Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 23 septembre 2018

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir

Pas grand'chose à raconter, après un weekend tout tranquille de derrière les fagots.

Je suis allée voir Première année, qui se laisse voir, justement, sans plus, car (essayez de bien suivre, ce qui va suivre va être un peu alambiqué) mis à part la scène finale qui bien qu'un peu prévisible n'en reste pas moins émouvante, le fait que Vincent Lacoste soit le portrait craché de mon neveu aîné (si je veux, j'ai un neveu aîné) et que par conséquent je le trouve très attachant, et mis à part également que ce film te fait bénir Fjörgynnistreksjöd, le dieu danois de la très grande chance, qu'à priori aucun de tes enfants ne fera Médecine, il n'en reste pas moins qu'il ne casse pas trois pattes à un canari.

Aucun rapport (je crois): la question de philo à laquelle doit répondre Minipuce ces jours-ci, c'est un problème sur le quelque chose et sur le rien (je vous jure)(et bon appétit, les amis.)

À part ça et pour finir, figurez-vous que Puceminus a cette année au collège le prof de maths que son frère a eu lui aussi en troisième. "Ton frère était un élève très sérieux", lui a dit le prof, nous raconte-t-elle au dîner. 
"- et tu lui as répondu quoi?  
- bah, qu'est-ce que tu voulais que je lui réponde??
- euh, qu'il confondait forcément avec un autre, par exemple."

jeudi 20 septembre 2018

Bref.

Ayé voilà, mon fils habite avec sa copine, la Touteminimignonne de mon coeur (et aussi du sien), qu'avec votre permission je vais rebaptiser de ce pas Minimignonne, non qu'elle soit moins mignonne qu'avant, juste pour faire plus court, parce qu'à mon avis je vais souvent parler d'elle ici. Notez bien, depuis quelques jours, quand je téléphone à mon fils, il est toujours en train d'installer ou de monter un truc chez lui, l'idée m'a donc traversée de le baptiser autrement lui aussi, parce que Brisefer, c'était avant.

A part ça, pas grand'chose. Ne me dites pas que ça fait seulement deux semaines et demie qu'on a repris, je vous crois pas. D'autant  que mes élèves progressent déjà à vue d'oeil: j'ai entendu une petite section chantonner On s'en bat les couilles, on s'en bat les couilles, on s'en bat les couilles (air mélodieux). A ce rythme-là, je me demande ce qu'il va me rester à leur apprendre d'ici la fin de l'année, hein.

[Je recommande la lecture de Belle et bête, de Marcela Lacub, où Dominique Strauss Kahn est peint en homme-cochon érotico- maléfique magnifique, et qui m'a beaucoup amusée, et côté films, j'ai vu, longtemps après tout le monde, 120 battements par minute, qui m'a bien secouée, et l'Ours m'a traînée dès sa sortie (hier) voir les frères Sisters (un Audiard ET un western ET une bonne critique dans le Canard, tu penses), eh ben c'est looong et poussif et ni drôle ni touchant ni surprenant, et Joaquin Phoenix n'a rien pu faire pour moi, c'est dire.]

jeudi 13 septembre 2018

Brèves d'école.

Un petit, finissant son puzzle et narguant son voisin, qui tarde à finir le sien C'est moi qu'a fini le premier c'est moi qu'est le plus fort dans les puzzles (avisant mes yeux froncés désapprobateurs) mais maîcresse, j'a pas dit que je suis le plus fort pour tout, j'a dit "dans.les.puzzles"!
( j'ai hésité à lui dire qu'il n'était pas le plus fort en conjugaison, par exemple, vous pensez bien).


Des nouvelles de mon papa surprenant (encore lui) (à sa décharge, c'est son premier petit à l'école, hein)
"- je voudrais vous demander: pourquoi vous avez changé les vêtements de [son fils] lundi?
- euh..vous voulez dire qu'on s'est trompé de vêtements en le rhabillant après la sieste et qu'il est rentré à la maison avec les vêtements d'un autre? [ ça arrive quelquefois, ndlr]
- non, il avait d'autres vêtements, et les siens étaient dans un sac tout mouillés.
- ah. Il a dû faire pipi, alors et il a été changé.
- ah?
- oui, on a mis ses vêtements mouillés dans un sac et on lui a prêté des vêtements propres.
- Ah bon.» (attrape la main de son fils, salue aimablement et tourne les talons.)

Une petite dernière (je vous préviens, elle est dure)
Dimanche dernier, je fais un vide grenier avec ma cop F., qui cherche des puzzles pour sa classe. Je lui fais remarquer qu'elle n'est jamais sûre d'avoir l'ensemble des pièces en achetant d'occasion. Ce n'est pas grave du tout, tu sais, me répond-elle, si mes élèves réalisent au dernier moment qu'il manque un morceau pour finir le puzzle, eh bien c'est dommage et tant pis pour eux! (je vous avais prévenus, qu'elle était dure) (nan, en vrai, elle n'achète pas si elle n'a pas fait recompter devant elle pièce par pièce les petits enfants qui vendent leurs puzzles sur le vide-grenier.)

vendredi 7 septembre 2018

Brève de fin de première semaine de classe.

