Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mardi 3 novembre 2015

Vrac, micmac et foutrac.

Figurez-vous que mon téléphone est un coquin et je me bidonne avec son clavier "instinctif", quand par exemple il ne connaît pas Nadia, seulement la mafia, quand je propose d'apporter un cadeau, lui il apporte un cadavre (succès garanti) et quand je parle d'appendicite, il me propose Copenhague (nan mais comme par hasard).

En parlant de Copenhague, j'ai laissé mes instructions détaillées à chaque membre de la famille: si le téléphone sonne, même si c'est un numéro caché, même (surtout) si ça vient de l'étranger, au mépris de toutes nos habitudes familiales, maintenant ON REPOND.
(quoi? j'ai noté mon numéro de portable ET mon fixe dans ma lettre à Mads, je vous signale). 
En écrivant ces mots, je réalise qu'il faut absolument que je laisse un petit pense-bête en anglais à côté du téléphone pour les angliches mal parlants de la maison OOOh wait, she is in her bath, pleaaase hold on, Mads, I am going to get her immediately..., (and so on).



En parlant d'anglais- vous ai-je dis que je prends des cours d'anglais cette année?-, une anodine discussion off pendant le cours m'a permis de constater que ma cop Thémilia connaît tout et plus encore sur la famille royale, date des mariages, des divorces et des amygdalectomies des uns et des autres, de façon tout à fait fascinante.

En parlant de la reine désangliche, j'ai une semaine de reprise comme je ne souhaite à aucune Queen of England ou d'autre part d'en avoir, le photographe à l'école lundi matin -toujours un grand bonheur-il faudra que je vous raconte ça un jour-, deux réunions en soirée, un conseil d'école mardi soir, une grand'messe pédagogique mercredi après-midi, une petite messe vendredi après-midi, un rendez-vous chez le dentiste, et une séance de dégustation de petits fours dans un haut lieu du département qu'on m'a dit qu'on peut y apprendre beaucoup en quelques minutes et que j'aurai du potin de compète pour dix ans au moins, héhé.

En parlant de potin de compète, puisque vous me demandez mon avis, qu’il en est ainsi et qu’il ne peut en être autrement, considérerons donc la chose comme telle. D'ailleurs quand on voit ce qu'on voit, qu’on entend ce qu'on entend et qu' on sait ce qu’on sait, on est bien content de penser ce qu’on pense, je dis.

dimanche 1 novembre 2015

Mes (bonnes) vacances

Du bon papothé avec de la copine dedans,
du théâtre (je vous ai dit qu'on a une pièce sur le feu depuis plus d'un an?) et du fêtage d'anniversaire de théâtreux,
trois jours de visite de la (superbe) ville de Troyes en amoureux avec l'Ours [et on a (bien) fait ce qu'on avait à faire (private joke)] (Troyens, Troyennes, vous nous aviez caché que vous habitiez une si jolie ville?)(je suis tombée follement in love de cet endroit)(la prochaine fois, on ira à Sète, ça sera plus long, dernière private joke et puis j'arrête),
de la cueillette de champignons et de l'empestage de maison des champignons qui cuisent [je ne vous parle même pas de l'odeur des chipirons frits que mon Vendéen apprivoisé de mari qui vient de se trouver un nouveau poissonnier qui fait l'affaire (pour une fois) a cuisiné frénétiquemant toute la semaine].
un peu de lecture,
un peu de préparage de classe,
du cinéma (Marguerite, Mon roi, L'homme irrationnel, je recommande tout, j'ai aimé, aimé, aimé). [Tout sauf Chronic, le film qui figure au top 3 des films les plus chiants que j'aie vus de ma vie, un film plombant et loooong bonne mère, pendant lequel il ne se passe rien, mais rien (de rien) mais où tu restes parce que tu te dis qu'il va bien se passer quelque chose quand même en même temps que tu te demandes bien de quoi ça parle vraiment et où on veut en venir, et pendant la scène finale, au moment où le "héros" fait son jogging pendant de looongues minutes, au moment où tu te dis que décidément nan, il ne se sera vraiment rien passé c'est fou ça, vlan il se fait violemment percuter par une voiture et on n'en parle plus, voilà c'est fini, ah quel film, hein.],
de la disserte pour Brisefer (Quelle est la place de la Loi?) (elle est à sa place, ne la dérange surtout pas, je dis)(au passage: tu connais le (grand) garçon qui lisait en même temps pendant ses vacances l'Esprit des lois de Montesquieu et le dernier Astérix de sa petite soeur?),
des leçons de conduite et de la confection de sushis et de muffins pour Minipuce,
de la valse en la mineur de Chopin  pour Puceminuce* (il fallait finir en beauté).

