Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

jeudi 31 janvier 2008

B.O

Où je vous annonce solennellement qu'il faudra se laisser traiter de connard par ses élèves.

mercredi 30 janvier 2008

Dans le tiroir.

L'autre jour, à la caisse de mon intermarket favori, j'avisai derrière moi une grosse du genre habitée du bide.
N'écoutant que ma légendaire générosité et de mon célèbre et plus beau sourire, je la priai de passer devant moi, donc, madame, ce à quoi elle répondit que j'en suis restée comme une bêtasse Non pas la peine c'est très gentil à vous mais j'ai tout mon temps.

Haaan, vous ne rêvez pas, elle m'a répondu ça comme je vous le dis.

J'ai insisté, Non mais c'est bien normal, passez devant moi je vous en prie, mais c'était toujours Vraiment c'est pas la peine je ne suis pas fatiguée et pas pressée non plus merci quand même.

" - Eh alors, tu l'es, enceinte, ou bien quoi?? Nan mais j'te jure, quand je portais haut la bedaine moi aussi, personne, tu m'entends bien, PERSONNE ne m'a jamais laissé passer devant lui à la caisse ou alors pas souvent, j'm'en souviens presque plus, la priorité tu l'as, je te la laisse, alors tu me fais plaisir tu la prends, et tu passes devant sans faire de chichis, la grosse, nan mais sans blague.
Parce que j'ai surtout pas envie que toutes les mémés du coin croient que je ne suis qu'une malpolite qui n'a pas voulu te laisser passer et me regardent de traviole, tu vois."


Non, en vrai j'ai rien dit baffouillé que Comme vous voulez, mais si vous changez d'avis, hein... et rougissante, j'ai étalé mes affaires sur le tapis roulant sous l'oeil désapprobateur de la caissière et des gens alentour, comme de bien entendu.

mardi 29 janvier 2008

"Puceminus: quand je serai grande, je serai une maman, comme toi!
Moi: oui, et moi, je serai une grand-mère.
Puceminus (air de très grande commisération): oooh, pauvre, pauvre maman!"

lundi 28 janvier 2008

Je sors couverte.

Alors là les zamis, je sens que vous n'allez encore pas me croire et pourtant.
Figurez-vous qu'après mes soucis tracas enquiquinements et autres embêtements concernant mon toit au-dessus de ma tête que c'est une vraie catastrophe je ne sais plus à quel saint me vouer c'est dire, eh bien je crois que c'est enfin la fin de la misère: j'ai enfin trouvé un couvreur qui sache me parler.
Un couvreur, pas vilain de la face et du reste en plus (je me comprends), qui est venu à l'heure (j'y crois pas), le jour dit (spa possible), et avec son échelle (incroyable), un couvreur qui est monté spontanément sur mon toit inspecter la misère et a posé son diagnostic de façon si poétique, originale, pertinente et adaptée que j'en suis restée toute chose:
(attention, phrase maboul-versante) "Ben, comment dire? sur votre toit il y a des ratures, mais pas de fautes d'orthographe".
(si c'est pas mignon, hein.)

dimanche 27 janvier 2008

Brisefer le malin #5 et fin

(pour en finir avec le cycle Brisefer -et les rediff' aussi, tiens-)

Au (petit) coin!

Hier soir, il m'est arrivé un truc terrible.
Je me suis fait une fausse joie.

Alors qu'il venait de se coucher, j'ai vaguement entendu Brisefer se relever très discrètement (inhabituel), marcher à pas feutrés (étonnant) et la porte des toilettes se refermer doucement (inquiétant).
Plus tard, je me suis soudainement rendu compte que je n'entendais pas Brisefer depuis un bon moment (très inquiétant, voire carrément alarmant).

Je suis donc allée toquer à la porte:
"-ça va, Brisefer?
- oui, oui.
- t'es sûr?
- mais oui! ...(pudiquement) je lis!
- tu qu-oi???
- je liiiiis!!!"

