Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

jeudi 29 mai 2008

Ma (folle) nuit avec Jean- Louis.


Si.
Merci Névrosia, la plus surprenante, la plus généreuse, la plus zen, la plus drôle, la plus belle, la plus chouette des filles!
Elle a tout raconté ici et c'était tout comme elle a dit, et encore mieux que ça même, c'était une nuit qui donne du bonheur pour longtemps. Je vous dirai précisément combien de temps quand ça sera fini (le bonheur). Peut-être aussi que, quand j'aurai un peu moins honte et pas envie de gâcher mon bonheur donc, je vous raconterai ce que ni Névrosia ni ma mère ne savent encore, à savoir que sur la route du retour vers Chartres, avec mon légendaire sens de l'orientation et mon GPS naturel et bio greffé sous le couvercle, cinq minutes seulement après avoir commencé à me dire in petto "tiens j'ai du me tromper de route c'est pas possib' autrement", j'ai aperçu tout à coup au loin devant mes yeux éberlués la Tour Eiffel et la Tour Montparnasse deux en un, comme je vous vois, je vous mens pas. Et comment j'ai paniqué en appelant illico l'Ours avec ma voix de tête "allôôôô tu vas pas le croire, je me suis perduuuuue, je suis Porte d'Italiiiiiiiiiie, aide-moââââ!!!!!!".
(Et aussi comment il m'a répondu "J'en étais sûr!!!!" que si je n'avais pas eu besoin de lui pour m'indiquer comment retrouver mon chemin je lui aurais raccroché au nez mordicus, tu penses bien, Ours, va!).

mercredi 28 mai 2008

Quand le jour de ton anniversaire, ta copine Nadia t'envoie un mail pour le moins étrange "Les p'tits beurres sont tout mous. bisous. Nadia", tu es perplexe et tu en déduis:
1) qu'elle vient d'entrer dans la Résistance et qu'elle doit désormais coder ses messages?
2) qu'elle emploie une formule imagée et poétique pour t'informer qu'elle a la gastro?
3) qu'elle emploie là encore une formule pudique pour te demander si ça vaut la peine d'aller acheter du viagra pour son mari ?
En fait, tu t'inquiètes pour sa santé de corps et d'esprit, tu l'appelles et là tu apprends qu'elle voulait juste te souhaiter à sa façon un "happy birthday to you", c'est ça qu'elle chante toujours sur l'air connu, elle, pour l'occasion, il paraît (véridique).

mardi 27 mai 2008

Aujourd'hui, fais ta B.A.

(ça, c'est mon côté rebel)

Oui, parfaitement, aujourd'hui, c'est mon anniversaire, je tiens à ce que vous le sachiez, et pour fêter ça dignement, soit dit entre nous, j'aimerais bien que vous fassiez sauter les comm', juste pour le plaisir (le mien, en fait);
Je rappelle à toutes fins utiles que le record absolu est de 124 com' (en novembre 2007), en grande partie grâce à Griffollet et à l'Abbé Cédaire mais qu'étant donné qu'ils rentrent à peine tous les deux de dorage de pillule chez les Grecs c'est pas donné, mais vous pouvez y arriver quand même tout seuls, mes zamis, en vous organisant bien, j'en suis sûre.
(Demain, vous irez fêter a n g e l, mais aujourd'hui c'est moi, hein? Je suis née la première, le droit d'aînesse, ça vous dit quelque chose?)

Sinon, je pars ce soir chez 'Dame Névrosia; si je ne reviens pas, vous saurez auprès de qui vous plaindre.


(Ou qui remercier).

dimanche 25 mai 2008

Jour de fêteS.

Ceux qui sont nés au mois de décembre comprendront mon calvaire, j'ai la mouise totale d'être naquite tout près de la fête des mères. Certaines années, ça tombe le même jour et c'est encore pire, je vous ferais dire.

(Cette année, mon anniv', c'est mardi, je vous prie de bien vouloir entourer cette date d'une pierre rouge dans vos agendas, merci).

Aujourd'hui, on m'a donc fêté à la fois, pour faire plus simple m'a-t-on dit mais je crois qu'en réalité c'était par pure pingrerie mais je n'ai rien dit de peur qu'on ne me fête rien du tout ç'aurait été le bouquet, mon anniversaire et la fête des mères.


Un seul être a fait preuve de sensibilité, mon fils à moi que j'ai(me) qui a tenu à bien marquer le distinguo entre les deux célébrations, et a pris la peine de m'offrir deux cartes.

