Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mardi 5 septembre 2006

Maman Bellzouzou.

Maman Bellzouzou est une femme très distinguée. Dans l'ancien temps, elle était prof. De lettres. De lettres classiques. Français, latin, grec, trois en un.
D'ailleurs, son surnom, c'est Madame Grammaire. C'est vous dire si c'est une femme distinguée. Pourtant, Maman Bellzouzou a toujours eu une double vie un double langage.
Si elle sait parler un français irréprochable et hautement châtié devant les inconnus (c'est le langage soutenu, vous vous souvenez?), elle réserve pour ses proches ses paroles les plus ordurières (c'est le langage familier, -grossier même- ça vous rappelle quelque chose?).
N'insistez pas pour avoir des exemples, vous pourriez en être très choqués. Sachez seulement que ma môman met un point d'honneur à placer finement au moins un gros mot dans chaque phrase. En dire deux ou trois d'affilée ne lui fait pas peur. Trois ou quatre sont une bonne petite moyenne quand elle se sent en trime.
Mais ce n'est pas tout.
Maman Bellzouzou a aussi un drôle de langage qui n'appartient qu'à elle et que seuls ses proches (et peut-être vous aussi, amis Québécois) savent décoder.
Il s'agit d'une façon de parler un peu datée, anachronique pour ne pas dire antédiluvienne. Ma môman parle de "la malle de son auto", de ses "souliers", de son "frigidaire". parfois, on se moque d'elle, ou on fait semblant de ne pas comprendre, mais elle rétorque invariablement: "aaaaaaaaah oui, et tu dis comment, toi?"
Parfois, Maman Bellzouzou dit des choses étranges, mais c'est parce qu'elle ne pense pas (à) ce qu'elle dit. Par exemple, elle a l'habitude d'appeler son coiffeur en lui disant :"j'voudrais un rendez-vous pour me faire couper la tête"(maintenant, il a l'habitude, mais la première fois, ça lui a fait tout drôle. Il insiste néanmoins auprès de ses employés pour que ce soit toujours LUI qui s'occupe d'elle, on n'est jamais trop prudent avec les doux-dingues) .
(à suivre...)

lundi 4 septembre 2006

Elle court, elle court...

Aujourd'hui, c'est la rentrée.
Bellzouzou et ses collègues vont devoir faire face avec courage et fermeté à la rumeur pernicieuse qui traîne, colportée par certains parents d'élèves depuis l'an dernier.
Il nous faut réagir, et vite, parce que l'étape supérieure, c'est la dénonciation à nos supérieurs hiérarchiques de l'Inspection Académique, le blâme, puis la révocation définitive et sans appel de l'Education Nationale. Voire la lapidation publique dans la cour de récréation avec vente de nos effets personnels à la kermesse de fin d'année, qui sait.
L'affaire est grave, de première importance, même, vous l'aurez compris.
Voilà: (j'ose à peine l'écrire tant c'est laid) ce serait en réalité les maîtresses de l'école qui mangeraient les gâteaux fournis par les parents pour la collation du matin des élèves.
Terrib', non? (tout à fait véridique en tous cas).

vendredi 1 septembre 2006

Ce matin, c'était la rentrée des maîtresses, et j'en ai vu qui pleuraient.
Réflexion de M. Brisefer, comme ça, en passant:
"Ah ben lui, il a dû se prendre le panneau."
Misère. (Et ça rentre au CM1...)

jeudi 31 août 2006

Ah ben c'est du propre.

Ce matin, j'étais furieuse. Encore une fois, mon ours avait pris son bain la veille au soir et laissé dans la baignoire un spectacle proprement désolant et sinistre.
Aux immondices abandonnées sur place, je pouvais deviner tout ce que mon ours avait fait dans ladite baignoire: se raser, perdre ses cheveux, sa crasse, ses puces et mille choses encore plus sales auxquelle je ne veux même pas penser.
Mais ce matin, j'ai décidé de prendre les choses en main une bonne fois pour toutes, histoire de ne pas passer l'éponge là-dessus.
J'ai convoqué mon ours séance tenante devant la baignoire et lui ai annoncé de mon air le plus redoutable que s'il ne nettoyait pas ses pouilleries dans la minute, je serais au regret d'en parler à la face du monde de mon blog, photos à l'appui.
Majestueusement drapée dans ma dignité, j'avais à peine amorcé ma sortie de la salle de bain avec l'intention d'aller me laquer les ongles des pieds sur mon hamac, que j'ai vu du coin de l'oeil mon ours se jeter à quatre pattes sous le lavabo et chercher frénétiquement l'éponge et le M. Pro*pre.

mercredi 30 août 2006

Brisefer magicien.

