Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mercredi 5 mai 2021

En passant de mauvais poil.

Figurez-vous qu'il y a depuis peu une priorité de vaccination pour les personnes qui tiendront les bureaux de vote aux prochaines élections. Le truc de fou, hein, quand on pense que les bureaux de vote se tiennent en grande majorité dans les écoles et que les  enseignants de moins de 55 ans n'ont toujours pas officiellement droit à leur petite vaccination.

Perso, je prends ça comme une énième preuve de mépris pour nous de notre sinistre, mais c'est que je dois être mauvaise.

À part ça, rien. 

dimanche 2 mai 2021

au bonheur (des dames)

Mes petits bonheurs de ces derniers jours: 

- les brins de muguet qu'on m'a offerts, et 'reusement parce que chez moi il n'a pas (encore?) fleuri, du tout du tout, cette année.

- le grand weekend des théâtreux en Bretagne qui se prépare en fanfare

- ma quiche poireaux parmesan et saumon fumé, elle a eu du succès sans vouloir me vanter, hé hé.

- la très touchante histoire et fort bien écrite, ma foi, racontée par Gilles Leroy dans Requiem pour la jeune amie.


La minute mauvaise (qui tourne toujours en boucle sur la même chose, j'en ai bien peur) (et c'est bien malgré moi, j'aimerais mieux vous parler de mes bêtes féroces et de mon Danois plutôt que d'être mauvaise, pensez bien):

S'il en était encore besoin, la preuve que notre sinistre est vraiment naze (on a les soutiens qu'on mérite, nan?). 

J'ai été mauvaise langue l'autre jour, on a bien reçu des autotests, et des masques:

Une boîte de cinq tests pour trois semaines, on est censés se tester deux fois par semaine, cherchez l'erreur (on m'avait prévenue qu'il y avait des lacunes en maths à l'Educ Nat et je n'y avais pas cru. J'avais tort.)

Et des masques dits masques-culottes, ceux qu'on nous avait donnés autrefois, et dont il a été dit ensuite qu'ils étaient inefficaces, à tel point qu'on nous les avait changés. Pour nous en redonner maintenant, donc. 

Ah, et taille pédiatrique, les masques, ils ne tiennent pas sur le visage tant ils sont petits: quand tu accroches une oreille ça fait sauter l'autre (parfois j'ai l'impression de jouer dans un sketch.) Je les emporte à l'école demain pour faire ma Louis de Funès devant mes petits élèves que ça va bien faire rigoler, ensuite j'ai deux options: 1) je signale le problème à qui de droit et j'attends qu'on veuille bien me fournir à nouveau en marchandise à ma taille (mais je risque d'attendre longtemps), 2) je les donne à mes chats et je continue à acheter de ma propre poche mes bons vieux chirurgicaux, j'hésite.

mercredi 28 avril 2021

Devinette

Tu la connais la fille qui s'en part de chez elle en direction de la médiathèque sur son vélo (grande descente puis montée) et qui, presque arrivée, (en haut de la montée donc), se souvient qu'elle n'a pas pris la clé de son cadenas, fait demi tour et s'en retourne la chercher à la maison (petite descente puis grande montée, donc), dit à son mari qui s'étonne de la voir revenir si vite que merdézut elle est crevée de cet aller retour, boit un verre d'eau rafraîchissant et s'en repart (grande descente puis montée), arrive à destination, prend sa clé dans son sac et réalise qu'elle n'a pas le cadenas [que sa fille, qui lui a emprunté son vélo la veille pour aller voir sa copine, a retiré car il pèse un âne mort (et demi)]? (Cette fille-là a de bons mollets, tu peux me croire).


