Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

samedi 21 avril 2007

Je vais reviendre.

Dans pas longtemps. (je m'en vais faire du ski nautique du côté du lac de Côme, dans quelques heures, nous baignerons dans la félicité). Si vous avez été bien sages, vous aurez (peut-être) des nouvelles de quelqu'un qui m'est cher. Et d'ici là, votez, les zamis, je ne voudrais pas que comme un jour récent de sinistre mémoire, on pen à le croire.

vendredi 20 avril 2007

En vrac.

En vrac, les gens, parce que j'ai quand même aut'chose à faire que bloguer aujourd'hui, quelques valises à remplir, un pique-nique à préparer, la bête féroce à caser chez les aïeux Bellzouzou.
(pis en plus faut que je me ménage les bras, vu que j'ai deux plants de tomate et trois boutures d'hortensia à planter).
Mais comme je vous aime bien quand même, je vous fais partager la merveille des merveilles qui fait gonfler de fierté mes nénés de mère et qui en plus est tout à fait d'actualité (je me comprends tout de suite, vous comprendrez dimanche soir vous aussi), un éléphant par Puceminus, vous m'en direz des nouvelles, hein.



mercredi 18 avril 2007

J'ai été zémue (j'étais bien la seule).

Hier, j'ai fait ménage dans les chaussures.
(Oui, j'ai une vie trop palpitante, vous me l'enviez certainement derrière votre écran.)


J'ai fait ménage dans les chaussures et j'ai trouvé des trésors.


Les premières chaussures de Puceminus, celles de Minipuce et même celles de Brisefer, ce qui montre comme je fais ménage dans les chaussures souvent.


J'ai regardé longuement ces reliques et j'ai versé trois larmichettes -une pour chaque paire, en gros-, en contemplant l'émouvant petit souvenir de l'époque bénie où si j'en avais eu, ils ne me les auraient pas encore cassées, oui vous voyez très bien de quoi j'cause.


***************

Sinon, hier, les cloches professions de foi des candidats sont passées chez les Bellzouzou.
Autant vous dire que les nains ont épluché ça avec le plus grand intérêt.
Ils ont élu la plus belle moins moche, celle qui a la plus belle écriture, le plus pépé, la plusse mémé .
Ils ont cherché lequel des deux yeux du borgne était celui en verre.
Ils ont trouvé, ravis et fascinés, que José Bové signait comme Zorro.
( Oula, c'qu'on a rigolé, dis donc.
Par contre, je soupçonne Brisefer d'avoir été un peu déçu de la tête de sa Marivonnbufé pour de vrai, même s'il n'a pas voulu le reconnaître.)

mardi 17 avril 2007

L'art de mettre les pieds dans le plat.

L'autre jour, pour la première fois, j'arborai à l'école la toute nouvelle petite tunique pour laquelle je m'étais ruinée quelques temps auparavant. J'avais même presque dû faire la danse du ventre à mon banquier pour l'avoir, c'est vous dire si j'avais hâte de la rentabiliser porter. Légère et fièrotte, j'allai saluer mes collègues et échanger les derniers potins de l'institsphère, m'étant mentalement préparée à recevoir, modeste et rougissante, les compliments divers et variés qu'elles ne manqueraient pas de me faire au sujet de ma tenue.
C'est là que collègue N. m'a demandé zieutant mon bide, les yeux ronds, de but en blanc, franco de port et d'emballage, "eh, Bellzouzou, c'est joli comme tout ça, c'est-y pô qu'tu vas nous faire le petit quatrième?" Imaginez un peu, les gens, tout ce qu'il m'a fallu de self-control et d'abnégation pour surmonter un ma stupéfaction deux mon indignation, prendre les choses dignement et démentir avec humour. Rentrée à la maison, désespérée vous pensez bien, mais un peu consolée à l'idée de me faire plaindre et rassurer par mon homme comme il s'est engagé à le faire par contrat lors de nos épousailles je vous le rappelle, je dis à l'Ours que je ne mettrai plus jamais cette mocheté d'habit qui déforme ma taille de guêpe à tel point que mes collègues puissent me croire enceinte, non mais sans blague. Et là, c'te grosse bête dieu qu'il est quand même pas fin çui-là hein: "aaaah, tu vois, y m'semblait bien aussi que tu avais un peu grossi ces temps-ci!!"
En attendant, l'est tout con avec la queue entre les jambes (les siennes), l'Ours, et pour un bon moment, vous pouvez me croire.

lundi 16 avril 2007

L'histoire de la pauvre mère*.

