Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

vendredi 31 mars 2006

sanction suprême

Hier soir, à l'heure des mamans (et des papas en l'occurence), un père d'élève, m'adressant la parole pour la première fois, subitement intéressé par le comportement de son rejeton en classe (non, parce que je vous rappelle que l'année scolaire est déjà bien avancée, hein) m'a demandé de but en blanc franco de port et droit dans les yeux: "alooooors, comment ça va mon fils en classe?"
Le rejeton en question n'étant pas un modèle de sagesse et d'obéissance loin s'en faut, je me préparais à lui dire son fait (tout en restant diplomate, vous pensez bien...). Ai-je eu la seconde d'hésitation qui tue (mais je cherchais comment j'allais présenter les choses, bou diou!) ou bien est-ce ma tête à ce moment précis ? Toujours est-il que je n'avais pas encore ouvert la bouche qu'il empoignait son fiston par la capuche, tournait les talons (au propre comme au figuré) en hurlant dans le couloir:"PRIVE DE GAME BOY"!

jeudi 30 mars 2006

les gros mots se ramassent à la pelle

Quand j'étais petite, Bellzouzou l'aïeul m'avait offert un "carnet de mots" que je m'étais empressée de transformer en "carnet de gros mots". J'y inscrivais en rang d'oignons de mon écriture malhabile tous les gros mots que je connaissais (et il y en avait un bon paquet, vous pouvez me croire.)
Un jour, alors que j'étais en colonie de vacances, mon père a trouvé dans la maison mon carnet. Il m'a aussitôt écrit une petite lettre: " ma chère Bellzouzou, tu as oublié ton carnet de gros mots à la maison. Veux- tu que je te l'envoie ?" Réponse en retour: "mon cher papa, c'est pas la peine car je le connais par coeur".

Pour svoir si ma fille était aussi délurée que je l'étais à son âge, je lui ai offert un petit carnet de phrases. Minipuce en a été ravie et chaque jour, désormais, elle note quelque chose de première importance et de grand intérêt, genre: "maman est bele. papa fait le poison dans la cuizine. camille est né. (puceminus) est jentille. pacha est sur le li. la fé est joli. " avant de cacher son petit trésor sous son oreiller. Son père et moi nous extasions haut et fort sur sa magnifique écriture, la justesse de sa syntaxe, la spiritualité de ses propos, et la précision de son orthographe. Chaque soir, au cours d'un cérémonial très solennel, elle nous lit sa dernière production.
Suite à une dispute avec son frère, la phrase d'hier était d'un goût exquis: "(brisefer) tu pu du cu."

mardi 28 mars 2006

Chrono post

Il y a quelques temps, M. Brisefer s'était pris d'amour pour un chronomètre déniché au fond d'un tiroir.
L'Enfer.
Il nous a fallu relever tous les défis, battre tous les records.
Encore heureux que le ridicule ne tue pas, nous serions déjà morts. Top chrono:
"- Dis papa, j' parie que t'es pas cap d'aller dans la cuisine en moins de trois secondes...." et mon pôv' ours de se ruer ventre à terre jusqu'à la cuisine pour ne pas perdre la face.- "(sournois) maman, je vais voir combien de temps tu mets pour te laver les dents..."et là, j'étais bien obligée de faire traîner les choses trois minutes et pas une seconde de moins, hein, comment faire autrement. Brisefer portait son appareil autour du cou nuit et jour, chrono en main, minutant chaque moment de la sainte journée, notant les écarts, faisant des comparaisons, des classements; il organisait des compet' au sein de la famille, genre: celui qui finissait son yaourt le premier et en quel temps (il fallait s'améliorer le lendemain, ça va sans dire).
Brisefer nous guettait derrière la porte des toilettes pour nous annoncer solennellement notre score à la sortie. Il pouvait même deviner ce qu'on avait laissé derrière nous hum hum, si vous voyez ce que je veux dire...On voyait arriver avec terreur le jour où il nous traînerait faire des tours de stade, hein, c'est que ça rigolait pas. Y nous a fallu jouer malin. Et vite. "- Brisefer, on va chronométrer le temps que tu mets à ranger ta chambre." Le chrono a été rangé vite fait bien fait, hihihi, ça n'a pas fait un pli.

lundi 27 mars 2006

bon vent, zagazou!

