Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 3 décembre 2023

Brèves d'école et bon appétit.

Si vous saviez comme j'aime accueillir dans ma classe un petit matin blème d'automne une petite toute blanche/verte avec des poches des yeux qui lui tombent jusqu'à la bouche, qui arrive de la garderie (où papa l'a déposée il y a un quart d'heure, discrétos, pour éviter de l'emmener jusqu'à ma porte, ce qu'il fait habituellement), petite qui me dit tout de suite qu'elle n'a pas dormi cette nuit (gnn?), file spontanément (gnnn?) se coucher direct dans le coin regroupement de la classe et qui, le temps que je me retourne pour chercher les coordonnées des parents pour appeler et demander le qui que quoi qu'est-ce que c'est que ça de mettre à l'école une enfant aussi visiblement et sans contestation possible malade, se met à vomir en jets continus, aspergeant le parquet, les chaussures et le bas des pantalons des copains à côté en même temps que les siens, et jusqu'aux affichages en bas des murs. On a dû faire évacuer toute la classe le temps de nettoyer et aérer (doujézu) la classe. En bonus, pour faire bonne bouche, le papa que je viens d'appeler revient donc chercher sa fille, avec son air de tout est normal je ne vois pas où se trouve le problème et dans les bras le petit frère qui a des traces de vomi séché sur le manteau, et nous apprend qu'il n'est pas surpris que la petite soit malade, la mère est au lit, terrassée par une gastro depuis la veille et personne n'est en forme dans la famille. Sans blague.

(Variante) l'élève dont la mère a fait un mail à l'école la veille au soir pour dire qu'il ne serait pas là car le docteur a dit qu'il devait rester deux jours à la maison et qui pourtant est là le lendemain matin à la première heure, pas frais comme un gardon, c'est sûr, mais il avait envie de venir, voyez-vous.

(Autre variante) l'élève qu'on t'amène à la porte de la classe avec les yeux rouges et tellement gonflés que c'est bien simple on ne les voit plus même en cherchant bien, et un peu de pus qui coule de l'un et qu'elle essuie avec sa manche et dont on te dit que c'est nan mais rien, c'est juste une grosse conjonctivite.

mercredi 29 novembre 2023

Vrac, micmac et foutrac et mal rangé.

Mes bons amis, ce n'est pas du tout que je vous néglige, nan nan nan, mais le fait est que j'ai une vie professionnelle *légèrement épicée* ces temps-ci ainsi qu'une vie nocturne agitée, ceci expliquant probablement cela. Et puis quand bien même je trouverais un peu de temps, je serais bloguempêchée, c'est sûr: j'ai toujours au moins une chatte plaquée sur moi qui rouspète dès que je bouge, voyez.

Mes petits élèves sont bien mignons cette année, et sages, et calmes grandioux, quand je repense à mes deux crieurs de l'an dernier (l'un a quitté l'école, l'autre hurle toujours, mais chez ma collègue de l'autre bout de l'école, j'aurais été très fâchée que les hurlements se soient arrêtés juste quand il n'était plus dans ma classe, pour dire la vérité vraie pas hypocrite). J'aurais aimé pouvoir dire qu'ils sont tellement mignons que le mot Noël n'avait pas encore été prononcé dans ma classe jusqu'à présent cette année (je jure), sauf que si, lundi soir dernier 16H29 et 55 secondes, j'en ai une, de cocotte, qui, alors qu'on ne lui demandait rien (de rien) s'est mise à danser d'une fesse sur l'autre subitement sur le banc en psalmodiant Noël Noël Noël avec les yeux vitreux comme une possédée (je jure).

Côté petits plaisirs, parce qu'il faut se consoler tout ce qu'on peut, si vous m'en croyez, du boulot du stress de la fatigue du froid des nouvelles sombres du noir qui tombe si vite le soir:

Je n'ai pas encore trouvé le temps de finir L'enragé, de Sorj Chalendon, mais ça me plaît plutôt pas mal pourtant, 

Ma grande copine de vingt ans V. va être grand-mère et j'en suis toute contente pour elle, 

L'Ours mon mari pour me réchauffer m'allume un feu tous les soirs ces temps-ci (on peut voir ici comme une allusion seksuelle, mais je parle aussi de ma cheminée.)

lundi 13 novembre 2023

Hoplà.

