Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

lundi 24 octobre 2022

Vacance.

Il n'est pas impossible que ces vacances-là soient celles que j'aie le plus impatiemment attendues de ma vie. En conséquence, j'ai décidé de n'en rien faire, rien consistant à faire descendre un peu la pile de livres sur ma table de chevet, à voir (le peu de) ce que mon cinéma (à la programmation merdique, pardon) me proposera, à dormir avec mes trois chatounes sur le ventre (oui, ça commence à me faire lourd sur l'estomac) et à passer quelques jours à Nantes chez Minipuce, (ce qui n'est pas rien).

[Pendant ce temps, mes Hawaïens profitent de la dernière semaine de leur mois de vacances, les pauvres. Ils vadrouillent actuellement sur Big Island, se sont baignés dans une eau à 70°, ont marché sur des oursins, gravi des volcans, et prennent des photos devant des cascades sur lesquelles ils sont si beaux qu'on dirait de la pub pour une assurance vie (je jure).]

Sinon, tu as plus net, mais c'est pas autant l'Aventure.

dimanche 16 octobre 2022

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir.

Si je tiens ma classe jusqu'à la fin de la semaine prochaine, ça sera sur les coudes et rotules, je préviens. Surtout s'il pleut comme il a plu la semaine dernière à ne pas mettre un mouflet dehors de la semaine on a cru devenir fous, si les mouflets continuent de me tousser à qui mieux-mieux dans la goule juste pile poil au moment où je suis penchée sur eux pour attacher leur manteau, et si mon petit D. ses joues rondes et ses bouclettes continue de hurler de sa voix striiiidente. Il est tout petit, il ne parle pas (du tout du tout), il hurle à chaque fois qu'il a quelque chose à dire. Il a souvent quelque chose à dire, il hurle souvent, donc. Mais personne dans la classe ne s'y est encore fait, petite comme grande personne, tout le monde a le coeur qui saute à chaque fois, et lâche ce qu'il a dans la main (genre) (oui, à ce point là). Petit D., quand il aperçoit sa maman à l'heure (des mamans), il se met à quatre pattes et il galope jusqu'à elle ventre à terre et fesses en l'air, renversant tout sur son passage et hurlant de sa voix striiiidante. Vingt huit ans de métier, jamais cru voir ça un jour dans ma classe.

Puisqu'on parle d'heure des mamans, justement, l'autre jour, il y en a une (maman) qui a sonné tranquilémile au portail à 15H30 pour récupérer son fils. Mais enfin madame, lui a-t-on dit, c'est 16H30 la sortie des classes, vous savez bien. Ah oui, mais comme je passais par là, je me suis dit que j'allais le prendre. Mais c'est pas grave, gardez-le et je reviendrai à 18H15 (heure de fermeture de la garderie, ndlr).

A part ça, à partir de dimanche soir- heure de là-bas-le bout du monde, mes Hawaïens dormiront en dur jusqu'à la fin de leurs vacances et non plus sous une toile de tente, ce qui va laaaargement apaiser mes angoisses comme celles de ma mère, et certainement celles de la mère de Minimignonne aussi, ils ont plongé à côté de tortues grosses comme trois fois Minouchette (pour donner une idée), et nagé à côté d'un phoque, [ce qui, je sais pas toi mais personnellement me ferait trouiller grave (il leur reste deux semaines de vacances, je me demande bien à côté de quoi ils vont pouvoir nager encore)(les requins, ils n'ont pas fait encore, à priori)], j'ai arpenté ce matin le dernier bric à brac de la saison, Puceminus a rendu sa première disserte de philo Peut-on se satisfaire des évidences? vous avez quatre heures et je ramasse, et j'ai actuellement bien du mal à différencier les trois chattes tigrées pareillement qui miaulent de concert sous mon nez à l'heure des croquettes (ça me rappelle une histoire de jumeaux, tiens). Rien lu, rien vu au ciné, comme ça c'est vite fait. 

Et toi, mon ami, koidneuf?

 


vendredi 7 octobre 2022

Le Toutenimages (édité).