Alors là, les gens, je ne dis rien, mais j'explose de joie intérieurement: Eh Eh, je suis une bonne mère c'est sûr, j'ai réussi à faire aimer la lecture à mon fils, même dans les coins sombres et les endroits reculés. Mon fils lit au petit coin! Victoire! Allélluïa, merci bonne mère, il lit en faisant sa petite affaire, le digne fils de son père!!!

Ce n'est que quelques heures plus tard que j'ai déchanté, ah cruelle déception et triste sort que le mien, n'ai-je donc tant vécu que pour cette infâmie, quand j'ai retrouvé ça dans les cabinets:





(et je vous prie de commenter en m'épargnant vos sarcasmes, merci.)

samedi 26 janvier 2008

Brisefer le malin #4

C'est pas que ça m'amuse de faire des rediff' à tire-larigot, non non non, ni même que ça m'arrange, croyez surtout pas ça hein, mais c'est Luna qui l'a demandé, sissi.


Môssieu Casse-tout et Mister Brisefer.

Mon fils est un casseur.
Un vrai, un dur de dur.
A peine âgé de quelques mois, solidement arqué sur ses petites jambes potelettes, il avait déjà la manie de vouloir voir à l'intérieur des choses. Pour ça, il faut défaire, séparer, disséquer, extraire. Comprendre.
Notre enfant était encore tout jeunot que déjà sommeillait en lui la bête Brisefer.
La bête a cette manie très fâcheuse de tout vouloir démonter. Elle vous casse la baraque, elle vous démolit la façade, elle ruine vos efforts en un rien de temps.
Elle sait user de mille statagèmes pour cela. Tous plus redoutables les uns que les autres.
Genre, enfoncer un bâton dans l'autoradio de son père pour tenter de l'extraire (appareil condamné à tout jamais et bâton toujours coincé dedans d'ailleurs ça fait chic comme tout).
Genre, tirer sur un drôle de fil qui dépasse de la tondeuse à gazon jusqu'à l'arracher et s'en servir après comme lasso (c'est pas perdu pour tout le monde, hein).


Genre, alors que notre très affable tête de mort de chauffagiste a enfin daigné intervenir après plusieurs semaines sans chauffage, M. Brisefer, l'après-midi même, voyant cette drôle de chose-là dépasser du mur, se demande ce qu'il peut bien y avoir derrière. Ni une ni deux, il l'arrache: autant résoudre ce problème vite fait, en avoir le coeur net, hein. Il peut donc nous dire bien vite que c'était le système d'évacuation de la chaudière qui fait d'ailleurs un drôle de bruit maintenant venez voir vite papamaman.

Heureusement, M. Brisefer, en prenant de la bouteille à défaut de poil au menton, commence à devenir raisonnable.
Il sait maintenant chercher des réponses dans les livres.
Il n'a pas définitivement renoncé aux travaux pratiques, mais il apprend à réfléchir avant d'agir et se permet même de donner des leçons à ses petites soeurs à l'occasion.
Mais quand même, de temps en temps, ses vieux démons le reprennent.
La bête revient.

On aurait voulu le faire exprès.
A moi, sa propre mère, ça me paraît trop gros pour être vrai. Pourtant, c'est la pure vérité, l'image est réalisée sans trucage, et sans mise en scène.
Puisque je vous le jure.

Synopsis: M Brisefer devant aller jouer au ping-pong toute la journée de dimanche, il n'a pas d'autre choix que de faire ses devoirs samedi.
Deux verbes à conjuguer au futur.
M Brisefer, très concentré sur son travail, demande très fort si on a pensé à son pique-nique pour demain avec "beaucoup de chips, pas comme la dernière fois j'espère".
Il chantonne sur l'air de "on est les champions".
Il réfléchit tout haut en écrivant, genre quelle raquette je prends demain, celle qui a les deux côtés rouges ou celle qui a un côté noir et un côté rouge.
Puis M. Brisefer m'apporte son cahier ("oui, oui, j'me suis relu, c'est tout bon j'te dis.")
Verbes DANSER et GUERIR, donc:



Typically made in Brisefer.

vendredi 25 janvier 2008

Brisefer le malin #3

Allez, il s'agit d'une vulgaire rediff', mais je n'y résiste pas.
Sûr, ça date, mais ça m'émeut toujours autant.
Hum.



