Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mardi 30 mai 2006

Dis merci à la dame.

Puceminus a un langage très châtié.
Elle ne s'exprime qu'en termes choisis, c'est une fille très distinguée, je vous prie de le croire.
Elle sait s'asseoir sur son pot d'un air maussade les bras croisés et en bougonnant un "a marre". Si à table, elle laisse échapper un rot et que le reste de la famille, outré, lui demande: "qu'est- ce qu'on dit, Puceminus???", elle sait répondre d'un air parfaitement innocent :"merci!" Elle sait lâcher un: "é mèèèèd" retentissant quand quelque chose lui glisse des mains. Dans un magasin, elle dit tout haut (et très haut) ce que tout le monde pense tout bas: "è môôôch".
J'ai tenté de lui faire comprendre qu'elle devait réserver son langage hautement soutenu pour la maison et les intimes, mais à la façon dont on me yeute à la crèche, je doute qu'elle ait bien compris la leçon.
L'autre jour, une des dames de cantine me toise, l'oeil mauvais: "Puceminus n'a pas aimé les épinards".
Et moi, j'veux même pas savoir ce qu'elle lui en a dit, de ses épinards, à c'te brave dame. J'ai pas demandé mon reste, j'ai filé comme un pet sur une toile cirée.

vendredi 26 mai 2006

maîtresse Bellzouzou veille au grain.

Je suis une fille simple, moi, je crois ce qu'on me dit. Quand je demande à une mère d'élève la raison de l'absence non justifiée de sa fille pendant trois jours et que je m'entends répondre: "elle était malade", je la crois. Pire: je compatis, je m'inquiète de son bon rétablissement. "ça va mieux maintenant?"
Et la gamine, les yeux dans les yeux:" mais j'étais pas malade, on était yallés à Disneyland Paris". Alors je vous prie de croire qu'aujourd'hui le vendredi- pas- donné- par -notre- grande- et- belle- maison- de- l'Education(pasinter)nationale- coincé- entre- jeudi férié- et week-end, j'suis pas Madame Soleil mais je lis quand même dans le marc de mon café que j'aurai pas grand' monde pour chanter "Maman tu es le trésor de ma vie".
Mais c'est peut-être bien dommage pour les mamans qui avaient oublié que c'était vendredi justement que maîtresse Bellzouzou elle allait distribuer les splendides colliers de nouilles, vu que c'est dimanche la fête des mères.
Et cette année, vous pouvez me croire qu'elles sont belles, mes nouilles, un savant algorithme coquillettes-tortellinis-macaronis-cannellonis deux couleurs inversées vous m'en direz des nouvelles. Elles en ont fait tirer des petites langues, mes nouilles, ça oui.
Alors ce serait quand même dommage que je compte plutôt deux fois qu'une mes petits élèves aujourd'hui, que pour une fois je n'oublie pas de remplir le cahier d'appel, hein.
Y en a qui ont intérêt de paufiner nickel leurs excuses et de faire un briefing complet béton à leurs gosses pour lundi matin.
Passque moi, j'affûte mes dents et ça va saigner, croyez moi.

jeudi 25 mai 2006

le coup de la panne

Je ne sais pas si vous allez me croire, mais je ne peux vraiment pas aujourd'hui, j'ai migraine ophtalmique!!!

mardi 23 mai 2006

Le taureau par les cornes.

Je l'ai décidé et ma décision est irrévocable. Non vraiment, tu m'auras pas. Faut pas m'la faire à moi. J'en ai maté, et des plus durs que toi. Tu ne fais pas le poids. Je gagne toujours à la fin. Le bureau des pleurs est fermé.
La comédie a assez duré. Tu vas en mettre un coup vite fait bien fait. Quand il me tombera un oeil, Dolto. Fini de tourner autour du pot ma fille, il va mouiller à boire debout, il va pleuvoir comme vache qui pisse. Ma chère Puceminus, à partir d'aujourd'hui, tu ne mettras plus de couche que pour dormir.

Fini d'rigoler, hein.

A nous deux, le pot.

lundi 22 mai 2006

Je sais pas si vous êtes pareil.