La plus grande méfiance s'impose si d'aventure mon fils s'approche de vous, votre porte-monnaie dans une main, et sa boîte magique offerte par le Journal de M***** dans l'autre.
Et si, bouche en coeur et ronds de jambe, il vous dit d'une voix mielleuse: "J'vais t'faire un tour de magie: mets 1€ dans ma boîte, là, et ensuite essaie de l'ouvrir", fuyez tant qu'il est encore temps. Dans trente secondes il sera trop tard.
Parce qu'ensuite, c'est étonnant tout de même, vous aurez beau tirer, pousser, écarter, vous asseoir dessus même, pas moyen d'ouvrir cette cochonnerie de boîte.
Et final, devant vos yeux incrédules devant tant de félonie, le clou du spectacle: Monsieur Brisefer tourne les talons sans vergogne et lance:"bon ben j'garde la pièce, alors!"
Oui, mon fils a plus d'un tour dans son sac et vous êtes fait comme un rat musqué.

mardi 29 août 2006

Faudrait p'têt pas s'ficher du monde.

Si votre belle-mère s'appelle Claudette, et a clouté fièrement ceci au dessus de son lit:

alors vous êtes victimes d'une vaste supercherie, une escroquerie à l'échelle inter-planétaire, une filouterie intégrale.

Tenez, heureusement que je suis là pour repérer l'entourloupe, et rétablir la vérité; j'ai même sorti mon crayon de maîtresse pour corriger tous ces mensonges (je HAIS le mensonge, vous savez):

Non mais sans blague (j'pouvais quand même pas laisser passer ça, hein).

lundi 28 août 2006

L'aventure, c'est l'aventuuuuuuuuuuure...(ode à la Creuse)

Vous ne vous souvenez sans doute pas de ce que vous faisiez le 16 août dernier, mais tandis que vous vaquiez innocemment à vos occupations, les Bellzouzou vivaient un jour funeste entre tous. Pourtant, souvenez-vous, nous étions partis à la recherche du Calme absolu et intégral. A un endroit du fin fond de la Creuse profonde (mais si belle) que si vous le demandez à votre GPS il vous explose à la face. Mais comme là où les Bellzouzou passent, le calme trépasse c'est bien connu; le 16 août donc, de sinistre mémoire fut une dure journée de couleur rouge sang (et les Creusois s'en souviennent encore, demandez-leur, si vous m'croyez pas). 1) Monsieur Brisefer a été piqué par une guêpe. Témoignage de la victime: "je lui tapais dessus DOUCEMENT avec un bâton, et tout à coup, elle s'est accrochée à moi et j'ai rien pu faire, elle m'a piqué". Témoignage du témoin (sa propre mère ayant assisté à la chorégraphie finale): Quand Brisefer a senti la guêpe sur sa joue, il n'a pas osé la chasser de la main -pensez-vous, toucher une de ces bêtes-là, vous n'y pensez pas- il a estimé dans l'urgence et la panique qu'il fallait mieux se jeter par terre en HURLANT et en se frottant la joue contre le sol. Résultat des courses: une légère rougeur ayant dégénéré en un énorme suçon dû à l'aspi-venin que je lui ai immédiatement et inefficacement appliqué. 2)Monsieur Brisefer a été mordu par un (tout petit) chien:
Témoignage de l'intéressé: "j'ai couru mais le chien a couru encore plus vite que moi, il m'a dépassé, et il est revenu en arrière pour me mordre."
Témoignage d'un témoin: il n'y en a pas, si ce n'est Minipuce qui a déclaré: "moi, je m'étais très méfiée du chien, et j'étais restée loin, alors je n'ai rien vu". Résultat des courses: une petite rougeur sur un endroit bien dodu de son anatomie que la décence m'empêche de nommer et que Brisefer a catégoriquement refusé que je photographie pour vous montrer -n'insistez pas, on a tous sa petite pudeur, quand même-.
3) L'ours qui me sert de mari a été sauvagement agressé par la porte du Crédit Agricole de Guéret (âmes sensibles s'abstenir):
Témoignage de la victime (braillant comme un pou qui aurait la chtouille -pardon maman) :"Aaaaaaaaaaaaaaaaaaahhh, p***de b** de **$£*µù^^+°*!!!!"
Témoignage du témoin, M. Brisefer, son compagnon d' infortune (une sacrée brochette ces deux-là moi j'vous dis): "Papa il est revenu dans la voiture en disant des gros mots pour chercher des mouchoirs parce qu'à la banque, ils ne lui avaient donné que des petits bouts de PQ, et (suant d'excitation) il y avait PLEIN de sang, alors il est allé à la pharmacie et il a failli se trouver mal alors la pharmacienne lui a dit d'aller aux Urgences parce que ça avait l'air profond, et... etc..."(le témoin est intarissable, vous pouvez parier à 1000 contre un le sujet de sa première rédaction à la rentrée prochaine).
Résultat des courses: une grosse bosse (comme une corne) sur le front et trois jolis petits stéri*strips mimis comme tout appliqués avec amour par un chirurgien orthopédique de la clinique de la marche à Guéret qui (il l'a avoué à mon pôv'ours encore sous le choc) n'avait justement rien de mieux à faire ce jour-là. Si c'est pas de la chance ça quand même.
Quand je pense qu'il y en a qui partent au bout du monde pour trouver l'Aventure, moi j'dis qu'y suffit pour ça d'partir en vacances en Creuse avec les bonnes personnes, celles qui savent s'attirer des ennuis pour créer l'Evènement, genre. Trouvez pas?
(Château de Malval)