Là où je vois que mon Brisefer a grandi (mais qu'il lui reste encore beaucoup à apprendre).

Avant, tout petit, au CP genre, quand Brisefer recevait une punition à l'école, il pleurait.
C'était le bon temps.

Ensuite, avec l'habitude, quand il en recevait une, il ne pleurait plus -à quoi bon-.
Il conjuguait ses verbes vite fait (pas toujours) bien fait, venait quérir piteusement la signature de ses parents, subissait les roulements de yeux et remontrances en faisant le dos rond et en attendant que ça passe, jusqu'à la prochaine fois.
Bah, un petit mauvais moment à passer, c'est tout.
C'est qu'il devenait philosophe, mon Brisefer.

Mais depuis qu'il a presque 10 ans, Brisefer a décrété qu'il jouait désormais dans la cour des grands.
Maintenant, avec l'expérience, il connaît parfaitement la marche à suivre.
Il fait ses verbes toujours à la va comme j'te pousse, mais il ne s'embarrasse plus de venir présenter la petite chose à ses parents, pensez-vous, il n'est plus un bleu quand même, non, maintenant, il signe lui même, pour son père et pour sa mère, ça va tellement plus vite, allez pas de chichi, vite fait bien fait j't'embrouille et on n'en parle plus.

Sauf que Brisefer doit quand même manquer un tout petit peu d'entraînement dans la contrefaçon d'autographe, parce que son maître, quand il a vu la signature de manchot analphabète sensée être la notre, n'a pas eu l'ombre d'un doute quant au fait qu'il était victime d'une vaste entourloupette.
Et que du coup, Brisefer qui pensait pouvoir étouffer l'affaire dans l'oeuf et dans la plus grande discrétion en a été pour ses frais.

jeudi 24 janvier 2008

Brisefer le malin #2

"Le maître: quelles questions peut-on poser sur le texte? Brisefer: hi hi ...combien y a-t-il de lignes dans ce texte?" Et hop! Devinez quoi? 100 lignes Je ne dis pas d'âneries pour amuser la galerie à tous les temps pour Brisefer le malin. C'est qu'on va devenir un intello un as en conjugaison vite fait bien fait j'vous l'dis.

mercredi 23 janvier 2008

Brisefer le malin #1

L'autre jour, 18h00;
Brisefer: (joie, enthousiasme dans son coeur) tiens, c'est pas tout ça, mais si j'allais faire mes devoirs, moi? oooooh, zuut! mon livre de maths n'est pas dans mon cartable, comment cela est-il possible?? je ne vais pas pouvoir faire mon exercice...(un temps) bah, je vais appeler copain V. pour qu'il me le dicte, chuis malin, moi!
"allô? V.? dis, t'as vu l'équipe de ...(...) ...et les joueurs de ...(...)...ouais...et alors....il m'a dit que...j'y ai répondu que...(...) ouais, allez, salut!
oooh zut! (rappelle immédiatement) allô? V.? au fait, tu peux m'dicter l'exo de maths, là? Ah, tu pars au foot? Bon OK, tu me rappelles quand tu rentres, alors! " Le même jour, 20 heures;
"V.: allô? Brisefer? ouais, c'est pour te dire que je viens de m'apercevoir, là, que moi non plus, je l'ai pas, en fait, le livre de maths!! On fait une fine équipe toi et moi hu hu on est trop forts! bon allez salut!"
Brisefer, en lui même: bah spa grave, je m'en souviens un peu quand même du problème: c'était genre un coureur qui avait mis à peu près 20'25 pour faire une course et un deuxième qui avait mis disons 5 " de plus et un troisième qui avait mis je crois 9 " de plus que le deuxième un machin comme ça, donc la question ça devait être un truc du style... allez, je vais le faire quand même ce problème, chuis malin, moi.
Brisefer, mon le garçon malin qui résout des problèmes dont il n'a pas l'énoncé.
(Et le paie au prix fort le lendemain matin en classe: quelque chose comme à peu près Je n'oublie pas mon livre de maths à tous les temps, si ma mémoire est bonne.)

mardi 22 janvier 2008

Restons détendu du slip, je vous prie.