7 erreurs se sont glissées entre ces deux cartes: sauras-tu les retrouver?

vendredi 23 mai 2008

Oyé oyé bonnes gens, elle est revenue la teuf des reums nouvelle, et j'ai bien écouté ceux d'entre vous qui m'ont dit l'an dernier que j'étais vraiment xagère de faire un collier de nouilles, que ça ne se faisait plus que c'était has been oui j'ai tout entendu.

Cette année, donc, c'est décidé, pour vous plaire, je me suis renouvelée, J' ai IN-NO-VE.




et vous présente donc,





TADAAAAAM!!!








(attention, ça va faire mal)




(très mal)










le tableau de nouilles. Et pis attention, dorées à la laque, les nouilles, hein!


Va sans dire que je suis très contente de moi, et que j'attends les complimentations, éloges et louanges en tous genres (flatteries bienvenues).

N'hésite pas à me contacter pour plus de précisions si toi aussi tu veux fabriquer un tableau de nouilles pour l'offrir à ta maman (oui, il me reste des nouilles).

jeudi 22 mai 2008

Téhèmesses.

J'ai un peu honte de vous raconter ça, mais il y a quelque temps l'Ours m'a annoncé d'un ton docte et vaguement conspirateur qu'il avait des téhèmesses.
Ah ah, je vous vois déjà ouvrir de grands yeux en vous demandant ce que c'est que cette chose.
C'est ce que j'ai fait aussi, figurez-vous. Sauf que je n'ai rien dit, forcément, fidèle que je suis à ma tactique de ne jamais dévoiler trop avant à quel point je suis ignare.
Et que j'ai passé plusieurs jours à me demander in petto ce que ça pouvait bien être que ces mystérieux téhèmesses, si ça se trouve c'est une MST qui fait de la dyslexie ou quelque chose comme ça, c'est bien ma veine, tiens.

J'ai quand même bien fini par apprendre, en posant des questions l'air de rien et la mine innocente, que téhèmesses, ça voulait dire qu'il avait mal au dos, ce grand bêta, tout simplement et comme tout le monde, la belle affaire, hein.

Mais dans ma grande innocence, j'ai cru que c'était un mot qu'il avait purement et simplement inventé pour me faire rire et/ou pour faire l'important.

Parce que ça faisait genre maladie grave et complètement invalidante, ah ça oui, ça avait bon dos les téhèmesse, c'était surtout bien pratique pour ne pas avoir à se lever de sa chaise "ah désolé, j'peux pas, j'ai mes téhèmesses, tu sais bien" (et regard souffreteux en sus).

A tel point que je n'avais aucun scrupule à les invoquer moi aussi quand l'Ours se faisait entreprenant de son objet frémissant du bas du dos "ah mon amour, tu n'y penses pas: et tes téhèmesses???"

Bref, on vivait en parfaite harmonie lui, ses téhèmesses et moi jusqu'à l'autre jour, quand ma collègue s'est mise à me parler des téhèmesses de son homme à elle. Je l'ai regardée d'un air imbécile, elle s'est alors sentie obligée de tout m'expliquer. A présent, je sais que les TMS, c'est la maladie à la mode très sérieux, n'empêche que comme pour Bellzouzou l'aïeule avec l'Alzheimer précoce depuis de très nombreuses années -c'est du moins ce qu'on soupçonne dans la famille au vu de tout ce qu'elle oublie et radote, la pauvre-, on vit très bien avec.

(Donc, mon amour, il y a de la vaisselle sale dans l'évier.)

mardi 20 mai 2008

Haut les mains peau d'lapin...

....la maîcresse en maillot de bain.

Chuis été taguée par ma collègue Sosso.

En totale excluse rien que pour vous donc, mes tics et tocs de maîcresse:

- Ça m'agace fortement de lire le mot gommettes sur les consignes des travaux de mes collègues (genre "colle une gommette bleue, mon cher enfant perspicace, sur chaque coccinelle qui a les yeux ouverts et une gommette verte sur chaque coccinelle qui a les yeux fermés"). Je vous jure que je n'ai encore jamais rencontré de collègue qui sache orthographier correctement le mot, ce qui est assurément grave en vérité car la gomette avec un seul M et qui n'a rien à voir avec une gomme nom de nom tu me le copieras 100 fois est l'accessoire numberone en maternoche.

- Quand les beaux jours sont là, je suis parfois pieds nus dans la classe, rapport que j'ai les arpions qui gonflent sévère à être toujours debout ou pliée du genou sous les tables au format nains.

- Ceci explique sans doute cela, l'été, j'aère en grand pendant la classe en ouvrant la porte fenêtre qui donne sur la cour, ça fait voler les mobiles au plafond, les feuilles de cravail et les cheveux des petites filles, c'est rigolo, et en plus on est sorti plus vite en récré, ce qui ne gâte rien.

