Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

vendredi 15 mars 2019

Grands dieux

Vous allez dire que je radote, mais
je n'arrive pas à comprendre
non, je n'arrive pas à comprendre
qu'on puisse payer si cher grands dieux
pour un gâteau d'anniversaire à l'école
si plein de crème et si plein de cochonneries
si malpratique à manger pour des petits
et si ridiculement petit pour 27 de toute façon.

Ma collègue, qui à n'en point douter, a bien plus d'humour que moi, n'a pas pris la mouche aujourd'hui, quand une élève de grande section (à l'hérédité chargée) lui a dit texto, brute de port et d'emballage:
"- j'aime mieux maîtresse S. [qui la remplace un jour par semaine dans sa classe] que toi!
- ah, mais c'est ton droit le plus strict!
- oui, parce qu'elle [maîtresse S.], je ne la vois qu'une seule fois dans la semaine, alors que toi, c'est beaucoup plus, et toutes les deux, moins je vous vois, mieux je me porte!"

(La même petite élève qui, le matin quand elle joue dans le coin dînette, braille bien fort dans la classe Attends attends, je me prépare un café parce qu'aujourd'hui, je sens qu'il va pas falloir me chercher!)

lundi 11 mars 2019

Question: ma petite S. se prend-elle pour un oursin?

mercredi 6 mars 2019

Brèves de mater.

Depuis le temps, j'en ai entendu des excuses de parents quand leur petit a raté l'école alors qu'il n'avait pas de raison (valable) de la rater, tu peux me croire, j'en ai parlé souvent ici, même.
L'autre jour, au téléphone, une maman me dit qu' Il n'est pas venu à l'école, parce qu'il ne s'est pas réveillé ce matin. Si le petit ne se réveille pas (et ne réveille pas ses parents, donc), ben il ne va pas à l'école, c'est pourtant simple à comprendre, non? je me demande pourquoi on prend la peine de me téléphoner.

Dans mon école, la miss France des écoles (au moins), il suffit d'une rafale de vent, et hop! un carreau qui saute. On comprend bien pourquoi on a interdit les ballons dans la cour.
(Chante en canon avec nous: Encore un carreau d'casssé, v'là l'vitrier qui paaaaasse).

La miss France des écoles, je te dis.

'Reusment je trouve encore des occasions de rigoler, avec mon petit G. qui n'aime pas les choux de bretelle et connaît bien les dominos, maman elle en fait sur son tapis, mais c'est pas les mêmes pareil que à l'école.

samedi 2 mars 2019

De la filouterie de l'Ours.

L'Ours, rentrant à la maison son sac de piscine d'une main et le courrier de l'autre avec son air de content de lui sans y toucher *:
"- c'est bientôt ta fête**, dis donc!
-  (suspicieuse, tout de suite) hum. Comment tu sais ça, dis-moi un peu?? (vu que tu ne connais aucune date de rien, à part celles que tu as apprises à l'école, mais sûrement pas celle de mon annive***, et encore moins celle de ma fête, tu penses.)
- (bafoué dans son honneur) mais n'importe quoi, bien sûr que je connais le jour de ta fête, et puis quoi encore?
- bien sûr. Hum.»
J'ai cherché d'où diantre il pouvait tenir ça, et tout à coup, dans la cuisine, m'a sauté aux yeux sur la pile du courrier une carte publicitaire [Zouzou], c'est bientôt votre fête! venez profiter de votre cadeau en magasin! d'Yves Rocher.


* copyright l'Ours
** pas la peine de chercher mon prénom dans le calendrier, cette histoire est intemporelle.
*** pour être tout à fait honnête, je suis sûre qu'il sait en donner l'année, et peut-être même le mois, mais certainement pas le jour. Persiste et signe.

dimanche 24 février 2019

Comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinémaaaaa (la rirette, la rirèèèèteuh)

Si je te dis que je n'ai pas vu passer ces deux dernières semaines, j'espère que tu me crois.
En attendant, demain on reprend alors qu'il y en a des certains qui commencent juste leurs vacances, et je trouve ça pas normal du tout.

