Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

jeudi 18 novembre 2010

Figurez-vous que parmi tous les dangers qui menacent votre collégien de fils, il en est un tout particulièrement vicieux: c'est le racket aux devoirs. Tu me fais mes devoirs ou t'es mort à la sortie, mon pote ou variante Tu me files tes devoirs que je fasse croire que c'est moi qui les ai faits ou t'vouare ta gueule à la pause méridienne.
Je ne savais même pas que ça pouvait exister une chose pareille, mais siii, on vient de me l'apprendre solennellement, même qu'on a eu l'air un peu surpris quand j'ai éclaté de rire et qu'on m'a demandé la raison de ma bonne humeur.
J'ai été obligée d'expliquer que c'était le soulagement à la certitude que mon Brisefer ne serait j a m a i s racketté des devoirs.
Il faudrait d'abord qu'il les eût faits, tiens.

mardi 16 novembre 2010

Brève de récré

J: "- ben mon papa il dit qu'aujourd'hui comme il restait à la maison il allait picoler!" (vous avez bien lu, c'est là le passe-temps préféré du père en question et l'enfant a parfaitement bien prononcé, hélas, contrairement à ce qu'a pu penser M. -dont le papa n'a pas les mêmes passe-temps, à l'évidence-):
-"mééé non, on dit pas comme ça: on dit bricoler!"

dimanche 14 novembre 2010

Monopol(y) et lutte des classes.

Quoi? c'est pas forcément contradictoire.
Tiens, l'homme qui partage ma vie, mon lit et accessoirement mes jeux de société les dimanches pluvieux n'est qu'un affreux marxiste capitaliste. Parfaitement. Qu'on se le dise:
On peut être un rouge de chez rouge qui lit Marx comme du petit lait chocolaté depuis 25 ans et qui vous gâche la dinde chaque Noël que le petit Jésus fait avec sa dictature du prolétariat,
et
se payer des hôtels particuliers sur l'avenue la plus chère au monde en noyant sans vergogne toute sa petite famille sous les hypothèques.
(comme je vous le dis).

jeudi 11 novembre 2010

Poilant.

Mon Brisefer, ne me demandez pas pourquoi, il est un brin patriote, parfois.
(Pourtant, je vous juuure qu'on ne l'élève pas comme ça.)
Donc ce matin, comme il nous l'avait annoncé la veille, à l'heure où l'aube blanchit la campagne et où on traîne encore en pyj, mon fils est parti seul sous la pluie la fleur au fusil jusqu'au monument aux morts, son bleuet offert par sa prof d'histoire chérie, (je dis ça parce qu'il a une prof d'histoire chérie officieuse et une prof d'histoire détestée officielle, il est comme ça mon fils, pas gâté par la vie en ce qui concerne l'attribution des profs d'histoire et sentimental tout plein) à la boutonnière.
(on est sur l'cul, hein?)

lundi 8 novembre 2010

Chuuut!

[eh...pssss....approche mon ami.... je vais te confier un secret.....un très grand secret.....mais ça reste entre nous, hein?....d'ailleurs si tu répètes à Brisefer ce que je te dis, je nierai, ça va de soi....] Il y a de ça quelque temps, Brisefer mon fils saxophonait devant une digne assemblée et pour l'occasion il lui avait été signalé qu'il serait de bon ton qu'il portât une chemise et un pantalon noir. Or Brisefer ne possédant point de pantalon noir il en emprunta un à sa généreuse grand-mère, l'inénarrable Bellzouzou l'aïeule -oui, celle-là même qui peut toujours te dépanner même si tu lui demandes les déguisements les plus fous-.
Le pantalon noir en question lui tombait parfaitement bien sur le derrière, à tel point que Brisefer ne le restitua pas et que l'aïeule dans sa toute générosité ne le lui réclama jamais. Pire: Brisefer se prit d'amour pour ce pantalon, et se mit à le porter régulièrement, en d'autres occasions que celles où il était forcé d'arborer pantalon noir et chemise si tu vois ce que je veux dire, genre pour aller au collège ou jouer avec ses potes. Tu devines: mon grand secret, celui qui me fait ricaner doucement toute seule quand j'y pense, c'est ça: mon Brisefer, il porte, de son plein gré et incognitosse Juan Carlos, le futal de sa grand-mère.
Le baggy c'est too much has-been my friend, Brisefer en tongs en futal de sa grand-mèreuh dans la rue!

jeudi 4 novembre 2010

Bellzouzou l'aïeule fête Halloween.

