Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mardi 9 décembre 2008

P.R.O.F.S (1)

Le prof de français de Brisefer, il est très fort. Il a choisi de faire étudier Le Petit Prince de St Exupéry.
Excellent choix, rien à dire (jusque là).
Mais quand en question de lecture aux devoirs du soir il demande si, concernant le verbe "apprivoiser", on préfère la définition du dictionnaire (3 lignes) ou celle que donne le renard au petit prince dans le livre, [ Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince : - S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il. - Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître. - On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ! - Que faut-il faire ? dit le petit prince. - Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près... Le lendemain revint le petit prince. · Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur... Il faut des rites. - Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances. Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche : - Ah! dit le renard... je pleurerai. - C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise... ] en recopiant la définition préférée et en disant pourquoi on la préfère, alors que le gosse en question, après sa journée de classe, son rêve le plus fou, là maintenant tout de suite, c'est d'aller taper le ballon avec le petit voisin, tu vois (et il ne veut pas y aller par quatre chemins, en plus)
la réponse à laquelle le prof de français s'expose il l'a bien méritée, je trouve

(Allez, demain, je cause du prof de maths, z'allez pas être déçus.)

lundi 8 décembre 2008

On n'achète pas Bellzouzou.

S'il y a bien quelque chose que je déteste, outre la pub en général, c'est le démarchage téléphonique.
Avant, j'étais tellement contente que ce ne soit pas ma belle-mère à l'autre bout du fil que, de reconnaissance, je restais polie en écoutant attentivement le monsieur avant de lui annoncer de mon plus mélodieux Non merci, désolée, que ça ne m'intéressait pas.
Ensuite, devant la multiplication des appels, j'ai décidé de m'amuser un peu tant qu'à faire, genre j'écoutais patiemment le bonimenteur bonimenter tout en me beurrant une biscotte ou en vidant mon lave-vaisselle, parfois je faisais répéter pour avoir l'air de vouloir bien tout comprendre, je me faisais expliquer en détail, et au dernier moment je lançais un Chais pas, faut que je demande à ma mère, et ma mère elle est pas commode, elle dira non chuis sûre, c'est bêêêête, hein. Mais bon tout ça c'était encore de la rigolade, genre quand les enfants étaient encore petits et qu'ils n'avaient pas tout un tas de devoirs à faire (vu que les appels ont toujours lieu à l'heure des devoirs, z'avez remarqué?)
Maintenant donc, je suis passée à la vitesse supérieure.
Je fais du rapide, efficace, au pire je fais du vite-fait-bien-fait- je- t'envoie-le -télévendeur-se moucher le nez genre, au mieux je lui raccroche au pif ça ne fait pas un pli (et gare à celui qui rappelle fâché pour me dire que ça ne se fait pas, ouhla).
Pourtant, l'autre soir, en plein dans la révision d'histoire de Minipuce, le siècle des Lumières, tout un programme, on en bavait des ronds de chapeau, c'est vous dire si on s'amusait dur:
- allô? madame Bellzouzou? c'est votre opérateur, Monsieur dernier chiffre avant la dizaine (que si vous aviez su comme on était nul jamais vous seriez venue chez nous, ndlr.
Là, je ne raccroche pas, j'écoute; attends, c'est mon fournisseur, imagine qu'il me dise que désormais je n'aurai plus jamais jamais jamais de problème avec ma messagerie, soyons fou?) - Savez-vous, Madame Bellzouzou, que depuis trois semaines, de terribles attaques blablabla cheval de Troyes blablabla plus d'un millier d'ordinateurs infectés blalabla que si vous n'avez pas d'antivirus efficace blablabla sera vraiment terrible!!!
- (voix de tête et ton affolé) haaaan, mais qu'est-ce que je dois faire??
- peut-être changer d'antivirus, si le votre n'est pas efficace.
- mais c'est que je l'aime beaucoup mon petit antivirus, il est très mignon, il a de grands yeux noirs!
- (rigole) et c'est quoi, au fait, votre antivirus, Madame Bellzouzou?
- (très sérieuse et quasi désespérée) mais c'est mon petit panda!!!
- pardon? (se reprenant) ah oui, P*a*n*d*a!! (toussote) si je peux me permettre, notre antivirus à nous, celui que je vous propose d'installer, est bien plus efficace, parce que blablabla
- (gémissant) il faut que je me débarrasse de mon petit panda, c'est ça que vous êtes en train de me dire?
- hum (gêné), c'est ce que je vous propose, en effet, Madame Bellzouzou.
- Ah ça, j a m a i s!! mon petit panda est très mignon, il est gentil et ça fait longtemps que je le connais, je ne me séparerai jamais de lui ou alors il faudra nous arracher l'un à l'autre, vous entendez?
- (silence; doit commencer à se demander si c'est du lard ou du cochon)
- tenez, il va tout vous expliquer lui même, vous voulez que je vous le passe, mon petit panda?
- hein? (re-toussote) euh, oui, si vous voulez!
(aparté: il est fou, ce type, hein?? je vous jure que c'est la vérité vraie, il m'a dit "si vous voulez" quand je lui ai proposé de lui passer mon panda!!
A présent, on ne pouvait plus s'arrêter en si bon chemin, Minipuce riait à s'en décrocher les joues, aaah c'était autre chose que réviser le siècle des lumières, croyez-moi.) - bon ben je vous le passe, hein!!! tiens mon petit panda, parle au monsieur qui veut nous vendre un antivirus!!
- (l'Ours rentrant à l'instant et comprenant instantanément l'affaire -c'est pas pour rien qu'il lit Voltaire dans le texte -): honk honk honk honh honk honhonhonhonhonk honhonhonhonhonhonhonhonk!
Croyez le si vous voulez, le type, il a bien mis une minute avant de raccrocher, on l'entendait même qui essayait de parlementer avec mon panda.