Toute la famille a suivi le loong périple de Brisefer et Minimignonne jusqu'à Hawaï-tropique du cancer et très exactement l'autre.bout.du.monde, depuis Paris jusqu'à Copenhague, puis L.A, puis Honolulu, puis l'île de Maui (ils sont bien arrivés)(et oui, ils sont en train de cramer l'empreinte carbone de toute leur vie, de la mienne et la tienne réunies) et j'ai bien rigolé avec Minimignonne:





Tiens, ça me fait penser que dans mon téléphone, il y a des textos partagés avec un copain théâtreux que je devrais effacer. (C'est pas du tout ce que vous pensez.)


Brève d'école: j'annonce diplomatiquement à un petit, à l'heure des mamans plus que bien dépassée, que comme sa maman n'est toujours pas là et que par ailleurs il a un goûter dans son sac, à mon avis il va à la garderie et que je vais l'y conduire. Suuuurtout pas, me répond-il, maman va venir me chercher, mais c'est juste que je ne lui ai pas dit de se dépêcher de venir.

 
Sinon, dans ma rubrique "maîtresse de stars", je crois que je tiens dans ma classe le nouveau Picasso période cubisme.


 
Election des parents d'élèves ce matin. C'est moi ou j'ai de plus en plus de choses à faire dans ma journée?

A part ça,  l'Ours mon mari, qui pourtant devrait se ménager un peu, a eu un taille-haie entre les mains et en a profité pour faire un petit rafraîchissement d'automne à la haie du jardin. Entendez: maintenant qu'il n'y a absolument plus rien de rien de rien qui dépasse et que je n'ai plus rien à cacher, venez tous voir ce qui se passe chez moi, je vous en prie.


Taillé? Tondu, même. Pff.
Ouais, 29 sacs, tu comptes bien.

dimanche 2 octobre 2022

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas, et deux semaines deux ambiances celle-ci n'a été qu'amour gloire et beauté: semaine de soutenance de mémoire de master (haut les deux mains) pour à la fois (oh les filles, oh les filles!) Minipuce et Minimignonne (qui décroche au passage son embauche dans l'entreprise qu'elle convoitait au terme d'un looooong recrutement), verres partagés avec collèguamis, très chouette ciné [Chronique d'une liaison passagère (malgré son titre vraiment pourri), un film sur le désir (tout en pudeur) et l'amour, drôle, touchant, tout en finesse, et la scène finale m'a bouleversée (et truc de fou: Vincent Macaigne a des cheveux, désormais!)], la reprise en fanfare des répètes avec les théâtreux, un nouveau chat mignon à la maison (Brisefer et Minimignonne, encore elle, sont en route à l'heure où je tape ces mots, pour un long périple d'un mois à Hawaï (les pauvres, hein), et nous ont laissé en pension leur Bête Féroce, ce qui me fait présentement mémère à chats de trois chattes tigrées parfaitement ressemblantes de la robe comme de la gourmandise et déjà copines comme cochons.)

                                                                  

Bref. Si ça pouvait continuer bien comme ça, les semaines, ça m'obligerait, merci.

dimanche 25 septembre 2022

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

Après la bonne petite semaine de merde (de merdes, même) que j'ai passée, je n'aspirais qu'à deux choses vendredi soir: que la semaine prochaine soit un peu plusse coulraoule je vous prie, et que ce weekend aussi, tiens tant qu'à faire. Genre, je n'allais pas me lancer à nettoyer mes vitres, hein, ni à travailler mes abdos obliques (même si ça avait été dans mes habitudes je ne l'aurais pas fait). J'ai bien glandimanché, donc, dormi avec mes bêtes féroces sur le ventre, entamé ma boîte de thé fabuleux abricot-mangue, fréquenté salon de thé et bric à brac comme il se doit lors d'un weekend qui se respecte, et absolument rien d'autre, je jure.

Brève d'école: le petit coquin qui, alors que l'atsem est en train de le changer pour la troisième fois de la semaine en lui demandant gentiment (et peut-être pas bien intelligemment, mais c'est une autre histoire) Mais pourquoi donc alors que tu étais propre depuis le début de l'année tu te mets à faire pipi dans ta culotte comme ça mon p'tit gars?, le petit coquin, donc, qui la regarde droit dans les yeux et sourire en coin en lui répondant C'est parce que toi, quand je te demande le pipi, tu veux pas me laisser y aller aux toilettes!, ah bah il a été bien reçu, vous pouvez me croire. Trois semaines d'école et nous voilà tous déjà bien fatigués.