J'ai pas de film à te recommander vu que je n'ai pas mis les pieds au ciné de ma ville que je boycotte à mort et pour toujours à cause de sa programmation merdique (trois semaines que le film de mon chaton est sorti et toujours r.i.e.n, tu te rends compte?)
Ma mère, Bellzouzou l'aïeule: à [sa ville] non plus il n'est pas sorti le film de ton Danois, ça doit être un sacré navet, si tu veux mon avis (euh. maman, ton Roberto Alagna chéri, il n'est jamais venu chanter au parc des expos de Chartres, ça doit être un chanteur sacrément merdique, à mon avis).
Et j'ai pas de livre à te recommander non plus, j'ai pas ouvert un bouquin.

Alors qu'est-ce que j'ai fait, pendant ces vacances, hein? Pendant ces vacances, quand je n'étais pas malade je veux dire, parce que j'ai passé un nombre certain de jours à être malade, tu te doutes bien, j'ai tourné dans un film et je suis désormais une star de cinéma, prends-en bonne note, je te prie.
Cela dit, ma vie de star de cinéma ça n'a pas toujours été une sinécure je te ferais dire, parce qu'on a attendu quand même pas mal entre les prises, heureusement qu'il y en avait des certains parmi les acteurs qui chantaient des chansons paillardes pour nous réchauffer et passer le temps (et aujourd'hui j'en ai encore l'air dans la tête quand je vaque à mes occupations, bon sang. Je te parle pas des paroles.)
On a tourné parfois dans des bateaux, des caves humides, des salles de bain de cinq mètres carrés, ou des pièces sans chauffage, on a changé mille fois de costume, pour le thé on allait se faire chauffer l'eau soi-même, et on a recommencé cinquante mille trois cent fois la même scène, à la fin c'était marre un peu.

Bref, ma carrière au cinéma, je ne sais pas si je vais la continuer, hein. (En attendant, demain matin je serai la star du coin moquette de ma classe, je répéterai aussi pas mal de fois la même chose dans la journée, on chantera des chansons pas toujours très intelligentes non plus, et ça sera (presque aussi) bien.)

jeudi 14 février 2019

Je touche du bois.

Tu me pardonnes ces jours d'absence, j'ai été fort occupée, hein.

J'ai eu l'honneur de déjeuner chez la maman de Minimignonne et heu-reu-se-ment qu'elle était venue manger chez moi la première, parce que je crois que je ne l'aurais jamais invitée après avoir goûté sa divine cuisine. Si je résume, je suis en concurrence (je pense à mes petits-enfants à venir) avec une femme charmante et drôle qui cuisine mieux qu'à topchef et qui sait le nom latin de toutes les fleurs, je me fais déjà du souci, (je vous assure).

Je suis partie (revoir ma) en Normandie trois jours, durant lesquels j'ai salondethéé à mort, révisé ma Omaha Beach avec Puceminus, visité le Mémorial de la Paix à Caen, vu la tapisserie de Bayeux, commencé Leurs enfants après eux (et moi après tout le monde), pas vu le film de Mads qui ne passe nulle part où je pourrais le voir et j'en suis fort marrie, tu te doutes.

A part ça, ma Minipuce a eu son permis et c'est ouf. Ca tombe bien, on avait ramené du cidre de Normandie pour fêter ça. 
[petit aparté: au moment-même où Minipuce m'a appelée pour m'annoncer la bonne nouvelle, j'étais en train de toucher le bois de la table où je déjeunais en espérant très fort pour elle. Du coup, après avoir raccroché, j'ai touché la table pour tout un tas de trucs divers et variés, tu penses. Quelques heures après, c'est Brisefer qui m'annonçait les bonnes notes de Minimignonne à ses partiels du premier semestre. Je n'ai alors plus douté une seconde de l'efficacité de toucher le bois de cette table, et toi non plus, conviens-en, et je l'ai touché à mooort. La bonne nouvelle, c'est que je sais exactement quoi faire désormais pour obtenir quelque chose illico. La mauvaise, c'est que la table est en Normandie et qu'il faudra que je la touche en masse quand je l'aurai sous la main, parce que ce n'est pas tous les quatre matins.]
Allez, j'arrête avec mes bêtises, j'ai ma valise à préparer pour Copenhague, tu penses bien que j'ai touché pour ça aussi.



mercredi 6 février 2019

Le pas grand chose du mercredi.