Alors j'ai cette année beaucoup (trop) de petits élèves (fermeture de classe dans l'école oblige), et je dois me réhabituer doublement au bruit, au mouvement, et au serrage de sardines dans ma classe. 
Après trois jours de découragement intense (jeudi soir, sitôt sortie de l'école, je suis allée acheter une carte de dix entrées à la piscine pour me vider la tête (au moins dix fois dans les semaines à venir, donc), oui j'ai fait ça, ça vous dit comme j'étais mal), aujourd'hui je reprends espoir, en même temps que du poil de la bête*, parce que j'ai des petits relous, mais choupinous quand même. La palme** à G., qui sera, je le devine, mon fournisseur de bons mots cette année, trois ans au compteur mais il parle comme vouzémoi (et peut-être même encore mieux, vous allez voir), qui m'a dit ce matin: Maîtresse, j'en ai marre de jouer à ce jeu, est-ce que je peux sortir de table?

* en parlant de poil de bête, la bête féroce, parce qu'elle nous colle toujours de très près quoi qu'on fasse, a réussi à poser sa queue pile poil sur une bande dépilatoire de cire froide, bande qui s'est illico enroulée en collant autour, ce qui l'a mise en panique immédiatement (il lui en faut peu, je suis d'accord avec vous); elle s'est mise à courir dans toute la maison en sautant partout et en poussant des cris (je vous jure) et j'ai eu un mal de chien à l'attraper, puis à décoller la bande (j'ai épilé une queue de chat, il y en a pas beaucoup qui peuvent en dire autant, je pense), puis à nettoyer la queue poisseuse comme j'ai pu (j'ai bien conscience d'écrire de drôles de trucs, là). La bête féroce a fait le reste, elle s'est léchée consciencieusement pendant des jours et des jours, mais n'a pas pu éviter l'inévitable: elle est vraiment ridicule avec sa queue pelée et je crois qu'elle en a parfaitement conscience, vu qu'elle n'a plus mis une moustache dans le jardin depuis.

** et la palme du papa le plusse (le plusse quoi, au juste?surprenant?) à celui qui a dit ce matin, parce que l'atsem et moi lui faisions diplomatiquement remarquer  que son fils ne portait pas de culotte sous son pantalon depuis le jour de la rentrée, que c'est parce qu'il n'en avait plus à la maison, elles ont été jetées parce qu'il les avait toutes salies, mais que, comme on insistait sur le problème de pudeur et d'hygiène (un peu, hein), il allait lui en acheter d'autres, et merci de lui en avoir parlé.
On est toujours content de servir à quelque chose, hein.

dimanche 2 septembre 2018

Il était une fois.

Laissez-moi vous conter l'histoire de la fille, pas très charitable, qui le jour (des nombreuses allées et venues ici et là) de la pré-rentrée se marrait comme une baleine parce que son atsem n'arrêtait pas de glisser sur le parquet de la classe Ah ben ça on peut dire que tu l'as bien ciré pendant les vacances, ton parquet! et qui finit par faire elle aussi une chute de toute beauté et par la même occasion, en voulant se rattraper (mal), un somptueux tour de rein de derrière les duplo. A deux jours de la rentrée, qui dit mieux, hein?

Laissez-moi vous conter l'histoire de la fille, toujours la même et le même jour, qui voulant faire un peu de rangement dans sa classe, se fit tomber tous (T.O.U.S) les puzzles en bois sur la tête et en fut quitte pour refaire, accroupie sur son parquet ciré et son tour de rein sur le dos, le perroquet la tortue la coccinelle le poisson et la guenon en pleurant au téléphone avec sa mère Nan ça peut pas attendre lundi que les gosses les refassent, tu te rends compte un peu le mauvais effet que ça fait sur les parents une classe avec toutes les pièces des puzzles mélangées dès le premier jour?

Laissez-moi vous conter l'histoire de la mère d'élève qui téléphone vendredi soir 18 heures bouche en coeur et ronds de jambe: Bonjooooour, je voudrais incrire ma fille et lui faire visiter l'école, je peux passer quand?? 

Ben lundi matin jour de rentrée ma petite dame, pff.

Et enfin, avant de tourner définitivement la page de ces vacances, laissez-moi vous conter l'histoire de l'Ours-mon-mari-au-grand-coeur, qui pendant notre séjour vendéen, constatant chaque soir ou presque la présence dans le jardin de son père d'un jeune chevreuil, et soutenant la thèse selon laquelle avec les allées et venues des voitures la pauvre bête désespérée se retrouvait prise au piège, -on le voit bien, qu'il est tout jeune, il doit être en panique complète de ne pas pouvoir s'enfuir, pauvre bête! -, laissait chaque soir systématiquement et complaisamment le portail grand ouvert pour lui permettre de s'échapper, a eu la surprise de voir un beau soir le bestiau s'enfuir devant lui en sautant, sans problème aucun tu penses, les deux mètres de clôture juste à côté du portail -ouvert, donc. 

L'histoire ne dit pas si le chevreuil s'est retourné pour lui faire un clin d'oeil (ou un doigt d'honneur), c'est bien dommage, avouez.


Tu es mon chevreuil superbe et généreux, chaton.

Et pour finir, mes zamis, bonne rentrée à ceux qui la font, petits et grands, et à ceux qui ne la font pas encore, -Brisefer et Touteminimignonne, tiens, au hasard, même pas encore officiellement concubins et déjà partis se dorer sur des îles grecques-, je dis: la roue finit toujours par tourner, il faut le savoir.