Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 1 novembre 2026

(Tout ça manque singulièrement de ) Vacances (malgré les apparences).

Ces derniers jours, l'Ours-mon-mari et moi sommes allés revoir les belles villes de Bruges et Gand lors d'une occasion qui a fait le larron, et puis on a continué par un petit tour du côté de Lille, de Douai et d'Arras tant qu'on y était, et c'était bien chouette malgré une météo plutôt humide, si tu vois de quoi je parle. 

Et comme on n'avait pas usé suffisamment ni nos semelles ni nos lombaires, à peine le temps de faire sécher nos chaussettes une fois rentrés à la maison qu’illico, nouveau voyage (aux épreuves nombreuses et aux temps de récupération limités), nous avons enchaîné avec notre Bébézou mignonne en free style quatre jours trois nuits à la maison, l'occase de constater lors d'opérations somme toute assez courantes (comme la porter dans les escaliers, la mettre dans la poussette ou la sortir du bain) que je n'ai plus vingt ans ni même trente, ni même quarante (figure-toi), et puis aussi qu'on n'avait pas fini de rigoler avec elle, vu son sens de l'humour déjà particulièrement développé (au moins autant que son esprit de contradiction, je dirais):

"- Qui c'est le petit trésor chériii de sa Mamizooou? (je lui demande en la bizouillant) 

- Papizou!"



Bon, et puis quoi ? Qu'est ce que j'apprends incidemment, presque par hasard? Demain c'est déjà retour à l'école? Mais (nan, rien.)

 

Post scrotum: côté lecture de vacances, Je suis Romane Monnier de Delphine de Vigan, beaucoup moins bon que tout ce que j'ai pu lire de l'auteure. Et Mémoire de fille d'Annie Ernaux, pas transcendant du tout. Qu'est-ce que Judith Godrèche a bien pu en tirer au cinéma, je l'ignore je n'ai pas vu le film, mais j'aimerais bien savoir. En revanche, je recommande une BD chouette, Inoubliables, j'ai réservé la suite à la médiathèque.

Et comme une drôle de coïncidence car je venais de finir le joli livre de Clémentine Autain Dites- lui que je l'aime, j'ai vu le film éponyme qu'il a inspiré à Romane Bohringer,  deux histoires familiales qui se rencontrent, se parlent et se répondent, un film délicat sur l'amour, même quand il a manqué.

Et puis j'ai pas mal pratiqué les albums de jeunesse avec ma Bébézou (mon cobaye préféré et mon comité de lecture le plus exigeant) ces derniers jours, tu te doutes. Il y a pléthore de parutions au rayon jeunesse, c'est assez phénoménal, comme très inégal par ailleurs: je feuillette chez mon libraire ou bibliothécaire, ou à l'école (mes élèves m'apportent régulièrement des livres de chez eux, on peut dire que je pratique une veille éditoriale régulière) des albums pour jeunes enfants d'une pauvreté linguistique affligeante et sans aucun intérêt quand ils ne sont pas vulgaires et ou très cons (du moment que ça fait des grimaces des prouts et des gros mots, hein. Attention: j'aime les grimaces, les prouts et les gros mots, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, mais bon.) et je me demande bien parfois ce qui a pu justifier leur parution. Et puis il y a aussi de petites pépites, merveilles d'intelligence, de poésie et de drôlerie, des livres pour petite personne de moins de 90 centimètres avec langue vivante et pensée libre, sans couleurs criardes ni produits dérivés et sans sentiments prémâchés, toussatoussa.

Bref, pourquoi je raconte ça, moi? Ah oui, pour dire qu'en matière de lecture, dès le berceau il faut veiller au grain, les habitudes se prennent tôt et les goûts douteux aussi, foi de Mamizou, vieille réac' du petit livre cartonné.

2 commentaires:

  1. Bah, tu as deux-vingt-dix ans et des miettes, non? C'est pas si vieux que ça... Quoi qu'il en soit: j'aurais bien fait des tours du côté de la Belgique et du Chnord, moi, malgré la pluie; et j'approuve ce que tu dis sur la pauvreté lexicale des livres pour enfants. Je suis tombée l'autre jour qu'on était déjà dans "1984", non pas tant à cause de la surveillance partout qu'en raison, justement, de l'affaiblissement général du vocabulaire. Quand on n'a plus de mots, on ne pense plus...

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  2. Allez allez, bonne reprise, ça va bien se passer tu verras !

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