Mais moi, je déteste me lever le matin.
Pourtant, depuis 9 ans, je n'ai jamais eu besoin de me faire aider d'un réveil. Quand je dis jamais, vous pouvez me croire, c'est pas une seule fois, hein.
Mes nains à moi- que j'ai enfantés myself- quelle drôle d'idée non mais quand même de faire des gosses- sont un réveil matin naturel, écolo, simple d'utilisation, inusable, infaillible. Mais pas sans douleur. Ca non.
M. Brisefer avait pour habitude de rentrer dans notre chambre à pas de loup et de jaillir sur le lit en criant "hou". S'en suivait une quinzaine de galipettes avant et arrière combinées du plus bel effet. On adorait.
Minipuce, elle, débarquait sans crier gare avec un bon paquet de puzzles qu'elle venait faire dans le lit. Entre mon ours et moi très exactement. C'était plus calme, mais tout aussi dérangeant puisqu'il fallait se lever toutes les deux minutes et tirer le lit chaque fois pour récupérer les morceaux tombés derrière. On avait aussi droit au débordage complet des draps pour rechercher une pièce ayant glissé tout au fond du lit (on se demande bien comment d'ailleurs) ou prouver que nous ne cachions pas un morceau en soulevant les fesses.
De longue lutte et à la force du poignet, nous avions réussi à obtenir de pouvoir nous réveiller tout seuls et à notre rythme. 6 heures étant une heure acceptable, 6 heures et demies un bon compromis et 7 heures une grasse matinée, week-ends, vacances et jours fériés itou, ça va de soi.
Comme on ne revient pas sur les avantages acquis c'est bien connu, nous pensions couler des réveils tranquilles jusqu'à la fin de nos jours.
Hélas, trois fois hélas, c'était compter sans Puceminus.
Puceminus, notre cauchemar du petit matin. Le démon de l'aube. La terreur de potron-minet.
Quand au petit matin mon ours et moi dormons encore du sommeil des Braves, la porte de notre chambre s'ouvre brutalement et va claquer contre le mur. La lumière s'engouffre d'un coup dans la pièce.
J'entends un léger bruit d'effort et j'imagine deux petits pieds nus se soulever très haut pour permettre à la petite main d'atteindre l'interrupteur. Bingo, la lampe s'allume.
Douze kilos sautent sur le lit de mon côté bien entendu, atterrissent sur mes tibias puis progressent à quatre pattes sur mon corps, écrasant tout sur leur passage jusqu'à la pomme d'Adam.
Parvenue à mes oreilles, une petite voix suraiguë me hurle: maman?
J'ouvre un oeil. Fatale erreur. La même petite voix, juste un peu plus aiguë encore (comment est-ce donc possible?) et surtout très autoritaire m'ordonne: maman, dors!!!!
C'est que Puceminus aime jouer à la maman avec moi.
Z'avez compris, elle est la maman et moi, je dois faire le bébé.
Je ne demande que ça, moi, faire le bébé qui dort mais je dois faire semblant de ne pas vouloir dormir. Oui, ça fait partie du jeu, c'est même là toute l'astuce, hein: Puceminus me gronde de ne pas dormir ("bébé non! dodo ohlala").
Je rêve, non mais j'vous dis.

vendredi 19 mai 2006

Minipuce a découché.

Moi aussi, ça m'a fait un choc. Figurez-vous qu'elle est rentrée de l'école l'autre soir en m'annonçant nonchalamment: "ce soir, je dors chez J." J'ai dû m'asseoir. Certes, J. ne porte pas encore la moustache (ni même l'ombre d'une barbichette à vrai dire) et il est fort peu probable qu'ils décident de partager leurs poux sur le même oreiller. Mais quand même. J'ai tenté de jouer serré: -"Minipuce, pour aller dormir chez un petit copain (ooooooh que ça a eu du mal à sortir, ça), il faut avoir été invitée..
-Mais j'ai une invitation!
-Ah bon? ben je vais appeler sa maman pour en discuter...
- Pas la peine j'te dis, tout est arrangé. Je pars avec J. et sa maman après l'école, je goûte, je joue, je dîne, je prends mon bain, je fais mes devoirs, je dors, je prends mon petit déjeuner, je joue et après tu viens me chercher."
Ma fille, tu feras une excellente Tour Opérator.
Il faudra juste apprendre à voyager léger. Parce que trois valises pour même pas 24 heures, c'est peut-être un peu too much. Parce que ton doudou officiel, ton doudou chasseur de monstres, ta collection entière de feuilles Diddl, ton oreiller, l'intégrale de J'aime lire, une boîte de gâteaux secs pour les petits creux, deux jeux de sept familles, un jeu de uno, une boîte de 50 crayons feutres, ton carnet de phrases, les deux disques de La Famille Maestro, ta boîte à dents (au cas où la petite souris...?), les photos de ta mère, ton père, ton frère, ta soeur, tes deux grand-mères, tes deux grand-pères, tes oncles et tantes, et ta monitrice du club-Mickey l'été dernier, c'était peut- être du très superflu.
J'ai laissé notre numéro de téléphone à la maman de J.avec l'espoir secret que Minipuce aurait un gros coup de cafard au moment de se coucher. Je voyais déjà la scène: allô, Madame Bellzouzou? y'a rien à faire pour calmer la petite, elle hurle que ça ne sent pas bon chez nous, que je chante faux les berceuses et qu'en plus on ne lui a pas donné assez à manger, elle réclame sa maman à cor et à cris, il va falloir venir la chercher...
Mais rien.
J'ai guetté l'appel toute la soirée, en vain.
J'ai mal dormi.
Minipuce aussi. Mais pas pour les mêmes raisons. Ma minipuce, elle avait la pêche à ce qu'il paraît. Elle a fait la conversation, elle a mis l'ambiance. Pas endormie avant 23 heures (alors que J. ronflait dès la tête posée sur l'oreiller, le mufle, va falloir apprendre à parler aux filles mon gars) levée à 6heures 45 tiens prends ça dans les dents la maman de J. ça te passsera l'envie d'inviter ma fille, j'espère.
Le lendemain, j'ai récupéré Minipuce pleurant.
J'ai eu du mal à savoir pourquoi, puisque la maman de J. m'assurait que tout s'était très bien passé, et que Minipuce hoquetait sans rien dire.
J'ai fini par connaître le mot de la fin, oh jour cent fois maudit: elle pleurait, alors qu'elle était encore chez J. parce que "la maman de J. lui manquait" déjà.
Mieux: une fois rentrées, Minipuce m'a fait tout un laïus sur ce qui est très chouette chez J., genre la confiture sur le pain de mie, la mousse qui mousse très bien dans le bain, les deux frères qui dorment dans la même chambre, et la maman de J., toujours elle, qui est "la plus gentille des mamans". Bah, ça me fait toujours plaisir pour elle, elle doit être bien contente d'avoir un titre pareil, hein.
(Mon père avait raison qui m'avait mainte fois prévenue que mes enfants le vengeraient.)
Bon, c'est pas tout ça, mais faut que je vous laisse.
J. vient dormir jeudi prochain, j'ai seulement une toute petite semaine pour m'entraîner à être encore plus gentille que la plus gentille des mamans gentilles, pinaise j'ai du boulot, mais tu vas voir ce que tu vas voir, la maman de J.

