Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mardi 29 décembre 2020

Sur tout et n'importe quoi et surtout sur n'importe quoi (titre trouvé par l'Ours, sous vos applaudissements)

Il n'est pas impossible que j'aie eu une conversation fort drôle avec Puceminus hier et que je me sois dit in petto que je la raconterais ici-même, mais que j'en aie complètement oublié la teneur à l'heure où j'écris. Ou bien alors j'ai rêvé, et vu qu'avoir une conversation drôle avec mon adoleschiante de fille ces temps-ci est en réalité parfaitement antinomique, ça ne m'étonnerait qu'à moitié. Bref, mystère et boules.

La Noyel, en tout cas, c'était chouette: mes enfants réunis avec leur moitié pour les deux-tiers et tout ce jeune petit monde parlant si fort et générant tant de mouvement dans toute la maison que les bêtes féroces se sont planquées ça et là où elles le pouvaient (ah ça, c'était pas Noël pour tout le monde, elles te prient de les croire) et qu'elles ont présentement bien du sommeil en retard. D'habitude je dors comme une souche quand j'ai tous mes enfants sous mon toit, et c'est ce qui se serait passé à n'en point douter si je n'avais reçu dans ma boîte aux lettres le 26 décembre un avis de passage de mon facteur m'avisant d'une lettre en recommandé avec accusé de réception (= dans mon esprit, une convocation au tribunal POUR UN CRIME, au moins. Je ne vois pas ce qui me vaudrait une lettre en recommandé avec accusé de réception, sinon, hein) (= deux nuits sans sommeil à chercher de quel crime parmi tous ceux que j'ai pu commettre je pouvais bien être accusée)(je jure). En réalité, je sais depuis hier matin à l'heure où ouvre mon bureau de poste que ce n'était rien d'important (et que mes crimes restent impunis, ouf), mais n'empêche: mon facteur peut bien se brosser dur pour ses étrennes, vu que le 26 décembre la maison était tout particulièrement pleine de monde qui aurait pu l'entendre frapper à la porte avec sa pôv lettre en recommandé si seulement il s'était donné la peine de le faire et de m'éviter deux longues nuits sans sommeil, ce pou bedonnant.

[Donc rien lu ces derniers jours, tu penses bien que j'avais un peu autre chose à faire, mais ma pile de bouquins s'est allongée (en même temps que ma réserve de thé et de chocolats a fondu, pff)].

lundi 21 décembre 2020

Vacaaances.

Je n'ai jamais été si heureuse d'être en vacances de ma vie (je jure), et j'ai l'intention d'en profiter comme jamais (= dormir, recevoir le frère de l'Ours et mes enfants, caresser mes chatounes et boulotter des pâtes de fruits. Je n'ai absolument aucune autre ambition). Ces dernières semaines ont été affreusement fatigantes et pourtant je n'ai pas été malade (naaan, diiingue, pas même un petit mal de gorge de derrière les fagots) ni personne dans mon entourage proche, et j'ai cette année dans ma classe les petits élèves les plus mignons du monde, [il faudra bien que je fasse un billet là-dessus un jour, parce que des mignons, j'en ai déjà eu, tu penses, mais une classe entière de mignons, malins comme des singes mais sages comme des images, serviables, attentifs aux autres et attentifs tout court, ça se trouve pas sous le sabot d'un cheval, tu peux me croire.] Bref, je suis fatiguée sans trop savoir pourquoi, mais très fatiguée quand même, à n'en pas douter.

[Si je devais là maintenant tout de suite et même plus tard car il n'est jamais trop tard, ne recommander qu'un livre, un seul, à offrir à vos ados, à vos amis, à vos parents, à vous, ce serait La plus précieuse des marchandises de Jean-Claude Grumberg, un petit bijou qui se lit d'une traite, poétique, bouleversant. Un très beau cadeau à (se) faire.]

mardi 15 décembre 2020

C'est à n'y plus rien comprendre.

Naméquoiquoiquoi? Castex vient d'annoncer (nous l'apprenons par voie de presse ou de parents d'élèves, ça va sans dire) que "les enfants pourront ne pas venir à l'école jeudi et vendredi pour limiter les risques de contamination à Noël"? (mais les adultes, eux, peuvent bien contaminer leur famille, c'est ça?) Je ne comprends pas, ne nous avait-on pourtant pas dit et répété vas-tu comprendre à la fin  que les-enfants-n'étaient-pas-contagieux-bon-sang, et qu'il n'y avait "pas plus de risque d'aller à l'école que de rester chez soi" (Monsieurmonministre himself)?? 