Conseil d'amie: n'achetez pas de poisson jaune.
Non. Prenez plutôt un bon vieux poisson rouge.
"Passque les poissons jaunes, y sont tout de suite mourutes", c'est minipuce qui vous le dit, et elle sait de quoi elle parle, vu que notre poisson jaune Zagazou vient de rendre l'âme (paix à elle).
Et (tenez- vous bien), il est mourute "les yeux ouverts"!!!
Elle nous réserve pas des surprises des fois la vie, hein?

samedi 25 mars 2006

let's rock tonight (2)

(suite d'ici.)

Mon ours et moi aimons retrouver nos amis du rock, donc.

Il y a les toujours-là-jamais-raté-un-cours et les je-viens-en-touriste(-quand-j'y-pense).

Les premiers foutent les jetons aux autres sitôt arrivés: "p'tain, z'étiez pas là la semaine dernière? on a vachti avancé, ça va être dur pour vous oh la la..."Evidemment, vu qu'ils ne ratent jamais rien, ils sont toujours impec'- raccord' dans leurs enchaînements et regardent les autres avec un air faussement compatissant.

En plus, ça valait le coup, pas vrai, ils ont investi. Attention, c'est pas d'la rigolade, hein, certaines filles arborent de magnifiques chaussures à talons dorés que ne renierait pas minipuce (qui aime tout ce qui brille); inutile de vous dire que les autres se sentent cradingues dans leurs baskets.

Les autres justement, les touristes, sont toujours un peu largués, jamais au courant, à la ramasse; pas la peine de leur demander quoi que ce soit, ils n'ont pas suivi de toute façon. Ils se cachent au dernier rang, dans les coins sombres. Vite fait bien fait j't'embrouille, ils tentent désespérément de rattraper leurs lacunes, de cacher leurs erreurs, de se remettre à niveau. Ils se la jouent discrétos, incognitos sur les bords. Ni vu ni connu, pas vus pas pris. Ils dansent en rasant les murs.

Mon ours et moi, on a plein de copains au rock.

Forcément, on est des toujours-là-jamais-raté-un-cours, mais on patauge dans la semoule comme les je-viens-en-touriste(-quand-j'y-pense).

(la suite au prochain numéro..)

vendredi 24 mars 2006

il y a des gens obtus.

Si, si.
Tenez: une coupine de moué passe son permis. C'est la troisième fois, elle le veut, maintenant- ça- suffit!, Tout se passe bien jusqu' à une intersection, quand, venant de droite, une voiture déboule. C'est son père, figurez-vous (je précise ici que le père en question n'a pas fait exprès de se trouver là à ce moment précis, ce n'est que pure coïncidence, la scène se passe dans une petite ville). Voyant sa fille et sachant qu'elle passe l'exam', le père décide de lui faire une fleur: il s'arrête et lui fait courtoisement signe de passer. Que fait la fille et qu'auriez-vous fait à sa place, gros malins? Elle passe, bien sûr.
Et bien NON!!! Petite malheureuse! Y fallait pas. Elle n'avait pas la priorité. "mais puisque j'vous dis que c'était mon père"! Rien à faire.
Recalée.
Ya vraiment des gens obtus.
( et j'vous dis pas ce qu'il a pris en rentrant, l'pôv papa.)