jeudi 18 mai 2006

Bouboule

Quand j'étais petite, un jour, ma 'tite môman m'avait acheté un hamster.
Ne me demandez pas comment j'avais bien pu la décider, elle qui déteste ce genre de bestioles ("aaaaaaaah, on dirait des souris!!!!!!") Je pense que j'avais dû me rouler par terre en faisant semblant d'avaler ma langue ou quelque chose dans ce genre-là. Oui, c'était ma technique d'alors et parfois même je la ressors pour les grandes occasions à l'ours; ça fait toujours son petit effet.
Nous étions donc allées à l'animalerie chercher la bestiole.
Mais si elle avait cédé sur le fond, elle fut intransigeante sur la forme: " Pas d'embrouille, c'est un mâle ou rien" et le vendeur avait bien vu qu'elle ne rigolait pas du tout. Qu'elle lui pourrirait la vie jusqu'à la septième génération le cas échéant. Il avait rougi et bafouillé: "duas habet et bene pendantes!*" Ma mère, pleinement rassurée à défaut d'être satisfaite, s'était donc résignée.
J'avais donc un hamster, tout ce qu'il y a de plus commun, qui s'appelait Bouboule, qui courait comme un dératé dans sa roue, qui faisait des provisions dans ses abajoues que c'en était ridicule. Et qui schlinguait sa race. Il faut le savoir: un hamster ça pue grave, pire que Médor qui lâche un renard, genre.
Mais moi ça ne me gênait pas, vu que mon hamster je l'adoooooooooooorais. Tous les jours, j'allais sortir la pôv' bête de sa cage, je le serrais bien fort entre mes doigts, je lui faisais le manège, l'avion et la toupie trois en un, un dernier roulé-boulé pour la route, je le re(jetais)posais délicatement et je n'y pensais plus jusqu'au lendemain.
Jusqu'au jour où...(ah ah , quel suspense, Bellzouzou)
revenant de l'école, j'attrape mon Bouboule, je le bizoute tout plein, houououououou que tu es mignon toi, mon Boubouououououle, trois galipettes et et un salto arrière (la routine, quoi), quand v'là-t-y-pas que mon Bouboule se met à faire une drôle de tête et que plouf, kekchose me tombe dans la main (l'autre).
Quelque chose de mouillé, chaud, rouge, gesticulant.
Je rejette affolée la chose dans la cage (et ma Bouboule avec) et j'assiste éberluée à la naissance de onze autres hamstérons.
Le 'tit monsieur de l'animalerie s'y connaissait en zizi de hamster comme Bellzouzou en zizi de hérisson du Nouveau- Mexique.
"Maaaaaaaaaman"!
Ah, la tête de ma mère à cet instant. Un grand moment de Cinéma.
*Il en a deux et bien pendantes (s'il vous plaît)

mardi 16 mai 2006

le gant de la mer

Eh, Luna Pat, j'ai presque les mêmes que toi, sauf que moi j'en ai qu'un, (? d'ailleurs)

Et en plus, je peux me la jouer "les dents de la mer", nananananèèèèèère!

AAAAAAAAAAAAAAhhh! Au secours! le .......requiiiin, derrière toi.....

Ben dis donc, c'qu'on rigole.

Mozart, sinon rien

Un jour, j'ai eu la faiblesse d'emmener Minipuce à un concert de La Famille Maestro. Pas de chance, c'était extra bien. Drôle, tendre, poétique, entraînant (et pédagogique, ce qui ne gâche rien). Du coup, on a acheté les disques.
C'est alors que, du matin au soir et du soir au matin, chez Bellzouzou, on a pu entendre en boucle et à fond les manettes "le petit kazoo" sur l'air de la flûte enchantée ou "le train-train quotidien" d'après Dvorak. Il y a des voisins qui sont venus se plaindre. Comme Minipuce adorait, M.Brisefer s'y est mis aussi, au diapason.
Il y a eu des trafics de CD dans les chambres, des vols ont été constatés chez l'un comme chez l'autre. Il a fallu enquêter, négocier, puis établir un planning pour la garde alternée des disques.
C'était à qui chanterait le plus fort; des fois on avait la marche de Radetski dans une chambre et Carmen dans celle d'à côté. Nous avons eu droit à des chorégraphies à faire pâlir d'envie Kamel Ouali, c'est dire. Toute la famille a dû danser en rang d'oignons "le rodéo" sur l'air du French cancan d'Offenbach. Vous pouvez ricaner, n'empêche que j'aimerais bien vous y voir. La pauvre Puceminus en est tombée à la renverse plus d'une fois. Et puisqu'un jour d'avril, on a appris par hasard que La Famille Maestro donnait un mini-concert à la Fnac de Chartres, on y est retourné, ventre à terre et plus vite que la musique vous pensez bien. On y a rencontré les musiciens et pris des photos avec eux qu'on a religieusement posées sur la table de chevet.
Comme la passion ne faiblissait pas, ça a été l'occasion d'écouter les originaux.
Evidemment ça leur a plu aussi. C'est même devenu une obsession chez les autruchons.
A la bibliothèque municipale, Minipuce a fouiné frénétiquement dans les CD à la rubrique Mozart, les éliminant les uns après les autres au vu de la pochette: "non, pas celui là, c'est pas le vrai, moi j'veux un disque où c'est le vrai Mozart qui chante dessus!" Pas d'entourloupe, hein, Mozart!
La même Minipuce récemment: "j'vais mettre Mozart, ça va me rafraîchir un peu!"
Voilà aussi pourquoi très certainement, M.Brisefer vient de rentrer de l'école avec un exposé à faire sur ...Mozart, pardi.
Pinaise, La flûte enchantée, on n'a pas fini de l'entendre, à mon avis.

