Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

vendredi 12 avril 2013

En vrac et en pas rangé dans les recoins (mais pas très long, heureusement).

- A midi, l'infirmière du lycée m'appelle pour me dire qu'elle garde avec elle pour l'après-midi  en observation mon fils qui a reçu derrière la tête un coup de genou au rugby le matin même. Il est aller manger, mais il est venu me voir ensuite, le pauvre, il avait mal à la tête. Passez-le moi, je lui ai dit. Alors mon pauvre coco, tu as très mal à la tête, au point de devoir passer l'après-midi à l'infirmerie plutôt que devant ton grand devoir sur table de maths coeff.4 (hé hé!), c'est bien dommage que tu sois si malade: tu ne pourras pas aller voir la grande finale de ton équipe de ping ce soir et la fiesta qui va avec, dis donc. Ah si, tu penses que tu iras mieux, dis-tu? Repasse-moi l'infirmière.
Un Brisefer qui mange est un Brisefer qui va bien et un Brisefer qui a mal à la tête est un Brisefer qui a un gros D.S de maths (proverbe de chez nous)

- Puceminus, en colère: ah ben c'est malin, j'ai failli le dire, quand la maîtresse m'a interrogée!!! [ son père lui faisait réviser sa poésie, d'un certain Jean-Paul Labousse, en complétant chaque fois d'un "de vache" (humour de chez nous) (ne vous sentez pas obligés de commenter)(vous me ferez plaisir).

- A l'école, aujourd'hui, la remplaçante de la  remplaçante de la collègue malade était malade, vous z'auriez vu le désespoir de certains parents -au foyer- à l'idée de devoir garder leur enfant toute la journée chez eux, mandieumandieu. La palme à la mère qui nous a dit devant ses filles, joignant le geste à la parole, que "nan mais garder les trois [enfants, ndlr] à la maison, je me tire une balle dans la tête".

- C'est bien dommage que j'aye pas eu mon appareil photo sur moi tout à l'heure pour vous montrer les montagnes de purin déversées par les éleveurs de près de chez nous devant la préfecture de Chartrescityville. Ça embaumait la bonne odeur jusque dans les classes, on se sentait vraiment en vacances comme chez mamie Georgette de Saint-André-Goule-d'Oie  [ Vendée profonde].
 
 

lundi 8 avril 2013

Le jour où la terre a failli s'arrêter de tourner.

C'était un matin ordinaire, ou presque: une des filles est à Prague pour la semaine avec sa classe, la maison semble un peu vide, on a du mal à mettre seulement quatre couverts sur la table, des conneries comme ça. C'était un matin ordinaire, il faisait beau, on partait à l'école un peu en retard, songeant aux petites choses de la journée à venir. Et puis le titre sur France info, un car scolaire accidenté au petit matin, non, en Tchéquie, pourvu que, du côté de Prague, faites que, un mort de nombreux blessés.
 
Ce matin, après la panique, après le coup de fil au collège, j'ai laissé un texto à ma mère pour lui dire de ne pas s'inquiéter, elle l'a lu en se réveillant, elle ne savait pas qu'il y avait eu un accident. Mon père, levé aux aurores comme chaque matin, le savait, lui.
 
Aujourd'hui, je pense à cet autre grand-père qui s'est levé un matin ordinaire, a entendu la nouvelle à la radio, a attendu dans l'angoisse qu'on lui envoie un petit mot qui lui dirait que sa petite-fille n'était pas concernée par l'accident. Je pense à cet homme pour qui la terre s'est arrêtée de tourner aujourd'hui.

vendredi 5 avril 2013

Brèves à la manière d'Une vie de prof *

* c'est par ici, j'adore.


Quand j'ai 9 élèves absents [un mercredi de rattrapage d'on ne sait même plus quels jours on nous a soi-disant "donnés"
(on nous avait donné des jours? quels jours?),
alors que mes collègues font le plein comme d'hab'.



Quand j'ai fini de remplir les petites cases des évaluations

 



Quand un élève m'appelle "Mamie!"

