vendredi 31 mars 2006
sanction suprême
jeudi 30 mars 2006
les gros mots se ramassent à la pelle
Un jour, alors que j'étais en colonie de vacances, mon père a trouvé dans la maison mon carnet. Il m'a aussitôt écrit une petite lettre:
" ma chère Bellzouzou, tu as oublié ton carnet de gros mots à la maison. Veux- tu que je te l'envoie ?"
Réponse en retour: "mon cher papa, c'est pas la peine car je le connais par coeur".
Voulant voir si ma fille était aussi délurée que je l'étais à son âge, je lui ai offert un petit carnet de phrases.
Minipuce en a été ravie et chaque jour, désormais, elle note quelque chose de première importance et de grand intérêt, genre:
"maman est bele.
papa fait le poison dans la cuizine.
camille est né.
(puceminus) est jentille.
pacha est sur le li.
la fé est joli. "
avant de cacher son petit trésor sous son oreiller.
Son père et moi nous extasions haut et fort sur sa magnifique écriture, la justesse de sa syntaxe, la spiritualité de ses propos, et la précision de son orthographe. Chaque soir, au cours d'un cérémonial très solennel, elle nous lit sa dernière production.
Suite à une dispute avec son frère, la phrase d'hier était d'un goût exquis:
"(brisefer) tu pu du cu."
mercredi 29 mars 2006
possédée
Rigolez pas, j'ai vraiment cru qu'elle était bonne pour les urgences de l'hôpital psy. Sa physionomie venait de changer d'un coup. Elle était décomposée.
Qui se souvient d'Adjani dans Possession peut se faire une petite idée de la tête de puceminus: délirante, air hagard, teint blafard, yeux révulsés.
Je l'ai entendue tout à coup crier, que dis-je hurler tripes et boyaux, sauter dans mes bras en se retournant sur elle même comme une furie, tentant d'échapper à quelque chose de terrifiant -peut-être le monstre tentaculaire du film ?- puis se recroqueviller, paniquée, dans mes bras, sans plus bouger, hallucinée, dans l'attente de l'assaut final.
mardi 28 mars 2006
Chrono post
"- Dis papa, j' parie que t'es pas cap d'aller dans la cuisine en moins de trois secondes...." et mon pôv' ours de se ruer ventre à terre jusqu'à la cuisine pour ne pas perdre la face.- "(sournois) maman, je vais voir combien de temps tu mets pour te laver les dents..."et là, j'étais bien obligée de faire traîner les choses trois minutes et pas une seconde de moins, hein, comment faire autrement.
Brisefer portait son appareil autour du cou nuit et jour, chrono en main, minutant chaque moment de la sainte journée, notant les écarts, faisant des comparaisons, des classements; il organisait des compet' au sein de la famille, genre: celui qui finissait son yaourt le premier et en quel temps (il fallait s'améliorer le lendemain, ça va sans dire).
"- Brisefer, on va chronométrer le temps que tu mets à ranger ta chambre."
Le chrono a été rangé vite fait bien fait, hihihi, ça n'a pas fait un pli.
lundi 27 mars 2006
bon vent, zagazou!
samedi 25 mars 2006
let's rock tonight (2)
(suite d'ici.)
Mon ours et moi aimons retrouver nos amis du rock, donc.
Il y a les toujours-là-jamais-raté-un-cours et les je-viens-en-touriste(-quand-j'y-pense).
Les premiers foutent les jetons aux autres sitôt arrivés: "p'tain, z'étiez pas là la semaine dernière? on a vachti avancé, ça va être dur pour vous oh la la..."Evidemment, vu qu'ils ne ratent jamais rien, ils sont toujours impec'- raccord' dans leurs enchaînements et regardent les autres avec un air faussement compatissant.
En plus, ça valait le coup, pas vrai, ils ont investi. Attention, c'est pas d'la rigolade, hein, certaines filles arborent de magnifiques chaussures à talons dorés que ne renierait pas minipuce (qui aime tout ce qui brille); inutile de vous dire que les autres se sentent cradingues dans leurs baskets.
Les autres justement, les touristes, sont toujours un peu largués, jamais au courant, à la ramasse; pas la peine de leur demander quoi que ce soit, ils n'ont pas suivi de toute façon. Ils se cachent au dernier rang, dans les coins sombres. Vite fait bien fait j't'embrouille, ils tentent désespérément de rattraper leurs lacunes, de cacher leurs erreurs, de se remettre à niveau. Ils se la jouent discrétos, incognitos sur les bords. Ni vu ni connu, pas vus pas pris. Ils dansent en rasant les murs.