Ce matin, branle-bas de combat à l'école: le maire, l'inspecteur de l'Education Nationale et l'inspecteur d'Académie nom de nom rien que ça en visite.
Tout le monde dans ses petits souliers à l'école Chacun sa thermos, je vous dis que ça. (Sauf moi, je l'ignorais encore la veille; il paraît qu'on me l'a pourtant dit la semaine dernière, je devais être encore en train de rêvasser à George qu'est-ce que vous voulez que je vous dise?)
Bref. Tout ce beau monde passe cinq minutes dans chaque classe, rien de bien follichon, si ce n'est que mon directeur, fort occupé vous vous doutez bien, a bien du mal à se débarrasser de ma petite H., 4 ans, pot de colle patentée et bavarde premier choix, avec qui il aime bien tailler un bout de gras pendant les récréations en général mais qui ne comprend pas bon sang que là maintenant tout de suite c'est pas le moment de rigoler, allez, tu es mignonne, va jouer, mais va donc jouer, va jouer je te dis.
Je sens H. frustrée, elle avait sûrement quelque chose de drôlement important à lui dire. A l'heure de la récréation, les pontes repassent en coup de vent car il pleuvasse et ventasse saluer les maîtresses dans la cour, leur visite terminée.
Il n'échappe pas à H -les- yeux- de- lynx-décataractés que son copain directeur est de retour. Elle se précipite sur lui.
Tous les regards sont désormais tournés vers elle, elle gonfle le torse, avale sa salive trois fois et range ses cheveux derrière ses oreilles. Elle prend son temps, les grands hommes sont penchés au- dessus d'elle, un sourire indulgent aux lèvres. C'est si innocent, un enfant, genre.
H, s'adressant à son copain directeur comme si c'était un jour ordinaire: "- eh ben tu saaais, D., ce qu'il a fait ce matin papa?? eh ben tu saaais avant de partir au boulot, il a fait trois fois l'amour à maman!"
Stupeur de tous et toutes.
Puis éclat de rire gigantesque de l'Inspecteur d'Académie, suivi d'un bonhomme "eh bien, on peut dire qu'il était en forme, ton papa, ce matin!!", qui a soulagé tout le monde je vous dis pas.
Moi, pourtant, je savais que dans l'esprit de H., faire l'amour égale se faire un bisou sur la joue, depuis le jour où je l'ai vue joindre le geste à la parole avec un petit garçon de la classe.
Donc je savais qu'il n'y avait pas de quoi fouetter un chat, je suis restée détendue du slip. C'est si innocent, un enfant, vous savez.

Le retour de trompe-la Mort (aux rats).

L'autre jour, ma vieille Tata d'amour, Trompe-la-mort (aux rats) pour les intimes, est passée chez moi mettre de l'ordre dans mon ordi.
Ma vieille Tata d'amour elle n'est plus de toute première jeunesse ( huhu, je sens que ça va lui faire plaisir, ça), mais je peux vous dire qu'elle est loin d'être altérée du disque dur et que côté tèchenik de l'ordi, maîtrise du mulot et formatage de bestiole elle ne craint personne et il y en a beaucoup qui peuvent aller se rhabiller (allez y). Bref, elle m'a classé toutes mes photos depuis le début du siège, ni une ni deux et en deux coups de cuillère à pot, toute ma vie bien rangée dans des dossiers avec des sous-dossiers et des sous-sous-dossiers dans les sous-dossiers que c'est propre net et sans bavure que même ça ne fait pas un pli dans les fesses. Comme je ne suis pas une ingrate et pour la remercier, je lui ai proposé de lui faire une grande faveur et de la laisser zieuter gratis ma collection de photos de George, bien qu'il m'en coûte de partager ça avec quelqu'un, fût-ce ma vieille Tata d'amour, vous vous doutez bien.
Et ben vous savez quoi? elle a osé me rétorquer droit dans les yeux que George elle s'en foutait, et à la place, elle a préféré zieuter des photos de mes nains, incroyab' nan?

lundi 21 janvier 2008

Bellzouzou l'aïeule fait des confitures

qui n'ont pas goût de tinette.