C'est l'histoire d'une pauvre mère, oye oye misère, que son fils avait tannée toute la matinée pour pouvoir faire tranquil'peinard un bon gâteau au yaourt et à la fleur d'oranger.

La pauvre mère, oye oye misère, aurait dû se réjouir me direz-vous, d'avoir un rejeton si débrouillard, capable de confectionner intégralement une pâtisserie, allumage du four et cuisson tout à fait à point compris dans le service.


Hélas, trois fois hélas, si la pauvre mère oye oye misère se lamentait in petto (car dans l'exercice de ses fonctions elle avait pu vérifier mille fois qu'il fallait que l'enfant fût maître de ses apprentissages et que c'était en pâtissant qu'on devenait pâtisseron), c'était de penser à l'état dans lequel elle allait retrouver sa cuisine après les travaux pratiques, rien que d'y penser elle en avait mal au crâne, d'ailleurs elle s'en alla honorer son armoire à pharmacie par précaution.


Précaution qui s'avéra totalement inutile puisque non seulement le gâteau semblait fichtrement réussi, mais que, ooooooooh surpriiiiiiiiiiise, le divin enfant avait fait place (à peu près**) claire et nette derrière lui.
Plus inquiétant surprenant encore, il avait mis la table sur la terrasse (ai-précisé que l'histoire se passait à la mi-avril sous un soleil radieux?), les petits plats dans les grands et le gâteau sous la cloche à fromage, bien à l'abri des malfaisantes intentions de la bête féroce.


La pauvre mère, oye oye misère, dût reconnaître que le résultat était tout simplement angoissant ahurissant et maléfique magnifique.





Et comme dans les meilleurs films à suspens, ce n'est qu'in extremis, dans les toutes dernières secondes, au moment de passer à table et aux réjouissances et alors qu'elle se croyait sauvée que la pauvre mère oye oye misère il était écrit que sa vie ne serait qu'un nid d'épines eut enfin le fin mot de l'histoire.

Quand son fils ce héros distribua sans vergogne à l'assemblée interdite ce tract printanier:







* Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite, (mais qu'est-ce que vous allez encore imaginer?)

** Parce que c'est pas non plus l'histoire de Caroline Ingalls que je vous raconte, là, les gens, hein.

vendredi 13 avril 2007

Des pommes, des poires..

..et des scoubidoubidous aaaaaahhh!

Misère.
Chez Bellzouzou comme si on n'avait pas assez de soucis comme ça c'est la scoubidoumania à fond les manettes Claudette, et comme par hasard c'te saloperie de petite souris (encore elle) qui fait rien qu'à m'enquiquiner grave puissant et poisseux a apporté d'un seul coup d'un seul un lot de 50 scoubis pailletés -encore plusse la grande claaaasse internationale- à la Minipuce.
Et devinez à qui on demande de commencer les scoubidous, de montrer comment on fait ensuite, comment on fait après et tant qu'on y est comment qu'on les finit aussi, tiens, ça sera fait comme ça?


Si bien que non seulement j'ai l'odeur des scoubidous dans les trous de nez et ça schlingue sa race croyez-moi, mais qu'en plus j'en rêve la nuit, pauvre de moi, de saletés de scoubidous carrés à 8 fils et de scoubidous ronds à 6 fils, de boucle simple et de boucle double, de noeud caché et d'arrêt arrondi et je n'en suis encore qu'au premier châpitre, les grands classiques de Scoubidou folies, hein.

Ah mère de famille c'est pas couleraoule tous les jours, vous savez.

jeudi 12 avril 2007

So girlie.

(Je sais qu'il y a des gens qui en ont marre épais que je leur cause toujours de mon chat.
A ces tristes personnages je réponds que ce n'est pas parce qu'ils n'aiment pas nos amis les bêtes qu'ils sont obligés d'en dégoûter les autres.)
Ceci étant précisé, passons à la question très hautement philosophique du jour. Elle concerne donc la bête féroce et c'est Minipuce qui te la pose. "Comment qu'on sait que Minouchette c'est une fille?" Et comme vous donnez forcément vot'langue au chat, et avant que vous ne commenciez avec vos cochonneries habituelles pour masquer votre ignorance crasse, on vous donne la réponse en direct live, allez, on n'est pas des bêtes: Parce qu'elle a un coussinet rose. Et le coussinet d'honneur, en plus.
Irréfutable argument.

mercredi 11 avril 2007

Jardinière en peau d'lapin.