De notoriété publique, Bellzouzou l'aïeule aime les activités manuelles. On lui reconnaît même un certain talent, pour ne pas dire un talent certain.
Eh ben croyez-moi pas si vous voulez, l'autre jour pour Halloween, je suis allée faire un peu de rangement dans le sous-sol de Bellzouzou l'aïeule pour me faire peur car c'était de saison et, entre autre chose hein, j'ai trouvé ça au fond d'une armoire
et quand j'ai demandé à l'aïeule d'un ton blasé- ooh parce que j'en ai vu d'autres, vous savez- pourquoi elle conservait une cochonnerie pareille, elle m'a répondu que c'était le cadeau d'une copine allemande, que pour ma gouverne les Allemands sont réputés pour la qualité et l'originalité de leurs petits présents home made, qu'à l'origine il y avait des nouilles dedans mais qu'une fois les nouilles mangées elle les avait remplacées par de la laine et qu'elle le gardait parce que c'était mignon elle trouve, mais que si ça me plaisait elle voulait bien me le donner.

mardi 2 novembre 2010

Debout les morts!

Des vacances de Toussaint où j'ai pas blogué d'un cil, manquerait plus que ça, mais quand même:
- planté un cerisier, naaan j'rigole, en vrai j'ai juste dit à l'Ours où il fallait qu'il le plante; de la même façon je lui ai indiqué où il fallait déplacer l'althea qui ne se plaisait pas du tout là où il était et à quelle hauteur, -le tiers de la moitié du quart pour les ignares-, tailler les framboisiers (oui, j'ai beaucoup jardiné pendant mes vacances, croyez-moi pas si vous voulez: j'ai des courbatures).

- peint des chats, des chats et encore des chats avec Puceminus.*

- vu Les petits mouchoirs, alors là mes zamis le prochain qui me dit qu'il a aimé ce truc lacrymo-démago plus jamais je le fréquente. En revanche, j'ai vu la bande-annonce de L'homme qui voulait vivre sa vie et je vous ferais dire que demain à l'heure où blanchit la campagne je suis la première au guichet, Romain Duris, j'aime tes mains.

- fait des sablés aux pépites de choc' avec Puceminus*.

- lu Le choeur des femmes de Martin Winckler, 590 pages dévorées en deux jours mes zamis, l'Ours qui m'appelait pour manger limite je l'envoyais réclamer une inflation à Rachida Dati tellement ça m'a plu, [le liiivre, parce que l'inflation, pff.] J'ai même trouvé le temps d'adorer aussi Marckus presque mort de Valérie Sigward.

- joué Ah vous dirais-je maman? au piano avec Puceminus, yeah!*

- avancé mon trico au tricothé, c'est une écharpe en poils de chat, je la destine à George, who else?, je m'autorise à penser à lui seulement quand j'ai terminé mon rang, plus concentrée tu meurs même mon maître l'a remarqué qui a dit que j'avais beaucoup progressé et que je tricotais "détendu de la maille" si c'est pas du compliment ça, hein?

* [oui le truc quand vous ne pouvez pas vous débarrasser de tous vos enfants en même temps pendant les vacances, c'est de refourguer les bons, j'ai donc gardé le tiers le plus reposant de ma progéniture -et je m'en félicite figurez-vous-.]

jeudi 21 octobre 2010

Sarkozy, la Galmotte et la chemise haïtienne.

