Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

jeudi 20 septembre 2018

Bref.

Ayé voilà, mon fils habite avec sa copine, la Touteminimignonne de mon coeur (et aussi du sien), qu'avec votre permission je vais rebaptiser de ce pas Minimignonne, non qu'elle soit moins mignonne qu'avant, juste pour faire plus court, parce qu'à mon avis je vais souvent parler d'elle ici. Notez bien, depuis quelques jours, quand je téléphone à mon fils, il est toujours en train d'installer ou de monter un truc chez lui, l'idée m'a donc traversée de le baptiser autrement lui aussi, parce que Brisefer, c'était avant.

A part ça, pas grand'chose. Ne me dites pas que ça fait seulement deux semaines et demie qu'on a repris, je vous crois pas. D'autant  que mes élèves progressent déjà à vue d'oeil: j'ai entendu une petite section chantonner On s'en bat les couilles, on s'en bat les couilles, on s'en bat les couilles (air mélodieux). A ce rythme-là, je me demande ce qu'il va me rester à leur apprendre d'ici la fin de l'année, hein.

[Je recommande la lecture de Belle et bête, de Marcela Lacub, où Dominique Strauss Kahn est peint en homme-cochon érotico- maléfique magnifique, et qui m'a beaucoup amusée, et côté films, j'ai vu, longtemps après tout le monde, 120 battements par minute, qui m'a bien secouée, et l'Ours m'a traînée dès sa sortie (hier) voir les frères Sisters (un Audiard ET un western ET une bonne critique dans le Canard, tu penses), eh ben c'est looong et poussif et ni drôle ni touchant ni surprenant, et Joaquin Phoenix n'a rien pu faire pour moi, c'est dire.]

jeudi 13 septembre 2018

Brèves d'école.

Un petit, finissant son puzzle et narguant son voisin, qui tarde à finir le sien C'est moi qu'a fini le premier c'est moi qu'est le plus fort dans les puzzles (avisant mes yeux froncés désapprobateurs) mais maîcresse, j'a pas dit que je suis le plus fort pour tout, j'a dit "dans.les.puzzles"!
( j'ai hésité à lui dire qu'il n'était pas le plus fort en conjugaison, par exemple, vous pensez bien).


Des nouvelles de mon papa surprenant (encore lui) (à sa décharge, c'est son premier petit à l'école, hein)
"- je voudrais vous demander: pourquoi vous avez changé les vêtements de [son fils] lundi?
- euh..vous voulez dire qu'on s'est trompé de vêtements en le rhabillant après la sieste et qu'il est rentré à la maison avec les vêtements d'un autre? [ ça arrive quelquefois, ndlr]
- non, il avait d'autres vêtements, et les siens étaient dans un sac tout mouillés.
- ah. Il a dû faire pipi, alors et il a été changé.
- ah?
- oui, on a mis ses vêtements mouillés dans un sac et on lui a prêté des vêtements propres.
- Ah bon.» (attrape la main de son fils, salue aimablement et tourne les talons.)

Une petite dernière (je vous préviens, elle est dure)
Dimanche dernier, je fais un vide grenier avec ma cop F., qui cherche des puzzles pour sa classe. Je lui fais remarquer qu'elle n'est jamais sûre d'avoir l'ensemble des pièces en achetant d'occasion. Ce n'est pas grave du tout, tu sais, me répond-elle, si mes élèves réalisent au dernier moment qu'il manque un morceau pour finir le puzzle, eh bien c'est dommage et tant pis pour eux! (je vous avais prévenus, qu'elle était dure) (nan, en vrai, elle n'achète pas si elle n'a pas fait recompter devant elle pièce par pièce les petits enfants qui vendent leurs puzzles sur le vide-grenier.)

vendredi 7 septembre 2018

Brève de fin de première semaine de classe.

Alors j'ai cette année beaucoup (trop) de petits élèves (fermeture de classe dans l'école oblige), et je dois me réhabituer doublement au bruit, au mouvement, et au serrage de sardines dans ma classe. 
Après trois jours de découragement intense (jeudi soir, sitôt sortie de l'école, je suis allée acheter une carte de dix entrées à la piscine pour me vider la tête (au moins dix fois dans les semaines à venir, donc), oui j'ai fait ça, ça vous dit comme j'étais mal), aujourd'hui je reprends espoir, en même temps que du poil de la bête*, parce que j'ai des petits relous, mais choupinous quand même. La palme** à G., qui sera, je le devine, mon fournisseur de bons mots cette année, trois ans au compteur mais il parle comme vouzémoi (et peut-être même encore mieux, vous allez voir), qui m'a dit ce matin: Maîtresse, j'en ai marre de jouer à ce jeu, est-ce que je peux sortir de table?

