Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mercredi 24 avril 2019

Bellzouzou la malaimable.

Il faut que tu le saches: si, ici-même, je suis toujours d'humeur égale, dans la vraie vie du plancher des vaches, je peux être malaimable. (Nan mais vraiment.)

Tiens, à la médiathèque de Chartrescitymaville, par exemple. Au cinquième étage sévit une bibliothécaire que je hais dur et profond depuis des années, et quand c'est elle qui enregistre les bouquins, je me plante avec mon air mauvais devant son ordinateur et j'attends ostensiblement qu'elle parte pour m'adresser à un de ses collègues. (parfaitement, je suis capable de faire ça) (et d'attendre longtemps parfois, du coup, pour enregistrer un livre) (mais Il faut savoir patienter pour donner toute la mesure de sa malamabilité*, sache-le.)
En revanche, je suis super copine avec tous les bibliothécaires du rez-de-chaussée. Tous, sans exception. (J'ai bien mes petites préférences, mais je ne les montre pas, je suis super professionnelle comme usagère de médiathèque).
En ce qui concerne les étages intermédiaires, je ne suis ni aimable ni malaimable, je ne les fréquente que peu.
Mais ce qui est important que tu retiennes, donc, c'est que je suis toujours parfaitement aimable avec les bibliothécaires du rez-de-chaussée et réciproquement, et que j'en suis bien heureuse, parce que Ce qui est primordial, c'est d'avoir des relations sans nuage avec les gens, et tout particulièrement dans les lieux culturels*.

Par conséquent, quand l'autre jour copine F. m'a raconté avoir des démélés sérieux avec une de mes bibliothécaires aimées du rez-de-chaussée (celle qui pourrait bien être ma préférée, même, mais on ne le sait pas, parce que je ne le montre pas), en ai-je été fort surprise dans un premier temps, puis ai-je décidé in petto de ne JAMAIS me montrer là-bas en compagnie de copine F., parce que, Autant que faire se peut, les mauvaises relations des autres avec autrui ne doivent pas déteindre sur les nôtres avec cet autrui.*

Aussi lorsque l'autre jour je me trouvai malencontreusement de passage avec copine F. dans le hall d'entrée de la médiathèque et que nous croisâmes fortuitement cette bibliothécaire, ni une ni deux, pour ne suuurtout pas être vue avec elle, je détournai brutalement la tête de F. avec mon air malaimable que le roi n'est pas mon cousin et, sans plus écouter ce qu'elle me disait, j'accélérai le pas pour la distancer puis la planter sur place, parce que c'est bien beau tout ça, mais Avec ses amis il ne faut pas faire de sentiment quand nos bonnes relations à la médiathèque sont en jeu*.

* tout plein de proverbes que tu connaissais pas, chuis sûre.

lundi 22 avril 2019

Vrac, micmac, foutrac et fricfrac.

Vous allez dire que je me répète, mais je trouve proprement scandaleux qu'il y en ait qui partent en vacances alors que d'autres reprennent le chemin de l'école. (Ou des jeunes qui vont aller au collège deux jours puis partir une semaine en Andalousie, j'en connais une, tiens par exemple.)

A part ça, pendant ces vacances, j'ai (re)visité Arras, Bruges, Gand, et c'était bien beau, j'ai biné trois centimètres carrés dans mon jardin et eu des courbatures pendant trois jours, briqué ma maison, visité mon fils deux fois, repeint le plafond de ma cuisine et celui de ma salle de bain, posé du papier peint, planté des graines de tournesol et du persil, sorti ma chaise longue dans le jardin, passionnant tout ça, pas vrai?

Il faut que vous sachiez: depuis quelques jours, j'ai un fils pacsé tout ce qu'il y a de plus officiel, alors je vous prie de vous adresser à moi avec tous les égards dus à mon rang. (Nan mais sans blague).
Pour se pacser, Brisefer avait mis une chemise et des souliers vernis (nan, quand même pas des souliers vernis), j'ai la preuve pour la chemise: j'ai une photo. 
Moralité: tout arrive dans la vie, la preuve.

Allez, la bise, mes amis, et bien le bonsoir chez vous.

mercredi 17 avril 2019

Râlages.