- Il y a certains tics de langage chez les petits que je ne supporte pas et pour lesquels je les reprends sys-té-ma-ti-que-ment. En font partie: "maman est partie au boulot", "c'était trop bien" et l'indémodable "j'ai envie de piiiipiiiii"!

- Je ne pars jamais travailler sans mon litre et demi d'eau minérale dans ma besace, faire classe m'assoiffe à un point que vous ne soupçonnez même pas chuis sûre; je bois à la bouteille devant mes petits élèves qui me disent souvent d'un ton scandalisé que ça ne se fait pas, ce à quoi je réponds pince sans rire que la maîcresse a tous les droits non mais sans blague. Je fréquente si assidûment le petit coin privé des maîcresses (facile de le reconnaître: c'est le seul qui ait une porte qui ferme, un abattant et du papier à fesses, pardi) que j'y ai même blue tacké la photo de George, c'est dire mon affection pour l'endroit.

- Je vérifie toujours sommairement (et visuellement) la tête de celui sur le travail duquel je me penche, depuis ma toute première année d'enseignement où un jour j'ai vu tout à coup sauter des poux sur une feuille d'exercice (je n'invente rien). Je n'ai pas honte: j'ai connu une collègue qui faisait pire, s'asseyait devant la porte de sa classe chaque matin au moment de l'accueil, et vérifiait de visu la chevelure de ses élèves au fur et à mesure qu'ils arrivaient avec leurs parents.

A propos - je maîtrise mon hors sujet, n'ayez crainte-, mes tout premiers élèves (les pouilleux donc) avaient 4 ans, ils passent donc le bac de français cette année, punaise z'ont intérêt à déchirer leur race avec tous les livres que je leur ai lus et le temps que j'ai passé cette année-là à découper pour eux dans le journal des lettres de tous formats, couleurs et polices d'écriture et à préparer ma classe high-top-level de chez royal de luxe du caviar en branche.

lundi 19 mai 2008

Pas la frite.

Minipuce, dé-ses-pé-rée: "la friteuse qui tombe en panne juste aujourd'hui (hier dimanche, ndlr), c'est ce qui pouvait nous arriver de pire, hein maman?"

dimanche 18 mai 2008

Une musaraigne et des hommes (et un chat).

(filmé par Brisefer, ami des bêtes et as du zoom avant/zoom arrière que j'en ai la nausée pas vous?)

Z'allez pas m'croire, mais la Minouchette (sa mère les griffes en tongs) veut bien manger les souris mais pas les musaraignes, ah ça non, on n'est pas des bêtes tout de même.

En conséquence il faut que je m'habitue à l'idée qu'il y a une musaraigne vivante (et maligne, z'avez vu un peu?) dans ma maison, quelque part dans le dessous du placard de la cuisine.
(trouvez pas que c'est Aaaaaaaaah!!!!!) ?

jeudi 15 mai 2008

Hannibal Lecter, est-ce toi?

Vous avez beau savoir que cette chose-là traînait dans un fond de coffre à jouet depuis les 6 ans de votre aîné;

Vous avez beau savoir aussi qu'il était prévisible que votre petite dernière mettrait un jour la main sur la pure merveille et qu'à partir de ce moment-là elle tomberait en amour et déciderait de la porter all day long 24/24;

Vous avez beau avoir couché l'enfant vous-même la veille au soir avec son masque encore sur la tronche bah elle finira bien par l'enlever si ça la gêne pour dormir;


Vous avez beau ne plus croire depuis belle lurette ni en Dieu, ni au Père Noël, ni au prince charmant et George Clooney qui m'emporte sur son beau yacht blanc, ni aux super héros, tu parles;

Quand au petit matin et en plein sommeil paradoxal vous croyez entendre tout contre votre visage un "coucou maman" d'une voix un peu étouffée, Dark Vador genre, qu'au prix d'un effort surhumain vous ouvrez un oeil et que dans la pénombre vous vous trouvez face à ça:


ben vous avez beau y être un peu préparée donc, votre coeur vous lâche quand même d'un coup sec et vous croyez pendant un temps (pire que toute l'Eternité qui est bien longue surtout vers la fin*) que ça y est, c'est votre dernière heure qui est arrivée là maintenant tout de suite et que c'te misèèère, vous ne saurez jamais qui aura été éliminé ce soir à La Nouvelle Star.

* Woody Allen
(Et non,détrompe-toi mon ami, ma fille ne louche absolument pas, c'est juste un effet d'optique passque le masque il est trop écarté des zoeils, tu vois.)

mercredi 14 mai 2008

Le bonheur? c'est très simple.