Si tu veux tout savoir, je n'étais pas plutôt revenue d'Italie que j'ai affronté la semaine d'école la plus épuisante de ma vie (je me comprends), semaine qui par ailleurs risque un peu de s'éterniser. Tu me dis que nous ne sommes rentrés que depuis une semaine et un jour, je te crois pas. Et il en reste six. Et on ne s'arrêtera que le 23 décembre, veille du réveillon, je n'ose pas imaginer dans quel état seront les petits les derniers jours, vraiment. Même les avant-derniers. (Aujourd'hui, on m'a dit que Maîtresse, tu sais hier j'ai fait mon sapin, j'ai fait comme si je n'avais pas entendu, hoplà.)

Bref, j'avais bien besoin de me reposer ce weekend, et ça tombait bien: c'était l'anniversaire de mon beaup' en grande pompe et famille élargie, on a fait l'aller express à Nantes, vu tous nos enfants bru et gendre préférés, neveu aîné et aimé, nièce pas vue depuis des années, et hoplà. Et puis pour le retour, l'Ours et moi on s'est dit que ce serait dommage, admettez, de ne pas finir par une petite triangulaire de la mort, tant qu'à faire: retour à Chartres via Tours (des affaires à déposer chez Puceminus), puis Orléans (mes deux chatounes en villégiature chez les Aïeux depuis avant l'Italie à récupérer), et hoplà encore.

Le weekend prochain, il est tout vu tout entendu, je serai sous un plaid avec du thé aux agrumes, mes chatounes ronronantes sur le ventre et je n'y serai pour personne. Mads peut toujours tenter mais je promets rien.

 

[Post-scrotum: j'ai bien aimé La décision de Karine Tuil, et je n'ai toujours pas eu le temps d'aller voir Killers of the Flower Moon, tu te doutes.]

dimanche 5 novembre 2023

Des vacances en Italie.

Pendant ces douze jours en Toscane, aucun de mes espoirs ne fut déçu, si on excepte que j'espérais bien que mes résidus d'italien troisième langue feraient illusion (mais nan) (tu te doutes). Parmi mes espoirs pas déçus, il y avait: manger au moins une glace par jour, voir des choses jolies: les Cinque Terre, Sienne, Pietrasanta, Pise, et (mention spéciale à) San Gimignano, loger comme une starlette à Forte dei Marmi, qui est, excusez du peu hein, le Beverly Hills italien (je jure), goûter aux ricciarelli, voir la campagne toscane, et passer entre les gouttes.

Et puis j'aurais pu avoir aussi comme espoir secret de prolonger mon séjour italien, il n'aurait pas été déçu dis donc, grâce à la bonne idée qu'on a eue de rentrer un jour de tempête Cioran, nan mais vraiment. Notre avion a été annulé et reporté à deux jours plus tard. Deux jours de rab à Pise, donc, sur laquelle la tempête Cioran est passée également. En traversant l'Arno, il y avait tellement de vent qu'on se tenait tous les oreilles, de peur qu'elles soient emportées (je jure). On a donc réarpenté rues et ruelles, sous le vent, donc, et sous la pluie cette fois. Bon, Pise, je connais bien maintenant, hein, demande-moi ton chemin, je te dis. Moi qui cherchais désespérément une idée de reconversion professionnelle, je peux devenir guide touristique à Pise dès demain.

L'ours en revanche a eu moins de chance que moi côté espoirs pas déçus, vu qu'il n'a pas sorti une seule fois son maillot de bain alors qu'on logeait en bord de mer, et aussi parce qu'il se faisait toute une joie de randonner sur le sentier qui longe la mer et traverse les cinq terres, mais que le sentier était fermé, aaargh. Résultat: on a pris le train de village en village avec les touristes asiatiques, on était bien contents, hum.



[Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour lire. Donc: La famille de Naomi Krupitsky, on a très envie de le lire avec tout ce qu'on en entend dire, et c'est vrai: ça se lit bien, mais ce n'est pas particulièrement bien écrit et la fin est bâclée et invraisemblable si tu veux mon avis, et La Décision de Karine Tuil, je le commence à peine, mais ça se présente bien. Et la semaine prochaine, il n'y a rien qui m'empêchera de courir ventre à terre voir le dernier Scorsese, hâte hâte.]

mardi 17 octobre 2023

Brèves d'école

[Parce qu'il faudra bien continuer à vivre, une fois faite notre minute de silence à 14 heures et appelé si besoin le numéro vert de la cellule de soutien mise en place par le Rectorat.]

