Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 16 novembre 2014

En tas, pas trié, pas bien rangé, sans queue ni tête (de tigre), et en mode mauvaise humeur pour couronner le tout, misèère.

Dans la ville où je travaille et où je paye mes impôts par ailleurs tiens, on allume traditionnellement  le chauffage dans les collectivités, du plusse petit au plusse grand. Quand les ATSEMs annoncent que C'est bon, ils allument dans les crèches, on sait qu'on aura du chauffage dans les jours qui viennent en maternelle, (les élémentaires attendront encore un peu) (mais on s'en fout). 
Bref, on allume pour tout le monde à peu près en même temps, et une fois que c'est allumé, je peux te dire qu'on n'éteint plus. (en vérité, si, je crois, quelques jours pendant les vacances, après les jours de ménage). On n'éteint plus, on ne touche plus à rien, même s' il se remet à faire doux dehors.
Dans ma classe qui doit faire à la louche 25 m2, j'ai deux gros radiateurs en fonte que tu peux pas les toucher sinon tu te brûles au vingtquatrième degré. Sans thermostat. Sans aucun moyen de règler la température dans la classe. Ça, c'est le rôle de la sonde. La sonde se trouve dans la partie ancienne de l'école où il fait toujours froid, chauffage ou pas. Je suis dans la partie "récente" de l'école (ceux qui la connaissent apprécieront), et quand je rentre dans ma classe le matin, il fait 35° les bons jours, je te jure.
Je tombe le manteau, l'écharpe, le pull et j'ouvre grand les fenêtres. Qui sont juste au-dessus des radiateurs. J'accueille les petits en débardeur. Au bout de dix minutes, on se pèle grave on referme et c'est les sunlights des tropiques à nouveau. Je passe ma journée à ouvrir et refermer les fenêtres, je m'amuse j'adore. Et je suis contente de penser au moment de remplir mon chèque qu'une partie de mes impôts locaux part par les fenêtres ouvertes au-dessus des radiateurs chauffés à bloc.

C'est dingue ça, pendant deux jours on nous cause du tigre en liberté -qui paraît-il n'en serait pas un finalement mais qu'est ce que ça peut bien être, si ça se trouve c'est juste le chat de mémé Claudette qui fait de la bedaine-  et puis plus rien, silence radio. Je veux savoir la suite, moi.  [Aurait-il été capturé, le pauvre, et je n'en aurais rien su?]
"le problème, c'est quand il va avoir faim" a prévenu un dresseur. Je suis bien d'accord que c'est là que ça va devenir rigolo. Bon sang mais quand est-ce qu'il va avoir faim, ce tigre, qu'on rigole?

Quand tu viens enfin de trouver une place, que tu t'apprêtes à faire un créneau dans les règles et que la bagnole de derrière vient te coller proprement au derrière, suivie de dix autres -c'est plus la peine d'espérer quoi que ce soit et c'est reparti pour un tour, regarde bien son conducteur dans les yeux avant de l'honorer de ton plus beau doigt d'honneur, surtout si c'est la prof de svt comme ta fille mortifiée vient de t'en informer, conseil d'amie.

Et sinon: prêt à m'aider à supporter cette semaine d.e  m.e.r.d.e qui s'annonce, Mads?





mardi 11 novembre 2014

Tatétongs.

Début septembre: "URGENT. Merci de bien vouloir fournir à votre enfant une paire de chaussons tenant bien aux pieds et souples pour les activités motrices dans le préau et pour ne pas salir la classe  les jours de pluie".

10 novembre: les chaussons d'E. sont enfin arrivés:

J'en ai vu passer des chaussons pas homologués, pourtant, tu peux me croire
genre les bonnes vieilles charentaises à carreaux, par exemple
mais les tongs, jamais encore, hein.
( la gamine était ravie, 
elle avait même tombé les chaussettes,
 pour être tout à fait à l'aise dans ses tongs pendant la gymnastique.)


dimanche 9 novembre 2014

Le monde très curieux de l'adoleschiance.*

* ce billet pourrait bien être le premier d'une longue série, m'est avis.


