Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 29 juillet 2018

Y a personne?

Mes zamis, j'avais envie de passer vous dire bonjour, mais je vois bien qu'il y a personne.
Dommage, j'avais trois quatre trucs à  raconter, comme les jolies vacances que j'ai passées sur la Costa brava, à arpenter les chemins caillouteux et pentus en plein cagnard pour trouver the petite crique qui se mérite (on ne change pas un mari qui gagne), où il n'y a pas grand monde et en tout cas personne qui soit descendu par le chemin (les petits joueurs avec un bateau), où donc tu peux étaler trois serviettes côte côte (mission impossible sur une plage à accés facile), et te baigner dans une eau plus chaude que celle de ma baignoire, et turquoise et limpide avec ça (c'est tout).
Ah, et j'ai tellement aimé les trois musées du fameux 'triangle Dali' (Figueres, Pubol et Portlliga) qu'à un moment sur la route du retour, je voyais ses moustaches, au Salvatore, un peu partout, (même aux endroits que j'aurais jamais cru)

Tu les vois, toi aussi?

Côté lectures, de (bonnes) idées pour celzéceux qui en cherchent:

La vie princière de Marc Pautrel, qui raconte une rencontre amoureuse sur cinq jours, vouée à n'avoir pas de suite. Je voudrais juste dire à l'auteur, sachant que l'objet de son amour lit ses livres,- il le sait elle le lui a dit -il y a quand même de grandes chances qu'elle se jette dans ses bras auprès s'être reconnue dans cette si belle description. Ou alors elle est folle. A moins qu'elle n'existe que dans son imagination et que tout cela ne soit que roman.

Tous les matins du monde (jamais vu le film, tu le crois, ça?)  de Pascal Quignard dont je n'avais jamais rien lu (tu le crois, ça?) Poétique et lent à souhait, très beau.


Le lambeau de Philippe Lançon, lecture très éprouvante. Il y est question, face à l'enfer d'une situation, -l'attentat à Charlie hebdo, une blessure de guerre au visage, un séjour prolongé à l'hôpital, la souffrance-, de fuite par la pensée à travers des souvenirs littéraires, musicaux, picturaux, qui apaisent et consolent et soutiennent.

Il y est question aussi de reconstruction - d'un visage, d'une vie-, d'amour - l'amour d'un père, d'une mère, d'un frère, des amis, d'une femme -, de peur, de cauchemars, de mort, mais aussi de souvenirs de la vie d'avant et, entre les lignes, d'espoir pour la vie d'après.

[Et stupéfaction de lire au détour de l'histoire que les cousins pyrénéens de ses parents dont parle brièvement l'auteur sont des personnes qu'ont très bien connues les parents et grand- parents de l'Ours. (Leur fils, des années plus tard, a fait visiter sa cave d'affinage et donné à goûter à mon Brisefer qui n'allait pas encore à la petite école son premier morceau de Bethmale, ce qui n'a pas été sans conséquence sur le reste de sa vie (il y en a qui comprendront). #c'estdinguecommelemondeestpetit].


Qui a tué mon père? d'Édouard Louis. Je livre tel quel le point de vue de Bellzouzou l'aïeule, qui devait être bien remontée après avoir lu le livre si j'en crois le post-it rageur qu'elle a laissé dedans avant de me filer le bouquin: "Livre d'une parfaite mauvaise foi et haineux. Accuser les politiques de tous ses propres malheurs, comme s'il y avait un déterminisme social inéluctable  et qu'on ne puisse intervenir sur son propre destin est lâche et petit. J'ai détesté ce livre." Je ne partage pas vraiment son avis, je suis assez d'accord avec l'auteur quand il dit que les personnes qui «font de la politique» sont celles qui sont les moins impactées par les décisions politiques. Et puis j'y ai surtout lu une déclaration  -alambiquée- d'amour à son père.