 

Quand un parent d'élève me souhaite "bon courage!" le matin en me laissant son gosse

 

Quand on me parle du retour de la semaine à 4 jours et demi


 




Quand je rentre de l'école un vendredi soir,
et que toute la journée il a neigé
non stop
à ne pas pouvoir mettre un mouflet dehors
(non, même pas 5 minutes)
 (et que la neige, c'est un 5 avril, en plus).
 

lundi 1 avril 2013

Comment j'ai bouclé ma ceinture (noire).

Quand la maîtresse de Puceminus a fait passer un mot dans les cahiers pour demander si on le sentait de coudre une ceinture pour la danse de son enfant et si oui, de venir la voir un soir après l'école pour qu'elle nous explique tout bien comme il faut, j'ai fait la morte.
Je le sentais pas, quoi, c'est mon droit.
(Et puis, en matière de costume de danse, ça va, j'ai des antécédents, je vous signale.)
 
Mais bon, c'était pour l'école, une chorégraphie de maîtresse homologuée en bonne et due forme (la maîtresse), hein, alors quand Puceminus m'a dit, larmichouille à l'œil, que tout le monde avait sa ceinture une maman qui avait accepté de lui coudre sa ceinture, je la sentais toujours pas cette histoire de ceinture, mais je suis allée voir la maîtresse pour qu'elle m'explique tout bien comme il faut. Avant de partir j'ai envoyé un texto à ma mère pour lui dire qu'il allait y avoir de la couture à faire, qu'elle se prépare.
 
A l'école, j'ai tout de suite été inquiète, parce que la maîtresse a dit que ne vous inquiétez pas c'était très facile à faire. Ensuite, elle m'a montré la chose, et j'ai été rassurée, j'ai vu que c'était vraiment facile, en fait.
Surprenant, original, mais facile. Et de toute beauté, encore plus beau que ce que m'en avait dit Puceminus, des étoiles  plein les yeux.
J'ai envoyé un texto à ma mère pour lui dire de dormir sur ses deux oreilles. Mais que par contre, Bellzouzou l'aïeul, lui, il allait devoir boire et boire et boire encore de la Bad*oit, nous on n'aime pas ça, je t'expliquerai, mais dis-lui de commencer tout de suite.

La ceinture de la maîtresse, plus originale ça se peut pas. Baloo avait bien eu un peu la même idée de base, mais la maîtresse l'a quand même vachement perfectionnée, et Baloo peut aller se rhabiller.
 
 
L'idée de la maîtresse, personne n'a jamais pu l'avoir avant elle, même pas Baloo donc, et c'est pour ça qu'elle est vraiment géniale, moi je dis, c'est de faire une ceinture avec des bouteilles.
De Bad*oit, donc.
(tu n'as pas la berlue, non).
( L'imagination des maîtresse est féconde, mais féconde, à un point que je ne soupçonnais même pas, et vous non plus d'ailleurs j'en suis sûre.)
 
J'ai été enthousiasmée. Je me suis tout de suite mise à l'ouvrage. Une ceinture en bouteilles de Bad*oit, tu n'en fais qu'une dans une vie et tu n'as qu'une vie, je te rappelle, donc tu t'y mets tout de suite. De son côté, L'aïeul buvait, buvait, buvait, je te dis que ça.
 
L'Ours était tout intrigué au début, il a cru que je me faisais un petit porte-jarretelle.


C'est bientôt que tu entres en scène, je vais bientôt avoir besoin de tes talents je lui ai dit, il était tout émoustillé.





Il a été un peu déçu, je pense, mais il aime sortir sa perceuse pour les grandes occasions,
et si c'en était pas une ça, qu'est-ce que c'est.

 
Ma Puceminus, elle est pas peu fière de faire partie de la confrérie des heureux possesseurs de ceinture de bouteilles de bad*oit , parce que c'est pas donné à tout le monde, vous pensez.
(et si la maîtresse elle signe pas la choré la plusse réussie de tous les temps, Bellzouzou l'aïeul il passe à la Vittel.)



 

dimanche 24 mars 2013

Moi je dis.