dimanche 7 décembre 2008

Aïe aïe.

Evidemment, samedi soir, je me doutais bien qu'une double soirée, soit une première à papoter tout faisant ripaille plus fin que ça Ducasse il meurt (sans rire) puis une deuxième à la suite parmi des djeuns vraiment jeunes, de corps et d'esprit je vous fais pas un dessin, que je m'en suis sentie toute ratatinée (même quand on a seulement 26 ans comme moi, on se sent vieillir, c'est affreux, misère) et jusqu'à pas d'heure, alors que depuis le matin, je sentais la grippe sournoise progressivement m'envahir, ça n'était peut-être pas une bonne idée. Maintenant j'en suis sûre.
Alors il va de soi mes bons zamis que j'attends de vous que vous me plaigniez abondamment comme je l'aime, je relèverai les noms de mes fidèles, attention.
(Quand je pourrai sortir de mon lit.)

mercredi 3 décembre 2008

Le jour qui existe (en fin de compte).

Alors mes zamis, c'est fou c'est terrible ça, je voulais vous pondre un billet aujourd'hui, un vrai de vrai, j'avais une idée grandissime, un truc du tonnerre, j'avais même trouvé le titre et tout et tout "le jour qui n'existe pas" même ça se serait appelé et c'est Minipuce qui m'en avait donné l'idée, en constatant de ses yeux vus et toute scandalisée (on le serait à moins), que sur sa saloperie de son calendrier de l'Avent Pet*shop il n'y avait pas de case 3 à ouvrir, toute la famille avait bien regardé, non mais rendez-vous compte, pas de trois, c't'arnaque intégrale, y se fait pach', le Monsieur Pet*shop, d'ailleurs je l'ai jamais encaissé avec son air de deux airs.
Bon, ben vous savez quoi? en fait, il y en avait une, on a fini par la trouver, le 3 décembre existe donc bel et bien, c'est aujourd'hui, il n'y a plus lieu d'écrire ce billet à la con et je n'ai rien d'autre à dire, mais je crois que vous l'aviez déjà remarqué.

mardi 2 décembre 2008

C'est moi ou bien?