* en parlant de poil de bête, la bête féroce, parce qu'elle nous colle toujours de très près quoi qu'on fasse, a réussi à poser sa queue pile poil sur une bande dépilatoire de cire froide, bande qui s'est illico enroulée en collant autour, ce qui l'a mise en panique immédiatement (il lui en faut peu, je suis d'accord avec vous); elle s'est mise à courir dans toute la maison en sautant partout et en poussant des cris (je vous jure) et j'ai eu un mal de chien à l'attraper, puis à décoller la bande (j'ai épilé une queue de chat, il y en a pas beaucoup qui peuvent en dire autant, je pense), puis à nettoyer la queue poisseuse comme j'ai pu (j'ai bien conscience d'écrire de drôles de trucs, là). La bête féroce a fait le reste, elle s'est léchée consciencieusement pendant des jours et des jours, mais n'a pas pu éviter l'inévitable: elle est vraiment ridicule avec sa queue pelée et je crois qu'elle en a parfaitement conscience, vu qu'elle n'a plus mis une moustache dans le jardin depuis.

** et la palme du papa le plusse (le plusse quoi, au juste?surprenant?) à celui qui a dit ce matin, parce que l'atsem et moi lui faisions diplomatiquement remarquer  que son fils ne portait pas de culotte sous son pantalon depuis le jour de la rentrée, que c'est parce qu'il n'en avait plus à la maison, elles ont été jetées parce qu'il les avait toutes salies, mais que, comme on insistait sur le problème de pudeur et d'hygiène (un peu, hein), il allait lui en acheter d'autres, et merci de lui en avoir parlé.
On est toujours content de servir à quelque chose, hein.

dimanche 2 septembre 2018

Il était une fois.

Laissez-moi vous conter l'histoire de la fille, pas très charitable, qui le jour (des nombreuses allées et venues ici et là) de la pré-rentrée se marrait comme une baleine parce que son atsem n'arrêtait pas de glisser sur le parquet de la classe Ah ben ça on peut dire que tu l'as bien ciré pendant les vacances, ton parquet! et qui finit par faire elle aussi une chute de toute beauté et par la même occasion, en voulant se rattraper (mal), un somptueux tour de rein de derrière les duplo. A deux jours de la rentrée, qui dit mieux, hein?

Laissez-moi vous conter l'histoire de la fille, toujours la même et le même jour, qui voulant faire un peu de rangement dans sa classe, se fit tomber tous (T.O.U.S) les puzzles en bois sur la tête et en fut quitte pour refaire, accroupie sur son parquet ciré et son tour de rein sur le dos, le perroquet la tortue la coccinelle le poisson et la guenon en pleurant au téléphone avec sa mère Nan ça peut pas attendre lundi que les gosses les refassent, tu te rends compte un peu le mauvais effet que ça fait sur les parents une classe avec toutes les pièces des puzzles mélangées dès le premier jour?

Laissez-moi vous conter l'histoire de la mère d'élève qui téléphone vendredi soir 18 heures bouche en coeur et ronds de jambe: Bonjooooour, je voudrais incrire ma fille et lui faire visiter l'école, je peux passer quand?? 

Ben lundi matin jour de rentrée ma petite dame, pff.

Et enfin, avant de tourner définitivement la page de ces vacances, laissez-moi vous conter l'histoire de l'Ours-mon-mari-au-grand-coeur, qui pendant notre séjour vendéen, constatant chaque soir ou presque la présence dans le jardin de son père d'un jeune chevreuil, et soutenant la thèse selon laquelle avec les allées et venues des voitures la pauvre bête désespérée se retrouvait prise au piège, -on le voit bien, qu'il est tout jeune, il doit être en panique complète de ne pas pouvoir s'enfuir, pauvre bête! -, laissait chaque soir systématiquement et complaisamment le portail grand ouvert pour lui permettre de s'échapper, a eu la surprise de voir un beau soir le bestiau s'enfuir devant lui en sautant, sans problème aucun tu penses, les deux mètres de clôture juste à côté du portail -ouvert, donc. 

L'histoire ne dit pas si le chevreuil s'est retourné pour lui faire un clin d'oeil (ou un doigt d'honneur), c'est bien dommage, avouez.


Tu es mon chevreuil superbe et généreux, chaton.

Et pour finir, mes zamis, bonne rentrée à ceux qui la font, petits et grands, et à ceux qui ne la font pas encore, -Brisefer et Touteminimignonne, tiens, au hasard, même pas encore officiellement concubins et déjà partis se dorer sur des îles grecques-, je dis: la roue finit toujours par tourner, il faut le savoir.

dimanche 26 août 2018

Vrac, micmac et foutrac de fin de vacances.

Je me disais ce matin, en allant acheter mon pain: il y a quelque chose de changé dans l'air. Je n'étais pas sitôt entrée que Ca commence à sentir méchamment la rentrée, dites donc, m'a dit la boulangère avec un petit air d'entre deux airs. Mais ta gueule, aaah, ça doit être ça qui me fait tout bizarre ces derniers jours, je lui ai répondu poliment. A quelques heures de la pré-rentrée, je ne cherche pas la bagarre, j'ai déjà assez de soucis comme ça.

