Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

jeudi 28 septembre 2017

A vau- l'eau.

Comme chez Bellzouzou on ne fait jamais les choses à moitié, après le tuyau des eaux usées qui nous est tombé sur la tête (au sens propre)(sauf que c'était des eaux usées, tu veux que je te fasse un dessin, peut-être?) à notre retour de vacances (la différence entre un homme et une femme, tu veux que je te dise? c'est l'Ours qui se tenait parfaitement immobile la tête entre les mains en répétant oh la la la, c'est pas vrai, mais qu'est-ce qu'on va faire?alors que c'était pire que les chutes du Niagara autour de nous (un tuyau bouché depuis looongtemps avec tout plein d'eau stagnante (et pas que, donc) qui cède sous le poids, et dégringole du plafond, quoi), et moi qui tout en disposant les bassines et serpillières lui criais Coupe l'eau, mais coupe l'eau je te dis!)
après le tuyau des eaux usées disais-je, quel merveilleux souvenir, c'est désormais (la loi des séries) un autre tuyau dont on vient de s'apercevoir qu'il est fendu, dans le jardin cette fois, et qui fuit à gros bouillons, à tel point qu'il a fallu déterrer ma magnifique lavande treize ans d'âge qui faisait ma fierté en même temps que ma réputation au delà de l'Eure et du Loir (au moins) pour réparer les dégâts. C'est l'Ours qui a creusé, en ronchonnant, mais je préférais voir sa raie du cul à lui, plutôt que celle du plombier (je me comprends).
 si tu veux enterrer ton chat, c'est le moment.



samedi 23 septembre 2017

Le retour de Bellzouzou *

* nan, parce que personne ne semble avoir remarqué mon absence pendant une semaine, hein, la faute à mon disque dur qui est tout mourrute subitement et sans préviendre.

J'ai dans ma classe une petite cocotte de même pas quatre ans dont le roi n'est pas le cousin, qui cause comme un dictionnaire et qui, situation aggravante, sait toujours tout mieux que toi, moi, et tout le monde (marquons un bref arrêt, voulez-vous, afin que je puisse me plaindre comme il se doit: en matière de fille qui sait toujours tout mieux que toi, moi et tout le monde, j'ai eu ma dose, plus que ma dose et l'overdose avec ma propre fille, que je viens juste d'envoyer étudier ailleurs voir si elle sait mieux que tout le monde là-bas aussi, tout ça pour me retrouver avec exactement le même modèle dans ma classe, avec juste 13 ans, des brouettes et quelques décimètres de moins, c'est bien ma veine, hein).
L'autre jour, elle refuse les chaussons de gymnastique qu'on lui tend, au prétexte que (mains sur les hanches et air indigné) ce ne sont pas les siens. On insiste, elle refuse. On insiste encore, elle nous arrache les chaussons des mains, excédée, s'en va s'asseoir sur le banc, les enfile en disant (grande tragédienne) "ben je vais le dire à maman, qu'à l'école, on me force à mettre des chaussons qui ne sont pas à moi". On lui montre alors l'étiquette à l'intérieur des chaussons, sur laquelle est écrit son nom, (regardant droit devant elle en reniflant dignement) "ben je vais le dire à maman, que vous avez écrit mon nom sur les chaussons de quelqu'un d'autre".

jeudi 14 septembre 2017

Brèves de mater et d'ailleurs, avec tout plein de bienveillance à l'intérieur.

Un papa a demandé solennellement à me parler un soir après la classe, juste pour me dire que si son fils avait envie de faire caca dans la journée, il ne fallait surtout pas que je l'en empêche. Et que si le petit réclamait de l'eau, il fallait que je lui donne à boire.
J'ai profité de l'occasion pour demander à ce papa pourquoi diable-donc son fils avait raté la première semaine d'école (toute entière), (alors qu'il avait tellement envie de venir y faire caca et boire de l'eau, visiblement). Il m'a expliqué que c'était parce que sa femme et lui avaient dû gérer la rentrée de la grande soeur (au CP, école à 500m de la maternelle), rendez-vous compte, j'en ai deux, moi, hein [des enfants, je suppose, ndlr]. J'ai expliqué, longuement, qu'une semaine entière c'était beaucoup pour gérer une rentrée au CP et négliger celle du petit frère, puis détaillé, longuement toujours, la marche à suivre avec deux (deux!) enfants scolarisés: déposer le petit à la mater, en premier et tôt, puis la grande à l'élèm, qui ouvre dix minutes plus tard, et il y a tout plein de parents qui y arrivent très bien, pourquoi pas vous? Bien bien bien. Le lendemain, le petit vient à l'école le matin (victoire), mais pas l'après-midi(euh). Quand je demande pourquoi (diable-donc) le lendemain, à la maman cette fois, devinez quoi? c'est parce qu'elle a dû déposer la grande au CP qu'elle n'a pas pu mettre le petit.