Je l'avais mis de côté et pis je l'ai perdu, mais de mémoire, dans le Canard Enchaîné de la semaine dernière, il est relaté que Sarkozy aurait dit à un proche "j'ai tout pour être heureux: je suis président, j'ai de l'argent et une belle femme".

Franchement, le bonheur, ça tient à peu de choses, nan?
Ceux qui sont pas zeureux c'est qu'ils le veulent bien, moi j'dis.

Merci pour cette leçon de vie, en tous cas, Nico.

mardi 13 mai 2008

Avec mes sabots dondaine, hohoho.

Vous me croyez si vous voulez, mais à l'école, le matin, souvent, il y a quelques mamans qui accompagnent leur enfant en chemise de nuit. Si.

La première fois, ça m'a fait tout drôle, mais maintenant, je suis ha-bi-tu-ée.

Je pense qu'après avoir déposé leur gosse elles retournent se pieuter vite fait, parce qu'à l'heure des mamans le soir elles sont habillées comme vous et moi, chic et tout et tout.

Mais le matin, c'est chemise de nuit. Quand il fait un peu frisquet, elles enfilent une robe de chambre par dessus, quand il neige, elles mettent l'anorak, on n'est pas des bêtes, hein.

Ma collègue, elle a même une mère d'élève qui vient en nuisette.
Je sais que c'est dur à croire, mais faites un effort.
Par dessus, comme elle doit quand même avoir sa petite pudeur, elle porte en général une robe de chambre rose fushia en pilou pilou par-dessus sa nuisette donc (et je sais que c'en est une et non pas une très vulgaire chemise de nuit parce qu'on voit ses bretelles qui dépassent de la robe de chambre.)

Mais je vous ai dit qu'avec l'habitude, on n'y faisait (presque) plus attention.

Cette maman-là a une autre particularité (et à part ces deux signes bien distinctifs, c'est une personne tout à fait ordinaire, notez bien): elle a peur, de tout, tout le temps, pour sa fille.

L'autre jour, ma collègue prévient les parents d'élèves via le cahier de correspondance que sa classe va aller visiter une ferme la semaine suivante.
Le jour dit, la maman arrive dans le couloir au moment où les élèves enfilent leurs bottes et prend brutalement et tragiquement conscience que la visite de la ferme va avoir lieu aujourd'hui et que le départ est imminent.
Elle se met à paniquer, agrippe ma collègue par le pull: "c'est aujourd'hui que vous allez à la ferme, hein? c'est aujourd'hui? alors je viens avec vous!!!"

Ma collègue, elle aurait accepté de bon coeur, si ça pouvait la rassurer la pauvre femme, pourquoi pas après tout? mais quand même, avec ses cheveux pas démélés, sa nuisette, sa robe de chambre en pilou pilou et ses sabots en plastique, elle aurait pu faire peur aux animaux, c'était donc pas possible, dommage hein, la prochaine fois peut-être?

lundi 12 mai 2008

Kenavo.

Nous rentrons du pays de ceux qui ont des chapeaux ronds, où mes nains ont apporté la bonne parole à leurs cousins qui l'ont reçue et rendue en retour, entendez par là qu'on s'est échangé les paroles des plouf-plouf, les chansons malpolites et surtout, suuuurtout, les gros mots.
Les gros mots ici ou là ne sont évidemment pas les mêmes, on se les dit en rigolant trop beaucoup, on les compare, on les évalue, on se les met bien en bouche et on se les approprie avant de les rapatrier au pays et de les faire partager au plus grand nombre.
Le beauceron et le breton se rencontrent et se mélangent, c'est ainsi que la langue évolue je vous signale, vive le métissage universel et les billets à la con.

Et pour finir, il fallait absolument que je vous montre comment les cousines elles sont trop des bêtes de la roue plus syn-chro-ni-sée que ça, tu meurs.


comment (presque tous) les cousins se sont baignés sans faire de manières dans une eau plus glaciale que ça, tu meurs.



comment mon beauf' il a une tondeuse plus ton sur ton sur son gazon que ça, tu meurs.

et comment plus positive attitude que Puceminus coincée dans les bouchons au retour, tu meurs.



Comment ça, j'ai des idées morbides? c'est rentrée demain, je vous signale.

Chat s'pourrait.


Minipuce: " tu sais pourquoi Minouchette, elle a plein de traits noirs sur la tête? c'est parce qu'on l'a tellement caressée qu'elle est toute abîmée, maintenant."

mercredi 7 mai 2008

La petite maison dans la prairie.