Mon ours et moi, on a plein de copains au rock.
Forcément, on est des toujours-là-jamais-raté-un-cours, mais on patauge dans la semoule comme les je-viens-en-touriste(-quand-j'y-pense).
(la suite au prochain numéro..)
vendredi 24 mars 2006
il y a des gens obtus.
jeudi 23 mars 2006
au théâtre ce soir
Au départ étonnés ("vous voulez deux places pour ce soir pour quoi faire????"), puis amusés (ouiiiiii, c'est noté madame), puis embêtés (euh, j'ai pas le temps de faire les réservations, là, je suis occupée hein), puis franchement très dérangés(NONc'estPASlethéâtrevousm'faitesch'desbullesderiensalut).
Hihihi, on est démoniaque.
mercredi 22 mars 2006
questionnaire (1)
L'exercice me plaît et je m'y colle avec plaisir.
mardi 21 mars 2006
CPE, t'es foutu, Brisefer est dans la rue!
(Eh bé mon gars, y'a du boulot, hein).
il y a des termites à l'école.
C'est la conclusion de M.brisefer.
Figurez-vous qu'une raquette de ping-pong oubliée dans un coin du préau toute la nuit a été retrouvée le lendemain, toute fendillée.
Les termites.
J'vois qu'ça sinon.
lundi 20 mars 2006
puceminus et le pot.
Elle s'y est aménagé un petit coin-lecture rien qu'à elle.
Elle y passe des heures, bavardant toute seule, regardant les images, chantant.
Au bout d'un certain temps, elle se lève nonchalamment, regarde le fond de son pot:
"apapu? (pour "il n'y en a plus!"= tu veux dire qu'il n'y en a toujours pas, mon trésor?) ampi !" (pour "tant pis!"= tu veux dire quel dommage, mon amour?)
samedi 18 mars 2006
je rigole plus.
Parlons peu mais parlons bien: savez-vous que vous pouvez réagir à mes billets?
Que non seulement vous le pouvez, mais qu'en plus je vous y encourage vivement?
Un commentaire, une suggestion, un conseil, un mot doux, une insulte ( oh oui, faites moi mal!), ce que vous voulez, mais de grâce, faites le!
passque j'pourrais bien pas être commode.....non mais sans blague.
vendredi 17 mars 2006
soirée pyjama
Ma toute petite Puceminus porte désormais de vrais pyjamas deux-pièces-costume, puisqu'elle ne rentre plus dans ses babygros de bébé avec pieds intégrés et fesses à couche.
J'ai l'air de trouver ça drôle, mais je pleure profond deep inside.
J'sens que j''ai pris un coup de vieux, là.
jeudi 16 mars 2006
le pédiatre de mes enfants est un drôle.
Il n'a pas l'air, comme ça, mais il cache bien son jeu. Sous ses airs bourrus se terre un humour subtil.
Je l'avais déjà pressenti il y a deux ans, quand alors que je m'inquiétais de la drôle de forme du crâne de puceminus à la naissance, il m'avait rassurée levant les bras au ciel d'un air exaspéré : "c'est la bosse des maths"!
Figurez-vous que j'en ai encore appris une bien bonne hier.
Il examine minipuce:
"- bin dites donc, elle n' a pas grossi depuis la dernière fois (septembre dernier quand même, ndlr).....ah mais au fait, elle est au CP?
- oui....(????? je ne vois pas bien le rapport)
- (ton péremptoire) ah, eh bien alors, c'est normal, le CP, ça fait maigrir!"
mercredi 15 mars 2006
ba ba ba ba ba by beeeeeel, babybel
C'est minipuce qui me l'a dit en rentrant de l'école. M.brisefer a confirmé.
mardi 14 mars 2006
inspection
Bref, on s'amuse comme on peut.
Moi, mes inspections ont été mémorables et j'ai gardé un souvenir attendri de chacune. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde...
D'ailleurs, les instances supérieures se sont passé le mot: n'allez pas dans la classe de Bellzouzou, sauf si vous aimez vivre dangereusement.