Avec mes petits élèves de grande section, on fait de la phonologie. Rigolez pas, c'est très sérieux. Il y a un jeu qu'ils aiment bien, c'est celui où je parle comme les petits frères et soeurs (mal) et qu'ils doivent corriger ma phrase. Moi aussi j'adore ce jeu, parce qu'il y en a toujours un chaque année qui est à côté de la plaque, mais qui me répond quelque chose répondant à une certaine logique. Une année, j'avais raconté ici même (mais grosse flemme d'aller rechercher dans mes archives) qu'une petite avait corrigé mon Je suis allée voir le docteur parce que j'étais salade en Tu es allée voir le docteur parce que tu avais mal aux dents. L'autre jour, c'était la phrase "Papa a repassé le singe" qu'on a corrigée pour "Papa a fait le ménage".

J'ai eu du mal à rester concentrée au moment du dépouillement des bulletins de vote pour l'élection des parents d'élèves l'autre jour, alors que j'étais assise à côté d'un papa dont j'ai la fille en classe, qui venait de me dire le matin même qu'il avait de la moustache partout, même dans le cou et sur le dos, c'est comme ça les papas, tu te rends compte maîtresse?, mais sa moustache sur le dos il se la rase et après il fait le mouton en sautant partout et en criant bêêê bêê! très fort dans la maison.

A part ça, le nouveau contrat civique à l'école est né trois jours avant Puceminus et la jeune collègue qui complète un temps partiel cette année a l'âge de mon fils et déjà deux ans d'ancienneté, c'est pas encore cette année que je vais me sentir jeune, hein.

samedi 14 octobre 2023



Samuel Paty (1973-2020)

Agnès Lassalle (1970-2023)

Dominique Bernard (1966-2023)

dimanche 8 octobre 2023

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir (garanti sans punaises de lit)

Ah le joli weekend ensoleillé pendant lequel on refuse de se laisser gagner par les nouvelles anxiogènes du monde car l'histoire et la politique sont d'abominables affaires, en passant du temps autour d'un verre avec des amis chers, en sachant que Puceminus se fait choyer gâter chez les aïeux Zouzou, en reprenant le chemin des cinés (Bernadette, on a bien ri avec l'Ours et Deneuve réussit l'exploit de rendre La Bernie Chirac sympatoche, faut le faire, et Le règne animal dont tout le monde dit que c'est très bien et tout le monde a raison, un vrai film de cinéma, très singulier, qui m'a saisie du début jusqu'à la fin et émue, doujésus), en jardinant un peu (j'ai rempoté mes bananiers) et en glandimanchant pas mal.

Encore deux semaines, et je serai en Italie avec l'Ours et Puceminus, qui il y a encore (vraiment) peu, se serait fait couper un orteil plutôt que de passer encore ses vacances avec ses vieux, et qui, un mois à peine après avoir quitté la maison, se réjouiiit de partir avec nous, va comprendre.

lundi 2 octobre 2023

Vrac, micmac et foutrac du lundi soir

Horrreur et putréfaction, je réalise que je t'ai laissé deux semaines sans nouvelles (comment ça, personne n'a remarqué et quand bien même, personne ne s'en serait plaint?)

Alors quoi de neuf en ce lundi soir? Après deux weekends mouvementés (mais chouettes) avec les premières représentations depuis des mois de la troupe des bras cassés dans deux théâtres (bon: un tout petit théâtre et la salle des fêtes d'un coin paumé, ok ok) d'à côté de chez moi, deux semaines un peu pénibles à l'école comme à la maison (remplacement de la chaudière, soit deux jours à subir les allées et venues et la moitié de la raie du cul de mon plombier-chauffagiste -qui ne fait jamais semblant de me la montrer, pour tout te dire-), j'aspire à un peu de calme, d'autant que je viens tout juste de me débarrasser de la chatte de Brisefer et Minimignonne, celle qui a bien fait sa loi auprès des deux miennes pendant trois semaines, qui a toujours la dalle et bouffe absolument n'importe quoi, du chocolat, du melon, des haricots verts, avec l'Ours, on devenait fous à devoir tout planquer tout le temps (en vrai elle est bien mignonne et je l'aurais bien gardée, mais ses maîtres n'étaient pas sitôt revenus de leur périple grec qu'ils voulaient déjà la récupérer). J'ai bien conscience que ma dernière phrase est imbuvable et part dans tous les sens, mais ne compte pas sur moi pour la reprendre, je suis bien assez fatiguée comme ça.