Il y a quelque chose de changé dans l'air, et c'est pas seulement la rentrée qui fait ça, mais je n'ai pas dit à la boulangère ce que c'était parce qu'elle m'avait bien assez énervée comme ça avec son histoire de rentrée. A toi je le dis, parce que tu m'es sympathique et que tu sais me prendre par le bon bout:

Brisefer mon petit garçon aux cheveux d'or, il est brun comme un espagnol à présent mais là n'est pas le propos, Brisefer mon petit garçon disais-je, 
(j'ai du mal à l'écrire) Brisefer mon petit garçon, dans quelques jours, 
il se met en ménage.
Si c'était avec une autre, je m'y opposerais formellement, tu penses bien. Mais comme c'est avec Touteminimignonne, je ne peux rien dire. C'est quand même pas de la faute de mon fils si elle est touteminimignonne, hein. (le pauvre).
Bref, quand je pense qu'il y a quelques années je me plaignais que mon fils avait déjà dix ans, passait le brevet, le permis, le bac, devenait étudiant, il n'y avait donc personne pour me prévenir qu'un jour il irait habiter avec une fille?
(J'ai toujours su que je n'avais pas d'amis).


Côté culture, je suis allée voir, sur les recommandations de Brisefer, encore lui, Dogman, thriller italien mêlant drogue et pauvreté, amitié et trahison et vengeance terrible en apothéose, décors de banlieue désuet et glauque à la fois, remarquablement interprété. Je recommande grandement. 
Et c'est pas faute d'avoir essayé, -les cent premières pages à peu près-, mais Les Bienveillantes de Jonathan Littell, ça n'était pas possible, une lecture aussi éprouvante je trouve ça insupportable, au sens propre.

Et pour finir en toute beauté, laisse-moi te raconter la dernière de ma petite dernière, Puceminus, à qui je rappelais l'autre jour qu'elle est la seule de la famille à être née après l'an deux mille et à n'avoir pas connu le siècle dernier, et qui a tourné vers moi ses grands yeux innocents:

«Pourquoi? Il s'est passé des trucs?»




dimanche 19 août 2018

J'adore mon maillot de bain.

Cet été, je n'ai pas eu de veine, j'ai été maudite du maillot de bain.

Le soir de la finale de la coupe du monde, j'avais posé mon maillot à sécher sur ma terrasse catalane, sans me méfier, aah petite malheureuse, de la redoutablaffreuse Tramontana. Ma culotte de maillot de bain s'est envolée par-dessus les toits, du moins c'est ce qu'on suppose, vu qu'on ne l'a jamais retrouvée. À l'heure qu'il est, elle doit voler quelque part au-dessus de Barcelone et il y a pire, comme endroit où planer dans la vie, c'est ce que je me dis pour me consoler, parce que j'adore mon maillot de bain.

Le soutif, lui, va comprendre, est resté bien sagement sur la terrasse, avec le recul, je me dis qu'il devait préparer un coup encore plus sale que la culotte.


J'ai dû m'acheter une nouvelle culotte de maillot de bain, noire, et qui faisait mémère d'après Puceminus, mais qui avait le mérite d'aller avec tout et surtout avec mon soutif, c'était bien là le principal, j'adore mon maillot de bain, -surtout qu'il ne m'en reste plus beaucoup à ce moment-là-.

Pour me baigner dans les eaux cristallines et calmes de la Costa brava, j'avais retiré, comme il me permet de le faire (ce maillot de bain est vraiment chouette, je l'adore), les cordons de mon cache-tété,

[J'explique. Ce que je trouve le plusse hideux esthétiquement parlant dans la vie, après la coiffure de Donald, c'est la marque blanche dans le cou des cordons du cache-tété, et c'est mon droit le plus strict.
Là, tu pourrais légitimement me rétorquer que si je ne veux pas de marque sur le corps, je peux aller me baigner toute nue. (Oui, mais j'adore mon maillot de bain, souviens-toi.)]

mais quand je suis allée me baigner, quelques jours plus tard, dans les eaux sablonneuses et houleuses de la Vendée sauvage, je n'avais pas mes cordons de cache-tété, or j'en aurais eu le plus grand besoin et si je savais faire un dessin, tu te représenterais mieux la Bellzouzou agrippant désespérément des deux mains son soutif à chaque vague pour éviter de le perdre à tout jamais, ça serait bien dommage vu que j'ai déjà perdu la culotte. J'adore mon maillot de bain, je te rappelle.

