Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mardi 20 mai 2008

Haut les mains peau d'lapin...

....la maîcresse en maillot de bain.

Chuis été taguée par ma collègue Sosso.

En totale excluse rien que pour vous donc, mes tics et tocs de maîcresse:

- Ça m'agace fortement de lire le mot gommettes sur les consignes des travaux de mes collègues (genre "colle une gommette bleue, mon cher enfant perspicace, sur chaque coccinelle qui a les yeux ouverts et une gommette verte sur chaque coccinelle qui a les yeux fermés"). Je vous jure que je n'ai encore jamais rencontré de collègue qui sache orthographier correctement le mot, ce qui est assurément grave en vérité car la gomette avec un seul M et qui n'a rien à voir avec une gomme nom de nom tu me le copieras 100 fois est l'accessoire numberone en maternoche.

- Quand les beaux jours sont là, je suis parfois pieds nus dans la classe, rapport que j'ai les arpions qui gonflent sévère à être toujours debout ou pliée du genou sous les tables au format nains.

- Ceci explique sans doute cela, l'été, j'aère en grand pendant la classe en ouvrant la porte fenêtre qui donne sur la cour, ça fait voler les mobiles au plafond, les feuilles de cravail et les cheveux des petites filles, c'est rigolo, et en plus on est sorti plus vite en récré, ce qui ne gâte rien.

- Il y a certains tics de langage chez les petits que je ne supporte pas et pour lesquels je les reprends sys-té-ma-ti-que-ment. En font partie: "maman est partie au boulot", "c'était trop bien" et l'indémodable "j'ai envie de piiiipiiiii"!

- Je ne pars jamais travailler sans mon litre et demi d'eau minérale dans ma besace, faire classe m'assoiffe à un point que vous ne soupçonnez même pas chuis sûre; je bois à la bouteille devant mes petits élèves qui me disent souvent d'un ton scandalisé que ça ne se fait pas, ce à quoi je réponds pince sans rire que la maîcresse a tous les droits non mais sans blague. Je fréquente si assidûment le petit coin privé des maîcresses (facile de le reconnaître: c'est le seul qui ait une porte qui ferme, un abattant et du papier à fesses, pardi) que j'y ai même blue tacké la photo de George, c'est dire mon affection pour l'endroit.

- Je vérifie toujours sommairement (et visuellement) la tête de celui sur le travail duquel je me penche, depuis ma toute première année d'enseignement où un jour j'ai vu tout à coup sauter des poux sur une feuille d'exercice (je n'invente rien). Je n'ai pas honte: j'ai connu une collègue qui faisait pire, s'asseyait devant la porte de sa classe chaque matin au moment de l'accueil, et vérifiait de visu la chevelure de ses élèves au fur et à mesure qu'ils arrivaient avec leurs parents.

A propos - je maîtrise mon hors sujet, n'ayez crainte-, mes tout premiers élèves (les pouilleux donc) avaient 4 ans, ils passent donc le bac de français cette année, punaise z'ont intérêt à déchirer leur race avec tous les livres que je leur ai lus et le temps que j'ai passé cette année-là à découper pour eux dans le journal des lettres de tous formats, couleurs et polices d'écriture et à préparer ma classe high-top-level de chez royal de luxe du caviar en branche.

lundi 19 mai 2008

Pas la frite.

Minipuce, dé-ses-pé-rée: "la friteuse qui tombe en panne juste aujourd'hui (hier dimanche, ndlr), c'est ce qui pouvait nous arriver de pire, hein maman?"

dimanche 18 mai 2008

Une musaraigne et des hommes (et un chat).

(filmé par Brisefer, ami des bêtes et as du zoom avant/zoom arrière que j'en ai la nausée pas vous?)

Z'allez pas m'croire, mais la Minouchette (sa mère les griffes en tongs) veut bien manger les souris mais pas les musaraignes, ah ça non, on n'est pas des bêtes tout de même.

En conséquence il faut que je m'habitue à l'idée qu'il y a une musaraigne vivante (et maligne, z'avez vu un peu?) dans ma maison, quelque part dans le dessous du placard de la cuisine.
(trouvez pas que c'est Aaaaaaaaah!!!!!) ?

jeudi 15 mai 2008

Hannibal Lecter, est-ce toi?