Ma première inspection, c'était il y a tout juste 10 ans. Je sortais de l'IUFM, j'avais une classe de MS/GS en campagne. L'inspecteur était jeune d'esprit, sympa (si,si) et a tout fait pour me détendre. Après la visite pendant la classe, il y a toujours un moment de discussion et de "réflexion" en tête à tête. Là, en l'occurence, nous n'étions pas seuls puisqu'un petit élève qui venait de se faire opérer de l'appendicite, était resté jouer dans la classe au lieu de sortir en récréation avec les autres.
L'inspecteur commence par chercher ses notes en posant son pied sur la chaise de mon bureau; le gamin lui dit aussitôt: "eh dis donc, t'as pas l'droit, la maîtresse è va t'gronder si tu fais ça!" Ricanements (jaunes) du chef qui retire son pied dare-dare:"hihi, tu as raison, mon garçon, c'est très impoli ce que je viens de faire".
L'entretien commence; nous sommes assis face à face sur des petites chaises d'enfants de maternelle (il n'y a que ça dans la classe), l'inspecteur me parle très sérieusement, tout en se balançant légèrement d'avant en arrière sur sa chaise. Tout à coup, il tombe à la renverse, et se retrouve les quatre fers en l'air devant moi (je vous JURE que c'est vrai. Un des pieds de la chaise s'était complètement dessoudé! Il n'a d'ailleurs jamais proposé de nous la remplacer...).Je me mords l'intérieur des joues jusqu'au sang pour ne pas rigoler, mais le gosse à côté, lui , EXPLOSE de rire à s'en rouvrir la cicatrice. Evidemment, l'inspecteur, qui n'était pas un mauvais bougre, a réussi à s'en sortir dignement, par la seule façon possible, l'humour: "eh bien vous, vous pourrez dire que vous avez renversé l'inspecteur!"
Deuxième inspection, deuxième malédiction.
4 ans plus tard, dans une classe de CP. Cette fois-ci, c'est une inspectrice "expérimentée" et plus austère qui me fait une petite visite de courtoisie.
Evidemment, au bout de 3 minutes, un élève m'interpelle:" maîtreesse! ...., maîtreeeesse!...., maîtreeeeeeeeeeesse!Je fais la sourde oreille et garde mon air impassible de celle à qui on ne la fait pas, mais les appels se font de plus en plus insistants. Alors, excédé, un élève lui lance: "eh! tu vois bien qu'elle est occupée, la maîtresse! Demande donc à la vieille, là...
L'inspectrice, digne jusqu'au bout, lui a rétorqué du tac au tac: "il ne faut pas dire ça. Moi, je suis une mamie."(non mais quelle répartie, ces inspecteurs, vous avez vu un peu...pour un peu, je serais fière d'eux!)
Octobre dernier, nouvelle inspection. Je m'attends au pire.
lundi 13 mars 2006
dimanche 12 mars 2006
et ping et pong
Parce qu'un dimanche à une compétition de ping-pong avec M.brisefer, c'est ça:
- faire le taxi pour toute une bande de pongistes en culotte-courte qui se prennent tous pour Mickaël Maze ou Wang Liqin et ne parlent que des picots de leurs raquettes pendant tout le voyage (à l'autre bout du département quand même). A l'aller et au retour, forcément.
- trouver le patelin, le gymnase, la salle, la table. Dans les délais, va sans dire.
- endurer l'attitude de certains parents et entraîneurs supporters fanatiques qui programment les nains pour GAGNER vite, bien, sans bavure.
-gérer les suceptibilités ( pourquoi il joue encore, lui, et pis moi j'suis été éliminé tout de suite?), les regards dé-ses-pé-rés des joueurs menés au score, les coups de sang contre les arbitres, les larmes des perdants malgré eux (souvent à cause de leur raquette, j'ai remarqué).
- aller chercher un joueur parti faire pipi on ne sait où et qui doit jouer tout de suite vite! tout le monde t'attend!!!!c'est à toi mais quessq'tu fabriques?????
-rester debout contre un mur pendant 5 heures de rang parce qu'il n'y a qu'un seul banc et qu'il est réservé aux "coaches" (ah ah ah, bien grand mot ma foi, mais mon fils y tient).
-accepter placidement et avec le sourire que des parties durent des plombes et des plombes et plus encore quand deux joueurs ont le même niveau et que quand l'un gagne, l'autre gagne aussitôt après et ainsi de suite jusqu'à la st glinglin parce que de toute façon il faut deux points d'écart ET ON PEUT RIEN FAIRE CONTRE CA DE TOUTE FACON C'EST LA REGLE DU JEU, hein.