C'est moi ou bien toi aussi, si quand tu envoies un mail au collège de ton fils, on te répond texto "Bonjour, Prière d'effectuer un nouvel envoi, le fichier joint est corrompu. Merci Le secrétariat "
tu te sens un peu comme si tu avais la chtouille, hum?

lundi 1 décembre 2008

Puceminus présente.

Dans la classe de ma Puceminus, chaque matin, on présente quelque chose.

Les enfants apportent un petit quelque chose de chez eux, en fonction de ce qu'ils ont fait le dernier dimanche, de ce qu'ils ont trouvé sur le chemin de l'école, de la météo et de l'âge du capitaine, qu'est-ce que j'en sais, moi, ce qui leur passe par la tête quoi, et ils le déposent en arrivant dans la boîte à choses.

Ça peut être un nid d'oiseau, un ticket de métro, un livre, une châtaigne, la règle étant que chaque jour les enfants présentent leur chose, chacun son tour, s'il en ont envie, et s'il ont quelque chose à présenter, j'espère que vous avez bien compris.

Et la règle Numbeurrouane entre toutes, tu me la copieras cent fois, c'est qu'on présente toujours quelque chose de nouveau, tu vas pas encore apporter une plume de paon si ton camarade l'a déjà fait il y a deux semaines, ça serait très mal vu par la communauté.

Il faut donc te creuser profond la ciboulette, parce qu'une fois qu'ont été présentées des choses genre une pomme de terre en forme de coeur, le dentier de ton grand-père ou la carte d'invalidité de ta grand' tante, ça devient coton de trouver des idées, tu t'en doutes.

Mais le but du jeu, c'est de trouver quand même, encore et toujours, des choses à apporter, parce que quand on présente sa chose, on est sous les sunlights des tropiques, tout le monde nous écoute, même la maîtresse, et en plus elle fait ses yeux grand ébahis devant la merveille que tu lui présentes, et toi, tu fais ta crâne.

Ma Puceminus, elle aime donc passionnément apporter une chose, pensez donc.

Elle n'a pas vraiment compris que c'était l'occasion qui faisait le larron, elle tient absolument à apporter quelque chose tout le temps, et au bout de trois mois de classe, boulencrotte, il faut de l'imagination, croyez-moi. Mais Puceminus ne se décourage pas, elle réfléchit, et toujours elle trouve.

Ce matin, par exemple, elle vient me trouver, triomphante:
Je sais ce que je vais présenter aujourd'hui, je vais présenter....
(les yeux brillants)
.....mes fesses!

mercredi 26 novembre 2008

Un peu trop too much.

Ce matin au réveil, en découvrant ce petit dessin de Minipuce glissé sous ma porte, j'ai pensé que ma journée commençait vraiment bien.
Puis l'Ours m'a demandé si Alors, Georgette, bien dormi? mais comme il me pose la question chaque matin, je n'ai rien vu d'inhabituel là-dedans.
Mais recevoir un SMS de Poun Dis donc t'as vu, il y a George en très grand sur le panneau publicitaire derrière chez toi, bon il a une tasse de N***sso sur la tronche mais quand même c'est bien lui!!! et trouver quelques minutes plus tard dans ma boîte aux lettres ce petit mot de copine N.,
avouez que c'est troublant. Ça m'a fait presque fait penser à une conspiration.
Impression confirmée tandis que j'épluchais les patates pour la soupe.
Maintenant, je sais: aujourd'hui, c'est George's day, et encore plus que d'habitude.
(Tant pis pour vous).

mardi 25 novembre 2008

Daniel vs Abigail Luna.