Vous avez beau savoir que cette chose-là traînait dans un fond de coffre à jouet depuis les 6 ans de votre aîné;

Vous avez beau savoir aussi qu'il était prévisible que votre petite dernière mettrait un jour la main sur la pure merveille et qu'à partir de ce moment-là elle tomberait en amour et déciderait de la porter all day long 24/24;

Vous avez beau avoir couché l'enfant vous-même la veille au soir avec son masque encore sur la tronche bah elle finira bien par l'enlever si ça la gêne pour dormir;


Vous avez beau ne plus croire depuis belle lurette ni en Dieu, ni au Père Noël, ni au prince charmant et George Clooney qui m'emporte sur son beau yacht blanc, ni aux super héros, tu parles;

Quand au petit matin et en plein sommeil paradoxal vous croyez entendre tout contre votre visage un "coucou maman" d'une voix un peu étouffée, Dark Vador genre, qu'au prix d'un effort surhumain vous ouvrez un oeil et que dans la pénombre vous vous trouvez face à ça:


ben vous avez beau y être un peu préparée donc, votre coeur vous lâche quand même d'un coup sec et vous croyez pendant un temps (pire que toute l'Eternité qui est bien longue surtout vers la fin*) que ça y est, c'est votre dernière heure qui est arrivée là maintenant tout de suite et que c'te misèèère, vous ne saurez jamais qui aura été éliminé ce soir à La Nouvelle Star.

* Woody Allen
(Et non,détrompe-toi mon ami, ma fille ne louche absolument pas, c'est juste un effet d'optique passque le masque il est trop écarté des zoeils, tu vois.)

mercredi 14 mai 2008

Le bonheur? c'est très simple.

Je l'avais mis de côté et pis je l'ai perdu, mais de mémoire, dans le Canard Enchaîné de la semaine dernière, il est relaté que Sarkozy aurait dit à un proche "j'ai tout pour être heureux: je suis président, j'ai de l'argent et une belle femme".

Franchement, le bonheur, ça tient à peu de choses, nan?
Ceux qui sont pas zeureux c'est qu'ils le veulent bien, moi j'dis.

Merci pour cette leçon de vie, en tous cas, Nico.

mardi 13 mai 2008

Avec mes sabots dondaine, hohoho.

Vous me croyez si vous voulez, mais à l'école, le matin, souvent, il y a quelques mamans qui accompagnent leur enfant en chemise de nuit. Si.

La première fois, ça m'a fait tout drôle, mais maintenant, je suis ha-bi-tu-ée.

Je pense qu'après avoir déposé leur gosse elles retournent se pieuter vite fait, parce qu'à l'heure des mamans le soir elles sont habillées comme vous et moi, chic et tout et tout.

Mais le matin, c'est chemise de nuit. Quand il fait un peu frisquet, elles enfilent une robe de chambre par dessus, quand il neige, elles mettent l'anorak, on n'est pas des bêtes, hein.

Ma collègue, elle a même une mère d'élève qui vient en nuisette.
Je sais que c'est dur à croire, mais faites un effort.
Par dessus, comme elle doit quand même avoir sa petite pudeur, elle porte en général une robe de chambre rose fushia en pilou pilou par-dessus sa nuisette donc (et je sais que c'en est une et non pas une très vulgaire chemise de nuit parce qu'on voit ses bretelles qui dépassent de la robe de chambre.)

Mais je vous ai dit qu'avec l'habitude, on n'y faisait (presque) plus attention.

Cette maman-là a une autre particularité (et à part ces deux signes bien distinctifs, c'est une personne tout à fait ordinaire, notez bien): elle a peur, de tout, tout le temps, pour sa fille.

L'autre jour, ma collègue prévient les parents d'élèves via le cahier de correspondance que sa classe va aller visiter une ferme la semaine suivante.
Le jour dit, la maman arrive dans le couloir au moment où les élèves enfilent leurs bottes et prend brutalement et tragiquement conscience que la visite de la ferme va avoir lieu aujourd'hui et que le départ est imminent.
Elle se met à paniquer, agrippe ma collègue par le pull: "c'est aujourd'hui que vous allez à la ferme, hein? c'est aujourd'hui? alors je viens avec vous!!!"

Ma collègue, elle aurait accepté de bon coeur, si ça pouvait la rassurer la pauvre femme, pourquoi pas après tout? mais quand même, avec ses cheveux pas démélés, sa nuisette, sa robe de chambre en pilou pilou et ses sabots en plastique, elle aurait pu faire peur aux animaux, c'était donc pas possible, dommage hein, la prochaine fois peut-être?

lundi 12 mai 2008

Kenavo.

