Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."
Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."
mardi 24 décembre 2019
jeudi 19 décembre 2019
Brève d'école de juste avant la quille.
- Maîtresse, tu sais, j'ai une petite soeur!"(petite cocotte, fille unique)
- ah tiens? je ne la connais pas, ta petite soeur, tu me la présenteras?
- bah non, elle est pas là, elle est dans le catalogue!
- tu sais maîtresse, ma maman elle est plus grosse que toi! (pour une fois qu'on ne me dit pas une vacherie, je vais m'empresser de rapporter ça à la maman en question, tiens!)
Ce matin, pendant qu'on fait chanter les enfants dans le préau, on aperçoit vaguement deux gars de la mairie dans la cour, on n'y prête pas plus attention que ça, ils vont et viennent depuis le début de la semaine, ils ont démonté un jeu, ils viennent sans doute vérifier un truc, on est affairé, en pleine préparation du spectacle de Noël, on ne s'y intéresse pas et on n'y pense plus.
On se souvient juste de ces deux gars quand on rentre de récré en fin de matinée et que certains petits ont les mains complètement noires, et poisseuses et que bon sang mais ça ne part pas à l'eau et au savon rien à faire, et puis qu'est ce que c'est que toutes ces traces sur le parquet ciré de la classe dis donc et on en déduit qu'ils sont venus boucher les tas de petits trous de la cour avec du goudron sans nous en avertir et sans baliser le goudron frais,- pourquoi faire, hein?
lundi 16 décembre 2019
Vrac et micmac du lundi soir.
Hier, c'était la dernière représentation de l'année pour notre petite troupe, dans un petit musée de Dreux dont on avait poussé les vitrines pour nous faire de la place; on évoluait dans huit mètres carrés à peine, sans coulisse et sans (grand) éclairage, et la répète de vendredi soir avait été une catastrophe, mais on a super bien joué devant un public parfait et ravi et c'était bien chouette (et tu es bien content pour moi, chuis sûre).
En 2020, je fais ma crâne si je veux, on fait une vraie tournée de stars avec tout plein de dates et une représentation en Bretagne (comme je te le dis).
( En 2020, je ne reconnais plus personne.)
Comme la vie de maîtresse de maternoche est un éternel recommencement, ce matin j'ai demandé à mes petits élèves ce qu'ils commandaient au Père Noël (je suis folle si je veux). Comme chaque année j'ai expliqué que moi, ce que je lui demandais, c'était des enfants sages. Comme chaque année j'ai eu droit à des regards un peu perplexes et/ou inquiets (pour ma santé mentale) et à des réflexions, genre Ah, mais maîcresse, c'est pas au Père Noël qu'il faut demander ça! J'ai cru que les choses allaient encore mal tourner, mais non, mes élèves sont laïquement corrects, cette année, faut croire.
A part ça souhaitez-moi bon courage, je vous prie, pour la semaine traditionnellement la plusse infernale de l'année scolaire civile (je me comprends), la dernière, celle où tu bouffes de la paillette par les trous de nez, où ton atsem emballe emballe emballe et te maudit en emballant, où tu fais tomber par terre des étoiles dorées en retirant ta culotte le soir (ceci n'est pas une métaphore), où tu finis tes cahiers et tes évals, et où last but not least, le dernier soir tu te farcis le marché et la chorale de Noyel jusqu'à pas d'heure dans un préau bien trop petit et suuurchargé de papas de mamans de tatas de mémés et pépés de mioches montés sur ressorts de microbes de sueur et de Christmas spirit (tu parles).
(Si je survis, je reviendrai vous souhaiter l'année bonne, hein.)
lundi 9 décembre 2019
Brèves d'école*
A une (toute) petite cocotte qui me parle de sa crèche de l'an dernier, je demande si elle était à la crèche de l'îlot câlin ou à celle des castors (deux célèbres crèches chartraines, la seconde étant celle où Puceminus a usé ses fond de (couche) culottes, si vous voulez tout savoir) pour m'entendre répondre qu'elle était (bien évidemment) à la crèche des humains, parce que je suis un humain, moi, pas un animaux sauvage!
Croyez moi pas si vous voulez, mais la plupart de mes élèves de grande section ne savent pas dire quel est mon métier.