Mes cordons de cache-tété, j'en aurais eu le plus grand besoin, disais-je au conditionnel passé, puisque je les ai perdus. Ils ne se sont pas envolés le soir de la finale, je crois qu'ils sont plutôt enfouis sous le sable de la plage de Calella de Palafrugell, et il y a pire comme endroit où être enterré dans la vie, je me dis pour me consoler. C'est qu'avec ma malédiction du maillot de bain je deviens fataliste, dis donc.

Si je fais l'inventaire, donc, comme maillot de bain, il ne me reste plus qu'un cache-tété, dépareillé et sans cordon.
J'adore mon maillot de bain, je te l'ai déjà dit?

dimanche 29 juillet 2018

Y a personne?

Mes zamis, j'avais envie de passer vous dire bonjour, mais je vois bien qu'il y a personne.
Dommage, j'avais trois quatre trucs à  raconter, comme les jolies vacances que j'ai passées sur la Costa brava, à arpenter les chemins caillouteux et pentus en plein cagnard pour trouver the petite crique qui se mérite (on ne change pas un mari qui gagne), où il n'y a pas grand monde et en tout cas personne qui soit descendu par le chemin (les petits joueurs avec un bateau), où donc tu peux étaler trois serviettes côte côte (mission impossible sur une plage à accés facile), et te baigner dans une eau plus chaude que celle de ma baignoire, et turquoise et limpide avec ça (c'est tout).
Ah, et j'ai tellement aimé les trois musées du fameux 'triangle Dali' (Figueres, Pubol et Portlliga) qu'à un moment sur la route du retour, je voyais ses moustaches, au Salvatore, un peu partout, (même aux endroits que j'aurais jamais cru)

Tu les vois, toi aussi?

Côté lectures, de (bonnes) idées pour celzéceux qui en cherchent:

La vie princière de Marc Pautrel, qui raconte une rencontre amoureuse sur cinq jours, vouée à n'avoir pas de suite. Je voudrais juste dire à l'auteur, sachant que l'objet de son amour lit ses livres,- il le sait elle le lui a dit -il y a quand même de grandes chances qu'elle se jette dans ses bras auprès s'être reconnue dans cette si belle description. Ou alors elle est folle. A moins qu'elle n'existe que dans son imagination et que tout cela ne soit que roman.

Tous les matins du monde (jamais vu le film, tu le crois, ça?)  de Pascal Quignard dont je n'avais jamais rien lu (tu le crois, ça?) Poétique et lent à souhait, très beau.


Le lambeau de Philippe Lançon, lecture très éprouvante. Il y est question, face à l'enfer d'une situation, -l'attentat à Charlie hebdo, une blessure de guerre au visage, un séjour prolongé à l'hôpital, la souffrance-, de fuite par la pensée à travers des souvenirs littéraires, musicaux, picturaux, qui apaisent et consolent et soutiennent.

Il y est question aussi de reconstruction - d'un visage, d'une vie-, d'amour - l'amour d'un père, d'une mère, d'un frère, des amis, d'une femme -, de peur, de cauchemars, de mort, mais aussi de souvenirs de la vie d'avant et, entre les lignes, d'espoir pour la vie d'après.

[Et stupéfaction de lire au détour de l'histoire que les cousins pyrénéens de ses parents dont parle brièvement l'auteur sont des personnes qu'ont très bien connues les parents et grand- parents de l'Ours. (Leur fils, des années plus tard, a fait visiter sa cave d'affinage et donné à goûter à mon Brisefer qui n'allait pas encore à la petite école son premier morceau de Bethmale, ce qui n'a pas été sans conséquence sur le reste de sa vie (il y en a qui comprendront). #c'estdinguecommelemondeestpetit].


Qui a tué mon père? d'Édouard Louis. Je livre tel quel le point de vue de Bellzouzou l'aïeule, qui devait être bien remontée après avoir lu le livre si j'en crois le post-it rageur qu'elle a laissé dedans avant de me filer le bouquin: "Livre d'une parfaite mauvaise foi et haineux. Accuser les politiques de tous ses propres malheurs, comme s'il y avait un déterminisme social inéluctable  et qu'on ne puisse intervenir sur son propre destin est lâche et petit. J'ai détesté ce livre." Je ne partage pas vraiment son avis, je suis assez d'accord avec l'auteur quand il dit que les personnes qui «font de la politique» sont celles qui sont les moins impactées par les décisions politiques. Et puis j'y ai surtout lu une déclaration  -alambiquée- d'amour à son père.