- Brisefer mon fils, à sa première leçon de code, il a fait 8 fautes, et de l'avis de l'auto école, c'était waah! tout à fait exceptionnel et oh combien prometteur, mon garçon.
Sauf que ça fait maintenant 1 mois et demi que Brisefer hante les cours de code comme un fantôme en son manoir écossais, et qu'il fait désespérément 8 fautes chaque fois, qu'il neige, qu'il vente, que le capitaine s'appelle François ou mon Raymond.
 
- par les temps qui courent, vaut mieux  s'appeler François que mon Raymond, moi je dis.

- L'autre jour, j'ai donné carte à blanche à Minipuce pour une après-midi en tête à tête. Je me suis retrouvée vite fait bien fait devant Jappeloup pendant 2 heures 10, et croyez-moi, même si Guillaume Canet il est miam et le canasson drôlement bien coiffé avec ses petites couettes pour les compèts, c'était looong, puis chez cache-ca*che à tenir bien fermé le rideau de la cabine d'essayage tout en écoutant le debriefing de Jappeloup (encore plus long que le film, si c'est possible).
Et je vous dis le pire: Minipuce elle y est retournée aujourd'hui avec sa copine, voir le canasson à couettes.
Dingue.

- vaut mieux rester chez soi à ranger son sous-sol qu'aller voir Jappeloup, moi je dis. (mais vaut mieux aller voir Jappeloup que participer à Koh Lanta.)
(oui, je suis très en forme).
 

mardi 19 mars 2013

Si tous les instits du monde voulaient bien s'donner la main, ensemble ils feraient une grande ronde (et moi, il faudrait que je cherche la suite sur gogole)

 ( Brèves croisées d'entre deux portes à l'heure des mamans)
 
- je voulais vous dire: l'an prochain, mon fils, je suis désolée mais il continue pas chez vous, je le mets dans le privé - nan mais vous faites de la peinture tous les jours ou quoi?  - attention, c'est pas votre travail que je remets en cause, surtout pas, bien au contraire - parce que je veux bien être patiente, mais ça commence un peu à bien faire - c'est un garçon vous comprenez, j'ai besoin qu'il soit bien tenu - elle avait de la peinture sur le pull jusqu'aux coudes, vous leur mettez pas de blouse ou quoi? -parce que je travaille beaucoup, moi, je compte quand même sur l'école pour l'éduquer -et c'est de la peinture qui part pas facilement au lavage je peux vous le dire - ici, il a de mauvaises fréquentations, et puis c'est quand même pas pareil - ça suffit pas de remonter les manches de la blouse, il faut remonter les manches du pull aussi - l'an dernier il était déjà dans le privé, mais quand on a déménagé ici on a trouvé de place nulle part alors on est venu là et on en a été contents, hein, c'est pas le problème - elles ont des élastiques aux poignets, vos blouses? - mais le privé pour lui ça sera mieux, il sera plus calme, c'est un garçon - si vous voulez, je peux vous en fournir, moi, une blouse pour ma fille, il suffit de me le dire.
 
- Ce sont les premières jonquilles du jardin, elle a absolument voulu qu'on les cueille pour vous, elle vous adore.
 

jeudi 14 mars 2013

(édité)


Figurez-vous que je me suis drôlement bien amusée à découvrir les derniers ouvrages de Jean-Loup Chiflet "Concaténation, ma passion" et "Allégorie ma chérie" que m'ont gentiment envoyés les éditions Chiflet & cie.
 
J'y ai appris ce que sont une citation apocryphe, des vers olorimes, un salmigondis
(ça en jette, hein)
 et la signification du mot Hexakosioihexekontahexaphobie
 (la peur du nombre 666, hé hé).
Et aussi qu' anticonstitutionnellement et ses 25 lettres
fait pâle figure à côté du nom de la vitamine B1, le chlorure d'aminométhilpyrimidinylhydroxyéthylméthythiazolium
et ses-49-lettres-qui-dit-mieux?
 (il paraît que l'épeler à l'envers vaut tous les moutons du monde les nuits d'insomnie).
On peut aussi paufiner ses insultes québecoises ou son suisse romand.
Bref, c'est rigolo, instructif et ça peut te permettre de briller en société,
si ton but dans la vie c'est de briller en société, oeuf corse.

