Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 3 octobre 2021

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

(OOOOh putain, on ne va parler que de Tapie, à présent.) (et après ça sera Delon, vous allez voir.)

Un petit weekend mignon à confiturer tout ce dont même ma mère ne veut plus (et mes collègues me supplient à genoux de ne plus leur donner de prunes)(je vais donc leur donner des pots de confiote, héhé) (j'en ai fait 30)(trente) (et des clafoutis que j'ai congelés) (et des compotes) (et il reste des prunes sur le prunier)(je vais devenir dingue).

Un petit weekend mignon à me débarrasser de mes prunes, donc, mais aussi à ratisser dans le jardin les feuilles mortes (qui se ramassent à la pelle, les souvenirs et les regrets aussi), jouer au bouchon avec ma bête féroce deuxième du nom (ses projets de chasse à la souris ayant été fortement compromis par la pluie et le vent, il a bien fallu l'occuper), à bouquiner (les risées du lac d'Emmanuelle Grangé, pas mal), à prendre des niouses de mes Nantais (ils sont toujours debout et ont de l'électricité), à préparer les prochaines vacances, et pas grand'chose d'autre. Mais dis-moi, toi?

jeudi 30 septembre 2021

Brève d'école.

Il y a quelques jours, une atsem de l'école a cru avoir entendu une de nos élèves de petite section dire Ta gueule! à son père sur le trottoir. Elle nous l'a raconté, mais personne n'y a cru: une toute petite choupinette de même pas encore trois ans, tétine au bec et doudou sous le bas, pensez donc! Maintenant on le croit, vu qu'elle a aussi dit Ta gueule! à son maître en pleine classe. (Bon, un jour de rentrée il y a quelques années, un petite section m'a dit Casse-toi, bâtard!, alors j'ai relativisé l'affaire et dit à mon collègue qu'il ne s'en sortait pas si mal, allez.)

dimanche 26 septembre 2021

Sci(chi)atique

Je serai brève, mes amis, j'ai depuis vendredi la plusse belle sciatique de toute l'histoire de la sciatique, qui irradie depuis la fesse droite jusqu'au pied, je ne connaissais pas cette joyeuseté et c'est bien sympa, je recommande, hein. Mais bon, je me fais chouchouter (= masser la fesse, l'Ours y met tout son coeur) et ça ne m'a pas empêchée de marcher toute la journée samedi, vu que j'ai lu que si c'était bien une sciatique et non un spondylolisthésis urticant dégénérescent ou la gangrène qui s'installait (sur le net, on n'est jamais sûr), il ne fallait pas arrêter de marcher. Ce que j'ai fait en me plaignant beaucoup (mais j'adore me plaindre, vous savez bien). 

Demain c'est donc jour d'école avec sciatique encore peut-être (mais on ne me le souhaite pas, hein)(merci bien), et deux remplaçants la même journée. Sur les deux, il y en a bien un qui sera beau, j'ai dit à mes collègues (il y a pas de raison que ce soit Puceminus, qui ne sait pas vraiment apprécier les belles choses, qui ait toujours les meilleurs morceaux).

vendredi 24 septembre 2021

Brèves d'école.


Ahaha la séance de langage avec mes élèves de petite-section qui ne tiennent pas en place et n'écoutent rien (j'ai dit que j'avais des petits mignons cette année encore? moi? j'ai dit que j'avais des petits mignons? je retire tout ce que j'ai dit). Là donc, je lis l'histoire, hyyyper simple, d'un chat qui nous présente sa maison. Je la lis plusieurs fois pendant que l'un se roule sur le banc, que deux autres touchent les perles dans les cheveux d'une autre, qu'il y en a un qui parle en même temps que moi et qu'un autre pleure en appelant sa mère. Tu visualises? c'est encore pire. Et puis ensuite on discute tous ensemble de cette chouette histoire qu'on vient de raconter. Comment s'appelle le chat? de quelle couleur est sa maison? Personne (p.e.r.s.o.n.n.e) ne me répond, personne ne veut parler avec moi, d'ailleurs personne ne m'écoute, je parle dans le vide, je parle toute seule en tout cas, c'est sûr. Et puis je n'en peux plus, je ferme le livre et je m'apprête à passer à autre chose. Et là, tout le monde fait silence et se tourne vers moi et il y a A. qui me dit avec ses quatre doigts dans la bouche Bah c'est fini l'histoire de la maison du chat qui s'appelle Jim?

