Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 10 septembre 2023

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir et c'est reparti comme en quarante.

Puceminus qui nous avait dit et répété et mettez-vous bien ça dans le crâne que Byebye les vieux Bye-Bye Chartrescityj'enpeuxplusdecetteville, je m'en vais, à moi la liberté je respire je vais vivre enfin, et n'espérez pas me revoir avant la Saint Glinglin. Premier week end après son départ, devine quoi? Elle est rentrée. Hé hé.

Me voilà de nouveau heureuse mémèràchat de trois chattes tigrées toujours aussi difficilement différenciables de la robe comme de la gourmandise, le temps pour Brisefer et Minimignonne d'aller se faire voir chez les Grecs, au sens on ne peut plus propre, pendant leurs vacances. Les trois sont copines comme cochons, sauf au moment du repas, où elles se distribuent mutuellement des baffes (je jure) pour être dans mes bonnes grâces et se voir servie la première. Dire que je me suis enfiiin débarrassée de mes trois enfants pour devoir régler encooore des conflits de chats, pff

Je confirme avoir une classe de mignons cette année, mignons mais remuants et bavards ou alors c'est moi qui fatigue avec l'âge, parmi lesquels une petite E. de tout juste trois ans qui ne cherche qu'à se barrer de l'école et me jure les yeux dans les yeux que Maman a dit que je ne devais pas rester là.

dimanche 3 septembre 2023

Septembre

 Eh ben tu te dis, la zouzoubelle elle se fait pach', hein, à bloguer une fois par mois.

Mais après ce weekend mondain où j'ai reçu en vrac l'aïeule, sa soeur siamoise, Brisefer et Minimignonne, tous quatre en partance pour trois semaines dans les îles grecques, (les pôv), un chat de plus à garder (pour trois semaines, donc) et un neveu, il a bien fallu se résoudre à voir partir Puceminus pour sa nouvelle vie tourangelle, et désormais, je vais te dire: le reste du monde, et sa mère tout particulièrement (sisi), honestly, she couldn't care less, sweetheart, (j'ai bien l'impression) et il va falloir que je me fasse une raison: demain matin, je ressors mon cartable, par-dessus le marché.

 'reusement, il semblerait tout ce qu'il y a de plus a priori, hein, restons prudents, que j'aie une classe d'assez mignons cette année ce qui n'est que justice après celle de l'an dernier doujézu.

et 'reusement, j'ai mon Danois en fromage blanc à la Mostra de Venise pour me tenir chaud quand il fera froid.

jeudi 24 août 2023

Doutes d'août.

En juillet en Bretagne, il a plu tous les jours, tous les jours je te dis, tous.les.jours, j'ai vite compris que je n'avais aucune, mais alors aucune chance de croiser un beau Danois sur la plage. J'ai reporté tous mes espoirs sur août.

Or, en Vendée sauvage, en août, donc, hélas trois fois hélas, on ne  croise pas plus de beau Danois sur la plage que de beurre en broche en Bretagne (bien qu'il y fasse bien plus beau indéniablement), je devrais le savoir, depuis le temps. Ca manque singulièrement de chats, en plus. Et puis il n'y a que deux animaux là-bas: la guêpe le jour et le moustique la nuit. Si la guêpe est une espèce démocratique (de gauche?) et emmerde tout le monde pareillement, le moustique en revanche est fin et racé, il ne s'attaque pas à tout le monde, il ne joue qu'en comité restreint, sélectionné sur pièce. Il ne joue qu'avec moi. D'ailleurs, c'est pas bien compliqué: dès le soir tombé, tout le monde réclame ma présence auprès de lui, pour que je me fasse piquer à sa place.

Brisefer m'a donné son vieux téléphone [(vieux pour lui égale mille fois plus performant que celui que j'avais, égale je ne sais pas bien m'en servir et merdouille avec, bien qu'on m'assure qu'il soit mille fois mieux que l'autre (doute)], j'ai dû changer mes habitudes, et perdu dans la bataille pas mal de données. Et en sus, je me suis fait railler sans vergogne par cette jeunesse impitoyable (on a l'âge de ses artères ET de la taille de police de ses textos, semble-t-il). 

A part ça, août, c'était en vrac: une maison familiale pleine (de jeunes, principalement, donc), des baignades, des vagues suffisamment traitres pour me faire tenir à deux mains fermement mon haut de bikini, des écureuils farouches et roux dans le jardin et des laisse-saucisses.