Ce qui est curieux avec ton adoleschiante quand tu en tiens une bonne et tu peux me croire j'ai tiré le ticket d'or, -t'ai-je déjà dit combien pire est l'adoleschiante, toi qui te plains de ton adoleschiant?- c'est que tu ne peux (plus) rien lui dire.
Parce qu'elle ne t'écoute pas: elle fait autre chose quand tu lui causes ou elle a bien semblé t'écouter pour une fois mais elle a fait le contraire de ce que tu attendais. Ou elle te dit que C'est booon pas besoin de me le dire, mais te prouve pas plus tard que très peu de temps après que tu avais bien raison de le lui dire. S'en aperçoit aussi, mais préfère mourir plutôt que de le reconnaître.
Mais elle tire une tête tellement peu avenante que tu n'as pas trop envie de parler avec elle de toute façon. Appelons ça La tronche, tiens. Ton adoleschiante fait La Tronche, partout tout le temps. Sauf avec ses copines.
Quand tu te risques à causer à La Tronche, elle te fait vite sentir que ce que tu dis est vraiment con (en levant les yeux au ciel ou en ricanant doucement). Parce qu'elle tient toujours mais alors toujours de chez t o u j o u r s à avoir le dernier mot. Tu lui dis genre un brin désabusée: - (...) Qu'est-ce que tu veux que je te dise? tu veux toujours  avoir raison...!" qu'elle te répond au quart de tour, montant sur ses grands chevaux, huuurlant de sa voix de tête: "Mais j'ai raison de vouloir toujours avoir raison, vu que j'ai raison !!!"
Tu vois.

Il y a autre chose que je trouve curieux pour te dire, c'est que ton adoleschiante ne laisse aucun doute sur le fait qu'elle te trouve vieille, grosse et mal fagotée, mais qu'elle n'hésite pas à piquer sans vergogne des trucs parmi ta pourtant si vilaine garde robe. Sans jamais te demander ton avis, tu penses. Sans les remettre ensuite à leur place, tu penses aussi.

Ce qui est parfaitement curieux également c'est que l'adoleschiante tire La Tronche de dimanche sans fromage chaque seconde que dieu fait devant ses parents, mais qu'elle chantonne sous la douche. Pendant des heures. Et glousse et rit à glotte déployée avec ses copines au téléphone. Pendant des heures également. Fait étrange, maintenant que j'y pense, l'adoleschiante passe sa vie avec son téléphone entre les mains, mais quand tu as quelque chose d'importissime à lui dire, tu tombes sys-té-ma-ti-que-ment ment sur la messagerie.
Ton adoleschiante, donc, réserve sa Tronche pour la maison, et tout particulièrement à sa mère, d'ailleurs. Elle est aimable souriante et gaie en société, si bien que ton entourage croit que tu mythonnexagères à mort quand tu parles de ta fille et te dit que tu ne sais pas l'apprécier à sa juste valeur. Ben tiens.

(Mères de toutes les ados de (même pas encore) quinze ans, unissons-nous. )
(quand je pense que je me plaignais de mon fils, alors qu'il y a pas plus mignon, en fait.)
( je peux être sûre que dès que Bellzouzou l'aïeule aura lu ce billet elle va me téléphoner pour me demander si A part ça, ça va, Minipuce??)( mais ça vaaa, maman, on ne l'a pas encore passée par la fenêtre.)


mercredi 5 novembre 2014

un tag, tiens.

Il y a quelque temps, j'ai été taguée par Madame épicerie fine. Il faut répondre à des questions. Va savoir pourquoi il y en a 11. Va savoir quel lien les unit. Va savoir quel intérêt il y a à y répondre. Ah si: quand on a la désinspirationnïte aiguë, c'est bien pratique, allez.

