Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

lundi 28 septembre 2009

Semaine des plaintes (7)

Ben je vais vous dire au cas où vous n'auriez pas remarqué: quand on commence à se plaindre, c'est difficile de s'arrêter, hein.
(donc je continue, youpiii).
Alors vous allez me dire qu'il n'y a pas lieu de se plaindre quand son champion de Brisefer rentre victorieux le samedi soir de sa compète de ping' tout auréolé de prestige et de sueur sous les bras, avec une coupe grosse comme il n'y a plus de place dans sa chambre pour la mettre, et surtout, surtout: des sous.
Sous forme de bons d'achat chez le fournisseur officiel de trucs et machins de ping', ce qui ravit Brisefer qui passe un temps de folaïe à feuilleter son petit catalogue et à faire des calculs savants pour commander les plus belles choses des trucs et machins de ping.
Non, il n'y a pas de quoi se plaindre.
Et ben si, il y a, figure-toi:
on voit bien que ce n'est pas toi qui a les yeux qui saignent rien qu'à regarder les maillots de ping pong les plus moches du monde.
(Oui, photo réalisée sans trucage)

ADDITIF DU SOIR, ESPOIR:
Brisefer tient à vous faire savoir que:
1) vos commentaires désobligeants sur son maillot ne prouvent qu'une chose: que vous n'avez "aucun goût".
2) sa mère raconte n'importe quoi: il n'a pas reçu ce maillot en échange de bons d'achat, celui-là, il l'a acheté, d'abord. (ndlr: il a p.a.y.é pour ça, bonne mère!!!)

dimanche 27 septembre 2009

Semaine des plaintes (6)

Et pour ce dimanche soir, mes zamis, de la plainte de compèt', vous m'en direz des nouvelles. Figurez-vous que dans ma bonne ville de Chartres-les-Oies oyé oyé on est fier comme tout parce que depuis 70 ans on attrapait des verrues dans les deux mares municipales qui nous servaient de piscines (où que les bassins ils s'y fendillaient (la poire) tous les deux matins il fallait tout vider dare dare, calfeutrer la misère et aller nager dans sa baignoire en attendant), mais tout ça c'est bien fini, parce que maintenant devinez quoi? on a le plusse grand complexe aquatique de France, tagadatsointsoin, ahahah on est les champions je vous ferais dire. Sauf que depuis je suis c .e. r .n .é. e par les copines que je n'ai jamais réussi à traîner à la trempette mais qui veulent toutes absolument y aller maintenant que c'est grand et beau on est les champions toussa -relire plus haut-, plusieurs fois par semaine même soyons folles, On va se prendre un pass pour l'année youpla. Et moi qui avais le beau rôle je vous dis pas: je ne sais même pas où est rangé mon maillot de bain vu que j'étais toujours à faire ma malheureuse que personne ne veuille m'y accompagner je ne vais quand même pas y aller toute seule, hein, ben c'est malin, je ne vois pas mais pas du tout comment je vais pouvoir y échapper à présent.

samedi 26 septembre 2009

La semaine des plaintes (5)

Aujourd'hui, je vous annonce tout ce qu'il y a de plus officiel que malgré mes 5 années d'allemand et mon 18 au bac (oui, tu as bien lu, sauf que c'était une deuxième langue transformée en option pas folle Nicole, j'étais la dernière candidate de la journée et j'ai parlé longuement avec l'examinateur de toute autre chose que ce dont je pense on aurait dû causer et en français vous pensez bien, il a donc noté 18 mes grands yeux innocents et mon français châtié -et nan: rien d'autre, mais qu'est-ce que tu vas encore imaginer-?),
je vous annonce solennellement donc qu'après des mois de dur labeur l'an dernier où j'ai travaillé d'arrache-langue pourtant à essayer de suivre, j'abandonne définitivement tout espoir de pouvoir soutenir les devoirs de mon fils dans la langue de Goethe, niveau 5ème oui oui oui, si c'est pas pitié.

jeudi 24 septembre 2009

La semaine des plaintes (4)

Je savais déjà qu'avec tout le mal que je dis de certaines personnes, de ma belle-mère par exemple, je ne l'emporterais pas au Paradis, mais là je me sens très injustement persécutée, c'est rien de le dire.
Devinez un peu ce qu'un spam puant ose me proposer?
De faire partie du groupe des Fans de la Hal*le aux chaussures sur Fessebouc, encore lui. Siii.
(Même dans les pires feux de l'Enfer, ça, ils ne le proposent pas en option.)

mercredi 23 septembre 2009

Semaine des plaintes (3)

L'autre jour au musée, j'étais ravie qu'une imposante machine me propose de découvrir enfin combien de litres d'eau je contiens, pensez donc, depuis le temps que je me pose la question le matin en me rasant.
Or, à chaque fois que je suis montée dessus, l'engin m'a indiqué une quantité fort différente, si bien que (j'ai honte de vous le dire, mais) j'ignore toujours combien de litres d'eau je peux bien contenir, c'est t e r r i b l e, il faut me plaindre vraiment très fort je crois, j'en suis même sûre.