D'ailleurs, elle tient à ce que vous le sachiez, non mais sans blague.

samedi 19 janvier 2008

Grosse fatigue.

Déjà fait pas beau, j'ai la crève, de l'acné comme même pas en rêve à mes 15 ans, des moutons sous mon lit, envie de rien et pas besoin de toi,

mais recevoir sur le bide à 6 heures le matin de ses 4 ans tout neufs une Puceminus proprement scandalisée et tenant à faire savoir de façon quasi hystérique qu'elle m'en tenait pour personnellement responsable en hurlant Maman, dis donc, j'ai pas grandi pendant la nuit, ben ça m'a achevée.

mardi 15 janvier 2008

Bellzouzou est dans l'escalier.

Un petit billet en vrac et en toc parce que c'est tout ce que je peux faire aujourd'hui, et probablement les jours prochains, vu que ma vie de femme de marin s'achève ce soir avec le retour de l'Ours de l'autre bout du pays et que l'obscur objet du désir va probablement frétiller dans les grandes largeurs si vous voyez ce que je veux dire, et puis aussi parce que je n'ai pas encore trouvé le temps d'ouvrir un seul de mes cadeaux de noël et que c'est pas l'envie qui m'en manque, non mais.




Sinon hier, j'étais au commissariat de police pour faire une déposition auprès d'une ravissante policière surornementée cosmétiquement parlant -comme une voiture volée hi hi, ai-je pensé mais ce n'était pas le moment de faire ma maligne-.
Au moment de relire le procès-verbal qu'elle m'avait tendu de ses ravissantes mains elles aussi surornementées digitalement parlant, ça m'a fait mal au coude pouvez pas savoir, des énormités ortaugrafiques so incrédibeules que même ma Minipuce elle les aurait (peut-être) remarquées, c'est dire.

Comme ma désinspiration chronique aiguë me fait encore souffrir mais que vous n'en avez rien remarqué et que je souhaite que ça dure, j'avais l'intention de vous resservir de la requête gogole, pis j'ai renoncé, pas le coeur à ça, pourtant j'en avais des gratinées qui a dit que les français sont des veaux?, prédictions voyance carla sarko, lacher médor ou comment parlé le langage soutenu?, avouez que c'est presque dommage.

Enfin, petit message perso à l'expéditeur anonyme mais bien informé qui m'a envoyé ça


J'ai mis du temps à comprendre, mais maintenant ayé, merci donc chère amie*, ça me fait grand plaisir, hum.


(* Névros', tu es démasquée, allez!)

lundi 14 janvier 2008

Avis de décès.

C'est grand deuil et affliction chez nous, les deux poissons rouges sont mourrutes hier, les deux ensemble d'un coup comme je vous parle, le matin y zallaient parfaitement bien, le soir y zétaient tout crevés la bouche ouverte et le ventre à l'air, c'te misère.
 

mardi 8 janvier 2008

Esméralda


Esméralda est une grande voyante.

Bon, une voyante locale qui prédit des choses locales, essentiellement sur Dreux et ses environs, un collège qui va se construire, une usine du coin qui va fermer, ou genre que "Gérard Hamel le maire UMP va peut-être perdre aux municipales" et que "s'il perd il se retirera à la campagne d'ici 3 ou 4 ans", mais "malgré sa possible défaite, sa carrière politique nationale va se poursuivre , notamment à Paris où il se rendra de plus en plus", alors la campagne ou Paris pour Gérard Hamel de Dreux, comme je sens que le débat vous passionne je vous invite à me mailer pour qu'on en discute à bâtons rompus.

