parfaitement imperfectible, hoooplà! Le premier jour, j'ai zieuté les vingt premiers épisodes sans respirer, et puis subitement, enfer et putréfaction, ma box a planté là comme ça d'un coup (comme je te le dis), j'ai pensé que j'avais peut-être été un peu xagère et gourmande et je suis allée me coucher dépitée et très inquiète tu penses, mais dès le lendemain aux aurores ça remarchait dieux du ciel, Docteur Dayan prends-moi toute, tu peux, je suis pas ta patiente.

 - Je me suis trouvée allongée sur mon canap à regarder tomber les flocons de neige un vendredi matin de fin de période où presque tout le monde à l'école, s'il n'est pas covidé et isolé, est fatigué et mal fichu et mal luné, où il caille à mort et neige sans discontinuer et par conséquent il n'y aura donc pas de récré de la journée et c'est le jour des poissons d'avril à se faire cotscher dans le dos, haan je n'ose pas imaginer l'état des miochons, doujézu.

- Je suis un peu pestiférée chez moi donc je squatte le canap avec à portée de main, sur moi : un grand plaid en peau de mouton et mes chatounes ronronnantes, et disséminés autour de moi: du dolip et des kleenex en grande quantité, mon téléphone, des livres, l'ordi, la zapette de la télé, l'Echo-les-bons-tuyaux de par chez moi, du thé au citron et du chocolat au nougat. Personne ne vient me causer de près, et de loin je fais semblant de ne rien entendre, et les gens qui me téléphonent ou me textotent le font uniquement pour me plaindre. Je biche.

dimanche 27 mars 2022

Des petits bonheurs, malgré tout (le reste) #4



Les petits bonheurs glanés ici ou là ces derniers jours, et qui sont toujours ça que Poutine n'aura (toujours) pas ce weekend, ça serait ça:

-  Les draps qui sèchent dans le jardin, le cerisier et le prunier en fleur et la glycine oh combien prometteuse, l'odeur de l'herbe fraîchement tondue et Mina-bête féroce qui patiente des heures et des heures en embuscade devant le mur du fond du jardin en espérant en voir tomber une souris juste sous son nez, je suppose.

- Le tueur de l'ombre, la série danoise qui hante mes soirées et mes nuits, parce que j'aime tout ce qui est danois je te rappelle, et que j'adore me faire peur, qui plus est.

- La petite A. de la classe d'à-côté, trois ans depuis peu et quinze kilos toute mouillée, qui ne veut pas passer la récré ailleurs que sur mes genoux et qui fait office de vidéo-surveillance multi directionnelle d'une efficacité redoutable même dans les angles morts, m'indiquant en temps réel de sa petite voix pointue qui embête qui, qui a son lacet défait, qui pleure, qui vient de rentrer en loucedé dans les toilettes, qui a ôté son manteau, bref petite A. la Queen des fayottes qui me permet de boire mon thé mangue et citron vert en parfaite quiétude pendant qu'elle surveille les vaches sont bien gardées je peux te le garantir sur facture.

vendredi 25 mars 2022

Au pays de Candy -et de la méritocratie.

La minute mauvaise, longue comme un jour sans fromage, mais nécessaire -si c'est pas pitié, avec ce beau temps, de devoir causer de choses pareilles:

Macron souhaite payer les profs au mérite (qu'on m'explique comment on évaluera ce mérite, d'abord) au prétexte que certains n'auraient pas joué le jeu pendant le confinement.

Alors mon petit monsieur,  je vais être claire: lors du confinement de 2020, la seule démissionnaire, c'est Madame l'Education Nationale herself en personne. Personne n'a aidé les profs, entendons-nous bien: Blanquer avait beau répéter à l'envi dans les médias que nous étions prêts, (hahaha), il n'y avait r.i.e.n de prêt en réalité, pas une interface de visio, pas un support pédagogique, et aucune aide en matériel (utilisation des ordis et connections internets privés et des téléphones persos). Il n'y avait rien, rien de rien, ni tout de suite, ni après. Je passe sur l'absence de masques adaptés, sur les autotests reçus très tard (pour ma part, fin janvier 2022, en même temps que les masques chirurgicaux ou FFP2 -de chantier, importables) sur la non priorité de vaccination (aucune mesure de protection, pour tout dire), j'arrête là, j'en ai suffisamment causé ici. L'administration n'a rien fait d'autre que de demander aux profs de se démerder. Ce qu'ils ont fait.

Déclarer que Certains n'ont pas joué le jeu, c'est dégueulasse pour toutes ces raisons, et aussi parce que c'est monter les uns contre les autres de façon malhonnête, parce que c'est humiliant, parce que c'est infantilisant (on va punir les mauvais profs et récompenser les bons, na!) et parce que c'est profondément  injuste.

Mais ce n'est pas tout. Macron envisage un pacte nouveau pour les enseignants  stigmatisant leurs trop nombreuses absences et vacances (il va falloir les réduire, les profs devront se former sur ce temps-là), remettant en question leur temps de travail (il faut un suivi plus individualisé des élèves, augmenter le temps de présence des flemmasses dans leurs établissements), marquant sa volonté de publier publiquement les résultats des établissements et de les mettre en concurrence. On voudrait privatiser l'école et managériser l'enseignement qu'on ne s'y prendrait pas autrement . Article de Libé ici.

dimanche 20 mars 2022

Des petits bonheurs, malgré tout (le reste) #3

Les petits bonheurs glanés ici ou là qui sont toujours ça que Poutine n'aura (toujours) pas ce weekend, ça serait ça:

- la vue sur le magnifique cerisier à fleurs du jardin d'à-côté, et le bonheur de Mina-bête féroce qui vit sa meilleure vie en redécouvrant le soleil, la terrasse, les petites bêtes et les herbes folles.

