Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mercredi 14 janvier 2026

Heureusement.

Tu me dis qu'on a repris le chemin de l'école depuis même pas deux semaines, je te crois pas. Il y a mon corps, mon cerveau, et mon agenda qui ricanent nerveusement dans un coin.

Heureusement, il y a le petit Bébézou nouveau qui est enfin sorti de sa poche kangourou. Respirer en continu, finalement, c'était une bonne idée. Il a regardé le monde dans les yeux et a dit Ok, je rentre chez moi. Plus mignon petit gars, ça se fait pas, tu te doutes (à ce point-là, c'est même presque suspect, si tu veux mon avis). 

Heureusement aussi, il y a la troupe des théâtreux qui reprend du service bientôt. Nouvelle pièce, nouvelle vie, nouvelle montagne de texte à apprendre pour dans deux mois et je m'aperçois, figure-toi, que je n'ai plus la mémoire de mes vingt ans (elle a pris un autre chemin) et que j'ai plus personne pour me faire répéter mon texte à la maison (car mes enfants, jadis, remember, ont beaucoup (beaucoup) aimé le faire, se vengeant probablement de ce que je leur faisais subir en les interrogeant sur leurs tables de multiplication), si ce n'est l'Ours mon mari, qui y met beaucoup de mauvaise volonté, soupire très fort et ne se gêne pas pour me dire que ça le fait bienche, quel homme charmant n'est-ce pas.

Et puis heureusement il y a la galette, haha, pile-poil quand j'avais décidé d'envisager vaguement de  commencer à réfléchir à l'idée d'essayer peut-être de maigrir un peu, dis donc.

dimanche 4 janvier 2026

Tout le monde aime Noël.

Alors ces vacances, demande la foule en furie, comme si c'était une question raisonnable? 

De la Bébézou première en guest star trois jours trois nuits toute seule chez MamiPapizou (de la mignonnerie des balades des bisous un joyeux bordel dans la maison), un petit bébézou second toujours hospitalisé mais plus pour très longtemps on espère [qui va très bien par ailleurs mais qui parfois, quand il est bien fatigué d'avoir tété, oublie (c'est fâcheux) de respirer (détail, broutille, pécadille)(le cahier des charges de l'hôpital dit: cinq jours consécutifs sans accident respiratoire et tu rentres chez toi faire ton grand numéro, mon gars. On attend qu'il se décide, donc) (ses parents, qui gèrent de front soucis de santé pour l'un, boulot pour l'autre, travaux chez eux, allers retours à l'hôpital et Bébézou Première: mes grands héros, mes Avengers sans collant (mais cernés)], un premier round de  réveillon tous ensemble à Orléans chez les Aïeux (et ma mère qui, comme chaque année je te fais pas un dessin, cuisine pour la fin du monde dès demain matin), un deuxième round à Chartres avec les filles et le nouvel amoureux de Minipuce (qui, devine quoi? porte le même prénom de roi que Bébézou nouveau, on est maintenant obligé de préciser de qui on cause, Le grand roi ou Le petit roi, aaah ça, c'est pratique dis donc), un troisième round avec le reste de la famille en Vendée sauvage [du vent, du sable ma belle mère qui cuisine elle aussi pour un siège de la ville annoncé pour demain et pas de réseau, bref: une expérience sensorielle (on ne change pas une équipe qui gagne)], des chargeurs de téléphone qu'on cherche partout ou qu'on oublie en partant (ou les deux), de la lecture (Tout le monde aime Clara de Foenkinos, et moi j'ai bien aimé Clara aussi et Un mal irréparable de Lionel Duroy, très bien), de la logistique, des pâtes de fruits du nougat du chocolat des litchis du gras sur les hanches qui fait chez moi comme chez lui, pff, du sommeil pas de la meilleure qualitay, des valises jamais vraiment défaites, des manteaux et des godasses un peu partout.

Bref, du bonheur, certes, mais pas franchement du repos, on en serait (presque) contente de reprendre demain le chemin de l'école. Ce qui, objectivement, devrait alerter quelqu'un car c'est quand même dire l'état général du pays intérieur.

Je vous embrasse, et vous souhaite l'année bonne, mes zamis.