Des prédictions essentiellement locales, donc, mais pas que.
Parce qu'Esméralda, elle voit aussi les grandes choses, niveau national, voire international (elle avait vu l'effondrement des tours-jumelles de NY, je vous signale).

Et plus encore.

Esméralda, elle avait vu dans sa boule de cristal, elle savait clair limpide et pur comme l'eau de roche lucidité et clairvoyance in her eyes behind the glasses, elle avait prédit longtemps avant tout le monde l'arrivée d'un "petit brun nerveux" à la présidence de la République française. Alors je pense qu'on peut lui faire confiance pour la suite, même si ça paraît vraiment in-cro-ya-ble quand elle voit qu'"avec Carla, ça ne durera pas(...) Sarkozy a toujours été et restera un homme malheureux en amour (...)mais après Carla, il y en aura d'autres..."

Esméralda, tu m'ouvres les yeux.



Private little anecdote
comme vous avez été sages:
Je dois avouer qu'Esméralda me réconcilie un peu avec les boules de cristal, vu que j'avais un peu perdu confiance en elles depuis que la grand-mère de deux de mes cousines germaines, la mère de mon oncle par alliance, la maman du mari de la soeur de ma mère, bref quelqu'un que j'ai connu jadis et qui en avait une aussi de boule de cristal qu'elle rangeait même sous son évier de cuisine si vous voulez savoir, avait prédit à un autre de mes cousins germains, même branche d'ailleurs, le fils du frère de ma mère et neveu de mon oncle par alliance dont la mère avait une boule donc
(Je reprends ici pour simplifier un peu l'affaire) la diseuse de bonne aventure que j'avais dans ma famille donc, avait prédit, il y a de ça plus de 30 ans*, l'avenir à mon cousin "tu vas l'avoir, oui, je vois que tu vas l'avoir ton vélo pour Noël!!!"

Or son vélo, aux dernières nouvelles, mon cousin, il l'attend toujours.

* Bon, peut-être que les boules de cristal se sont perfectionnées depuis le temps, il est vrai.
**Histoire tout à fait véridique; j'attends de mes cousines qu'elles confirment en commentaire.

dimanche 6 janvier 2008

Le mystère Névrosia (j'ai percé le)

(chais pas pourquoi -si quelqu'un sait, qu'il parle maintenant ou qu'il se taise à tout jamais-, mais le diaporama dans le billet juste au-dessus ne voulait s'afficher que dans un billet pour lui tout seul, et sans titre ni texte je vous prie. Il n'y a pas d'accent non plus dans le légendage des photos et c'est pas d'ma faute non plus. Il va donc sans dire que ça fait aussi partie du Mystère Névrosia, et que si j'avais pu, je l'aurais mis ici.)

Aujourd'hui les zamis, -croyez-moi pas si vous voulez-, j'ai bu en catimini du champagne, introduit frauduleusement au nez et à la barbe des gardiens, dans une coupe en cristal, et en fort bonne compagnie devant une cheminée toute royale du château de Vaux le Vicomte.



Et euh, juste une petite chose pour finir, Névros', et en toute amitié, hein: je n'ai pas osé te le dire de vive voix, mais ton autographe de George avec la petite dédicace perso, là, (oui, dans le cadre en or que tu as accroché à côté de ton escalier pour me faire bisquer), c'est sûrement un faux, tu vois.

vendredi 4 janvier 2008

Peau d'Ours.