J'attends les vacances avec plus que de l'impatience, (genre de l'enthousiasme). 

Côté ciné, j'ai bien aimé Les invisibles, comédie sociale juste et souvent drôle. J'aurais bien aimé Artic, avec mon chaton en tête d'affiche, aussi, j'en suis sûre, mais il n'est pas sorti au cinéma de par chez moi, maintenant c'est confirmé, c'est un scandale et c'est marre. [Allez, pour faire de la positive attitude, mon petit bonheur du jour: (moi qui n'écoute jamais la radio), ce midi en allumant Franceniouse dans ma voiture sur qui je tombe direct? mon chaton qui cause de son film, longuement, en angliche avec des petits bouts de français dedans, (miame.)]

Côté lecture, j'ai fini à regret les lettres de Mitterrand à Anne Pingeot. Vous allez dire que je me répète, mais j'ai passé des heures (et des heures!) délicieuses à les lire, découvert qu'il pouvait être très drôle, en plus d'écrire comme un poète (je te jure), touchant, jaloux et désespéré parfois. Un homme qui, à la veille de sa mort, écrit à la femme qu'il a aimée secrètement et avec laquelle il a correspondu pendant trente ans  Tu as été ma chance de vie. Comment ne pas t'aimer davantage? ne peut pas être si mauvais qu'on le dit, je dis.

Et côté architecture, il faut absolument que je te dise combien je suis diamétralement viscéralement définitivement CONTRE le projet monstrueusement prétentieusement inutilement (call me Zouzou the Queen des adverbes, hein!) débile et coûteux d'aménagement du parvis de ma belle Cathédrale. Tu y es forcément passé un jour, sur ce parvis, tu es obligé de signer contre une aberration pareille non mais sans blague, ça suffit les couneries. Et qu'on ne me lance pas sur le sujet de l'état des écoles de la ville qui auraient bien besoin qu'on y investisse utilement l'argent public, je pourrais recommencer avec mes adverbes, hein.

Et bien le bonjour chez vous.

mercredi 30 janvier 2019

L'envie de mordre.

Déjà que c'est une semaine bien pénible: remise en main propre des livrets scolaires aux parents d'élève à la queue leu leu chaque midi et soir, réunions diverses et autres joyeusetés, et mes lunettes cassées par Puceminus qui s'est assise dessus (tu as bien lu), mais en plus, j'ai regretté d'avoir bien perdu mon temps à aller voir La mulele dernier Clint Eastwood, qui ferait bien de prendre sa retraite si vous voulez mon avis. Long, invraisemblable et néanmoins complètement prévisible, réac, sexiste, ressassant toujours les mêmes thèmes, la culpabilité, la mort, la famille, je ne sais même pas pourquoi j'en cause, tiens. 
Quand je pense qu'à côté de ça le dernier film de Mads, qui sort aujourd'hui, n'est même pas programmé à Chartrescityville*, j'ai envie de mordre quelqu'un, n'importe qui, le premier qui passera près de moi, tiens. Et ce matin-même, comme de par hasard on aurait voulu le faire exprès, le gros titre de mon journal local, l'Echo-les-bons-tuyaux, c'est justement pour vanter la programmation du ciné, ah! laissez-moi ricaner un coup.
Mads-mon-chaton, puisqu'on parle de lui, était à Paris hier, et sur quelques chaînes de télé ici et là, autant vous dire que si je suis heureuse de constater que j'ai des amis chers, j'ai néanmoins apprécié *moyen moyen* d'entendre tous les téléphones de la maison se mettre à sonner dès que Mads apparaissait quelque part pour m'avertir, vu que j'y étais déjà et que j'essayais d'écouter ce qu'il disait, tiens.