Chais pas vous, mais moi, j'ai toujours trouvé ridicule le fait qu'en cours de langue étrangère on attribue pour l'année un autre prénom que le leur aux gosses.
De mon temps ma bonne dame, c'était chrétien, on vous anglicisait ce qui pouvait l'être, genre que Marie elle devenait Mary et Michel-Jean Mickael John, that was all folks et pis ça s'arrêtait là (autant vous dire qu'avec mon prénom de pomme de terre, on n'a jamais rien pu faire pour moi, et je l'ai gardé toute l'année -toute la vie même, c'te misère-)

Je croyais cette époque révolue, or à ma grande surprise, il y a deux ans, la prof d'allemand a germanisé le prénom de Monsieur Brisefer mon fils en Daniel. Ceux qui connaissent son vrai prénom peuvent rigoler un bon coup, les autres peuvent essayer de le deviner, qu'on ricane aussi. A la maison, ça nous amusait beaucoup, Eh passe-moi le sel, Daniel! on s'est pas gêné pour le charrier, le pauvre enfant. Terrible, que c'était. Mais dans le fond je trouvais toujours l'idée assez nulle, voyez.

Eh ben j'ai un peu changé d'avis depuis.

Parce que depuis que Minipuce a été baptisée Abigail Luna par sa prof d'engliche, j'ai constaté que quand je l'ai appelée six fois en vain pour manger, si la septième je hurle "Abigail Luna, viens manger!!!!!" elle vient immédiatement, croyez-le si vous voulez.

vendredi 21 novembre 2008

L'heure est grave

et je n'ai pas du tout envie de rire
J'espère que le voleur lit le journal, parce qu'il y est bien précisé que "malheureusement pour lui, ces clés ne lui ouvriront pas les portes du Paradis".
(mon rêve le plus fou, ce serait d'être journaliste à l'Echo, pas vous?)

mardi 18 novembre 2008

Différent.

Parce que je viens de lire où on va, papa?, me revient en mémoire le souvenir de cette femme qui était venue me trouver dans ma classe de campagne un soir pour m'apporter le livre "un petit frère pas comme les autres" et me demander de bien vouloir le lire aux enfants. Ce soir-là, j'ai appris qu'Adrien ne s'était pas trompé quand il m'avait dit qu'il avait un petit frère handicapé, trisomique 22.
" trisomique 21, tu veux dire?" l'avais-je repris du haut de mon savoir de toute jeune maîtresse. Puis j'ai rencontré Alexandre, 4 ans, qui bavait, hurlait en s'accrochant aux cheveux de sa mère, ne marchait pas et ne marcherait jamais;
J'ai parlé avec cette femme, leur mère, femme d'agriculteur, qui avait contre l'avis de son mari refusé une place en internat pour Alexandre dans un IME à Orléans et choisi d'arrêter de travailler pour s'occuper de lui, qui me disait son désarroi et sa fatigue. Qui me disait sa culpabilité de consacrer tant de temps à l'un et si peu à l'autre de ses fils.
Je me souviens lui avoir dit qu'elle était courageuse et l'avoir regretté immédiatement; mais elle avait juste semblé surprise et m'avait répondu qu'il n'y avait là aucune forme de courage, qu'elle n'avait tout simplement pas eu le choix.
J'ai revu cette femme quelques années plus tard par hasard. Alexandre était en poussette, et elle portait dans ses bras un très jeune enfant; elle s'était battue bec et ongles parce que son mari ne voulait prendre aucun risque, mais elle avait tenu à avoir un troisième enfant pour qu'Adrien n'assume pas seul la charge de son frère quand ses parents ne seraient plus là.

dimanche 16 novembre 2008

Chat-mallow.

Je n'étais pas sans savoir que ma bête féroce était parfois un peu étrange et que son estomac résistait aux plus terribles assauts, mais ça, comment que j'eusse-je pu le croire, hein?

vendredi 14 novembre 2008

Potins locaux (Fred, Sandrine, Vincent et les autres).