Et pour finir, des nouvelles de la Bête Féroce. Elle va très mal. L'âge aidant, ça se confirme, elle fait de la dépression nerveuse chaque fois qu'on la laisse aux aïeux Zouzou pendant nos vacances et se laisse mourir de faim (presque). On la récupère toute gringalette et en manque flagrant d'affection. Quand on sait avec quels soin et dévouement les aïeux s'occupent d'elle on mesure son ingratitude. Et puis elle nous ferait un peu de chantage au suicide pour pas qu'on parte en vacances que ça ne m'étonnerait pas.

lundi 9 juillet 2018

(Bonnes) vacances

Un jour, peut-être, je te raconterai l'histoire du mois de juin le plus rempli et le plus fatigant du monde, tellement fatigant que tu n'arrives pas à dormir la nuit tellement tu es crevée -et tellement il fait chaud aussi, peut-être.
Mais là c'est juillet, c'est vacances et c'est pas plus mal.
Je vais enfin pouvoir faire un sort à la pile de livres qui me fait de l'oeil depuis des semaines


ranger ma maison pour y accueillir les Catalans chez qui nous irons (mettre le bordel) pendant ce temps,
et bronzer de façon uniforme (j'ai le bronzage agricole, j'ai l'air fin)
Je n'ai pas d'autre objectif pour les jours à venir, je te jure.
Bon été à toutezétous, profitez (donc!)!

dimanche 1 juillet 2018

La désenchantée (sur un air connu).

On m'a demandé en com' des nouvelles de ma pièce. Elle va bien, elle te remercie, elle est finie jusqu'aux prochaines dates, (en septembre). Fin septembre donc, officiellement, on avisera, il y en a qui veulent arrêter, d'autres qui veulent poursuivre, ce ne sont pas toujours les mêmes selon qu'il y a trois chats, quarante moutons et quel est l'âge du capitaine. Mais on a été superbienheureux de jouer, on a été fort bien reçus partout, on a vu du pays, on a rencontré de chouettes personnes, alors Madame Irma te fait dire qu'il est fort probable qu'on continue.

Et puis on a eu des surprises, des publics très différents qui ne rigolaient pas toujours aux mêmes moments de la pièce, et même à des moments très inattendus, par exemple le seul moment un peu sérieux, poétique en tout cas, de la pièce qui a fait hurler de rire le premier soir, et plus jamais ensuite. Le premier soir, c'était nos amis proches et familles, je n'en dirai pas plus, par égard pour eux, les autres fois, on ne connaissait personne de chez personne. Même si on a eu, là aussi, parfois des surprises:

A un moment de la pièce, je dois faire mon aguicheuse (= rouler des hanches et sortir les tétés) et dire "je cherche un partenaire plutôt beau, pas ringard, un peu Gary Cooper, en moins mort, en moins star, un mec qui ait du blé(...) si tu vois ce que je veux dire *
à ce moment-là, je suis un peu obligée de chercher un partenaire éventuel parmi les gens dans l'auditoire, donc
(apparté: en général, sauf quand j'y suis absolument contrainte, je m'abstiens formellement de regarder le public, je regarde au-dessus des têtes, on m'a appris à faire comme ça quand j'étais (plus)jeune, le quatrième mur il existe bel et bien et je suis toujours surprise quand mes camarades de jeu me disent après coup - Tu as vu la tête du gars au premier rang quand j'ai dit(..) - nan, j'ai pas vu, je ne regarde pas, tu sais bien
d'ailleurs, en général, on ne voit pas grand chose avec les projecteurs dans les cils, et ça m'arrange bien de ne regarder personne en particulier quand je fais mon aguicheuse, tu vois.)

Mais un jour, on jouait en plein air et en plein jour, dans un jardin, (à 40 km au nord du département, chez un particulier qui avait invité ses amis pour l'occasion, nous ne connaissions personne, j'insiste), c'était le soleil qu'on avait dans les cils, mais on y voyait parfaitement (comme en plein jour, à vrai dire) tout le monde, du premier au dernier rang.
Quand j'ai dû dire ma fameuse réplique, donc, j'ai balayé le public du regard, j'étais assez mal à l'aise pour tout vous dire, quand tout à coup, mon regard s'est posé sur un gars très très beau, le sourire jusqu'aux oreilles, qui quand j'ai dit si tu vois ce que je veux dire, m'a fait de grands signes affirmatifs de la tête.
Tiens, je me suis dit, il y a un gars au fond à gauche qui est particulièrement beau et sympathique et qui a fait de ce moment un peu gênant (n'est-ce pas?) un moment agréable et peut-être plus si affinités, quand ce sera l'heure de saluer, je regarderai encore de ce côté-là (tu penses).

Au moment du salut final, j'ai vu que ce gars, c'était l'archi qui a construit ma maison et que je connais depuis quinze ans.

*L'indémodable (hum) Patti Layne.

mercredi 27 juin 2018

Ce que je fais de ma journée (avec du post scrotum dedans).

A ma petite R. qui réalise, désolée, qu'elle a sali la table avec sa peinture:
"-ce n'est pas grave, tu sais, H. la nettoiera tout à l'heure.
- et pourquoi c'est pas toi qui nettoie, maîtresse? (oui, pourquoi?)
- bah parce que c'est H. qui nettoie, c'est son travail, de nettoyer la classe quand l'école est fermée et que vous êtes rentrés chez vous.
- (sentencieuse et sourcils froncés) ah oui, toi, tu fais rien de ta journée, quoi !"