lundi 15 mai 2006

Môssieu Casse-tout et Mister Brisefer

Mon fils est un casseur.
Un vrai, un dur de dur.
A peine âgé de quelques mois, solidement arqué sur ses petites jambes potelettes, il avait déjà la manie de vouloir voir à l'intérieur des choses. Pour ça, il faut défaire, séparer, disséquer, extraire. Comprendre.
Notre enfant était encore tout jeunot que déjà sommeillait en lui la bête Brisefer.
La bête a cette manie très fâcheuse de tout vouloir démonter. Elle vous casse la baraque, elle vous démolit la façade, elle ruine vos efforts en un rien de temps.
Elle sait user de mille statagèmes pour cela. Tous plus redoutables les uns que les autres.
Genre, enfoncer un bâton dans l'autoradio de son père pour tenter de l'extraire (appareil condamné à tout jamais et bâton toujours coincé dedans d'ailleurs ça fait chic comme tout).
Genre, tirer sur un drôle de fil qui dépasse de la tondeuse à gazon jusqu'à l'arracher et s'en servir après comme lasso (c'est pas perdu pour tout le monde, hein).
Genre, alors que notre très affable tête de mort de chauffagiste a enfin daigné intervenir après plusieurs semaines sans chauffage, M. Brisefer, l'après-midi même, voyant cette chose dépasser du mur, se demande ce qu'il peut bien y avoir derrière. Ni une ni deux, il l'arrache: autant résoudre ce problème vite fait, en avoir le coeur net, hein. Il peut donc nous dire bien vite que c'était le système d'évacuation de la chaudière qui fait d'ailleurs un drôle de bruit maintenant venez voir vite papamaman.
M. Brisefer, en prenant de la bouteille à défaut de poil au menton, commence à devenir raisonnable.
Il sait maintenant chercher des réponses dans les livres.
Il n'a pas définitivement renoncé aux travaux pratiques, mais il apprend à réfléchir avant d'agir et se permet même de donner des leçons à ses petites soeurs à l'occasion.
Mais quand même, de temps en temps, ses vieux démons le reprennent.
La bête revient.
On aurait voulu le faire exprès.
A moi, sa propre mère, ça me paraît trop gros pour être vrai. Pourtant, c'est la pure vérité, l'image est réalisée sans trucage, et sans mise en scène. Je vous le jure.
Synopsis: M Brisefer étant de compète toute la journée de dimanche, il n'a pas d'autre choix que de faire ses devoirs samedi.
Deux verbes à conjuguer au futur.
M Brisefer, très concentré sur son travail, demande très fort si on a pensé à son pique-nique pour demain avec "beaucoup de chips pas comme la dernière fois j'espère".
Il chantonne sur l'air de "on est les champions".
Il réfléchit tout haut en écrivant, genre quelle raquette je prends demain, celle qui a les deux côtés rouges ou celle qui a un côté noir et un côté rouge.
Puis M. Brisefer m'apporte son cahier ("oui, oui, j'me suis relu, c'est tout bon j'te dis.")
Verbes DANSER et GUERIR, donc:
Rien que ça. Typically made in Brisefer.

dimanche 14 mai 2006

Travail à rendre pour lundi sans faute (sortez vos cahiers de texte!) °Bellzouzou °L'ours à demi léché °M.Brisefer °Minipuce °Puceminus

consigne: redonne ses lectures à chaque membre de la famille (attention aux pièges, gnak, gnak!)

vendredi 12 mai 2006

C'est aussi mon opinion

et je la partage. hum.

Mon panaris aux Urgences (où qu'il est, le Dr Carter, hein??)

