Où je vous annonce solennellement qu'il faudra se laisser traiter de connard par ses élèves.
jeudi 31 janvier 2008
mercredi 30 janvier 2008
Dans le tiroir.
L'autre jour, à la caisse de mon intermarket favori, j'avisai derrière moi une grosse du genre habitée du bide.N'écoutant que ma légendaire générosité et de mon célèbre et plus beau sourire, je la priai de passer devant moi, donc, madame, ce à quoi elle répondit que j'en suis restée comme une bêtasse Non pas la peine c'est très gentil à vous mais j'ai tout mon temps.
J'ai insisté, Non mais c'est bien normal, passez devant moi je vous en prie, mais c'était toujours Vraiment c'est pas la peine je ne suis pas fatiguée et pas pressée non plus merci quand même.
" - Eh alors, tu l'es, enceinte, ou bien quoi?? Nan mais j'te jure, quand je portais haut la bedaine moi aussi, personne, tu m'entends bien, PERSONNE ne m'a jamais laissé passer devant lui à la caisse ou alors pas souvent, j'm'en souviens presque plus, la priorité tu l'as, je te la laisse, alors tu me fais plaisir tu la prends, et tu passes devant sans faire de chichis, la grosse, nan mais sans blague.
Parce que j'ai surtout pas envie que toutes les mémés du coin croient que je ne suis qu'une malpolite qui n'a pas voulu te laisser passer et me regardent de traviole, tu vois."
Non, en vrai j'ai
mardi 29 janvier 2008
"Puceminus: quand je serai grande, je serai une maman, comme toi!
Moi: oui, et moi, je serai une grand-mère.
Puceminus (air de très grande commisération) oooh, pauvre, pauvre maman!"
lundi 28 janvier 2008
Je sors couverte.
"Ben, comment dire? sur votre toit il y a des ratures, mais pas de fautes d'orthographe".
(si c'est pas mignon, hein.)
dimanche 27 janvier 2008
Brisefer le malin #5 et fin
Hier soir, il m'est arrivé un truc terrible.
Je me suis fait une fausse joie.
Alors qu'il venait de se coucher, j'ai vaguement entendu Brisefer se relever très discrètement (inhabituel), marcher à pas feutrés (étonnant) et la porte des toilettes se refermer doucement (inquiétant).
Plus tard, je me suis soudainement rendu compte que je n'entendais pas Brisefer depuis un bon moment (très inquiétant, voire carrément alarmant).
Je suis donc allée toquer à la porte:
"-ça va, Brisefer?
- oui, oui.
- t'es sûr?
- mais oui! ...(pudiquement) je lis!
- tu qu-oi???
- je liiiiis!!!"
Alors là, les gens, je ne dis rien, mais j'explose de joie intérieurement: Eh Eh, je suis une bonne mère c'est sûr, j'ai réussi à faire aimer la lecture à mon fils, même dans les coins sombres et les endroits reculés. Mon fils lit au petit coin! Victoire! Allélluïa, merci bonne mère, il lit en faisant sa petite affaire, le digne fils de son père!!!
Ce n'est que quelques heures plus tard que j'ai déchanté, ah cruelle déception et triste sort que le mien, n'ai-je donc tant vécu que pour cette infâmie, quand j'ai retrouvé ça dans les cabinets:

(et je vous prie de commenter en m'épargnant vos sarcasmes, merci.)
samedi 26 janvier 2008
Brisefer le malin #4
Môssieu Casse-tout et Mister Brisefer.
Mon fils est un casseur.
Un vrai, un dur de dur.
A peine âgé de quelques mois, solidement arqué sur ses petites jambes potelettes, il avait déjà la manie de vouloir voir à l'intérieur des choses. Pour ça, il faut défaire, séparer, disséquer, extraire. Comprendre.
Notre enfant était encore tout jeunot que déjà sommeillait en lui la bête Brisefer.
La bête a cette manie très fâcheuse de tout vouloir démonter. Elle vous casse la baraque, elle vous démolit la façade, elle ruine vos efforts en un rien de temps.
Elle sait user de mille statagèmes pour cela. Tous plus redoutables les uns que les autres.
Genre, enfoncer un bâton dans l'autoradio de son père pour tenter de l'extraire (appareil condamné à tout jamais et bâton toujours coincé dedans d'ailleurs ça fait chic comme tout).