C'est quand même terrible, de ne pas savoir, hein.

mardi 22 septembre 2009

Semaine des plaintes (2)

Si je vous dis qu'aujourd'hui c'est l'automne, est-ce que vous considérez que c'est une plainte recevable?

lundi 21 septembre 2009

Semaine des plaintes (1)

Comme c'est la désinspirationnite aiguë, et que j'ai mille et une choses à faire à droite à gauche, j'inaugure tagadatsointsoin une semaine de plainte, parce que franchement c'est ce que je sais faire de mieux, dis le contraire un peu pour voir? Va sans dire que j'attends qu'on me plaigne sinon l'exercice n'a qu'un intérêt limité. Plainte n°1 donc:
Alors que j'ai secrètement espéré tout l'été que mon Brisefer cette année encore serait dans la classe du si jeune et si beau prof de maths, ou à défaut d'un plus expérimenté et tout plein de charme partout on n'est pas sectaire hein, ben tiens bernique, cette année, c'est une femme, c'est bien ma veine.
Et une vieille peau de bique en plus, si j'en crois Brisefer.

jeudi 17 septembre 2009

A l'heure de la collation:
"- Bellzouzou, ton distingué de maîtresse affable: N., veux-tu que je te serve de l'eau ou du jus de fruits?
- N.: bah! d'la flotte!"

lundi 14 septembre 2009

Curieuse quand même, cette impression de déjà-vu hier sur le dernier bricbroc' de l'année, nan?

dimanche 13 septembre 2009

Qui j'ai rencontré.

Si vous pensez que c'est l'Inspiration vous vous trompez, en revanche, j'ai bel et bien rencontré
le lapin masqué.
Le lapin masqué on ne se moque pas de lui je vous prie, il a participé à un concours de beauté ce week end, et figurez-vous qu'il a été dis-qua-li-fié, pfff c'te scandale, au motif que s'il avait le "contour des yeux bien marqué" (si c'est pas un smocky réussi, ça Madame), en revanche il n'avait pas le poids réglementaire pour concourir et aussi "trop de blanc dans la fourrure" de toute façon, nan mais sans blague.
La vie du lapin masqué elle est pas facile facile, je vous ferais dire.

jeudi 10 septembre 2009

Je vais vous avouer mon plus grand secret: des fois, je pense que la vraie Bree Van de kamp, c'est moi. Ça y est, je l'ai dit.
Souvent je vaque à mes tâches ménagères, oui ça m'arrive ça vous étonne? et là je suis concentrée que plus que moi tu meurs, ça rigole pas dans les petits coins je vous préviens, j'aime que là où je passe la poussière trépasse, j'ai un tablier en peau de chamois et un petit chiffon attrape-poussière fétiche avec mes initiales brodées dessus et dès que je les sors je me sens bien, je me sens femme, lalalala, bref: call me Bree, quoi.

Aussi ai-je été fort marrie, fort marrie entendez-vous, de constater ce matin que, moi la ménagère accomplie qui se vante de changer sa literie tous les 10 ans tout rond, de laver ses draps chaque semaine sans faute et de faire son lit sans un pli garanti sur facture, -tu parles jean-Charles avec l'habile ronfleur, péteur et beau parleur qui partage ma couche j'ai plutôt intérêt à mettre toutes les chances de mon côté pour pouvoir espérer fermer l'oeil quelques heures chaque nuit tu vois-, eh ben figurez-vous que je dormais toujours

(j'ose à peine vous le dire)

depuis le printemps dernier
et sans le savoir, vous pensez bien
sur la face Hiver de mon matelas.
Stupeur et tremblements, Enfer et putréfaction.

Pour une ménagère aussi racée que moi, il n'y a aucune explication rationnelle à ça, je ne m'explique pas comment une telle chose a bien pu se produire et c'est bien ce qui me chagrine, outre le fait que c'est une faute de goût impardonnable, reconnaissez-le.

