Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

samedi 5 septembre 2026

Brèves de rentrée. Avec aussi un petit clin d'œil de Philippe Jaenada dans son dernier livre.

J'ai cette année une classe globalement plutôt sympa a priori que je partage avec une collègue sérieuse et compétente et une atsem qui connaît son boulot, je devrais m'en sortir, allez. Bon, il y a bien deux élèves de petite section qui n'ont fait que de me pleurer dans les oreilles, mais doucement, avec presqu'une élégance dans le désespoâr, voyez, alors que dans la classe d'à côté ça hurlait en jetant les chaises, je ne m'estime pas la plusse malheureuse. Ces deux petits-là, j'ai guetté le moment où ils arrêteraient un peu de pleurer juste cinq minutes pour pouvoir les prendre en photo (et faire mon trombinoscope, mes étiquettes de casier, de porte manteau et autres joyeusetés), mais ils n'ont jamais arrêté de pleurer de la semaine. Visualise. (Visualise avec le son, même). 

Et dans la cour de récré*, j'ai grondé un petit (parce que la maternelle, cette jungle), et comme il y avait son jumeau juste à côté, et qu'il a senti qu'en cette circonstance il devait être solidaire de son frère, j'ai eu les pleurs en stéréo, c'était  (hum) émouvant.

Ah, et puis ma collègue a trouvé une boîte de ritaline dans un sac à dos avec ce petit mot scotché dessus (dont je corrige l'orthographe pour vous épargner) () est super énervé en ce moment, on vous met la boîte à son frère, hésitez pas à lui en donner si il crie trop.

[Bon, et le dernier Jaenada, aloooors? Eh bien, compte-tenu du fait que je l'ai commencé dimanche dernier, veille de pré rentrée et de whatmillechoses à penser et à faire, compte-tenu donc, du fait que toutes les conditions étaient réunies pour que je manque d'attention et d'intérêt, il y en eut (de l'attention et de l'intérêt), j'en suis à bientôt la moitié et c'est vraiment bieeen. On va dire que c'est une bonne rentrée, donc.]

* "... Une cour de maternelle, cet enclos où petits et petites semblent être tous les mêmes, ... c'est comme la Seine, on ne se baigne jamais deux fois dans la même rivière, on ne regarde jamais la même cour de maternelle, les enfants changent mais ne changent pas, éternellement remplacés par les suivants. Un fleuve, une cour d'école, c'est le sanctuaire paradisiaque des nostalgiques." Philippe Jaenada, L'inconnue du quai de Javel.

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