J'ai une petite dans ma classe, je jure, je ne l'ai jamais vue sourire. Tou-te-la-jounée elle boude ou elle pleure(niche) ou elle n'est pas d'accord du tout, elle ne veut pas venir à l'école mais pas repartir le soir avec ses parents, pas faire de la pâte à modeler mais pas laisser sa place à un autre, pas (tu as compris). Cette petite-là, quand je la rends (bien volontiers) à son papa le soir, elle se roule par terre de colère parce que (j'ai même pas demandé pourquoi). Je vais ranger ma classe, papoter un peu avec le gars du périsco, dire au revoir à mes collègues, et quand je pars de l'école, sur le trottoir il y a encore la petite par terre et le papa qui négocie avec elle pour qu'elle se relève et accepte de rentrer à la maison.

La semaine prochaine, c'est fotodklass et j'ai hâtehâtehâte comme chaque année la fotodklass, tu te doutes.

[Hier soir, j'étais au lycée avec le prof d'anglais de Puceminus, et je résume: il est grand et fort, jeune et joli, dynamique et plein d'allant, gentil, clair, motivant et (semble) hyyper sérieux, et tout plein d'humour avec ça. S'il était Danois il serait absolument parfait, je dis. Je rentre à la maison avec les tétons frémissants (lis entre les lignes car ma mère me lit et je ne peux en dire plus) et je dis à ma fille Aaaah, ton prof d'anglais il est.. (points de suspension et voix de tête qui se perd dans les aigus)

Ou-ais, il est pas mal, j'avoue m'a-t-elle répondu (juste) (les jeunes filles de maintenant, c'est plus ce que ça a été, hein?)].

dimanche 19 septembre 2021

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir.

Côté ciné, j'avais follement envie d'aller voir L'origine du monde de Laurent Lafitte, mais j'ai trouvé ça mal fichu, très con et pas franchement drôle (pour ne pas dire franchement pas drôle)(à part une scène ou deux) (et Vincent Macaigne en sosie de François Hollande) et j'en ai été fort déçue.

Côté lecture, celle qui ne déçoit jamais en tout cas, c'est Joyce Maynard dont je lis le nouveau roman, Où vivaient les gens heureux, et c'est biiiien.

A part ça rien, ou presque: j'ai ramassé des kilos de Reine-Claude et fait un clafoutis, suis rentrée bredouille des vide-greniers de ce matin, me suis régalée avec la deuxième saison d'Hippocrate, et je me prépare présentement à affronter une des semaines les plusses pénibles de l'année, la semaine des réunions-tous-les-soirs (ou presque) [deux au lycée dont une parents-profs, et ma propre réunion de parents à l'école (joie)].

J'ai bien besoin de réconfort. Suivez mon regard et racontez-moi la vôtre, de semaine de réunions tous les soirs à venir. Ou parlez-moi d'amour, c'est bien aussi, l'amour.

 

 
  
      
C'est toujours la même certaine qui m'a réclamé Pitié, du Mads en slip plutôt que des photos de chats! Allez vous plaindre à elle, si vous avez des réclamations à faire.

(Ceci est la version présentable, jamais de la vie je vous mettrais une version pas présentable, on n'est pas dans un film de Laurent Lafitte, ici, oooh).


vendredi 17 septembre 2021

Décousu.