jeudi 23 mars 2006

au théâtre ce soir

Il y a quelques temps, nous étions inondés de coups de fil destinés à un théâtre de la ville ayant le malheur d'avoir quasiment le même numéro que nous ( à un chiffre près). Une faute de frappe sur le journal avait fait le reste.
Au départ étonnés ("vous voulez deux places pour ce soir pour quoi faire????"), puis amusés (ouiiiiii, c'est noté madame), puis embêtés (euh, j'ai pas le temps de faire les réservations, là, je suis occupée hein), puis franchement très dérangés(NONc'estPASlethéâtrevousm'faitesch'desbullesderiensalut).
Trop, c'était trop.
C'est alors que mon ours a trouvé une parade imparable:" le spectacle était vraiment trop nul, on a décidé de le déprogrammer. Oui, c'est ça, tout est annulé." Hihihi, on est démoniaque.

mardi 21 mars 2006

CPE, t'es foutu, Brisefer est dans la rue!

Mazette, il s'en passe des choses dans notre belle ville de Chartres!
M. Brisefer allait au gymnase en car ce matin avec sa classe.
Il est rentré à la maison ce midi avec une demi-heure de retard et surexcité.
"- On a été bloqué par les jeunes qui manifestaient, le bus pouvait plus passer, le chauffeur a dit "non mais c'est quoi c'bordel?", on a été obligé de rentrer à pied, on suivait les jeunes qui criaient "marchons, marchons contre la CPE"...
- le CPE
- la maîtresse, elle a vu sa fille avec les jeunes, elle lui a dit:" ça va, tu t'amuses bien?"et puis y'avait des policiers avec des boucliers mais rien sur les dents (? ndlr), eux, y sont pour la CPE..
- le CPE
- les jeunes, y portaient des grandes pancartes et y'en avait un qui avait une espèce de bonnet avec des grandes cornes dessus, on a trop rigolé... eh, maman , faut qu'tu m'expliques tout sur la CPE. C'est quoi exactement la CPE, et pourquoi les jeunes y vont pas directement voir Jacques Chirac à la maison blanche pour lui dire que la CPE c'est pas bien?
Quand je s'rai grand, moi aussi, j'ferai d'la barricade!"
(Eh bé mon gars, y'a du boulot, hein).

lundi 20 mars 2006

puceminus et le pot.

Variante 1:
Délaissant ses jeux, puceminus va sur le pot.
Elle l'aime beaucoup. Elle s'y est aménagé un petit coin-lecture rien qu'à elle. Elle y passe des heures, bavardant toute seule, regardant les images, chantant. Au bout d'un certain temps, elle se lève nonchalamment, regarde le fond de son pot: "apapu? (pour "il n'y en a plus!"= tu veux dire qu'il n'y en a toujours pas, mon trésor?)  ampi !" (pour "tant pis!"= tu veux dire quel dommage, mon amour?)
puis elle s'en retourne jouer.
Je peux alors compter jusqu'à 10, parfois moins, avant de trouver une jolie flaque sur mon parquet.
Variante 2:
J'entends puceminus qui joue dans les toilettes avec son titoudoudou: "oooooooh? caca Titou? oooooh!". Je vais constater de visu: puceminus a pris du papier toilette et essuie le derrière de son doudou. Trop mignonne, cette petite.
Je repasse une minute après, et c'est trois rouleaux entiers déroulés par terre.
hihihi, c'qu'on s'amuse.

vendredi 17 mars 2006

soirée pyjama

Ma toute petite Puceminus porte désormais de vrais pyjamas deux-pièces-costume, puisqu'elle ne rentre plus dans ses babygros de bébé avec pieds intégrés et fesses à couche. J'ai l'air de trouver ça drôle, mais je pleure profond deep inside. J'sens que j''ai pris un coup de vieux, là.