Tout comme ce billet me direz-vous.

mardi 8 septembre 2009

Puceminus, très fâchée contre sa mère à l'heure des mamans:" eh ben dis donc, heu-reu-se-ment que je vais à l'école pour apprendre des choses, passque que toi, tu me dis jamais r i e n et je savais même pas que pour se laver les mains il fallait mettre ses doigts bien comme ça (elle croise ses mains l'une sur l'autre, doigts écartés) et faire très beaucoup de mousse avec le savon et compter jusqu'à 30 (elle compte très vite) en plus c'est la maîtresse qui m'a tout esspliqué, à cause de toi, (scandalisée) j'ai failli attraper La Grippe je te ferais dire."

vendredi 4 septembre 2009

Il est moignon, je trouve.

Ben je vais vous dire, pas facile la vie quand on est un petit garçon très timide qui n'ose pas facilement s'adresser à sa maîtresse et surtout pas pour signaler qu'il y a comme un problème, et jamais au grand jamais non mais vous n'y pensez pas dès le deuxième jour d'école, et qu'on s'est coincé le bras dans la manche de son tablier de peinture en l'enfilant. Parce que parfois il faut être drôlement patient et peinturlurer pendant un bon quart d'heure de sa main droite alors qu'on est gaucher si c'est pas pitié, avant que la maîtresse horrifiée s'aperçoive de la présence d'un manchot à moignon dans sa classe.

mardi 1 septembre 2009

Le mystère du buffet.

Quand j'étais petite fille, il y a un quelque chose qui me passionnait encore plus que le mystère de la griffe mystérieuse, c'était le mystère du buffet.
J'explique. A côté du canapé familial (chez nous, on disait un divan, ce sont les origines québéco- freudiennes des aïeux Bellzouzou qui ressortent), il y avait un buffet ( mais qu'on appelait un buffet comme un chat un chat, bref) sous le rebord duquel le bois était abîmé. Il était abîmé seulement de ce côté-là (celui du divan, donc), et il était salement abîmé.
[apparté: comme les aïeux Bellzouzou vont nier en arguant que ce n'est matériellement pas possible étant donné la configuration de leur salon, je précise qu'à l'époque (pas si lointaine, donc) où j'étais petite fille, le divan et le buffet n'occupaient pas la même place qu'actuellement, et je me souviens parfaitement bien de leur place, et toc.]
Comme j'étais une petite fille très curieuse, je demandais régulièrement pourquoi le bois était abîmé et mon père me répondait vaguement sur le ton que ça n'avait pas grande importance et que ce n'était même pas la peine d'en parler, que c'était une maladie du bois. Mais comme j'étais observatrice, j'avais constaté que mon père, encore lui, s'asseyait toujours de ce côté-là du divan pour regarder la télé. Et qu'il avait souvent la main posée sous le dessous du buffet. Grattait-il le bois pour le soulager de sa maladie? Ou ce geste cachait-il une réalité beaucoup plus honteuse?
Car en réalité, comme je n'étais pas bête Huguette, je soupçonnais fortement que si le bois était aussi salement abîmé, c'était parce que (attention aux âmes sensibles, ce que je vais révéler là concerne un véritable secret de famille)
c'était parce que, donc, mon père y collait ses crottes de nez.
Malheureusement, je n'ai jamais pu le prouver et il a toujours vigoureusement nié les faits avec un air d'entre deux airs de pas y toucher.
Et puis my heart belonguait to my Daddy et je n'imaginait pas que mon père put me mentir au sujet d'une chose de cette importance; par ailleurs, en grandissant, j'ai un peu élargi mes centres d'intérêt (et je m'en félicite), et mes enquêtes se sont portées sur d'autres mystères. Il n'existe pas de photo d'époque du dessous du buffet, à mon grand désespoir; le buffet a d'ailleurs été poncé et revernis il y a quelques années, détruisant les preuves et anéantissant à jamais mes espoirs de percer l'énigme,
bref, affaire classée.
Sauf que, hihi, il y a quelques jours, Bellzouzou l'aïeule m'offre gentiment et innocemment une jolie petite table de chevet provenant de leur chambre conjugale.
Celle du côté de lit de mon père.
Voulant la poncer avant de la repeindre, je la retourne, et là: c'te choc!
Si c'est pas de la crotte de nez de compèt', ça, hein. (Et le temps que ça m'a pris pour décaper tout ça, haaan).