Pendant la lecture, je demande d'arrêter de m'interrompre tout le temps, parce que je ne sais plus où j'en suis à chaque fois, et mon petit M. qui me regarde comme une pauvre demeurée Ben maîtresse, t'es dans la classe!
* quand l'envie me prend (souvent) de changer de métier, je pense à toutes ces occases de rigoler que je raterais, et je continue, pff.
mardi 3 décembre 2019
Tout en délicatesse.
dimanche 1 décembre 2019
Le vite fait du dimanche soir de weekend bien rempli.
Ce fut un weekend de festoyance avec mes enfants au grand complet réunis sous mon toit où j'ai dormi parfaitement bien, l'effet *tous mes petits réunis dans le nid* qui m'a toujours réussi, mieux qu'une boîte d'alprazolam.
L'effet *on repart à Nantes chargés comme des bourriques avec la nouvelle voiture qu'on ne maîtrise pas encore bien et alors que le nuit est déjà tombée* je ne recommande pas trop en revanche et pour bien dormir il me faudra un petit sms de bonne arrivée là-bas et une tisane nuit tranquille, du coup.
La jeune bête féroce a eu tellement l'occasion de faire son intéressante tout le weekend, à se faire câliner tripoter admirer, qu'elle en a oublié de dormir pendant deux jours, et présentement elle ne pense même plus à sauter sur le bide de la bête féroce ancienne, son grand plaisir dans la vie pourtant, et bave de fatigue en dormant sur moi pendant que j'écris ces mots.
La jeune bête féroce a eu tellement l'occasion de faire son intéressante tout le weekend, à se faire câliner tripoter admirer, qu'elle en a oublié de dormir pendant deux jours, et présentement elle ne pense même plus à sauter sur le bide de la bête féroce ancienne, son grand plaisir dans la vie pourtant, et bave de fatigue en dormant sur moi pendant que j'écris ces mots.
Quant à moi, je pense me reposer davantage dans les jours qui viennent avec mes petits élèves, bien que je ne souhaite à personne mes trois prochaines semaines, l'effet *la Noyel qui arrive, tremblez maîcresses, et qui overrexcite les petits enfants.*
A part ça, tu ne vas pas me croire mais après avoir fait cramer les composants électroniques sous mes plaques de cuisson en laissant une casserole de lait s'échapper il y a trois semaines, j'ai cassé ce matin la porte vitrée de mon four en mille morceaux en laissant tomber un plat en verre brûlant dessus. Mon dépanneur en électroménager (oui, je n'ai ni jardinier ni bonne à tout faire, mais j'ai un dépanneur en électroménager, moâ Madame) va finir par croire que je suis amoureuse de lui. Et puis avec tout ce que je lui laisse ces temps-ci, il serait bien ingrat s'il ne me faisait pas enfin passer pour sa petite stagiaire chez Jean-Louis, depuis le temps que je lui demande.
[Côté ciné, j'ai aimé Les Misérables (un film très sombre, et assez désespérant) et dans un tout autre genre Chanson douce (même si j'ai trouvé le temps un peu long, parfois, et que si tu as lu le livre et même si tu ne l'as pas lu, ne t'attends pas à être surpris par la fin).
Côté lecture, pas eu le temps d'ouvrir un bouquin avec tout ça, dis donc.]
dimanche 24 novembre 2019
Vrac micmac et foutrac du dimanche soir.
Après une semaine difficile, je n'aspirais ce week end qu'au repos le plus intégral, ce n'est donc pas sur moi qu'il va falloir compter pour vous raconter des choses ce soir.
Ah si, j'ai adoré Ma grande de Claire Castillon et ai fait durer avec plaisir le Munkey diaries de Jane Birkin, même si tout ce qu'elle y raconte ou presque est de notoriété publique et que c'est vraiment très mal écrit (pardon, Jane!) (puis traduit, pour couronner le tout) (ce qui ne m'empêchera pas de lire le tome 2, on ne se refait pas).
A part ça, la Zouzoufamily entre dans la période des anniversaires, et dès vendredi soir prochain je n'y serai pour personne avec, pour l'inauguration des festivités: les vingt ans de Minipuce et *l'âge avancé* de son père (il tient à rester discret là-dessus) (et puis on ne compte plus, c'est trop compliqué), la venue de toute la famille en grand comité.