Allez avoue: il t'avait manqué, Chaton!

samedi 24 avril 2021

Aux petits bonheurs (la chance)

Les petits bonheurs de ces derniers jours, ils ont été doux et chauds et ils sentaient bon comme le poil de ventre de ma Mina Féroce:

- ce temps magnifique, doudjésusse
- ma grande copine Thémilia, pas vue depuis si longtemps, venue passer l'après-midi dans mon jardin, boire du thé et potiner comme jamais
- la glycine qui fleurit et embaume
- le vernis rouge vif sur mes ongles
- les nouvelles de Joyce Carol Oates (encore elle) de Vallée de la Mort
- Thomas Pesquet, qui en plus d'être parfaitement touche à tout et doué pour tout, modeste, drôle, beau et sexy dans sa combi, a déclaré que Sans l'école publique, gratuite et obligatoire, (il n'aurait) sans doute pas fait grand-chose de (sa) vie.


Et la  minute mauvaise pour la fin:

Les amis, il va falloir arrêter, et tout de suite je vous prie, de croire tous les effets d'annonce. La vaccination des profs?  Oui, elle est annoncée comme possible pour eux, MAIS pour les plus de 55 ans seulement, uniquement avec l'AstraZ dont personne ne veut et fort peu de créneaux comme pour tout le monde. C'est tout pareil que l'augmentation des profs. Oui, on leur annonce 300€ de plus MAIS c'est brut et annuel, ahah, ça change un peu tout, hein (et puis surtout: on. n'en. a. pas. vu. la. couleur, par ailleurs, alors pourquoi je m'énerve, moi?), deux autotests par semaine pour le personnel des écoles? je le croirai quand je l'aurai vu (pas vous?) 

Alors, pour résumer, la vraie annonce sans effet d'annonce, c'est: je reprends l'école après-demain, pas plus vaccinée qu'avant, devant ma classe au complet, dans les mêmes conditions qu'avant la fermeture.
Et le sinistre, pendant ce temps, tu te demandes? t'inquiète pas pour lui, comme On est prêt (aussi prêt que d'habitude, ndlr), il joue à la marelle et à chifoumi devant les caméras.



jeudi 22 avril 2021

De l'Antarctique aux caribous du Québec, comment les différentes cultures ont permis à la langue française de s'enrichir ?


Evolution et curiosités du français : de l’Antarctique au Canada entre influences et nouvelles générations

Les langues sont en constante évolution, entre les traditions locales, internet et les réseaux sociaux, de nouveaux mélanges et des expressions très spécifiques sont créés. C'est pour cette raison que Babbel, la première plateforme au monde d'apprentissage des langues, a créé l'infographie « De l'Antarctique aux caribous du Québec, comment les différentes cultures ont permis à la langue française de s'enrichir ? », pour présenter comment le français évolue en fonction de la zone géographique et des cultures avec lesquelles il est imbriqué, et comment il est influencé par les autres langues.

Aujourd’hui, le français est la cinquième langue la plus parlée au monde et est utilisé quotidiennement au Congo, au Canada ou encore au Maroc, ainsi que dans des endroits inattendus comme l'Antarctique, où un jargon d'abréviations et d'acronymes s'est développé (par exemple, Alfred est utilisé pour désigner le manchot royal, tandis que Berg signifie Iceberg).

Il existe beaucoup d'expressions qui n'existent que dans certaines versions spécifiques du français. Par exemple, si vous entendez quelqu'un dire « Camembérer » au Sénégal, il fait probablement référence à une odeur désagréable liée aux pieds (et non au célèbre fromage), tandis que dans la partie occidentale de l'Afrique, l'expression « un bâton » signifie une cigarette.

C'est précisément avec l'Afrique que le français a un lien très fort : certaines expressions des pays africains sont parvenues jusqu’en en France, comme « Wesh », « Je Wanda » et « Kiffer ».

Mais le français évolue aussi grâce aux jeunes qui créent des mélanges et des néologismes inspirés d'autres langues, de l'univers du web et des réseaux sociaux : des expressions comme « La hess » (être en difficulté - du mot « dessd ») et « Avoir le seum » (être triste - du mot « sémm ») viennent de l'arabe, tandis que l'anglais est à la base de termes comme « Friendzoner » (rester amis) et « Avoir la hype » (attendre quelque chose avec impatience).