Figurez-vous qu'il y a de ça quelque temps, la grande et unique librairie digne de ce nom dans ma bonne ville de Chartres a été rachetée. Par un jeune couple qui l'a dépoussièrée, ré-organisée, re -dynamisée, re- baptisée*.
(Juste une petite parenthèse pour vous expliquer pourquoi je mets jeune en italique: je cite là ce que tout le monde raconte ici, mais bon, jeune, oui oui, façon de voir, j'ai vu de près, ça a quand même quelques pattes d'oies sur les bords, hein.)
Il se trouve que FreD, la fille qui l'a achetée (la librairie), c'est quelqu'un de jeune dans sa tête donc, et plein d'esprit que vous lui demandez n'importe quel bouquin elle vous le trouve dare dare, avec le sourire et les voeux de la libraire, en plus.
Qu'en plus elle me fait parfois l'honneur de raconter quelque bêtise en commentaire ici même.
Mais bon, personne n'est parfaite, et FreD a deux petits défauts et je profite que je soye sur mon bloug à moi pour m'exprimer clairement et dire les choses bien en face:
Petit 1) FreD n'aime pas qu'on dise de son homme qu'il resemble à Vincent Lindon, ce qui est quand même la vérité vraie je vous le dis, moi. Elle lève les yeux au ciel et dit d'un air faussement modeste "ah oui, tu trouves? c'est plutôt Francis Huster, moi je dirais". Ce genre-là. Elle a vu la vierge, FreD.
Petit 2) FreD aime bien faire sa cachottière, et ça, c'est pire encore. Genre: l'autre jour, tenez-vous bien, il paraît que Benoît Poelvoorde est venu dans sa librairie se faire conseiller et elle ne m'en a rien dit. Pas un mot. J'apprends ça dans un entrefilet de l'Echo Républicain, mon canard préféré. Je vois ça gros que même le jour où c'est George qui vient la voir dans sa librairie même pas elle me l'assomme le temps que j'accourre, et elle se le garde rien que pour elle incognito, vous pariez quoi?
Pire encore (si c'est possible), j'apprends par une personne bien renseignée qui, elle, ne me cache rien et c'est bien heureux, que ce n'est pas tout: Sandrine Kiberlain est récemment venue elle aussi à la librairie.
Hu hu, alors là, si c'est pas la preuve que j'avais raison (et pourtant je n'ai pas le triomphe facile d'ordinaire ce n'est pas du tout du tout mon genre).
Tu ferais mieux de te méfier, FreD: à mon avis, pour Sandrine, fais pas trop ta crâne, parce que c'était Vincent qu'elle cherchait.
* L'Esperluette, à Chartres.

mercredi 12 novembre 2008

Ben j'm'en fiiiche (crottes de nez et autre bazar).

Ma Puceminus traverse en ce moment sa période Ben j'm'en fiiiche.
( Soupir. Pour me consoler, je me dis que c'est la dernière fois que je traverse ça, moi aussi.
Avant d'être grand-mère en tout cas, à priori.)
- Puceminus, viens manger ta soupe!
- c'est de la soupe? ben j'm'en fiiiche, j'mangerai rien!
- Puceminus, mets ton écharpe!
- Ben j'm'en fiiiche, à la récré quand tu seras pas là, je la mettrai pas!
-Puceminus, ta maîtresse m'a dit que tu mangeais tes crottes de nez pendant la classe. Manger ses crottes de nez, c'est laid, c'est mal, il faut que tu arrêtes de le faire!
- Ben j'm'en fiiiche, (air de conspiratrice) quand la maîtresse elle me regardera pas, je le ferai encore.
(re soupir).

lundi 10 novembre 2008

A propos de mes genoux (et autres compliments).