Genre, tirer sur un drôle de fil qui dépasse de la tondeuse à gazon jusqu'à l'arracher et s'en servir après comme lasso (c'est pas perdu pour tout le monde, hein).

Genre, alors que notre très affable tête de mort de chauffagiste a enfin daigné intervenir après plusieurs semaines sans chauffage, M. Brisefer, l'après-midi même, voyant cette drôle de chose-là dépasser du mur, se demande ce qu'il peut bien y avoir derrière. Ni une ni deux, il l'arrache: autant résoudre ce problème vite fait, en avoir le coeur net, hein. Il peut donc nous dire bien vite que c'était le système d'évacuation de la chaudière qui fait d'ailleurs un drôle de bruit maintenant venez voir vite papamaman.
Heureusement, M. Brisefer, en prenant de la bouteille à défaut de poil au menton, commence à devenir raisonnable.
Il sait maintenant chercher des réponses dans les livres.
Il n'a pas définitivement renoncé aux travaux pratiques, mais il apprend à réfléchir avant d'agir et se permet même de donner des leçons à ses petites soeurs à l'occasion.
Mais quand même, de temps en temps, ses vieux démons le reprennent.
La bête revient.
On aurait voulu le faire exprès.
A moi, sa propre mère, ça me paraît trop gros pour être vrai. Pourtant, c'est la pure vérité, l'image est réalisée sans trucage, et sans mise en scène.
Puisque je vous le jure.
Synopsis: M Brisefer devant aller jouer au ping-pong toute la journée de dimanche, il n'a pas d'autre choix que de faire ses devoirs samedi.
Deux verbes à conjuguer au futur.
M Brisefer, très concentré sur son travail, demande très fort si on a pensé à son pique-nique pour demain avec "beaucoup de chips, pas comme la dernière fois j'espère".
Il chantonne sur l'air de "on est les champions".
Il réfléchit tout haut en écrivant, genre quelle raquette je prends demain, celle qui a les deux côtés rouges ou celle qui a un côté noir et un côté rouge.
Puis M. Brisefer m'apporte son cahier ("oui, oui, j'me suis relu, c'est tout bon j'te dis.")
Verbes DANSER et GUERIR, donc:

Typically made in Brisefer.
vendredi 25 janvier 2008
Brisefer le malin #3
Allez, il s'agit d'une vulgaire rediff', mais je n'y résiste pas.
Sûr, ça date, mais ça m'émeut toujours autant.
Hum.
Avant, tout petit, au CP genre, quand Brisefer recevait une punition à l'école, il pleurait.
C'était le bon temps.
Ensuite, avec l'habitude, quand il en recevait une, il ne pleurait plus -à quoi bon-.
Il conjuguait ses verbes vite fait (pas toujours) bien fait, venait quérir piteusement la signature de ses parents, subissait les roulements de yeux et remontrances en faisant le dos rond et en attendant que ça passe, jusqu'à la prochaine fois.
Bah, un petit mauvais moment à passer, c'est tout.
C'est qu'il devenait philosophe, mon Brisefer.
Mais depuis qu'il a presque 10 ans, Brisefer a décrété qu'il jouait désormais dans la cour des grands.
Maintenant, avec l'expérience, il connaît parfaitement la marche à suivre.
Il fait ses verbes toujours à la va comme j'te pousse, mais il ne s'embarrasse plus de venir présenter la petite chose à ses parents, pensez-vous, il n'est plus un bleu quand même, non, maintenant, il signe lui même, pour son père et pour sa mère, ça va tellement plus vite, allez pas de chichi, vite fait bien fait j't'embrouille et on n'en parle plus.
Sauf que Brisefer doit quand même manquer un tout petit peu d'entraînement dans la contrefaçon d'autographe, parce que son maître, quand il a vu la signature de manchot analphabète sensée être la notre, n'a pas eu l'ombre d'un doute quant au fait qu'il était victime d'une vaste entourloupette.
Et que du coup, Brisefer qui pensait pouvoir étouffer l'affaire dans l'oeuf et dans la plus grande discrétion en a été pour ses frais.

jeudi 24 janvier 2008
Brisefer le malin #2
Brisefer: hi hi ...combien y a-t-il de lignes dans ce texte?"
Et hop! Devinez quoi?