Oye oye bonnes gens, avec toutes ces histoires d'essence qui nous pourrissent l'information -je suis bien la seule au monde à penser que tant mieux s'il n'y a plus d'essence, je resterai dans mon lit et je n'arrive pas à comprendre pourquoi tout le monde ne pense pas pareil non mais sans blague,
bref, avec toute cette désinformation, on en oublie quand même l'essentiel, hein, c'est que Sarkozy aujourd'hui tiens-toi bien, il est à Bonneval-les-oies à côté du Chartres de chez moi et heureusement que j'ai mon petit Echo mignon pour me tenir au courant.
Donc si ça vous intéresse à onze heures et demie aujourd'hui, Sarko il a bouffé à la Galmotte à Bonneval-les -oies-sauvages, j'y étais pas j'ai plus d'essence je vous rappelle, mais y a pas de raison pour que ça se soye mal passé, Stéphane Fertier le propriétaire depuis 2004 n'était pas un poil stressé et a promis hier qu'il n'allait "rien changer", si ce n'est un petit effort vestimentaire: il allait "mettre une chemise haïtienne et des mocassins".

lundi 18 octobre 2010

(...)

- "c'est pas normal du tout qu'il ait encore attrapé des poux, c'est la faute à la famille S. chuis sûre, c'est eux qui en rapportent à l'école, ils lavent jamais leurs gamins"
Variante: "venez pas me dire qu'il a des poux: tous les jours, je le mets le matin à l'école: il en a pas, je le récupère le soir: il en a!!"
- " il a bien fait son caca? nan parce que depuis quelques jours, c'est un peu dur".
-" il est rentré de l'école hier avec les doigts pleins d'encre, et il y en avait jusque sur les manches de son pull, vous leur mettez pas de blouse c'est pas possible!"
- " ah madame, s'il est si pénible en classe, c'est parce qu'il est plus intelligent que les autres, il s'ennuie, alors il embête les autres."
variante:" vous voulez pas me le tester pour lui faire sauter une classe, des fois?"
- " l'argent de la coopé, je vous le donne demain, j'ai pas mon porte-monnaie sur moi aujourd'hui."
-" je ne comprends pas pourquoi vous me dites qu'il est si terrible en classe: à la maison, vous pouvez demander à mon mari, c'est un vrai petit a. n. g .e ."
-" c'est à cause de la sieste que vous lui faites faire l'après-midi qu'il refuse de se coucher avant 23 heures le soir".
Variante: "c'est à cause du laitage que vous donnez à 10 heures qu'il ne bouffe rien à midi."
Variante 2: "c'est à cause du laitage que vous donnez à 10 heures qu'il est obèse".
- "ah, il a vomi ce matin en classe? et aussi cet après-midi? [tu as vomi à l'école, mon pauvre chéri?] il vous a dit qu'il avait vomi toute la nuit dernière? ah non, il confond, c'était une autre fois; mais de toute façon, je vais vous dire: il n'est pas malade, son vomi, c'est des glaires."
- "Il est un peu malade, hein, mais je vous le mets quand même: il avait tellement envie de venir à l'école, il pleurait pour venir!"
-" il a encore été mordu aujourd'hui à la récré?! mais madame, si ceux qui mordent vous les mordez pas pareil pour leur montrer comment ça fait d'être mordu, ben y comprendront jamais!"
- "ça ne m'étonne pas qu'il soit encore tombé à la récré: je vous ai vues, les maîtresses, vous surveillez rien, vous faites rien que boire votre café."
- "le cahier de correspondance? Quel cahier de correspondance? il y a un cahier de correspondance? ah j'ai jamais vu de cahier de correspondance moi madame, c'est pas que je vous l'ai pas rendu, c'est que vous me l'avez jamais donné!"
- "Si je suis en retard, c'est pas ma faute: c'est le téléphone qui n'a pas arrêté de sonner, c'est ma sciatique, c'est les bouchons sur la route, c'est que j'ai pas regardé ma montre et que mon réveil n'a pas sonné, c'est que je ne savais plus quel jour on était, c'est ma femme qui m'a pas dit de venir, c'est que je suis venu à pied, c'est à cause de la grève des trains, c'est que je travaille la nuit, c'est mon patron qui m'a pas laissé partir, c'est la faute à pas de chance, c'est la faute à Sarkosy"
variante: "Vous n'allez pas me faire une remarque parce que j'ai 5 minutes de retard quand même? Je travaille, moi!"

jeudi 14 octobre 2010

Le truc d'aujourd'hui.