Ce matin, alors que mes petits étaient en séance de motricité (je parle Educ Nat parce que c'est vendredi soir, mais en vrai mes petits faisaient juste de la gym, hein), j'ai refusé de porter ceux qui ne voulaient/pouvaient pas se hisser tout en haut du parcours (je me comprends) en leur faisant prendre l'itinéraire bis (je me comprends) qu'ils peuvent faire sans aide, en pensant Je suis vieille je me ménage, cette année je décide de ne pas prendre le risque d'attraper un tour de reins en aidant un petit à faire ce qu'il saura faire tout seul sans problème dans deux mois sans que je l'aide. C'est que je deviens raisonnable en prenant de la bouteille (de l'âge), moi, pas vrai?

Qu'est-ce qu'il y a de pire pour une Bête Féroce jeune qui n'aime rien tant dans la vie que courir sauter partout attraper des souris des oiseaux faire sa curieuse fouiner emmerder la Bête Féroce ancienne qui ne lui demande rien (que de lui foutre la paix) bref qu'est-ce qu'il y a de pire pour une Bête Féroce jeune qui aime vivre pleinement sa vie de chat-follet que de se faire enfermer par mégarde dans une chambre au petit matin pour toute la journée car ses maîtres sont partis bosser et de n'y avoir ma foi pas grand'chose à faire, sinon dormir (bêtement) pendant plus de neuf heures (la groosse loose)?


Et pour finir, venez jamais boire l'apéro chez nous, j'ai rêvé cette nuit qu'on avait du (beau) monde à la maison et que l'Ours-mon-mari nous servait du vinaigre de vin dans des flûtes à champagne, et que je trouvais ça follement bon.

dimanche 12 septembre 2021

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir (vitfé)

Alors ce weekend, on a ramassé vingt kilos de prunes au bas mot sous le prunier fou, qui sont parties illico se faire confioter chez l'Aïeule que ça n'a pas pris goût de tinette (bon: il en reste au moins le double, voire le triple dans l'arbre, on n'a pas le cul sorti du confisuc, je te le dis), j'ai fini et bien aimé Apaiser nos tempêtes de Jean Hegland (Dans la forêt, remember), arpenté trois vide-greniers différents avec ma copine F. en quatre heures (on se lève tôt, on voit tout de suite là où on va trouver, ou pas, ce qu'on cherche, on papote tout en marchant, plusse organisées que nous ça se peut pas, on est l'Efficacité sur pattes), bouturé et rempoté mes plantes vertes, maudit le sinistre (par habitude, hein, rien de particulier à lui reprocher, mais si je ne sais pas quoi lui reprocher, LUI, IL LE SAIT, t'inquiète). 

Ça sera tout pour aujourd'hui et bien le bonjour chez toi.


mercredi 8 septembre 2021

Des chausssons de gymnastique et autres choses.

Tous les ans (tous.les.ans) à l'école on a des surprises avec les chaussons de gym. Tous les ans. Et c'est pas faute de réclamer dans la note de rentrée distribuée le jour de la rentrée (et même avant la rentrée, lors de l'inscription, en ce qui concerne les plus petits) des chaussons adaptés aux activités sportives et qui tiennent bien aux pieds (pas des pantoufles!)

On a régulièrement des charentaises de pépé. 

Il y a eu ça, aussi. Et puis ça.

Mais hier, j'ai eu droit aux chaussons les plus adaptés à la gymnastique à l'école jamais vus de ma carrière, ever.

 
Vous conviendrez avec moi qu'il sera bien difficile de faire mieux.
(les chaussons ayant été rendus illico presto à la maman à la grille, je n'ai pas eu le temps
 (ni l'audace)
 de prendre une photo, mais c'était exactly les mêmes, en vert pomme. 
Les gens sont devenus fous, je crois.

 

La minute mauvaise: je me suis laissé dire qu'un jour prochain très bientôt notre sinistre battrait le record de longévité pour un Ministre de l'Éducation Nationale, ce qui est bien notre chance, franchement.

