Mes cernes sous les yeux, c'est pas compliqué: tu visualises le "avant" des pubs pour les crèmes miracles, tu ajoutes comme une légère possession démoniaque et trois nuits en garde à vue, et tu imagines que c'est encore pire.
Juin, sans surprise, c'est le tunnel administratif et émotionnel qu'on appelle pudiquement la fin de l'année scolaire, c'est des réunions, importantes et utiles (rarissimes créatures mythologiques qui ne fleurissent qu'une fois tous les dix ans) ou pas importantes ni utiles mais obligatoires, des visites de l'école aux nouveaux parents, l'Inspecteur dans les murs deux fois, un dernier conseil d'école, des répartitions d'élèves dans les nouvelles classes, des projets à faire valider pour l'an prochain, une invasion de stagiaires de seconde dans les classes, une fête d'école un dimanche (pince moi je rêve) et un spectacle devant les parents (achevez-moi) un soir de semaine, des parents d'élèves qui commencent tous leurs mails par Je me permets, des commandes qui arrivent au compte goutte, complètes ou pas complètes, qu'il faut vérifier, répartir et ranger, des bilans des compte-rendus des synthèses, des pots de départ et des pots de départ à la retraite et y en a qui ont bien de la chance, commême.
Alors voilà, comme tous les ans juin me piétine la nuque avec application et le premier Danois qui passe et qui me propose d'aller vivre avec lui dans une petite maison blanche et rouge au bord de l'eau, je pars avant la fin de sa phrase, je jure.
Mais Juin c'est aussi mes derniers jours avec une classe de mignons qui m'ont fait rire toute l'année [tiens, vendredi dernier je leur montre la photo d'une balayette, ils savent nommer l'objet (une balayette donc, tu suis?) et quand je demande à quoi ça sert C'est pour se laver les dents)], surtout mon petit R. (remember) qui part au CP et comment je vais faire sans lui, nan mais je me demande: l'autre jour, alors que j'explique la signification de l'expression Avoir une taille de guêpe, il me répond sur un ton de commère mal embauchée poings sur les hanches Aah ben ça, c'est pas comme ma sœur ! Je pense que j'ai vécu ma dernière grande leçon de grammaire affective de l'année, allez. Je ne contrôle plus grand chose mais je fais illusion jusqu'en juillet.
Et sinon, vous, le mois de juin, ça vaaa, hum?
Tout pareil !
RépondreSupprimerVivement que j'aille cueillir des fraises 😉
Un ou deux niveaux (scolaires) au-dessus on a les convocations pour le bac, qui elles aussi arrivent au compte-goutte, et les surveillances, et les derniers conseils de classe et les réunions que le chef nous impose et dont il ne sortira que du vent (il veut pas demander sa mut', lui?) et aussi le pot de fin d'année qui s'annonce, en juillet. Mais pas de pestacle de fin d'année, merci.
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