- le weekend avec Brisefer et l'Aïeule, Brisefer pour des travaux dans la maison avec son père, et l'Aïeule juste pour le plaisir de cuisiner, d'aller chercher le pain le matin et de paresser sur les transats au soleil toutes les deux.

- le délicieux Pithiviers apporté par Brisefer (rentré de déplacement à Pithiviers, justement, comme par hasard.)

- l'Aïeule-ma mère, la femme la plus gentille du monde, qui n'a jamais un mot plus haut que l'autre et ne médit jamais sur quiconque (je jure), qui subitement, alors que nous passons devant l'Atelier des sourcils de Chartrescityville (où j'ignorais bien, ma foi, avant qu'elle me le fasse remarquer, qu'il existât un atelier des sourcils) bref, alors que nous passons devant, persifle entre ses dents Tiens, un endroit où il faut envoyer A. de toute urgence (personne affublée d'un splendide monosourcil, dont je lui ai montré la photo juste avant) (mais pas à cause du monosourcil tu te doutes).

- les plans imaginés par l'Aïeule, encore elle, pour éliminer Poutine (je jure), elle en a deux (un vraiment démoniaque et un plan B, il va falloir que je trouve le temps de vous raconter ça en détail) (je dis à l'Aïeule que je vais raconter ça sur mon blog, elle me répond très sérieusement (je jure) que Suuuurtout pas, tu pourrais tout faire échouer!) Ma mère, je vous jure (points de suspension).



vendredi 18 mars 2022

Brèves de mater.


On m'a très gentiment offert ça ce matin, et je vous entends déjà rigoler bande de pas charitables, mais vous avez tort, parce que c'est une (moitié de) jumelle pour voir créloin et on voit super bien en effet, parce qu'il y a du cotsche au bout, c'est très élaboré comme conception, je suis ravie, pensez.

J'ai une classe de petits, de moyens et de grands, tous mélangés, poussez-pas des hauts cris, ça me plaît, à moi (mais parfaitement). J'ai donc plusieurs niveaux de compréhension dans ma classe. J'essplique. Ce matin, je demande ce que signifie l'expression Avoir un coeur en or dans la chanson qu'on écoute (mais où est donc passé Nestor, le plus fort des alligators, celui qui a un coeur en or et qui jamais (jamais) ne mord..). Là, j'ai tous mes petits qui me regardent avec des yeux ronds comme des soucoupes, j'ai un moyen qui me répond que ça veut dire qu'il a un coeur en or, et j'ai un grand qui me dit que Ça veut dire qu'il est riiiche!

dimanche 13 mars 2022

Des petits bonheurs, malgré tout (le reste) #2


Alors je sais pas vous, mais je trouve que ça devient compliqué de trouver des (même petits) bonheurs au milieu de toutes ces nouvelles si peu réjouissantes. En cherchant (vraiment) bien, ça pourrait être:

- Avoir découvert, à la faveur d'un anniversaire dans ma classe, qu'il existait désormais (si ça se trouve, ça existe depuis longtemps et personne ne m'en avait rien dit, scandââle) des carambars au caramel sous forme de sucette (les avantages sans les inconvénients-colle aux dents, genre) (je ne suis pas sûre que cette découverte soit une bonne nouvelle) (pour ma taille de guêpe) (du tout du tout).

- Faire des bouquets de branches de prunus pour poser ici ou là dans la maison .

- Me faire plaquer sur le canapé par mes deux bêtes féroces (mais vraiment: elles s'étalent de tout leur long, une sur mes jambes une sur mon ventre, et je ne peux plus bouger, je jure) et profiter de ce que je suis immobilisée pour (rere)regarder quelques épisodes de Normal People.

Je vous laisse la parole pour raconter les vôtres, de petits bonheurs, parce que les petits bonheurs des uns rejaillissent toujours un peu sur les autres (phrase profonde écrite ici-même l'an dernier à peu près à la même époque, relue il y a peu et dont je me suis dit qu'elle pouvait être resucée sans problème, aussi facilement qu'une sucette carambar.)

mercredi 9 mars 2022

Edition spéciale classe nature

 

Alors non seulement j'ai des bottes moches de l'avis de tous (mes élèves) (entendez qu'elles sont bleu marine et sales et n'ont pas d'écaille de dragon le nec plusse ultra de la botte, sache-le), mais de plus, facteur aggravant, elles n'ont pas de dents en dessous, et ça, ça fait glisser et avancer pas vite paraît-il, je le saurai pour la prochaine fois.

Dans la rivière, on a vu un ragondin qui, par le biais du téléphone arabe, était devenu à la fin de la journée un dragon d'eau.

Revenant de la forêt tout en hauteur vers notre bus, plusieurs options s'offrent à nous, et je suggère à mes élèves de prendre "la descente de la mort", et tout le monde est hyyyper partant tu penses, sauf une petite cocotte qui me demande si C'est son vrai prénom, la descente de la mort ?

(La suite en fin de semaine, -si j'ai tenu jusque-là).