J'ai été, comme un peu tout le monde, très attristée de voir brûler notre Dame de Paris.
Néanmoins-premièrement, en bonne Chartraine que je suis, ma première pensée a été, (je le jure): Heu-reu-se-ment que ça n'est pas notre Dame de Chartres qui brûle!. 
Néanmoins-également, l'émotion passée, les promesses de financement et la certitude qu'elle serait reconstruite aussi, je suis encore plus choquée qu'on consacre autant de temps à parler de ça plutôt que du reste et qu'on lui octroie si facilement autant d'argent.
Et néanmoins-finalement, je rejoins le gars qui disait l'autre jour je ne sais plus où quelque chose comme merci de faire autant pour Notre Dame de Paris, mais Victor Hugo apprécierait que vous n'oubliiez pas Les Misérables.

Je continue un peu, avec ce qui me met hors de moi: les réformes Blanquer.
Les profs sont mal payés, je le sais a-t-il dit. Je vais donc arranger un peu leurs affaires, les pauvres (il cause des profs du second degré, hein, parce que ceux du premier le sont encore plus, pauvres), je vais leur octroyer gentiment une deuxième HSA (Heure Sup Obligatoire. Les profs en ont actuellement une, c'est-à-dire que si le chef d'établissement estime qu'il est nécessaire pour le bon fonctionnement de l'établissement que le prof fasse cette heure sup, celui-ci ne peut pas la refuser.)
Faire croire qu'on "donne" généreusement une heure (de salaire) de plus aux profs, alors qu'en réalité, c'est seulement un moyen super simple de faire des économies en supprimant des postes, je trouve ça répugnant. Dans un établissement où le nombre d'heures des (quatre) profs (pour une même matière) correspond au nombre d'heures des élèves, avec les deux heures sup obligatoires, trois profs feront vingt heures devant les élèves, ce qui dégagera six heures pour le quatrième prof à qui on demandera par conséquent d'aller les faire ailleurs où on aura besoin de lui.
Dans certains lycées, avec deux heures sup imposées, une équipe de sept profs peut absorber un poste complet dans la matière et le dernier arrivé s'en va. Et c'est ça l'objectif. Des heures sup pour le bien des profs?, laissez-moi m'étrangler.

mardi 16 avril 2019

Le problème avec mon citronnier.

J'ai depuis de nombreuses années un citronnier. 
Je le bichonne à mort depuis toujours, je l'arrose, je l'engrais-se, je lui parle, je le rentre pendant les grands froids, je le sors aux beaux jours, je le lave au savon noir, j'astique ses feuilles à la peau de chamois.
Et pourtant, pendant des années, mon citronnier, cet ingrat, ne me donnait que de la salade, et l'Ours ne se gênait pas pour me dire que tous ces soins que je lui prodiguais étaient vains, forcément, et qu'il serait mieux à Séville qu'à Chartres (mon citronnier, pas l'Ours, hein) (on peut être jaloux d'un citronnier, la preuve).
Une fois, j'ai bien eu un début de moignon de citron, mais la Bête Féroce l'a fait tomber en jouant avec, et j'en ai été au désespoir (au moins).
Mais mon citronnier qui faisait mon désespoir quand il ne donnait rien a fini par faire ma fierté quand il s'est mis à fleurir puis à porter sept (S.E.P.T) citrons, qui ont grossi  et jauni, comme vous pouvez voir sous vos yeux zéblouis.


Quand, il y a peu, un citron est tombé, j'en ai été toute émue (avec votre permission), puis j'ai sorti mon presse-agrumes en grande pompe et trompette.
Et là, le choc: en coupant mon citron, enfer et damnation, j'ai vu qu'à l'intérieur, c'était tout orange (O.R.A.N.G.E). Au goût, mon jus de citron ressemblait également à du jus d'orange (pas mûre).