Post- scrotum premier: des niouses de Bellzouzou l'aïeule? Cette année encore, elle est chez les Grecs avec Puceminus, et cette année encore, elle a bien des soucis avec sa tablette:
" bonjour   dernier jour a sifnos avons traverse l ile de long en large  [Puceminus] va bien mais celui d avons [minus] se terme  cette tablette est toujours aussi idiote j est pere que tu me lis quand meme  qu'elles nouvelles des grands est s pere n fans? bisous"

Post-scrotum second: il y en a des certains qui se moquent ou c'est moi qui me fais encore des idées?

jeudi 21 juin 2018

Brèves de maternoche et vrac et foutrac de rattrapage (et avec, à nouveau, du pied de chaise de cuisine dedans).

 - Tu sais maîcresse, à la maison, j'ai perdu [je ne sais pas quel petit truc, ndlr]
- oooh, (feignant la compassion comme tu dois si bien savoir le faire en maternoche) (à moins que tu t'intéresses vraiment à tous les petits trucs perdus) (à la maison, en plus) tu vas sûrement le retrouver...
- ça m'étonnerait, parce qu'il est vraiment très perdu.

A un petit en tenue complète de foot aux couleurs de l'équipe de France:
- dis-moi un peu qui est ton joueur préféré?(et bien franchement, il aurait pu me répondre n'importe qui, pour ce que j'y connais, tu penses)
- bah!.. (évidence) c'est maman!

A une petite cocotte contrariée qui bougonne dans sa barbe en rentrant de récré:
- Qu'est ce qui t'arrive, R., ça ne va pas?
(toujours bougonnant) Nan! j'arrive chez moi, je claque la porte de ma chambre!

A part ça mes amis, c'est le mois de juin qui passe en bourrasque, comme tous les mois de juin, j'ai une Minipuce khâgneuse asteure et je gonfle tellement les tétés que je pourrais en tirer du lait sastrouve, l'Ours et moi avons un aperçu de ce qu'est la vie à deux depuis que Puceminus est partie se faire voir chez les Grecs avec les aïeux zouzou (plains-la, pauvre enfant)(pour trois semaines, en plus), la vie à deux à notre âge au mois de juin c'est pas bien folichon, on a juste envie de ne pas se coucher trop tard pour tenir le coup jusqu'au bout (la moooort?), pour tout te dire (je te fais rêver, là, je vois bien), je n'ai pas le temps d'ouvrir un livre et pourtant j'ai un tas de choses appétissantes sur ma table de chevet, et même presque pas le temps de penser à Mads, c'est misère.

Mais je me rattraperai pendant les vacances, chaton.

Et pour faire bonne bouche:
Tu me crois, si je te dis qu'aujourd'hui, on a reçu, bouche en coeur et ronds de jambe, un quatrième pied gauche? Tu devrais.
Comme j'en ai fini de jouer et que les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures (et que j'ai eu laaargement le temps de m'habituer à l'idée que j'aurai sept chaises de cuisine et jamais huit), je demande un remboursement sine die, et je ne te recommande pas (du tout du tout) Alinéa.

mercredi 13 juin 2018

Vrac et foutrac.

De plus en plus fréquemment, j'ai le sentiment d'être un peu en décalage générationnel avec mes petits élèves. Il y a eu l'affaire de la tablette, (oooh, ça vaaa, il y a prescription depuis le temps), celle du téléphone plus récemment, il y a quotidiennement des jeux ou des personnages de dessins animés dont on me parle et que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, et puis hier, (diiingue), pendant l'atelier de phonologie, on cherche des images d'animaux ou de personnages qui contiennent le son [z] (et c'est misère parce qu'ils entendent parfaitement [sss],mais pas [zzzz], -mais c'est une autre affaire-) il y a quelqu'un qui me saute immédiatement aux yeux (et aux oreilles) quand je le vois sur la table


mais je suis bien la seule, on me regarde avec des yeux ronds,

- mais (enfin!), les enfants, qui est ce personnage (voyons!) ??
- le Père Fouettard, maîtresse!

J'ai dû chanter Son nom, il le siiigne à la pointe de l'épéééé d'un Z qui veut dire Zorrooo, (ce qui a encore aggravé mon cas, je le crains.)

A part ça, mes amis, je suis jusquezaucou dans la semaine la plus terrible qui soit, avec du trac qui monte, du strass, du stress et des répètes tous les soirs ou presque avant toute une série de représentations avec ma petite troupe de la mort (je vous jure), on joue vendredi, samedi, dimanche (relâche le lundi, comme les pros, j'adoore!) et mardi, dans de petites salles ou chez des particuliers (on peut venir jouer chez toi, si tu nous invites. on est bons, en plus.), 
des répètes, donc, mais aussi quelques réunions ici et là, la chorale des petits devant les parents (et l'énervement qui va avec), la kermesse de l'école (et l'énervement qui va avec)(et encore: le barbecue avec les parents d'élèves d'après kermesse et l'énervement qui va avec je le sèche: j'ai répète.)
Donc tu me dis adieu dans les comm', c'est plus prudent, je ne suis pas sûre de revenir un jour.

mercredi 6 juin 2018

Sage-femme.