Alors qui c'est qui lundi a joué de la binette trois minutes top chrono histoire de planter un fraisier sa mère en tongs à Jardi*land et qui se retrouve avec deux ampoules sous chaque main et un mal de dessous les bras que je vous dis pas, hein???
Et pour couronner le tout, qui se retrouve (mal) assortie d'une sale bête d'Ours qui ricane "hu hu, et ça veut voter pour les moustaches à Vercingétorix (même pas vrai en plus), tu parles d'une paysanne, tiens!"???
(Plaignez-moi, les gens).

mardi 10 avril 2007

Ma vie romantique.

Ce que j'ai tout de suite aimé chez mon Ours, c'est sa fibre romantique.
Tenez, par exemple, je peux être sûre de recevoir, de temps à autre, un bouquet de fleurs.

D'ailleurs, souvent le lendemain du jour où je lui ai dit que j'aimerais bien que quelque fois, il m'en offre.
Quand je lui fais remarquer que j'aime aussi les surprises qui surprennent, et qu'il aurait pu attendre au moins une semaine avant de s'exécuter, il dit que je ne suis jamais contente et il boude.

(Notez bien que je trouve sa réaction très injuste puisque jamais je ne commets l'erreur très fatale de lui faire remarquer que le bouquet n'a pas dû lui coûter trop cher vu qu'il vient du libre-service de chez Rapid*flor' où les bouquets ne valent pas plus de 3 € et que d'ailleurs on peut vérifier tout de suite puisque que le prix est encore dessus mon Amour.
Je ne suis pas folle, les gens, je sais bien que là, je n'aurais plus de bouquet de ma toute entière laïfe, de chez Rapid*flor' ou d'ailleurs, et ça m'embêterait bien, parce que quand même, mes bouquets sont tout pourris-moisis, mais pour le principe j'y tiens, hein.)


Samedi, j'ai donc eu droit à mon bouquet, rien à voir avec la résurrection de qui vous savez, c'est juste parce que j'avais fait jeudi ma réflexion habituelle.


Dont acte.


(on ne ricane pas).



Sinon, l'autre jour, j'avais aussi un mot d'amour.

Ça, j'adore.

Mon ours m'en écrit souvent.

Parce qu'il est un être ultra sensible, il a besoin de me dire des choses tendres, des choses qui ne peuvent pas attendre tant elles lui brûlent le coeur et tellement il est pressé d'aller faire ses 153 longueurs de pistouche.



(Je trouve que les petits coeurs bien symétriques de chaque côté sont du plus bel effet et font oublier tout le reste, -ne venez pas me dire que ses coeurs ressemblent à des fesses, je ne trouve pas, moi-)

vendredi 6 avril 2007

Qui se la pête dur?

J'en connais une que par charité chrétienne je ne nommerai pas qui fait sa crâneuse depuis qu'elle a un collier motif pattes de chat qui scintillent dans la nuit, haaan, j'vous dis pas.

jeudi 5 avril 2007

Appelez-moi Madame Propre.

Ce que j'aime, quand je fais le grand ménage dans le trou à rats qui sert de chambre à mon fils, c'est que je ne sais jamais trop à l'avance ce que je vais trouver.
J'ai bien quand même une petite idée générale, genre que ça va être cradinque dans les petites et dans les grandes largeurs que même la bête féroce ne s'y trompe pas et n'y pose pas les coussinets, style:












mais aussi:



- des chewing-gums poisseux et ratatinés



- emballages de babybels, papier+ cire rouge ou orange



- de l'aluminium à chocolat, du papier poisseux ayant manifestement contenu du turron, vestige de notre voyage à Madrid.



- des kleenex usagés roulés en boule.



- des morceaux de revêtement de raquette de ping-pong, collés, décollés, recollés et redécollés qui, ne collant plus, ont été précieusement conservés en souvenir puis abandonnés aux quatre coins de la chambre.