Article invité.

mardi 20 avril 2021

Une histoire de Brisefer.*

[* Héhé, les histoires de Brisefer, je ne voudrais pas dire, mais ça a toujours été les meilleures. Le grand drame de ma vie: que Brisefer soit devenu en grandissant un garçon raisonnable et sans histoire, et que par conséquent j'aie de moins en moins l'occase d'en raconter une, d'histoire de Brisefer.]

Ma voiture nouvelle, figure-toi qu'elle marche sans clé et cette histoire de voiture qui démarre sans clé de contact (avec un petit boîtier qui commande le démarrage à distance, une clé sans contact ça s'appelle) (tu vois de quoi je cause, je pense) (je dis ça, mais sûr, ma mère elle voit pas, et moi je ne voyais pas non plus avant cette histoire), ça m'a rappelé une histoire de Brisefer (= une histoire drôle) (tu te doutes) que je ne crois pas t'avoir jamais racontée et c'est bien dommage, tu vas voir.

Il y a deux ans, lors d'un grand weekend, Brisefer part faire du surf avec son grand copain de tous les bons coups dans le Pays Basque, avec la voiture du père du copain (voiture avec une clé sans contact, tu as compris), ils se relaient pour conduire, ils mangent des bananes, il fait beau, tout va bien. En arrivant là-bas, ils sont tellement contents qu'ils s'arrêtent faire un selfie, toutes dents dehors, avec la mer derrière (et un bout de la voiture, détail qui aura son importance tout à l'heure).

Ils repartent, c'est toujours le bonheur infini et éternel sans divorce, vers un tout petit patelin côté espagnol où ils vont passer la nuit. Le lendemain, c'est surf, c'est la belle vie qui commence.

Mais le lendemain, enfer et putréfaction, pas moyen de démarrer la voiture. Pas moyen de trouver ce fichu boîtier, nulle part, jamais. 

Village paumé au fin fond de l'Espagne, donc, où le portable passe mal et comble de malchance: c'est jour férié. Un peu obligé qu'il y en ait un qui reste dans la voiture qui ne peut plus être verrouillée sans boîtier, pendant que l'autre part à perpète téléphoner et les ravitailler. Le garagiste qui dit qu'il y en a pour plus d'une semaine et encore pour refaire une clé, qu'il faut faire une demande en préfecture et que ça leur coûtera au moins la peau du cul sous la combi de surf . 

Honteux et confus et bien emmerdés aussi, ils doivent se résoudre à choisir l'option fatale le père du copain (et accessoirement le patron de Brisefer) (tu lis bien) qui fait 600 km pour les rejoindre et leur apporter un double du boîtier (accessoirement aussi, le père et patron, sans aller dire qu'il était raviravi, hein, faut pas pousser Mémé dans les orties sauvages non plus, a dit que ça ne le dérangeait pas trop, ça allait lui permettre de passer quelques jours au Pays Basque avec sa femme) (je jure).

En attendant qu'ils les rejoignent, depuis leur petit trou du cul du monde espagnol, Brisefer et le copain n'ont pas grand'chose d'autre à faire que de reufleuchir en boucle à l'endroit où ils ont bien pu perdre le boîtier. 

Et regarder leurs selfies. 

Ah ben tiens, sur le dernier, celui où il y a un petit bout de voiture dessus et qu'on a pris devant la mer juste avant de démarrer la dernière fois, en zoomant bien gros sur le toit, à côté de deux peaux de banane on distingue nettement le boîtier, dis donc.

dimanche 18 avril 2021

Des petits bonheurs, faute de mieux.

 Alors les petits bonheurs faute de mieux de ces derniers jours, ça serait quoi, dis-nous un peu pour voir?

- un joli bouquet de roses roses offert par copine F. la semaine dernière et toujours vaillant sur ma table basse.

- la visite d'Anne ma soeur Anne, de passage à Chartrescityville.

- le linge qui peut de nouveau sécher dehors.

- les délicieux petits gâteaux à la cannelle made by Minimignonne depuis chez elle-cité Johannique et télétransportés jusqu'à Chartres-85 km plus loin donc, par on ne sait quel miracle du dieu Confinement, et c'est toujours ça que les gendarmes n'auront pas.