mercredi 15 mars 2006

ba ba ba ba ba by beeeeeel, babybel

Pour ceux qui ne serait pas encore au courant: les bracelets en silicone plus moches tu meurs sont A LA MODE. C'est minipuce qui me l'a dit en rentrant de l'école. M.brisefer a confirmé.
Donc il nous en faut. et TOUT DE SUITE.
Heureusement, ça c'est de la chance, me dit minipuce, y'en a dans les babybel!!!!!
Nous voilà donc fonçant ventre à terre pour une razzia de babybel au prisunic.
Et là, moi j'dis que c'est quand même dommage que j'aye pas encore mon appareil photo numérique pour vous montrer les poignets de minipuce et de brisefer comment ça en jette, maintenant!!!!
Passque franchement, avoir écrit "team spirit" d'un côté et "babybel" de l'autre, c'est top, trouvez pas?
Babybel, c'est toi qu'on aime.

mardi 14 mars 2006

L'an dernier, j'avais dans ma classe un petit Mathis. L'année d'avant, c'était Mattys, et l'année précédente Mathys, alors comprenez bien que j'alzeimerise facile avec mon Mattis cette année. Heureusement que le morveux veille au grain, qui me lance pète sec alors que je me penche sur lui pour écrire son prénom sur son dessin: "Mattis, M.A.T.T.I.S, maîtresse, essaye de ne pas te tromper cette fois!!"
(Trois ans, et même pas toutes ses dents, en plus.)

inspection

La grande famille de l'Education Nationale, c'est un peu comme une chaîne alimentaire: les enfants sont notés par les instits, les instits par les Inspecteurs de l'Education Nationale, qui le sont par l'Inspecteur d'Académie, qui l'est lui même par le Ministre (? à dire vrai, j'en sais rien. j'aimerais bien, ça serait que justice.) Bref, on s'amuse comme on peut.
Mes inspections ont été mémorables et j'ai gardé un souvenir tout ému de chacune. Limite j'adore ça. Limite.

La première, c'était il y a tout juste 10 ans. L'inspecteur était jeune d'esprit et agréable (il y en a il y en avait, dans le temps).
Après la visite, pendant le chouette petit moment de discussion pédagogique en tête à tête (cache ta joie), nous n'étions pas seuls: un petit élève qui venait de se faire opérer de l'appendicite était resté jouer dans la classe.
L'inspecteur commence par chercher ses notes en posant son pied sur la chaise de mon bureau; le gamin se plante devant lui mains sur les hanches et lui dit tout à trac: "eh dis donc, t'as pas l'droit, la maîtresse è va t'gronder si tu fais ça!" Ricanements jaunes du chef qui retire son pied dare-dare quand même, puis s'assoit face à moi sur une petite chaise de maternoche, et tout en me parlant très sérieusement en se balançant légèrement d'avant en arrière sur sa chaise (détail qui a son importance) tombe soudain à la renverse, et se retrouve les quatre fers en l'air devant moi. Pour la dignité des Inspecteurs de l'Education Nationale tu repasseras mon ami.
Je JURE que c'est vrai. Un des pieds de la chaise s'était complètement dessoudé.
Je me mords l'intérieur des joues jusqu'au sang pour ne pas rigoler, mais le gosse à côté, lui , EXPLOSE de rire à s'en rouvrir la cicatrice.
Evidemment, l'inspecteur, qui n'était pas un mauvais bougre, a réussi à s'en sortir avec humour -je ne voyais pas d'autre solution possible moi non plus-: "eh bien vous, vous pourrez dire que vous avez renversé l'inspecteur!"
J'ai eu peur qu'il se venge de son humiliation sur ma note, vu qu'on est toujours porté à haïr ceux qui nous ont vu souffrir c'est bien connu, mais c'était pas un mauvais bougre, je vous l'ai dit.

