Je sais, je sais, la période n'invite pas à abuser de l'optimisme par boîte de trente. Raison de plus pour rigoler un peu, entre deux vagues et avant deux tours, et se souvenir des belles choses. Mes petites douceurs de ces derniers jours, ce sera donc:
- La très jolie cicatrice que l'Ours-mon-mari arbore désormais fièrement sur la pommette, à l'orée de la barbe, suite à une (petite) opération subie la semaine dernière et parfaitement réussie. Il se peut même que cette cicatrice fasse un peu fantasmer une certaine de mes copines que par charité chrétienne je ne nommerai pas, qui me demande régulièrement des nouvelles de Jeoffrey de Peyrac. Oui, ma copine a un certain âge, pour connaître Jeoffrey de Peyrac, on est bien d'accord.
- Le nougat fait maison offert par une mère d'élève pour l'année nouvelle, et le plateau de pâtisseries orientales par une autre, pour fêter la circoncision de son fils (j'en ai été ravie, tu penses)(du nougat, des pâtisseries et de la circoncision).
- Le dernier livre lu que je recommande à mort: La fille qu'on appelle de Tanguy Viel dont j'avais beaucoup aimé l'Article 353 du Code Pénal, fin, remarquablement bien écrit et tout en tensions sur les rapports de domination sociale, le pouvoir, le consentement.
- Le gâteau savoyard dont j'ai retrouvé la recette par hasard, gâteau que faisait ma grand-mère tous les dimanches et que ma mère et moi appelions perfidement le gâteau spontex, devinez pourquoi. Ma petite madeleine de Proust à moi, que je me suis empressée de pâtisser ce dimanche, donc, et qui avec un peu de crème anglaise passe crème justement, et n'étouffe pas les chrétiens, -ni nous non plus.
Et pour vous, mes amis?