exxxcusez m+oi si c'''estt maaaaaaaal écr£it.
C'est parce que je tape ce message avec un doigt.
C'est que je reviens de loin.
Je suis passée près de l'amputation, moi, pour un peu j'avalais même mon extrait de naissance, tiens.
Depuis une semaine, je traîne un panaris (j'adore ce mot, je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais ce mélange de panard et de canari m'amuse. Un panaris sur quelqu'un d'autre, ça m'amuse beaucoup).
Un panaris sur ma petite personne beaucoup moins.
Je ne sais pas comment j'ai pu attraper ça, mais autour de moi, tout le monde a son avis sur la question: pour l'aïeule Bellzouzou ma mère, c'est passque je me "ronge tout le temps les ongles, c'est vrai ça c'est agaçant à la fin". M.Brisefer m'a obligeamment dit que c'était parce que je faisais trop la vaisselle (quel dommage que son père n'ait pas entendu ça); Minipuce m'a affirmé d'un ton docte que c'était "une écharpe c'est sûr"(je pense qu'elle a voulu dire une écharde). Quant à l'ours, il a déclaré tout de go que c'était "en changeant l'eau de c'te saloperie de poissons rouges" (mais c'est parce qu'il cherche un moyen de s'en débarrasser, l'affreux).Il n'y a guère que Puceminus à n'avoir pas d'opinion là-dessus, et vous m'en voyez ravie.
J'étais quand même bien embêtée.
Par acquis de conscience et sur les conseils répétés et très insistants de ma môman, je suis allée voir la pharmacienne.
"- OOOOOOOH que c'est pas beau que c'est très laid mais vous savez madame qu'il y en a qui sont passés au bloc pour moins que ça."
Là-dessus mes collègues qui tournaient presque de l'oeil en apercevant mon doigt (mais ce sont de petites natures), Minipuce qui voulait bien me donner la main pour traverser "mais celle qui n'a pas le doigt moche", et même l'Ours (un homme un vrai) qui examinait chaque jour l'augmentation du pus dans l'abcès d'un air lugubre en déclarant d'un ton sans appel: "ça dégénèèèèèère".
Bref, il fallait bien faire quelque chose.
Mercredi soir, je suis donc allée aux urgences. (J'adore ce mot, tout de suite, je me mets à fredonner le générique, je pense au beau Dr Carter, j'ai une poussée d'adrénaline. Les urgences à la télé, ça m'amuse beaucoup.)
Les urgences à la clinique près de chez moi beaucoup moins.
En arrivant, ça c'est de la chance, voyez plutôt:
Personne.
Mais comme j'ai quand même attendu des plombes, j'ai fini par lire les affiches sur les murs, j'ai vu qu'on nous prévenait d'avance:
 
Un bel interne, genre Appollon dégarni avec des lunettes, a fini par venir me chercher et j'ai eu droit encore à des ooooh et des aaaaah à l'exhibition de mon panaris. Qu'est-ce qu'on leur montre pendant leur 18 ans de fac, je me demande.
Et là, il me dit: "il va falloir faire un geste". (j'adore ce mot, rien qu'à l'entendre, je pense "fait d'arme", "action remarquable", "la chanson de geste", tout ça...; dans le sens haut fait, ça me plaît beaucoup).
Dans le sens intervention chirurgicale, beaucoup moins.
Tout en préparant ses ustensiles, l'interne m'a demandé comme ça, de but en blanc, si j'étais enceinte. Je commençais à être un peu nerveuse.
Heureusement, le bel A(vort)ppolon a eu l'idée qu'elle était vraiment excellente de me poser sur le bec un masque (tenez-vous bien) à gaz hilarant. Il a même précisé que si jamais j'avais "envie de rire, c'était tout à fait normal, il ne faut pas se retenir". (Comme si j'allais me gêner).
Pendant une fraction de seconde, vu qu'il m'avait l'air très sympatoche tout à coup, j'ai pensé que ça vous plairait sûrement de voir ma fière allure de moi que j'ai avec un masque à gaz hilarant sur la tronche et je me suis dit que j'allais lui demander de me prendre en photo avec, mais j'me suis ravisée, il était pas là pour rigoler lui, hein.
Voilà comment, tout en ricanant bêtement, je me suis fait inciser l'annulaire gauche qui de ça:
 
est passé à ça (ce qui n'est pas mieux, je vous l'accorde):
Et voilà pourquoi (puisqu'évidemment je n'étais pas à jour dans mes vaccins), je dois aller tout à l'heure me faire piquer deux fois contre le tétanos + un rappel dans un mois+ un rappel dans un an.
J'suis contente.
 
Et le meilleur pour la fin: l'interne me dit "allez, (il n'a pas ajouté: comme vous êtes une fille géniale, mais il l'a pensé très fort, je l'ai vu dans ses beaux yeux de myope), vous travaillez? J'vous arrête pour deux jours!"
Mais j'suis déjà en arrêt de travail, Docteur, vu que ma Puceminus elle a la varicelle et qu'à la crèche y z'en veulent pas!!!
Ça c'est d'la chance, pas vrai?

jeudi 11 mai 2006

Amis pour la vie.

Mon ours est un être bourru. Je ne vous apprends rien.
Mon ours est un homme dont la subtilité et les sentiments sont dissimulés bien profond sous une très épaisse carapace de poils. Il faut savoir le prendre, et c'est tout un art. Mais vous le saviez déjà.
Or il existe quelqu'un sur terre qui a réussi à l'amadouer. Quelqu'un qui est entré dans ses bonnes grâces et qui y est resté pour la vie (et être dans les petits papiers de mon ours, c'est pas d'la piquette, je vous le dis, moi), quelqu'un qu'il apprécie infiniment, dont il respecte le jugement, suit les conseils à la lettre. Quelqu'un qu'il estime, qu'il admire.
Quelqu'un dont il recherche la compagnie, avec qui il aime discuter, refaire le monde.
Quelqu'un dont il ne pourrait se passer, dont l'absence créerait un vide incommensurable (inimaginable même en cauchemar.)
Cette personne a réussi l'exploit de dompter mon ours.
Elle a touché son point sensible. Elle l'a pris par les sentiments.
Le samedi matin, mon ours est levé dès potron-minet.
Il se douche, se rase de près et se parfume. Je l'entends siffloter. Il revêt ses plus beaux atours.
C'est que le samedi est son grand jour: il a son rendez-vous.
Quand il en revient, il est souvent midi passé depuis longtemps.
Dans son panier, il y a des crottins, chabis et chabichous divers et variés, du munster qui pue, du maroilles qui empoisonne, du soumintrin qui empeste, du pont- l'Evêque qui fouette, de l'Epoisses qui schlingue, et d'autres choses non identifiables, hormis par l'odeur.
Mon ours a le visage détendu et radieux des beaux jours, il fleure le bonheur, il embaume la félicité.
Mon ours en personne vous recommande donc la crèmerie AMMEUX (non, pas que du fromage de vache)- CHAMBON (hummm, ça, ça reste à prouver), tenue par son grand pote à la vie à la mort, marché de Chartres le samedi matin. La meilleure de tout le pays, vous pouvez lui faire confiance.
P.S: Si vous y croisez mon ours, merci de lui demander de ne pas trop traîner quand même.