Notre nouveau ministre, tiens: après l'abolition des privilèges, de l'esclavage, de la peine de mort, il interdit les textes à trous à l'école, figurez- vous. Les textes à trous, mais parfaitement. Il veut laisser sa marque, hein, servir à quelque chose, être utile à la France, on ne peut pas lui reprocher ça. Bon, avec les collègues, on se disait l'autre jour dans la cour qu'on n'était pas très concernés en mater par cette histoire de texte à trous, mais il y avait un remplaçant dans les murs ce jour-là qui disait que si, quand même: est-ce qu'on avait encore le droit de raconter l'histoire d'Eric Carle La chenille qui fait des trous?

Et pour finir, j'ai bien ri en ouvrant ce matin en classe un livre qui appartenait jadis à Minipuce. Ah ça, elle avait le sens de l'observation, ma fille.



Post scrotum: je recommande chaudement les nouvelles de Franck Courtès, Autorisation de pratiquer la course à pieds, très bien.

samedi 23 septembre 2023

Ma toute petite, ma dernière née

Ma toute petite, ma dernière née vit loin de moi et déjà vole de ses propres ailes. Ma toute petite, ma dernière née a quitté la maison. 

Il y a eu la séparation cet été, comme un avant goût de ce qui nous attendait, une préparation avant le grand saut. Une répétition générale de la séparation, qu'elle soit plus facile, -moins difficile en tout cas-. Il y a eu les cris et les tensions comme pour aider à cette séparation, -se rendre insupportable avant de partir, pour soulager celui qui reste. Il y a eu ça, maintenant il n'y a plus rien.

Je songe à elle qui s'est si intimement fondue avec moi, que j'ai portée dans mes bras, nourrie, lavée, consolée, guidée, -supportée- .

Je songe à elle et je l'appelle. Je l'appelle pour pas grand chose, juste pour dire Je suis là. Pour lui dire Achète-toi des fruits, nourris-toi bien. J'entends sa voix qui me dit Tout va bien.

J'ai redouté ce moment où elle serait partie, et puis voilà, elle est partie, ma toute petite, ma dernière née. 

Nos enfants ne sont pas nos enfants peut-être, -mais en attendant ma fille est ma fille-.

Ma toute petite, ma dernière née. Ma petite fille tant aimée. Mon trésor, ma toute douce. Qui n'est pas mienne, qui est sienne. Qui est grande et belle et brille au soleil et qui s'en va.

 


dimanche 17 septembre 2023

Vrac, micmac et foutrac rapidos du dimanche soir

Ce weekend, Brisefer et Minimignonne faisaient de la plongée sous-marine dans la mer d'Alonissos, Minipuce avait bien choisi son weekend en amoureux avec Roucoulicoucou à Préfailles, en pleine terrible invasion de moustiques en Loire Atlantique, et hélas trois fois hélas pour elle m'a t-elle dit, je n'étais pas là pour me faire piquer à sa place cette fois-ci, Puceminus vivait sa plus belle vie à Tours, et moi je me suis reposée d'une semaine passée bien pėnichiante avec des réunions tous les soirs à l'école et d'une autre à venir, avec des répètes tous les soirs aussi ou presque, la troupe des bras cassés reprenant le chemin des théâtres les deux prochains weekends, oh yeah. À part ça, rien, et bien le bonjour chez vous.

dimanche 10 septembre 2023

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir et c'est reparti comme en quarante.

Puceminus qui nous avait dit et répété et mettez-vous bien ça dans le crâne que Byebye les vieux Bye-Bye Chartrescityj'enpeuxplusdecetteville, je m'en vais, à moi la liberté je respire je vais vivre enfin, et n'espérez pas me revoir avant la Saint Glinglin. Premier week end après son départ, devine quoi? Elle est rentrée. Hé hé.