- la série suédoise Snabba cash, à priori pas du tout maïcupofti, mais que j'ai avalée en une soirée marathon et voilà le travail.


Et la minute mauvaise pour la fin:

Le gouvernement nous annonce jeudi dernier la vaccination prioritaire de certains professionnels, dont les enseignants de plus de 55 ans. Or la vaccination est déjà possible pour les plus de 55 ans depuis le lundi précédent: nan mais ils sont cons ou bien? 

Par ailleurs, pardonnez-moi d'insister, mais Macron clame à qui veut l'entendre que la réouverture des écoles la semaine prochaine est actée et "ne dépend pas de l'évolution de l'épidémie". Je résume: on a fermé les écoles à cause de l'épidémie et de la flambée des contaminations, et on va les rouvrir avec le même peu ou prou protocole sanitaire, une situation sanitaire toujours inquiétante, et des profs toujours pas vaccinés. Logique.

mardi 13 avril 2021

Les petits bonheurs qui se suivent (et se ressemblent)

Il faut bien trouver quelque chose à écrire quand même, non?  même si on est confiné, en vacances forcées et qu'on ne fait pas grand'chose de très folichon il faut bien l'avouer, à part:

- un chouette déjeuner avec des amis chers un dimanche midi.

- le ponçage et revernissage du meuble de l'entrée qui est maintenant parfaitement beau.

- Antoinette dans les Cévennes, vu avec autant de plaisir que la première fois, même; et les deux premières saisons de Bron, nan mais qu'est-ce qu'ils sont forts, ces Scandinaves.

- les longues balades à vélo au bord de l'Eure.


Et la minute mauvaise pour la fin:

Notre sinistre Blanquer est cas contact d'un proche collaborateur covid+, nous annonce-t-il. Testé négatif et asymptomatique, il déclare décider cependant de s'isoler pendant une semaine et le claironne sur tous les toits, voyez un peu l'honnête et raisonnable homme qui sait prendre ses responsabilités et ne faire courir aucun risque à personne. (Toute comparaison avec la façon dont il traite profs et élèves face aux cas covid dans les classes serait malvenue, je suppose?)


[Côté lecture, j'ai beaucoup beaucoup aimé Continuer de Laurent Mauvignier, un livre qui m'a attrapée (nan mais vraiment) dès les toutes premières lignes et tenue en haleine jusqu'à la fin; un voyage au propre comme au figuré, une très belle découverte (je ne sais plus si j'ai trouvé le livre par hasard à la bibli ou sur les conseil de quelqu'une ici, mais merci si c'est le cas.)

mercredi 7 avril 2021

Quoi, quoi, quoi? c'est déjà le 7 avril et on ne m'en avait rien dit? 
Pour ne pas voir le temps passer comme ça, grands dieux, c'est que j'ai été bien occupée à mettre en place mon démerdanciel, euh, mon plantaciel ["on est prêt" mais c'est juste les attaques d'affreux hackers étrangers qui en veulent à notre bonne école de France (jaloux de ses résultats Pisa, sans doute) et qui ont tout fait planter dès le premier jour, ENT et sites du CNED]. Au passage, sans vouloir faire ma mesquine, depuis le premier confinement d'il y a un an, les profs sont-ils mieux équipés par leur employeur pour faire travailler leurs élèves à distance? (réponse: ahah). Heureusement qu'on ne ferme les écoles que trois jours, hein. Il faut garder les écoles ouvertes parce que c'est là que ces pauvres enfants sont encore le mieux, rendez-vous compte: à la maison, ils vont déprimer/ se suicider/ être victimes de mauvais traitements/ ne rien manger/ rater leur vie à cause de ces jours d'école séchés. (Gardons les écoles ouvertes 24h/24 et 7j/7, bon sang, la maison est un si grand danger.) (L'école est absolument essentielle, on est bien d'accord là-dessus, c'est pour ça d'ailleurs que les enseignants sont si bien payés et tellement considérés. Ah tiens, au fait: vaccination des profs au mieux mi-juin on vient d'apprendre, pilepoil pour les vacances dis donc, quel timing, hein) (et si ça se trouve, j'aurai déjà été vaccinée avant, en tant que femme sans comorbidité de moins de 50 ans.) Mais de toute façon, pourquoi on s'inquiète, hein? Macron a dit que quoi qu'il arrive et quels que soient les chiffres covid au 26 avril, les écoles ouvriraient de nouveau en présentiel, ce qui est parfaitement cohérent avec sa décision de fermer d'il y a quelques jours, convenez-en.