mercredi 10 mai 2006

journée "portillon ouvert"

Dans mon école, il y a un portail devant et un portillon derrière (très bon début, Bellzouzou, ça commence bien, c'est captivant).
Faute de personnel disponible pour surveiller les entrées et sorties des enfants au portillon, il a été décidé lors du dernier conseil d'école (décision collégiale prise communément par les enseignants, les représentants de parents d'élèves et de la municipalité), et dans l'intérêt des élèves, que le portillon serait désormais fermé à 13H30. Du coup, les parents des élèves externes sont obligés de faire le tour de l'école (100 mètres de plus à pied quand même, hein) afin d' accompagner leur rejeton au portail pour la classe de l'après-midi.
Vous n'imaginez pas la levée de boucliers.
Les commentaires acerbes, indignés; les petits mots rageurs, assassins, quelque fois anonymes que nous avons reçus suite à cette décision.
L'autre jour, en sortant par le portillon en question (parce qu'on peut encore en sortir, z'avez suivi, j'espère), j'ai croisé un père d'élève d'une autre classe (150 kg au bas mot et lesté de deux gamins +un bébé en poussette) moche comme les 7 péchés capitaux (ça ne change rien à l'histoire mais ça me soulage de le dire.)
Il fait beau, je suis guillerette, tout va bien.
Je le dépasse, et j'entends derrière mon dos:
"-Eh, on peut pu les ram'ner par là maint'nant?" (hum..."les" ça doit être les gosses, non? et "là" le portillon, qu'en dites-vous?)
Eh réfléchit. Eh est sûre de courir beaucoup plus vite que lui et ses 150 kg au bas mot, donc elle peut lui envoyer dans sa face de rat son sac de maîtresse (lourd, car lestés de 27 colliers de nouilles pour la fêtes des mères, mais trop fragile, j'y renonce) ou ses 4 vérités, à savoir qu'il est plus laid que qu'un acarien transgénique ayant la goutte au nez et le regard torve (pléonasme, je sais).
Mais Eh est une fille très bien élevée (comme vous le savez bien) et surtout, Eh est enseignante, dans cette école qui plus est, et elle se doit de montrer l'exemple devant les pôv'gosses du sumo.
Eh décide donc de répondre sans se retourner un "non!" franc, affirmatif et sans réplique.
-"Oh p******, c'qu' y nous font ch***!!!!" entend alors brailler Eh derrière son dos.
J'adôôôôôôre les histoires de portillon à l'école, pas vous?

mardi 9 mai 2006

point de vue images du monde

Non, je n'ai pas honte de le dire: j'aime lire les magazines pipeule.
Quand je vais chez le coiffeur, j'en prends pour perpète exprès, genre je lui demande de me faire tout ce qu'il y a de plus pénible et de plus long pour avoir de la lecture le plus longtemps possible. Je ronge mon frein pendant le shampoing, mais sitôt sur le fauteuil, je me jette voracement sur les journaux pour l'après-midi non stop.
(Ma coiffeuse est merveilleusement bien fournie en presse de caniveau, ça c'est de la chance quand même.)
Pendant ma coloration, je peux lire les trois derniers mois de Voici, avec les mèches par- dessus, c'est Paris- Match et Public; avec mes extentions de cheveux je lis Gala; je me fais friser puis défriser sur Ici Paris, et pendant la permanente, (je garde le meilleur pour la fin): Point de vue images du monde. J'adôôôôôôôôôre.
La coiffeuse sait qu'elle n'a pas intérêt à me causer pendant que je lis. Que je pourrais alors mordre plus fort qu'un pittbull hybride de hooligan sous amphétamines trafiquées.
Si je vous racontais tout ça, au départ, c'était pour me plaindre:
La salle d'attente du dentiste mutant qui jouit de mes infortunes possède un kiosque à journaux d'une nullité affligeante.
NON, moi, je ne lis pas Le Figaro (même pour Madame), L'Express, ni Les Echos. Et je m'y refuse, question de principe. J'ai des lectures un peu plus raffinées que ça quand même.
L'autre jour, en allant voir sa face de rat crevé, j'en bougonnais d'avance, mais le cher homme m'avait préparé une surprise.
Mieux que les ragots et potins, rumeurs et calomnies des petits et grands de ce monde, il m'avait préparé dans un gros classeur orange d'apparence tout à fait anodine un merveilleux cadeau. Regardez les belles histoires qu'il m'a racontées, (sous pochettes plastifiées, vous allez vite comprendre pourquoi):

J'ai tout de suite accroché, autant vous le dire.

J'ai fait plus ample connaissance avec mes amis pour la vie le dentifrice, le fluor, le bain de bouche et le fil dentaire.

Je me suis passionnée pour les problèmes de d'hyperminéralisation des molaires, de récession gingivale qui vire en pathogénie des parodontites; je me suis indignée des méfaits du tartre et de la plaque dentaire (bactérienne à mort, celle là, une vraie vacherie); j'ai suivi avec volupté les différentes étapes de la reconstruction d'une mâchoire:

J'ai dévoré, vous pouvez pas savoir, j'en ai pas perdu une miette.