Côté ciné, pauvre de moi, je suis allée voir, faute de mieux vu la programmation toujours merdique de l'unique ciné de Chartrescitymaville, France de Bruno Dumont dont j'aime bien les films d'habitude et grand mal m'en a pris car c'était d'une nullité crasse, caricatural et vulgaire, j'ai failli partir avant la fin tellement je me suis faiche, Léa Seydoux est trèèès mauvaise et Biolay joue absolument comme d'habitude il joue (il ne joue pas, je crois), ça n'a absolument aucun intérêt contrairement à ce qu'on nous promet et rien que d'y penser je suis de mauvais poil, voyez. 

Et pour finir, suis-je la seule à trouver que les hommages à Belmondo sont presque aussi pénibles à supporter que ceux à Johnny en leur temps, hmm? 

dimanche 5 septembre 2021

De la rentrée des classes et autres choses

Alors cette rentrée, hein oui, cette rentrée? J'ai pu constater d'abord que j'avais une classe mignonne, presque autant que celle de l'année dernière, ce qui est déjà pas mal ("presque aussi mignonne") [rien à voir, ou presque, mais je viens de finir le dernier Jaenada, et j'ai décidé de m'autoriser à faire des digressions comme lui (toute proportion gardée): cet été, Minipuce m'a envoyé une photo d'elle et de sa soeur assises sur un banc, superbes et magnifiques toutes deux comme toujours (en toute modestie), avec entre elles deux mon beau-père, coiffé comme un hérisson et l'air un peu hagard, en titrant " Les trois grâces. Ou presque." ]

J'ai pu constater ensuite que chaque année j'oublie (carrément) combien les premiers jours sont durs, durant lesquels tu cours partout, tout le temps, (après des enfants qui se sauvent, des informations, de folles chimères, des trucs qui ont été rangés on ne sait plus où fin juin, après le temps qui passe tellement vite que tu n'as (presque) rien fait de (tout) ce que tu voulais faire..) et où tu rentres chez toi rin-cée en te demandant pourquoi oui pourquoi tu fais ce métier, et une tisane et au lit pour un tour de pendule (nan, j'exagère pas).

J'ai constaté enfin que je pouvais encore faire des erreurs de débutante, comme prendre sur mes genoux et ma belle robe toute neuve un petit, parce qu'il pleure, sans avoir préalablement vérifié qu'il n'avait pas fait pipi dans son pantalon (raison de ses pleurs) (entre autre) (parce que, crois-moi, il y en a des raisons de pleurer un jour de rentrée en petite section: parce que ta maman s'est barrée de la classe sans te prévenir qu'elle partait et que tout à coup tu te retournes et haan il n'y a plus personne, ou parce que tes parents sont venus avec le jugement de divorce en bandoulière et que ton père enregistre avec son téléphone ce que dit ta mère et prend en photo tous les papiers qu'elle donne à la maîtresse, par exemple). Autre erreur de débutante: ne pas comprendre que le petit qui te répète "zézette" en boucle depuis tout à l'heure en se trémoussant des fesses ne réclame que son doudou (j'étais partie sur une tout autre piste.)

La minute mauvaise: a.u.c.u.n masque (et encore moins de capteur de CO2, hahaha) ne nous a été fourni par notre sinistre en cette nouvelle rentrée. Mais bon, patience nous a-t-on dit, ça devrait arriver un de ces jours. C'est vrai quoi: la rentrée des classes n'était pas prévue, difficile d'anticiper.

En revanche, toutes mes fenêtres de classe ont été re-mastiquées, et tellement proprement que je ne peux plus présentement en ouvrir qu'une sur deux, ce qui est bien pratique pour aérer aérer et aérer encore comme on nous le demande. Mais bon: elles auraient pu être repeintes fermées comme il y a quelques années où je ne pouvais plus en ouvrir une seule, alors de quoi je me plains, moi?

 



 

lundi 30 août 2021

Vrac micmac et foutrac du lundi matin.