Bref. Parlons d'autre chose pour faire bonne bouche et éviter que ça nous fasse tourner le lait, voulez-vous?

Pour Pâques, ordoncques, j'avais mes êtres chéris près de moi, on était bien contents de se revoir après tout ce temps, il faisait beau et chaud sur la terrasse, on avait sorti la table de ping dans le jardin just like in the good old times, le chocolat coulait dans les fontaines, tout comme le poulet pascal (presque)(pas d'agneau chez nous, aaah, non pas de ça chez nous), et c'était très chouette, tu te doutes. Du coup, grooos coup de moins bien une fois tout le monde parti (et encore: heureusement qu'ils ne sont pas tous partis en même temps le même jour, j'en serais morte.) 
Pour tenir, je dois penser à des choses joyeuses: 
1) qu'il me reste un mec une fille et deux chatounes, des répètes théâtreuses en nombre et la perspective d'un petit weekend bien sympa tous ensemble à la mi-mai (si, si), du film à voir et du livre à lire (et les bibliothèques de Chartrescityville qui ne ferment pas pendant ce nouveau confinement, tu le crois, ça?)(je n'ose pas imaginer dans quel état ils doivent être là-dedans, à ajouter encore des couches sur les couches de plexiglass et à essuyer encore plus frénétiquement les couvertures des bouquins au gel hydroalcoolo.) 
2) la perspective que notre sinistre Blanquer va bientôt sauter, c'est pas possible autrement, tant de mépris et de connerie chez un seul homme (comment ça, je me répète??) 
3) Ah, et j'oubliais: qu'on aura son petit vaccin très bientôt, bien sûr, (ahah).

dimanche 28 mars 2021

Le pagranchoze du weekend, et ses petits bonheurs

(parce que c'est tout ce qui nous reste)(avec le weekend de Pâques)(que si on peut se réunir en famille je me suis promis de faire le voyage jusqu'à Lourdes sur les genoux pour remercier Bernadette.)


- Le magnifique bouquet de cerisier à fleurs sur ma table de cuisine, mon prunier (oui, le fou) en fleur et plein de promesses, les transats sortis sur la terrasse, ma giroflée toute fraîchement plantée.

- Petite soeur, mon amour de Joyce Carol Oates, que j'avais beaucoup aimé et que j'ai retrouvé par hasard à la médiathèque. (Et à chaque fois que je l'ai en main me revient en mémoire le souvenir de mes filles, petites, serrées sur le canapé devant Bernard et Bianca et chantant de concert avec Penny, la pauvre petite orpheline, durant ses moments difficiles Couraaaage petite soeur, larmichouille à l'oeil et voix chevrotante.)

- Une balade au bord de l'Eure avec copine F., le retour via la boîte à livres, et le magasin de brioche.

- La perspective que notre sinistre Blanquer va bientôt sauter, c'est pas possible autrement, tant de mépris et de connerie chez un seul homme. 

vendredi 26 mars 2021

Brève d'école.


A ce moment-là de l'histoire de Cochonnet qui est de mauvais poil et s'embrouille avec tout le monde, il y a E. qui est choquée et qui intervient, sentencieuse et doigt levé pour dire que Non, là, vraiment, il va trop loin.
 

mercredi 24 mars 2021

Le bonheur (de peur qu'il ne se sauve)

 Je vous l'ai dit, j'ai une semaine toute pourrite, je me suis dit que j'allais essayer de trouver des petits bonheurs dans la chianterie. C'était ça ou mourir, de toute façon.