1 - Est-ce-que ça t'arrive de porter des chaussettes trouées et de te dire que tu t'en fous parce que personne n'est au courant ? 
Jamais, sauf à Venise. Je suis distinguée jusqu'au fin fond de la tatane.

2 - Quels sont tes prénoms, les deux ou trois ? En es-tu contente ? Pourquoi tu t'appelles comme tu t'appelles ?
Jamais de la vie je les dis. Ils sont moches. Je ne me suis jamais sentie bien dans mon prénom, que d'après la légende Bellzouzou l'aïeule a choisi parce qu'elle aimait un célèbre dramaturge du XVIII ème siècle. (Démerde-toi avec ça.) (on se demande bien pourquoi Bellzouzou l'aïeul n'a pas donné son avis sur ce coup-là) (J'ai moi aussi donné à chacun de mes enfants un prénom célèbre de la littérature, mais un *beau* prénom, tu la vois, la différence, maman?)(même pas sur mon lit de mort, je te pardonne.)
Comme un malheur n'arrive jamais seul, mon prénom étant moche il est également rare, et je peux compter sur les doigts d'une seule main les filles le portant aussi que j'ai rencontrées dans ma vie. J'éprouve toujours beaucoup de compassion pour les enfants dont les parents ont recherché l'originalité à tout prix.
Je mesure à l'instant combien de séances chez Tonton Sigmund il m'aurait fallu pour discuter de ce problème de prénom, hein.
Heu-reu-se-ment, j'ai de l'avis de tous un nom de famille somptueux, cadeau de l'Ours (d'ici à dire que je ne l'ai épousé que pour pouvoir porter son nom il n'y a qu'un pas.) ( Ça sonne vachement mieux que Clooney, d'ailleurs, ma chère Amal, soit dit en passant).

3 - Raconte-nous un détail précis de ton rêve de vie pour le futur ?
Vivre le présent m'occupe déjà bien assez, vois-tu, surtout avec le prénom que j'ai.

4 - Elle est comment ta culotte pref' de pref'?
Super moche te dira l'Ours, mais lui c'est pas mieux.

5 - Qu'est-ce-que tu adores dans ta vie (à part tes amis et ta famille) ? Que voudrais-tu, au contraire, y améliorer?
(Qui a dit que j'adorais mes amis et ma famille?)
J'adore ma journée libérée dans la semaine. Et si on pouvait m'en donner deux, ça serait encore mieux.

6 - Que veux-tu comme cadeau pour Noël ?

Il va falloir que j'y reufleuchisse, mais offre-moi déjà du chocolat, tu es sûr de ne pas te tromper.

7 - Quel âge as-tu le sentiment d'avoir ?
Le mien. je suis née depuis des siècles et je ne mourrai jamais.

8 - Dans quel lieu as-tu aperçu pour la première fois la personne dont tu es amoureuse ?
dans une salle de classe (maîtresse un jour, maîtresse toujours). ou bien alors c'était dans un rêve (poète un jour, poète toujours).

9 - Tu es plutôt thé, café ou chocolat au p'tit dej' ? (ou autre chose !)
thé au citron. (ou autre chose !)

10 - Montre-nous la photo de tes dernières vacances qui te fait le plus rêver.

Londres ne m'a pas vraiment fait rêver, mais je me souviendrai longtemps de cette longue balade sur la Tamise.

11 - Quel blog aimerais-tu voir renaître de ses cendres ?
Les Pitous. Ils me manquent. J'aimais beaucoup les nouvelles du blog de Ron l'infirmier dans les temps anciens, aussi. Et puis la Névros', oeuf corse.
(Ces flemmasses, je vous jure.)

lundi 3 novembre 2014


Il fut un temps où je pouvais être sûre de déclarer une infection urinaire, une conjonctivite ou une gale aux dents à partir du moment où ma belle mère annonçait sa venue chez nous.
Aujourd'hui, je somatise beaucoup moins, mais j'actemanque pas mal. Partir à l'école un jour de rentrée sans mon cartable, ce genre, tu vois.

dimanche 2 novembre 2014

MaïtriptouLondon


MaïtriptouLondon, c'était chouette.