Non seulement mon dentiste me propose des lectures mille fois plus instructives que celles de ma coiffeuse, mais en plus, il m'ouvre les yeux sur sa vie, son Oeuvre.

Mon dentiste mutant était en fait un héros et je l'ignorais ! Il fait face à des situations désespérées et terrifiantes dont il ressort toujours victorieux. Il sait détartrer, surfacer, polir, creuser, plomber. Il rend le sourire à ceux qui l'ont de travers, il rabote les dents de ceux qui les ont trop longues (récemment, il a refait les canines de Ségolène Royal, si si, c'est écrit dans le classeur). Il sait faire de si belles choses avec seulement dix doigts! C'est un artiste, un magicien, un poète même.

Entre ici, Mon Dentiste!Tu devrais être révéré comme une divinité, idôlatré comme une idole, un bienfaiteur de l'Humanité, chéri comme un être immensément rare et précieux, sauvegardé comme patrimoine mondial par l'Unesco.

Tu devrais avoir -25% direct sur l'achat de ton home cinéma, des facilités de paiement à partir de ton deuxième 4/4, être exonéré d'impôt sur ta résidence secondaire à Ibiza. On devrait te simplifier la vie de tous les jours, t'offrir des tickets-restaurant en veux-tu-en-voilà, le tarif famille nombreuse avant même le premier enfant, la retraite à 40 ans -ton poids en carembars (ajouterait M.Brisefer), un pyjama Diddl (Minipuce) et l'intégrale de Mimi la souris (Puceminus)-.

C'est décidé, moi, je montre l'exemple, je me suis délestée de 172, 55 € en l'honneur de mon très très cher dentiste et j'espère bien que vous ferez comme moi. Maintenant, je sais qu'il les vaut bien. Et puis c'est si simple de lui faire plaisir.

lundi 8 mai 2006

iniquité flagrante

Vous trouvez ça normal, vous, que le lilas du voisin soit comme ça:

Alors qu'il a été planté le même jour et acheté au même endroit que le notre qui est comme ça:

Hein?
Dire que je revois mon ours et le voisin, l'an dernier, en train de les planter en plaisantant: hihi, comme ça, on pourra les comparer, hihi, on verra lequel est le plus beau.
Quelle vacherie la vie, des fois.

dimanche 7 mai 2006

pas merci la varicelle!



La varicelle, tu es méchante. La varicelle tu n'es pas belle. La varicelle, tu crains du boudin.

samedi 6 mai 2006

le net au sens propre

Il faut que je vous avoue que chez moi les vitres sont des rideaux naturels opaques. Elles sont sales, crasseuses; elle font écran total pour ne rien vous cacher. Rideau noir intégral avec traces de mains poisseuses en surbrillance. Le black-out intégral, quoi.
Autant je peux traquer le mouton en chantant "y'a d'la joie" avec allégresse ou passer la serpillière le coeur vaillant sur un pot-pourri de la Compagnie Créole, autant je HAIS nettoyer les vitres.
C'est donc mon ours qui s'y colle habituellement (bon, deux fois l'an, faut pas pousser non plus, mais c'est toujours ça de pris, hein): il enfile ses gants de latex rose (de toute beauté j'vous jure), s'arme de sa raclette fatale, de son petit escabeau et du vitre-netexpress et je n'entends plus parler de lui de la journée.
Ensuite, pendant 24 heures, j'ai une vision nette et limpide des choses de la vie et une vue imprenable sur le jardin.
Hélas, vous pensez bien que ça ne dure pas. Là où les mains de mes nains passent, la propreté trépasse, j'en ai pris mon parti, ma bonne dame, que voulez-vous.
Puceminus a t-elle senti mon impuissance et mon désarroi devant ce fléau?
Toujours est-il que cela fait plusieurs fois que je la surprends nez écrasé à lécher mes vitres.
Ne criez pas victoire, ça ne les lave pas du tout, bien au contraire, mais je dois reconnaître que les petits paquets de morve et de salive séchées donnent à mes vitres un aspect poli du plus bel effet.
Faut-il le lui interdire formellement ?
S'agit-il d'une névrose psycho-scato-kekchose qui nécessite la consultation en urgence d'un spécialiste du comportement déviant de traviole?
Ou dois-je au contraire la laisser faire, l'y encourager, voire même lui fabriquer un petit échaffaudage afin qu'elle puisse atteindre les hauteurs et faire les coins?
Outre que ça donnerait un aspect uniforme à mes vitres, ça présenterait le gros avantage de l'occuper pour un bon moment, hihi.

vendredi 5 mai 2006

métatarse, j'écris ton nom.

Allez, avouez- le que comme moi, vous êtes bien incapables de distinguer le radius du cubitus et le tibia du péroné, hein? Eh bien, mon fils de moi que c'est moi qui l'ai fait, lui, il peut:

Une vraie bête à concours, pas vrai? J'me sens plus péter, moi.

jeudi 4 mai 2006

tiens toi bien, Einstein!