Heureusement il y a les répètes de théâtre qui ont repris et la joyeuse perspective du tournage d'un film à partir de notre pièce, un vrai (pas juste une captation sur scène, hein). J'adooore faire ma crâne autour de moi en disant que très bientôt il ne faudra pas compter sur moi, je ne serai pas disponible, voyez-vous, parce que je serai en tournaaage, oui oui, en tournâge, parfaitement. 
(Je me garde bien de préciser que c'est un tournage de deux jours seulement, dans un lieu encore mal défini mais à Dreux (Dreux, quoi), que le réalisateur est un petit jeune stagiaire qui va encore à l'école des réalisateurs, et que je ne suis pas sûre (du tout du tout) d'avoir une loge pour moi toute seule, ni même un assistant pour me préparer mon thé, et encore moins un salaire (de ça, je suis même sûre du contraire.) Ah, c'est pas encore demain que je vais pouvoir faire mes caprices de star, moi, pff.


* edit (eh, dites!): on me signale dans l'oreillette que le film ne sort que le 6 février. Ouf. Je retire donc toutes les méchancetés que j'ai dites (presque).

mercredi 23 janvier 2019

Quelqu'un sur qui compter.*

Il y a peu, je me suis retrouvée en panne de batterie sur un parking à 100 km de chez moi, parce que j'avais oublié d'éteindre mes phares. [Petite précision à toutes fins utiles: non, je n'ai pas de bip au moment d'ouvrir ma portière, ma voiture a 20 (vingt) ans et un kilométrage que je n'annonce plus pour ne pas effrayer ma mère. A part ça, elle roule au poil, et a passé le contrôle technique les doigts dans le cu(bitus) une fois encore, si tu veux savoir.] 
J'ai appelé Brisefer-mon-fils à tout hasard et en geignant, et figurez-vous qu'il se trouvait tout près de mon parking, qu'il avait des câbles de démarrage dans son coffre et que dans la demi-heure je (il me) redémarrais(t) ma voiture.

Il y a peu encore, quand j'ai demandé à Puceminus ce qui lui ferait plaisir pour son annive, elle m'a répondu que ce serait d'aller avec sa grande copine chez Mick*y, enfiiin. [Petite précision à toutes fins utiles: non, aucun de mes enfants n'a encore jamais mis les pieds là-bas, ni moi non plus par conséquent, c'est contraire à ma religion, à mes valeurs, à mes buts et objectifs, aux principes généraux qui dirigent ma vie. Mais bon: au quinzième anniversaire de son troisième et dernier enfant, on n'a plus ni religion ni valeur ni but ni objectif ni principes généraux qui dirigent sa vie, si tu l'savais pas, ben tu l'sais , maintenant.]
J'ai appelé Brisefer-mon-fils à tout hasard et en geignant, et figurez-vous qu'il s'est généreusement et spontanément (hum) proposé de les véhiculer et de les supporter toute la journée et que dans la demi-heure les détails étaient réglés et l'affaire pliée et j'avais la culpabilisante mais néanmoins délectable impression d'avoir proprement refilé le bébé avec les eaux usées à quelqu'un d'autre.

Pourquoi je vous raconte ça, moi, déjà? Ah oui, c'est peut-être un détail pour vous, mais moiperso ça me rassure: je sais déjà que quand je serai pensionnaire à la maison des pétunias fleuris et que j'aurai besoin qu'on renouvelle mon stock de couches farcies à l'hydrxyisohexyl3, j'aurai quelqu'un sur qui compter, et dans la demi-heure, en plus.


(*rien à voir, mais il y a plus de dix ans, un billet portait presque le même titre).
(Et MERCI!, mon fils!)

dimanche 20 janvier 2019

Niouses en vrac du dimanche soir.