                                   Une Bête Féroce est cachée sur cette photo, sauras-tu la trouver?

dimanche 11 septembre 2022

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir.

Je prends mes marques dans ma classe (de mignons, il faut bien le dire, quoique nombreux, élèves)(tout est relatif, hein, j'ai déjà eu des effectifs bien plus importants, et je connais des collègues de mater à plus de trente) (mais j'en ai cinq de plus que l'an dernier, et je les sens bien, ces cinq-là), je lis de très courtes nouvelles assez régalantes de Régis Jauffret (Microfictions 2022) (quand la bibliothécaire m'a tendu le livre j'ai pensé que haaaan, mais jamais je pourrai lire tout ça (1022 pages, ah oui quand même, hein)(et puis tout ce qui m'attend déjà sur ma table de nuit) et ça se lit comme du petit lait en réalité), je m'endors à 22 heures tous les soirs tellement je suis crevée déjà, j'ai fait des confiotes tout le weekend avec les abricots donnés par une mère d'élève [qui m'a aussi prêté un tendeur pour que je puisse accrocher la cagette sur mon vélo, tendeur qui a pété brusquement sur la route et s'est immédiatement enroulé dans le moyeu de ma roue immobilisant mon biclou et faisant rouler les abricots sur la route on se serait cru dans un épisode de Caroline et son automobile

 

                                  (on note l'étendue de ma culture littéraire) 

heureusement il y a une dame qui m'a aidée à tout ramasser et qui m'a déposé mes affaires chez moi en voiture pendant que je rentrais en soulevant l'arrière de mon vélo (roue bloquée) d'un bras tandis que de l'autre j'essayais de tenir droit mon guidon (voilà pourquoi j'ai présentement les plus belles courbatures du monde aux épaules, ce qui m'empêcherait de faire du trapèze si j'en avais envie), tout ça en remontant le Faubourg Saint Jean et demandez donc aux Chartrains s'il est pas pentu celui-là un peu pour voir  (Minipuce, une référence pour tout le monde en matière de conduite (pour mémoire, quand elle n'était pas vraiment sûre d'avoir la place de passer entre deux poteaux sans dommage, elle y allait quand même, en fermant les yeux très fort, comme je te le dis), quand elle débutait sa conduite accompagnée s'arrêtait net au beau milieu de la route en bas du-dit Faubourg pour échanger sa place avec moi tellement il l'est (pentu) pour donner une idée], bref ma vie c'est l'Aventure, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise.

vendredi 9 septembre 2022

La blague qui m'a fait rigoler en salle des maîtres ce matin: Tout arrive, la preuve: Charles III a enfin obtenu son premier voeu sur Parcoursup!

dimanche 4 septembre 2022

La mort aux trousses (c'est repartiiii)


Figurez-vous que j'ai fait ma rentrée sous l'eau, ou presque, vu que la cave de l'école a été inondée dans la nuit de mercredi à jeudi et qu'on avait de la flotte presque jusqu'au rez-de-chaussée au petit matin. Pompage en urgence gros tuyaux partout du monde du boucan des allées venues de la saleté, ah ça, on était bien pour moucher de façon parfaitement détendue la morve de nos petits nouveaux. Et pas d'eau de la journée, nulle part dans l'école. Pour une fois, cru ex-cep-ti-on-nel cette année, que nos petits étaient tous (t.o.u.s) propres dès le premier jour et faisaient dans les toilettes et pas dans leur culotte, pas moyen de tirer la chasse derrière eux, dis donc.

Je n'ai pas encore digéré d'avoir dû donner mes petits GS chéris de l'an dernier à ma collègue de la grande école, même pas sur mon lit de mort de lui pardonne de me les avoir volés. J'ai une classe mignonne cette année encore, mais même, ça change rien.

Et sinon, j'ai un fils aîné qui part bientôt pour un mois à Hawaï, le pauvre enfant, une fille cadette qui a mis cette semaine un point final à son mémoire de fin de master, la pauvre enfant (mais plaignez-moi plutôt qu'elle, ou au moins autant qu'elle en tout cas, parce que c'est moi qui ai relu le tout pour corriger les fôtes, et c'était (d'autant) pas une sinécure que je ne comprenais r.i.e.n de rien à ce que je lisais), et une toute petite dernière née dont c'est la Terminale au lycée, la pauvre enfant, elle a un cours de philo le jeudi soir de 5 à 6 après deux heures de sport et deux heures de perm (moui moui moui), le code en poche et les leçons de conduite qui commencent, et le grand méchant parcoursuppe en ligne de mire, il n'est pas dit qu'on ne rigole pas un peu cette année, quoi.

mardi 30 août 2022

Brève de rentrée.