Si toi aussi tu veux savoir si ton mec est un jonisse, un kroumir ou un olibrius
(à toutes fins utiles) ,
comment utilier à bon escient "par contre" et "en revanche",
pourquoi on se souhaite merde au théâtre,
et qui diable est ce fameux Glinglin de la Saint Glinglin,
tu me le dis en comm', 1ère porte en bas,
et la blanche main de Puceminus, l'Innocence personnifiée,
tirera prochainement le nom du gagnant d'un exemplaire tout neuf livré à domicile, oh yeah.
 
 
EDIT: Dorémi (comm' 4) et Belle de Fontenay (comm' 10), l'Innocence sur pattes vous a désignées, envoyez-moi vos coordonnées postales.

mardi 12 mars 2013

Mauvaise pente.

Chaque neige et verglas  que le petit Djézusse fait, dans ma rue pentue à 12% (j'habite en Beauce  dans une rue pentue à 12%, je vous l'ai déjà dit?), il y en a des certains qui se plantent la bagnole vite fait bien fait, et pourtant, l'année suivante ils la reprennent (leur bagnole) (et aussi ma rue pentue) ( le degré de la pente est pourtant annoncé par un joli panneau en amont et certifié par huissier). 
Ce matin, sous mes yeux, vlam une voiture glisse et rentre dans deux autres déjà cabossées au milieu de la route, et boum elle se fait emboutir immédiatement par celle qui arrivait derrière. Comme la rue, en plus d'être pentue, elle est tournue, ça aurait pu être drôle d'attendre et de voir combien de bagnoles allaient descendre encore et se rentrer dedans, vu que d'en haut on ne voit pas ce qui se tamponne en bas. Mais comme il y a toujours des citoyens exemplaires* et tout particulièrement dans les rues pentues j'ai remarqué pas vous?, il y en a qui ont grimpé la côte pour dire en haut que c'était pas la peine de descendre sauf à aimer vivre dangerously, pff même pas drôle.
 
* pas moi, donc. J'attendais, fascinée, de voir combien de personnes étaient assez nazes pour prendre à voiture ce matin une rue tournue et pentue à 12% où plusieurs fois l'an il y a la photo d'un carambolage dans le journal.
 

mardi 5 mars 2013

 
Ma copine Chris, chaque fois qu'elle vient chez moi, juste pour me claquer la bise cinq minutes (je lui sers le thé) ou plus si affinités (je lui sers le champagne) (je précise pour montrer que la boisson n'a -presque- rien à voir avec ça)
chaque fois qu'elle vient chez moi, donc, en plein jour comme en pleine nuit, elle manque mourir.
Mais mourir vraiment, mourir au sens propre, hein.
( bon, elle manque finir aux urgences, en tout cas.)
Je vous mens pas: elle porte sur son corps au moins deux cicatrices faites chez moi, vous pourrez vérifier. La classe, hein.
Je continue de l'inviter, j'adore qu'on vienne mourir chez moi, voyez. Elle continue de venir me voir. On a très envie de voir jusqu'où on peut aller, elle et moi on est trop des aventurières. (Surtout elle.)
 
Copine Chris, donc, puisqu'elle n'est pas encore morte, (juste couverte de cicatrices), elle ouvre sa petite boutique en ligne, et je vous engage vivement à aller y jeter un oeil, ne serait-ce que pour récompenser son courage. (Et aussi parce qu'elle est drôlement chouette, sa boutique.)
 
 

dimanche 3 mars 2013

Grande nouvelle.