J'ai passé du (très) bon temps ce weekend en Isère (parfaitement) avec ma Névros' préférée à fêter son mari tout neuf et sa nouvelle maison et à manger du fromage, c'était doux, c'était drôle et c'était chaud comme le ventre de mes bêtes féroces et c'était tout ce qu'il me fallait pour terminer ces vacances en beauté. 

Du coup, je n'ai pas encore fini Au printemps des monstres, le dernier Jaenada, qui une nouvelle fois m'enchante avec sa palpitante enquête et ses digressions et parenthèses si délicieusement drôles.

L'Ours et moi, parce que nos seconds prénoms sont respectivement Sado et Maso n'en doutez plus, nous apprêtons à passer de nouveau commande dans une enseigne de triste mémoire, pas pour acheter des chaises, on n'est pas fous, tout de même, mais un truc sans pied (c'est pour ça qu'on ose vivre aussi dangereusement: on a espoir que tout se passe bien cette fois-ci. Je vous tiens au jus).

La minute mauvaise:  notre sinistre, dans sa grande générosité, va proposer une augmentation de salaire à certains enseignants, jusqu'à (tout est dans le jusqu'à: ça peut être moins, tu penses) 57 € net pour les titulaires ayant un à deux ans d'ancienneté, à 29 € pour les enseignants ayant de 14 à 22 années de carrière. C'est royal, tu peux pas dire, je me demande comment ces chanceux de profs vont utiliser cet argent, j'espère qu'ils ne le claqueront pas d'un coup et seront accompagnés pour le dépenser (placer?) intelligemment. Les autres profs (les 42% restant, ah oui, quand même), just asking? (déjà vieux, dans le métier depuis longtemps, habitués (?), soumis(?), qu'est-ce qu'on en a à foutre de ceux-là, nanmé je te demande)(et puis le prix de l'essence, du gaz et du paquet de pim's à l'orange n'augmente pas pour eux, j'oubliais): dans leur cu(bitus), donc.

Allez, demain c'est retour aux affaires et pré rentrée, la vingt septième (ça impressionne plus en toutes lettres) si je compte bien, même protocole sanitaire que début juillet dernier et virus entre cinq à dix fois plus contagieux qu'il y a un an tout rond si j'ai bien compris, youpiyou, hâte hâte hâte de découvrir ce que nous réserve cet avenir oh combien prometteur.

dimanche 22 août 2021

De retour aux affaires.

Ah ça, j'avais bien l'intention de venir écrire ici pendant les vacances, et puis non. Mais c'est pas tout à fait de ma faute: je n'ai pas vu le temps passer, milsescuses, ça sera pour une prochaine fois. 

Alors, ces vacances, quoi de neuf, la Zouzou? me presse la foule impatiente (euh.) 

Ces vacances, elles ont été placées sous le signe du moustique, je te l'ai déjà dit. J'ai été piquée et repiquée du cou jusque sous les pieds (paradoxalement, les piqûres qui m'ont gênée le moins, sur le principe de j'écrase bien les pieds quand je marche ce qui me permet de me gratter en même temps, pratique, hein?), suscitant l'étonnement amusé de tous qu'on puisse attirer toutes les bêtes sur soi toute seule, haha. Mais comme à un moment il n'y avait plus aucun endroit où piquer sur moi et que je n'avais plus de sang dans le corps par ailleurs (je jure), les moustiques sont allés voir ailleurs, genre: chez mes colocataires, et il n'est pas impossible qu'il y en ait qui aient moins rigolé, à ce moment-là.

Sinon, je dirais simplement que ce qui est encore meilleur qu'un début de vacances réussies à Saint-André-goule-d'oie en Vendée (préfou, mogettes et troussepinette), c'est une poursuite de vacances dans un endroit magnifique (le Vaucluse) et ensoleillé (je jure), avec l'Ours-mon-mari, tous mes enfants réunis et l'Aïeule (le pôv l'Aïeul, quant à lui, gardait les (nombreux) chats de tout le monde et il a bien du mérite vu ce qu'ils lui font subir), des balades jolies dans des petits villages perchés, de la piscine, des jeux de carte, de la pâte à tartiner au petit déjeuner (pas forcément dans cet ordre-là), et une fin de vacances à me reposer chez moi (= à poser du papier peint, nettoyer mon jardin, laver ma voiture, ranger dans ma maison, préparer ma classe pour toute l'année à venir-et qu'on n'en parle plus).