Est-ce que ce que j'ai toujours pris pour un citronnier et qui m'a été offert comme tel (j'ai perdu l'étiquette, mais je suppose qu'il devait y avoir écrit "citronnier" dessus, sinon pourquoi (diable) est-ce que j'aurais toujours été persuadée dur comme fer que c'était un citronnier, hum?), est-ce que mon citronnier, donc, serait en réalité un imposteur (un oranger masqué, par exemple)? Et ce citron un peu vert que j'ai cru manger ne serait-il qu'une orange encore jaune?
Donnez-moi votre avis sur cette palpitante affaire, je vous prie.

dimanche 7 avril 2019

Le truc de fou (édité)

Le truc de fou, c'est d'avoir prévu de longue date un petit séjour en doudou-croque-love avec l'Ours à Gand et Bruges qui débute lundi demain, et d'apprendre tout à fait fortuitement que Mads-mon-chaton est à Gand samedi et dimanche hier et aujourd'hui, quoi.
Comme je ne veux pas faire de jaunisse en pensant à ce rendez-vous manqué une fois encore (Mads et moi avons un historique chargé en ce qui concerne les rendez-vous ratés)(mais aussi un historique chargé en ce qui concerne les rendez-vous super bien réussis, 'reusement, hein), je me contenterai de penser, avec votre permission, que Mads et moi, on est comme aimantés l'un par l'autre, preuve en est faite une fois de plus, et essayez de dire le contraire, un peu.



Édit (hey, dites!) : Le truc le plus fou (encore), c'est que le dernier film du chaton qui à mon grand désespoir n'est passé nulle part autour de chez moi et c'est pas faute d'avoir cherché, eh ben je vais à Gand, il est à l'affiche, ben tiens voyons, comme par hasard.
(L'Ours, qui est l'homme le plus gentil du monde, était prêt à sacrifier deux heures pour que nous y allions, d'autant que c'est un survival dans lequel Mads, perdu dans la neige et seul rescapé d'un accident d'avion ne parle quasi pas, même en flamand on aurait pu comprendre l'intrigue je pense, mais on a décrété qu'on avait quand même (beeeaucoup) mieux à faire. Qu'est-ce que je suis raisonnable, comme fille, hein?)

mercredi 3 avril 2019

La fille aux (bas nylon) cheveux gras.

Tu la connais, l'histoire de la fille qui avait les cheveux gras et qui donc décida de les laver? Après son shampoing et son après-shampoing (car la fille était dotée de ce que l'on peut appeler une belle tignasse, elle les laissa sécher à l'air libre comme à son habitude (la tignasse, toujours) et n'y pensa plus (à sa tignasse). 
Quelques heures plus tard, se passant la main dans les cheveux et constatant que misèèèère elle avait toujours le cheveu gras et même encore plus gras que d'habitude tiens donc, elle réalisa qu'elle avait purement et simplement oublié de les rincer.
Heureusement la fille fut consolée par sa copine F. à qui elle confiait à quel point elle perdait la boule.
En effet, celle-ci lui rétorqua que Ah ben moi, ma pauvre, des fois, je ne sais même plus si je me suis lavée ou pas, et la fille constata qu'il y avait des cas encore plus désespérés que le sien.


mardi 26 mars 2019

L'école de la Défiance (billet technique et chiant) (mais nécessaire)*

Il y a de quoi être tout à fait désé(xas)pérée par la réforme que nous prépare Blanquer.

Beaucoup ignorent en quoi elle va sévir sévère, n'en ont retenu que les détails dont on a beaucoup entendu parler (les drapeaux dans les classes, la scolarité obligatoire à trois ans), ou ne veulent pas croire ce qui se dit, tellement c'est gros (on est alarmiste, spa possibe c'qu'on raconte, ça se fera pas). 
Et pourtant, si tu veux mon avis, l'école de la confiance de Blanquer, on peut (vraiment) pas lui faire confiance, et voilà pourquoi, thèse antithèse foutaises.

Déjà, ça commence fortiche, l'article 1 veut garantir tous les autres en restreignant la liberté d'expression des enseignants (déjà soumis au devoir de réserve des fonctionnaires). Ton premier droit, ton devoir plutôt, ça sera désormais celui de fermer ta goule (demain je ferme mon blog).