Samedi soir, j'ai eu une horde sauvage de jeunes de 15 ans dans ma maison. J'appréhendais un peu, mais ils ont été très sages, ils se sont mis en chaussettes, ont joué au loup garou et bu de l'oasis tropical. La seule à avoir passé une mauvaise soirée, c'est la bête Féroce, qui, dès les premiers mouvements de foule, s'est terrée au fond de mon placard à culottes - c'est sa planquette de la dernière chance, celle qu'elle utilise quand le plombier est in the place, c'est vous dire si elle a eu la trouille.

Samedi soir aussi, je me suis très sérieusement questionnée sur les motivations des participants à la nocturne de Chartrescityville. Déjà, marcher, mouimouimoui. Payer pour aller marcher, mouimouimoui. Marcher en ville, mouimouimoui. Marcher la nuit, mouimouimoui. Marcher par -6° et sous la flotte, mouimouimoui. Mais alors: payer pour aller marcher en ville de nuit et par -6° et sous la flotte, c'est un concept que je ne saisis pas du tout. (Bref, quand copine F. m'a textotée pour aller marcher, je lui ai dit que ça aurait été avec grand plaisir quel dommage j'avais ma classe à préparer.)

Dimanche j'ai briqué ma maison et ramassé ici et là les bouteilles vides d'oasis tropical. J'ai reçu un coup de fil de Brisefer, parti skier avec Minimignonne. Tu ne fais pas trop ton kéké des pistes, j'espère? je lui ai demandé. Pff, si seulement je pouvais, mais Minimignonne a exactement la même façon de skier que toi, le pur style Mémère sur planches, figure-toi, m'a-t-il répondu, désespéré.

J'ai rêvé la nuit dernière entière que j'accusais tout le monde autour de moi dans la rue de m'avoir volé le fil de recharge de mon téléphone, j'exigeais qu'ils me montrent de près que c'était bien le leur, j'en suis rendue là la nuit, voyez, comme si j'avais pas mieux à rêver, tiens.


mercredi 16 janvier 2019

Des lettres d'amour

Ce n'est pas (encore?) l'avis de grand vent, mais on navigue un peu avec des vents contraires ici et là, et les lettres d'amour étant encore ce qu'on fait de plus réconfortant, je leur consacre ce billet (si je veux).

J'aime à me réfugier, en faisant durer le plaisir et il y a de quoi le faire durer longtemps, dans les lettres d'amour de Mitterrand à Anne Pingeot. L'Ours-mon-mari, qui est la tête couronnée des rabat-joie, me soutient que ce vieux renard de séducteur invétéré devait en écrire à la pelle, des lettres d'amour, à ses nombreuses maîtresses, et leur dire, à toutes, à peu près la même chose. Mais je suis une fââme et quand on est fââme on ne dit pas ces choses-là on rêve que quelqu'un nous écrive de si tendres et poétiques lettres durant toute une vie ou presque (plus de trente ans, grands dieux) (en revanche, ce que Mitterrand raconte pour l'instant de ses activités politiques me barbe Je suis allé déjeuner dans la Nièvre avec Machin, conseiller régional, et les notables du coin et on nous a servi du faisan, mais je n'en suis qu'à juin 1964 et il me reste 31 ans, deux septennats et 782 pages environ, hein.)

Un autre fortiche en lettres d'amour c'est Bellzouzou l'aïeul, mon vieux père, qui ne manque jamais d'envoyer un petit mot à ses petits-enfants pour leur anniversaire. Comme il est à la page, -pour un aïeul-, il envoie ses bons voeux par mail, et comme c'est un aïeul, il envoie systématiquement son mail à J-2, en priant pour que La Poste fasse bien son boulot, je suppose. (Aujourd'hui mercredi, Puceminus a déjà les bons voeux de son grand-père, pour son annive vendredi, qui l'attendent sur la boîte mail, quoi.)

Et puisqu'on parle de lettres d'amour, laissez-moi vous dire combien j'ai aimé hier soir Cyrano mis en scène par Lazare Herson-Macarel, magistralement interprété par Eddie Chignara (69 ans, -j'ai mes sources-, en paraissant trente de moins, au moins) et une jeune et pétillante troupe, la Compagnie de la jeunesse aimable (!), toute en énergie communicative, si la pièce actuellement en tournée passe de par chez vous, courez-y, mes amis, si vous m'en croyez.