 

J'étais bien contente de rentrer à Chartrescityville et de retrouver mes chatounes, qui se sont fait gâter pourrir par les Aïeux tout l'été, mais je n'étais pas sitôt rentrée, que, enfer et putréfaction, je recevais déjà un mail de la collègue d'élem qui me racontait ses vacances sa rentrée, combien elle aurait de miochons et comment elle réorganisait matériellement sa classe, ça m'a un peu gâché le retour, alors vous savez quoi? je fais la morte pédagogique. Parfaitement. 

(Allez, je vous laisse, j'ai ma classe à préparer, maintenant qu'on m'a bien fait culpabiliser, pff.)

 

[PostScrotum: août, c'était aussi de chouettes lectures: Tenir jusqu'à l'aube, de Carole Fives (très émouvant; si tu vois dans le titre la réf à La chèvre de Monsieur Seguin, tu vois bien), Sciences de la vie de Joy Sorman et Numéro 11 de Jonathan Coe, je recommande les trois.]

mercredi 2 août 2023

Di doo di doo di dah, oh di doo di doo dah

Ce mois de juillet, pour ceux que ça peut intéresser, et pour ceux qui sont là, ce fut:

- La tristesse à l'annonce de la mort de Jane B. et de toute une partie de ma vie (et de la tienne aussi, je n'en doute pas) qui s'éteint avec elle. Mon gendre préféré, effaré que je lui demande de me mettre le soir-même le replay des obsèques que j'ai ratées en direct, de constater que ça dure trois heures, et que je regarde ça (en accéléré bien souvent, hein, mais quand même) (me regardant sous le nez) Vous n'allez pas pleurer, quand même?

- Beaucoup de bonnes lectures: une chouette BD, La différence invisible de Mademoiselle Caroline et Julie Dachez et trois bons romans, Clara lit Proust de Stéphane Carlier et Offenses de Constance Debré (très différent de ses trois précédents romans -quoique toujours autour de la possibilité, ou non, d'échapper à son histoire et à son milieu-, le récit de la vie d'un jeune à qui la vie n'a pas fait de cadeau et qui assassine une vieille dame) et Ceci n'est pas un fait divers de Philippe Besson.

- La désillusion de la nomination de notre nouveau ministre de l'EN, qui n'a jamais mis les pieds à l'école publique de toute sa scolarité (à l'alsacienne), jamais enseigné ni même travaillé 'sur le plancher des vaches' après ses études, un politicien de métier, la voix de son maître en souliers vernis.

 

- Et sinon, la Bretagne, entre Finistère et Morbihan, c'est bien joli, c'est sûr, mention spéciale à la jolie ville de Quimper, mais la météo y est souvent incertaine dira-t-on pudiquement. Et pas pudiquement: plus jamais de la vie je remets les pieds en Bretagne l'été, nanmé un vrai scandale, ce pays.

                                                Seul jour où il n'a pas plu. Je mens pas.

mardi 4 juillet 2023

Joli coquelicot.

J'ai le grand plaisir (vraiment) d'annoncer tout ce qu'il y a de plus officiel, que ma Puceminus ne dormira finalement pas sous le pont Mirabeau à Tours (on a cru, à un moment) et qu'on lui a trouvé suffisamment grand pour que je puisse aller squatter chez elle si l'envie m'en prenait. Haan, avec quel plaisir j'ai désactivé les alertes d'annonces du bon coin. Le plus drôle dans cette recherche d'appart pas si drôle? un proprio qui nous dit que Elle passe son bac cette année? oui?? ah ben alors je ne prendrai aucun risque, pas question de signer le bail avant les résultats! Euh. On s'est demandé si on lui disait que le taux de réussite au bac est de plus de 90%? Et surtout que les lycéens savent qu'ils l'ont depuis avril dernier? 

A part ça, mes amis, c'est une fin d'année bien pénible à l'école, comme toutes les fins d'année, mais en pire. J'espérais bien, pour cette dernière semaine d'école de Garderie Nationale, avoir quelques élèves en moins parmi les plus pénichiants de ma classe (bien) chargée de remueurs/bavardeurs/crieurs, mais figurez-vous que (on aurait voulu le faire exprès, tss) ceux qui sont déjà partis en vacances sont ceux qui ne se font jamais remarquer, bah tiens. Mes deux crieurs sont toujours là et bien là, eux, et ils seront là jusqu'à la dernière heure du dernier jour (et devinez; quoi? ils crient toujours, à trois jours des vacances, bonne mèère). Il était dit que mon chemin de maîcresse dézécolles serait pavé d'épines bien pointues.