Sinon, c'est moi ou les parents posent de drôles de questions cette année? on m'a demandé s' Il peut garder sa casquette dans la classe? et si elle arrive bien à gérer ses émotions à l'école? (= elle ne vous fait pas de grosses colères comme à nous à la maison? je parle le parent dans le texte). Mon jeune collègue a eu droit à J'ai trouvé cette barrette (à cheveux) dans le couloir, (ton indigné) il faudrait peut-être faire quelque chose!!

S'il y a bien un mot qui me sort par les trous de nez et ailleurs, c'est bien le mot bienveillance, qu'on nous sert à toutes les sauces, et vas-y donc qu'il faut être bienveillant avec ses enfants, avec ses élèves, avec son corps et avec soi-même, comme si on faisait toujours exprès d'être malveillant avec tout le monde, hein. 
Mais ce que j'ai vu l'autre jour m'en a bouché un coin (ça ne peut donc plus me sortir par les trous de nez et ailleurs, mais je m'égare)

Même la cosmétique, elle se doit d'être bienveillante, dis donc.

dimanche 10 septembre 2017

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir, (et avec plein de parenthèses dedans) (chouette!)

Je ne sais pas du tout comment ça se fait, mais j'ai l'impression d'avoir déjà repris depuis trois semaines (au moins).

Ce week end, nous étions la five team (comme le slogan du pyjama fétiche de l'Ours) family réunie au complet, et on a fait bombance et ripaille, balade en forêt et champignons (il n'est pas dit que la prépa de l'une et la fac de l'autre auront notre peau) (ou plutôt: on pense qu'elles l'auront, mais pas ce week end-là, et c'est toujours ça de gagné) (mais on n'a pas trouvé un seul champignon) (qui soit comestible) (et un week end sympa en famille n'empêche pas une bonne colère avec montée dans les tours de l'adoleschiante au moment du départ, je le saurai pour la prochaine fois).

Minipuce, quand elle était encore de bonne humeur, nous a dit être ravie de l'internat en général et de sa coloc en particulier, Heureusement que je ne suis pas tombée sur la fille du bout du couloir qui se lève tous les matins à six heures pour faire sa prière (tu m'étonnes). (Cette fille-là a usé sa coloc en une semaine, et la vie scolaire est en train de chercher qui accepterait de partager sa chambre avec elle). (Ils ont du mal à trouver, il paraît.) (sans blague?)

Brisefer a covoituré sa soeur vendredi soir, et la première chose qu'ils ont dit à Puceminus en rentrant c'était quelque chose du genre Ça va, ma pôv'? pas trop dur d'être toute seule à la maison? Elle ne crie pas trop sur toi, maman, maintenant qu'il n'y a plus que toi sur qui crier? et j'ai trouvé ça assez désobligeant. (Tout le monde sait désormais que je suis un monstre.)


et moi je suis un monstre.

mercredi 6 septembre 2017

Niouses de rentrée.