Deuxième inspection, deuxième malédiction quatre ans plus tard. Cette fois-ci, c'est une inspectrice "expérimentée" et plus austère qui me fait une petite visite de courtoisie.
Je partage la classe en deux groupes. Le premier a pour consigne de travailler "en autonomie", voeu pieux je sais mais j'aime vivre dangereusement, tandis que je m'occupe du second. J'ai bien expliqué à mes petits élèves qu'il devaient travailler seuls et qu'une fois la consigne donnée et comprise de tous, je ne répondrai plus aux questions.
Evidemment, au bout de 3 minutes, un élève m'interpelle:" maîtreesse! ...., maîtreeeesse!...., maîtreeeeeeeeeeesse!
Je fais la sourde oreille et garde mon air impassible de celle à qui on ne la fait pas, mais les appels se font de plus en plus insistants. C'est alors qu'excédé, un élève lui lance: "eh! tu vois bien qu'elle est occupée, la maîtresse! Demande donc à la vieille, là!!
L'inspectrice, digne jusqu'au bout, lui a rétorqué du tac au tac: "il ne faut pas dire ça. Moi, je suis une mamie."
Nan mais quelle répartie, ces inspecteurs, quand même hein.

dimanche 12 mars 2006

le couvreur boit (et pas que du lait)

C'est ce que vient de me dire mon ours. Il a des soupçons soupçonneux. Forcément: hier, il appelle le couvreur,qui n'est pas là. Il laisse un message .
Le couvreur le rappelle:
"-allôôôôô? c'est le couvreur.... C'EST QUI là ???????
-(...?) bin, c'est M.l'ours, pardi!!!
-Aaaaahh!!! monsieur l'ours!!!! c'est vous? (....) c'est vous? vous m'avez laissé un message?
-oui, c'est moi
-ah....! c'est le couvreur, là, M.l'ours. Je vous appelle pour vous dire que je suis pas venu samedi dernier."

Moui moui, moui, on avait vu. Bon, c'est pas trop grave, ça fait des mois qu'on l'attend. Mais la question qu'on se pose quand même mon ours et moi, c'est: Est-ce-qu'on a pas eu tort, des fois, de lui confier le toit qu'on a sur la tête?

samedi 11 mars 2006

minipuce a appris à lire.

Mais c'est déjà de l'histoire ancienne. Non, maintenant, ce qu'elle veut, c'est "mettre le ton". Et ça, ça change tout, croyez- moi.

jeudi 9 mars 2006

le coup des yeux de biche

Le fatal. Celui qu'on utilise pour obtenir ce qu'on veut. Vous connaissez? vous pratiquez? C'est IM-PA-RA-BLE et très simple avec un tout petit peu d'entraînement: 1) prenez d'abord une petite voix à la fois légèrement plaintive et câline (toute la difficulté réside là: savoir doser les deux simultanément) pour faire votre demande à l'être aimé; 2) ensuite, adoptez un petit air mignon tout plein, bouche en coeur et ronds de jambes; 3) enfin, lancez le regard qui tue, le coup des yeux de biche. Et voilà le travail! Ca ne rate jamais ou alors c'est que vous n'avez pas bien suivi les instructions ; dans ce cas, relisez la notice et recommencez. Attention, ne fonctionne qu'avec les personnes du sexe opposé ayant dépassé 1 m 60 (les enfants ne se font jamais prendre à ce petit jeu là, il est bien trop simple! d'ailleurs pour les gosses, je n'ai aucune recette pour quoi que ce soit.......si vous en avez, je suis preneuse, hein, échange de bons procédés.....) Attention aussi de ne pas l'utiliser de façon abusive, car trop de yeux de biche tue les yeux de biche, si vous voyez ce que je veux dire. Sortez les pour les cas exceptionnels, les demandes de toute première importance, les situations désespérées, les tentatives de la dernière chance, les questions de vie ou de mort. Tout ça pour vous dire que je sens que je vais bientôt les resortir, mes yeux de biche. C'est que j'aimerais bien un petit appareil photo numérique (non, nous n'en avons pas encore, vous voyez que ce n'est pas exagéré comme demande...) pour vous mettre tout plein de jolies photos sur mon blog (c'est aussi un peu pour vous que je me donne tout ce mal, vous êtes en partie responsables,j'vous signale). Et pour me déculpabiliser tout à fait, puisque je suis sûre que vous trouvez ce procédé très vilain, écoutez bien: tout le monde connait le célèbre "poème" joliment intitulé "un sourire"?
Mais si, mais si, celui que tout le monde a lu au moins une fois sur le mur d'une administration quelconque ( là où en général, les gens sont très aimables, c'est bien connu). Souvenez- vous: "un sourire ne coûte rien et produit beaucoup..." Ca y est? Ca vous revient?
Attention, ce poème, ce n'est pas de la soupe, non non non, et grâce à lui, j'ai un alibi littéraire de tonnerre, car figurez- vous que le coup des yeux de biche s'y adapte parfaitement, voyez plutôt: "Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup. Il enrichit ceux qui le reçoivent, sans appauvrir ceux qui le donnent. Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel. Personne n'est assez riche pour pouvoir s'en passer, Et personne n'est trop pauvre pour ne pas le mériter. Il crée le bonheur au foyer, est un soutien dans les affaires et le signe sensible de l'amitié. Un sourire donne du repos à l'être fatigué, rend du courage au plus découragé, console dans la tristesse et est un antidote de la nature pour toutes les peines. Cependant il ne peut s'acheter, ni se prêter, ni se voler. Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne. Et si quelquefois vous rencontrez une personne qui ne vous donne pas le sourire que vous méritez, soyez généreux, donnez-lui le vôtre. Car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres." Remplacez les mots en gras par: "le coup des yeux de biche" et vous verrez si j'ai pas raison!!!!!
Et puis, ça ne coûte rien d'essayer, d'autant qu'avec mon ours, ça marche à tous les coups!!!

