Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mercredi 8 septembre 2021

Des chausssons de gymnastique et autres choses.

Tous les ans (tous.les.ans) à l'école on a des surprises avec les chaussons de gym. Tous les ans. Et c'est pas faute de réclamer dans la note de rentrée distribuée le jour de la rentrée (et même avant la rentrée, lors de l'inscription, en ce qui concerne les plus petits) des chaussons adaptés aux activités sportives et qui tiennent bien aux pieds (pas des pantoufles!)

On a régulièrement des charentaises de pépé. 

Il y a eu ça, aussi. Et puis ça.

Mais hier, j'ai eu droit aux chaussons les plus adaptés à la gymnastique à l'école jamais vus de ma carrière, ever.

 
Vous conviendrez avec moi qu'il sera bien difficile de faire mieux.
(les chaussons ayant été rendus illico presto à la maman à la grille, je n'ai pas eu le temps
 (ni l'audace)
 de prendre une photo, mais c'était exactly les mêmes, en vert pomme. 
Les gens sont devenus fous, je crois.

 

La minute mauvaise: je me suis laissé dire qu'un jour prochain très bientôt notre sinistre battrait le record de longévité pour un Ministre de l'Éducation Nationale, ce qui est bien notre chance, franchement.

Côté ciné, pauvre de moi, je suis allée voir, faute de mieux vu la programmation toujours merdique de l'unique ciné de Chartrescitymaville, France de Bruno Dumont dont j'aime bien les films d'habitude et grand mal m'en a pris car c'était d'une nullité crasse, caricatural et vulgaire, j'ai failli partir avant la fin tellement je me suis faiche, Léa Seydoux est trèèès mauvaise et Biolay joue absolument comme d'habitude il joue (il ne joue pas, je crois), ça n'a absolument aucun intérêt contrairement à ce qu'on nous promet et rien que d'y penser je suis de mauvais poil, voyez. 

Et pour finir, suis-je la seule à trouver que les hommages à Belmondo sont presque aussi pénibles à supporter que ceux à Johnny en leur temps, hmm? 

dimanche 5 septembre 2021

De la rentrée des classes et autres choses

Alors cette rentrée, hein oui, cette rentrée? J'ai pu constater d'abord que j'avais une classe mignonne, presque autant que celle de l'année dernière, ce qui est déjà pas mal ("presque aussi mignonne") [rien à voir, ou presque, mais je viens de finir le dernier Jaenada, et j'ai décidé de m'autoriser à faire des digressions comme lui (toute proportion gardée): cet été, Minipuce m'a envoyé une photo d'elle et de sa soeur assises sur un banc, superbes et magnifiques toutes deux comme toujours (en toute modestie), avec entre elles deux mon beau-père, coiffé comme un hérisson et l'air un peu hagard, en titrant " Les trois grâces. Ou presque." ]

J'ai pu constater ensuite que chaque année j'oublie (carrément) combien les premiers jours sont durs, durant lesquels tu cours partout, tout le temps, (après des enfants qui se sauvent, des informations, de folles chimères, des trucs qui ont été rangés on ne sait plus où fin juin, après le temps qui passe tellement vite que tu n'as (presque) rien fait de (tout) ce que tu voulais faire..) et où tu rentres chez toi rin-cée en te demandant pourquoi oui pourquoi tu fais ce métier, et une tisane et au lit pour un tour de pendule (nan, j'exagère pas).

J'ai constaté enfin que je pouvais encore faire des erreurs de débutante, comme prendre sur mes genoux et ma belle robe toute neuve un petit, parce qu'il pleure, sans avoir préalablement vérifié qu'il n'avait pas fait pipi dans son pantalon (raison de ses pleurs) (entre autre) (parce que, crois-moi, il y en a des raisons de pleurer un jour de rentrée en petite section: parce que ta maman s'est barrée de la classe sans te prévenir qu'elle partait et que tout à coup tu te retournes et haan il n'y a plus personne, ou parce que tes parents sont venus avec le jugement de divorce en bandoulière et que ton père enregistre avec son téléphone ce que dit ta mère et prend en photo tous les papiers qu'elle donne à la maîtresse, par exemple). Autre erreur de débutante: ne pas comprendre que le petit qui te répète "zézette" en boucle depuis tout à l'heure en se trémoussant des fesses ne réclame que son doudou (j'étais partie sur une tout autre piste.)