Me voilà de nouveau heureuse mémèràchat de trois chattes tigrées toujours aussi difficilement différenciables de la robe comme de la gourmandise, le temps pour Brisefer et Minimignonne d'aller se faire voir chez les Grecs, au sens on ne peut plus propre, pendant leurs vacances. Les trois sont copines comme cochons, sauf au moment du repas, où elles se distribuent mutuellement des baffes (je jure) pour être dans mes bonnes grâces et se voir servie la première. Dire que je me suis enfiiin débarrassée de mes trois enfants pour devoir régler encooore des conflits de chats, pff

Je confirme avoir une classe de mignons cette année, mignons mais remuants et bavards ou alors c'est moi qui fatigue avec l'âge, parmi lesquels une petite E. de tout juste trois ans qui ne cherche qu'à se barrer de l'école et me jure les yeux dans les yeux que Maman a dit que je ne devais pas rester là.

dimanche 3 septembre 2023

Septembre

 Eh ben tu te dis, la zouzoubelle elle se fait pach', hein, à bloguer une fois par mois.

Mais après ce weekend mondain où j'ai reçu en vrac l'aïeule, sa soeur siamoise, Brisefer et Minimignonne, tous quatre en partance pour trois semaines dans les îles grecques, (les pôv), un chat de plus à garder (pour trois semaines, donc) et un neveu, il a bien fallu se résoudre à voir partir Puceminus pour sa nouvelle vie tourangelle, et désormais, je vais te dire: le reste du monde, et sa mère tout particulièrement (sisi), honestly, she couldn't care less, sweetheart, (j'ai bien l'impression) et il va falloir que je me fasse une raison: demain matin, je ressors mon cartable, par-dessus le marché.

 'reusement, il semblerait tout ce qu'il y a de plus a priori, hein, restons prudents, que j'aie une classe d'assez mignons cette année ce qui n'est que justice après celle de l'an dernier doujézu.

et 'reusement, j'ai mon Danois en fromage blanc à la Mostra de Venise pour me tenir chaud quand il fera froid.

jeudi 24 août 2023

Doutes d'août.

En juillet en Bretagne, il a plu tous les jours, tous les jours je te dis, tous.les.jours, j'ai vite compris que je n'avais aucune, mais alors aucune chance de croiser un beau Danois sur la plage. J'ai reporté tous mes espoirs sur août.

Or, en Vendée sauvage, en août, donc, hélas trois fois hélas, on ne  croise pas plus de beau Danois sur la plage que de beurre en broche en Bretagne (bien qu'il y fasse bien plus beau indéniablement), je devrais le savoir, depuis le temps. Ca manque singulièrement de chats, en plus. Et puis il n'y a que deux animaux là-bas: la guêpe le jour et le moustique la nuit. Si la guêpe est une espèce démocratique (de gauche?) et emmerde tout le monde pareillement, le moustique en revanche est fin et racé, il ne s'attaque pas à tout le monde, il ne joue qu'en comité restreint, sélectionné sur pièce. Il ne joue qu'avec moi. D'ailleurs, c'est pas bien compliqué: dès le soir tombé, tout le monde réclame ma présence auprès de lui, pour que je me fasse piquer à sa place.

Brisefer m'a donné son vieux téléphone [(vieux pour lui égale mille fois plus performant que celui que j'avais, égale je ne sais pas bien m'en servir et merdouille avec, bien qu'on m'assure qu'il soit mille fois mieux que l'autre (doute)], j'ai dû changer mes habitudes, et perdu dans la bataille pas mal de données. Et en sus, je me suis fait railler sans vergogne par cette jeunesse impitoyable (on a l'âge de ses artères ET de la taille de police de ses textos, semble-t-il). 

A part ça, août, c'était en vrac: une maison familiale pleine (de jeunes, principalement, donc), des baignades, des vagues suffisamment traitres pour me faire tenir à deux mains fermement mon haut de bikini, des écureuils farouches et roux dans le jardin et des laisse-saucisses.

 

J'étais bien contente de rentrer à Chartrescityville et de retrouver mes chatounes, qui se sont fait gâter pourrir par les Aïeux tout l'été, mais je n'étais pas sitôt rentrée, que, enfer et putréfaction, je recevais déjà un mail de la collègue d'élem qui me racontait ses vacances sa rentrée, combien elle aurait de miochons et comment elle réorganisait matériellement sa classe, ça m'a un peu gâché le retour, alors vous savez quoi? je fais la morte pédagogique. Parfaitement. 

(Allez, je vous laisse, j'ai ma classe à préparer, maintenant qu'on m'a bien fait culpabiliser, pff.)