- une guitare avec deux cordes rescapées on ne sait par quel miracle (une preuve de l'existence de Dieu, s'il en était encore besoin, hein).




Mais après mon passage ("là où Bellzouzou passe, la poussière trépasse" -proverbe beauceron-), résultat: tadaaaaaaaaaaaaam...




(Sous vos applaudissements nourris, merci.) *


*(modeste) après 1 heure 59 de rangement méthodique, 1 heure 59 de décrassage frénétique, 1 heure 59 de nettoyage intensif, c'est quand même bien normal. D'ailleurs, plus nickel chrome, ça se peut pas.


Mais vous pouvez m'appeler madame propre quand même, hein.







mercredi 4 avril 2007

Je m'abstiens le bon bout.

Que les choses soient bien claires.
Mon ours est dans l'ensemble un gentil garçon.
Attentionné, sensible, intelligent, sensuel, généreux (oui, je l'ai trouvé dans une huitre).

Mais c'est un homme quand même, hein, et un ours de surcroit, il ne faudrait peut-être pas l'oublier.
Ce qui lui donne le droit d'être aussi très désagréable quand il le veut.
Notamment quand je ne vais pas bien.

Un mal de tête et l'ours me regarde par en dessous, un petit rhume et il refuse que je m'approche à moins de trois mètres cinquante de lui et pas avant qu'il ait préalablement posé son masque sur ses naseaux.
Quand j'ai eu mon panaris, il n'a pas voulu que je cuisine ou que je touche à son assiette jusqu'à complète guérison - et encore: j'ai (presque) dû lui fournir un certificat médical.

Alors vous imaginez l'état de l'ours la semaine dernière quand j'ai eu un oeil de grenouille uuuultra contagieux .
C'est bien simple: il ne voulait même plus que je le regarde dans les yeux.
Plus grave: il exigeait que je dorme à la plus lointaine extrémité du lit c'est limite s'il ne m'a pas demandé d'aller dormir sur le canapé, j'ai bien vu qu'il hésitait quand même à me le demander, on oubliait le petit bisou pour se souhaiter la nuit bonne et douce va sans dire, et je ne vous parle même pas de la bête rugissante à deux dos.

Autant vous dire que j'ai eu la paix, tiens.
Royale, même.
Un coup à se faire une petite conjonctivite de temps à autre pour être tranquille-mon Emile, bouquiner -d'un oeil- peinard dans son lit sans avoir à se creuser le couvercle pour trouver un prétexte pour repousser les assauts libidineux de son concubin.
Et même, hi hi, ces jours derniers, je me permets une petite revanche sur toutes les vexations subies: la conjonctivite est certes disparute, mais le traitement antibioc' dure dix jours prends ça dans ton noeil -et pas un de moins; vous je sais pas, mais moi, je mets mon collyre trois minutes avant de me pieuter, il est orange fluo option total'glamour, et une fois qu'il est posé je ne DOIS plus bouger d'un cil, alors pour les galipettes on repassera, mon ami.

Avis aux amateures.
(Je sais qu'il y en a.)

mardi 3 avril 2007

Parlez-moi d'amour, dites-moi des choses tendres....

Puceminus, impérieuse: Maman, dis un secret à moi!
Moi: d'accord! (dans le creux de son oreille) Puceminus, ....(pas inspirée) euh...je t'aime!
Puceminus, proprement scan-da-li-sée: aaaah nooon, maman, (tu dois) dire (que tu vas) acheter un gros gros gâteau pour Puceminus!!!!

lundi 2 avril 2007

ça y est: je suis déjà presque morte.

On sait bien que dans la vie d'une mère il y a des choses terribles.
Genre quand sa Minipuce découche pour la toutoutouououte première fois.
Genre quand son Brisefer a dix ans et fait sa première contrefaçon.
(et je ne vous parle même pas du terrible two, allez donc en toucher un mot à Luna Pat pour voir si vous serez bien reçus).


Mais là, je crois que je touche le fond de la solitude d'une mère au moment fatal de sa vie: l'inscription à l'école de sa toute petite dernière née c'était hier mon bébé elle est encore si petite aaaaaah plaignez-moi les gens.



(et l'an prochain, je me pends en direct live pour l'inscription de Brisefer en 6ème, j'ai déjà tout prévu, vous serez invités).