La minute mauvaise: a.u.c.u.n masque (et encore moins de capteur de CO2, hahaha) ne nous a été fourni par notre sinistre en cette nouvelle rentrée. Mais bon, patience nous a-t-on dit, ça devrait arriver un de ces jours. C'est vrai quoi: la rentrée des classes n'était pas prévue, difficile d'anticiper.

En revanche, toutes mes fenêtres de classe ont été re-mastiquées, et tellement proprement que je ne peux plus présentement en ouvrir qu'une sur deux, ce qui est bien pratique pour aérer aérer et aérer encore comme on nous le demande. Mais bon: elles auraient pu être repeintes fermées comme il y a quelques années où je ne pouvais plus en ouvrir une seule, alors de quoi je me plains, moi?

 



 

lundi 30 août 2021

Vrac micmac et foutrac du lundi matin.


J'ai passé du (très) bon temps ce weekend en Isère (parfaitement) avec ma Névros' préférée à fêter son mari tout neuf et sa nouvelle maison et à manger du fromage, c'était doux, c'était drôle et c'était chaud comme le ventre de mes bêtes féroces et c'était tout ce qu'il me fallait pour terminer ces vacances en beauté. 

Du coup, je n'ai pas encore fini Au printemps des monstres, le dernier Jaenada, qui une nouvelle fois m'enchante avec sa palpitante enquête et ses digressions et parenthèses si délicieusement drôles.

L'Ours et moi, parce que nos seconds prénoms sont respectivement Sado et Maso n'en doutez plus, nous apprêtons à passer de nouveau commande dans une enseigne de triste mémoire, pas pour acheter des chaises, on n'est pas fous, tout de même, mais un truc sans pied (c'est pour ça qu'on ose vivre aussi dangereusement: on a espoir que tout se passe bien cette fois-ci. Je vous tiens au jus).

La minute mauvaise:  notre sinistre, dans sa grande générosité, va proposer une augmentation de salaire à certains enseignants, jusqu'à (tout est dans le jusqu'à: ça peut être moins, tu penses) 57 € net pour les titulaires ayant un à deux ans d'ancienneté, à 29 € pour les enseignants ayant de 14 à 22 années de carrière. C'est royal, tu peux pas dire, je me demande comment ces chanceux de profs vont utiliser cet argent, j'espère qu'ils ne le claqueront pas d'un coup et seront accompagnés pour le dépenser (placer?) intelligemment. Les autres profs (les 42% restant, ah oui, quand même), just asking? (déjà vieux, dans le métier depuis longtemps, habitués (?), soumis(?), qu'est-ce qu'on en a à foutre de ceux-là, nanmé je te demande)(et puis le prix de l'essence, du gaz et du paquet de pim's à l'orange n'augmente pas pour eux, j'oubliais): dans leur cu(bitus), donc.

Allez, demain c'est retour aux affaires et pré rentrée, la vingt septième (ça impressionne plus en toutes lettres) si je compte bien, même protocole sanitaire que début juillet dernier et virus entre cinq à dix fois plus contagieux qu'il y a un an tout rond si j'ai bien compris, youpiyou, hâte hâte hâte de découvrir ce que nous réserve cet avenir oh combien prometteur.

dimanche 22 août 2021

De retour aux affaires.

Ah ça, j'avais bien l'intention de venir écrire ici pendant les vacances, et puis non. Mais c'est pas tout à fait de ma faute: je n'ai pas vu le temps passer, milsescuses, ça sera pour une prochaine fois. 

Alors, ces vacances, quoi de neuf, la Zouzou? me presse la foule impatiente (euh.) 