J'ai fêté samedi soir dans mon jardin mes quatre fois douze ans et demi, (dit comme ça, ça passe crème, je trouve, alors ne faites surtout pas le calcul, je vous prie) avec amis chers et enfants, et me suis bien cassé la voix au karaoké (mais parfaitement) organisé par Brisefer à tel point que je suis fâchée avec tous mes voisins et qu'on m'appelle désormais Décibelzouzou chez moi (il paraît que pas mal de monde a des acouphènes, depuis). J'ai repris ce matin le chemin de l'école toute gonflée d'amour et d'énergie, il va m'en falloir, vu que j'ai dans ma classe cette année une Mila, une Lina, une Nina et mon chat c'est Mina, souhaitez-moi bonne chance, hein.

lundi 22 août 2022

Des vacances.

Les vacances, donc, c'était bien, merci de demander.


On a commencé par faire la tournée des grands ducs bretons en juillet, en doudou-croque avec l'Ours: Paimpol chez nos amis F. et B., puis Saint Brieuc chez le frère de l'Ours et puis finalement la Vendée (toujours aussi) sauvââge chez le père de l'Ours. A ce moment-là de l'histoire des vacances de l'Ours, il y a un très sombre passage au cours duquel un caillot sanguin se faufile dans un trou dans le coeur (oui, au sens propre)(rien que ça) qui n'avait rien à faire là et remonte jusqu'au cerveau alors qu'on ne lui avait rien demandé, et le séjour en Vendée sauvage s'est prolongé, prolongé prolongé tant et si bien qu'on n'en a pas vu le bout et qu'on n'a plus rien vu d'autre et surtout pas ce qu'on avait prévu de voir, à 1700 km de là et par 45° les bons jours, genre. Mais bon, pas de regret: quand on est au pays des Ventrachoux, tout près de Saint André Goule d'oie et Sainte Radegonde des Noyers, qu'est-ce qu'on a besoin d'aller voir ailleurs, hein, je te demande? surtout quand tout est rentré dans l'ordre, qu'il fait un temps magnifique et que rien ne vient troubler ton repos absolu, sauf la joyeuse bande de tous tes enfants et de ton neveu aîné et aimé réunie quelques jours pour des parties de mÖlkki endiablées, des saltos dans les vagues et pour trinquer à la troussepinette à l'apéro.

Pendant (tout) ce temps, on avait laissé nos chattes à garder à l'Aïeul, qui n'était pas ravi-ravi à l'idée de devoir cette année encore peut-être sortir son échelle pour aller récupérer Mina- bête féroce jeune tout en haut d'un arbre. Pour l'amadouer (l'Aïeul), je lui avais promis qu'avec l'âge, elle était devenue raisonnable et qu'en plus, comble de chance, elle savait désormais redescendre d'un arbre (imaginais-je)(le seul arbre dont je l'aie vue descendre dans sa Beauce natale, c'est notre prunier qui n'est pas bien haut et a des branches partout presque jusqu'au sol)(et pas d'un arbre centenaire en pleine forêt solognote)(ça, je l'ai pas dit, tu penses). Evidemment, très rapidement, après 24 heures sans savoir où elle était encore passée, il localisait la (sale) bête tout en haut d'un grand chêne, miaulant qu'ah ben dis donc il en avait mis du temps, hein et tremblant et réclamant qu'il vienne la chercher tout de suite ou elle se laisserait mourir et il aurait sa mort sur la conscience et de gros problèmes avec moi (genre)(bon, j'extrapole peut-être un chouïa, mais c'était l'idée). Il a fallu l'intervention de Brisefer-mon-fils et grand sauveur devant l'éternel, [qui a fait le tour des voisins de mon père pour quémander une échelle assez haute pour récupérer la bête et faisant chou-blanc a  réclamé celle du père de Minimignonne (et presque voisin de mon père, tu suis?), qui n'était pas chez lui mais lui a donné le numéro d'un de ses voisins (à lui) (mais aussi presque voisin de mon père aussi, nan mais tu suis ou bien?) qui en avait une (échelle), voisin qui heureusement était chez lui, lui, et a prêté son échelle, la vie quelle aventure, hein?]