mercredi 8 mars 2006

3 heures non-stop de réunion pédagogique ce matin.

J'adore. Puceminus a une otite et minipuce couve quelque chose qui n'est pas un oeuf. Mais moi, je suis là, à écouter parler de la différence entre l'apprentissage frontal, l'apprentissage behavioriste et l'apprentissage constructiviste. Non mais, j'vous jure...! pas merci, la vie.

let's rock tonight (1)

Je pense que vous n'allez pas le croire, mais de temps en temps, même en pleine période d'hibernation, mon ours sort de sa caverne.
D'ailleurs, depuis 6 mois, chaque semaine que Dieu fait, mon ours et moi allons rocker. Vrai de vrai! On va au top du top des cours de rock! Rien n'est trop beau pour nous. Les "spanish", "grains de folie", "american spin", les fatals tours de reins et autres fines contorsions n'ont plus de secret pour nous. Evidemment, c'est pas donné, hein, et au prix que ça nous coûte, on s'applique. Dur. Je vois mon ours suer sang et eau d'un air très sérieux . Il fait de son mieux, il donne tout, yeah! Il s'est fabriqué un petit pense-bête sur un bout de papier avec tous les mouvements dans l'ordre: 1) sortie simple , 2)sortie sous le bras, 3) sortie break, etc... Il l'a soigneusement plié en 4 et posé sur sa table de chevet. Je le soupçonne de le regarder en cachette avant de s'endormir, j'suis sûre qu'il l'emporte même au p'tit coin pour réviser. Je lui ai suggéré de se faire tatouer un anti-sèche sur les avant- bras, hihihi; mais ça l'a pas fait rire mon ours, il prend ça très au sérieux, la danse. Au début, je me suis demandé pourquoi mon ours avait délaissé son cher Karl pour m'accompagner.... Je soupçonne fortement qu'il ait espéré tenir par les hanches de superbes pépées à taille fine et fesses rebondies ( genre Jessica Rabbit dans "qui veut la peau de Roger Rabbit?" pour les connaisseurs; pour les ignares, regardez l'image) . Pour ne rien vous cacher, j'avoue que pour ma part, je n'aurais pas dit non à un beau latin lover au torse velu qui m'aurait fait voir du pays.... Las, il faut bien reconnaître que , de ce côté là, nous avons été bien déçus, l'un comme l'autre ... (la suite au prochain numéro).

mardi 7 mars 2006

visite de courtoisie à mon ami le dentiste hier

Celui qui a les yeux-rayons X- de- mutant-pas-besoin-de radio-ils ne laissent rien passer. Verdict: deux caries, rien que ça! à mon âge! (Et je vous passe les ricanements de M. brisefer.) Ma vie est fichue.

lundi 6 mars 2006

La soupe à la grimace.