[* Puceminus en villégiature chez les aïeux Bellzouzou à l'heure du tirage au sort du jeu-concours de la dernière fois n'a pas pu prêter sa main innocente, c'est donc celle de l'Ours qui a choisi arbitrairement et d'un ton bourru (mais il replantait du gazon dans la misère, et c'était pas le moment de l'enquiquiner) les commentaires gagnants: le premier, le dernier et un au milieu.
Zozostéo, BL et Chaipa, faites péter votre adresse que je vous envoie vos cadeaux, donc.]

mardi 27 octobre 2015

Des vacances, et du jeu-concours/culture (tu m'en diras tant)

Je ne suis pas très prolixe, je sais. Mais c'est vacances, je te signale. Et puis tu ne crois quand même pas que j'ai un baiser sur la bouche avec la langue avec Mads à te raconter tous les jours, hein.
Je sais, c'est bien dommage, sois pas triste, bichon.

La maison d'édition Chiflet et Cie et Hugo image m'a gentiment fait parvenir trois petits trésors parmi ses nouveautés:
- Le Dictionnaire des termes rares et littéraires de Jean-Christophe Tomasi, avec lequel j'ai bien l'intention de briller en société lors de mes dîners mondains, non mais sans blague (il faut que je case paralipomènes, laz(z)aronisme, apocatastase et psychopompe) (mais comme j'ai alzheimer précoce, ça va pas être facile).

Une question insolite de français par jour, une éphéméride littéraire, inattendue et drôle, avec laquelle tu te drogues quotidiennement à l'anagramme, l'homophonie, la polysémie, la paronymie, les métonymies, les métagrammes et les contrepètries (ouf) (et ça te change de l'éphéméride avec ton dessin du Chat tous les jours, quoi).

- Le livre-jeu de la langue française, de Jean-Jacques Thibaud, un jeu de parcours, d'humour et de culture générale avec de la langue française, des bons mots et des citations célèbres dedans que tu m'en diras des nouvelles.

Au cas où tu n'aurais pas remarqué, c'est bientôt Noël, et si tu veux faire un cadeau intelligent, tu te précipites chez ton libraire, si tu veux recevoir un cadeau intelligent, tu te précipites sur ta liste au Père Noël, ou alors tu te précipites sur les commentaires, première porte en bas, j'ai un exemplaire de chaque à te faire gagner, mon ami.

(Et pour finir mine de rien et sans aucun rapport, je sais pas vous, mais perso je trouve que ça change un peu la face de la grande Littérature, cette affaire.)

mercredi 21 octobre 2015

(hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!)



Il y a eu ce jour dans ma vie que Névrosia a déjà si bien raconté où tout à coup je me suis retrouvée tout près de Mads, pour une masterclass, pendant deux heures. (Ce matin-là, j'ai su tout de suite pourquoi je me levais, voyez.)
Tout près, donc. Mais genre vraiment tout près, il n'y avait que trente rangées de gens qui nous séparaient, tu vois. Tant que ces gens-là ne bougeaient pas trop et ne m'empêchaient pas d'essayer d'attirer l'attention de Mads, ils ne me dérangeaient pas vraiment, mais quand Mads a annoncé son départ et qu'ils ont commencé à s'agiter dans tous les sens, à vouloir lui parler en exclusivité et à se faire prendre en photo avec lui, j'ai réagi, hein.
Nan parce que je n'étais pas là pour rigoler, moi. J'avais un love at first sight à mettre en route, une lettre à lui donner, un bisou sur la bouche avec la langue à lui faire.

J'ai réagi, donc, je me suis mise à pleurer, jamais je ne pourrais traverser cette foule humaine. Trop de fans tuent LA fan, quoi.