Et pour finir, des nouvelles de la Bête Féroce. Elle va très mal. L'âge aidant, ça se confirme, elle fait de la dépression nerveuse chaque fois qu'on la laisse aux aïeux Zouzou pendant nos vacances et se laisse mourir de faim (presque). On la récupère toute gringalette et en manque flagrant d'affection. Quand on sait avec quels soin et dévouement les aïeux s'occupent d'elle on mesure son ingratitude. Et puis elle nous ferait un peu de chantage au suicide pour pas qu'on parte en vacances que ça ne m'étonnerait pas.

lundi 9 juillet 2018

(Bonnes) vacances

Un jour, peut-être, je te raconterai l'histoire du mois de juin le plus rempli et le plus fatigant du monde, tellement fatigant que tu n'arrives pas à dormir la nuit tellement tu es crevée -et tellement il fait chaud aussi, peut-être.
Mais là c'est juillet, c'est vacances et c'est pas plus mal.
Je vais enfin pouvoir faire un sort à la pile de livres qui me fait de l'oeil depuis des semaines


ranger ma maison pour y accueillir les Catalans chez qui nous irons (mettre le bordel) pendant ce temps,
et bronzer de façon uniforme (j'ai le bronzage agricole, j'ai l'air fin)
Je n'ai pas d'autre objectif pour les jours à venir, je te jure.
Bon été à toutezétous, profitez (donc!)!

dimanche 1 juillet 2018

La désenchantée (sur un air connu).

On m'a demandé en com' des nouvelles de ma pièce. Elle va bien, elle te remercie, elle est finie jusqu'aux prochaines dates, (en septembre). Fin septembre donc, officiellement, on avisera, il y en a qui veulent arrêter, d'autres qui veulent poursuivre, ce ne sont pas toujours les mêmes selon qu'il y a trois chats, quarante moutons et quel est l'âge du capitaine. Mais on a été superbienheureux de jouer, on a été fort bien reçus partout, on a vu du pays, on a rencontré de chouettes personnes, alors Madame Irma te fait dire qu'il est fort probable qu'on continue.

Et puis on a eu des surprises, des publics très différents qui ne rigolaient pas toujours aux mêmes moments de la pièce, et même à des moments très inattendus, par exemple le seul moment un peu sérieux, poétique en tout cas, de la pièce qui a fait hurler de rire le premier soir, et plus jamais ensuite. Le premier soir, c'était nos amis proches et familles, je n'en dirai pas plus, par égard pour eux, les autres fois, on ne connaissait personne de chez personne. Même si on a eu, là aussi, parfois des surprises:

A un moment de la pièce, je dois faire mon aguicheuse (= rouler des hanches et sortir les tétés) et dire "je cherche un partenaire plutôt beau, pas ringard, un peu Gary Cooper, en moins mort, en moins star, un mec qui ait du blé(...) si tu vois ce que je veux dire *
à ce moment-là, je suis un peu obligée de chercher un partenaire éventuel parmi les gens dans l'auditoire, donc
(apparté: en général, sauf quand j'y suis absolument contrainte, je m'abstiens formellement de regarder le public, je regarde au-dessus des têtes, on m'a appris à faire comme ça quand j'étais (plus)jeune, le quatrième mur il existe bel et bien et je suis toujours surprise quand mes camarades de jeu me disent après coup - Tu as vu la tête du gars au premier rang quand j'ai dit(..) - nan, j'ai pas vu, je ne regarde pas, tu sais bien
d'ailleurs, en général, on ne voit pas grand chose avec les projecteurs dans les cils, et ça m'arrange bien de ne regarder personne en particulier quand je fais mon aguicheuse, tu vois.)

Mais un jour, on jouait en plein air et en plein jour, dans un jardin, (à 40 km au nord du département, chez un particulier qui avait invité ses amis pour l'occasion, nous ne connaissions personne, j'insiste), c'était le soleil qu'on avait dans les cils, mais on y voyait parfaitement (comme en plein jour, à vrai dire) tout le monde, du premier au dernier rang.
Quand j'ai dû dire ma fameuse réplique, donc, j'ai balayé le public du regard, j'étais assez mal à l'aise pour tout vous dire, quand tout à coup, mon regard s'est posé sur un gars très très beau, le sourire jusqu'aux oreilles, qui quand j'ai dit si tu vois ce que je veux dire, m'a fait de grands signes affirmatifs de la tête.
Tiens, je me suis dit, il y a un gars au fond à gauche qui est particulièrement beau et sympathique et qui a fait de ce moment un peu gênant (n'est-ce pas?) un moment agréable et peut-être plus si affinités, quand ce sera l'heure de saluer, je regarderai encore de ce côté-là (tu penses).

Au moment du salut final, j'ai vu que ce gars, c'était l'archi qui a construit ma maison et que je connais depuis quinze ans.

*L'indémodable (hum) Patti Layne.

mercredi 27 juin 2018

Ce que je fais de ma journée (avec du post scrotum dedans).