Allez, bâ-baille, mes amis, je me couche d'autant plus tôt en ce moment que je suis parfois réveillée en pleine nuit par un petit museau à moustache pire que le Malin qui, on ne sait comment avec son petit kilo toute mouillée, arrive à ouvrir la porte de la chambre et croit le faire en toute discrétion, en plus.
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| Non, ce n'est pas de ce petit museau-là dont je parle et c'est bien dommage qu'il ne vienne pas me réveiller la nuit, je suis d'accord avec vous (ce blog touche le fond). |
samedi 16 novembre 2019
Brèves d'école.
Je lis l'histoire de Boucle d'or qui "perdue dans la forêt allait se mettre à pleurer quand tout à coup elle reprit espoir"...je m'arrête pour demander ce que ça veut dire, qu'elle "reprit espoir", et on me répond que c'est Que ses larmes, elles avaient commencé à couler un petit peu mais qu'elles sont remontées vite dans ses yeux.
Si le matin, parce qu'il faisait 8°, on est arrivé à l'école avec le bonnet l'écharpe et les gants (ce qui était déjà grandement exagéré à mon sens), il aura beau faire grand soleil et 17° à la récré l'après-midi, le petit voudra absolument remettre le bonnet l'écharpe et les gants, il n'y aura rien à faire pour l'en dissuader. D'autant plus si l'ensemble est décoré de la Reine des neiges, sache-le.
Il y a un petit qui m'a soutenu mordicus que le mois de novembre, c'était le mois de Noël et qui n'a jamais voulu en démordre. Il prendrait ses désirs pour des réalités celui-là que ça ne m'étonnerait pas.
La palme dorée à l'or fin à la maman qui nous appelle le matin pour nous dire que son fils lui a refait la tapisserie toute la nuit tant il était malade par le haut et par le bas et que par conséquent, grande seigneure, elle ne le mettra pas à l'école aujourd'hui pour éviter de contaminer toute la classe (merci bien, Madame) et qui à l'heure des mamans, venant chercher la soeur aînée dans la classe d'à côté avec le petit malade -tout vert- , m'apercevant dans le couloir, lui dit Va faire un bisou à la maîtresse! (merci bien, Madame).
La palme dorée à l'or fin à la maman qui nous appelle le matin pour nous dire que son fils lui a refait la tapisserie toute la nuit tant il était malade par le haut et par le bas et que par conséquent, grande seigneure, elle ne le mettra pas à l'école aujourd'hui pour éviter de contaminer toute la classe (merci bien, Madame) et qui à l'heure des mamans, venant chercher la soeur aînée dans la classe d'à côté avec le petit malade -tout vert- , m'apercevant dans le couloir, lui dit Va faire un bisou à la maîtresse! (merci bien, Madame).
lundi 11 novembre 2019
Mes petits bonheurs de weekend prolongé.
- C'est mes deux aînés qui ont passé le weekend ensemble et avec leurs moitiés respectives en Vendée, et peut-être le temps et la distance rapprochent-ils les frères et soeurs, après tout.
- C'est sur ma table basse le si poétique bouquet de fleur fait maison qui est toujours aussi beau plus d'une semaine après m'avoir été offert -par la femme adorable avec laquelle je partagerai bientôt mes petits-enfants-.
- C'est de n'avoir rien fait d'autre que des choses agréables: un bon moment avec des amis chers lors d'un spectacle rigolo, un thé dominical avec copine F., un déjeuner avec les copains théâtreux autour de nouveaux projets, du bouquinage tranquille au coin du feu le soir avec un chaton de nouveau en pleine forme pour me mordiller furieusement les orteils.
- C'est un weekend qui se prolongera jusqu'à jeudi matin pour moi, et yihaaah.
Et vous, mes amis, quels ont été les vôtres, de petits bonheurs de weekend prolongé, hmm?
dimanche 10 novembre 2019
Devinette.
J'ai un chaton de nouveau en pleine forme, après avoir été si mal qu'elle en avait perdu tout à la fois son entrain, son appétit et sa dignité (elle éternuait jusqu'à treize fois d'affilée (je comptais, oui, parfaitement) en arrosant copieusement de gouttelettes de sang (grands dieux) tout ce qui se trouvait près d'elle.)