Comme Névrosia ne voulait pas avoir perdu son temps à faire la queue pendant deux heures pour avoir des places, à tout organiser, à supporter mon anxiété, à écouter parler Mads deux heures encore, et comme elle ne voulait surtout pas m'entendre pleurnicher le reste de ma vie durant, ni une ni deux elle a attrapé mon appareil photo d'une main, mon bras de l'autre et, jouant du coude et du genou tel un all black en furie, a fendu la foule. Je me suis laissé entraîner, j'ai fermé les yeux très fort, distribué discrétos quelques pincements et coups de pieds au tibia de certaines au passage, et puis tout à coup, sous mes yeux zéblouis, Il était là.

Juste devant, c'est moi. Il est ému, ça se voit.
On est en train de faire notre love at first sight, (c'était juste avant le baiser).
 La fille qui ricane derrière Mads, je peux vous dire que c'est jaune.

Il y a eu ce jour dans ma vie où tout à coup je me suis retrouvée tout près de Mads, donc.
Mais vraiment tout près, plus personne ne nous séparait, tu vois. J'ai pu faire mon love at first sight et mon baiser sur la bouche avec la langue. Ensuite, je lui ai donné ma lettre, Névrosia nous a pris en photo, une fois One picture, please, she loves you, elle a dit (il le savait, j'avais mis la langue quand même), puis Another one, please, to be sure! elle a dit encore, et elle aurait pu dire encore Another one again, please, to be surer again! que Mads n'aurait pas bronché, tellement on était bien, là, tous les deux.

Mais c'était sans compter le garde du corps, deux fois plus petit et dix fois plus malingre que Mads, nan mais quel imposteur celui-là, qui le pressait de partir, le tirant par le bras, l'arrachant brutalement à moi. Il était malheureux comme tout à ce moment-là, je l'ai vu.

Ce que j'ai vu aussi, c'est le moment où Mads allait s'en aller dans la foule avec ma lettre dans la main et où il allait la laisser tomber, forcément, et elle serait piétinée mille fois et perdue à tout jamais et s'il ne la laissait pas tomber, il allait poser à côté de lui dans le taxi et oublier, c'est sûr. J'ai donc j'ai pris ma voix la plus suppliante, et je lui ai dit Put it in your pocket!!
Il m'a regardée bizarre et il est resté tout interdit, avec des yeux ronds et il a dit WHAT the fuck? (Névrosia est persuadée que la dernière fois que quelqu'un lui a demandé de mettre un truc dans sa poche c'était sa mère en lui donnant son mouchoir).
Comme il n'avait pas bien compris, le pauvre, j'ai répété Put it in your pocket!!! de façon (encore) plus insistante (mais il y avait péril en la demeure, hein) (Névrosia m'a dit ensuite qu'elle ne pouvait pas le faire parce qu'elle était pleinement occupée à prendre les photos, mais qu'elle avait eu envie de me prévenir que c'était ma voix de maîtresse d'école). Elle doit avoir raison, parce que Mads m'a fait OK de la tête et à ce moment-là il avait cinq ans, je le jure.
J'ai voulu ajouter Et ne l'oublie pas au fond de ta poche quand tu porteras ta chemise au pressing!, mais le temps que je réfléchisse à comment on disait ça en angliche, il était déjà bien loin de la dingue qui lui avait fait un baiser sur la bouche avec la langue lui braillait de mettre des trucs dans sa poche.

à ce moment-là, encore dans la salle, Mads tient dans les mains, tel un trésor, ma lettre.
Si tu as de bons yeux, tu peux dire le sobre "Mads" que j'ai écrit
(mais pas voir le petit coeur que j'ai dessiné, il a son doigt dessus, le coquinou.)

si tu remarques bien, cher ami perspicace,
à sa sortie de la salle trois minutes plus tard, sur le trottoir,
 Mads tient dans sa main un journal roulé et un dessin de fan 
qu'il a récupérés depuis notre séparation brutale,
et normalement aussi MA LETTRE,
mais JE NE LA VOIS PAS, je ne peux donc pas te le garantir non plus,
si ça se trouve il l'a déjà perdue,
 (tu vois, je t'avais bien dit de LA METTRE DANS TA POCHE, BON SANG!!!!)
ou alors il l'a fichue dans sa pocket tellement il a eu peur que je revienne le gronder
l'histoire ne le dit pas et c'est bien dommage, avoue.