Depuis plusieurs jours, l'Ours était très inquiet. Depuis qu'il s'était découvert entre les doigts de mains une espèce de pelade avec boursouflures rougeâtres, de fort laide apparence, et dont il avait très peur qu'elles ternissent son image de grand séducteur. La chose le démangeait si terriblement qu'à ses dires il n'en dormait plus de la nuit. Je ne saurais l'affirmer avec autant d'aplomb que lui, n'ayant constaté en nocturne aucune baisse ni en fréquence ni en intensité de ses ronfleries, mais bon, j'ai bien vu que ce n'était pas le moment de le contredire et je me suis tue. Et puis l'Ours est très anxieux de nature, il avait peur ne plus rien pouvoir faire de ses dix doigts, il se voyait bientôt amputé des deux paluches, limite il se croyait déjà presque mort. Il a donc pris rendez-vous chez le dermato qui lui a diagnostiqué sans sourciller,

accrochez-vous bien (vraiment très bien) DE L'ECZEMA DE LA MENAGERE, rien que ça.

Eh bien moi, depuis que je sais que mon homme a de l'eczéma de la ménagère, aaaaah oooooh, je suis toute fièrotte que je l'ai dit à toutes mes voisines alentour et que j'attends la rentrée avec impatience pour pouvoir m'en vanter aussi à mes collègues, aux dames de cantine et aux parents d'élèves, je l'ai tracé en lettres d'or sur mes cartes de voeux pour 2008, et je le ferai graver comme épitaphe sur le caveau familial c'est sûr, haaan, quelle classe, avoir un homme atteint de l'eczéma de la ménagère, c'est quand même pas donné à tout le monde, hein*.

Même George, il n'en a jamais eu chuis sûre.
(Tu baisses beaucoup dans mon estime, George.)

*Croyez le ou pas, tout ce que ma crème d'Ours a trouvé à conclure fut (textuel, tout en se passant méthodiquement sa potion médicinale entre les doigts et avec un ton résigné tirant vers le larmoyant): "faut que j'm'achète des gants pour faire la vaisselle, moi."

jeudi 3 janvier 2008

La bête féroce fait son show.

Le radiateur, c'est bath, mais gaffe à ne pas se brûler le derrière, hein (on n'est jamais trop prudent)*.


Chers petits amis, n'essayez surtout pas d'imiter cette position, des années d'entraînement sont nécessaires avant d'y parvenir, et vous risquez fort d'attraper un lumbago si vous voulez mon avis.

mercredi 2 janvier 2008

La Bonané démarre fort.

Hier j'ai évité THE gros incident diplomatique familial, en arrêtant net Brisefer pile poil au moment où il allait formuler la troisième partie de ses voeux -juste après les traditionnels "Bonne Année! Bonne santé!"- à mon vieux Pépé, 91,5 printemps au compteur, à savoir "...et casse-toi la gueule dans l'escalier!!", voeux dont il abreuvait au téléphone, méthodiquement, les membres de la famille les uns après les autres.

mardi 1 janvier 2008

Une bonne chose de faite (ce qui est fait n'est plus à faire)

Comme c'est tous les ans pareils, cinéma d'amour et refeuleumeuleu genre, aujourd'hui, ce sera juste un pot pourri de ce que je vous ai dit l'an dernier à peu de choses près, ouais, carrément presque un copié-collé, même pas honte et pis quoi encore? j'ai une partie de monopoly géante à finir, d'abord, deux tiers de ma nanitude à aller récupérer chez les aïeux Bellzouz' demain, et si vous saviez ce qui m'attend dimanche, vous sauriez qu'il faut que je me ménage.
J'aime pas la Bonané. Franchement, cet excès d'optimisme, de résolutions, ce dégoulinage de bons sentiments et de fiolerie, cette empiffrade de ragougnasse et de crottes d'ermite, cette gaité surfaite, la gueudeub' et Saint Sylvestre Night Fever, ça m'esbloque tous les ans pareil. Il y a les sobres Bonané, les un peu plus raffinés Bonanébonnsanté, les total has been de la loose intégrale Bonanébonnsantétankonalasanté, et les enrichis au bifidus*actif Bonanébonnsantéméyeurveu, mais ça me casse la raie tout pareil t'façons.
Alors qu'on se le dise: que le cul lui troue, à la Bonané!*
* Méméyeurveu quand même, les zamis! ** maman, je prends la résolution solennelle, ferme et définitive d'être (un peu) moins vulgaire à compter du 2 janvier.