L'Ours et moi organisons nos vacances d'été. Ne rien faire me semblait une bonne option, mais il semblerait qu'il y ait au moins un emménagement à Tours dans les tuyaux. Puceminus étant en Vendée sauvage pour son job d'été, il va falloir que quelqu'un s'y colle, je me demande bien qui, tiens, hum. 

Je vous embrasse, et reviendrai ici parfois, quelque part entre quelquefois et de temps en temps pour être précise, selon l'inspiration, la date de naissance du maître nageur et la qualité du réseau dans les endroits reculés de France. 


dimanche 25 juin 2023

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir de (on n'en peut plus de ce mois de) juin

Laissez-moi vous dire à quel point c'est compliqué de trouver un appart à Tours, il faut vraiment avoir envie de se débarrasser de sa fille, hein, pour rester dans la course et ne pas se décourager, entre les prix de folaïe pour treize mètres carrés dégueus avec la douche sur le palier, et les proprios qui croulent sous les demandes et ne daignent même pas répondre aux questions et demandes de visite.

Fais comme l'Ours-mon mari (non), plante des campanules le samedi dans le jardin, arrose-les, et puis oublie-tout, tonds ta pelouse et tes campanules en même temps le dimanche.

Hier j'ai vu un papillon entrer par la fenêtre de ma cuisine et je me suis dit que Oh, toi mon coco, il faut que je te fasse ressortir au plus vite, ou tu vas mal finir, et le temps que je me retourne, devinez quoi, il y avait la Mina-Bête féroce qui me regardait avec ses grands yeux innocents et deux ailes frémissantes de chaque côté des moustaches. (N'empêche, elle bouffe aussi les mouches, et plus vite que son ombre tu peux me croire, c'est pour ça que je la garde).

Un père d'élève m'a dit l'autre jour que notre petite école, on pouvait être fiers elle était aussi bien qu'une école privée. Euh. L'année prochaine au CP, il met sa fille dans le privé, va comprendre.
 
J'ai une petite cocotte qui est partie se dorer la pilule un peu en avance sur le calendrier scolaire et qui m'a offert en cadeau de départ un collier de nouilles peintes du plus bel effet. Au sourire en coin du père au moment où elle me l'a donné, j'ai compris que c'était genre Un prêté pour un rendu, et je ne lui en veux pas, (d'autant que les chocolats dans l'autre main faisaient contrepoids, j'ai estimé).

La sortie scolaire, c'est fait, les livrets d'éval c'est fait, les rendez-vous avec les parents de grande section, c'est (àpeupresque) fait, ne restent plus que quelques pots de fin d'année, le pestacle devant les parents et (horreur, malheur) la kermesse, et je rends mon tablier pour toujours, -ou presque. Allez, deux semaines et on n'en cause plus.

mercredi 14 juin 2023

Brèves d'école

En début d'année, des parents d'élève ont demandé à me rencontrer parce que leur enfant disait beaucoup de gros mots à la maison et que ça ne pouvait venir que de l'école. J'en ai parlé ici même parce que ça m'avait un peu interloquée: qu'est-ce que je pouvais bien y faire, hein? On n'insinuait pas que c'était moi qui les lui apprenais, mais j'avais l'impression (dites-moi si je vire parano) qu'on avait, en me demandant un rendez-vous rien que pour ça, un peu l'air de penser que j'y étais (peut-être)(un peu) pour quelque chose quand même (en ne lui lavant pas la bouche au savon à chaque fois?) Bref. Et puis l'autre jour, dans le couloir, le papa de cette même famille, excédé parce que son fils lui faisait une colère dans le couloir, qui s'en va en lâchant Je pars, tiens, tu m'emmerdes!

Dans la même veine, il vaut mieux désormais, même devant des petits de maternelle, éviter de finir une phrase par quoi (ou d'être juste dure de la feuille), sous peine d'entendre à la pelle fuser les coubeh. Soupir.