Les articles 2, 3 et 4 imposent l'école obligatoire à 3 ans. Bon, un peu plus de 97% des enfants de cet âge sont déjà scolarisés (au passage, quand ils ne le sont pas, c'est bien souvent parce qu'ils ne sont pas encore propres: va-t-il falloir accueillir les petits avec leurs couches désormais, et qui se chargera de les changer pendant la journée, mmmum?). Ce qui va changer réellement (et pas que les couches), davantage que les 2 ou 3% d'élèves de petite section en plus, c'est que toutes les mairies (certaines le faisaient déjà, paraît-il) devront désormais financer les écoles maternelles privées sous contrat, forcément au détriment des écoles publiques car le budget municipal n'est pas extensible, tu penses. Un beau cadeau au privé, donc.


L'article 5 traite de l'école inclusive (c'est-à-dire de l'accueil des élèves handicapés, qu'on doit accueillir de plus en plus nombreux dans les classes, puisque les structures adaptées ça coûte cher et que donc on en réduit les effectifs, voire même on les ferme, c'est plus simple, et encore plus économique, héhé (ndlr)) sans prévoir aucune amélioration du statut et du salaire des AESH (les personnes qui les aident au quotidien dans les classes) précarisées avec des CDD sans aucune perspective, ni aucune formation, d'ailleurs. Ni rien prévoir non plus quant à la formation des enseignants, qui, responsables de la scolarité des enfants handicapés accueillis dans leurs classes, ne sont pas formés du tout DU TOUT, rien de rien du tout. (Seuls les instits spécialisés le sont, qui interviennent dans des classes spécialisées). (Et au passage, on n'a plus de RASED complet (réseau d'aide aux enfants en difficulté scolaire)  quasiment partout,  et à certains endroits on n'en a plus du tout, pour mémoire)(mais ça, rendons-le à César, ça ne date pas de Blanquer).


L'article 6, un sacré morceau là aussi, annonce la création d'établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF). 
Les écoles seront rattachées au collège du secteur, oui oui oui. Fini la petite école familiale, place à la grosse structure impersonnelle, mater, élem et collège à direction unique. L'EPSF sera dirigé par le principal du collège, aidé d'un adjoint dont le recrutement sera fixé par décret. Et les directeurs d'école, alors donc? Quand les parents auront quelque chose à dire à un responsable de l'école pour une raison ou une autre, genre quand le bonnet aura été perdu dans la cour, (je te cause pas de quand ça sera quelque chose d'important), il faudra s'adresser au principal du collège (qui sera forcément drôlement content d'entendre parler de problème de bonnet à la mater)(et qui traitera cette affaire avec le plus grand empressement, on se doute)? Si c'est pas nier le travail au quotidien et l'utilité des directeurs d'école, ça.
Mais bon, tous ces postes de direction supprimés, ça va nous faire de belles petites économies, mine de rien, allez.

Parce qu'on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, l'article 9 enterre le CNESCO, organisme indépendant pour l'évaluation du système scolaire qui sera remplacé par le CEE, piloté par le ministère en personne. On ne montrera plus ses culottes sales à tout le monde.

Les articles 10 et 11 annoncent la création des INSPE qui remplacent les ESPE qui avaient remplacé les IUFM qui avaient remplacé les Ecoles Normales (on s'amuse bien, nan?).
Dès la L2 (deuxième année de fac), les étudiants qui se destinent à enseigner pourront se voir confier des missions de remplacement. En voilà une économie non négligeable, une fois encore, hein. Et le concours aura lieu en fin de M2 (en fin de M1 actuellement), une année de gagnée à ne pas payer l'année de stage après le concours, hop là. 

[Bien sûr, je focalise un peu plus sur le primaire que sur le secondaire. Mais je m'inquiète aussi de la réforme du bac, si tu veux savoir (ce que je peux m'inquiéter, en ce moment, dis donc). Je trouve tout aussi  désé(xas)pérant que, sous couvert de "moderniser le bac" et d'offrir plus de choix aux élèves, on en vienne à proposer l'idée que les lycéens pourront suivre des cours sur plusieurs établissements, ou bien suivre des cours en amphi, que les lycées soient mis en compétition, que le bac d'un établissement n'ait pas la même valeur que celui d'un autre vu qu'une bonne partie du bac sera notée en contrôle continu, que le nombre d'heures de cours soit prévu à la baisse, que parce qu'on manque de profs de maths on décide de mettre les maths en option en terminale (tu sais combien j'aime les maths), que des AED (surveillants de collège et lycée), pour pallier aux nombreuses suppressions de postes, puissent désormais remplacer les profs absents et faire cours à leur place (sans pour autant que leur salaire soit augmenté, évidemment, et sans augmenter leur effectif non plus) (dans la même lignée que les recrutements de profs sur le bon coin, je dis). 
Bref, dans le secondaire aussi, on réforme en réalité pour faire des économies, plutôt que pour améliorer les conditions de travail des élèves.]