Ces vacances, elles ont été placées sous le signe du moustique, je te l'ai déjà dit. J'ai été piquée et repiquée du cou jusque sous les pieds (paradoxalement, les piqûres qui m'ont gênée le moins, sur le principe de j'écrase bien les pieds quand je marche ce qui me permet de me gratter en même temps, pratique, hein?), suscitant l'étonnement amusé de tous qu'on puisse attirer toutes les bêtes sur soi toute seule, haha. Mais comme à un moment il n'y avait plus aucun endroit où piquer sur moi et que je n'avais plus de sang dans le corps par ailleurs (je jure), les moustiques sont allés voir ailleurs, genre: chez mes colocataires, et il n'est pas impossible qu'il y en ait qui aient moins rigolé, à ce moment-là.

Sinon, je dirais simplement que ce qui est encore meilleur qu'un début de vacances réussies à Saint-André-goule-d'oie en Vendée (préfou, mogettes et troussepinette), c'est une poursuite de vacances dans un endroit magnifique (le Vaucluse) et ensoleillé (je jure), avec l'Ours-mon-mari, tous mes enfants réunis et l'Aïeule (le pôv l'Aïeul, quant à lui, gardait les (nombreux) chats de tout le monde et il a bien du mérite vu ce qu'ils lui font subir), des balades jolies dans des petits villages perchés, de la piscine, des jeux de carte, de la pâte à tartiner au petit déjeuner (pas forcément dans cet ordre-là), et une fin de vacances à me reposer chez moi (= à poser du papier peint, nettoyer mon jardin, laver ma voiture, ranger dans ma maison, préparer ma classe pour toute l'année à venir-et qu'on n'en parle plus).

Côté lectures d'été, j'ai pas grand chose à recommander vu que j'ai pas eu beaucoup le temps de lire et que ce que j'ai lu n'était pas assez follichon pour que je m'en souvienne, si ce n'est le tout dernier Jaenada que je lis comme du petit lait depuis deux jours et je n'y suis plus pour personne, tu penses.

[La minute mauvaise (noir c'est noir il n'y a plus d'espoir: quand je pense qu'on en a encore pour huit mois à se le coltiner)(avec l'horrible barbe qu'il s'est laissé pousser, en plus) (pour avoir la carrure d'un premier ministrable l'an prochain, hum?)(ça m'a rendue méchante, les vacances, on va encore dire)(en tout cas, il n'aura jamais la classe internationale d'Edouard Philippe):

 

J'ai cru à une blague, mais non. La question que je me pose, c'est: les profs pourront-ils profiter de la sortie scolaire au centre de vaccination pour emmener aussi leurs élèves chez le dentiste, au photomaton ou se faire couper les tifs, tant qu'à faire?]

(A part ça, je suis bien contente de vous retrouver. )

jeudi 29 juillet 2021

Des niouses.

De retour de Vendée sauvage, et toujours plus sauvage d'ailleurs, si vous voulez mon avis.
 

J'ai été, cette année encore plus que d'habe, la cible des moustiques, de façon particulièrement cruelle et injuste car ils ne se sont attaqués qu'à moi et pas aux autres, et présentement d'ailleurs, je n'ai plus une seule goutte de sang dans le corps (je jure). J'ai pourtant investi dans une lotion répulsive (et chère) qui n'a servi à strictement rien, sauf à m'entendre dire par tous que je puais. En revanche, en faisant la fouine chez mon beaup', j'ai trouvé une antiquité, de l'âge de quand l'Ours avait encore des dents de lait, je dirais (au moins) pour situer sur la frise chronologique

                                               tu visualises l'époque des temps très anciens? 

dont on m'a assuré qu'on ne savait pas pourquoi elle avait été gardée au fond d'un placard vu que ça n'avait jamais fonctionné. Sauf que le machin n'était pas plutôt branché qu'on entendait une délicieuse musique de moustiques en train de se faire copieusement griller à la queue leuleu, ça n'arrêtait plus, et ça sentait l'odeur du cochon rôti (je jure), j'étais heureuse comme tout tu penses, je buvais du petit lait en les regardant griller, même pas capables de respecter la distanciation sociale et voilà le résultat, hein, aaah, on fait moins les malins, maintenant. Hélas trois fois hélas, on a dû débrancher tout vite fait quand l'appareil a commencé à prendre feu, victime de l'affluence sans doute, et j'ai dû me résigner à m'asperger de nouveau de ma lotion inefficace, à m'entendre dire que je puais et à me faire piquer encore et toujours (fatalitas, fatalitas!).