(Brève de la grande école): j'ai déposé mercredi matin ma Puceminus devant son lycée pour l'épreuve de philo*. Alors on ne s'emballe pas: la philo, c'est plus que c'était, la plupart des gamins s'en foutent pas mal, ils savent déjà qu'ils ont le bac et où ils iront l'an prochain, elle n'ouvre plus le bal des épreuves mais le clôture presque (ne reste plus que le grand oral), bref, la philo, hein, et le bac version Blanquer, merci jeanfilou. Mais tout de même, j'ai eu un pincement au coeur à l'idée que c'était la dernière fois que je déposais un de mes enfants devant un lycée plein de jeunes leur convoc à la main et un proviseur en cravate et bras de chemise au beau milieu de la route qui faisait la circulation (?) (je sais, j'ai promis de lui faire un bisou sur la bouche avant la fin de l'année, on a un long passif lui et moi, remember, six ans d'amour entre nous, mais c'était pas le moment et puis je ne voulais pas perturber Puceminus avant son épreuve, j'ai remis à plus tard).

* Le bonheur est-il affaire de raison? J'espère qu'elle avait autre chose à citer que l'ours Baloo.

            Nous, on y reufleuchira quand on aura cinq minutes.

dimanche 11 juin 2023

Du vrac, du micmac et du foutrac, mais mélangé

Bon je sais que j'ai fait encore traîner les choses avant de venir causer un peu par ici, mais c'est vraiment pas de ma faute: c'est le mois de juin qui m'empêche et me fait du mal, qu'il est pénible celui-là avec ses réunions, ses évals, ses commandes à faire, ses répartitions de classe, ses préparations de sortie de fin d'année (pitié), de kermesse (achevez-moi), de pestacle devant les parents (d'un seul coup!).
 
Et puis c'est la faute surtout du graaand méchant Parcoursup qui voulait notre peau et qui nous a bien fait faire le plein de stress. But all is well that ends well, Puceminus sera Tourangelle selon son souhait, à la rentrée prochaine. J'aurais préféré Nantaise ou Orléanaise comme sa soeur ou son frère, histoire de faire d'une pierre deux coups, genre j'allais en visiter un et tiens, je voyais l'autre aussi sur place, ça m'aurait pas mal simplifié la vie, mais bon, il était dit que je ratisserais sans relâche le quart Nord-Ouest de la France dans une triangulaire infernale. (Quand je pense que je voulais cinq enfants, doujézu.) Donc si je résume, on a soutenu cette année pour le permis, le bac, la recherche d'un petit boulot pour l'été et parcoursup, on a bien mérité notre médaille au mérite, je pense (ah ah, pas zencore me souffle-t-on dans l'oreillette: il va falloir encore trouver une chambre à Tours, faire quantité de démarches au crous à la caf chez l'assureur à la banque à la sécu chez edf et signer des baux des attestations des cautions) (oui, quand je pense que je voulais cinq enfants, hein.)
 
A part ça, l'Ours est rentré de sa rando pyrénéenne avec Brisefer, ravi mais avec de la crasse entre les orteils et des croutes séchées de coups de soleil sur les joues. Fort heureusement, après seulement une séance de natation à la piscine municipale de Chartrescityville, les croûtes avaient complètement disparu (et bon appétit).
 
A part ça encore, j'avais une envie folle d'aller au cinéma voir Wahou! de Bruno Podalydès mais les critiques et copine F. m'en ont dissuadée, et j'ai eu enfin le temps de commencer le dernier Vargas, Sur la dalle, les critiques sont mauvaises aussi mais moi j'aime bien, et yihah.
 
A part ça toujours, je suis bien contente d'être bientôt débarrassée de la classe que je supporte depuis septembre, des cris du mouvement du bruit et du manque d'intérêt pour tout tout le temps de certains de mes très/trop nombreux petits élèves. Si j'ai encore une classe comme celle-là l'an prochain je démissionne* et je me fais nonne à cornette, je ne serai pas plus malheureuse, pour te dire.
 