Ça faisait quelque chose comme presque 30 ans que je n'y avais pas mis les pieds, 
ah oui quand même, hein.

La seule chose dont je me souvenais bien, c'était m'être bien faiche au British Museum 
avec Bellzouzou l'aïeule qui tenait absolument à m'ouvrir à la beauté des antiquités grecques.
Je me suis vengée en montrant les empereurs romains à mes filles, y a pas de raison.


 Ce que j'avais oublié, mais qui m'est très vite revenu en mémoire, c'est le bruit, la foule, les bagnoles. (C'est moi ou les Londoniens vivent encore impunément le tout-bagnole, partout, tout le temps?)



J'ai pu constater combien l'adoleschiante est pénibeule en voyage, 
(sauf au moment exact où léchant les vitrines tu dois sortir les livres sterling de ta poche
elle devient charmante
-de façon très éphémère, néanmoins.-)
A part ça, j'ai rapporté du thé et des petits gâteaux en quantité (g)astronomique,
mais ça, tu t'en doutes.

Et euh, sinon demain c'est la qoâ, déjà?? (mais j'ai décidé de n'y penser que demain matin en me levant, pas avant).

[ jeu-concours du billet précédent, - il y a un siècle, je sais- : numéro 9, elle a dit, la Puceminus, -évite le numéro huit, ça fait convenu, ma fille,  je lui ai dit.-
 (Sopair, tu sais ce qui te reste à faire).]

lundi 20 octobre 2014

En tout décousu et mal trié et avec plein de parenthèses dedans, du Mads et du jeu-concours aussi.

Je viens de terminer la saison 2 d'Hannibal, somptueuse. (Si tu veux savoir, et je suis définitivement amoureuse de Mads Mikkelsen). (je trouvais George trop vieux déjà bien avant son mariage) (Mads Mikelsen, c'est mon nouveau George, en fait). (Commence pas à faire comme pour George, à dire que toi aussi tu l'aimes toussa. Mads, c'est le mien, je l'ai vu la première).
(Je mets la photo de Mads pour ma mère
qui va me dire, c'est sûr,
Mads qui?)

Figure-toi que si tu veux savoir si on peut ne pas être soi-même, tu demandes à Brisefer, il a gratté en profondeur le sujet. (Mon fils fait de la philo). (Nan mais mon fils fait de la philo, quoi). (il fait aussi des maths, et ça, c'est (beaucoup) moins drôle).
Si tu veux savoir si le désir peut se satisfaire de la satisfaction, il pourra te dire aussi, mais pas tout de suite, faut qu'il y reufleuchisse pendant les vacances.

Hier on a joué en famille au livre-jeu de la langue française, Puceminus a fait équipe avec moi et Minipuce avec son père, et Brisefer a joué seul -et perdu, héhé. (Il jouait sous le pseudo de Victor Hugo, pourtant.) (Puceminus et moi on était Marcel Proust, c'est elle qui a choisi parmi les propositions, j'ai cru comprendre que le nom de famille lui faisait penser à quelque chose de rigolo, mais je préfère ne pas imaginer précisément quoi, on est une famille de grands littéraires qui jouent au jeu de la langue française pendant leurs vacances, je vous rappelle). (mon grand marxiste de mari tient à signaler que c'est bien dommage quand même qu'il n'y ait pas d'argent en jeu dans ce jeu).
Si toi aussi tu veux épater tes enfants avec ta culture littéraire de haute compèt' (euh), ben tu le dis en com' et (on ne change pas une équipière qui gagne) Puceminus choisira un numéro gagnant et t'enverra un exemplaire du jeu, dès son retour de chez les aïeux Bellzouz' (une pensée pour eux qui mériteraient de couler une heureuse retraite alors qu'on leur colle Puceminus pendant les vacances) (avec pour consigne de lui faire travailler son orthographe et son piano, héhé). (j'avais prévenu que ça serait décousu, nan?)