A ma petite R. qui réalise, désolée, qu'elle a sali la table avec sa peinture:
"-ce n'est pas grave, tu sais, H. la nettoiera tout à l'heure.
- et pourquoi c'est pas toi qui nettoie, maîtresse? (oui, pourquoi?)
- bah parce que c'est H. qui nettoie, c'est son travail, de nettoyer la classe quand l'école est fermée et que vous êtes rentrés chez vous.
- (sentencieuse et sourcils froncés) ah oui, toi, tu fais rien de ta journée, quoi !"


Post- scrotum premier: des niouses de Bellzouzou l'aïeule? Cette année encore, elle est chez les Grecs avec Puceminus, et cette année encore, elle a bien des soucis avec sa tablette:
" bonjour   dernier jour a sifnos avons traverse l ile de long en large  [Puceminus] va bien mais celui d avons [minus] se terme  cette tablette est toujours aussi idiote j est pere que tu me lis quand meme  qu'elles nouvelles des grands est s pere n fans? bisous"

Post-scrotum second: il y en a des certains qui se moquent ou c'est moi qui me fais encore des idées?

jeudi 21 juin 2018

Brèves de maternoche et vrac et foutrac de rattrapage (et avec, à nouveau, du pied de chaise de cuisine dedans).

 - Tu sais maîcresse, à la maison, j'ai perdu [je ne sais pas quel petit truc, ndlr]
- oooh, (feignant la compassion comme tu dois si bien savoir le faire en maternoche) (à moins que tu t'intéresses vraiment à tous les petits trucs perdus) (à la maison, en plus) tu vas sûrement le retrouver...
- ça m'étonnerait, parce qu'il est vraiment très perdu.

A un petit en tenue complète de foot aux couleurs de l'équipe de France:
- dis-moi un peu qui est ton joueur préféré?(et bien franchement, il aurait pu me répondre n'importe qui, pour ce que j'y connais, tu penses)
- bah!.. (évidence) c'est maman!

A une petite cocotte contrariée qui bougonne dans sa barbe en rentrant de récré:
- Qu'est ce qui t'arrive, R., ça ne va pas?
(toujours bougonnant) Nan! j'arrive chez moi, je claque la porte de ma chambre!

A part ça mes amis, c'est le mois de juin qui passe en bourrasque, comme tous les mois de juin, j'ai une Minipuce khâgneuse asteure et je gonfle tellement les tétés que je pourrais en tirer du lait sastrouve, l'Ours et moi avons un aperçu de ce qu'est la vie à deux depuis que Puceminus est partie se faire voir chez les Grecs avec les aïeux zouzou (plains-la, pauvre enfant)(pour trois semaines, en plus), la vie à deux à notre âge au mois de juin c'est pas bien folichon, on a juste envie de ne pas se coucher trop tard pour tenir le coup jusqu'au bout (la moooort?), pour tout te dire (je te fais rêver, là, je vois bien), je n'ai pas le temps d'ouvrir un livre et pourtant j'ai un tas de choses appétissantes sur ma table de chevet, et même presque pas le temps de penser à Mads, c'est misère.

Mais je me rattraperai pendant les vacances, chaton.

Et pour faire bonne bouche:
Tu me crois, si je te dis qu'aujourd'hui, on a reçu, bouche en coeur et ronds de jambe, un quatrième pied gauche? Tu devrais.
Comme j'en ai fini de jouer et que les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures (et que j'ai eu laaargement le temps de m'habituer à l'idée que j'aurai sept chaises de cuisine et jamais huit), je demande un remboursement sine die, et je ne te recommande pas (du tout du tout) Alinéa.

mercredi 13 juin 2018

Vrac et foutrac.

De plus en plus fréquemment, j'ai le sentiment d'être un peu en décalage générationnel avec mes petits élèves. Il y a eu l'affaire de la tablette, (oooh, ça vaaa, il y a prescription depuis le temps), celle du téléphone plus récemment, il y a quotidiennement des jeux ou des personnages de dessins animés dont on me parle et que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, et puis hier, (diiingue), pendant l'atelier de phonologie, on cherche des images d'animaux ou de personnages qui contiennent le son [z] (et c'est misère parce qu'ils entendent parfaitement [sss],mais pas [zzzz], -mais c'est une autre affaire-) il y a quelqu'un qui me saute immédiatement aux yeux (et aux oreilles) quand je le vois sur la table


mais je suis bien la seule, on me regarde avec des yeux ronds,

- mais (enfin!), les enfants, qui est ce personnage (voyons!) ??
- le Père Fouettard, maîtresse!