- J'ai ressorti mon vélo pour aller à l'école. Non seulement je vais biiiien plus vite (qu'à pieds) (j'ai cette chance, oui, de pouvoir aller bosser à pieds, ou en vélo, donc), mais de plus je ne m'abîme plus les épaules à porter mes choses.

- Ce beau temps me met en joie, et j'imagine que je ne suis pas la seule. La nature reprend vie malgré tout, et c'est étonnant de le constater alors qu'on est surtout cerné par l'angoisse la déprime et la mort (le pire: je n'exagère rien). De bonheur, Mina-bête-féroce et moi nous roulons sur le dos dans les primevères du gazon (là non plus, je n'exagère rien, bien sûr).

- J'ai comme projet joyeux et réjouissant à très court terme de réunir mes êtres chers le weekend de Pâques pour fêter Noël comme c'était prévu depuis des mois et je ne veux rien entendre d'autre que ça va être possible. (et qu'on ne vienne pas me dire quoi que ce soit là-dessus, d'abord parce que je pourrais bien mordre et ensuite parce que les messes de Pâques sont maintenues, y compris dans les zones confinées, alors je peux bien faire une grand'messe chez moi si je veux).

Voilà. Il ne faut pas trop m'en demander ces jours-ci non plus, hein. Mais j'attends les vôtres, de petits bonheurs, parce que les petits bonheurs des uns rejaillissent toujours un peu sur les autres.

dimanche 21 mars 2021

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir

Figurez-vous qu'on a un nouveau théâtreu dans la troupe, Marc il s'appelle, et devinez quoi: je l'ai appelé déjà deux fois Mads (je jure), les autres ont bien rigolé et lui il n'a pas bien compris, je crois.

Vendredi matin, j'étais à la médiathèque avec mes petits élèves. A la médiathèque de par chez moi, j'en ai déjà causé mille fois ici, ils sont un peu foufous du covid, hein. Ils ont une trouille, mais une trouille de l'attraper, j'ai jamais vu ça. Vendredi, donc, dès notre arrivée, ça a été distribution de gel hydroalcoolo pour tout le monde à la queuleuleu; ensuite on a eu le droit de pénétrer dans les lieux; les enfants ont eu pour consigne de poser leur manteau sur une table les uns à côté des autres, ils ne devaient suuuurtout pas se chevaucher (les manteaux, hein), sinon (sinon quoi, j'ai pas osé demander, ils étaient déjà tellement sur les nerfs, doujésus) et les adultes, quant à eux, devaient expressément garder leur manteau sur eux, pas question d'utiliser les porte-manteaux ni même la table où étaient étalés les manteaux des gosses. Tu recules un peu tu ne t'approches pas si près se sont entendu dire les pauvres petits qui venaient demander quelque chose à la bibliothécaire (charmante, par ailleurs, mais flippée- nan? jure). Au moment d'enregistrer ce que nous empruntions pour la classe, elle m'a fait remarquer que le plexiglas qui entoure le bureau d'enregistrement est un peu gênant pour se passer les livres, Oui mais vous êtes drôlement bien protégée!, je lui ai dit ironiquement sans qu'elle relève et je me suis mordu la lèvre pour ne pas en rajouter, la pôv elle est déjà toute flippée à l'idée que deux manteaux puissent se chevaucher haaaaan, je n'allais pas lui raconter de quelle façon on est protégé dans les écoles (pour ta gouverne: d'aucune façon).

(Et puisqu'on parle de ça) j'en ai eu un peu marre de recevoir pour la seconde fois en quelques semaines un mail du lycée de Puceminus qui m'annonçait qu'il y avait un cas covid confirmé au sein de l'établissement, mais que mon enfant n'était pas cas contact et qu'il n'y avait par conséquent rien d'autre à faire que surveiller le moindre signe blablabla. Aah ça, mon sang n'a fait qu'un tour j'ai pris ma plusse belle plume pour répondre le plus aimablement possible vous me connaissez que ça allait bien ce genre de courrier à la con, que je me doutais bien que ce n'était pas seulement le deuxième cas confirmé dans l'établissement, alors pourquoi diable ne précisaient-ils pas que c'était dans la classe unetelle, il n'y a que moi que ça énerve cette façon d'avoir l'air de nous dire les trucs sans nous les dire, bon sang?