Elle recommence à sauter sur la Bête Féroce, ce qui est indubitablement le signe qu'elle a repris du poil de la bête. Minouchette-l'ancienne, la pauvre bête, a d'ailleurs une petite pelade sur le dos, à l'endroit précis où la petite a l'habitude de lui sauter dessus.
Est-il besoin de dire que je me suis vue mourir en même temps qu'elle, pauvre chatoune?
Elle a vu le vétérinaire, ce saint homme, qui après m'avoir annoncé que Ne vous faites plus de souci madame, je devrais pouvoir la sauver, a ajouté qu'elle était adorable.
Oui, mais vous dites ça à tout le monde, hmmm, que son chat est adorable, non? je lui ai demandé, pas dupe.
Il a rigolé et reconnu, et ajouté que Mais ce n'est pas toujours vrai, alors que la vôtre, elle est vraaaiment adorable!
Et hop là.
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| Allez, au regard de ce que tu viens de lire, sauras-tu deviner ce qui se joue là-dessous? |
samedi 2 novembre 2019
vacances 2-la-suite, en image.
Alooors, ces vacances, merci de demander maintenant qu'elles sont carrément (nan, rien)??
Je suis allée chez mon fils, donc. L'occasion de constater qu'alors que nous avons depuis quelques années décidé de revenir au café artisanal, mon fils, lui, est passé à la machinerie de pro.
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| le fossé générationnel, hein. |
En parlant de mon Brisefer-mon-fils, j'ai raconté à Névrosia qu'il était sur le point de devenir propriétaire de son apparte, et elle m'a avoué qu'elle avait toujours su que cet enfant avait le sens des affaires et qu'il ne mourrait jamais de faim.
Je croyais avoir un chaton, mais j'ai été abusée: c'est un chiot qui vit chez moi
Mina, ma panthère (pas encore tout à fait) apprivoisée, me rapporte ce que je lui lance au loin et me suit partout-partout tout le temps. Et ne veut dormir que sur moi, ce qui est bien pratique, dites donc.
J'ai bu le meilleur thé de ma vie et je n'exagère rien à La maison d'Horbé à La Perrière (en Perche), où la déco vaut carrément le détour,
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| tu peux pas dire le contraire |
Et pour finir, je déteste Halloween et ces mouflets shootés au sucre en déguisements hideux made in China, je déteste l'automne et le temps de chiotte qu'on a eu ces derniers jours et c'est pas fini, et je déteste l'odeur des champignons qui cuisent dans ma cuisine et je suis pas vernie: c'est la période où traditionnellement l'Ours devient tout foufou avec ses cueillettes, figurez-vous.
(Mais j'adore mon chaton.)
mercredi 30 octobre 2019
Vacances (1) ( avec un taux sensible de parenthèses)
Alooors, ces vacances, merci de demander maintenant qu'elles sont déjà presque (nan, rien)?
Je reste chez moi et ça me fait un bien fou.
C'est l'occase de lire, lire et lire et d'aller au ciné (autant que la programmation merdique de Chartrescitymaville me le permet), de visiter mon fils chez lui (bon alors t'es restée chez toi ou bien, la Zouzou?), de démonter le lit d'enfant de Minipuce pour le remplacer par un lit deux places (tu as bien lu: Minipuce aura vingt ans dans un mois et un Roucoulicoucou (celui-là, elle l'a déjà), il était temps de le faire, je crois), de jardiner un peu dans mon jardin jusqu'à ce que courbatures s'en suivent (très vite, en fait), de passer une journée dans le Perche avec l'Ours (restée chez toi, hein?), de poti-lunch-théer ici et là avec les copines, et (last but not least) de jouer au bouchon et au pompon avec Mina (chacun ses plaisirs, si vous n'aimez pas jouer au bouchon et au pompon, n'en dégoûtez pas les autres).
[Côté lecture, j'ai beaucoup aimé Nous étions nés pour être heureux de Lionel Duroy (que j'aime toujours beaucoup)(je me répète avec mes j'aime beaucoup-j'aime beaucoup) et qui raconte ici sa réconciliation d'avec ses frères et soeurs (et, dans une moindre mesure, d'avec ses deux ex femmes et mères de ses enfants) lors d'un repas de famille chez lui. On est davantage chez les Bisounours que d'habitude chez Duroy, forcément, on fait bonne figure et on semble enterrer les ressentiments, mais il n'en reste pas moins que le souvenir des blessures de l'enfance est toujours là.