Brisefer donc, est monté au péril de sa vie récupérer la Bête qui, tu ne le croiras pas, après tout ce qu'on avait fait pour elle, ne voulait pas se laisser attraper si facilement. Pour finir cette passionnante histoire: comme l'Aïeul ne l'a plus jamais laissée sortir de l'été et on comprend pourquoi, et que par ailleurs il n'a pas vu clair dans son jeu quand elle lui assurait qu'elle devait faire de l'hypoglycémie c'est pas possible autrement parce qu'elle avait faim encore faim toujours faim et est-ce qu'il pouvait faire quelque chose pour elle?, j'ai récupéré une Bête Féroce qui ne rentre plus dans son Levis 501, c'est rien de le dire.

Côté (bonnes) lectures de l'été, ça a été (à l'âge que j'ai, je ne me donne plus la peine de finir un livre chiant, nan mais oh- même dans (au hasard) la salle d'attente des urgences, je lis automotomagazine, je fais du rangement dans mon sac à main, je regarde des photos de mes chats sur mon téléphone (ou de Mads nu sur une peau de bête) mais je continue pas un livre chiant, ça non) :

- Une déchirure dans le ciel, de Jeanine Cummins, l'histoire vraie et captivante d'un double meurtre sordide et de ses répercussions sur toute une famille, racontée et analysée par la soeur du principal protagoniste.

Serge, de Yasmina Reza, chronique à la fois drôle et mélancolique d'une fratrie qui s'aime et s'exaspère.

- Division avenue, de Goldie Goldbloom, un épisode dans la vie d'une femme juive hassidique à New York qui tombe enceinte à 57 ans et entrevoit à cette occasion la possibilité d'une émancipation et s'ouvre sur le monde extérieur en se faisant embaucher comme interprète puis apprentie sage-femme à l'hôpital.


- Nom de Constance Debré;  j'avais beaucoup aimé Play boy et Love me tender. Celui-là, j'ai aimé le lire autant que j'étais heureuse de le finir, tant à la fin la radicalité du propos, les phrases sèches et le ton un brin orgueilleux et moralisateur commençaient à m'insupporter.

- D'allumettes et d'écailles de Berta Marsé, un policier espagnol original et captivant.

Côté ciné, j'ai adoré As Bestas, thriller franco-espagnol rondement mené et magistralement interprété, par Marina Foïs notamment, et la nuit du 12, sur les conseils de Minimignonne qui l'est toujours (de bon conseil) et cette fois encore (l'a été).

A part ça, je ne voudrais pas avoir l'air sentimentale, mais je suis bien contente de vous retrouver pour de nouvelles aventures, voilà c'est dit.

dimanche 3 juillet 2022

Les petits bonheurs, malgré tout (le reste) #15 (mais parfaitement)

Mes petits bonheurs de ces derniers jours qui sont toujours ça que Poutine n'aura pas, je te dis les miens et tu me dis les tiens tu seras bien urbain.

-  le déjeuner au soleil partagé avec Brisefer et Minimignonne et la mère de Minimignonne (les pauvres Minipuce et Roucoulicoucou étaient retenus par le covid à Nantes, et les Aïeux par la valise de l'Aïeule à préparer, qui s'en vont dans quelques jours se faire voir chez les Grecs (mais parfaitement)(la valise et l'Aïeule).

- la kermesse de l'école dont on est proprement débarrassé (mais parfaitement) jusqu'à l'année prochaine.

- la perspective de n'avoir plus que deux (d.e.u.x) jours de travail (mais parfaitement) avant les vacaaaances.