Tout le monde sait que j'abrite chez moi toute une floppée de révolutionnaires en peau de lapin.
Il était donc écrit que ce midi, revenant de l'école avec Puceminus, nous dussions marcher parallèle à un joyeux cortège de lycéens débridés, sans pancartes ni slogans ni sifflets, juste lourdement encadrés de flicaille et de journalistes.
Puceminus m'avait prestement lâché la main, probablement histoire de voir si une âme charitable ne la jugerait pas suffisamment grande pour l'inviter à rejoindre le cortège, soyons fous dans nos rêves, hein, et moi, j'abordai naïvement un jeune et beau garçon à mes côtés et lui demandai avec mon plus beau sourire la raison de cette manifestation, ce à quoi il répondit aimablement(textuellement) Oh, c'est pour un truc.

Le truc t'es foutu, les lycéens sont dans la rue.

lundi 11 octobre 2010

La grande école, ça vous change une petite fille

moi je dis (aussi)
Petite fille la plusse mignonne du monde, jamais un mot plus haut que l'autre, à peine un geste déplacé de temps en temps qui vous dit tout à trac un soir en rentrant de l'école que Aaaargh, c'est nuuul, pourquoi on va toujours faire les courses à Inter*marché nous, hein, moi je veux aller à Carre*four, Carre*four c'est bien , Carre*four il donne des cartes je te ferais dire, moi je veux aller à Carre*four tous les jours et puis d'abord Hugo il a trop de la chance sa maman elle travaille à Carre*four et lui il a tout plein de cartes, pourquoi tu travailles pas à Carre*four toi, hein, (se roulant par terre-presque limite, hein-) je veux que tu travailles à Carre*four là maintenant tout de suite!!!!

dimanche 10 octobre 2010

Le collège, ça vous change une petite fille

moi je dis
[et c'est pas fini: demain je vous raconte comment la grande école ça vous change aussi une petite fille (une autre). soupir]

mercredi 6 octobre 2010

Le tag de la Castafiore.

milleuh colombeuh

Vidéo réalisée a capella, sans trucage et sans qu'aucun animal soit martyrisé tu penses (la bête féroce étant sortie, probablement faire ses besoins dans le jardin de mon voisin le plus con du monde);
avec en soliste une Bellzouzou sous sciatique invalidante, aux maracas et aux choeurs un Brisefer fiévreux qui avait trop de courbatures t'es folle je cite pour sortir son saxo et l'Ours enrhubé et asthmatique;
Puceminus au diaporama de la mort, en pleine forme, elle, est-il besoin de le préciser?
(Minipuce a refusé de participer au motif que ce n'était pas bien de se moquer (hein???) car la chanson est quand même jolie je cite, -j'ai toujours su que c'était elle, l'oreille musicale de la famille.)
Les plaintes de toute sorte et je ne doute pas qu'elles soient multiples, sont à adresser à l'organisatrice de ce fabuleux concours (où il n'est même pas précisé ce qu'on gagne, c'te misèère).

( Il y a quand même des gens qui ont du goût, heureusement, parce que sur you*tube, 273 aiment et 10 seulement n'aiment pas cette vidéo, je vous signale).

dimanche 3 octobre 2010

Liasse et liesse chez Bellzouzou.

Figurez-vous que l'autre jour, en récupérant le coeur vaillant une liasse de 858 bulletins par moua rédigés dans mon Bellzouzou le plus châtié et tout fraîchement imprimés par la èphecépéeuh de mes deux ovaires,
en les récupérant donc, le carton sous le bras, j'ai été prise soudain, stupeur, tremblements et suée froide dans le dos, d'un terrrrible doute orthographique rétrospectif,
- 858 fautes d'orthographe et la honte intersidérale à tout jamais imprimée noir sur blanc sur papier glacé, tu visualises?-.
J'ai donc appelé Bellzouzou l'aïeule qui est de notoriété publique un petit bescherelle sur pattes.
Elle recevait en sa cuisine et n'était pas d'humeur à causer accord du subjonctif jusqu'à la Saint Glinglin avec moi, je l'ai bien vu, mais elle m'a aimablement confirmé que je ne m'étais pas trompée (c'est juste pour ça que tu m'appelles?) et je peux désormais zieuter d'un air fier ma liasse.

(858 mises sous pli à faire, tu m'encourages dans les com', et merci de ta compréenssion comme dirait ma fille.)