[Il existe donc une photo, deux même, de Mads qui me tient amoureusement par l'épaule (plus jamais je lave mon pull, tu penses) et sourit, ravi en extase. Cette photo-là circule parmi mes amis, ceux qui savent qu'en vrai je n'ai pas les yeux rouges, ni de sourire crispé, ni de triple menton, que c'était juste le stress l'appareil photo qui déconnait. Sans blague, un jour j'ai montré mon nombril, un autre mes seins sur la toile, mais jamais de la vie je montre mon double menton, c'est comme ça. (ne t'inquiète pas pour moi: je l'avais rentré quand Mads s'est tourné vers moi après la photo.]


Pour te résumer ça simplement,
Mads et moi a passé de bons moments tous les deux
























vraiment très bons, même
















 il a insisté pour que je reste avec lui toujours (mais vraiment insisté, hein)


















(à ce moment-là, il n'avait pas l'air content du tout:)


















mais il est revenu à la raison,  il m'a demandé si


on a pleuré un peu tous les deux de devoir nous quitter si tôt après nous être trouvés
On s'est promis fidélité à tout jamais
Il m'a regardée repartir vers mon destin et on se serait cru dans un film (presque).
[Séquence émotion: un hug tout spécial à Thémilia pour son aide logistique, à mes enfants pour leur patience, un VRAI baiser sur la bouche avec la langue à mon mari (je vais m'occuper de toi, maintenant), et mes bisous les plus affectueux à mon Amie Névrosia, elle sait pourquoi.]

















dimanche 11 octobre 2015

Le (toujours) pagranchoze du dimanche soir

Brisefer nous a fait l'honneur de sa présence ce week end et il a des sujets de disserte de plus en plus passionnants, je dis.



Hier je me suis fait couper les cheveux très court. Le carré court, c'est très tendance, vous savez, m'a dit la coiffeuse. Mmm, je lui ai dit, la tendance, voyez-vous, avec la nature de cheveux que j'ai, hélas trois fois hélas, je m'en fiche un peu, tout ce que je veux, c'est me débarrasser de cette horrible tignasse queue de vache que j'ai là.
J'étais assez contente du résultat en rentrant, mais l'Ours et les trois enfants à la queue leu leu et sans se concerter m'ont dit que je ressemblais à Bellzouzou l'aïeule. Je ne sais pas comment il faut que je le prenne, je n'ai pas demandé. (Mais je m'en fiche, dans quelques jours je m'envole pour Copenhague, où on saura m'apprécier à ma juste valeur, n'en doutez pas).


jeudi 8 octobre 2015

Brèves de maternoche.

Un petit, au moment d'accrocher son étiquette de présence au tableau, se disputant avec un autre qui se trompe d'étiquette Hey, c'est ma quéquette à moi!

Un autre qu'on complimente sur sa joli chemise en lui disant qu'il est beau comme un petit homme Ah non, moi je suis Lenny (et pas un petit Tom, voyons, ndlr). Ça m'a rappelé le cousin Bogosse, tiens.


Recyclage (mal contrôlé) des vieilles feuilles de cours de Brisefer pour les dessins libres des petits le matin à l'accueil:
               (Tu as fait quoi à l'école aujourd'hui mon chéri? bah j'ai dessiné des spermatozoïdes, tiens!).

dimanche 4 octobre 2015

Le pagranchoze du dimanche soir.

Le pasgranchose ça sera seulement, si vous le permettez, que l'Ours et moi on a bien aimé "l'odeur de la mandarine" malgré sa fin un peu téléphonée a dit l'Ours (et je suis d'accord)(une femme obsédée par son ancien amant qui n'arrive pas à jouir avec son mari malgré son amour pour lui et sa patience à lui, quelle sera la scène finale à votre avis, hum?), que mon petit bonheur en ce moment, c'est de me plonger dans Légendes d'automne de Jim Harrisson (petit bonheur qui ne va pas durer bien longtemps), que mon Brisefer a préféré aller passer le week end avec une fille plutôt qu'avec sa mère, et que plus les jours passent plus je suis stressée (mais j'ai de quoi, figurez-vous).

mercredi 30 septembre 2015

Je ne suis pas folle, vous savez.