Billet bien évidemment ouvert (encore plusse que d'habe) à vos remarques en commentaires, il va sans dire (s'en dire).


*Allez, pour me faire pardonner ce billet technique et chiant (mais nécessaire), la prochaine fois je vous mets du Mads, ne me remerciez pas, c'est tout naturel.

dimanche 24 mars 2019

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir.

J'ai lu chez le coiffeur que Vanessa Paradis, à 46 ans, voulait un enfant de son nouveau mari. Ca a dû me turlupiner un peu cette histoire, parce que j'ai rêvé que je réunissais mes cops en rang d'oignon sur mon canapé pour les motiver sur l'air de que Heeey, si Vanessa y arrive, on peut le faire aussi, les fiiilles! Le plus drôle, c'est que dans mon rêve, elles n'avaient pas l'air si opposées que ça à l'idée, alors que j'imagine bien leur tête en réalité.

C'est moi ou parfois je fais genre que je suis une héroïne de la Résistance, surtout quand j'envoie un mail à Bellzouzou l'Aïeul? Coucou mon vieux pplv, je t'ai posté le colis il y a une vingtaine de minutes. J'espère que tu seras là la prochaine fois, tu nous as bien manqué, surtout au moment du jeu du dictionnaire. Je te bisoute fort, tfplv.

Voilà, c'est tout pour ce soir, je le crains. Mais j'ai sur le feu un billet de derrière les fagots que tu m'en diras des niouses sur l'école de la confiance que nous prépare Blanquer, et c'est sûr que tu viendras manifester avec moi samedi prochain.

Post scrotum:
J'ai enfin fini Leurs enfants après eux. Aah ça, j'ai mis le temps depuis les vacances de février où je l'ai commencé, mais c'est pas la faute du livre, parce que je l'ai plutôt (bien) aimé.

vendredi 15 mars 2019

Grands dieux

Vous allez dire que je radote, mais
je n'arrive pas à comprendre
non, je n'arrive pas à comprendre
qu'on puisse payer si cher grands dieux
pour un gâteau d'anniversaire à l'école
si plein de crème et si plein de cochonneries
si malpratique à manger pour des petits
et si ridiculement petit pour 27 de toute façon.

Ma collègue, qui à n'en point douter, a bien plus d'humour que moi, n'a pas pris la mouche aujourd'hui, quand une élève de grande section (à l'hérédité chargée) lui a dit texto, brute de port et d'emballage:
"- j'aime mieux maîtresse S. [qui la remplace un jour par semaine dans sa classe] que toi!
- ah, mais c'est ton droit le plus strict!
- oui, parce qu'elle [maîtresse S.], je ne la vois qu'une seule fois dans la semaine, alors que toi, c'est beaucoup plus, et toutes les deux, moins je vous vois, mieux je me porte!"

(La même petite élève qui, le matin quand elle joue dans le coin dînette, braille bien fort dans la classe Attends attends, je me prépare un café parce qu'aujourd'hui, je sens qu'il va pas falloir me chercher!)

lundi 11 mars 2019

Question: ma petite S. se prend-elle pour un oursin?

mercredi 6 mars 2019

Brèves de mater.

Depuis le temps, j'en ai entendu des excuses de parents quand leur petit a raté l'école alors qu'il n'avait pas de raison (valable) de la rater, tu peux me croire, j'en ai parlé souvent ici, même.
L'autre jour, au téléphone, une maman me dit qu' Il n'est pas venu à l'école, parce qu'il ne s'est pas réveillé ce matin. Si le petit ne se réveille pas (et ne réveille pas ses parents, donc), ben il ne va pas à l'école, c'est pourtant simple à comprendre, non? je me demande pourquoi on prend la peine de me téléphoner.