J'ai le grand plaisir d'annoncer officiellement que mon Brisefer est enfin devenu raisonnable, comment je le sais, bah je le sais parce que (il est allé se faire recenser à la mairie, s'inscrire à la conduite accompagnée, a une carte vitale à son nom et vient de choisir son orientation en première, mais surtout:) cette année au ski j'ai pas pensé sans arrêt à skier le plus loin possible de lui comme quand il était petit. (En vrai, c'est parce que le problème ne se pose plus, il ne descend pas les pistes pour mémères sur planches, LUI. )
En revanche, il y en a des certains qui n'ont pas pensé à se méfier de sa toute petite soeur, -celle qui dévale les pistes noires sur les bosses tout en dansant le gangnam style-, le vieux bonhomme anglais qui a méchamment déchaussé après qu'elle a foncé sur lui à toute berzingue récupérer son bâton tombé du télésiège, par exemple.
Sinon cette année merci de demander j'ai même pas la marque des lunettes et tu m'en vois ravie, par -22° les bons jours en haut des pistes, j'ai pas quitté ma petite laine des joues, et (aucun rapport) j'ai pas skié sans cache-tété non plus  (c'est parce que j'avais sévèrement renforcé la couture de chacune de mes bretelles avant de partir).
Voilààààààà que des niouses de toute première importance, hein, mais demain je te cause du remplacement de Benoît the sixteenth, si tu préfères, t'as qu'à me dire.

lundi 18 février 2013

Souffle (et souffre) avec Minipuce.

Figurez-vous que Minipuce a dû envoyer un mail à son prof de flûte trois jours avant l'examen de milieu d'année, pour lui réclamer en urgence la partition du morceau à jouer.
Trois jours avant, tu lis bien.
Misère de misère, elle se souvenait parfaitement qu'au dernier cours, quinze jours avant (quinze jours avant, tu lis bien), le prof lui avait montré la-dite partoche, puis l'avait reposée sur son bureau, mais la lui avait-il donnée à la fin du cours, mystère et boule de rutabaga, hein? Et si elle l'avait eue, l'avait-elle posée ici, rangée là, oubliée quelque part?  Pis comment expliquer qu'elle constate l'absence de partition  trois jours seulement avant l'exam, sinon à avouer qu'elle est vraiment une ramollie des neurones inconsciente  paresseuse pas stressée de la flûte, hum?
 Rhalala mais comment est-ce que je vais tourner mon mail pour que le prof y se rende pas compte que je n'ai encore rien travaillé, toussa? (notez bien, pas d'affolement concernant le morceau à apprendre, par coeur, en trois jours au mieux, ndlr.)
Je m'en lave les mains ma fille, je lui ai dit texto. Et pas question que je t'aide à rédiger ton mail.
 Ce que je ne lui ai pas dit, c'est le service que je lui rendais en réalité: il y a de fortes chances que le prof fasse un arrêt respiratoire en lisant sa prose et son orthographe transgénique, et qu'il ne soit plus jamais question d'examen de flûte.

lundi 11 février 2013

c'est inuit!


Parfois tu te targues d'avoir vraiment bien bossé avec tes petits élèves sur le thème des Inuits, des igloos, de la banquise et des ours polaires. Et puis un matin, un petit te parle de la cousine vietnamienne de sa maman venue leur rendre visite, et tu en fais profiter toute la classe:
"- (doigt levé) une vietnamienne, c'est une dame qui habite au....??
- (aucune hésitation, 28 bouches, en choeur) AU-POLE-NORD!!!"

(note pour toi-même: *piège*) (ne surtout pas tomber dedans lors de ton inspection.) (bientôt).

mardi 5 février 2013

En vrac et en pas bien rangé (et en pas bien intéressant en plusse, vous voilà prévenus)

- un de mes petits élèves m'a dit qu'il aurait bien voulu m'inviter à son anniversaire en même temps que tous ses copains, mais que sa maman n'avait pas voulu, j'ai trouvé ça vraiment très mesquin de sa part (à la vioque).

- j'ai vu Rendez-vous à Kiruna avec l'Ours, et un film pas trop mal qui passe à Chartres qui nous ait plu à tous les deux immédiatement et sans discussion, même avec Darroussin dedans, c'est assez rare pour être signalé.