L'autre jour, je suis allée voir une sage-femme*.
Puceminus, voix suraiguë: Kwaaaaâ? tu vas voir une sage-femme? tu es croyante, maintenant??
(elle a confondu avec une bonne soeur, je suppose). Ma fille, 14 ans, le Brevet l'an prochain, moui moui moui.

*maman, noon, je ne suis pas enceinte. Je préférerais encore prendre un bouledogue, tu sais bien.

dimanche 3 juin 2018

La grande et looongue aventure de la chaise de cuisine.

Un jour, c'était il y a longtemps, c'était avant Noël dernier, j'ai dit à l'Ours qu'il allait nous falloir acheter d'autres chaises de cuisine (oui, je reçois dans ma cuisine, moi, je n'ai pas de salle à manger, figurez-vous) (mais j'ai une arrière-cuisine, en revanche) (je suis snob si je veux) (et donc je cuisine dedans alors que je mange dans ma cuisine)(je pourrais donc dire qu'en réalité j'ai bien une cuisine, c'est mon arrière-cuisine) et une salle à manger (c'est ma cuisine) (mais je sens bien que j'embrouille un peu les choses), 
il allait nous falloir des chaises supplémentaires, disais-je, parce quand on reçoit beaucoup de monde chez les Bellzouzou, on n'en a jamais assez (de chaises) et qu'avec une table particulièrement haute (y a-t-il des choses que vous ignorez encore de ma vie toute privée, dites-moi?), on ne peut pas ajouter juste un tabouret au débotté, c'est beaucoup trop bas par rapport à la table, résultat: on compte toujours très précisément combien de personnes on invite et on ne n'invite jamais une personne supplémentaire quand on a rempli notre ratio chaise/invité, j.a.m.a.i.s, c'est pas qu'on vous aime pas, c'est que c'est techniquement pas possible, sachez-le.
Et ça me pesait cette histoire de chaises, j'ai donc décidé d'en acheter plusieurs en sus, c'était une bonne idée, je trouve, non?

La mauvaise idée, en revanche, ça a été toutes les idées qui ont suivi.
D'abord, on a décidé de ne pas aller chercher nos chaises dans le magasin, parce qu'il était loin, en banlieue, et que ça nous barbait d'y aller alors qu'on pouvait se les faire livrer direct dans la cuisine (la salle à manger).
Ensuite, la (particulièrement très) mauvaise idée, ça a été de commander un nombre impair de chaises (c'était une idée très très mauvaise, j'insiste sur ce point).
Enfin, la dernière mauvaise idée, ça a été de commander dans le magasin dont le nom commence par un A et finit par un A, qui ressemble (un peu) à ik*ea, sauf que lui ça commence par un I et ça finit par un A, comme tu sais sûrement. Mais si on a commandé là, tu penses bien, c'est parce que c'est là qu'on avait acheté nos anciennes chaises et qu'on voulait que ce soye les mêmes, (tant qu'à faire).
Mais toutes ces idées, dont je ne savais pas qu'elles étaient mauvaises, je les ai eues, tu penses, et c'est bien ma veine.

Un jour, c'était il y a longtemps, c'était avant Noël dernier, en 2017, j'ai commandé trois chaises, donc.
Un autre jour, assez longtemps après d'ailleurs, j'ai été livrée (deux paquets) et j'étais bien contente. C'était avant de comprendre que probablement les chaises étaient conditionnées par deux et que c'est pour cette raison qu'il y avait deux paquets. Celui qui contenait le lot originel de deux chaises était intact, et l'autre avait été ouvert pour n'en laisser qu'une (chaise) (vu que j'en voulais seulement trois, et que c'était l'erreur très fatale, tu suis, un peu?), le carton était déchiré et écrabouillé, à l'intérieur c'était pas beau à voir. Et, pour couronner la reine mère, il n'y avait pas de quoi monter une chaise, vu que le gars qui avait retiré une chaise du lot, s'était gouré avec les pieds, on avait un mauvais pied. Le mauvais pied, c'est comme le mauvais oeil: quand tu l'as, tu es mal barré. En l'occurrence, ici, le mauvais pied, c'est celui qui est rigoureusement identique et non symétrique à l'autre, rapport aux trous (j'espère que je suis bien claire)(mais je n'en suis pas sûre), ce qui fait que tu ne peux pas les relier entre eux et que tu pleures(niches).