C'est qu'on va devenir
mercredi 23 janvier 2008
Brisefer le malin #1
Le même jour, 20 heures;
Brisefer, en lui même: bah spa grave, je m'en souviens un peu quand même du problème: c'était genre un coureur qui avait mis à peu près 20'25 pour faire une course et un deuxième qui avait mis disons 5 " de plus et un troisième qui avait mis je crois 9 " de plus que le deuxième un machin comme ça, donc la question ça devait être un truc du style... allez, je vais le faire quand même ce problème, chuis malin, moi.
Brisefer,
mardi 22 janvier 2008
Restons détendu du slip, je vous prie.
Ce matin, branle-bas de combat à l'école: le maire, l'inspecteur de l'Education Nationale et l'inspecteur d'Académie nom de nom rien que ça en visite.
A l'heure de la récréation, les pontes repassent en coup de vent car il pleuvasse et ventasse saluer les maîtresses dans la cour, leur visite terminée.
Elle se précipite sur lui.
C'est si innocent, un enfant, vous savez.
Le retour de trompe-la Mort (aux rats).
Bref, elle m'a classé toutes mes photos depuis le début du siège, ni une ni deux et en deux coups de cuillère à pot, toute ma vie bien rangée dans des dossiers avec des sous-dossiers et des sous-sous-dossiers dans les sous-dossiers que c'est propre net et sans bavure que même ça ne fait pas un pli dans les fesses.
Comme je ne suis pas une ingrate et pour la remercier, je lui ai proposé de lui faire une grande faveur et de la laisser zieuter gratis ma collection de photos de George, bien qu'il m'en coûte de partager ça avec quelqu'un, fût-ce ma vieille Tata d'amour, vous vous doutez bien.
lundi 21 janvier 2008
Bellzouzou l'aïeule fait des confitures
qui n'ont pas goût de tinette.
D'ailleurs, elle tient à ce que vous le sachiez, non mais sans blague.
samedi 19 janvier 2008
Grosse fatigue.
Déjà fait pas beau, j'ai la crève, de l'acné comme même pas en rêve à mes 15 ans, des moutons sous mon lit, envie de rien et pas besoin de toi,mais recevoir sur le bide à 6 heures le matin de ses 4 ans tout neufs une Puceminus proprement scandalisée et tenant à faire savoir de façon quasi hystérique qu'elle m'en tenait pour personnellement responsable en hurlant Maman, dis donc, j'ai pas grandi pendant la nuit, ben ça m'a achevée.
mardi 15 janvier 2008
Bellzouzou est dans l'escalier.

Sinon hier, j'étais au commissariat de police pour faire une déposition auprès d'une ravissante policière surornementée cosmétiquement parlant -comme une voiture volée hi hi, ai-je pensé mais ce n'était pas le moment de faire ma maligne-.
Au moment de relire le procès-verbal qu'elle m'avait tendu de ses ravissantes mains elles aussi surornementées digitalement parlant, ça m'a fait mal au coude pouvez pas savoir, des énormités ortaugrafiques so incrédibeules que même ma Minipuce elle les aurait (peut-être) remarquées, c'est dire.
Comme ma désinspiration chronique aiguë me fait encore souffrir mais que vous n'en avez rien remarqué et que je souhaite que ça dure, j'avais l'intention de vous resservir de la requête gogole, pis j'ai renoncé, pas le coeur à ça, pourtant j'en avais des gratinées qui a dit que les français sont des veaux?, prédictions voyance carla sarko, lacher médor ou comment parlé le langage soutenu?, avouez que c'est presque dommage.
Enfin, petit message perso à l'expéditeur anonyme mais bien informé qui m'a envoyé ça

J'ai mis du temps à comprendre, mais maintenant ayé, merci donc chère amie*, ça me fait grand plaisir, hum.
(* Névros', tu es démasquée, allez!)
lundi 14 janvier 2008
Avis de décès.
à suivre...
jeudi 10 janvier 2008
Riez, je le veux.
C'est l'histoire d'un brave homme qui s'en revenait chez lui dans le tard le soir de hiver.En sortant de sa voiture, il attrape son filet rempli de genre 150 balles de ping pong par le mauvais bout, et tout se renverse par terre; c'est très drôle, riez, hi hi.
Le brave homme se dit merdézut, il est tard et j'ai bien froid, je laisserais bien mes balles par terre et j'irais me pieuter vite fait, mais c'est que j'ai de la conscience professionnelle, moi, je ne vais pas prendre le risque qu'on me les vole, mes balles, ou qu'une voiture roule dessus et me les ratatine, et pis le club de ping' avant tout, allez, je les ramasse.