J'ai dû chanter Son nom, il le siiigne à la pointe de l'épéééé d'un Z qui veut dire Zorrooo, (ce qui a encore aggravé mon cas, je le crains.)

A part ça, mes amis, je suis jusquezaucou dans la semaine la plus terrible qui soit, avec du trac qui monte, du strass, du stress et des répètes tous les soirs ou presque avant toute une série de représentations avec ma petite troupe de la mort (je vous jure), on joue vendredi, samedi, dimanche (relâche le lundi, comme les pros, j'adoore!) et mardi, dans de petites salles ou chez des particuliers (on peut venir jouer chez toi, si tu nous invites. on est bons, en plus.), 
des répètes, donc, mais aussi quelques réunions ici et là, la chorale des petits devant les parents (et l'énervement qui va avec), la kermesse de l'école (et l'énervement qui va avec)(et encore: le barbecue avec les parents d'élèves d'après kermesse et l'énervement qui va avec je le sèche: j'ai répète.)
Donc tu me dis adieu dans les comm', c'est plus prudent, je ne suis pas sûre de revenir un jour.

mercredi 6 juin 2018

Sage-femme.

L'autre jour, je suis allée voir une sage-femme*.
Puceminus, voix suraiguë: Kwaaaaâ? tu vas voir une sage-femme? tu es croyante, maintenant??
(elle a confondu avec une bonne soeur, je suppose). Ma fille, 14 ans, le Brevet l'an prochain, moui moui moui.

*maman, noon, je ne suis pas enceinte. Je préférerais encore prendre un bouledogue, tu sais bien.

dimanche 3 juin 2018

La grande et looongue aventure de la chaise de cuisine.

Un jour, c'était il y a longtemps, c'était avant Noël dernier, j'ai dit à l'Ours qu'il allait nous falloir acheter d'autres chaises de cuisine (oui, je reçois dans ma cuisine, moi, je n'ai pas de salle à manger, figurez-vous) (mais j'ai une arrière-cuisine, en revanche) (je suis snob si je veux) (et donc je cuisine dedans alors que je mange dans ma cuisine)(je pourrais donc dire qu'en réalité j'ai bien une cuisine, c'est mon arrière-cuisine) et une salle à manger (c'est ma cuisine) (mais je sens bien que j'embrouille un peu les choses), 
il allait nous falloir des chaises supplémentaires, disais-je, parce quand on reçoit beaucoup de monde chez les Bellzouzou, on n'en a jamais assez (de chaises) et qu'avec une table particulièrement haute (y a-t-il des choses que vous ignorez encore de ma vie toute privée, dites-moi?), on ne peut pas ajouter juste un tabouret au débotté, c'est beaucoup trop bas par rapport à la table, résultat: on compte toujours très précisément combien de personnes on invite et on ne n'invite jamais une personne supplémentaire quand on a rempli notre ratio chaise/invité, j.a.m.a.i.s, c'est pas qu'on vous aime pas, c'est que c'est techniquement pas possible, sachez-le.
Et ça me pesait cette histoire de chaises, j'ai donc décidé d'en acheter plusieurs en sus, c'était une bonne idée, je trouve, non?

La mauvaise idée, en revanche, ça a été toutes les idées qui ont suivi.
D'abord, on a décidé de ne pas aller chercher nos chaises dans le magasin, parce qu'il était loin, en banlieue, et que ça nous barbait d'y aller alors qu'on pouvait se les faire livrer direct dans la cuisine (la salle à manger).
Ensuite, la (particulièrement très) mauvaise idée, ça a été de commander un nombre impair de chaises (c'était une idée très très mauvaise, j'insiste sur ce point).
Enfin, la dernière mauvaise idée, ça a été de commander dans le magasin dont le nom commence par un A et finit par un A, qui ressemble (un peu) à ik*ea, sauf que lui ça commence par un I et ça finit par un A, comme tu sais sûrement. Mais si on a commandé là, tu penses bien, c'est parce que c'est là qu'on avait acheté nos anciennes chaises et qu'on voulait que ce soye les mêmes, (tant qu'à faire).
Mais toutes ces idées, dont je ne savais pas qu'elles étaient mauvaises, je les ai eues, tu penses, et c'est bien ma veine.