Nous rentrons du pays de ceux qui ont des chapeaux ronds, où mes nains ont apporté la bonne parole à leurs cousins qui l'ont reçue et rendue en retour, entendez par là qu'on s'est échangé les paroles des plouf-plouf, les chansons malpolites et surtout, suuuurtout, les gros mots.
Les gros mots ici ou là ne sont évidemment pas les mêmes, on se les dit en rigolant trop beaucoup, on les compare, on les évalue, on se les met bien en bouche et on se les approprie avant de les rapatrier au pays et de les faire partager au plus grand nombre.
Le beauceron et le breton se rencontrent et se mélangent, c'est ainsi que la langue évolue je vous signale, vive le métissage universel et les billets à la con.

Et pour finir, il fallait absolument que je vous montre comment les cousines elles sont trop des bêtes de la roue plus syn-chro-ni-sée que ça, tu meurs.


comment (presque tous) les cousins se sont baignés sans faire de manières dans une eau plus glaciale que ça, tu meurs.



comment mon beauf' il a une tondeuse plus ton sur ton sur son gazon que ça, tu meurs.

et comment plus positive attitude que Puceminus coincée dans les bouchons au retour, tu meurs.



Comment ça, j'ai des idées morbides? c'est rentrée demain, je vous signale.

Chat s'pourrait.


Minipuce: " tu sais pourquoi Minouchette, elle a plein de traits noirs sur la tête? c'est parce qu'on l'a tellement caressée qu'elle est toute abîmée, maintenant."

mercredi 7 mai 2008

La petite maison dans la prairie.


Vous n'allez pas le croire, mais jusqu'à hier, j'avais l'impression de m'être réincarnée en Caroline Ingalls.

Je vous jure.

D'abord, je n'ai exceptionnellement pas fait brûler mon crumble, je pense que c'est parce que pour une fois, j'avais mis un tablier de cuisine, ce sont souvent les petits détails qui changent tout;

Ensuite, j'ai parlé plusieurs fois aux enfants sans crier pour dire des choses genre ça ressemblait à "ce n'est pas parce que Nelly Olson est méchante que tu dois être aussi méchant qu'elle";

J'ai aussi la rétine décolée des deux bouts et les doigts presque en sang à cause du costume de danse que je couds pour Minipuce patiemment et sans dire de gros mots (oui, ça sent le retour de Rosemonde pour très bientôt, réjouissez-vous);

Enfin, en chantonnant Lord Your Grace d'une voix douce j'ai traité mon ficus contre les cochenilles farineuses (de vraies saloperies, que le cul leur pèle à toutes).

Ça faisait quand même beaucoup trop de points communs entre elle et moi pour n'être qu'une coincidence, reconnaissez-le.
Mais maintenant je sais que je suis définitivement bien moi, ouf, c'est sûr.

Parce que cette nuit j'ai rêvé que je faisais exprès de rater la sortie d'autoroute où je devais récupérer l'Ours et que ça me faisait hurler de rire de continuer mon chemin alors qu'il me faisait de grands signes pour me dire de m'arrêter, et je sais que Caroline Ingalls n'aurait j-a-m-a-i-s abandonné Charles sur une aire d'autoroute, même en rêve, c't'idiote.

mardi 6 mai 2008

La question philosophique du jour.

Parce que ça faisait bien longtemps, non?
C'est Puceminus qui te la pose:
" j'en ai marre des crottes de nez moi, c'est bientôt fini, les crottes de nez??"
Alors?

dimanche 4 mai 2008

Chic une quiche! (fais comme moi, essaie de le dire plein de fois très vite, strodur).

Je m'interroge.

Parce que je dois sortir, je dis à l'Ours: "j'ai mis une quiche dans le four, est-ce que tu peux la surveiller et la sortir dans environ 10 minutes???"

Réponse: "d'accord".

Quand je reviens, je trouve la quiche sortie du four comme convenu, mais carbonisée au cinquième degré. Je dis à l'Ours "pince-moi je rêve: tu as laissé brûler ma quiche?"

Réponse: "oui, ben ne commence pas à râler, parce qu'encore heureux que j'étais là (admirez au passage comme on cause bien la France chez nous) pour m'apercevoir que tu étais sortie en laissant une quiche dans le four, hein, tu peux même me dire merci!!!"