Dans mon école, la miss France des écoles (au moins), il suffit d'une rafale de vent, et hop! un carreau qui saute. On comprend bien pourquoi on a interdit les ballons dans la cour.
(Chante en canon avec nous: Encore un carreau d'casssé, v'là l'vitrier qui paaaaasse).

La miss France des écoles, je te dis.

'Reusment je trouve encore des occasions de rigoler, avec mon petit G. qui n'aime pas les choux de bretelle et connaît bien les dominos, maman elle en fait sur son tapis, mais c'est pas les mêmes pareil que à l'école.

samedi 2 mars 2019

De la filouterie de l'Ours.

L'Ours, rentrant à la maison son sac de piscine d'une main et le courrier de l'autre avec son air de content de lui sans y toucher *:
"- c'est bientôt ta fête**, dis donc!
-  (suspicieuse, tout de suite) hum. Comment tu sais ça, dis-moi un peu?? (vu que tu ne connais aucune date de rien, à part celles que tu as apprises à l'école, mais sûrement pas celle de mon annive***, et encore moins celle de ma fête, tu penses.)
- (bafoué dans son honneur) mais n'importe quoi, bien sûr que je connais le jour de ta fête, et puis quoi encore?
- bien sûr. Hum.»
J'ai cherché d'où diantre il pouvait tenir ça, et tout à coup, dans la cuisine, m'a sauté aux yeux sur la pile du courrier une carte publicitaire [Zouzou], c'est bientôt votre fête! venez profiter de votre cadeau en magasin! d'Yves Rocher.


* copyright l'Ours
** pas la peine de chercher mon prénom dans le calendrier, cette histoire est intemporelle.
*** pour être tout à fait honnête, je suis sûre qu'il sait en donner l'année, et peut-être même le mois, mais certainement pas le jour. Persiste et signe.

dimanche 24 février 2019

Comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinémaaaaa (la rirette, la rirèèèèteuh)

Si je te dis que je n'ai pas vu passer ces deux dernières semaines, j'espère que tu me crois.
En attendant, demain on reprend alors qu'il y en a des certains qui commencent juste leurs vacances, et je trouve ça pas normal du tout.

J'ai pas de film à te recommander vu que je n'ai pas mis les pieds au ciné de ma ville que je boycotte à mort et pour toujours à cause de sa programmation merdique (trois semaines que le film de mon chaton est sorti et toujours r.i.e.n, tu te rends compte?)
Ma mère, Bellzouzou l'aïeule: à [sa ville] non plus il n'est pas sorti le film de ton Danois, ça doit être un sacré navet, si tu veux mon avis (euh. maman, ton Roberto Alagna chéri, il n'est jamais venu chanter au parc des expos de Chartres, ça doit être un chanteur sacrément merdique, à mon avis).
Et j'ai pas de livre à te recommander non plus, j'ai pas ouvert un bouquin.

Alors qu'est-ce que j'ai fait, pendant ces vacances, hein? Pendant ces vacances, quand je n'étais pas malade je veux dire, parce que j'ai passé un nombre certain de jours à être malade, tu te doutes bien, j'ai tourné dans un film et je suis désormais une star de cinéma, prends-en bonne note, je te prie.
Cela dit, ma vie de star de cinéma ça n'a pas toujours été une sinécure je te ferais dire, parce qu'on a attendu quand même pas mal entre les prises, heureusement qu'il y en avait des certains parmi les acteurs qui chantaient des chansons paillardes pour nous réchauffer et passer le temps (et aujourd'hui j'en ai encore l'air dans la tête quand je vaque à mes occupations, bon sang. Je te parle pas des paroles.)
On a tourné parfois dans des bateaux, des caves humides, des salles de bain de cinq mètres carrés, ou des pièces sans chauffage, on a changé mille fois de costume, pour le thé on allait se faire chauffer l'eau soi-même, et on a recommencé cinquante mille trois cent fois la même scène, à la fin c'était marre un peu.

Bref, ma carrière au cinéma, je ne sais pas si je vais la continuer, hein. (En attendant, demain matin je serai la star du coin moquette de ma classe, je répéterai aussi pas mal de fois la même chose dans la journée, on chantera des chansons pas toujours très intelligentes non plus, et ça sera (presque aussi) bien.)

jeudi 14 février 2019

Je touche du bois.