Un jour, c'était il y a longtemps, c'était avant Noël dernier, en 2017, j'ai commandé trois chaises, donc.
Un autre jour, assez longtemps après d'ailleurs, j'ai été livrée (deux paquets) et j'étais bien contente. C'était avant de comprendre que probablement les chaises étaient conditionnées par deux et que c'est pour cette raison qu'il y avait deux paquets. Celui qui contenait le lot originel de deux chaises était intact, et l'autre avait été ouvert pour n'en laisser qu'une (chaise) (vu que j'en voulais seulement trois, et que c'était l'erreur très fatale, tu suis, un peu?), le carton était déchiré et écrabouillé, à l'intérieur c'était pas beau à voir. Et, pour couronner la reine mère, il n'y avait pas de quoi monter une chaise, vu que le gars qui avait retiré une chaise du lot, s'était gouré avec les pieds, on avait un mauvais pied. Le mauvais pied, c'est comme le mauvais oeil: quand tu l'as, tu es mal barré. En l'occurrence, ici, le mauvais pied, c'est celui qui est rigoureusement identique et non symétrique à l'autre, rapport aux trous (j'espère que je suis bien claire)(mais je n'en suis pas sûre), ce qui fait que tu ne peux pas les relier entre eux et que tu pleures(niches).

Bref. On a téléphoné au service après-vente, on était encore de bonne humeur, obtenu au bout de quelques jours un code pour rendre le paquet abîmé et au contenu non conforme à un relais-colis, où on s'est rendu une première fois pour s'entendre dire que le code n'était pas bon et ne passait pas et impossible de faire quoi que ce soit, puis une deuxième fois quelques jours après parce qu'il avait fallu entre temps redemander un code qui avait mis un certain temps à arriver là encore, on était un peu moins de bonne humeur mais ça allait encore: le colis était reparti et bientôt on nous livrerait une nouvelle chaise bien emballée toucomifo et avec deux pieds aux trous bien symétriques.
Quand on a reçu le colis, on a fait la danse du ventre et commencé à monter la chaise, on était impatient de s'asseoir dessus, pensez, depuis le temps qu'on l'attendait, celle-là.

C'est là qu'on s'est aperçu, enfer et putréfaction, que cette fois encore merdézut on nous avait fourgué deux pieds identiques et non.. (j'arrête)(je pars du principe que tu as compris mon problème de pieds) (parce que c'est marre de t'espliquer tout le temps).
On avait donc toujours en notre possession deux mauvais pieds. Et toujours le mauvais oeil pourrais-tu ajouter, si tu avais mauvais esprit. On n'était plus vraiment de bonne humeur. On a conversé avec le service après-vente, plusieurs fois et chaque fois c'était compliqué d'expliquer notre histoire de pieds aux trous pas symétriques, on a envoyé des photos, des schémas, on a refusé catégoriquement de retourner au relais-colis où on voulait nous renvoyer pour rendre les pieds parce que ça faisait déjà deux fois, hein, et que c'était une erreur qui leur était entièrement imputable; ils en ont convenu et, grands seigneurs, ont accepté de nous livrer à domicile un nouveau pied.
Ca serait bien que vous nous renvoyiez un pied parmi les deux qui, dans la boîte que vous avez ouverte pour nous, logiquement doivent vous rester sur les bras quelque part dans votre entrepôt, on aurait plus de chance de récupérer le bon, (et puis ce sont deux mauvais pieds (bien que deux bons pieds de notre point de vue, hein) que vous n'arriverez jamais à vendre, on leur a dit), 
mais si vous ouvrez une nouvelle boîte pour une raison ou pour une autre, de grâce (ça se voit qu'on était vraiment désespérés? ndlr), envoyez-nous les d.e.u.x pieds!!, on trouvera forcément le bon (et on vous renverra alors tous les autres). Oui oui vous avez raison, c'est ce qu'on va faire, ils ont dit.

Ce n'est pas ce qu'ils ont fait, parce qu'on a attendu deux mois au moins et que quand on a râlé que c'était bien long, il nous a été répondu bien aimablement que certes oui et veuillez nous excuser pour le délai de traitement de votre commande nous mettons tout en place pour vous satisfaire, mais la pièce vient chez notre fournisseur à l'étranger et il faut lui laisser le temps d'arriver, soyez patients et merci de votre compréhension.
On a donc été patients vu qu'il n'y avait pas grand'chose d'autre à faire, et de très mauvaise humeur pendant un certain temps, jusqu'à il y a trois jours pour tout te dire (pour mémoire, on avait commandé nos chaises avant Noël), quand on a fini par recevoir notre colis. Lequel ne contenait qu'un seul pied. Ils jouent à la roulette russe on dirait, on s'est dit lugubrement (parce qu'il n'était plus question une seconde de danse du ventre).