[* Un remplaçant qui intervenait sur l'école la semaine dernière me disait qu'il n'y avait pas une école, pas une école insistait-il, dans laquelle il soit passé ces dernières années où il n'ait entendu parler d'un prof qui s'était barré/reconverti ou qui soit sur le point de le faire. Moi même, quand je discute avec des collègues, jamais un qui ne me dise à quel point il en a marre d'être aussi mal traité, considéré, valorisé, payé, et qu'il réfléchit à la meilleure façon d'en finir avec ce métier au plus vite. Perso, les projets d'Edouard Philippe pour l'école me donnent juste envie de me pendre.
Et puis le bac. Ah, le bac: on voulait reconquérir le mois de juin pour les lycéens, mais c'est carrément juin et mai qu'il va falloir reconquérir, vu qu'une fois les épreuves de spé passées à la mi-avril, les profs de Terminale doivent composer avec la démobilisation et l'absentéisme des élèves. Et puis, on a beau l'avoir entendu dire, il faut l'avoir vécu pour le comprendre bien: quel sadisme, quel stress généré sur les élèves ces résultats Parcoursup échelonnés sur un mois, qui tombent au fur et à mesure au beau milieu des dernières épreuves du bac, la philo et le grand oral. Non vraiment, quelle réussite, ce bac Blanquer.
Et puis le reste: cette honte de pacte à la noix de coco (#nopactaran) qui voudrait faire croire que les enseignants vont être augmentés sans contrepartie et que s'ils refusent de signer le pacte c'est qu'ils ne sont pas si mal payés que ça, et que par ailleurs s'ils l'acceptent c'est bien la preuve qu'ils ne sont pas débordés de travail (le chausse-trappe parfait)  (tiens, même le Figaro (!) prend la défense des profs).]
 
Ce billet est dédié à mon ami G. qui vit des heures sombres et à qui je pense très fort. La vie est chienne, profitons d'elle tant que ce n'est pas sur nous qu'elle s'acharne.

lundi 29 mai 2023

Vrac, mic mac et foutrac du lundi soir férié

Joli weekend prolongé de Pentecôte que traditionnellement j'essaie toujours de passer loin de Chartrescityville vu que des fous de Dieu défilent en hordes sauvages et sur les genoux jusqu'à la cathédrale pour leur pélerinage annuel en hurlant pire que des hooligans sous mes fenêtres. J'étais là, donc, cette année, mais j'ai soigneusement sélectionné mes endroits pendant trois jours pour ne pas faire de mauvaise rencontre. A Paris avec Puceminus d'abord pour une très chouette journée d'annive, au bric à brac, au ciné (je voulais absolument voir Jeanne du Barry, et finalement je m'en serais bien passée, le film ne casse pas trois pattes à un canari, le seul intérêt selon moi c'était Johnny Depp qui meurt de la petite vérole, ça n'arrive pas tous les jours, hein), à la terrasse d'un café avec copine F. (les fous de dieu ayant privatisé toutes les terrasses de tous les cafés autour de la cathédrale, nous nous sommes éloignées d'eux le plus possible et pourtant le croirez-vous? ils ont trouvé le moyen de glisser un flyer dans le panier de mon vélo m'enjoignant à assister à l'université d'été des fous de dieu, comme si j'avais une tête à ça d'une part et rien d'autre à foutre de l'autre, voyez s'ils sont dingues, doujézu.)

A part ça, je crois que je me suis bien couverte de ridicule hier soir quand j'ai appelé le refuge pyrénéen où l'Ours-mon-mari et Brisefer-mon-fils passaient la nuit. Entendons-nous bien: cette année, vu qu'ils sont partis tous deux ensemble, j'avais décidé de ne pas suivre pas à pas la randonnée ni d'appeler tous les soirs pour savoir si l'Ours était bien arrivé (genre: il est quand même hautement improbable qu'ils tombent tous les deux ensemble et en même temps dans un ravin, non?) Bref, ils m'avaient donné pour info leur plan de route, le nom du refuge où ils dormaient chaque nuit, mais juste en cas de souci et de souci il n'y aurait pas et basta, je dormais sur mes deux cliquettes. C'était sans compter Bellzouzou l'aïeule et Minimignonne qui tour à tour m'ont fait culpabiliser dimanche soir en me disant, pour l'une, que quand même je n'avais pas juste appelé au moins une fois pour voir si tout allait bien et qu'il pleuvait beaucoup dans les Pyrénées elle avait entendu dire, et pour l'autre, que c'était bizarre quand même que le téléphone de Brisefer quand elle appelait, bascule immédiatement sur la messagerie. Bref, on m'a bien fait sentir que j'étais deux en un une mère et une épouse indigne, je me suis donc résolue à appeler le refuge de dimanche soir du fin fond de l'Ariège profonde (le fond du fond, donc), avec l'intention de faire ça vite fait bien fait et en toute discrétion.