- joue-la comme Puceminus quand tu as perdu un truc et que ta mère t'engueule: Je sais pas où je les ai mises, mais je les ai pas perdues, je te ferais dire.
(au passage, tu m'expliqueras comment on peut rentrer de l'école en ayant perdu en ne sachant plus où sont ses baskets. Ma fille serait-elle rentrée en chaussettes un soir et je n'en aurais rien su?)

- à part ça pas grand'chose, mais je vous avais prévenus. Ah si: ce matin, j'ai loupé un petit déj'-potins avec Thémilia pour accompagner la classe de Puceminus au théâtre. Ne me dites pas que je suis dingue, je le sais. (et résultat, j'ai pas de potins à vous raconter, c'est bêêête, hein.)


J'adore que des lectrices m'envoient des photos de leurs voyages! Ici Isabelle, à Lisbonne, merci à elle!
 

vendredi 1 février 2013

Petit billet énervé du vendredi soir.

(mais vous commencez à avoir l'habitude, non?)


Mes chers parents d'élèves,
pour fêter dignement l'anniversaire de votre petit à l'école,
sachez que fabriquer vous-même, dans votre cuisine la veille au soir,
(avec l'aide, même symbolique, de votre enfant c'est encore mieux),
un bon vieux gros gâteau au chocolat
ou même un gâteau au yaourt tout ce qu'il y a de plus con
(et même deux, tiens, doublez juste les proportions),
ne vous prendra pas beaucoup plus de temps que d'aller l'acheter tout frais prêt à Carrouf.
Ça vous coûtera moins cher aussi,
je peux vous le dire puisque vous avez oublié d'ôter le prix collé dessus,
9€99 pour un truc pareil, mazette.
Sachez également que le chocolat est une valeur sûre chez les petits de 4 ans,
 alors que la crème, la poire et le cassis, à cet âge, bof .
Votre tout petit gâteau de 7 cm de diamètre pour quatre personnes à la diète était une véritable chierie à découper en 29 parts,
il a donc été distribué en toutes petites miettes aux petits
qui (s')en sont foutu absolument partout
et n'a pas eu le succès mérité (?)
Vous m'en voyez navrée, mais pas autant que votre petit garçon, à vrai dire.

mardi 29 janvier 2013

Où je fais mon coming out.

Je ne vous parle pas souvent de ma vie toute privée, mais aujourd'hui je vous dis tout.

Je sais que c'est difficile à croire, parce qu'on n'a vraiment pas la tête à ça, tout le monde vous le dira, mais l'Ours et moi, on pratique l'échang*isme, voilà c'est dit,  et c'est pas la peine de faire cette tête-là, parce que nous, ça nous plaît.

L'idée est venue de moi, comme ça vous saurez tout, et j'ai eu bien du mal à persuader l'Ours  d'essayer. Il était pas chaud, l'idée qu'on puisse s'échanger, ça lui disait moyen. Faut dire qu'il est du genre un peu possessif.
Pis un jour il a bien voulu essayer, juste une fois rien qu'une, hein. Pour me faire plaisir, et pis parce qu'au fond, l'Ours, c'est un aventurier, vous savez. Et ça lui a plu. Beaucoup, même. Maintenant, c'est un peu lui qui réclame quand il sent qu'on tombe un peu dans la routine, quand il a envie d'aller voir ailleurs si le gazon n'y pousserait pas un  peu plus dru et plus fourni. (vous ai-je déjà dit que l'Ours était un vrai maniaque du gazon?)
Bref, l'ours et moi, depuis quelques années, on s'échange. Et tant qu'à faire, on en fait profiter les enfants. L'échangisme, ça se vit en famille, vous savez.

Bref, après les Asturies, Amsterdam, le Danemark, le Morbihan, la Croatie, ce sont de chouettes vacances à Barcelone qui se profilent. Ou peut-être Lisbonne, Reykjavik, Dublin, on verra.
 