Est-ce que tu me crois si je te dis que c'était une fois encore le mauvais pied? Je te promets, jure et crache par terre. On s'est même demandé si ce n'était pas nous qui étions un peu concons à ne pas savoir monter une chaise (qu'on a pourtant montée en plusieurs exemplaires sans jamais aucun problème auparavant), on a vérifié mille fois, demandé de l'aide autour de nous, une double correction, une contre-expertise, et ce constat sans appel:
nous sommes désormais en possession de trois mauvais pieds.
(Et d'une humeur de dogue russe).
Nous ne pouvons toujours pas inviter la foule dans notre cuisine, nous connaissons le numéro du service après-vente et le numéro de commande par coeur, notre historique est long comme un jour sans fromage, il faut une demi-heure à notre correspondant, jamais le même tu devines, pour en prendre connaissance à chaque fois, et autant pour expliquer une nouvelle fois qu'il nous faut deux pieds symétriques et non identiques et quand on regarde la chaise bien en face, c'est le pied droit qu'il nous faut, le droit vous notez? pas le gauche, le gauche on l'a déjà en triple,
et si je n'ai pas encore perdu mon légendaire flegme (huhu), c'est seulement parce que je me suis dit que j'avais matière à faire un billet de blog, ce qui me rend toujours joyeuse, au cas où tu ne le saurais pas.


Ben j'en suis bien contente pour toi, chaton.

mercredi 30 mai 2018


Un lion a bouffé son yaourt comme un cochon à la cantoche, sauras-tu le reconnaître?

lundi 28 mai 2018

JourS de fête (encooore)

Je m'en suis souvent plainte ici même, (bon ok: je m'en plains tous les ans) (mais il y a peut-être des gens ici qui lisent mon blog depuis peu et qui ne le savent pas encore) (je vous ferais dire)
mon anniversaire tombe toujours au même moment que la fête des mères et c'est un peu comme les gens qui sont nés le jour de Noël et qui ont droit à un prix de gros, je vous fais pas un dessin.
Hier, c'était les deux le même jour, et c'était encore pire.
Comme je n'étais pas à la maison, j'ai d'abord reçu un sms de Puceminus qui me souhaitait un bon anniversaire, puis de Minipuce qui me souhaitait une bonne fête. Je me suis demandé si elles s'étaient concertées pour faire moite-moite chacune et expédier ça un peu plus vite, mais il paraît que non.
Heureusement, j'ai reçu ensuite un sms de Brisefer-mon-fils (parfait) qui m'a souhaité les deux (deux-en-un et d'une pierre deux coups, mais bon, ne chipotons pas, ne soyons pas mesquine) avec sa façon toujours droit-au-but et pas de chichis entre nous (n'est-ce pas?) Bonne  fête et bon anniversaire, maman! qui lui est propre.


Quand je smèsse avec mon fils.
Tu le cernes le Toujours droit-au-but et pas de chichis entre nous de Brisefer, maintenant?

mercredi 23 mai 2018

Billet à haute teneur en serial killer.

Aujourd'hui, dans la librairie de Chartrescitymaville, j'ai demandé le dernier Emile Louis, ce qui a fait éclater de rire un client (mais pas le libraire)(qui, de plus n'avait pas le bouquin, ni d'Emile, ni d'Edouard). A contre coeur, je suis allée le réclamer à l'autre librairie, et croyez-moi pas si vous voulez, j'ai redemandé le Emile Louis (je suis tordue, vous croyez?) (et le Edouard n'y était pas non plus).

mercredi 16 mai 2018

Brève de maternoche.

Sans vouloir me vanter, je crois que j'ai parfaitement bien réussi la socialisation de mes plus petits élèves cette année, que j'ai surpris hier pendant l'atelier peinture faisant "Tchin, à not' santé!" avec les petits pots de peinture, (et le ton et le geste qui vont bien). 
L'atelier s'est arrêté à l'apéro, du coup, il a fallu que j'aille en nettoyer quelques-uns dare-dare*.