Côté lectures d'été, j'ai pas grand chose à recommander vu que j'ai pas eu beaucoup le temps de lire et que ce que j'ai lu n'était pas assez follichon pour que je m'en souvienne, si ce n'est le tout dernier Jaenada que je lis comme du petit lait depuis deux jours et je n'y suis plus pour personne, tu penses.

[La minute mauvaise (noir c'est noir il n'y a plus d'espoir: quand je pense qu'on en a encore pour huit mois à se le coltiner)(avec l'horrible barbe qu'il s'est laissé pousser, en plus) (pour avoir la carrure d'un premier ministrable l'an prochain, hum?)(ça m'a rendue méchante, les vacances, on va encore dire)(en tout cas, il n'aura jamais la classe internationale d'Edouard Philippe):

 

J'ai cru à une blague, mais non. La question que je me pose, c'est: les profs pourront-ils profiter de la sortie scolaire au centre de vaccination pour emmener aussi leurs élèves chez le dentiste, au photomaton ou se faire couper les tifs, tant qu'à faire?]

(A part ça, je suis bien contente de vous retrouver. )

jeudi 29 juillet 2021

Des niouses.

De retour de Vendée sauvage, et toujours plus sauvage d'ailleurs, si vous voulez mon avis.
 

J'ai été, cette année encore plus que d'habe, la cible des moustiques, de façon particulièrement cruelle et injuste car ils ne se sont attaqués qu'à moi et pas aux autres, et présentement d'ailleurs, je n'ai plus une seule goutte de sang dans le corps (je jure). J'ai pourtant investi dans une lotion répulsive (et chère) qui n'a servi à strictement rien, sauf à m'entendre dire par tous que je puais. En revanche, en faisant la fouine chez mon beaup', j'ai trouvé une antiquité, de l'âge de quand l'Ours avait encore des dents de lait, je dirais (au moins) pour situer sur la frise chronologique

                                               tu visualises l'époque des temps très anciens? 

dont on m'a assuré qu'on ne savait pas pourquoi elle avait été gardée au fond d'un placard vu que ça n'avait jamais fonctionné. Sauf que le machin n'était pas plutôt branché qu'on entendait une délicieuse musique de moustiques en train de se faire copieusement griller à la queue leuleu, ça n'arrêtait plus, et ça sentait l'odeur du cochon rôti (je jure), j'étais heureuse comme tout tu penses, je buvais du petit lait en les regardant griller, même pas capables de respecter la distanciation sociale et voilà le résultat, hein, aaah, on fait moins les malins, maintenant. Hélas trois fois hélas, on a dû débrancher tout vite fait quand l'appareil a commencé à prendre feu, victime de l'affluence sans doute, et j'ai dû me résigner à m'asperger de nouveau de ma lotion inefficace, à m'entendre dire que je puais et à me faire piquer encore et toujours (fatalitas, fatalitas!).

La minute mauvaise (si, si): Banquer notre sinistre aurait sérieusement étudié la possibilité et peut-être pas encore renoncé définitivement, même, à l'idée d'obliger les enseignants à se faire vacciner, ce que je trouve un peu fort de café et tu pousses le bouchon un peu loin Maurice, dans la mesure où il n'avait pas trouvé utile, du tout du tout, de les vacciner prioritairement au printemps. (Et sur la question du nouveau protocole sanitaire qui sera appliqué à la rentrée, contrairement à mes collègues, je ne m'excite pas, d'ici là ça a bien le temps de changer mille fois.)