On m'avait appris à l'école que le cerveau humain ne pouvait pas effectuer deux tâches importantes en même temps. Eh bien ma Puceminus à moi que c'est ma fille, elle sait manier de la souris, chantonner le générique de Scoubidoo ("bidoooobidooooo") et se gratter les fesses trois en un dis donc. La claaasse.

mercredi 3 mai 2006

int-18 ans

Autant que je vous prévienne tout de suite: l'image que vous allez voir est terrifiante. Limite insoutenable. Et c'est peu dire, je vous assure.
Avant d'aller plus loin, il vous faut savoir qu'après l'avoir vue, votre vie sera bouleversée. Vous risquez d'être choqué durablement. Traumatisé voire. Respectez vos limites, ne vous forcez pas à regarder si vous ne vous en sentez pas capable. Avant de poursuivre, je vous invite à éloigner les enfants, les femmes enceintes, les personnes sensibles ou porteuses d'un pacemaker.
Les profs d'arts plastiques sont également invités à ne pas poursuivre. Installez vous le plus confortablement possible, pieds bien à plat, gardez le regard fixe (surtout ne vous forcez pas à examiner les détails), respirez un bon coup, allez, on y va. Soyez courageux.

Ben oui, ma môman profite de sa retraite et s'occupe.

(Bon y'a pire encore, (si si), ma belle-mère par exemple recycle les pots de yaourts et fait des lapins de Pâques avec des rouleaux de PQ vides.)

Voici donc ce qui accueille les visiteurs qui aiment vivre dangereusement et s'aventurent à gravir les quelques marches qui mènent à la porte d'entrée de chez les aïeux Bellzouzou. Là, ils lèvent la tête et aperçoivent la chose. Fatal choc. Y'en a qui en sont tombés à la renverse et qui ont failli s'ouvrir la boîte crânienne bien profond, c'est pas de la blague, hein.

Maintenant je ne rigole plus du tout. Je suis très sérieuse, les z'amis. L'heure est grave. Si j'ai pris le risque de perdre des lecteurs en diffusant cette image, c'est pour que vous mesuriez l'ampleur du problème, et que vous puissiez m'aider, en toute connaissance de cause, à résoudre un très épineux problème: ma môman s'est gentiment proposée de me faire le même pour chez moi.

Euh, y'en a sans charité chrétienne qui ricanent là bas dans le fond?

lundi 1 mai 2006

ça fart!

J'en connais qui savent voyager élégant et léger, genre Fred.
Nous, quand on dit que cette fois, on n'emmène que le minimum syndical strictement nécessaire et indispensable, ça donne ça: Et quand on vous dit qu'on a le c** bordé de nouilles, vous pouvez nous croire, hein, parce que c'était ça de l'autre côté de la route:

mais ça du notre:

comme par hasard, hein... je précise que sur le panneau, il était gentiment indiqué que "bouchon, ralentir". ah ben ça, c'est rudement gentil de nous prévenir, maintenant qu'on est dedans justement, et quant à ralentir, on s'est même carrément arrêtés dis donc.

Dans ces conditions, vous comprenez qu'on soit content de passer

car ensuite, tout ça n'était plus qu'un sale souvenir.

Après c'était ça:

Et ça c'est beau.

Si vous rajoutez mon ours par- dessus en train de faire son petit déhanché fatal et son jeu de fesses à la qui- m'aime- me- suive, c'est encore plus beau. Oui, oui, j'en ai vu certain(e)s qui avaient la langue pendante rien qu'en le regardant passer."On dirait le moniteur avec son manteau rouge et tellement qu'y skie bien" a dit Minipuce (qui n'en a pas fini avec son Oedipe comme vous pouvez constater). Oui, et moi, on dirait que je serais la femme du moniteur, un vieux fantasme, ça, hum.

M.mon fils n'a pas failli à sa réputation de grand Brisefer devant l'Eternel: un bâton cassé, un ski tordu et un gant largué depuis le télésiège et jamais retrouvé. Evidemment, tout est dépareillé maintenant, mais n'empêche que c'est une moyenne tout à fait honorable sur la semaine, je trouve. Et vu la vitesse de son schuss, c'est miracle qu'il revienne avec ses deux bras, ses deux jambes et sa dentition intégrale.

Minipuce a gardé la langue sortie toute la semaine. Au propre, parce que sur la neige, elle "(s')applique". Et au figuré aussi, parce qu'elle a raconté sa vie à tous les skieurs qui ont eu l'imprudence de passer à côté d'elle dans les descentes (petits malheureux, on ne vous a pas prévenus que c'était plus risqué que de faire du hors-piste quand le risque d'avalanche est de 4/5 ?) Ceux qui tentaient de fuir en accélérant étaient bien vite rattrapés par le petit chasse-neige tracé bien droit de Minipuce qui en rajoutait alors une couche dans le télésiège. Non mais.

Quant à moi, je me suis bien amusée, figurez-vous. Certes, j'ai tenté de suivre mes hommes comme j'ai pu, c'est à dire sur le derrière la plupart du temps, mais votre Bellzouzou a désormais des cuisses en béton armé que vous pouvez vous en servir comme support à barbecue tout l'été.

Nous rapportons quelques blessures de guerre:

et quelques décorations aussi...

Bon, c'est pas tout ça; la montagne, ça vous gagne, c'est sûr, mais faut bien redescendre un jour, et maintenant que je suis sur le plancher des vaches de Beauce, j'ai une demi-douzaine de machines à faire tourner et une montagne (hihi) de linge à repasser ensuite, alors vous comprendrez, les z'amis, que je ne m'attarde pas trop.

p.s 1: y'en a qui ont profité de ce que je n'étais pas là pour ne pas rendre leur copie du petit devoir de vacances, hop, vite fait bien fait j't'embrouille. Mais je suis reviendue les z'amis, j'ai les noms et je vais sévir.

p.s 2: and special thanks to François: c'est trop d'honneur!