Je ne vous apprends rien, quand on est maîtresse de maternoche, on reçoit souvent des compliments de la part de ses petits élèves. Tous les jours. Plusieurs fois par jour, même. (Et notez bien que la maîtresse n'a aucun mérite; elle peut être jolie comme un coeur ou moche comme une teigne pouilleuse, ses élèves la trouveront toujours belle, point final.)
Bon, ça fait toujours plaisir de s'entendre dire qu'on est beeeelle, ça c'est sûr, mais au bout d'un certain temps, on est quand même un peu blasée, pour tout vous dire. Faut dire que les enfants d'aujourd'hui, c'est plus ce que c'était.
Dans le temps on savait se tenir, on admirait sa maîtresse en secret, on souffrait en silence devant tant de beauté. Ma propre grand-mère, par exemple, institutrice de la République dans la campagne très profonde de 1940 à 1975 environ n'a jamais au grand jamais connu ce problème.
(Sauf une mémorable fois, où alors qu'elle passait près de sa table, un élève lui avait goulûment attrapé les fesses à pleines mains en lui disant "Hmmm, elle a de grosses fesses, Madame!!!" Mais de l'avis de ma grand-mère, cet élève-là était fou comme un lapin; et croyez-moi ce fut bien là la seule et unique déclaration d'amour qu'elle reçut dans sa classe et son souvenir alimenta les déjeuners dominicaux familiaux des années durant.
Il faut probablement chercher là l'origine de ma vocation (?) l'inconscient prend parfois de drôles de chemins, c'est pas ma conjonctivite qui dira le contraire, mais revenons à nos oignons, voulez-vous). Les enfants de maintenant, disais-je, ne sont plus ceux de ma grand-mère, ils se lâchent, ils s'expriment, ils font leurs déclarations d'amour sans complexe et le plus souvent, c'est tant mieux.
Quand c'est fait discrètement et modérément, quoi.
Parce que "Maîtresse, tu sais? ben t'es beeellle!" trois fois dans la demi-heure, ça va bien, hein. La première fois, on remercie chaleureusement, la deuxième on soupire discrètement, et la troisième on répond un peu vertement à Prunille que oui bon merci tu me l'as déjà dit tout à l'heure, maintenant tu colles les gomettes sur ta coccinelle je te prie. Chuis pas dure, nan, mais j'ai un programme à boucler d'ici la fin de l'année, je vous signale.
C'est ainsi que l'autre jour, alors que je racontais une histoire, assise sur une chaise de nain (les jambes relevées en équerre, donc) et les fameux nains tout autour, façon Woodstock, que j'ai vu Prunille et si ce n'est pas elle, c'est donc sa soeur ou sa cousine, se lever et venir à moi, j'ai voulu étouffer l'affaire dans l'oeuf immédiatement pensez donc, merci c'est très gentil mais va t'asseoir et concentre-toi sur l'histoire plutôt que sur ma légendaire beauté, mais la petite avait l'air de détenir une vérité particulièrement importante à partager là maintenant tout de suite, j'ai donc marqué une pause pour l'écouter: "Maîtreeesse, t'es beeeelle: tu as les genoux pointus!!" C'est là que je me suis chaleureusement félicitée d'avoir choisi d'enseigner à des petits de quatre ans plutôt qu'à des ados boutonneux aux prises avec leurs hormones qui m'auraient dit plutôt "eh M'dame, savez quoi? z'avez les seins tout pointus!!
(ou pire: z'avez les seins qui tombent, hein).

vendredi 7 novembre 2008

Sur le bout de la langue.

Comment ça s'appelle, déjà, le rapport probable entre le séjour de votre belle-mère chez vous et votre réveil ce matin avec des yeux de grenouille purulents et de l'eczéma tout autour des paupières?
Ah oui, so ma ti ser, je crois.

Diagnostic de l'Ours, hilare, ce matin au réveil: "bon sang, mais tu peux vraiment pas la voir, ma mère!!!!"