Dans ma série Dis moi que toi aussi épisode 3, dis-moi que ça t'est déjà arrivé de partir en famille aux champignons par un beau dimanche d'automne avec seulement ta clé de voiture (pour alléger ta promenade) (et aussi parce qu'on ne sait jamais si on ne va pas perdre sa clé de maison dans la forêt) (des fois) (ça s'est vu) (et parce que Minipuce reste à la maison, surtout), et de rentrer complètement bredouille quelques heures plus tard pour t'apercevoir que Minipuce est partie voir ses copines, en passant par la porte du garage, qu'elle a claquée derrière elle sans prendre sa clé (pas la peine, ils sont en voiture, ils ont forcément la clé de la maison sur leur trousseau) (ce qui d'ordinaire est toujours vrai) (sauf que là, non.) Dis-moi que ça t'est déjà arrivé de réaliser que tu n'as jamais pensé à donner une clé de secours à un copain ou à un voisin, et que les seuls à avoir une clé de ta porte, ce sont les aïeux Bellzouz', qui vivent à genre 100 kilomètres, quoi.

Sinon, nous partons voir à Londres si the Queen y est dans les jours qui viennent. (Elle a un peu genre intérêt à y être, vu que j'ai bien l'intention de voir la relève de la garde, namého.)
Si tu as des conseils, des adresses à me donner (bon thé, quartier des beaux garçons) c'est maintenant, te gêne pas. 

dimanche 12 octobre 2014

Dis-moi que toi aussi #2

Dis-moi que ça t'est déjà arrivé un beau dimanche matin, d'ouvrir la porte à ta Bête féroce qui, la gueuse, a couché dehors toute la nuit, pas moyen de la faire rentrer hier soir c'est pas faute d'avoir essayé
et de t'apercevoir, horreur et stupéfaction
qu'elle a un oeil tout gonflé, à moitié fermé, et stupeur et tremblement
le cristallin pas net, genre blanc et qui fait une bosse sous la paupière
ça y est elle s'est battue, probablement avec le chat du voisin le plus con du monde
et il lui a crevé l'oeil
d'accuser ton mari d'être entièrement responsable vu qu'il est allé se coucher sans avoir fait rentrer la bête féroce -son job attitré, pourtant- c'est ta faute je te le pardonnerai jamais et tout  est fini entre nous
de partir ventre à terre chez le vétérinaire de garde avec ta Minouchette sous le bras et ta Puceminus éplorée sous l'autre
Pas ma Minouchette, oh non, pas ça, pas ma Minouchette, pas ma Minouchette
d'essayer de te contrôler devant le véto Faites n'importe quoi mais faites quelque chose pour elle, sauvez-la, au moins, sauvez son oeil
Pour t'entendre dire par le placide homme de sciences après examen
que rassurez-vous, elle devrait s'en remettre ce n'est rien qu'une grosse conjonctivite.
(Dis-moi que ça t'est aussi arrivé).



[Le politiquement correct m'empêche de dire que bon sang ça fait cher la conjonctivite animale (véto un dimanche et médocs à foison: antibiotiques, anti inflammatoires, sérum phy et collyre, oui c'est une grosse conjonctivite, tellement grosse qu'elle ressemble à un oeil crevé pour te dire), mais l'honnêteté m'oblige à préciser qu'à 75 € la demi heure de consult', la conjonctivite de ton chat te revient nettement moins cher que les bouchons d'oreille de peaux squamées de ta fille. Je sais pas toi, mais si on me l'avait dit avant,  j'aurais pris des chats au lieu de faire des enfants.]


samedi 11 octobre 2014

Dis-moi que toi aussi.