Il va sans dire que je reçois toute lettre d'amour que vous jugerez bon de me faire parvenir (message personnel pour qui se reconnaîtra: en danois, je prends aussi.)

[Post-scrotum: (aucun rapport avec les lettres d'amour) et très private joke (archidésolée pour les autres) pour les intimes: aujourd'hui, l'Ours a pris rendez-vous à la banque avec un certain Monsieur Dieu. Je le jure. (rencontre au sommet).]

lundi 7 janvier 2019

Vrac, micmac et foutrac du lundi soir de rentrée

Si on considère que la meilleure façon d'évaluer l'efficacité des vacances d'une maîtresse de mater est le nombre de prénoms dont elle est proprement incapable de se souvenir au moment de dire bonjour à ses petits élèves le matin de la rentrée, j'ai passé de très bonnes vacances, j'en ai été réduite à dire Bonjour euh mon petit chat à la moitié de ma classe ce matin.

Il y a quelque jours, j'ai mis la main sur de vieilles lettres de mes aïeux Zouzou à Bellzouzou le trisaïeul où ils disaient de moi (je résume) que [Bellzouzou] est comme d'habitude: incapable de rester tranquille, elle court, saute et crie dans toute la maison. Le seul moment où on peut se reposer, c'est quand elle dort.
Ah bah ça n'a pas changé, dit l'Ours qui lit par-dessus mon épaule.

Voilà, c'est tout je crois bien, mais c'est déjà pas mal pour un jour de rentrée, je dis, et tu peux me croire.
Et j'oubliais le plus important:  la famille Zouzou, la Bête Féroce, Mads et moi, on vous souhaite l'année bonne, mes amis.

dimanche 30 décembre 2018

Jours de fêtes.

Les fêtes, cette année, sont tellement occupées que je joue les matches les uns après les autres sans respirer et sans réfléchir.

Pour Noël, je recevais neuf personnes dans ma cuisine.
Dans cette petite phrase, je dis beaucoup.
Notamment que l'Ours avait préalablement pris en charge, enfin, et de façon musclée, la mise en pieds de la fameuse chaise à quatre pieds gauches.

De façon musclée, oui. 
C'était ça, ou il y en avait un qui restait debout pendant le repas.

Tout le monde a donc pu ripailler assis, mais il y a quelqu'un de ma famille, un être cher, qui a posé son séant sur la chaise maudite, forcément. Je savais qui c'était, et je n'ai rien dit pour pas lui faire peur, mais n'empêche, j'ai beau ne pas être superstitieuse, maintenant je crains que cette personne soit touchée par la malchance pour le reste de sa vie, hein.
(Dans cette petite phrase, je dis aussi que j'ai cuisiné. Cuisiné *original*,  tu penses bien: chapon et bûche.)
Bref, Noyel, c'est fini et c'est pas dommage, et à l'année prochaine.

Ensuite, ça a été un aller retour express d'à peine 24 heures en Vendée sauvage et profonde.
Ce jour-là, au lieu de profiter pleinement de mes enfants et neveux réunis, j'ai cherché mes lunettes en retournant la maison de mon beau père et en pleurnichant que ce n'était pas dieupossible un truc pareil, pour finalement les trouver à un endroit dingue, le seul où je n'avais même pas regardé tellement il était rigoureusement impossible qu'elles y fussent: mon étui à lunettes. (Bellzouzou l'aïeul, peut-être une piste pour ton petit mystère à toi.)

Et puis depuis ce soir, c'est ma Névrose préférée qui squatte la chambre d'amis avec son amoureux, vous comprenez bien que je ne m'attarde pas, on a du potin et du potin par-dessus les moulins à faire, hein.

Joyeuses fêtes, mes amis!