"- Allô? le refuge du fond du fond de l'Ariège profonde? Je sais bien que vous êtes bien occupés (j'entends en arrière fond des bruits de couverts, c'est l'heure du dîner là-bas, on mange tous ensemble à une grande table, très tôt et on se lève aux aurores)(et en plus, on n'aime pas du tout du tout répondre au téléphone, vu qu'il n'y a pas de réseau et qu'on utilise parcimonieusement une radio-téléphone réservée aux secours), je suis Madame Bellzouzou (oui, la folle qui vous appelle tous les ans, et cette année j'aurais pu m'en passer, d'accord d'accord, mais on m'y a contrainte, vous m'en voyez désolée), je voudrais juste savoir si mon mari et mon fils, [l'Ours] et [Brisefer], sont bien arrivés chez vous ce soir et si ça va bien?

- ah, je vais voir, quittez pas! (il appelle à la cantonnade, très fort) [BRISEFER]!, [l'OURS]! 

- (j'entends la voix de mes fils et mari à table) oui??

- CA VA? C'EST VOT' FEMME ET VOT'MERE QUI DEMANDE!

- (éclat de rire général de la tablée) (j'entends les deux répondre en même temps) ah oui, ça va!

- eh ben vous voyez: ça va! "

 

 

                                                                 Et sinon, toi, ça va aussi?

mercredi 24 mai 2023

Vrac, micmac et foutrac.

- Alors tu vas dire que je suis en retard pour le vrac du dimanche soir, mais le mois de mai a tellement de jours fériés que pardon je ne me plains pas, mais ça désoriente un peu du calendrier quand même, hein.

- Euh? c'est moi ou bien, de nos jours, on nous emmerde avec vraiment n'importe quoi. Intermarché, par exemple, m'envoie un mail pour me demander texto Madame Bellzouzou, ce que j'ai pensé de ma dernière visite chez lui. Eh bien, j'ai réussi mon rangement en bataille du premier coup, eu du mal à trouver un jeton pour le caddie, j'ai acheté mon lait et mon chocolat, aperçu Madame Piedallu qui faisait la queue au rayon charcuterie, dit bonjour ça va à Monsieur Piedallouette, attendu pas mal aux caisses et payé trop cher à mon goût, et c'est pas la peine d'en rajouter aux mails à la con que je reçois déjà quotidiennement, merci. (Oh, et puis tiens, tu veux savoir ce que j'ai pensé de ma dernière visite chez toi, je vais te le dire franco de port et d'emballage: sur le marché de Vienne ce weekend, j'ai acheté des pêches blanches juteuses et fort bonnes à 3€ le kilo, en rentrant, j'avise que les tiennes sont à 7€99 rien que ça, et dures comme du caillou.)

-  L'Ours-mon-mari est tout foufou ces temps-ci, il s'en va vendredi marcher quelques jours dans ses chères Pyrénées avec Brisefer-son-fils, tous (t.o.u.s) les soirs ils s'appellent pour discuter de leurs étapes successives, de comment ils rangent les choses dans leurs sacs à dos (je jure), de la solidité des embouts de leurs bâtons et des attaches de leurs crampons.

- Je vous laisse avec Mina-bête-féroce, la mignonnitude sur pattes et portant moustaches, et pourtant très redoutable chasseuse de musaraignes, ne vous fiez pas à ses coussinets de velours.

mercredi 17 mai 2023

Les petits bonheurs # 14, vite fait...

...parce que je suis en retard, je suis en retard je n'ai pas le temps de dire au revoir, je m'en vais passer quelques jours à Vienne pour un long weekend qui s'annonce festif et joyeux comme toujours avec ces amis chers.

- les cinq (c.i.n.q) vide-greniers faits dimanche dernier. Je t'esplique: ce jour-là, de par chez moi, c'était vide-greniers à la pelle (que veux-tu), je voulais en faire beaucoup pour compenser ceux que je ne ferai pas dimanche prochain (Vienne, tu suis ou bien?), et Puceminus qui n'avait sans doute pas grand'chose d'autre à foutre il faut croire (peuh, un  grand oral et la philo à réviser, c'est tout) s'est fait un plaisir de me véhiculer partout longtemps et sans se plaindre, rapport à son permis tout neuf, tu penses.

- Les sms échangés avec Puceminus, encore elle. Là c'est quand je lui reproche de m'envoyer des textos qui ne parlent pas bien la France


- La toute (toute) petite semaine d'école, héhé (je me comprends).

- Minimignonne, ma belle belle-fille (celle de mon coeur) (et de celui de Brisefer aussi) (et de tout le monde, à vrai dire) qui était en déplacement pro à Chartres mardi et qui a eu le temps de déjeuner avec nous et yihaaah.

