Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mercredi 25 mai 2016

Pince-moi je rêve.

Pince-moi je rêve, le dernier film de Mads, Men and chicken est sorti à Chartrescityville le jour de sa sortie en France, alors que, (sans vouloir être médisante) (ce n'est pas du tout mon genre, vous savez bien), la programmation de l'unique ciné de la ville est bien merdichonne en général. 
(L'Ours qui lit par-dessus mon épaule dit que Ça doit se savoir qu'il y a des fans une fan de Mads par ici et que Ça en dit long sur la qualité du film si c'est projeté à Chartres). (Mais c'est la jalousie qui l'étrangle, je crois.)

euh. Mads?

jeudi 19 mai 2016

Dites-moi bien franchement.

Dites-moi bien franchement d'abord, il y en a d'autres qui pensent comme moi que cette initiative est une bien drôle de chose? Pas plus de 100 smics pour les patrons, hein, ces salaires, c'est indécent nan mais quoi, on est bien d'accord, mais pas moins non plus, faut pas pousser. 97 smics seulement? attends, on a beau être de gauche, nous, eux c'est des grands patrons, quand même.

Dites-moi bien franchement aussi, il y en a d'autres que moi qui se doivent de partager sans réserve le peu de tout ce qu'elles ont de bien avec leur fille aînée, tee shirts, pulls, maquillage (et souvent même à l'insu de leur plein gré, même, si j'en crois le nombre de fringues roulées en boule retrouvées par terre dans les coins sombres de la chambre de l'adoleschiante), sans que la réciproque soit possible, il n'y a qu'à entendre les hurlements de putois sauvage poussés à la seule évocation de la possibilité hypothétique éventuelle d'un emprunt de tee- shirt quelques heures à ma fille, kou-wâââ, le tee shirt que j'ai acheté à Brandy M* à Pariiiis mais t'es juste pas sérieeeuse, là? (Je passe pudiquement sur une des (innombrables) oppositions formelles à ce prêt : la certitude que je vais le déformer.)( Je suis une grosse vache difforme aux yeux de ma progéniture, ce n'est plus un secret, allez.)

Dites-moi bien franchement encore, il y en a qui pensent que je suis un peu dingue d'avoir prévu dans les jours qui viennent trois pique-niques avec mes petits élèves? Je vous jure que je ne sais pas comment c'est possible, et pourtant, trois pique-niques, oui c'est ça. (Je suis prête à tout entendre.)

Dites-moi bien franchement pour finir: sachant que Mads est juré au Festival de Cannes jusqu'à dimanche soir très précisément et qu'il n'a pas de projet particulier dans l'immédiat, je le sais parce qu'il a prévenu dans une interviouve qu'il avait tellement travaillé cette année qu'il n'aspirait qu'à un bonheur simple: s'asseoir sur le banc de son jardin et regarder la vie passer (c'est que c'est un poète, mon Mads), sachant cela donc, il y en a qui pensent qu'il n'est pas formellement impossible qu'après avoir remis ses palmes à Cannes, et avant de retrouver son banc à Copenhague, Mads fasse un petit crochet par Chartrescityville  et assiste incognito lundi soir à la pièce de théâtre de sa plusse grande amoureuse française et internationale, hum? (là, par contre, faites bien attention à ce que vous allez me dire).







Mais  NAAAN, c'est le 23, Mads!! (pfff.)

lundi 16 mai 2016

Vrac, micmac et foutrac du lundi soir férié.

