Le weekend du grand Rien, c'est le weekend où tu avais prévu d'aller à Orléanscity acheter ses premières chaussures à Bébézou avec Minimignonne et claquer la bise aux Aïeux, mais tu es tellement fatiguée de ta semaine (et de celles d'avant) (et de celles à venir), et déprimée par l'automne qui s'installe, [et puis l'aïeule ta mère t'appelle vendredi soir pour te déconseiller vivement de venir parce qu'on annonce la tempête du siècle (ce sont ses mots, tu te doutes, et elle y met la même intensité dramatique que si tu devais traverser l'Atlantique en pédalo) (en matière de danger, elle s'y connaît je te ferais dire, elle a un diplôme, une médaille et une expérience vécue d'au moins trois tempêtes apocalyptiques dont une qui avait reversé la poubelle jaune sur le trottoir)]
que, bref, tu restes ici tranquiloubilou, avec ta pile de livres qui te regarde avec amour et aussi un peu de jugement vu que tu n'as rien de rien lu depuis l'été, tu bois du thé au jasmin fumant avec tes Chatounnes sur le ventre, tu ne quittes ton pyj en pilou que pour aller au ciné avec l'Ours le samedi (Un simple accident de Jafar Panahi, palme d'or 2025, très bien) et boire un verre et potiner avec copine F. le dimanche, et ça te va très bien, un weekend du grand Rien.
Pareil. Le grand rien du weekend, c'est la vie.
RépondreSupprimerLe grand Rien serait-il le vrai Tout?
SupprimerVeinarde ! Mon bucheron ne tient pas en place, il faut que je sois malade pour avoir droit à un week-end sans rien... heureusement, le covid revient !
RépondreSupprimerHeureusement , il y en a un qui a bossé, pour nous sortir un superbe gouvernement tout neuf. Tellement beau que personne n'a voulu s'en servir et qu'il a été aussitôt remballé.
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