- Mon chaton en souliers vernis au festival de Cannes, toujours un grand bonheur. Ce qui l'est moins, en revanche, c'est qu'il y soit systématiquement accompagné de sa femme. En docteure es Mads Mikkelsen que je suis (et tu peux me croire), je pense pouvoir affirmer tout ce qu'il y a de plus solennel que mon Chaton ne va pas bien cette année, vu que d'ordinaire il sourit toutes dents dehors et que cette année sur le tapis rouge il sourit mollement bouche fermée sur toutes (t.o.u.t.e.s) les photos. Ordonques, soit il a un problème de dents, soit il a un problème avec sa femme qui le suit toujours partout (mon problème également)(je penche pour cette option-là).

mardi 9 mai 2023

Vrac, micmac et foutrac d'un lundi soir férié déjà mardi dis donc.

[Juste en passant: on avait bien raison d'avoir hâte, hein, concernant l'augmentation de salaire euh pardon l'augmentation de prime, soit + 92€ nets pour 75% des enseignants en réalité, (whaaah! l'augmentation extrêmement substantielle) plus une partie soumise à des heures en plus (le fameux "pacte" dont on ne sait encore pas grand chose) ce qui, pardon, n'est pas une augmentation (ce sont des heures effectuées en plus, et payées moins cher que des heures sup par ailleurs, qui dit mieux?) (et puis une prime, je dis toujours: ça peut sauter no problemo.) Bref, je ne lis pas l'avenir dans les fonds de casserole, mais quand même: ça va mal finir, cette affaire.]

                                      

Mes petits bonheurs, pour contrebalancer:

- la rigolade avec mes deux bêtes féroces, ordinairement les deux meilleures copines au monde, que je trouve couchées, dos tourné, chacune à une extrémité de mon lit, avec, au beau milieu de celui-ci, comme un ring de poils arrachés, et une moustache perdue (!)

- ma glycine, déplacée à l'automne peut-être un peu trop brutalement, que je croyais morte et dont une spécialiste vient de me certifier qu'elle ne l'était pas, juste un peu trop choquée par le déménagement pour fleurir dans les temps cette année, la bicheeette.

- Puceminus qui décroche permis et job d'été au bord de la mer et hoplà.

-  ce grand week-end prolongé, avec tous mes enfants, leur moitié pour les deux premiers tiers et mon neveu aîné aimé, et puis deux tantes, une aïeule et une cousine en sus le lundi, et ça, c'était (plus que) chouette.

- découvrir que le petit bonheur de l'Ours-mon-mari ces jours-ci, c'est quand même une drôle de lecture:

 
 
 (Dingue, je sais) (il paraît que c'est très intéressant) (mais je me méfie de ses goûts).

jeudi 20 avril 2023

Mes petits bonheurs, malgré tout (le reste) #13

 - Profiter des vacances du grand soleil de la lumière de l'odeur du printemps sur la terrasse, en papotant avec Puceminus qui travaille (mollement) son grand oral en bronzant sur son transat tout en observant inlassablement Mina-bête-féroce qui se roule sur le dos, court après une souris imaginaire, grimpe dans le prunier pour surveiller le jardin des voisins d'en haut, mange de l'herbe à défaut d'oiseau et revient régulièrement se frotter contre mes jambes.

- Préparer mon départ en Normandie et pouvoir partir l'esprit tranquille à l'idée de laisser quelques jours seules mes bêtes féroces puisque ma cop V. , best mémère à chats ever, passera jeter un oeil sur elles.

- Avoir trouvé (sur un trottoir la veille du passage des encombrants) une très grande et magnifique cage à poule (clapier?) ancienne, tout en bois et parfaitement conservée, et l'avoir rapportée à la maison avec l'idée d'en faire je ne sais absolument pas encore quoi mais rien que pour la tête de l'Ours quand il a vu cette chose et compris que j'avais l'intention de la garder, ça valait le coup, de toute façon.