Dis-moi que ça t'est déjà arrivé de ne plus réussir à ouvrir le coffre de ta voiture quinze ans d'âge,
pas possible pas moyen rien à faire c'est trop con
de te dire que tu vas attendre un peu parce que dans le genre dépense idiote, hein
qu'on peut bien ranger ses courses sur la banquette arrière,
et puis on ne sait jamais
tiens, une fois déjà souviens-toi c'était cassé et ça s'était réparé par imposition des mains l'opération du saint esprit tout seul dis donc, 
d'attendre donc, quelque temps
puis de te dire que quand même c'est pas pratique du tout cette histoire, non mais sans blague
que c'est énervant, même
on va quand même pas se laisser emmerder par une portière de voiture non
de téléphoner à Paulo ton garagiste pour lui raconter tes malheurs et lui faire commander la pièce
et de constater, le matin-même où tu te rends au rendez-vous avec Paulo pour faire réparer tout ça,
maintenant que la pièce est commandée et que Paulo n'attend plus que toi (ta voiture, surtout)
qu'il t'a annoncé le prix de la pièce à changer et que tu as calculé de tête le coût de la main d'oeuvre comme ça, pour t'amuser
qu'il serait très mal vu d'annuler le rendez-vous
que d'ailleurs on te ferait payer la pièce quand même
de constater que le coffre s'ouvre, comme une fleur, dès que tu le lui demandes.
(dis-moi que ça t'est aussi arrivé).

jeudi 9 octobre 2014

Minipuce présidente.

"- euh, es-tu sûre ma chère enfant que faire poser dans les toilettes de l'école un grand miroir au-dessus du lavabo est une priorité prioritairement prioritaire?
- ah mais bien sûr que SI, parce que quand on a une dent qui bouge, c'est bien pratique de voir s'il y a du sang ou pas, je te ferais dire."

J'adore faire des réunions,
 hahaha,
la digne fille de sa mère,
hum.

mardi 7 octobre 2014

Les privilèges.

Dans la classe de ma toute petite Puceminus, quand on "travaille bien", on a des bons points. 
N'attends pas de moi que je me mette à hurler comme un putois, je n'ai pas vraiment d'avis sur la question des bons points à l'école, ou plutôt si, j'en ai un: si les gosses ne sont pas foudroyés de honte à l'idée d'avoir encore des bons points à leur âge si ça fait plaisir aux gosses pendant leur dernière année avant le grand méchant collège, je ne vois pas où est le problème. Pis Puceminus, au cas où tu ne le saurais pas encore c'est ma petite dernière et autant l'idée qu'elle puisse chausser du 37 fillette à 10 ans me rebute, autant celle qu'elle puisse collectionner ses petits bons points Monsieur Madame (c'est moi ou la maîtresse de CM2 a sorti le grand jeu, là?) avec enthousiasme m'émeut à moort -ou presque-. Si tu n'as pas (encore) vu ton petit dernier grandir avec la fulgurance d'un bouquet final, tu peux pas comprendre.
Bref, quand la maîtresse est contente de toi, tu gagnes des bons points, et je n'y vois rien à redire. On donne bien des sardines aux otaries, et tout le monde trouve ça normal, hein.
Là où je trouve ça bizarre un peu, c'est que quand tu en as amassé dix, tu gagnes non pas une image, comme de mon temps et sûrement du tien où y a pas à dire c'était chrétien, mais -tiens-toi bien-


-vraiment bien-     un Privilège.


C'est moi toute seule ou toi aussi tu pensais que les privilèges avaient été abolis il y a de ça un certain nombre d'années, hum?

(Pour les curieux et je sais qu'il y en a, les privilèges en questions sont genre: descendre cinq minutes plus tôt dans la cour de récré et faire un jeu collectif, choisir son voisin de table, faire copier ses devoirs ou sa poésie par la maîtresse, ce que je trouve mignon comme tout.)

vendredi 3 octobre 2014

C'est marre.