Puceminus ma toute petite -et prévoyante fille-, hier matin en s'habillant, enfile son maillot de bain, -elle a piscine en première heure avec sa classe, elle adore ça, elle exulte-, glisse sa serviette son bonnet et sa petite culotte de rechange dans son sac et s'en va la fleur au fusil et la joie dans le coeur au collège, pour s'apercevoir au moment de prendre le bus avec sa classe, quand le prof demande de vérifier dans son sac qu'on a bien toutes ses affaires, horreur et putréfaction, qu'elle n'a pas son maillot de bain.
(C'est seulement en allant aux toilettes, après deux heures de perm, que l'électricité est montée à l'étage.)



lundi 28 septembre 2015

Comment je me suis bien fait avoir aujourd'hui.

Aujourd'hui, j'ai voulu gronder un de mes deux jumeaux qui avait lancé une aubergine à travers la classe. [Aparté: Il y a bien des aubergines dans mon coin-dînette, ce n'est pas pour faire un effet de style que je dis ça. Mon coin-dînette est très chouette néanmoins. Un petit bout de même pas encore trois ans est capable de lancer très loin une aubergine, et de la faire passer tout près de la tête de la maîtresse, même.]
Comme la scène se passait juste après la sieste des petits et que l'atsem n'avait pas encore remis - pour une raison qui m'échappe- leurs lunettes sur le nez de mes jumeaux que je ne différencie que grâce à la couleur de leurs branches de lunettes, j'étais bien embêtée pour gronder mon jumeau, donc. Comme j'aime bien savoir qui je gronde, je lui ai demandé qui il était, de lui ou de son frère.
Comme il est malin, il n'a pas voulu me répondre. Comme son frère était encore en train de s'habiller dans la salle de sieste, je n'ai pas pu le questionner.
Comme je me croyais plus maligne que lui, j'ai demandé à mon jumeau lanceur d'aubergine d'aller illico remettre ses lunettes Comme ça je saurai qui tu es, namého.
Mais comme il était bien plus malin que moi décidement, quand il est revenu avec ses lunettes sur le nez, et avec son frère enfin prêt et ses lunettes sur le nez également, ben je n'ai pas su davantage à qui je devais m'adresser (en fait je crois bien que je le savais encore moins qu'avant).


mardi 22 septembre 2015

Mort aux vaches.

Ce qui est bien en classe des fois, pour vérifier que tes élèves suivent, c'est de dire, l'air de rien, une énormité. Le plus facile pour dire une énormité l'air de rien, je vais te dire, c'est de la dire sans t'en rendre compte. Moi par exemple, il paraît que depuis le début de l'année, je dis à mes élèves, Allez à la table des vaches! alors que c'est une table avec des poules, aucun petit n'y a vu quoi que ce soit à redire, c'est l'atsem qui vient de me le faire remarquer. Après trois semaines de classe. Elle est nouvelle, elle n'a pas osé me contredire avant, je suppose. Ou alors ses collègues l'ont prévenue que j'étais dingue. [J'appelle les tables par leur couleur, j'ai une table jaune, une table bleue, une table grise, et une table recouverte d'une toile cirée avec des animaux qui m'a été vendue par Brisefer himself cet été. J'ai longuement hésité entre les vaches et les poules, j'ai finalement choisi les poules, mais mon inconscient me le reproche encore, on dirait, ndlr.]
Bref, tout ça pour vous dire que mes petits élèves ont encore beaucoup à apprendre et qu'avec une maîtresse pareille, ils sont pas rendus, les pauvres.

Sur ce, je vous laisse, il faut que j'aille immédiatement lancer quelques machines de draps (clique si tu es majeur uniquement).

dimanche 20 septembre 2015

Vrac et foutrac du dimanche soir.

Comme quoi la vie, hein, elle te réserve bien des surprises des fois, ta toute petite dernière, celle qui n'a jamais posé problème pour quoi que ce soit et encore moins à l'école, elle termine sa troisième semaine au collège avec déjà qui dit mieux? trois mots dans le carnet de correspondance, un oubli travail et deux oublis de matériel, tous bien involontaires, tu t'en doutes, il y a qu'à voir comme ça lui a fait tourner le lait à chaque fois, la pauvre.

J'ai découvert,à l'occasion d'un bric à brac
-stupeur et stupre-
ce que mon ancienne collègue et directrice avait à vendre.
Aaah ça, elle cachait bien son jeu pendant toutes ces années
mandieumandieu.



Je me suis régalée avec Jacob Jacob de Valérie Zenatti, l'histoire d'un jeune juif de Constantine, cultivé et doué, fierté de sa famille, envoyé en juin 44 libérer la France, qu'il connaît si peu, et mort en Alsace quelques mois plus tard à peine.