(* surtout que comme il y en avait un qui leur disait dédaigneusement que Pfff, c'est même pas comme ça qu'on fait l'apéro, j'ai eu peur que ça continue avec Après faut l'boire!, pensez.)

dimanche 13 mai 2018

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir veille de rentrée (sa mère).

Alors qu'est-ce qui s'est passé pendant ces vacances, dis voir? il s'est passé qu'on a fait cinq jours en doudou croque love en Belgitude, Anvers, Malines, Lierre et Bruxelles, un seul jour de soleil, celui où on repartait, et de nombreux dangers à éviter dans ce pays, ma foi




                                           (mise en page complètement dégueu, tu peux le dire).


Sinon la Belgique c'est joli, dommage qu'il pleuve, juste, hein.

Il s'est passé aussi de belles lectures, les loyautés de Delphine de Vigan que je recommande, le chouette premier roman d'Isabelle Carré, les rêveurs, pays perdu, de Pierre Jourde, et des lectures qui m'ont barbée, le dernier Olivier Adam, Chanson de la ville silencieuse, que j'ai abandonné très vite.
Des toiles, chouettes Mobile Homes et Don't worry he won't get far on foot (si Mads n'existait pas, outre qu'il faudrait l'inventer, je serais amoureuse de Joaquin Phoenix. Ou de Javier Bardem. Ou des deux), ou moins chouettes, Place publique, les Jabac peinent à se renouveler, maintenant c'est sûr.

Il s'est passé que j'ai vu Mads à Cannes, avec ses petits souliers vernis comme prévu, mais derrière ma télé je l'ai vu, il préfère monter les marches avec sa femme plutôt qu'avec moi, on dirait, et c'est vraiment pas mignon de sa part.

Il s'est passé que l'Ours mon mari a dû annuler sa petite semaine de rando solo dans les Pyrénées, qu'il préparait depuis des mois, la faute aux chemins pas praticables à cause de la neige (tous les soirs il appelait les gardiens des refuges pour demander si ça s'arrangeait un peu cette affaire, et tous les soirs il était encore un peu plus désespéré), en désespoir de cause et la mort dans l'âme tu penses, il a renoncé, et dis donc ça tombait bien, quelques heures plus tard la sènecéèffe lui annonçait que son train de retour ne circulerait pas et qu'elle allait le lui rembourser. C'est toujours ça de gagné dans l'affaire, a dit l'Ours en ravalant un sanglot.

Il s'est passé que mon lave-vaisselle n'a toujours pas été réparé depuis deux mois qu'on attend une toute petite pièce de rien du tout qui permettra de bloquer la porte pendant les grandes eaux, ça commence à bien faire, je vais appeler pour me plaindre et tu vas voir ce que tu vas voir j'ai dit. Suuurtout pas, ou tu peux faire une croix sur ton stage chez Jean-Louis Aubert, m'a répondu l'Ours, qui a la mémoire moins courte que moi.

Il s'est passé que l'autre jour, j'ai reçu un coup de fil de GrantAmour, qui voulait causer à Minipuce. Euh, pourquoi que tu appelles sur le fixe et pas sur son portable direct, juste comme ça pour savoir? je lui ai demandé. C'est parce qu'elle ne veut pas être dérangée pendant qu'elle travaille, alors elle m'a confié son portable pour quelques jours, m'a-t-il répondu. Je lui ai donc passé Minipuce plusieurs fois par jour pendant plusieurs jours, et j'avoue que leur logique m'échappe, hein.

mercredi 25 avril 2018

J'étais censé t'aimer mais j'ai vu l'averse ('reusement c'est vacaaaances!)

J'étais très fière d'avoir appris à Puceminus à réciter les alexandrins bien comifo pour avoir le bon nombre de pieds, et sans vouloir me vanter (et bien que Bellzouzou l'aïeul se soit dans le temps un peu foutu de ma poire après m'avoir entendue réciter des alexandrins, justement)(même pas sur mon lit de mort je lui pardonne), sans vouloir me vanter, donc, (j'insiste), elle s'en sortait très honorablement. Tellement bien qu'hier soir, je l'entendais réciter du (après Victor Hugo, nouvelle leçon-nouveau poète présenté par la prof) Maître Gims,
"Pour te fairE comprendrE
 t'avais juste à lever le cil
 mêmE dans un sommeil éternel."
Euh.