Bref. On a téléphoné au service après-vente, on était encore de bonne humeur, obtenu au bout de quelques jours un code pour rendre le paquet abîmé et au contenu non conforme à un relais-colis, où on s'est rendu une première fois pour s'entendre dire que le code n'était pas bon et ne passait pas et impossible de faire quoi que ce soit, puis une deuxième fois quelques jours après parce qu'il avait fallu entre temps redemander un code qui avait mis un certain temps à arriver là encore, on était un peu moins de bonne humeur mais ça allait encore: le colis était reparti et bientôt on nous livrerait une nouvelle chaise bien emballée toucomifo et avec deux pieds aux trous bien symétriques.
Quand on a reçu le colis, on a fait la danse du ventre et commencé à monter la chaise, on était impatient de s'asseoir dessus, pensez, depuis le temps qu'on l'attendait, celle-là.

C'est là qu'on s'est aperçu, enfer et putréfaction, que cette fois encore merdézut on nous avait fourgué deux pieds identiques et non.. (j'arrête)(je pars du principe que tu as compris mon problème de pieds) (parce que c'est marre de t'espliquer tout le temps).
On avait donc toujours en notre possession deux mauvais pieds. Et toujours le mauvais oeil pourrais-tu ajouter, si tu avais mauvais esprit. On n'était plus vraiment de bonne humeur. On a conversé avec le service après-vente, plusieurs fois et chaque fois c'était compliqué d'expliquer notre histoire de pieds aux trous pas symétriques, on a envoyé des photos, des schémas, on a refusé catégoriquement de retourner au relais-colis où on voulait nous renvoyer pour rendre les pieds parce que ça faisait déjà deux fois, hein, et que c'était une erreur qui leur était entièrement imputable; ils en ont convenu et, grands seigneurs, ont accepté de nous livrer à domicile un nouveau pied.
Ca serait bien que vous nous renvoyiez un pied parmi les deux qui, dans la boîte que vous avez ouverte pour nous, logiquement doivent vous rester sur les bras quelque part dans votre entrepôt, on aurait plus de chance de récupérer le bon, (et puis ce sont deux mauvais pieds (bien que deux bons pieds de notre point de vue, hein) que vous n'arriverez jamais à vendre, on leur a dit), 
mais si vous ouvrez une nouvelle boîte pour une raison ou pour une autre, de grâce (ça se voit qu'on était vraiment désespérés? ndlr), envoyez-nous les d.e.u.x pieds!!, on trouvera forcément le bon (et on vous renverra alors tous les autres). Oui oui vous avez raison, c'est ce qu'on va faire, ils ont dit.

Ce n'est pas ce qu'ils ont fait, parce qu'on a attendu deux mois au moins et que quand on a râlé que c'était bien long, il nous a été répondu bien aimablement que certes oui et veuillez nous excuser pour le délai de traitement de votre commande nous mettons tout en place pour vous satisfaire, mais la pièce vient chez notre fournisseur à l'étranger et il faut lui laisser le temps d'arriver, soyez patients et merci de votre compréhension.
On a donc été patients vu qu'il n'y avait pas grand'chose d'autre à faire, et de très mauvaise humeur pendant un certain temps, jusqu'à il y a trois jours pour tout te dire (pour mémoire, on avait commandé nos chaises avant Noël), quand on a fini par recevoir notre colis. Lequel ne contenait qu'un seul pied. Ils jouent à la roulette russe on dirait, on s'est dit lugubrement (parce qu'il n'était plus question une seconde de danse du ventre).

Est-ce que tu me crois si je te dis que c'était une fois encore le mauvais pied? Je te promets, jure et crache par terre. On s'est même demandé si ce n'était pas nous qui étions un peu concons à ne pas savoir monter une chaise (qu'on a pourtant montée en plusieurs exemplaires sans jamais aucun problème auparavant), on a vérifié mille fois, demandé de l'aide autour de nous, une double correction, une contre-expertise, et ce constat sans appel:
nous sommes désormais en possession de trois mauvais pieds.
(Et d'une humeur de dogue russe).
Nous ne pouvons toujours pas inviter la foule dans notre cuisine, nous connaissons le numéro du service après-vente et le numéro de commande par coeur, notre historique est long comme un jour sans fromage, il faut une demi-heure à notre correspondant, jamais le même tu devines, pour en prendre connaissance à chaque fois, et autant pour expliquer une nouvelle fois qu'il nous faut deux pieds symétriques et non identiques et quand on regarde la chaise bien en face, c'est le pied droit qu'il nous faut, le droit vous notez? pas le gauche, le gauche on l'a déjà en triple,
et si je n'ai pas encore perdu mon légendaire flegme (huhu), c'est seulement parce que je me suis dit que j'avais matière à faire un billet de blog, ce qui me rend toujours joyeuse, au cas où tu ne le saurais pas.


Ben j'en suis bien contente pour toi, chaton.