- L'Ours mon mari, est un très gentil garçon. Nos filles me disent régulièrement que Pourvu que je trouve un garçon aussi gentil que papa, pour tout vous dire. L'Ours est un très gentil garçon, donc, et quand je lui ai demandé de me rapporter ELLE l'autre matin en allant chercher le pain, parce qu'il y avait Adjani en couve et qu'entre elle et moi c'est une longue histoire, il l'a fait. Sauf qu'il l'a pris en tout petit format pour mémère qui prend le train et que je le voulais en grand format collector. J'ai râlé, donc. Plus tard dans la journée, je lui ai dit que Pour te faire pardonner, cueille-moi je te prie un peu de lilas, que j'en fasse un bouquet. Comme il est un très gentil garçon, il s'est exécuté. Sauf qu'il en a cueilli tellement qu'il ne reste plus rien sur l'arbre, que j'ai dû utiliser tous les vases que j'ai pu trouver pour faire des bouquets un peu partout, qu'on est envahis et ça pue le lilas dans la maison. J'ai râlé qu'il n'avait pas le sens de la mesure. 
(Il a beau être un très gentil garçon, il a dit que que je le faisais chier.)

- (envers et contre les -mauvaises- critiques), j'ai adoré Le livre des Baltimore de Joël Dicker, il y a du Owen Meany là-dedans.
En revanche, j'ai été traînée de force devant L'avenir da Mia Hansen-Løve, et c'était chiant comme un verre à dents, je ne vois même pas ce que je pourrais dire de plus.

- Avec Névrosia, nous ourdissons en secret de sombres complots:






- tss tss, cinq seulement?? N'importe quoi.

- Et ce soir, la répète générale déjà, mandieumandieu!


jeudi 12 mai 2016

Brèves de maternoche -tout en beau Danois, comme de bien entendu.

(Parce que Mads est à Cannes en ce moment, certes, mais Mads est d'abord et avant tout sur mon blog, il ne faudrait peut-être pas l'oublier.)



Quand je dis allez ma cocotte! à une petite élève
et qu'elle me reprend gravement:
 Chuis pas une cocotte, chuis une poulette, elle m'appelle, maman!


Quand je demande à un petit élève ce qu'il a fait pendant son long week end de quatre jours
 et qu'il me répond
Ben j'ai mangé quatre fois, j'ai dormi quatre fois, j'ai pris quatre fois mon petit déj, et j'ai fait quatre fois pipi.


Quand un petit à qui je demande d'arrêter de faire des couneries me répond
Ooooh, tu m'saoules!



Quand une maman m'offre une tablette de chocolat
parce qu'il paraît que j'ai dit aux enfants que J'ADORAIS le chocolat.



Quand j'ouvre le local à vélos à l'heure de la récré
(pardon pour la rediffe, mais je l'aime beaucoup, celle-là).



Quand j'attaque mes évaluations de fin d'année




Quand mes collègues me demandent si j'ai fini les cadeaux pour la fête des mères.



Quand avec les collègues on ne sait pas encore 
si l'année prochaine on fait
 des classes de TPS PS/PS MS/MSGS/MSGS
ou TPS PS MS/ PSMS/ MS GS/GS
ou TPS MS/ PS MS/ MS GS/ MS GS
ou TPS GS/ PS MS/ MS/GS




Quand, dans le coin-dînette  je vois un petit se traîner à quatre pattes
tiré par une laisse imaginaire
et recevoir à manger dans une assiette par terre,
que je demande Dis donc il est mignon ton chien, comment il s'appelle?
et qu'on me répond avec les yeux au ciel
C'est pas mon chien, c'est mon nenfant.

mardi 10 mai 2016

Les siamoises.

Bellzouzou l'aïeule , elle a une soeur jumelle pas jumelle, mais esspliquez moi la différence entre des soeurs jumelles et des soeurs pas jumelles mais qui vivent constamment l'une sur l'autre, habitent deux maisons mitoyennes depuis plus de quarante ans, et ne sont jamais séparées l'une de l'autre plus de trois semaines de rang, je dirais, -il y en a une qui aime la montagne et l'autre les îles grecques, elles ne passent donc pas leurs vacances ensemble, mais c'est bien là leur unique point de désaccord-. Bref, l'aïeule a une soeur pas jumelle mais jumelle quand même, à tel point que l'autre jour, elles étaient carrément habillées pareil, mais c'était pure coincidence m'ont-elle dit alors que je me foutais d'elles, et l'une d'entre elles a tenu à préciser que meuh nan on n'est pas pareilles j'ai enlevé le petit coeur, tu vois bien.