- le joli jeudi après-midi partagé avec Puceminus, -et aussi tous les copains que ma fille, si sociable depuis toujours, a croisés aux différents coins de rue et qui nous ont taillé le bout de gras, dont le pote serveur pour l'été au café où nous prenions un verre, qui nous raconte, très drôlement, qu'il n'avait travaillé l'an dernier qu'un seul et unique texte pour l'oral de français, -le grand foufou-, et qu'il y est allé au culot avec un tee shirt blanc sur lequel il avait écrit J'AIME LES HIBOUX de Baudelaire (mais parfaitement), que l'examinateur a d'abord un peu tiqué, puis dit que puisqu'il semblait aimer Baudelaire, il allait lui donner du Baudelaire (mais pas Les Hiboux, quand même), mais qu'il a insisté un peu, avec le sourire, et que le prof a cédé, finalement, qu'il a géré de ouf (encore heureux, donc) et a eu 19. (Attation-attation: je ne cautionne pas le manque de sérieux du gosse et je trouve ça évidemment injuste pour ceux qui ont bossé tous les textes et ont été interrogés dans les règles, hein, mais) le Culot, et l'humour, quand même, hein?

dimanche 26 juin 2022

On n'emmerde pas un Ours.

 L'Ours-mon -mari est l'homme le plus gentil du monde. Il faut juste pas l'emmerder, c'est tout.

Aussi, quand notre vieille voisine, pas mal emmerdante, justement, profite de ce qu'il est tout en haut de son échelle à cueillir ses cerises pour l'interpeller par dessus la haie, lui dire tout le mal qu'elle pense de tous ses voisins (elle n'a pas de chance: ils sont tous cinglés) sauf nous bien sûr (il paraît) et puis aussi que Monsieur Zouzou, vous avez vu qu'il y a une branche de votre cerisier qui déborde sur le toit de mon abri de jardin et qui va tout me le saloper (en vrai, l'Ours n'est pas sûr du tout qu'elle ait utilisé ce mot, mais il est certain que le ton utilisé allait avec), vous serez bien aimable de me la couper au plus vite, et quant aux cerises qui sont dessus, vous allez bien me les donner, hein (sourire en brin d'herbe)?

il répond Oui oui en opinant du bonnet, coupe la (grosse) branche vite fait devant elle, met les cerises dans son panier avec les autres, et le soir-même, en remplit un plein sac kraft et s'en va l'offrir aux nouveaux voisins de derrière, et je crois que la vieille, elle attend toujours ses cerises, asteure.

dimanche 19 juin 2022

Les petits bonheurs, malgré tout (le reste) #14

Mes petits bonheurs de ces derniers jours qui sont toujours ça que Poutine n'aura pas, je te dis les miens et tu me dis les tiens, dac? (pff, soupir.)

- Une aprèm de travail superefficace avec les théâtreux l'autre jour, préparation de la prochaine saison, calage de dates de répète, de représentation, reprise du texte à différents passages. J'aime notre pièce écrite par nous, pour nous, maintes fois remise sur le métier, j'aime ces gens depuis déjà si longtemps, on s'énerve on en a marre ça fait déjà bien trop longtemps que ça dure cette histoire on se fâche on sort les ergots les ego on s'écrit des petits mots on part en weekend ensemble on s'embrasse on oublie tout.

- Des parents d'élève qui disent merci. Merci pour le travail accompli, merci pour cette belle année. [On a tellement tendance à focaliser plutôt sur l'emmerdeur qui envoie un mail bien senti à l'école pour dire qu'il est scan-da-li-sé et il pèse ses mots, par la décision prise collégialement de ne pas fêter les pères cette année, oui il comprend bien que c'est triste pour le pauvre gosse qui a perdu son papa de façon dramatique il y a quelques mois, mais comment ose-t-on punir toute l'école pour seulement un gamin, hein? ça fait tellement plaisir à un père de recevoir ce jour-là un cadeau fait des mains de son nenfant, non vraiment il ne comprend pas (il comprend mais il comprend pas, on a bien compris? et merci de votre compréhension.)] Je disais: on a tellement tendance à focaliser sur le con de parent d'élève qu'on en oublie parfois tous les autres, qui sont chouettes.

- Imaginer l'humeur de Macron ce soir (même si je n'y serai malheureusement pour pas grand'chose vu que dans ma circo j'avais lrem ou rn au second tour, pour pas changer, et que par conséquent, même si je me suis déplacée jusqu'à mon bureau de vote du bout du monde, je me suis sans vergogne abstenue de choisir.)

- La fraîcheur enfin revenue, hein, je crois qu'on sera tous d'accord là-dessus.

                                                              la balade des champs heureux.