(Et puisqu'on parle encore de ça) Gabriel Attal recommande de ne pas recevoir chez soi. Il se trouve que je dois recevoir 23 têtes à poux non masquées dans ma petite salle de classe toute la semaine sans que personne dans ton gouvernement trouve rien à y redire, alors je reçois qui je veux chez moi le weekend, mon petit monsieur, nan mais c'te blague.

Vous voyez bien que j'ai besoin d'être réconfortée, d'autant que j'ai une semaine abominablement pénichiante à venir et que je suis cernée par les (gros)cons venus en masse par paquets de dix (je jure), ma copine flo avec qui je suis allée marcher ce matin a bien entendu qu'il y avait des sujets dont je ne pouvais plus (mais vraiment plus, au sens propre) parler. Tu deviens un vrai pitbull m'a-t-elle dit, et au moment où elle me le disait, j'étais en train de le penser moi aussi. Il faut que je me détende, hein. Allez, racontez-moi des trucs un peu rigolos* pour me faire oublier mes misères.


[* rien de rigolo, bien au contraire, mais je lis Bakhita de Véronique Olmi, et c'est biiien. Ah, et le rêve de toute ma vie c'était de voir la série suédo-danoise Bron,  rêve enfin  réalisé par Arte qui la diffuse ces jours-ci, et yihaa.

Ah, et j'allais oublier: une pensée pour le pôv Michel qui a reçu vendredi la Légion d'honneur des mains de Bachelot, testée positive depuis, et qui doit passer des heures sombres asteure. Ah ça, elle court, elle court, la maladie d'amour.]

mercredi 17 mars 2021

Tenir la distance.

Le truc le plusse incrédibeule que jamais tu lusses-tu cru: l'Ours et moi allons remplacer notre voiture, vingt deux ans et demi et un kilométrage que je n'annonce plus pour ne pas effrayer ma mère, qui a déjà bien d'autres sources d'effroi, si tu te souviens bien. 

Voiture qui a connu Brisefer avec ses cheveux d'or et que nos filles ont toujours connue (connu qu'elle, je veux dire). Voiture qui malgré son âge et son apparence (vous ai-je raconté que l'autre jour dans un parking souterrain chez Brisefer une bande de jeunes m'avait sifflée (ma voiture, plutôt) en criant Whaaaah la caisse!? Ces jeunes-là n'avaient semble-t-il jamais vu une carrosserie si abîmée que par endroit elle tient avec du scotch.

mais parfaitement.
Rhaaa, c'est agaçant, à la fin, qu'on mette toujours ma parole en doute

voiture qui malgré son âge et son apparence, disais-je, passait les contrôles techniques les doigts dans le (j'allais écrire cubitus par habitude) SP95.

voiture dont l'ouverture centralisée était devenue plus que capricieuse, dont l'essui glace arrière ne fonctionnait plus depuis des années, mais l'autoradio si, en revanche, mais on ne l'utilisait plus que pour écouter la radio,  parce qu'il marche avec des K7 (tu as bien lu) et que des K7 il y a longtemps qu'on n'en a plus, tu vois.

voiture qui a servi à la conduite accompagnée de Brisefer et de Minipuce, ceci explique cela, rapport à l'état de sa carrosserie. [Pour mémoire, quand Minipuce n'était pas vraiment sûre d'avoir la place de passer entre deux poteaux sans dommage, elle y allait quand même, en fermant les yeux très fort (comme je te le dis).]

voiture qui, bientôt si on la gardait, serait bientôt voiture de collection, m'a-t-il été rapporté par des chpéchialistes. Mais n'empêche, bien que bientôt voiture de collection (pour un collectionneur fou néanmoins, notez bien), elle vaut moins que peanuts = vraiment rien, et le concessionnaire nous la reprend (bien cher pour ce que c'est, je trouve, mais j'ai rien dit, tu penses) pour l'envoyer devine où? à la casse (cherche la logique de tout cela).