Alors le gars qu'il est brave, prend sa petite lampe de poche dans sa boîte à gants, il se met à ramasser méthodiquement ses balles et il a bien du mérite parce qu'il fait froid, il fait noir, et que les balles se sont éparpillées un peu partout autour de la voiture; c'est très drôle, riez, hi hi.
C'est alors qu'une brave dame qui s'en allait boire sa camomille du tard le soir de l'hiver jette par le plus grand des hasards un oeil à la fenêtre de sa cuisine et est intriguée par un curieux manège autour de la voiture de ses voisins. Ni une ni deux, elle téléphone à sa voisine allô ma pauvre chère, dis donc je crois bien qu'il y a quelqu'un dehors QUI EST EN TRAIN DE TE VOLER TA VOITURE; c'est très drôle, riez, hi hi.
La voisine dont on est en train de voler la voiture se précipite sur son téléphone, appelle les gendarmes venez vite oscour, puis surveille tétanisée derrière les interstices de ses volets clos l'étrange petite lumière qui se déplace subrepticement tout autour de sa voiture dans le tard le soir de l'hiver.
Les gendarmes arrivent à bride abattue et toutes sirènes hurlantes que notre brave gars en reste tout gros bêta sa lampe de poche à la main et à ce moment précis la voisine dont on était en train de voler la voiture reconnait distinctement son mari dans la lumière des phares des gendarmes et réalise sa méprise oups, c'est très drôle, riez, hi hi.
mardi 8 janvier 2008
Esméralda
Bon, une voyante locale qui prédit des choses locales, essentiellement sur Dreux et ses environs, un collège qui va se construire, une usine du coin qui va fermer, ou genre que "Gérard Hamel le maire UMP va peut-être perdre aux municipales" et que "s'il perd il se retirera à la campagne d'ici 3 ou 4 ans", mais "malgré sa possible défaite, sa carrière politique nationale va se poursuivre , notamment à Paris où il se rendra de plus en plus", alors la campagne ou Paris pour Gérard Hamel de Dreux, comme je sens que le débat vous passionne je vous invite à me mailer pour qu'on en discute à bâtons rompus.
Des prédictions essentiellement locales, donc, mais pas que.
Parce qu'Esméralda, elle voit aussi les grandes choses, niveau national, voire international (elle avait vu l'effondrement des tours-jumelles de NY, je vous signale).
Esméralda, tu m'ouvres les yeux.
Private little anecdote comme vous avez été sages: Je dois avouer qu'Esméralda me réconcilie un peu avec les boules de cristal, vu que j'avais un peu perdu confiance en elles depuis que la grand-mère de deux de mes cousines germaines, la mère de mon oncle par alliance, la maman du mari de la soeur de ma mère, bref quelqu'un que j'ai connu jadis et qui en avait une aussi de boule de cristal qu'elle rangeait même sous son évier de cuisine si vous voulez savoir, avait prédit à un autre de mes cousins germains, même branche d'ailleurs, le fils du frère de ma mère et neveu de mon oncle par alliance dont la mère avait une boule donc
(Je reprends ici pour simplifier un peu l'affaire) la diseuse de bonne aventure que j'avais dans ma famille donc, avait prédit, il y a de ça plus de 30 ans*, l'avenir à mon cousin "tu vas l'avoir, oui, je vois que tu vas l'avoir ton vélo pour Noël!!!"
* Bon, peut-être que les boules de cristal se sont perfectionnées depuis le temps, il est vrai.
**Histoire tout à fait véridique; j'attends de mes cousines qu'elles confirment en commentaire.
lundi 7 janvier 2008
Le tournoi des z(h)éros.
Brisefer, par élimination il faut bien le dire, avait choisi son père.
Après avoir longuement briefé son paternel sur le thème "je te préviens, tu joues bien, hein, tu t'appliques, tu ne fais pas ton baba cool, si tu m'fiches la honte, j'te préviens, je m'en vais!!!", (bon esprit assuré en effet), il a fallu choisir the tenue coordonnée et originale réclamée par les organisateurs. Là ça a été une autre paire de manche de raquettes, l'Ours souhaitant porter son tee shirt supertoro pour impressionner ses adversaires, tandis que le fils n'avait aucune envie de jouer les superveaux, que les deux n'avaient pas un seul tee shirt de la même couleur, que le grand voulait jouer en jeans par peur panique d'avoir froid dans le gymnase, que le petit voulait qu'il portent tous les deux un bonnet de Père Noël ce que le grand refusait obstinément.