À part ça, (changeons vite de sujet avant de virer mal poilue), j'ai lu (avec (très) grand plaisir) La saison des feux de céleste Ng, et puis deux bouquins sans grand intérêt-vite oubliés- et assez mal choisis- dont je pense que si je n'avais pas été en vacances je les aurais laissés tomber avant la fin, Délire d'amour de Ian McEwan et Poursuite de Joyce Carol Oates (pourtant.)


Et pour finir, je te montre l'endroit par-fait pour troizennun piapiater avec ma belle-mère tout en surveillant tout mon petit monde dans l'eau de l'oeil gauche 

et en lorgnant le maître nageur* du droit, 

[* je mets au singulier parce que grosse flemme de vérifier comment on accorde maître nageur au pluriel, mais il y avait du monde, et du beau, je le sais, pardi: j'étais au balcon! ] 

 
et je partage avec toi le dernier bon mot de l'Ours cet été; si tu le rencontres il te le demandera de vive voix, mais au cas où tu ne le rencontrerais pas, 
ce serait quand même bien dommage que ça se perde, avoue:
 
ça va, toi, ça se pass comment, tes vacances (à part que le delta plane)?

lundi 12 juillet 2021

Le lundi au soleil (hum).


Pas de vrac micmac et foutrac du dimanche soir hier, vu que c'est vacances, et que je ne veux même plus savoir quel jour on est, de toutes façon. Vacances dont le programme est bien simple: je ne veux rien programmer, ou presque. Donc je sais quand je pars et quand je reviens, et quand je repars et quand je rereviens, et pour le reste on verra bien en temps utile et on ne fera que des choses qui nous font plaisir, parce que je ne vous apprends rien, ce qui nous attend à la rentrée ne me donne pas envie de faire le tour de la pièce par le plafond.

A part ça, je suis bien contente que l'école soit finie, que le foot soit fini, j'ai une généreuse pile de livres pour l'été, de films à voir aussi, et si le soleil pouvait se pointer tout de suite*, ça serait juste parfait. 

Bonnes vacances, mes amis.

* et/ou un beau Danois, mais je ne voudrais pas paraître trop exigeante.

vendredi 9 juillet 2021

La minute mauvaise

 
Haaaan, il est fou, lui, de poser toujours plus de trucs sur sa table (son cul, l'augmentation des profs), elle va finir par s'écrouler à la fin, c'est sûr.

dimanche 4 juillet 2021

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir


Nan mais quelle idée de fermer les écoles un mardi soir, je te demande un peu. Le 6 juillet, en plus. (L'an prochain, ce sera le 7, un jeudi, toujours plus haut, toujours plus fort.) Après douze (d o u z e) semaines de classe consécutives depuis les dernières vacances. Les petits, ceux qui ne sont pas déjà partis en vacances, ou ceux qu'on ne garde pas à la maison le matin "pour qu'ils dorment", n'en peuvent plus. Nous non plus, d'ailleurs. D'autant qu'on a un peu l'impression qu'on nous utilise jusqu'au bout comme surveillants à la grande Garderie Nationale (si, un peu, quand même, je t'assure.)

Heureusement, il y a les verres en terrasse, les jeunes lycéennes heureuses d'être en-fin en vacances, les jeunes étudiantes heureuses d'être débarrassées de leurs partiels et oral de soutenance, les soirées jusqu'à pas d'heure dans le jardin des amis, la perspective de balades ici et là la semaine prochaine et les vacances en famille à venir. Ah, et le Danemark toujours debout à l'euro, ce dont, dans l'absolu, je me contrefous un peu tu te doutes, mais bon: je m'en réjouis pour mon Danois, qui doit être bien content asteure, et c'est ça, l'Amour, tu vois.

[Côté lecture, j'ai définitivement bien aimé L'anomalie, bien que alzheimer précoce aidant, il m'ait fallu à chaque début de chapitre ou presque revenir en arrière pour me remettre bien en tête personnages et situation tant il y en a (doujézu).]