La minute mauvaise (si, si): Banquer notre sinistre aurait sérieusement étudié la possibilité et peut-être pas encore renoncé définitivement, même, à l'idée d'obliger les enseignants à se faire vacciner, ce que je trouve un peu fort de café et tu pousses le bouchon un peu loin Maurice, dans la mesure où il n'avait pas trouvé utile, du tout du tout, de les vacciner prioritairement au printemps. (Et sur la question du nouveau protocole sanitaire qui sera appliqué à la rentrée, contrairement à mes collègues, je ne m'excite pas, d'ici là ça a bien le temps de changer mille fois.)

À part ça, (changeons vite de sujet avant de virer mal poilue), j'ai lu (avec (très) grand plaisir) La saison des feux de céleste Ng, et puis deux bouquins sans grand intérêt-vite oubliés- et assez mal choisis- dont je pense que si je n'avais pas été en vacances je les aurais laissés tomber avant la fin, Délire d'amour de Ian McEwan et Poursuite de Joyce Carol Oates (pourtant.)


Et pour finir, je te montre l'endroit par-fait pour troizennun piapiater avec ma belle-mère tout en surveillant tout mon petit monde dans l'eau de l'oeil gauche 

et en lorgnant le maître nageur* du droit, 

[* je mets au singulier parce que grosse flemme de vérifier comment on accorde maître nageur au pluriel, mais il y avait du monde, et du beau, je le sais, pardi: j'étais au balcon! ] 

 
et je partage avec toi le dernier bon mot de l'Ours cet été; si tu le rencontres il te le demandera de vive voix, mais au cas où tu ne le rencontrerais pas, 
ce serait quand même bien dommage que ça se perde, avoue:
 
ça va, toi, ça se pass comment, tes vacances (à part que le delta plane)?

lundi 12 juillet 2021

Le lundi au soleil (hum).


Pas de vrac micmac et foutrac du dimanche soir hier, vu que c'est vacances, et que je ne veux même plus savoir quel jour on est, de toutes façon. Vacances dont le programme est bien simple: je ne veux rien programmer, ou presque. Donc je sais quand je pars et quand je reviens, et quand je repars et quand je rereviens, et pour le reste on verra bien en temps utile et on ne fera que des choses qui nous font plaisir, parce que je ne vous apprends rien, ce qui nous attend à la rentrée ne me donne pas envie de faire le tour de la pièce par le plafond.

A part ça, je suis bien contente que l'école soit finie, que le foot soit fini, j'ai une généreuse pile de livres pour l'été, de films à voir aussi, et si le soleil pouvait se pointer tout de suite*, ça serait juste parfait. 

Bonnes vacances, mes amis.

* et/ou un beau Danois, mais je ne voudrais pas paraître trop exigeante.

vendredi 9 juillet 2021

La minute mauvaise

 
Haaaan, il est fou, lui, de poser toujours plus de trucs sur sa table (son cul, l'augmentation des profs), elle va finir par s'écrouler à la fin, c'est sûr.

dimanche 4 juillet 2021

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir


Nan mais quelle idée de fermer les écoles un mardi soir, je te demande un peu. Le 6 juillet, en plus. (L'an prochain, ce sera le 7, un jeudi, toujours plus haut, toujours plus fort.) Après douze (d o u z e) semaines de classe consécutives depuis les dernières vacances. Les petits, ceux qui ne sont pas déjà partis en vacances, ou ceux qu'on ne garde pas à la maison le matin "pour qu'ils dorment", n'en peuvent plus. Nous non plus, d'ailleurs. D'autant qu'on a un peu l'impression qu'on nous utilise jusqu'au bout comme surveillants à la grande Garderie Nationale (si, un peu, quand même, je t'assure.)