J'ai bien aimé aussi Quelle n'est pas ma joie de Jens Christian Grøndahl (un Danois, en plus), le récit tendre et nostalgique d'une histoire familiale originale.
Côté ciné, vu sans enthousiasme mais sans déplaisir non plus Alice et le maire, attendu vainement qu'il se passe quelque chose et pas compris tout ce foin autour du film. Vite vu vite oublié.
Vu aussi Sorry we missed you, de Ken Loach, qui fait du Ken Loach (on est heu-reux de ne pas vivre en Angleterre) et c'est très bien quand même, comme toujours.
Et l'Ours était très fâché que je l'aie emmené voir "une merde". Joker, en l'occurence. Mais ça se laissait regarder, je dis, même si c'était pas bien intelligent et assez violent, (et puis Joaquim Phoenix, hein, j'étais o-bli-gée d'aller le voir).]
C'est l'occase de lire, lire et lire et d'aller au ciné (autant que la programmation merdique de Chartrescitymaville me le permet), de visiter mon fils chez lui (bon alors t'es restée chez toi ou bien, la Zouzou?), de démonter le lit d'enfant de Minipuce pour le remplacer par un lit deux places (tu as bien lu: Minipuce aura vingt ans dans un mois et un Roucoulicoucou (celui-là, elle l'a déjà), il était temps de le faire, je crois), de jardiner un peu dans mon jardin jusqu'à ce que courbatures s'en suivent (très vite, en fait), de passer une journée dans le Perche avec l'Ours (restée chez toi, hein?), de poti-lunch-théer ici et là avec les copines, et (last but not least) de jouer au bouchon et au pompon avec Mina (chacun ses plaisirs, si vous n'aimez pas jouer au bouchon et au pompon, n'en dégoûtez pas les autres).
[Côté lecture, j'ai beaucoup aimé Nous étions nés pour être heureux de Lionel Duroy (que j'aime toujours beaucoup)(je me répète avec mes j'aime beaucoup-j'aime beaucoup) et qui raconte ici sa réconciliation d'avec ses frères et soeurs (et, dans une moindre mesure, d'avec ses deux ex femmes et mères de ses enfants) lors d'un repas de famille chez lui. On est davantage chez les Bisounours que d'habitude chez Duroy, forcément, on fait bonne figure et on semble enterrer les ressentiments, mais il n'en reste pas moins que le souvenir des blessures de l'enfance est toujours là.
J'ai bien aimé aussi Quelle n'est pas ma joie de Jens Christian Grøndahl (un Danois, en plus), le récit tendre et nostalgique d'une histoire familiale originale.
Côté ciné, vu sans enthousiasme mais sans déplaisir non plus Alice et le maire, attendu vainement qu'il se passe quelque chose et pas compris tout ce foin autour du film. Vite vu vite oublié.
Vu aussi Sorry we missed you, de Ken Loach, qui fait du Ken Loach (on est heu-reux de ne pas vivre en Angleterre) et c'est très bien quand même, comme toujours.
Et l'Ours était très fâché que je l'aie emmené voir "une merde". Joker, en l'occurence. Mais ça se laissait regarder, je dis, même si c'était pas bien intelligent et assez violent, (et puis Joaquim Phoenix, hein, j'étais o-bli-gée d'aller le voir).]
lundi 21 octobre 2019
Mina.
Alors alors j'ai un peu déserté ces lieux, c'est vrai. Mais c'est pas de ma faute, j'ai un chaton à éduquer, figurez-vous. Et pas n'importe lequel: Mina, chatonne de gouttière de deux mois et demi seulement mais faisant la loi ici (comme je vous le dis), dotée d'un si solide appétit qu'après avoir léché son écuelle elle va finir celle de la Bête Féroce en la délogeant sans vergogne, et ne sachant que sauter frénétiquement à longueur de journée sur la-dite Bête Féroce désespérée -dont le but ultime dans la vie semble être devenu de pouvoir un jour arriver à lécher les oreilles et le trou du cul de Mina sans qu'elle bouge, ou de se terrer peinarde à tout jamais dans une planquette encore inaccessible à Mina.