Mon ours est un sadique.
Un bourreau de femme et d'enfants.
Un personnage sans coeur, un être malfaisant.
J'avais préparé une excellente soupe (comme d'habitude).
Mais il vous faut savoir que mon ours ne mange pas de soupe. Jamais. Sous peine de se relever 10 fois la nuit pour faire pipi ("surtout avec ta soupe, "précise-t-il aimablement; remarquez au passage la fine et sournoise allusion au potage quintuple épaisseur de sa mère qui ne le ferait se lever que 3 fois, ça c'est de la chance).
Bref, mon ours a décrété un beau jour qu'il ne mangerait plus de soupe; il s'est octroyé un petit privilège de Pater Familias, un passe-droit d'apparatchik en quelque sorte.
(Bin, qu'est ce que vous auriez voulu que je dise, hein? je n'allais quand même pas la lui servir de force avec un entonnoir ou le mettre sous perfusion de soupe. Quoiqu'elle est soit disant si liquide, ça serait sûrement passé comme une lettre à la poste, hihihi...)
Je n'ai donc rien dit, malgré ma totale désapprobation et le très mauvais exemple donné aux nains.
Mais ce soir-là, mon ours était tout sourire et nous servait de bonne grâce (aaaarggh, c'est bien ça qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille, bonsangd'bonsoir..) "tu en veux un peu plus? comme elle a l'air bonne...ah, j'te jure que si ça ne me faisait pas m' lever la nuit..."
Limite, il en rajoutait une louche, trouvez pas?
J'ai senti dès la première cuillerée que quelque chose n'allait pas.
Cette soupe avait un goût. Sûr de chez sûr, cette soupe avait un goût. " ah oui, c'est vrai, elle a un goût, elle est pas bonne la soupe!" ont sauté sur l'occasion M.Brisefer et Minipuce, trop heureux de l'aubaine.
Et là, les bras m'en tombent, l'ours qui leur dit: "elle n'est pas bonne? Bin, laissez-la, on va faire des oeufs à la place". J'ai bien capté les airs stupéfaits des nains, mais j'ai rien dit en bonne épouse soumise qui respecte toujours les décisions de son époux. MEME QUAND CA SENT L'EMBROUILLE A PLEIN NEZ.
Une fois fois vaisselle faite et enfants couchés, mon ours m'a avoué, l'air faussement gêné mais l'oeil rigolard, qu'il avait trouvé "quelque chose" en touillant la soupe.
Une éponge spontex.

dimanche 5 mars 2006

je m'indigne

Petit message aux zamies bloggeuses qui, ces derniers jours, se sont vantées (photos à l'appui) d'avoir vu tomber la neige en abondance, et "aaaah et oooooh, que c'est bôôôô magnifiquement superbe la neige qui tombe à gros et blancs flocons": MOI AUSSI, j'aime la neige, je vous signale. D'amour, même. Et à Chartres, il en est tombé des masses et des tonneaux, des flocons qu'on aurait dit "des demak'up" comme disait Sophie . Seulement ici la neige, elle a pas tiendu d'un pouce, pas d'un. Que dalle, nada, queue de chie. Rien. La dèche totale. La misère intégrale. Alors, arrêtez de faire vos crâneuses et filez faire des bonhommes de neige, hein. Parce que sur les photos, j'en ai pas vu un seul, de bonhomme. Avoir tant de neige et ne pas faire de bonhomme, moi j'dis que c'est pitié, limite pas normal. Répréhensible sur les bords. Quand on pense qu'y en a qui n'ont rien, c'est quand même dommage de gâcher toute cette neige. Non mais.