Heureusement, il y a les verres en terrasse, les jeunes lycéennes heureuses d'être en-fin en vacances, les jeunes étudiantes heureuses d'être débarrassées de leurs partiels et oral de soutenance, les soirées jusqu'à pas d'heure dans le jardin des amis, la perspective de balades ici et là la semaine prochaine et les vacances en famille à venir. Ah, et le Danemark toujours debout à l'euro, ce dont, dans l'absolu, je me contrefous un peu tu te doutes, mais bon: je m'en réjouis pour mon Danois, qui doit être bien content asteure, et c'est ça, l'Amour, tu vois.

[Côté lecture, j'ai définitivement bien aimé L'anomalie, bien que alzheimer précoce aidant, il m'ait fallu à chaque début de chapitre ou presque revenir en arrière pour me remettre bien en tête personnages et situation tant il y en a (doujézu).]

dimanche 27 juin 2021

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir

Mes petits bonheurs, direct et sans préliminaires:

- mon Brisefer et Minimignonne qui viennent à Chartrescitymaville au débotté fêter le succès au concours de profdézécoles de la grande copine de toujours de Brisefer, ce qui me permet de passer une partie du weekend avec eux, héhé.

- que, sans qu'on se soit concertées aucunement toutes les deux, Minimignonne arrive avec le plein de chouquettes homemade, alors que les miennes finissent de cuire dans le four, double ration de chouquettes, hop là!

- être allée voter dans l'ancienne école élémentaire de Brisefer avec Brisefer, et rien n'a changé a t-il dit. En vrai si, Brisefer est désormais tatoué et percé, majeur et (pff, le grand bêta) pas vacciné. (Mais à part ces quelques défauts, il est mon fils absolument parfait).

[Rien côté ciné et pas ouvert un livre, tu penses. J'en suis encore à la moitié de l'Anomalie, et ça me plaît toujours. Et pour ceux que ça intéresse (haha) l'Ours est toujours plongé dans le journal des frères Goncourt, et il a avoué qu'il trouvait ça chiant. Pourquoi tu persistes si c'est chiant? je lui ai demandé. Parce que nan mais c'est n'est pas si chiant que ça, figurez-vous.]

Allez mes zamis, dites-moi des choses, ne me laissez pas toute seule maintenant que mes grands enfants sont répartis vers de nouvelles aventures.

mercredi 23 juin 2021

Spéciale Elections *


Bon alors, autant jouer franc jeu avec vous: dimanche je ne suis pas allée voter. Parce que mon bureau de vote ayant changé, je ne savais pas où (diantre) je devais aller voter. Bon, ok, je n'ai pas beaucoup cherché, je vous l'accorde. Pas cherché du tout, même. Et puis alors que nous désherbions nos pissenlits respectifs dans nos allées respectives, j'ai taillé le bout de gras avec mon voisin qui m'a révélé où voter, le brave homme. Je suis allée trouver l'Ours qui lisait le journal des frères Goncourt (cet homme sait s'occuper) et par conséquent (on le comprend) n'était pas emballé à l'idée d'aller voter, et m'a fait ironiquement remarquer en levant les yeux par-dessus son bouquin, alors que je mettais mes chaussures, qu'il était 18H10 et que j'allais un peu perdre mon temps, là (pas autant que lui avec ses lectures, si vous voulez mon avis, mais c'est un autre sujet que nous aborderons une prochaine fois si vous voulez bien.)

Bref, je ne suis pas allée voter pour tout un tas de raisons foireuses, j'ai honte, un peu. Mais je me rattraperai dimanche prochain, promis. Si je ne suis pas rayée des listes électorales d'ici-là pour cause de grossièreté, parce qu'au candidat (celui pour lequel je vais voter, en plus, voyez l'absurdité de la situation) qui m'abreuve de sms m'incitant à aller voter pour lui depuis deux semaines, je viens de répondre excédée: [candidat], fais-moi pas chier!**

* n'attendez pas de moi que je tombe dans la rime facile -et usitée.

** en général, je ne suis pas si vulgaire, tout le monde peut en témoigner, c'est juste que je n'aime pas qu'on me harcèle sur mon téléphone**.