Vous n'allez pas le croire, mais jusqu'à hier, j'avais l'impression de m'être réincarnée en Caroline Ingalls.

Je vous jure.

D'abord, je n'ai exceptionnellement pas fait brûler mon crumble, je pense que c'est parce que pour une fois, j'avais mis un tablier de cuisine, ce sont souvent les petits détails qui changent tout;

Ensuite, j'ai parlé plusieurs fois aux enfants sans crier pour dire des choses genre ça ressemblait à "ce n'est pas parce que Nelly Olson est méchante que tu dois être aussi méchant qu'elle";

J'ai aussi la rétine décolée des deux bouts et les doigts presque en sang à cause du costume de danse que je couds pour Minipuce patiemment et sans dire de gros mots (oui, ça sent le retour de Rosemonde pour très bientôt, réjouissez-vous);

Enfin, en chantonnant Lord Your Grace d'une voix douce j'ai traité mon ficus contre les cochenilles farineuses (de vraies saloperies, que le cul leur pèle à toutes).

Ça faisait quand même beaucoup trop de points communs entre elle et moi pour n'être qu'une coincidence, reconnaissez-le.
Mais maintenant je sais que je suis définitivement bien moi, ouf, c'est sûr.

Parce que cette nuit j'ai rêvé que je faisais exprès de rater la sortie d'autoroute où je devais récupérer l'Ours et que ça me faisait hurler de rire de continuer mon chemin alors qu'il me faisait de grands signes pour me dire de m'arrêter, et je sais que Caroline Ingalls n'aurait j-a-m-a-i-s abandonné Charles sur une aire d'autoroute, même en rêve, c't'idiote.

mardi 6 mai 2008

La question philosophique du jour.

Parce que ça faisait bien longtemps, non?
C'est Puceminus qui te la pose:
" j'en ai marre des crottes de nez moi, c'est bientôt fini, les crottes de nez??"
Alors?

dimanche 4 mai 2008

Chic une quiche! (fais comme moi, essaie de le dire plein de fois très vite, strodur).

Je m'interroge.
Parce que je dois sortir, je dis à l'Ours: "j'ai mis une quiche dans le four, est-ce que tu peux la surveiller et la sortir dans environ 10 minutes???"
Réponse: "d'accord".
Quand je reviens, je trouve la quiche sortie du four comme convenu, mais carbonisée au cinquième degré. Je dis à l'Ours "pince-moi je rêve: tu as laissé brûler ma quiche?"
Réponse: "oui, ben ne commence pas à râler, parce qu'encore heureux que j'étais là (admirez au passage comme on cause bien la France chez nous) pour m'apercevoir que tu étais sortie en laissant une quiche dans le four, hein, tu peux même me dire merci!!!"
Ma question c'est: dois-je rire ou pleurer?
(pleurer, je crois).

vendredi 2 mai 2008

La mort me va si bien.

Figurez-vous que l'autre jour, ma copine Isabel que ça faisait 15 ans qu'on ne s'était pas vu alors qu'on s'aimait d'amour au lycée et qu'on s'est retrouvé il y a peu, même qu'on habitait la même ville sans le savoir c'est dingue hein et qu'on avait le même employeur so incrébibeul -mais c'est une autre histoire-, a dû subir une opération après laquelle, d'après son médecin, elle devait se reposer strictement et ne surtout pas rester seule pendant quelque temps au cas où elle se sentirait mal, ferait un malaise, voire pire, je ne vous fais pas de dessin.
Elle m'a donc demandé si ça m'ennuyait de la recevoir à la maison pour la nuit.

Penses-tu, je lui ai dit, j'adore qu'on vienne mourir chez moi.

Et de fait, j'ai tendu l'oreille toute la nuit vers sa chambre, guettant ses râles, ses soubresauts de souffrance et son dernier soupir, excitée comme une folle-dinguotte à l'idée qu'elle pourrait rendre l'âme chez moi, nan mais quelle formidable expérience de vie tout de même, hein, sans compter le billet de blog que je pourrais faire là-dessus avec en gros titre "Comment ma copine est venue mourir chez moi", genre, ça m'aurait battu mon record de commentaires, au moins 100 c'est sûr, "ça ne sert à rien de culpabiliser, tu ne dois pas te sentir responsable de sa mort", et "pauvre, pauvre, pauvre Bellzouzou, on est tous avec toi en ce moment difficile".

Eh ben queudche, forcément, elle pas voulu me faire ce petit plaisir, elle a dormi comme un bébé et s'est réveillée entière, joyeuse et fraîche comme l'haleine de mon chat au petit matin, c'est bien ma veine.