Et à l'instant, je me rappelle une chose:
figurez-vous que les frangines ont eu pendant des années le même papier peint à fleurs dans leur salon
 (mais pas de la même couleur, hein, elles vont vouloir préciser tout de suite, chuis sûre).


dimanche 8 mai 2016

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir

(Euh. Est-ce que ce serait possible de rembobiner ce week end, depuis mercredi soir donc, ça m'obligerait?) (et ça me permettrait de finir Le livre des Baltimore, de Joël Dicker, très bien, ma foi).

La bête féroce a bien des soucis, figurez-vous que les affreuses -énormes- pies qui ne lui ont fait rien que des misères l'année dernière sont revenues pour la persécuter, lui battre des ailes dans la figure en poussant des cris de cochon (parfaitement) trèèès fort dès qu'elle sort une moustache dans le jardin. Ça n'en finira donc jamais, ces histoires de pies, ai-je pu lire dans les magnifiques yeux jaunes et désespérés de la Bête Féroce tout à l'heure (je vous jure).
Expliquer aux pies que la bête féroce n'a pas attrapé le moindre oiseau depuis neuf ans au moins, et que pour grimper en haut du prunier et s'attaquer à leurs oeufs il faudrait qu'elle eût un peu plus de courage que ça et moins de bidoche aussi, ça serait en pure perte, les pies sont déterminées à faire la peau, ou ça m'en a tout l'air.

Le mois de mai, ah, parlons-en un peu de celui-là.
Le mois de mai, c'est une expo à finir de préparer, un pestacle devant les parents (il y en aura un autre en juin, hein, ne paniquons pas), une fête des mères (mais il y aura aussi une fête des pères en juin, hein -air connu), et des éval' à mettre en route avec mes petits élèves,
le mois de mai, c'est un Festival de Cannes que je vais suivre de très près, trèèès trèès prèèès, même (mais à distance, hein),
le mois de mai, c'est des répètes, des répètes et des répètes, une générale, une première pour de rire chez un copain (on joue dans son salon et on invite les copains) et une grande et unique représentation au théâtre de Chartrescityville (enfin: dans un petit théâtre de Chartrescityville, ne nous emballons pas non plus),


(absolument rien à voir, mais je trouve que Mads, là, on dirait moi quand j'ouvre le local à vélos à l'heure de la récré).

mercredi 4 mai 2016

(Une nouvelle folle nuit avec) Jean-Louis.

Folle nuit, c'est peut-être un bien grand mot, vu que preumso je n'étais pas vraiment seule avec lui, deusio que tous les autres avaient entre 43 et 63 ans (on avait même devant nous un gars en blouson Chevignon) (je n'invente rien) (et je sais ce que vous allez me dire: il avait peut être un blouson avec écrit Chevignon en grosses lettres dans le dos, mais n'empêche: il était devant nous) et que troizio j'étais couchée avant minuit.
Mais c'était Jean-Louis, il y avait les copains (ceux de la fosse, hein, parce que ceux qui avaient réservé leur place assise on leur a pas causé de la soirée- et comme il paraît qu'ils n'ont pas vraiment eu le son du concert en plus, ça a dû leur paraître long, les pauvres), et (en plus du gars en blouson) il y avait tout plein de vieux qui portaient leur pull à la taille, ce qui a bien fait marrer Brisefer. (N'empêche, quand il a commencé à avoir bien chaud, qui c'est qui a porté son pull comme un pauvre gars coincé dans les années 80, je vous le demande?)

mercredi 27 avril 2016

Je dis ça comme ça, chère Madame l'Education Nationale, avec un peu de Mads Mikkelsen dedans, ça serait encooooore plusse mieux.