Bref, éduquer une chatonne pire qu'un démon c'est du boulot, mais c'est tellement meugnon de devoir la prendre à bras, tremblant de tous ses membres parce qu'elle a peur de l'aspirateur, ou de la voir tomber littéralement de fatigue et s'endormir subitement dans mes bras, son petit bidon rond à duvet de bébé chat à l'air, en faisant la boîte à ronron
(je m'arrête là: je deviens niaise, nan?)
(je m'arrête là: je deviens niaise, nan?)
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samedi 12 octobre 2019
Le mystère du chewing gum [résolu].
L'autre jour à l'école, ma collègue était très fâchée contre une de ses élèves de petite section à qui elle avait demandé de cracher son chewing gum C'est interdit c'est défendu c'est trèèès dangereux pour les petits enfants et qui en avait de nouveau un dans la bouche cinq minutes plus tard.
Après le lui avoir fait jeter une nouvelle fois, elle a entrepris de fouiller son sac à dos à la recherche de la planquette de la petite, puis ses poches de pantalon, poches de devant poches de derrière, ses poches de manteau, poches extérieures poches intérieures, et toutes les poches qu'elle a pu trouver ma foi. Rien.
Ne trouvant rien, ma collègue a pensé que la réserve devait être épuisée et que c'était tant mieux qu'est-ce qu'ils nous en font voir, les petits cette année nan mais dis vivement ce soir qu'on se couche.
Et pourtant: après la sieste, encore un chewing gum dans la bouche de la petite.
Je vous avertis que celui ou celle qui fournit des chewing gums à F. va avoir affaire à moi, elle a dit à toute sa classe réunie en cellule de crise sur le tapis (je suppose qu'elle ne se voyait pas fouiller toutes les poches de devant et toutes les poches de derrière et toutes les poches de manteaux et tous les sacs à dos de tous ses élèves, voyez.)
Mais tout le monde l'a regardée avec ses grands yeux innocents, -surtout F., d'ailleurs.
Ce n'est qu'après la récré de l'après midi qu'on a éclairci le mystère, quand l'ATSEM de la classe a surpris F. en train de décoller le patafix derrière une étiquette des porte-manteaux du couloir.
dimanche 6 octobre 2019
Une nouvelle pensionnaire chez les Zouzou.
J'ai le grand plaisir de vous annoncer l'arrivée dans la famille d'une nouvelle bête féroce.
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| Encore plus féroce, comme on peut voir. |
L'idée de départ était que la petite lui serve de distraction et éclaire ses vieux jours, mais la Bête féroce (l'ancienne) a eu l'air plutôt bien emmerdificotée de se retrouver, (à l'heure où elle aurait dû couler une retraite paisible, la pauvre bête), garde-chiourme d'un chaton qui passe sa vie à jouer courir sauter partout tout le temps (et à s'obstiner à lui sauter joyeusement sur la queue quand elle manifeste son désir d'Etre enfin un peu tranquille cinq minutes dans cette maison est-ce que ce serait trop demander nan mais sans blague?). La petite s'est donc régulièrement pris quelques baffes et crachats de la grande, sans avoir l'air de comprendre puisqu'elle y est retournée sans cesse avant qu'on la prenne en pitié et qu'on accepte de la laisser manger dans son écuelle, et de la laisser dormir tout contre soi sans plus (trop) rien dire, et tout ça c'est bien mignon, je te le dis.
Tonton Sigmund, qui lit par-dessus mon épaule, me dit que quand les enfants quittent le nid on les remplace par des chats, et je lui réponds que ça mon vieux, c'est ce qu'on aurait dû faire dès le départ, prendre des chats sans s'encombrer d'enfant, non mais quelle idée.
Tonton Sigmund, qui lit par-dessus mon épaule, me dit que quand les enfants quittent le nid on les remplace par des chats, et je lui réponds que ça mon vieux, c'est ce qu'on aurait dû faire dès le départ, prendre des chats sans s'encombrer d'enfant, non mais quelle idée.
A part ça mes zamis, ce fut un week end si rempli, avec la venue de Minipuce et Roucoulicoucou dès jeudi soir, puis aujourd'hui de l'Aïeule, de retour de Croatie, et de Brisefer et Minimignonne (nous avons déclaré ouverte la saison des raclette-parties) (et ma maison pue pour la semaine)
si rempli dis-je, que retrouver demain mes loubards en culottes courtes sera (presque) plus reposant.
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