Et pour finir en beauté mes petits zamis, figurez-vous qu'il n'est pas (tout à fait) impossible que le 15 octobre prochain au soir je m'envole pour Copenhague et m'y installe de façon définitive, j'ai déjà commencé à régler mes affaires courantes.




dimanche 13 septembre 2015

Le manque.

Depuis quelques jours, je vis avec un sentiment étrange, diffus, accentué par des éléments troublants, -les plats que je cuisine nous durent beaucoup plus longtemps, il y a moins de mouvement dans la maison, et quand je vais ouvrir les volets de cette chambre, je suis toujours frappée de la découvrir impeccablement bien rangée. Je marque un temps de surprise à chaque fois, le lit est fait, rien ne traîne par terre. J'ai comme une impression d'absence, de vide, d'attente. Je suis en suspens. Et puis hier soir, en me brossant les dents avec l'Ours, la révélation. Il manque quelqu'un, tu trouves pas?
Oui, il manque quelqu'un.


mercredi 9 septembre 2015

où je parle d'expérience

Avec l'expérience, figure-toi que je commence à savoir mieux organiser mon mois de septembre, qui est de notoriété publique presque aussi pénible que le mois de juin. Paperasse à remplir, inscriptions, réunions, pour un peu, ma bonne dame, je n'aurais plus le temps de zieuter mes photos de Mads. Alors je priorise, je sélectionne, les pièges je les évite, et hoplà.
Par exemple, c'est mon troisième enfant au (même) collège, on ne me la fait plus, je sais que la réunion importante c'est celle de mardi pendant laquelle j'aurai le loisir de voir la trombine des profs de Puceminus et accessoirement de glaner quelque information, ce qu'on va chanter à la chorale et s'il y aura un voyage et des frites au menu, et non pas, -petite malheureuse- la réunion du jeudi, annoncée comme rencontre avec les parents, en réalité "présentation" des différents membres de l'Administration pendant cinq minutes, puis "rencontre" avec les parents élus de la èphcépéeuh (de mes deux ovaires)(tu imagines comme j'ai envie de les rencontrer, j'espère).
Ensuite, la corvée ultime en septembre, le couvrage des livres. Déjà, quand tu es malin comme moi, tu te débarrasses de l'aîné de tes enfants, tu l'envoies à la fac dans une autre ville voir si tu y es à couvrir ses livres déjà, une bonne chose de faite et on n'en parle plus, c'est toujours ça que les Allemands n'auront pas. Ensuite, quand il ne te reste plus que deux enfants, et c'est déjà bien assez crois-moi, parce que ça fait quand même, l'air de rien, environ une quinzaine de livres à couvrir, de une tu laisses le film des livres déjà couverts par la maman de son petit camarade. Même si c'était l'année avant-dernière, même celle d'année d'avant encore, même s'il est sale pourri moisi, tu laisses. Si ta fille se plaint que son livre est saaale quand même, tu lui fais ton regard mauvais est ce que j'ai une tête à recouvrir des livres déjà couverts, oui ou non? (non). Et de deux, le livre d'éducation civique, qui va servir deux fois dans l'année parce que le prof a dit qu'il ne fallait pas le prendre et le livre de techno (parce que la techno, on s'en fout un peu) (beaucoup, même), ben tu sais quoi? tu les couvres pas. (comme ça se prononce).
On est bien d'accord, chaton.

dimanche 6 septembre 2015

Week end toutennimage

L'Ours a joué à Charles Ingalls -le rôle de sa vie en technicolor-



Brisefer nous a raconté sa rentrée



L'Adoleschiante a déjà le nez dans son bac de français- quand je pense que son frère avait attendu la fin du mois de mai pour s'y mettre.
 (et je trouve que Puceminus a déjà pas mal de devoirs pour une petite section).