[Et rien à voir: mais ayez une pensée compatissante, je vous prie, pour l'Ours qui, en se rasant (les joues), s'est trouvé un poil blanc sur le torse (cherchez pas). ]

dimanche 24 avril 2016

(Tu n'es pas obligé de me croire, mais) c'est déjà l'heure du pagranchoze du dimanche soir.

(Tu n'es pas obligé de me croire, mais) Puceminus a fini de déchiffrer ses deux morceaux d'examen. Je répète: f-i-n-i d-e d-é-c-h-i-f-f-r-e-r ses d-e-u-x morceaux. Qu'elle a eus il y a même pas huit jours. A mon avis, son prof risque grave la fracture de coccyx demain. (Prépare-le un peu à l'idée en arrivant, j'ai dit à ma fille). (Nan, en vrai je lui ai dit que c'était l'effet Clair de lune, le morceau que tu mets six mois à travailler tellement il est dur, mais qu'ensuite presque n'importe quoi te paraît facile à côté).

(Tu n'es pas obligé de me croire non plus, mais) dans un peu moins d'un mois, mes amis théâtreux et moi aurons peut-être  enfin réussi à jouer notre fameuse pièce devant un vrai public. Les désenchantés ça s'appelle et crois-moi jamais pièce de théâtre n'a aussi bien porté son nom.

(Tu n'es toujours pas obligé de me croire, mais) la semaine prochaine je vais voir Jean-Louis en concert et rien que d'y penser j'en bave (et je ne vous parle même pas de ma culotte) (pardon).

(Tu n'es pas obligé de me croire, mais j'ai vu Quand on a 17 ans de Téchiné, et a-do-ré cette histoire, cette façon de filmer les saisons, les acteurs, j'ai adoré tout tout tout. L'Ours a aimé moins que moi, mais il n'a pas détesté non plus, d'autant que l'histoire se passe dans les Pyrénées et que ça a été l'occasion pour lui de faire partager sa sciences à tous, en faisant ses petits commentaires pendant le film Ah ça!  mais ça a été tourné à Bagnères- de- Luchon, j'en suis sûr, je reconnais la vallée, genre. Tu lis bien: l'Ours partage ses petites impressions perso tout (très) fort pendant le film avec les autres spectateurs qui ne lui en demandent pas tant. Je me demande s'il ne devient pas un peu sénile, pour te dire.


(aucun rapport, mais) l'autre jour, tandis que j'écrivais le zéro au tableau,
un petit m'a dit que
Je le connais le zéro: c'est comme Zéronique

(et ça m'a fait rigoler, quoi).

mercredi 20 avril 2016

Le piano par les cordes.



Le prof de piano de Puceminus, il est un peu tête en l'air, on s'en souvient.
Puceminus elle n'est pas toujours courageuse du piano, on va dire aussi, et comme sa soeur en son temps, elle est du genre à laisser traîner les partoches des jours et des jours au fond de son sac sans que ça lui pose le moindre problème personnellement.

N'empêche, Puceminus se souvenant qu'à force d'être flemmasse du piano, elle a foiré l'an dernier son examen de fin d'année (et de cycle), s'était dit que cette année on allait voir ce qu'on allait voir elle attraperait le piano par les cordes (s'il vous plaît) et qu'elle se mettrait à bosser ses morceaux dès qu'elle les aurait, fissadardare et sans perdre une minute. (Pour tout vous dire, je crois que je l'avais *un peu aidée* à prendre cette décision.)

C'est ainsi que lundi soir, elle est rentrée avec ses morceaux sous le bras et sous mes yeux zéblouis s'est tout de suite attelée à déchiffrer le Mozart, d'abord, parce que Mozart c'est beau hein, main droite main gauche et les deux ensemble, mardi soir pareil et mercredi après-midi aussi, que je ne reconnaissais pas ma fille c'était plus la même on me l'avait changée et le déchiffrage qui avançait avançait avançait on en avait la bave aux doigts  (je viens d'inventer cette expression, parfaitement).