-supporter le brouhaha continu, le mouvement perpétuel, le crissement des baskets sur le lino, les cris, et surtout, SURTOUT : ce petit bruit insupportable, et ping -et-pong- et ping -et pong -et ping -et pong à l'infini.....
- savoir qu'on en a pour 3 jours au moins à l'avoir dans la tête.
C'était aujourd'hui.
Ce n'était, hélas mille fois hélas, ni la première ni la dernière fois.
Je suis lasse, vidée, fourbue, vannée, lessivée, exténuée, claquée, hors service, naze.
Je vais de ce pas me coucher contre mon ours et dormir à tout jamais.
Adieu, donc.
le couvreur boit (et pas que du lait)
Il a des soupçons soupçonneux.
Forcément: hier, il appelle le couvreur,qui n'est pas là. Il laisse un message .
"-allôôôôô? c'est le couvreur.... C'EST QUI là ???????
-(...?) bin, c'est M.l'ours, pardi!!!
-Aaaaahh!!! monsieur l'ours!!!! c'est vous? (....) c'est vous? vous m'avez laissé un message?
-oui, c'est moi
-ah....! c'est le couvreur, là, M.l'ours. Je vous appelle pour vous dire que je suis pas venu samedi dernier."
Oui, on avait vu. Bon, c'est pas trop grave, ça fait des mois qu'on l'attend.
Mais la question qu'on se pose quand même mon ours et moi, c'est:
Est-ce-qu'on a pas eu tort, des fois, de lui confier le toit qu'on a sur la tête?
samedi 11 mars 2006
minipuce a appris à lire.
Mais c'est déjà de l'histoire ancienne. Non, maintenant, ce qu'elle veut, c'est "mettre le ton". Et ça, ça change tout, croyez- moi.
vendredi 10 mars 2006
jeudi 9 mars 2006
le coup des yeux de biche
Vous connaissez? vous pratiquez? C'est IM-PA-RA-BLE et très simple avec un tout petit peu d'entraînement:
1) prenez d'abord une petite voix à la fois légèrement plaintive et câline (toute la difficulté réside là: savoir doser les deux simultanément) pour faire votre demande à l'être aimé;
2) ensuite, adoptez un petit air mignon tout plein, bouche en coeur et ronds de jambes;
3) enfin, lancez le regard qui tue, le coup des yeux de biche.
Et voilà le travail!
Ca ne rate jamais ou alors c'est que vous n'avez pas bien suivi les instructions ; dans ce cas, relisez la notice et recommencez.
Attention, ne fonctionne qu'avec les personnes du sexe opposé ayant dépassé 1 m 60 (les enfants ne se font jamais prendre à ce petit jeu là, il est bien trop simple! d'ailleurs pour les gosses, je n'ai aucune recette pour quoi que ce soit.......si vous en avez, je suis preneuse, hein, échange de bons procédés.....)
Attention aussi de ne pas l'utiliser de façon abusive, car trop de yeux de biche tue les yeux de biche, si vous voyez ce que je veux dire. Sortez les pour les cas exceptionnels, les demandes de toute première importance, les situations désespérées, les tentatives de la dernière chance, les questions de vie ou de mort.
Tout ça pour vous dire que je sens que je vais bientôt les resortir, mes yeux de biche.
C'est que j'aimerais bien un petit appareil photo numérique (non, nous n'en avons pas encore, vous voyez que ce n'est pas exagéré comme demande...) pour vous mettre tout plein de jolies photos sur mon blog (c'est aussi un peu pour vous que je me donne tout ce mal, vous êtes en partie responsables,j'vous signale).
Et pour me déculpabiliser tout à fait, puisque je suis sûre que vous trouvez ce procédé très vilain, écoutez bien:
tout le monde connait le célèbre "poème" joliment intitulé "un sourire"?
"Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup.
Il enrichit ceux qui le reçoivent, sans appauvrir ceux qui le donnent.
Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel.
Personne n'est assez riche pour pouvoir s'en passer,
Et personne n'est trop pauvre pour ne pas le mériter.
Il crée le bonheur au foyer, est un soutien dans les affaires et le signe sensible de l'amitié.
Un sourire donne du repos à l'être fatigué, rend du courage au plus découragé, console dans la tristesse et est un antidote de la nature pour toutes les peines.
Cependant il ne peut s'acheter, ni se prêter, ni se voler.
Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.
Et si quelquefois vous rencontrez une personne qui ne vous donne pas le sourire que vous méritez, soyez généreux, donnez-lui le vôtre.
Car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres."
Remplacez les mots en gras par: "le coup des yeux de biche" et vous verrez si j'ai pas raison!!!!!
mercredi 8 mars 2006
3 heures non-stop de réunion pédagogique ce matin.
J'adore.
Puceminus a une otite et minipuce couve quelque chose qui n'est pas un oeuf.
Mais moi, je suis là, à écouter parler de la différence entre l'apprentissage frontal, l'apprentissage behavioriste et l'apprentissage constructiviste.
Non mais, j'vous jure...!
pas merci, la vie.
let's rock tonight (1)

Je pense que vous n'allez pas le croire, mais de temps en temps, même en pleine période d'hibernation, mon ours sort de sa caverne.
Evidemment, c'est pas donné, hein, et au prix que ça nous coûte, on s'applique. Dur. Je vois mon ours suer sang et eau d'un air très sérieux . Il fait de son mieux, il donne tout, yeah!
Il s'est fabriqué un petit pense-bête sur un bout de papier avec tous les mouvements dans l'ordre: 1) sortie simple , 2)sortie sous le bras, 3) sortie break, etc...
Il l'a soigneusement plié en 4 et posé sur sa table de chevet. Je le soupçonne de le regarder en cachette avant de s'endormir, j'suis sûre qu'il l'emporte même au p'tit coin pour réviser. Je lui ai suggéré de se faire tatouer un anti-sèche sur les avant- bras, hihihi; mais ça l'a pas fait rire mon ours, il prend ça très au sérieux, la danse.
Au début, je me suis demandé pourquoi mon ours avait délaissé son cher Karl pour m'accompagner.... Je soupçonne fortement qu'il ait espéré tenir par les hanches de superbes pépées à taille fine et fesses rebondies ( genre Jessica Rabbit dans "qui veut la peau de Roger Rabbit?" pour les connaisseurs; pour les ignares, regardez l'image) . Pour ne rien vous cacher, j'avoue que pour ma part, je n'aurais pas dit non à un beau latin lover au torse velu qui m'aurait fait voir du pays.... Las, il faut bien reconnaître que , de ce côté là, nous avons été bien déçus, l'un comme l'autre ... (la suite au prochain numéro).
mardi 7 mars 2006
visite de courtoisie à mon ami le dentiste hier
Celui qui a les yeux-rayons X- de- mutant-pas-besoin-de radio-ils ne laissent rien passer.
Verdict: deux caries, rien que ça! à mon âge! (Et je vous passe les ricanements de M. brisefer.)
Ma vie est fichue.
lundi 6 mars 2006
La soupe à la grimace.
Un bourreau de femme et d'enfants.
Mais il vous faut savoir que mon ours ne mange pas de soupe. Jamais. Sous peine de se relever 10 fois la nuit pour faire pipi ("surtout avec ta soupe, "précise-t-il aimablement; remarquez au passage la fine et sournoise allusion au potage quintuple épaisseur de sa mère qui ne le ferait se lever que 3 fois, ça c'est de la chance).
Bref, mon ours a décrété un beau jour qu'il ne mangerait plus de soupe; il s'est octroyé un petit privilège de Pater Familias, un passe-droit d'apparatchik en quelque sorte.
Je n'ai donc rien dit, malgré ma totale désapprobation et le très mauvais exemple donné aux nains.
Mais ce soir-là, mon ours était tout sourire et nous servait de bonne grâce (aaaarggh, c'est bien ça qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille, bonsangd'bonsoir..) "tu en veux un peu plus? comme elle a l'air bonne...ah, j'te jure que si ça ne me faisait pas m' lever la nuit..."
Limite, il en rajoutait une louche, trouvez pas?
J'ai senti dès la première cuillerée que quelque chose n'allait pas.
Et là, les bras m'en tombent, l'ours qui leur dit: "elle n'est pas bonne? Bin, laissez-la, on va faire des oeufs à la place". J'ai bien capté les airs stupéfaits des nains, mais j'ai rien dit en bonne épouse soumise qui respecte toujours les décisions de son époux.
MEME QUAND CA SENT L'EMBROUILLE A PLEIN NEZ.