Bon alors maintenant que vous savez qu'on échange notre maison pendant les vacances, bande de rigolos, concrètement,  comment ça marche?
Ben d'abord, tu convaincs ta moitié et tes mioches (leur faire admettre qu'ils vont devoir prêter leurs jouets c'est duraille, je ne te le cache pas; avant le premier échange, Minipuce avait commencé, sur l'air de Y vont tout m'piquer et je retrouverai plus rien  à remplir une malle de ses doudous et playmobils qu'elle comptait envoyer chez les aïeux Bellzouzou, en même temps que la bête féroce, Aaaahh ça, pas question qu'ils touchent à mon chat).
Quand tout le monde dans la famille est d'accord sur le principe, le plus dur est fait, moi je dis.
 
Ensuite, tu t'inscris sur un site d'échange de maisons*. Tu prends des photos de ton chez toi (tu caches la misère et tu fais le ménage avant, hein.) Tu décris comment c'est (par exemple: "spacieux", "lumineux", "de bon goût"), si tes voisins sont sympas (tu parles pas de ta vieille connasse de voisine qui envoie son chien chier sur ton trottoir et tu pries pour qu'avant le premier échange elle soit partie vivre à la maison du sapin fleuri et/ou que tu aies réussi à écraser son clebs en reculant ta voiture dans l'allée), tu dis bien que tu es près du boulanger, de la superette, de la gare, toussa, tu décris la vue que tu as de ta fenêtre, ta ville ta mer tes montagnes ton moulin ton château (trouve un truc pas trop mal à voir absolutly pas loin) (tu es l'imbécile heureux qui est né quelque part, quoi.) Tu dis si tu souhaites aussi échanger ta voiture, tant qu'on y est.
Tu peux même t'amuser à préciser que tu ne veux pas d'animal chez toi, ni d'enfant, ni de vieux (mais je pense que ça doit être assez mal vu.)
Last but not least, tu dis où tu veux aller et quand tu veux y aller. Ou tu dis que tu veux bien aller n'importe où (tu es Crésus, genre) et n'importe quand (tu es Crésus retraité, genre).

Pis tu attends.
Et en attendant, tu cherches sur le site où tu aimerais bien aller, et tu fais des propositions d'échange à d'autres, parce que l'échange de maisons, c'est du boulot, c'est du temps, je te le dis quand même.
Parfois tu reçois des propositions qui te font rêver, et tu es frustré à moort parce que tu n'as pas les moyens de te payer 5 billets d'avion jusqu'à l'Afrique du sud, l'Amérique ou l'Australie (je te parle même pas du billet retour). Parfois on te propose un pays qui te dit rien de rien de rien du tout. Ou une région que tu as visitée l'année dernière. Ou un endroit que tu aimerais beaucoup découvrir tiens si c'est pas de la chance ça par hasard, mais à des dates qui ne te conviennent pas du tout, parce que, par exemple, à ce moment-là tu bosses, misère. Tu proposes d'autres dates, mais à ce moment-là, ben c'est ton partenaire qui peut pas il a piscine, boulencrotte.
Parfois aussi, tu envoies 99 propositions pour la destination de tes rêves les plusses fous en te disant que c'est bien le diable s'il n'y pas au moins un pauvre petit retour positif, et 99 personnes te répondent à la queue leu leu que non non non rien à faire, on veut pas échanger avec vous, n'insistez pas on vous dit.
Bref, tu vois, le toc c'est de la frustration, aussi.


Mais une fois que c'est sur les rails, échanger sa maison, quel bonheur.
D'abord tu dois ranger, récurer toute ta maison de fond en comble, et faire de la place dans ta penderie pour accueillir tes hôtes, et rien de tel qu'une maison propre et bien rangée pour booster ton ying ton yang et ton Feng Shui.

Je ne te parle pas de l'aspect économique de l'échange, si tu es une personne normalement constituée (je te le souhaite) il te saute aux yeux: comme tu ne paies pas rubis sur l'ongle une location, tu peux mettre tes sous dans des billets d'avion et partir où tu pourrais pas, sinon. Ou partir plus longtemps.
Pis dans la maison de tes partenaires, tu te fais à manger comme chez toi et pour nettement moins cher que si tu allais au resto tous les jours (mais si tu veux aller au resto tous les jours quand même, ne te gêne pas, hein.).