Et puis de toute façon j'ai bien peur que mon message n'arrive jamais jusqu'à [candidat], vu qu'il est bloqué sur "envoi en cours" depuis tout à l'heure. Pff, c'est un message automatique, ma pauvre Zouzou, me dit l'Ours, qui est devenu drôlement savant, à force de lire Jules et Edmond.

 ** sauf quand ça vient si ça venait du Danemark, il va sans dire .

dimanche 20 juin 2021

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

Première année en vingt six ans de carrière, (je crois)(les vingt six ans), que je compte les jours avant les vacances à la fois parce que j'ai hâte d'y être (en vacances)(tu penses), ET avant d'être séparée de ma classe de mignons dont je sais déjà que je les regretterai toute la fin de ma vie (sans exagération aucune, vous me connaissez). J'ai manigancé habilement en conseil des maîtres lors de la répartition des classes de l'an prochain pour avoir un ou deux petit frère et soeur de mignon, mais je sais déjà que ça ne sera jamais plus pareil (sous vos applaudissements, le prix d'interprétation pour Sarah Bernhardt). L'Ours, qui veut toujours faire son intéressant en trouvant une explication rationnelle à tout, me soutient que si je me suis particulièrement attachée à mes élèves cette année, c'est juste que, lavage de mains toutes les trois minutes aidant, ils ont eu très peu la morve au nez. Ce qui se défend, -mais pas que.

 


Allez, mes petits bonheurs de ces derniers jours:

- ne plus avoir à porter le masque dehors tout le temps, et surtout, suuuuurtout, dans la cour de récré.

- avoir inopinément rencontré nos amis B. et F. en rentrant du marché samedi matin et avoir bu un verre en terrasse avec eux dans la foulée, avoir écumé les brocantes du coin avec Cop F. tout l'aprèm, tout en potinant allégrement tu penses.

- la pluie diluvienne tombée samedi qui a rafraîchi la maison, arrosé le jardin et lavé la voiture troizenun.

 

La minute mauvaise (mais indispensable): "soyons fiers de faire partie des pays qui ont le moins fermé leurs écoles" a dit Macron, nan mais sans blague.

Et, ajouterais-je, soyons fiers de faire partie des pays qui payent le moins mais méprisent le plus leurs enseignants: durant des mois, on a eu droit à des protocoles bricolés, souvent inadaptés et changeant tous les quatre matins parfois du jour pour le lendemain, à des masques fournis tellement pourris qu'on est allé s'en payer nous-mêmes,  à seulement quelques autotests sur la fin, histoire de dire que (qu'on se foutait bien de notre goule?), à pas de vaccin prioritaire tu penses, et à pas de revalo bien sûr, mais je me demande bien pourquoi je précise ça. Et en prime, ce à quoi on a droit, en revanche: de l'enfumage médiatique perpétuel, ah ou-ais, t'as raison, soyons fiers!

[Côté lecture, j'ai commencé, longtemps après tout le monde, L'anomalie d'Hervé le Tellier et je trouve ça très bien, mais comme tout le tout le monde qui l'a lu m'a dit que ça commençait bien et que ça se gâtait ensuite, je tourne les page très lentement.

Côté ciné, vu 5ème set et bien aimé malgré la longueur des scènes de match si tu veux mon avis et celui de l'unique autre spectatrice dans la salle qui me l'a donné bien volontiers (son avis) tandis que nous remontions les escaliers, et Le discours, que j'avais très envie de voir et qui m'a plu sans plus et vite vu vite oublié et c'est bien dommage tu es d'accord avec moi j'espère. En revanche, j'ai beaucoup beaucoup ri devant Les deux Alfred (team Podalydès forever), indéniablement le film le plus réussi vu depuis la réouverture des cinés.]

mardi 15 juin 2021

Ici (et maintenant)

Parfois je me dis que je devrais écrire ici, de façon plus régulière et de façon plus profonde aussi (on se comprend), et puis souvent j'y renonce à quoi bon pas le temps manque de cette énergie-là, c'est comme ça et c'est peut-être pas plus mal oh et puis on s'en fout.

N'empêche:

Ici, c'est chez moi.

Ici, je n'ai jamais rien promis et on ne m'a jamais rien demandé, mais depuis toutes ces années, je viens me poser, de temps à autre,  dire un peu de moi et de ce et ce qui m'entoure et qui fait ma vie. 