Tout ça pour recevoir, il y a quelques minutes à peine, un mail du prof qui lui annonce que pardon mais il s'est trompé de partition, ce n'est pas le troisième mouvement de la Sonatine de Mozart qu'il va falloir jouer à l'examen, mais le premier mouvement de la sonate II. (Mais ce morceau-là est plus facile, si c'est pas de la chance, ça, ajoute-t-il.)

dimanche 17 avril 2016

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

Dimanche soir de reprise, pourrais-je ajouter, si ça ne me donnait pas la gale aux dents.



L'Ours et moi on s'est bien plu à Barcelone,
on a fait bombance de tapas, de soleil et de Gaudi,
- mais on a grimpé à Montjuic à pieds quand tout le monde prenait les oeufs
et on est redescendu en oeufs quand tout le monde redescendait à pieds,
-on aime bien se singulariser, parfois.



Message personnel à Brisefer:
dans le métro de Barcelone, on te fait dire que Clémenceau racontait n'importe quoi.

A part ça, je vous préviens, je vais suivre à foooond  le festival de Cannes cette année, devinez pourquoi.

[Le dernier Lemaitre, ah oui. Mandieumandieu que j'avais hâte de le lire, çui-là. Il m'a fait quatre jours à Barcelone, parce que je n'avais pour lire que pas bien longtemps avant de sombrer de fatigue; pardon, mais j'ai trouvé l'intrigue et l'écriture dignes d'un roman de gare par moments, j'ai lu jusqu'au bout, mais bof, quoi. Dites-moi votre kikekoicekeske vous en avez pensé, ceux qui l'ont lu, ça m'intéresse.]

jeudi 7 avril 2016

Bien le bonjour mes zamis, je passe en coup de vent parce que voyez-vous, c'est vacances, et on a quand même un peu autre chose à faire que de rester devant son ordi pendant les vacances, comme le dit l'Ours avec son oeil lubrique (parce que son oeil va mieux et est redevenu lubrique, du coup, merci de demander), et comme je te le dis moi aussi avec mon oeil sec, genre: ranger ses papiers, mettre de l'ordre dans son jardin et briquer sa maison pour le grand nettoyage de printemps, -nan mais c'est seulement chez moi que la poussière repousse si vite ou il y en a d'autres qui sont aussi confrontés à cette misère?

A part ça et vrac micmac et foutrac, je suis sur le départ pour Barcelone en doudou croque love avec l'Ours, -si tu as des bons plans à faire partager, c'est toudsouite je te prie-, j'ai fait le plein de livres très miam, et sur le dessus de la pile il y a le dernier Pierre Lemaitre dont on m'a déjà dit le plus grand bien (j'avais adoré Au revoir là-haut, j'ai hâte, hâte, hâte),  vu Rosalie Blum de Julien Rappeneau au ciné - j'ai bien cru pendant la première demi heure que j'aurais mieux fait de rester chez moi, et puis quand les choses s'expliquent et s'imbriquent petit à petit, ça a commencé à m'intéresser un peu, et au final ça se laisse regarder avec plaisir même si ça ne casse pas trois pattes à un canari domestique- et Shame de Steve McQueen (le jeune) dans mon canapé (à ceux qui ont vu le film, -trèès bien par ailleurs-, ce Michael Fassbender, quand il sort de la douche, c'est moi ou bien (nan rien) (oh. my.)?

(Mads aussi, il a l'oeil lubrique, je trouve
à force de lire et relire ma lettre pendant ses longues heures d'attente sur les tournages.)
Soyez sages, et je reviendrai.

lundi 4 avril 2016

Du droit consti et de la prostate

Il est pas un peu fou, mon fils, des fois?
(et son grand-père aussi, vu que je soupçonne fortement l'aïeul de lui avoir soufflé l'idée.)

vendredi 1 avril 2016

Du poisson.