vendredi 3 mars 2006

le calvaire du CE2

N'ayons pas peur des mots: le CE2 est un calvaire pour les parents.
C'est pourtant la classe réputée "facile", hein:  on révise le programme (corsé) du CE1.
Pourtant, moi j'dis qu'y a rien de pire; je préfèrerais ânonner 30 ans que B+A=BA avec Minipuce plutôt que de réciter 1 an les tables de multiplicatioooooooooooooons avec Brisefer.
Au début pourtant, c'était plutôt fastouche, je le laissais se dépatouiller tout seul et ça avait l'air de marcher. Bon, c'était seulement une impression, car rapidement, je me suis aperçue que 6 fois 4 ne faisaient pas toujours 24. Il a donc fallu que je m'y colle.
C'est là que mon calvaire commence, braves gens. Ceux qui sont passés par là s'en souviennent forcément et ceux dont les enfants ne connaissent encore que l'addition ne savent pas leur bonheur. Imaginez un peu: on rassemble ses lointains souvenirs, et on récite d'une voix faussement guillerette:"alors écoute moi bien mon p'tit coco, c'est très simple, 3 fois 1,3; 3fois 2, 6; 3 fois 3, 9; 3 fois4, 12........".et ainsi de suite jusqu'à la nuit des temps.
Ensuite, on dit: "bon, répète après moi", et c'est reparti pour un tour, 3 fois1, 3; 3 fois2, 6; 3 fois 3, 9; 3 fois 4, 12 .........et ainsi de suite jusqu'à la Saint Glinglin.
L'étape suivante, c'est le nain tout seul qui s'y colle. De ce moment- là du film, je préfère vous épargner les détails, c'est vraiment trop pénible à supporter.
Après, on le fait dans l'ordre, dans le désordre, en long, en large, en diagonale et de travers, de façon à être sûr qu'elles lui sont BIEN RENTREES DANS LA TETE CES PUTAINS DE TABLES (pardon: ces-tables-qui-te-seront-très-utiles-toute-ta-vie-tu-verras-comme-elles-te-rendront-service)
Enfin, on dit au pôv'gosse livide que c'est bien, va jouer, va jouer je te dis je peux plus te voir en peinture et tes tables avec, qu'on reverra ça le lendemain, histoire de ne pas perdre la main, hein, tope-là, mon gars.
Ooh, bonne mère! le lendemain, les tables, IL NE LES SAIT PLUS, et tout est à recommencer!!!
Et le pire dans l'affaire, c'est que tu as beau te dire que ça y est, enfin, il les sait quasiment, tu es une brave mère qui s'est saignée aux quatre veines pour son fils, s'il s'agit de ton fils aîné, ben tu peux même pas te consoler en pensant que tu vas te reposer ad vitam eternam.
La relève arrive, oyé!
Misère.

jeudi 2 mars 2006

c'est dur, la culture!

Après avoir voulu être successivement Père Noël (à 4 ans), pompier (à 6 ans), astronaute (à 8 ans), M.brisefer a déclaré solennellement il y a quelques jours qu'il voulait devenir policier. Je n'ai pas pour habitude de détruire les rêves des gosses, non-non-non, c'est pas du tout mon genre, hein, mais j'ai pas pu m'empêcher de lui faire sournoisement remarquer que Brassens, qu'il écoute en boucle, ne les portait pas spécialement dans son coeur. "- comment tu le sais? - il se moque d'eux dans beaucoup de chansons... - ah bon?... (il cherche).... ah oui, "les amoureux qui se picotent sur les bancs des flics!" Autant vous dire que j'me sens plus péter d'avoir un fils: 1) si respectueux de l'uniforme. 2) si cultivé.

mercredi 1 mars 2006

je crois que c'est ce qu'on appelle "l'amour vache"

J'ai entendu tout à l'heure Minipuce dire à Puceminus: "tais-toi, petite peste, c'est pas toi qui f'ra ta loi!"