Cette année, j'ai dans ma classe de beaux spécimens de caractères bien trempés et de langues bien pendues, mais aussi un (tout petit) élève qui ne répond pas à son prénom, mais pas du tout du tout, non non il n'est ni bêta ni sourd, c'est juste qu'à la maison, la maman vient de me le dire, on l'appelle (complètement) autrement, par un autre prénom, qui n'est pas celui de l'Etat civil ni celui de ma liste officielle donc. Si on me l'avait dit au moment de l'inscription à l'école, peut-être bien que ça m'aurait évité d'avoir à refaire toutes mes étiquettes et cahiers et même si on me l'avait dit dès le premier matin, ça m'aurait évité de passer toute la première journée à chercher ce qui clochait avec ce petit et de me demander sérieusement si c'était bien un élève de chez moi et pas de chez ma collègue d'à côté, ah ben ça par exemple (parce que le petit, en plus d'avoir plusieurs prénoms, ne savait pas m'en donner un seul, hein).
J'ai une petite qui monte vite en panique, il va falloir que je fasse attention à ce que je dis: hier elle a pleuré parce qu'elle ne savait pas lequel était le bon oeil (j'avais lancé à la cantonade Ouvez l'oeil, et le bon!).
J'en ai une autre, dont c'est la première année à l'école, qui oblige sa maman à rester dans la classe chaque fois qu'elle fait mine de partir le matin après l'avoir déposée, juste en tapant du pied par terre trois fois et en lui faisant son regard qui tue*. La maman revient alors immédiatement à côté de sa fille, sans moufter. Je ne jette pas la pierre à la maman, la petite m'a fait, à moi aussi, plusieurs fois le coup du pied qui tape trois fois et du regard qui tue en fronçant les yeux, qu'elle a très noirs, jusqu'à n'avoir plus qu'un monosourcil gigantesque au milieu du visage, je n'en mène pas large à chaque fois, je vous jure.
Et puis j'ai dû faire face à un mystère de pâte à modeler, un gros morceau, qui a disparu et qu'on n'a jamais retrouvé, il y a des enfants qui m'ont dit que c'était B. qui l'avait mangé, et des enfants qui lèchent, goûtent, voire croquent de la pâte à modeler, j'en ai déjà vu dans ma vie aaah ça oui, tu peux me croire, mais ce morceau-là était bien trop gros pour avoir été mangé, je n'y ai donc pas cru une seconde. Après, j'ai vu la tête de B. et surtout la bouche et la langue de B., qui étaient toutes bleues**, et j'y ai cru. Il va falloir que je lui donne à manger quelques prunes de mon prunier pour réguler son transit, à B., je crois.

* ceci est un petit clin de zieux perso à ma copine F., qui comprendra.
** ça m'a rappelé l'histoire de La vache orange (faut avoir un certain âge pour connaître, je vous préviens.)

dimanche 3 septembre 2017

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir

J'ai oublié de vous raconter que pendant les vacances, on a joué aux cartes. Chez Bellzouzou l'aïeule. Et quand on joue aux cartes chez l'aïeule, c'est très pénible de jouer avec ce jeu de cartes-là


et en même temps, c'est toujours avec celui-là qu'on joue, vu que les aïeux ne possèdent qu'un seul jeu de cartes, et que c'est déjà pas mal vu qu'ils ne jouent jamais aux cartes,
c'est très pénible, disai-je, parce que l'aïeule ne joue pas, elle ne fait que commenter ses cartes grecques, ce qui est pénible quand on joue convenez-en,  Ah! sur cette île-là, il y a un joli moulin, en effet! et Aaah ben dis donc, qu'est-ce que ça s'est construit ici, depuis que la photo a été prise, et Mais qu'est-ce que c'est beau, vous trouvez pas?? ad libitum.

Mon prunier fou, celui qui d'ordinaire nous donne une prune saine pour neuf prunes véreuses, a cette année décidé de nous donner une prune véreuse pour neuf prunes saines, et c'est pas moi qui m'en plaindrai, mais il est toujours aussi fou: deux fois par jour il fait tomber l'équivalent d'un gros panier de prunes, nous noyant dessous et je rigole pas, on voit prunes, on mange prunes, on vit prunes, on en est à plusieurs kilos distribués ici et là, trois tartes, des compotes en veux-tu en voilà, et on en mange à tire-larigot et à tous les repas si bien qu'on a le transit fou lui aussi, aaaah, ne me demande pas de te faire un dessin, hein.

Puceminus, mon tout petit bébé qui aimait tant et tant l'école jadis, a préparé cette année ses affaires de rentrée en 4ème avec un peu moins d'enthousiasme que d'habitude, entendez qu'elle ne s'y est mise que deux jours avant pour s'apercevoir qu'il lui manquait des petites choses sans que ça la mette dans tous ses états, ça serait le début de l'adoleschiance que ça ne me surprendrait qu'à moitié, tiens (c'est bien ma veine).

Mon autre adoleschiante (celle pour qui il ne fait aucun doute qu'elle en est bien une, certifiée conforme et validée par la Médecine) a préparé ses affaires pour l'internat qu'elle va découvrir demain, sa valise et sa trousse à maquillage sont parfaitement prêtes et remplies, mais je viens de lui rappeler qu'elle allait avoir besoin de feuilles pour écrire et (crois-moi pas si tu veux) elle n'y avait pas pensé.

Et pis sinon vous savez ce qui m'attend demain, pas la peine de s'étendre là-dessus, mais un petit mot de réconfort ça serait pas du caviar royal en branche de chez luxe extra, vu les réactions sur le billet précédent, (si vous n'aimez pas mon Danoidoliwoude, non mais dites-le, hein, et lui et moi on s'en va pour toujours à Copenhague et on ne revient jamais. )