Ils sont partis à la bourre et à moitié fâchés, moi je dis ça commençait bien, l'esprit d'équipe, hein. Bonne ambiance assurée, ah oui.
Et avec une merveilleuse récompense que, tiens, sans rire, l'an prochain, je leur en greffe une chacun sur l'oreille ou entre les trous de nez, et on la tient, notre tenue originale et coordonnée.
dimanche 6 janvier 2008
Le mystère Névrosia (j'ai percé le)
Aujourd'hui les zamis, -croyez-moi pas si vous voulez-, j'ai bu en catimini du champagne, introduit frauduleusement au nez et à la barbe des gardiens, dans une coupe en cristal, et en fort bonne compagnie devant une cheminée toute royale du château de Vaux le Vicomte.Et euh, juste une petite chose pour finir, Névros', et en toute amitié, hein: je n'ai pas osé te le dire de vive voix, mais ton autographe de George avec la petite dédicace perso, là, (oui, dans le cadre en or que tu as accroché à côté de ton escalier pour me faire bisquer), c'est sûrement un faux, tu vois.
vendredi 4 janvier 2008
Peau d'Ours.
Depuis plusieurs jours, l'Ours était très inquiet.Depuis qu'il s'était découvert entre les doigts de mains une espèce de pelade avec boursouflures rougeâtres, de fort laide apparence, et dont il avait très peur qu'elles ternissent son image de grand séducteur.
La chose le démangeait si terriblement qu'à ses dires il n'en dormait plus de la nuit. Je ne saurais l'affirmer avec autant d'aplomb que lui, n'ayant constaté en nocturne aucune baisse ni en fréquence ni en intensité de ses ronfleries, mais bon, j'ai bien vu que ce n'était pas le moment de le contredire et je me suis tue.
Et puis l'Ours est très anxieux de nature, il avait peur ne plus rien pouvoir faire de ses dix doigts, il se voyait bientôt amputé des deux paluches, limite il se croyait déjà presque mort.
Il a donc pris rendez-vous chez le dermato qui lui a diagnostiqué sans sourciller,
accrochez-vous bien
(vraiment très bien)
DE L'ECZEMA DE LA MENAGERE.
Eh bien moi, depuis que je sais que mon homme a de l'eczéma de la ménagère, aaaaah oooooh, je suis toute fièrotte que je l'ai dit à toutes mes voisines alentour et que j'attends la rentrée avec impatience pour pouvoir m'en vanter aussi à mes collègues, aux dames de cantine et aux parents d'élèves, je l'ai tracé en lettres d'or sur mes cartes de voeux pour 2008, et je le ferai graver comme épitaphe sur le caveau familial c'est sûr, haaan, quelle classe, avoir un homme atteint de l'eczéma de la ménagère, c'est quand même pas donné à tout le monde, hein*.
*Croyez le ou pas, tout ce que ma crème d'Ours a trouvé à conclure fut (textuel, tout en se passant méthodiquement sa potion médicinale entre les doigts et avec un ton résigné tirant vers le larmoyant): "faut que j'm'achète des gants pour faire la vaisselle, moi."
jeudi 3 janvier 2008
La bête féroce fait son show.

mercredi 2 janvier 2008
La Bonané démarre fort.
mardi 1 janvier 2008
Une bonne chose de faite (ce qui est fait n'est plus à faire)
Franchement, cet excès d'optimisme, de résolutions, ce dégoulinage de bons sentiments et de fiolerie, cette empiffrade de ragougnasse et de crottes d'ermite, cette gaité surfaite, la gueudeub' et Saint Sylvestre Night Fever, ça m'esbloque tous les ans pareil.
Il y a les sobres Bonané, les un peu plus raffinés Bonanébonnsanté, les total has been de la loose intégrale Bonanébonnsantétankonalasanté, et les enrichis au bifidus*actif Bonanébonnsantéméyeurveu, mais ça me casse la raie tout pareil t'façons.
Alors qu'on se le dise: que le cul lui troue, à la Bonané!*
* Méméyeurveu quand même, les zamis!
** maman, je prends la résolution solennelle, ferme et définitive d'être (un peu) moins vulgaire à compter du 2 janvier.