jeudi 13 avril 2023

Not' bon Pap (N'Diaye) nous annonce pour la rentrée prochaine et pour la whatmillionnième fois une (tiens-toi bien) augmentation, qui cette fois, sera "extrêmement substantielle" jure-t-il la main sur le coeur. Ahah, se gausse-t-on (jaune) chez les profs à qui, je le rappelle, on a généreusement octroyé 300€ la dernière fois. Puis précisé par la suite que ça ne concernait que les "jeunes" profs de début et (début de) milieu de carrière. Ah, et que c'était brut. Et annuel aussi, pardon. (Et réflexion faite, je me demande même si elle a bien eu lieu, cette augmentation de dingo, d'ailleurs. Je ne m'en souviens plus. Si ça se trouve, ça avait juste été envisagé seulement. De toute façon, on m'avait décrétée trop vieille pour en bénéficier, alors.) Bref, l'augmentation substantielle, j'ai hâte, hâte, hein. Le vrai problème, puisque tu me demandes mon avis, c'est qu'on parle beaucoup et souvent des augmentations des profs, (augmentations merdiques et/ou qui sont seulement envisagées et jamais effectives ("sur la table" comme disait l'autre con de sinistre, à la rentrée prochaine, un jour prochain, donc, tu as bien compris, ou bien alors augmentations qui sont conditionnées à une augmentation du temps de travail et qui n'en sont par conséquent pas -des augmentations, mais seulement le fameux travailler plus pour gagner (à peine) plus déguisé en augmentation). Mais les gens, à force d'en entendre parler, finissent par croire qu'elles sont effectives et fréquentes (feignasses de profs déjà payés à rien foutre mais en plus toujours augmentés). Bref, tout ça pour dire: l'augmentation substantielle, vivement!

A part ça, j'ai le rhube du siècle, celui qui te remonte jusque dans le cerveau après avoir colonisé tes sinus, te fait le nez et les yeux rouges comme un cul de babouin, qui te bouche complètement les oreilles et le nez que tu restes la bouche ouverte toute la journée et que la nuit tu es réveillée par tes propres ronflements (et que tu as le glamour au plafond nuit et jour, donc).

Allez, des petits bonheurs quand même?

- des vacances pour très bientôt et c'est pas trop tôt, avec du repos, des repas entre copains, de la Normandie au programme.

- le salon de thé bien au chaud hier après-midi avec Puceminus, alors que dehors il grêle (je jure), et grand soleil pilpoil quand on en ressort.

- ma petite élève qui me parle de sa babouchka qui vit En Russie, dans le village tu sais là où il y a des myrtilles qui poussent (je vois très bien, en effet).

- ah et last but not least: une augmentation extrêmement substantielle, j'allais oublier.

dimanche 2 avril 2023

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

Une semaine tranquiloubilou et un weekend pas bien follichon ma foi, la faute à la grisaille, au vent, au froid, au changement d'heure, à Macron. Au film que je suis allée voir au ciné, Voyages en Italie, looong, bavard, (à un moment, Philippe Katerine parle de quelque chose qui était sans intérêt, j'ai eu envie de crier très fort Comme ce film! tellement c'était chiant, mais on était seulement cinq chats dans la salle et tout le monde pensait la même chose, je crois, alors à quoi bon?) (tout le monde sauf l'Ours-mon-mari qui avait choisi le film et qui ne reconnaît jamais qu'il s'est trompé) (tellement trompé en l'occurrence que je le place d'office au top trois des plus grosses merdes jamais vues)(le film, pas mon mari.)

J'ai bien envie de reprendre ma série des petits bonheurs pour me donner du courage, tiens. (Tu en dis quoi? Tu me diras les tiens aussi, de petits bonheurs?). Alors donc, ces derniers jours, les petits bonheurs, ça a été:

- de bonnes nouvelles professionnelles pour Minipuce

- croiser pendant un quart d'heure samedi (court mais intense) Brisefer-mon-fils et Minimignonne de passage à Chartrescityville (jamais vu mon fils aussi souvent que ces derniers temps, dis donc) venus rencontrer le baybay tout neuf de copine C.

- la reprise des vide-greniers dominicaux sur les chapeaux de roue (trois d'un coup et hoplà!)(rien trouvé néanmoins)(sinon plein de gens à qui tailler le bout de gras)

- cet article sur Le petit Prince qui m'a bien fait rire

- le très chouette livre en cours (Fille en colère sur un banc de pierre, premier Véronique Ovaldé qui ne me tombe pas des mains)(dingue)

- le petit de ma classe qui, voyant que je merdouille grave avec la technique pour les enregistrer pendant qu'ils chantent, vient me consoler C'est pas grave, maîtresse, on est là pour apprendre! (le même qui me quitte chaque soir à l'heure des mamans en me disant dans un grand sourire coquinou Sois sage! )