 

[PostScrotum: août, c'était aussi de chouettes lectures: Tenir jusqu'à l'aube, de Carole Fives (très émouvant; si tu vois dans le titre la réf à La chèvre de Monsieur Seguin, tu vois bien), Sciences de la vie de Joy Sorman et Numéro 11 de Jonathan Coe, je recommande les trois.]

mercredi 2 août 2023

Di doo di doo di dah, oh di doo di doo dah

Ce mois de juillet, pour ceux que ça peut intéresser, et pour ceux qui sont là, ce fut:

- La tristesse à l'annonce de la mort de Jane B. et de toute une partie de ma vie (et de la tienne aussi, je n'en doute pas) qui s'éteint avec elle. Mon gendre préféré, effaré que je lui demande de me mettre le soir-même le replay des obsèques que j'ai ratées en direct, de constater que ça dure trois heures, et que je regarde ça (en accéléré bien souvent, hein, mais quand même) (me regardant sous le nez) Vous n'allez pas pleurer, quand même?

- Beaucoup de bonnes lectures: une chouette BD, La différence invisible de Mademoiselle Caroline et Julie Dachez et trois bons romans, Clara lit Proust de Stéphane Carlier et Offenses de Constance Debré (très différent de ses trois précédents romans -quoique toujours autour de la possibilité, ou non, d'échapper à son histoire et à son milieu-, le récit de la vie d'un jeune à qui la vie n'a pas fait de cadeau et qui assassine une vieille dame) et Ceci n'est pas un fait divers de Philippe Besson.

- La désillusion de la nomination de notre nouveau ministre de l'EN, qui n'a jamais mis les pieds à l'école publique de toute sa scolarité (à l'alsacienne), jamais enseigné ni même travaillé 'sur le plancher des vaches' après ses études, un politicien de métier, la voix de son maître en souliers vernis.

 

- Et sinon, la Bretagne, entre Finistère et Morbihan, c'est bien joli, c'est sûr, mention spéciale à la jolie ville de Quimper, mais la météo y est souvent incertaine dira-t-on pudiquement. Et pas pudiquement: plus jamais de la vie je remets les pieds en Bretagne l'été, nanmé un vrai scandale, ce pays.

                                                Seul jour où il n'a pas plu. Je mens pas.

mardi 4 juillet 2023

Joli coquelicot.

J'ai le grand plaisir (vraiment) d'annoncer tout ce qu'il y a de plus officiel, que ma Puceminus ne dormira finalement pas sous le pont Mirabeau à Tours (on a cru, à un moment) et qu'on lui a trouvé suffisamment grand pour que je puisse aller squatter chez elle si l'envie m'en prenait. Haan, avec quel plaisir j'ai désactivé les alertes d'annonces du bon coin. Le plus drôle dans cette recherche d'appart pas si drôle? un proprio qui nous dit que Elle passe son bac cette année? oui?? ah ben alors je ne prendrai aucun risque, pas question de signer le bail avant les résultats! Euh. On s'est demandé si on lui disait que le taux de réussite au bac est de plus de 90%? Et surtout que les lycéens savent qu'ils l'ont depuis avril dernier? 

A part ça, mes amis, c'est une fin d'année bien pénible à l'école, comme toutes les fins d'année, mais en pire. J'espérais bien, pour cette dernière semaine d'école de Garderie Nationale, avoir quelques élèves en moins parmi les plus pénichiants de ma classe (bien) chargée de remueurs/bavardeurs/crieurs, mais figurez-vous que (on aurait voulu le faire exprès, tss) ceux qui sont déjà partis en vacances sont ceux qui ne se font jamais remarquer, bah tiens. Mes deux crieurs sont toujours là et bien là, eux, et ils seront là jusqu'à la dernière heure du dernier jour (et devinez; quoi? ils crient toujours, à trois jours des vacances, bonne mèère). Il était dit que mon chemin de maîcresse dézécolles serait pavé d'épines bien pointues.

L'Ours et moi organisons nos vacances d'été. Ne rien faire me semblait une bonne option, mais il semblerait qu'il y ait au moins un emménagement à Tours dans les tuyaux. Puceminus étant en Vendée sauvage pour son job d'été, il va falloir que quelqu'un s'y colle, je me demande bien qui, tiens, hum. 

Je vous embrasse, et reviendrai ici parfois, quelque part entre quelquefois et de temps en temps pour être précise, selon l'inspiration, la date de naissance du maître nageur et la qualité du réseau dans les endroits reculés de France.