vendredi 25 août 2006

Je suis reviendue pour toujours.

En forme ça va sans dire.
Faut juste que je me repose un peu maintenant.
A lundi, donc! (oui, je suis une fonctionnaire qui se respecte, moi).

jeudi 10 août 2006

v'là-t'y pas que j're-déblogue

Allez, c'est la dernière fois avant longtemps. Retour fin Août. (Soyez sages.)

mercredi 9 août 2006

In bed with mon ours (c'est chaud)

La nuit, mon ours ronfle si fort que parfois, j'ai l'impression qu'il va s'en faire sortir les amygdales par les trous de nez.
( Ca m'embêterait quand même.) Mais l'Ours ne fait pas que ronfler la nuit.
Il parle aussi.
Ca pourrait éventuellement m'amuser ou m'instruire, seulement j'ai beau tendre les écoutilles, je ne comprends jamais un traitre mot de son baragouin obscur, malgré son application à crier très fort et à le ponctuer de "oooh" et de "aaah"mystérieux.
Mais l'Ours, qui est décidément un être exceptionnel convenez-en, ne fait pas que ronfler et converser la nuit, non, ce serait trop facile.
Pour corser un peu l'affaire, il gesticule aussi.
Un jour, va savoir peut-être qu'il rêvait qu'il était Mike Tyson, son bras est parti comme un ressort et il m'a balancé son poing dans la figure. Le docteur que j'ai vu le lendemain a examiné longuement le dégradé de couleurs autour de mon oeil, écouté mes explications d'un air dubitatif voire franchement sceptique, prescrit du repos et de la pommade et demandé, soupçonneux, au moment de la poignée de main finale:"vous n'êtes pas une femme battue, au moins? Il faudrait me le dire, hein?"
Une autre nuit, quand Monsieur Brisefer n'avait encore que quelques jours et qu'il se familiarisait doucement avec le métier de père, l'Ours endormi se mit soudainement à genoux dans le lit, me passa sans vergogne une main sous la nuque, l'autre sous les fesses et souleva son bébé du lit (ça devait être un cauchemar, le bébé en question ayant grossi d'au moins 50 kg depuis la dernière fois).
-" MAIS QU'EST-CE QUE TU FAIS ???? "
L'Ours me regarda de son air le plus imbécile, me laissa retomber brutalement sur le lit et se rendormit illico en me tournant le dos.
Bon, vous comprendrez que la nuit dernière, quand je l'ai entendu, entre deux ronflements, marmonner sur l'air de "Zidane y va marquer", ça ne m'a que moyennement amusée et j'étais déjà légèrement sur mes gardes voyez-vous, mais quand il a commencé à donner de la tête, ni une ni deux, je suis partie dormir avec Puceminus.

jeudi 3 août 2006

au fait...

...MERCI LES FILLES*!!! *(Aglaé, Céline, Estelle, Laflote et encore Laflote). Si y'en a d'autres qui veulent se dégourdir les paluches, surtout qu'y s'gênent pas.

dimanche 23 juillet 2006

Adios amigos.