voiture que, après lui avoir organisé en famille une petite cérémonie d'adieu et de remerciements (mais parfaitement), nous allons remplacer par une autre, de la même marque évidemment, parce qu'on serait bien ingrats d'en changer alors qu'elle nous a été si fidèle durant toutes ces années n'est-ce pas, une autre voiture, donc, dont j'ai longuement hésité au moment de choisir les options et surtout la couleur pour qu'elle m'aille bien au teint (j'ai le droit, j'en prends pour au moins vingt ans de voiture, je vous rappelle). J'ai écarté le orange d'office, j'ai roulé en 4L orange toute ma jeunesse, ça va bien, hein. De toute façon, qu'importe la couleur, c'est une voiture de vieux qu'on a choisie, m'a dit Brisefer. Mais bon, lui, son rêve, c'est de partir dans le pays basque en van au mois de mai, alors je ne sais pas s'il est vraiment de bon conseil.

Bref. Avant de l'envoyer à l'abattoir (je ne lui en ai pas parlé, bien sûr, et je compte l'engourdir avant le moment fatidique pour qu'elle ne se rende pas compte de ce qui lui arrive la pôv), j'ai récupéré tout ce qui était récupérable et j'ai trouvé ci et là une carte de France papier, cinq gilets jaunes et cinq couvertures de survie offerts par devinez qui d'un peu angoissée dans ma famille, un paquet de chips saveur barbecue coincé sous un siège et lyophilisé par le temps quand je pense qu'on s'est demandé durant longtemps doukipuaidonktant, une barrette Hello*Kittie, une pièce de cinq francs, comme des vestiges du temps passé qui est mort et on s'en fout.

dimanche 14 mars 2021

Le pagranchoz du dimanche soir

(Vraiment pas grand chose, même.)

Aux temps jadis, je regardais Isabelle Adjani aux César et c'était la beauté la grâce et l'intelligence incarnées. Ce que j'ai vu l'autre soir m'a un peu horrifiée, les filles, regardez pas ça, j'ai dit à mes chattes, oui parfaitement. Corinne Masiero que par ailleurs j'aime beaucoup, hein, bien qu'elle ne sache pas jouer autrement que comme Corinne Masiero (call me Perfida Dati), je, entendons-nous bien, ne doutais absolument pas qu'elle soit capable de faire ça (d'avoir le cran de faire ça, je veux dire), mais en avait-elle besoin justement? tant de vulgarité et de court-circuitage du message, ça m'a laissée coite: on le sait bien que les artistes, techniciens et intermittents du spectacle sont nus et en colère en ce moment et ça nous désole mais là, (je sais pas vous) le message Jean rends l'argent je l'ai bien lu, mais j'étais juste capable de penser que ce que Corinne nous montrait n'était pas beau à voir). Mais bon: j'ai entendu Nadine Morano et Isabelle Balkany ('scusez du peu) dire exactement la même chose, alors j'ai honte de penser tout pareil que ces deux connasses-là, mais je le pense quand même, avec votre permission, et je vous le dis parce que c'est vous, c'est tout.

Par ailleurs, j'ai été ravie pour Laure Calamy et Sami Bouajila parce que j'ai adoré Antoinette dans les Cévennes et Un fils, qui sont à peu près les deux seuls films que j'ai vus au ciné en 2020, pas la peine de me le rappeler.
J'ai prévenu tout le monde: dès que les restos ouvrent de nouveau, je ne fais plus un seul repas chez moi tellement ça me manque. Ah ben c'était bien la peine de me faire changer le plan de travail de la cuisine, a pleurniché l'Ours.

Je vous souhaite une bonne semaine à venir, mes amis. Racontez-moi un peu ce qui vous attend. Parce que la suivante promet d'être bien (bien) chiante, j'ai l'intention de profiter de celle qui vient à fond les bobéchons (ce mot n'est plus un mystère pour moi depuis que je l'ai rencontré dans mes mots croisés l'autre jour, et j'entends bien vous en faire profiter, on dit merci qui, hmm?)