Ensuite tu discutes organisation par mails interposés  avec tes partenaires d'échange tant et si bien (un échange se prépare de longs mois à l'avance)  que tu te rends compte que ton mauvais anglais n'est pas plus pourri que celui d'un Croate ou d'un Espagnol (mais vachement plus pourri que celui d'un Danois, en revanche) tu sympathises avec eux avant même de les avoir rencontrés pour de vrai, au point de leur laisser les clés de la caravane comme tu les laisserais à un ami, et que ça te dérange pas de penser qu'ils vont dormir dans ton lit et boire le thé dans le service à mémé Marcelle. Tu te mets en quatre pour leur indiquer les bons plans et meilleures adresses, leur laisser les coordonnées d'amis qui pourront donner un coup de main si besoin était, leur remplir le frigo pour le premier soir et tu sais quoi? eux, de leur côté, ils font tout pareil.
Des années après, au nouvel an, tu reçois avec délectation les bons voeux d'anciens partenaires qui se souviennent avec émotion du temps où ils colonisaient ton corps ta maison. (cette année, je ne crois pas, à vrai dire j'en suis même sûre, avoir reçu par-voie-postale-de-ma-boîte-aux-lettres une seule carte de voeux autre que celles envoyées par nos anciens partenaires étrangers, c'est grave tu penses?)

Evidemment, tu fais confiance t'as pas le choix, vu que le site met les partenaires en rapport mais n'assure pas d'intermédiation véritable et que le contrat rédigé entre les parties pour se mettre bien d'accord sur les détails a valeur symbolique plus qu'autre chose. Qu'une fois tes billets d'avion pris, tu serres les fesses pour qu'aucun contretemps fâcheux ne survienne (ma plus grande hantise, c'est ça: que nos partenaires nous annoncent au dernier moment que finalement, désolé mais on vient de nous faire une proposition quand même vachement mieux que la votre, pauvres nazes, on renonce et hasta la vista baby) (tes vacances tombent à l'eau au dernier moment, pfff) (jamais arrivé, oeuf corse).
Evidemment, ta maison tu y tiens, tu voudrais pas qu'il lui arrive du mal. Mais tu passes un contrat moral avec tes partenaires (le célèbre: ne fais pas chez moi ce que tu ne voudrais pas que je fasse chez toi), après tout, eux aussi te prêtent leur maison. Et eux aussi, ils flippent.
Chaque fois nous avons retrouvé notre sweet home au moins aussi propre que nous l'avions laissé. Rien de cassé, hormis un verre qui a été remplacé. Un cadenas de vélo abîmé aussi, la belle affaire, hein. Et puis quand bien même: trois bouquins deux casseroles qui n'auraient pas été rangés à la bonne place et ta réserve de chocolat dévalisée est-ce que c'est si grave, au regard de ce que l'expérience aura apporté à toute la famille, le lâcher prise, la découverte d'un pays de l'intérieur, le respect de la propriété d'autrui, l'Echange?

Que te dire de plus, mon ami, sinon: l'échange de maison c'est bon, mange-en?
 

* je ne dirai pas, pour des raisons de confidentialité et parce qu'on a tous sa petite pudeur aussi, à quel site nous avons adhéré, mais c'est le même depuis le début , il est payant (mais vraiment pas cher au regard de ce que nous économisons sur l'année avec cette formule) et il nous donne pleine et entière satisfaction. Des connaissances à nous échangent via un autre organisme, dont elles sont également fort satisfaites. J'ai aussi rencontré il y a quelques années une blogueuse ( Pascale) qui échangeait de longue date par le biais d'un organisme encore différent me semble-t-il et qui peut-être voudra bien donner ses impressions dans les coms;
Les frais d'inscription et la façon de procéder me semblent à première vue très similaires  ici et là.
Les sites d'échange gratuits existent aussi. Je dis méfiance, un certain nombre des propositions d'échange sont en réalités des locations qui avancent masquées.