Ici, je n'ai pas laissé grand chose, et j'ai laissé beaucoup.


Ici, je cabotine, j'ai le beau rôle, j'exagère, j'exagère à peine, j'exagère à mort, je me tais, j'élude, je dis vrai. Ici la nuit je mens. Ici doivent s'échapper de moi des choses qui m'échappent.

Ici, je me suis engagée dans l'écriture, cette écriture libre, relativement libre qui, selon les jours, me demande peu d'efforts, ou bien beaucoup. Mais toujours celui d'être là, qui est déjà quelque chose. Et celui de tenir, en dépit du temps qui passe et de l'impression d'être sèche, parfois.
Ici, je fais l'effort de répondre à cet engagement avec moi que j'ai pris d'écrire, d'être présente par l'écriture, d'écrire bien, mal, drôle, juste aussi, j'espère.

D'ici, je m'éloigne parfois, et toujours je reviens.
 
 

Allez, mes petits bonheurs de ces derniers jours:

- un très joli lundi soir de fête avec mes Amis théâtreux, on était bien tous, sous les arbres, à la fraîche, à échanger cadeaux, souvenirs, promesses, j'ai raconté des horreurs j'étais un peu saoule je crois mais m'en faut tellement peu pour l'être et ils sont si indulgents même quand je me ridiculise en me mettant mais qu'est-ce qui me prend? à raconter dans les détails l'histoire du dernier film que j'ai vu Oh my god! et l'invention du vibromasseur.

- les fraises, les cerises qui sont presque mûres, je fais mon tour de jardin pour vérifier tous les jours, le chat sur les talons.

- le message (menaçant) sur mon téléphone Allô madame Bellzouzou? vous aviez rendez-vous pour vous faire vacciner là maintenant tout de suite et vous n'êtes pas là, je vais devoir annuler le rendez-vous je vous préviens, alors que je suis précisément dans la place en train de me faire piquer, puis l'autre message (fâché), alors que je suis déjà rentrée chez moi, majeure et vaccinée, Bon, Madame Zouzou, vous n'êtes pas venue, j'annule le rendez-vous. Mais euh.

jeudi 10 juin 2021

Brèves d'école

 - maîtresse, on peut enlever ses chaussons et remettre ses shoes? (se penchant vers moi pour m'expliquer doctement: Shoes, ça veut dire chaussures en anglais, maîtresse!)

 

                                                 et on est tous bien contents pour elle.

dimanche 6 juin 2021

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir

C'est au tour de Puceminus-ma-toute-petite de prendre le chemin de l'auto école, ces jours-ci. (Si quelqu'un sait où se trouve le bouton qui empêche les enfants de grandir, qu'il le dise bon sang, c'est vraiment pas sympa de garder ça pour lui.) Brisefer avait passé code et permis vite fait bien fait à l'aise Blaise et les doigts dans le cubitus, Minipuce ahahaha (remember: elle passait en fermant les yeux entre deux poteaux où elle n'était pas sûre (du tout du tout) qu'elle avait la place de passer (si tu vois ce que je veux dire) et pouvait piler net et te demander de reprendre le volant au beau milieu d'une rue en pente parce que ça montait et qu'elle avait peur de caler et de ne pas savoir redémarrer ensuite) (mais elle conduit désormais très bien, crois-moi pas si tu veux), bref, à l'auto école, ils nous ont vues arriver, Puceminus et moi, avec l'oeil circonspect de ceux qui se demandent bien à quelle sauce ils vont être mangés avec la benjamine, hein. Surpriiiiise.

A part ça, Mina-bête-féroce nous fait, quo-ti-dien-ne-ment doux Djézusse, offrande d'oiseaux et souris morts ou agonisants ou blessés dans la maison, (je suis devenue experte en nettoyage de sang sur mon parquet, n'hésitez pas à me demander conseil) et comme tous les propriétaires de chats, je ne suis que tristesse devant les petits cadavres, fierté d'avoir un animal si équilibré (hum) et exaspération de devoir éponger tout ce sang, comme si c'était Caligula réincarné qui bouffait mes croquettes et dormait sur mon édredon, hein, avec ses petites moustaches et son air de ne pas y toucher.