Une éponge spontex.
dimanche 5 mars 2006
je m'indigne
MOI AUSSI, j'aime la neige, je vous signale. D'amour, même. Et à Chartres, il en est tombé des masses et des tonneaux, des flocons qu'on aurait dit "des demak'up" comme disait Sophie .
Seulement ici la neige, elle a pas tiendu d'un pouce, pas d'un. Que dalle, nada, queue de chie. Rien. La dèche totale. La misère intégrale.
Alors, arrêtez de faire vos crâneuses et filez faire des bonhommes de neige, hein. Parce que sur les photos, j'en ai pas vu un seul, de bonhomme. Avoir tant de neige et ne pas faire de bonhomme, moi j'dis que c'est pitié, limite pas normal. Répréhensible sur les bords.
Quand on pense qu'y en a qui n'ont rien, c'est quand même dommage de gâcher toute cette neige. Non mais.
vendredi 3 mars 2006
le calvaire du CE2
C'est pourtant la classe réputée "facile": en gros, on révise le programme ( corsé) du CE1.
Pourtant, moi j'dis qu'y a rien de pire; je préfèrerais ânonner 30 ans que B+A=BA avec minipuce plutôt que de réciter 1 an les tables de multiplicatioooooooooooooons avec M. Brisefer.
Au début pourtant, c'était plutôt fastouchos, je le laissais se dépatouiller tout seul et ça avait l'air de marcher.
C'était seulement une impression, car rapidement, je me suis aperçue que 6 fois 4 ne faisaient pas toujours 24 chez M. Brisefer. Il a donc fallu que je m'y colle.
C'est là que mon calvaire commence, braves gens.
Ceux qui sont passés par là s'en souviennent forcément et ceux dont les enfants ne connaissent encore que l'addition ne savent pas leur bonheur.
Imaginez un peu: on rassemble ses lointains souvenirs, et on récite d'une voix faussement guillerette:"alors écoute moi bien mon p'tit coco, 3 fois 1,3; 3fois 2, 6; 3 fois 3, 9; 3 fois4, 12........".et ainsi de suite jusqu'à la nuit des temps.
Ensuite, on dit: "bon, répète après moi", et c'est reparti pour un tour, 3 fois1, 3; 3 fois2, 6; 3 fois 3, 9; 3 fois 4, 12 .........et ainsi de suite jusqu'à la Saint Glinglin.
L'étape suivante, c'est le nain tout seul qui s'y colle. De ce moment- là du film, je préfère vous épargner les détails, c'est vraiment trop pénible à supporter.
Après, on le fait dans l'ordre, dans le désordre, en long, en large, en diagonale et de travers, de façon à être sûr qu'elles lui sont BIEN RENTREES DANS LA TETE CES P. DE TABLES (pardon: ces-tables-qui-te-seront-très-utiles-toute-ta-vie-tu-verras-comme-elles-te-rendront-service)
Enfin, on dit au pôv'gosse livide que c'est bien, qu'on reverra ça le lendemain, histoire de ne pas perdre la main, hein, tope-là, mon gars.
Oh, bonne mère! le lendemain, les tables, IL NE LES SAIT PLUS, et tout est à recommencer!!!
Et le pire dans l'affaire, c'est que j'ai beau me dire que ça y est, qu'il les sait quasiment, que je suis une brave mère qui s'est saignée aux quatre veines pour son fils, je ne peux même pas me consoler en pensant que je vais me reposer ad vitam eternam, puisque que je remets ça dans 2 ans avec minipuce et dans 7 avec puceminus!!!
Misère.
jeudi 2 mars 2006
c'est dur, la culture!
Je n'ai pas pour habitude de détruire les rêves des gosses, non-non-non, c'est pas du tout mon genre, hein, mais j'ai pas pu m'empêcher de lui faire sournoisement remarquer que Brassens, qu'il écoute en boucle, ne les portait pas spécialement dans son coeur.
"- comment tu le sais?
- il se moque d'eux dans beaucoup de chansons...
- ah bon?... (il cherche).... ah oui, "les amoureux qui se picotent sur les bancs des flics!"
Autant vous dire que j'me sens plus péter d'avoir un fils:
1) si respectueux de l'uniforme.
2) si cultivé.
mercredi 1 mars 2006
je crois que c'est ce qu'on appelle "l'amour vache"
J'ai entendu tout à l'heure Minipuce dire à Puceminus: "tais-toi, petite peste, c'est pas toi qui f'ra ta loi!"







