....la maîcresse en maillot de bain.
Chuis été taguée par ma collègue Sosso.
En totale excluse rien que pour vous donc, mes tics et tocs de maîcresse:
- Ça m'agace fortement de lire le mot gommettes sur les consignes des travaux de mes collègues (genre "colle une gommette bleue, mon cher enfant perspicace, sur chaque coccinelle qui a les yeux ouverts et une gommette verte sur chaque coccinelle qui a les yeux fermés"). Je vous jure que je n'ai encore jamais rencontré de collègue qui sache orthographier correctement le mot, ce qui est assurément grave en vérité car la gomette avec un seul M et qui n'a rien à voir avec une gomme nom de nom tu me le copieras 100 fois est l'accessoire numberone en maternoche.
- Il y a certains tics de langage chez les petits que je ne supporte pas et pour lesquels je les reprends sys-té-ma-ti-que-ment. En font partie: "maman est partie au boulot", "c'était trop bien" et l'indémodable "j'ai envie de piiiipiiiii"!
- Je ne pars jamais travailler sans mon litre et demi d'eau minérale dans ma besace, faire classe m'assoiffe à un point que vous ne soupçonnez même pas chuis sûre; je bois à la bouteille devant mes petits élèves qui me disent souvent d'un ton scandalisé que ça ne se fait pas, ce à quoi je réponds pince sans rire que la maîcresse a tous les droits non mais sans blague. Je fréquente si assidûment le petit coin privé des maîcresses (facile de le reconnaître: c'est le seul qui ait une porte qui ferme, un abattant et du papier à fesses, pardi) que j'y ai même blue tacké la photo de George, c'est dire mon affection pour l'endroit.
- Je vérifie toujours sommairement (et visuellement) la tête de celui sur le travail duquel je me penche, depuis ma toute première année d'enseignement où un jour j'ai vu tout à coup sauter des poux sur une feuille d'exercice (je n'invente rien). Je n'ai pas honte: j'ai connu une collègue qui faisait pire, s'asseyait devant la porte de sa classe chaque matin au moment de l'accueil, et vérifiait de visu la chevelure de ses élèves au fur et à mesure qu'ils arrivaient avec leurs parents.
A propos - je maîtrise mon hors sujet, n'ayez crainte-, mes tout premiers élèves (les pouilleux donc) avaient 4 ans, ils passent donc le bac de français cette année, punaise z'ont intérêt à déchirer leur race avec tous les livres que je leur ai lus et le temps que j'ai passé cette année-là à découper pour eux dans le journal des lettres de tous formats, couleurs et polices d'écriture et à préparer ma classe high-top-level de chez royal de luxe du caviar en branche.