Je me suis régalée avec Voix off, de Denis Podalydès. Denis, je l'aime depuis Versailles rive gauche, ça fait un bail et même plus, je sais: j'étais encore étudiante-, mais je n'avais jamais lu un seul de ses bouquins. Alors un livre sur les voix encore moins, tu penses, moi pour qui définir la voix de quelqu'un est un exercice aussi difficile que de parler d'un vin, pour te situer la chose.
Mais Denis, lui, sait prêter l'oreille, qui nous parle tessiture, intonation, inflexion, ton, rythme, il est drôle quand il nous raconte qu'un jour au théâtre il reconnaît la voix de Pompadour dans Babar chez l'acteur et que ça le perturbe au point de lui gâcher la pièce, ou l'histoire de son ami acteur jouant Antiochus qui entre sur scène en ayant oublié d'ôter ses charentaises et qui s'en débarrasse le plus discrètement possible tout en continuant de jouer sous les regards ahuris puis hilares des autres comédiens, il est touchant quand il nous parle de son amour pour ses frères -la voix de mes frères qui revient sans arrêt- et de ses derniers mots avec son frère bientôt suicidé, il est passionnant quand il nous décrit, à travers leur voix. les grands comédiens qu'il a rencontrés. Un régal.


                                     


                                                             et toi, Madsou, qu'est-ce que tu as fait de ton week end?
Oh, pauvre chaton.

mercredi 2 septembre 2015

Des niouzes en vrac.

Brisefer est parti ce matin vivre la grande Aventure de sa nouvelle vie dans ses neuf mètres carrés. [dans lesquels il doit caser son vélo. Chiottes et la douche dans le couloir. Quatrième étage sans ascenseur. Mais plus ra-vi que lui ça se fait pas, on est prévenus qu'il ne rentrera que quand il n'aura rien de mieux à faire. (n'empêche qu'il rentre le week end prochain, héhé)], l'Adoleschiante a fait sa rentrée en première dans le lycée de ses rêves, j'ai donc bon espoir qu'elle laisse LaTronche au vestiaire pour les deux prochaines années, et Puceminus est rentrée en petite section, rien à signaler, la maîtresse a l'air gentille comme tout, elle veut bien qu'on garde un peu le Doudou en arrivant dans la classe.

J'entendais ce matin une prof de lycée se plaindre que ses enfants avaient désormais l'âge de ses élèves et que ça lui filait un coup de vieux. Moi, mes enfants sont désormais trèèès loin de l'âge de mes élèves (à part Puceminus, donc), et ça me file un coup de vieux tout pareil, il n'y a pas de raison que ce soit toujours les profs du secondaire qui rouspètent.
Sinon, mes petits zamis, je ne voudrais surtout pas avoir l'air de me plaindre, vous savez bien que ça n'est pas mon genre, d'ailleurs, mais une journée et demie avec mes vingt-trois nouveaux (tout) petits ça m'a suffi pour être bien fatiguée déjà, voyez.
Heureusement, j'ai cette année les petits les plus choupis que j'aie jamais eus. (euh. C'est moi ou je vous dis ça tous les ans?) Petits qui n'ont pas fait que pleurer et s'essuyer la morve sur mon pantalon (mais ma collègue s'est fait vomir sur les chaussures, je ne m'estime donc pas la plus mal servie, allez), mais ont déjà commencé à me raconter des choses intrigantes, comme Petite Cocotte ce matin, par exemple:
" ben tu sais, ma maman elle a une ceinture noire.
moi: ah? ta maman fait du judo, peut-être?
Cocotte: nan, mais elle a une ceinture noire pour se chauffer les fesses."
(Si vous pouviez m'aider à percer le mystère de la ceinture noire, ça serait mignon.)

Si tu aimes les mots d'enfants, genre que la fée elle a une braguette magique, que Blanche-Neige elle est le bouc et misère de la méchante reine et que papa il est velu ("tu en as du vocabulaire, dis donc, tu sais ce que ça veut dire "velu"? bah oui, ça veut dire qu'il est velu me chercher à l'école") et que tu veux gagner un exemplaire des Brèves d'enfants en maternelle (le bazar fait bien les choses) de Pierre Antoine Meynier, prof dézécole et directeur d'école, chez Chifflet&Cie, tu me le dis tout bas et on verra ce qu'on peut faire.



Pour finir, j'ai aimé, beaucoup, Avoir un corps de Brigitte Giraud, qui ne me déçoit jamais, l'histoire d'une femme, racontée du point de vue du corps, de l'enfance à l'âge adulte.
Et vu Dheepan de Jacques Audiard, qui, hormis les dix dernières minutes qui font basculer le film vers un western d'une violence quasi surréaliste et un épilogue un peu ridicule (je dis) avec l'Angleterre en eldorado, tient ses promesses.