Mes petits zamis je serai brève. J'ai un rhume comme il n'est pas souvent donné d'en voir ni d'en avoir. Mais ça ne m'étonne pas, vu la couleur et la consistance de ce qui sort du nez de mes petits élèves et bon appétit. Il n'y a rien de plus monotone que la vie d'une maîtresse de maternelle, hein.
N'empêche, maintenant c'est plus ce que ça a été. Je veux dire: c'est moi ou les enfants d'aujourd'hui ne savent plus se moucher?
Enfin bref, tout ça pour vous dire que je suis enrhumée et c'est marre.

Heureusement qu'il y a Crevette. Ce matin, pendant la gymnastique, Crevette chantait Un jour mon prince viendra, et quand je lui ai demandé comment s'appelait son prince, elle m'a regardée, stupéfaite de mon ignorance crasse, et répondu Ben c'est maman, tiens! 
Enfin bref, mes élèves savent tout mieux que moi, et c'est marre.
Parce que Puceminus a toujours d'affreux bouchons dans les oreilles qui la font parler vraiment très fort je l'ai emmenée chez l'ORL. Trois quart d'heure d'attente et je n'exagère rien trois minutes top chrono de consultation, oh les affreux bouchons de peaux squamées la faute à tes tout petits conduits auditifs, tiens deux petits coups d'aspirateur à bouchons et je te les enlève tu entends mieux maintenant? ça vous fera 55 € ma petite dame vous payez à la secrétaire en sortant (et Dieu bénisse les bouchons d'oreille de peaux squamées) (et bon appétit, aussi). 
Enfin bref, si j'ai pas au moins un enfant qui devient ORL, c'est marre.

Sinon George s'est marié, je vous l'ai dit? et enfin bref c'est marre.

mercredi 1 octobre 2014

Mon cher George,


Je suis désolée de te le dire, mais même à l'école dans la salle des maîtres,

tu n'es plus le bienvenu.

dimanche 28 septembre 2014

Noir (je vois la vie en)

Quand je pense que j'ai fait samedi 6 heures de voiture pour aller à Nantes fêter les 70 ans de quelqu'un de ma famille, alors que j'aurais dû être à Venise pour mon mariage, non mais quelle terrible erreur d'aiguillage, hein.


mercredi 24 septembre 2014

Des niouses de maille scoule en vrac et en veux-tu en voilà.

- Figurez-vous que mon ATSEM, qui pourtant en a vu d'autres, était toute retournée l'autre jour, parce que mon ex-élève petit G. et ses bonnes grosses joues, après qu'elle l'a grondé à la cantine, a spontanément posé sa tête sur ses bras (ce à quoi elle n'a rien trouvé à redire), avant de lui tirer la langue derrière sa frange et de lui faire un joli petit doigt d'honneur (boudiné, le doigt)( mais d'honneur quand même).

- Je ne vous raconte pas sa tête, la pauvre, quand l'après-midi même, -après avoir humé d'un air professionnel que je lui envie le fumet dans la classe-, elle a demandé au petit assis à côté d'elle s'il avait fait caca dans son pantalon, et qu'il a prestement fourré ses doigts dedans, pour les lui exhiber fièrement sous le nez, Oui, j'ai fait!

- Une maman, ce matin: "j'espère que [son fils],  il n'est pas un peu trop surdoué, hein, ça m'embêterait".

- Un petit élève a dit à une amie de sa mère qui lui demandait le prénom de sa maîtresse que je m'appelais Henri IV.
Veuillez vous adresser désormais à moi avec tout le respect dû à mon rang, je vous prie.

- Un autre nous a dit à l'heure de la récréation qu'il avait, la veille, mangé un soutien-gorge. Tout le personnel de l'école s'est concerté, même les gars de la mairie qui nous repeignent le préau s'en sont mélés, pour essayer de deviner ce qu'il avait bien pu manger. On penche pour le sucre d'orge, mais personne n'ose demander confirmation aux parents, c'est malin, on ne saura jamais.

- Une maman: "ah bon, le TAP c'est payant maintenant?  je peux l'avoir gratuit jusqu'à 15 heures??"

- J'adore mon métier, je vous l'ai déjà dit?