Pour continuer sur des nouvelles plusse gaies voulez-vous, figurez-vous qu'après des heures sombres qui ont duré des mois (ressenti: des années, même), l'Ours-mon-mari se prépare à retourner faire ses chères longueurs non pas à sa piscine chérie, toujours fermée et on se demande bien pourquoi non mais c'est un scandale, mais à une autre, moins bien mais on prend ce qu'on a, qui rouvre enfin et c'est pas trop tôt. Il raye les jours sur le petit calendrier de la cuisine, il a déjà préparé son maillot de bain et ses lunettes bien rangés dans son sac et ne tient plus en place, on jurerait que mercredi, il va entrer en sixième, dis donc.

[Côté lecture: j'ai A.D.O R.E Fille, de Camille Laurens, le livre que tu commences un soir et que tu dévores jusqu'à tard très tard et que tu finis le lendemain matin dans ton lit dès ton réveil, le livre qui te parle forcément si tu es une fille et même si tu n'en es pas une, c'est quoi une fille d'abord? (la naissance, être la fille de ses parents, l'inceste, la peur, l'avortement, la mort d'un enfant, la sororité, la masturbation, l’Amour, la fin de l'amour, l’accouchement, la maternité -devenir mère et devenir mère d'une fille et devenir mère d'une fille qui est un garçon manqué-) (FILLE, nom féminin 1. Personne de sexe féminin considérée par rapport à son père, à sa mère. 2. Enfant de sexe féminin. 3. (Vieilli.) Femme non mariée. 4. Prostituée.)   (quatrième de couverture)

Et côté ciné, bien aimé sans plus (je me suis un peu faiche pour tout dire; c'est indéniablement émouvant, mais ça tourne en rond, vu qu'on a vite compris le propos) The father avec Anthony Hopkins dans le rôle-titre, même si de façon irrémédiable je le crains, Anthony Hopkins, c'est pour moi Hannibal Lecter incarné à tout jamais, ce qui gâche un peu tous les films que je peux voir avec lui, convenez-en.]

mardi 1 juin 2021

Vrac, micmac et foutrac du mardi soir (et pourquoi pas??)

Ah ça, mes amis, j'aime les chouettes weekends qui s'enchaînent à tire-larigot, la Bretagne avec les théâtreux, puis Névrosia et son mari tout neuf la semaine dernière, et tous mes êtres chers ce weekend (à l'exception des Nantais, retenus pour cause de travail et de vaccination) (je me suis couchée fourbue mais heureeeuse, [et il me reste à manger pour les trois prochaines semaine (au moins)].

En attendant, je n'ai pas réussi à mettre un pied (ni l'autre) ni dans un ciné, ni dans un resto (en revanche, j'ai pris deux verres en terrasse la semaine dernière, dans le vent et sous la pluie, et présentement j'ai la gorge qui picote, et j'éternue vingt cinq fois par quart d'heure, qui dit mieux?) et je n'ai pas ouvert un livre de tout le mois de mai je crois bien, mais qu'est-ce que j'ai bien pu foutre tout ce temps, je me le demande.

Peut-être bien rouspéter contre mon sinistre, tu te dis. Et ben j'ai failli, figure-toi: des collègues ont annoncé ici et là qu'hallelujah ils avaient touché la prime spéciale Grenelle de l'enseignement de mes deux tétons de, tiens-toi bien, vraiment bien, une quarantaine d'euros (brut, tu penses). Je me suis précipitée sur ma dernière feuille de paie pour vérifier: bernique, je n'ai rien de rien touché (trop vieille sans doute, l'augmentation est prévue pour une partie seulement des enseignants, les plus jeunes) (qu'est-ce qu'elle espérait donc, la Zouzou, si elle sait que c'est pour les jeunes? tu te demandes, mais ne sois pas désobligeant, je te prie). Je n'ai donc même pas l'occase de râler d'avoir eu une augmentation merdique, vu que je n'en ai pas eu du tout.