Qu'on m'esplique, avec des mots simples.

dimanche 13 décembre 2020

(édité) (eh dites, hey!) Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir

S'il y a bien une chose positive à retenir de ce virus à la noix de coco, je vais vous dire, c'est que les petits enfants à l'école sont bien moins malades que d'habitude. Et vous pouvez me croire sur parole: cette année, merci le masque et le lavage de mains toutes les trois minutes, pas de grosses morves vertes stalactitées au nez des petits, pas de gastro ou si peu, et par ricochet, pas de rhinomaldegorge pour la maîtresse-attrape-tout-ce-qui-passe, suivez mon regard. C'est toujours ça de pris, hein.*

Pour le reste, je ne m'étendrai pas, j'ai une dernière semaine difficile à faire et je vous mets au défit de trouver un seul instit de mater pour dire le contraire, et je n'ai qu'une ambition pour ces vacances qui arrivent: trouver enfin cinq minutes pour faire mon sapin. Et dormir. Ah, et manger du chocolat en bonne compagnie, aussi, mais ça va sans dire.



* j'ajoute, (je ne m'explique pas comment j'ai pu oublier ça): l'autre inesssstimable chose positive du virus sa mère, c'est que le dernier soir avant les vacances tu ne te farcis PAS le marché et la chorale de Noyel jusqu'à pas d'heure dans un préau bien trop petit et suuurchargé de papas de mamans de tatas de nounous de mémés et pépés de mioches montés sur ressorts de microbes de sueur et de Christmas spirit (tu parles)[honteusement pompé sur l'année dernière], nan, ça c'est purement et simplement, et de façon tout à fait inespérée ajouterais-je, annulé. 

mardi 8 décembre 2020

Conversation surréaliste avec ma bibliothécaire

 «- Et vous pensez, juste comme ça pour savoir, qu'on pourra revenir quand, (chercher des livres sur le temps scolaire avec nos élèves, ndlr) chez vous, hmm?

- aaah ça, on ne sait pas, pensez donc: la bibliothèque, c'est un lieu confiné, alors y mettre toute une classe!!»

samedi 5 décembre 2020

Brèves d'école

 "Tu te rends compte, maîtresse, que mon papy et mamie, ils sont venus de Bretagne jusqu'en France pour me voir!?"

J'ai porté l'autre jour, pour la première fois, le masque transparent qui vient de nous être fourni aimablement par notre employeur pour faire distinctement les séances de phono avec nos élèves. Alors primo la voix résonne horriblement quand on parle là dedans, et deusio les mouflets surexcités qui me disent ad libitum et de leurs voix de tête que Maîtreeeeese, t'es beeeelle, on voit ta bouche!, ça fatigue et ce n'est pas forcément plus efficace pour faire classe, hein. (ça, c'est avant que le masque, (très rapidement), soit complètement plein de buée et qu'on ne la voie plus, ma bouche.) 

Mon collègue, cette année, pour sa merdouille de Noël, il a décidé de faire faire à ses élèves "un sabot rouge de Père Noël" (qu'il remplira avec des papillottes). Je te jure. On lui a dit qu'il était de notoriété publique que le Père Noël portait des bottes et non des sabots, mais il n'a pas voulu en démordre: il ferait un sabot. (Je soupçonne fortement le fait que son atsem avait déjà commencé à découper les patrons  à ce moment-là). On lui a dit aussi que de notoriété publique également, le Père Noël portait des bottes noires, et que selon toute logique, quitte à faire un sabot, il aurait fallu le faire noir, mais il s'est obstiné tout pareil, il ferait un sabot rouge, nan mais qu'est-ce que c'était que cette inadmissible intrusion dans sa pratique pédagogique privée, est-ce qu'on était encore libre de faire faire la merdouille de son choix à ses élèves dans cette école, ou bien? (j'ai soupçonné encore plus fort que son atsem avait déjà commencé à découper les patrons dans.des.feuilles.rouges à ce moment-là.) A la récré suivante, comme ça devait le turlupiner un peu cette histoire, il nous a dit que de toute façon le sabot rouge du Père Noël, c'était passé crème auprès de ses élèves, d'autant qu'il leur avait fait admettre bien volontiers qu'il serait parfaitement assorti à son costume.

Bref. Tout ça pour dire que tout le monde est bien fatigué.

mercredi 2 décembre 2020

Petite réflexion, en passant.

Mon téléphone, qui est devenu fou depuis plusieurs jours, m'annonce en boucle comme information principale et urgente le retour à la télé de Michel Drucker, amputé de la jambe droite et très mal en point. Alors concernant Michel Drucker, déjà j'ignorais qu'il était parti, mais maintenant que je le sais, je dis: nan mais pitié, la retraite pour Michel Drucker d'une façon générale, et encore plus avec une jambe en moins et mal en point, merci bien.