Tu me pardonnes ces jours d'absence, j'ai été fort occupée, hein.

J'ai eu l'honneur de déjeuner chez la maman de Minimignonne et heu-reu-se-ment qu'elle était venue manger chez moi la première, parce que je crois que je ne l'aurais jamais invitée après avoir goûté sa divine cuisine. Si je résume, je suis en concurrence (je pense à mes petits-enfants à venir) avec une femme charmante et drôle qui cuisine mieux qu'à topchef et qui sait le nom latin de toutes les fleurs, je me fais déjà du souci, (je vous assure).

Je suis partie (revoir ma) en Normandie trois jours, durant lesquels j'ai salondethéé à mort, révisé ma Omaha Beach avec Puceminus, visité le Mémorial de la Paix à Caen, vu la tapisserie de Bayeux, commencé Leurs enfants après eux (et moi après tout le monde), pas vu le film de Mads qui ne passe nulle part où je pourrais le voir et j'en suis fort marrie, tu te doutes.

A part ça, ma Minipuce a eu son permis et c'est ouf. Ca tombe bien, on avait ramené du cidre de Normandie pour fêter ça. 
[petit aparté: au moment-même où Minipuce m'a appelée pour m'annoncer la bonne nouvelle, j'étais en train de toucher le bois de la table où je déjeunais en espérant très fort pour elle. Du coup, après avoir raccroché, j'ai touché la table pour tout un tas de trucs divers et variés, tu penses. Quelques heures après, c'est Brisefer qui m'annonçait les bonnes notes de Minimignonne à ses partiels du premier semestre. Je n'ai alors plus douté une seconde de l'efficacité de toucher le bois de cette table, et toi non plus, conviens-en, et je l'ai touché à mooort. La bonne nouvelle, c'est que je sais exactement quoi faire désormais pour obtenir quelque chose illico. La mauvaise, c'est que la table est en Normandie et qu'il faudra que je la touche en masse quand je l'aurai sous la main, parce que ce n'est pas tous les quatre matins.]
Allez, j'arrête avec mes bêtises, j'ai ma valise à préparer pour Copenhague, tu penses bien que j'ai touché pour ça aussi.



mercredi 6 février 2019

Le pas grand chose du mercredi.

J'attends les vacances avec plus que de l'impatience, (genre de l'enthousiasme). 

Côté ciné, j'ai bien aimé Les invisibles, comédie sociale juste et souvent drôle. J'aurais bien aimé Artic, avec mon chaton en tête d'affiche, aussi, j'en suis sûre, mais il n'est pas sorti au cinéma de par chez moi, maintenant c'est confirmé, c'est un scandale et c'est marre. [Allez, pour faire de la positive attitude, mon petit bonheur du jour: (moi qui n'écoute jamais la radio), ce midi en allumant Franceniouse dans ma voiture sur qui je tombe direct? mon chaton qui cause de son film, longuement, en angliche avec des petits bouts de français dedans, (miame.)]

Côté lecture, j'ai fini à regret les lettres de Mitterrand à Anne Pingeot. Vous allez dire que je me répète, mais j'ai passé des heures (et des heures!) délicieuses à les lire, découvert qu'il pouvait être très drôle, en plus d'écrire comme un poète (je te jure), touchant, jaloux et désespéré parfois. Un homme qui, à la veille de sa mort, écrit à la femme qu'il a aimée secrètement et avec laquelle il a correspondu pendant trente ans  Tu as été ma chance de vie. Comment ne pas t'aimer davantage? ne peut pas être si mauvais qu'on le dit, je dis.

Et côté architecture, il faut absolument que je te dise combien je suis diamétralement viscéralement définitivement CONTRE le projet monstrueusement prétentieusement inutilement (call me Zouzou the Queen des adverbes, hein!) débile et coûteux d'aménagement du parvis de ma belle Cathédrale. Tu y es forcément passé un jour, sur ce parvis, tu es obligé de signer contre une aberration pareille non mais sans blague, ça suffit les couneries. Et qu'on ne me lance pas sur le sujet de l'état des écoles de la ville qui auraient bien besoin qu'on y investisse utilement l'argent public, je pourrais recommencer avec mes adverbes, hein.

Et bien le bonjour chez vous.