Je n'ai plus aucune inspiration.
Je vous jure. Même ma môman me l'a dit "tu sais plus trop quoi raconter, ça se voit, ça devient un peu vulgaire, ton blog" (si si, elle l'a dit, je crois que c'est le coup de la pene e le coglione de Zidane qu'elle n'a pas trouvé très distingué. Pitêt' que ça lui est resté au travers de la gorge, va savoir).
Par ailleurs, je m'en vais rendre une petite visite de courtoisie à ma belle-mère, et j'ai besoin de toute ma concentration pour comprendre ses allusions fines, ses bons mots et délicates attentions à mon égard.
Je pars ensuite de reposer et faire une cure de silence au fin fond de la Creuse profonde qui n'est ravitaillée par les corbeaux que les jours de Saint Glinglin où ils n'ont rien de mieux à faire, comme chacun sait.
D'ailleurs, en travaillant sur mon blog durant l'été, je ne voudrais surtout pas entacher la réputation de ces fleimards d'instits qui ont deux mois de congés payés à rien foutre, eux qui ne foutent déjà rien durant l'année, si c'est pas honteux ça quand même ma bonne dame. Je vous lâche donc, les z'amis, pour un temps indéterminé, peut-être que je posterai de temps à autre, ou pas, je vais voir si vous êtes sages.
(Vos gémissements désespérés et autres supplications, 1 ère porte en bas, plus il y en aura, plus vite je reviendrai, hihi.
Et c'est pas d'la blague, attention.)

samedi 22 juillet 2006

Belle-Horreur-le-sableur.

Hélas, trois fois hélas, mes beaux gars tout en muscles et bronzage s'en sont allés vers d'autres aventures.
Bon, ils ne sont pas perdus pour tout le monde, hein, ils font sûrement à l'heure qu'il est baver d'envie derrière ses rideaux une autre Pénélope. Hum.
Aujourd'hui, mes volets sont clos et mes vitres fermées (je ne vous parle même pas de mon coeur).
C'est que Belle-Horreur-le-sableur qui ne respecte rien même pas ma douleur, est venu nous tenir compagnie pour la journée.
Belle-Horreur-le-sableur avec sa lance abracadabrantesque est en train de me saloper mes plantations, il fait de la poussière comme j'en souhaite même pas à ma belle-mère sur son guéridon Louis XV, et il a réussi à faire sortir en hurlant ma voisine de sa cuisine qui croyait que c'était la fin du monde.
Belle-Horreur-le-sableur est plus laid qu'un acarien qui fait de l'herpès labial et génital deux en un; et je peux vous certifier que même Elephant man à côté c'est Mister Universe of the world.
Heureusement pour lui, ça ne se voit pas qu'il est si laid.

(cache bien son jeu, hein?)

vendredi 21 juillet 2006

Vamos a la playa (Puceminus sort le grand jeu).

Figurez-vous que je suis affreusement déçue: les beaux gars qui travaillent actuellement chez moi sont insensibles à mes charmes malgré tous mes efforts. Ils ne me regardent même pas, à vrai dire.
Par contre, il y en a une qui s'en sort très bien dans l'affaire, c'est la Puceminus. Qui joue elle aussi la carte de la séduction plein pot, vous pouvez me croire: yeux de biche, regards énamourés et tout le tralala.
Comme par hasard, elle a jeté son dévolu sur celui qui me plaît le plus (le plus bronzé et celui qui transpire trop que ça lui dégouline sur le torse jusqu'au nombril. hum).
Ses premiers mots le matin:" è oùuùuùu le (m')sieu?" sans même un regard pour sa mère.
Pour lui, elle a sorti le grand jeu. Le pauvre a eu le droit d'admirer ses sandales et a bien été forcé de s'extasier haut et fort sur la beauté des petits coeurs bleus et verts qui les ornent; il a aussi été convié à regarder sur le canapé un épisode de "T'choupi va à la plage", mais a dû diplomatiquement décliner l'invitation. Ben oui, il en avait sûrement très envie mais avait des choses à faire, hein quand même.
Et pis faut les entendre, mes beaux gars musclés-bronzés, les trémolos dans la voix qu'on dirait presque les petites mémés d'Inter*marché: "elle est trop craquaaante, votre puce!".
Bon je sais pas si je dois rire ou pleurer (dites-moi).