[Ici, je sais bien que je devrais glisser une photo de Mads avec un bonnet de Père Noël sur la tête pour vous faire plaisir et vous gâter pour les fêtes, mais les années passant inexorablement, il se trouve, à mon grand désespoâr, que je n'en ai plus d'inédite, et vous m'en voyez bien désolée, au moins autant que vous, chuis sûre.]
[Sinon, côté ciné, j'ai aimé Sauver ou périr, bien que tout y soit prévisible de la toute première à la toute dernière minute; côté lecture, j'ai bien aimé Douleur de Zeruya Shalev dont je vais de ce pas lire les autres romans.
(et l'Ours m'a offert la correspondance amoureuse de Mitterrand avec Anne Pingeot, j'attends d'avoir un peu les idées claires pour la commencer, mais je m'en réjouis d'avance.)]

dimanche 16 décembre 2018

Le petit vrac micmac et foutrac du dimanche soir, (avec pas grand chose dedans, donc).

C'était pas les pluies verglaçantes ni la perspective d'une semaine bien pénible avec réunions, dernier jours d'énervement maximal des petits et fête de Noyel à l'école qui allaient me donner envie de faire autre chose qu'un petit weekend très tranquille au fond de mon canapé avec ma bête féroce ronronnante sur les genoux et des nouvelles de Serge Joncour, Combien je t'aime (pas mal sans plus) du thé au pamplemousse à portée de bras, mes chaussettes en peau de moumoune aux pieds et mon oreiller de noyaux de cerises sur les cervicales (j'étais bien, mais je n'avais pas le glamour à faire le tour de la maison par le plafond, tu penses.)

[Ah, si quand même: Puceminus et moi avons vu et aimé la semaine dernière Pupille, fiction "documentée", touchante sans être larmoyante, et mention spéciale à Sandrine Kiberlain en travailleuse sociale dévouée et mangeuse convulsive de bonbecks.]
[ et j'avais oublié de vous raconter: dimanche dernier, j'ai été invitée à manger chez mon fils, et c'était crébon, mais c'est pas pour vanter ses talents culinaires que je vous dis ça, d'autant que c'était Minimignonne qui avait cuisiné si j'ai bien compris, nonnonnon, c'est parce que j'ai vu de mes yeux vu la corbeille à linge sale (je vous jure), maintenant je sais qu'elle existe vraiment et pire: j'ai vu du linge dedans (dingue), ah ça, on pourra dire que j'en ai vu des choses incroyables dans ma vie.]

Voilà mes amis les dernières niouses pas bien réjouissantes ni palpitantes j'en conviens. Heureusement, j'ai la perspective d'une fin de semaine toute pleine d'amour et joyeuse, et de vacances qui se présentent bien, (aussi bien que pour vous, j'espère), et pis en cas de mou, je peux toujours aller feuilleter mes photos de Mads nu sur une peau de bête, et rien que d'y penser je me sens déjà mieux, dis donc.

mardi 11 décembre 2018

Je me demande.

Lundi soir, j'ai fait visiter ma classe à la (très vieille) grand mère d'une de mes petites élèves, grand-mère qui en repartant m'a glissé un Dieu vous bénisse! de toute beauté de derrière les fagots de l'Ecole Laïque qui m'a laissée rêveuse après coup: est-ce que dans ce cas-là, vu que c'est la toutoute première fois qu'on me dit ça dans le cadre de ma profession, et même, toute mécréante que je suis, dans le cadre de ma vie tout court, je crois bien (ou je m'en souviendrais),
est-ce que dans ce cas-là disais-je, on fait semblant de ne pas avoir entendu (mais je pense qu'on doit avoir l'air un peu malpolite, alors), ou bien est-ce qu'on répond: Rouhloulouh ma bonn'dame, chhhchhhchhhuuut, faut pas dire des choses pareilles ici, ou bien : Euh. Merci Madame, Dieu vous bénisse pareillement!, ou bien alors est-ce que, de stupéfaction, on se contente de sourire bêtement, et toute crispée des dents comme j'ai fait, hum?
(J'espère bien qu'il va y en avoir pour me répondre).