Ma question c'est: dois-je rire ou pleurer?
(pleurer, je crois).

vendredi 2 mai 2008

La mort me va si bien.

Figurez-vous que l'autre jour, ma copine Isabel que ça faisait 15 ans qu'on ne s'était pas vu alors qu'on s'aimait d'amour au lycée et qu'on s'est retrouvé il y a peu, même qu'on habitait la même ville sans le savoir c'est dingue hein et qu'on avait le même employeur so incrébibeul -mais c'est une autre histoire-, a dû subir une opération après laquelle, d'après son médecin, elle devait se reposer strictement et ne surtout pas rester seule pendant quelque temps au cas où elle se sentirait mal, ferait un malaise, voire pire, je ne vous fais pas de dessin.
Elle m'a donc demandé si ça m'ennuyait de la recevoir à la maison pour la nuit.

Penses-tu, je lui ai dit, j'adore qu'on vienne mourir chez moi.

Et de fait, j'ai tendu l'oreille toute la nuit vers sa chambre, guettant ses râles, ses soubresauts de souffrance et son dernier soupir, excitée comme une folle-dinguotte à l'idée qu'elle pourrait rendre l'âme chez moi, nan mais quelle formidable expérience de vie tout de même, hein, sans compter le billet de blog que je pourrais faire là-dessus avec en gros titre "Comment ma copine est venue mourir chez moi", genre, ça m'aurait battu mon record de commentaires, au moins 100 c'est sûr, "ça ne sert à rien de culpabiliser, tu ne dois pas te sentir responsable de sa mort", et "pauvre, pauvre, pauvre Bellzouzou, on est tous avec toi en ce moment difficile".

Eh ben queudche, forcément, elle pas voulu me faire ce petit plaisir, elle a dormi comme un bébé et s'est réveillée entière, joyeuse et fraîche comme l'haleine de mon chat au petit matin, c'est bien ma veine.

mercredi 30 avril 2008

Le croirez-vous?

si je vous dis qu'à cause de la manie qu'a Monsieur Brisefer mon fils de découper les bouts de lacets en quatre pour leur donner -involontairement, je précise- des formes tout à fait effrayantes, et/ou du bond que j'ai fait en découvrant l'horrible arachnide au fin fond de ma poubelle hier soir, me cognant la tête -que j'ai dure heureusement- contre le coin de mon étagère -à dictionnaires, pour que vous n'ignoriez vraiment rien des détails de mon infortune-, j'ai présentement derrière le crâne une magnifique proéminence grosse comme un testicule de rat musqué -au moins- qui m'a empêchée de dormir sur le dos -et sur mes deux oreilles- toute la nuit ?


(On me plaint vite fait, je vous prie. merci.
On peut aussi applaudir la longueur de ma phrase, j'en suis particulièrement fière.)

lundi 28 avril 2008

Ma chatte et moi.

Au risque de vous décevoir, ce billet est 100% sans cochoncetés; Bellzouzou l'aïeule, tu peux le lire sans crainte, donc. C'est juste un petit billet à la con comme d'hab' où je voulais vous dire ce qui différencie ma chatte de moi, tout simplement, et en dix points je vous prie car j'aime les comptes ronds que voulez-vous:
- Je travaille (dur) pour gagner mes croquettes.
- Je ne découche jamais plus de deux soirs de suite sans prévenir.
- Je ne grimpe pas aux arbres, sauf circonstances particulières, vous voyez très bien de quoi j'cause chuis sûre.
- Même après avoir été séparée plus de cinq mois de lui, je pense que je reconnaîtrais mon enfant au premier coup d'oeil.
- Je n'apprécie pas particulièrement d'être couchée en boule aux pieds de l'Ours, rapport à l'odeur vous l'avez deviné.
- Je ne couche en général qu'avec l'Ours (sauf George Clooney dans mes rêves et Brice Hortefeux dans mes cauchemars), et je suis toujours aimable avec mes amants, d'ailleurs.
- Je n'éventre pas avec mes dents la poubelle sur le trottoir chaque soir systématiquement, il faut que je sois vraiment motivée par l'appât du gain sur ce coup-là.
- J'ai le regard franc et honnête.
- Je ne fais pas mes besoins dans les fraisiers, sauf cas d'urgence absolue.
- J'ai les dents blanches et l'haleine fraîche en toutes circonstances, et je suis bien incapable de me lécher le trou du cul, ceci explique sans doute celà.