La vérité, c'est que je ne suis pas très douée en poisson d'avril.

D'abord, je suis très bon public, je crois toujours tout. Tiens, cette année encore, j'ai marché au poisson d'avril de l'Echo-les-bons-tuyaux, le canard de près de chez moi. Je sais depuis une heure seulement que c'était une blague. Parce qu'on me l'a dit. (Ne commente pas, tu me feras plaisir)

Et tous les ans je m'émerveille de ce que j'entends raconter ici et là et je me promets de faire une mémorable poiscaille la prochaine fois, j'y pense puis j'oublie et l'année suivante immanquablement, je sèche j'ai aucune idée et mes poissons d'avril sont tout pourris. Quand je dis tout pourris tu peux me croire, ça ne fait rire que mes petits élèves et peut-être aussi que ça pourrait éventuellement faire rire ma mère qui ne comprend jamais les blagues de toute façon ou alors les blagues très nulles comme je sais les faire au 1er avril. Elle aussi, elle est forte en blagues pourries. [Pour te donner une idée, elle a appelé tout à l'heure pour nous faire croire que son idole de toujours (chacun la sienne), Roberto Alagna (ne te sens pas obligé de commenter non plus) (tu pourrais la vexer, en plus), venait chanter dans sa petite ville de province (en réalité, il chante à Nouille Yiorque, et c'est retransmis au Pathé du coin). Le poisson d'avril de ma mère cette année c'est ça, tu vois. Et j'y ai cru, en plus (je te jure).]

Bref. Je suis de notoriété publique nulle pour les poissons d'avril donc, et je ne comprends pas pourquoi ce matin au petit déje, Minipuce a eu l'idée saugrenue de me demander si par hasard je n'avais pas une idée de poisson d'avril à faire à sa copine E.
Rien de rien, je n'ai absolument rien en stock lui ai-répondu tout à trac, en revanche, si tu veux, j'en ai une bien bonne pour GrantAmour, si tu veux:  tu lui envoies un texto très bref Je te plaque tout est fini entre nous. 
Voyant la tronche de ma fille, je me suis empressée d'ajouter que Nan mais attends, tu le laisses mariner dix minutes  pis tu lui envoies que !!!Poisson d'avril!!!, hein, mais elle n'a pas trouvé ça drôle du tout, et je me demande bien pourquoi.


En attendant, on m'a collé dans le dos* ce matin le plusse magnifique poisson de toute ma carrière, je crois.

* avec cette discrétion d'un petit de quatre ans, sévissant souvent en bande, qui te réclame du kotsche, te colle un poisson de ses petites mains maladroites, puis, hilare,  s'empresse de te le décoller illico afin de te montrer comme tu t'es bien fait avoir. Le 1er avril, je suis toujours heureuse de faire ce métier.

mercredi 30 mars 2016

Le mystère dans ma maison.

Dans ma maison, il y a un mystère.
Le mystère de ma maison, c'est que les radiateurs se trouent les uns après les autres. Je te jure. Un beau matin je me lève et hop! un radiateur troué.
T.r.o.u.é, comme je te le dis. (Ça te le troue, hein?) (pardon).

Tu visualises, le radiaeur troué?

Et non, mes radiateurs ne sont pas de vieilles breloques rabougrites mais de jeunes radiateurs douze ans d'âge seulement, ce qui selon mes critères, les critères universels et les critères de la Fédération des radiateurs de France, est un âge très peu avancé en âge de radiateur.

Je te passe les détails des misères que ça me crée, un radiateur troué: la pression qui baisse dans ma chaudière, le thermostat qui devient fou, le froâd polaire qui envahit ma maison, la goutte qui me coule du nez, toussa. Sans parler de la tronche de mes radiateurs qu'on a l'impression qu'ils ont un trou qui saigne dans le coeur, visuellement c'est pas follichon, hein. (Un radiateur avec un trou de balle, on aura tout vu.) Et pour le Fen shui on repassera, tu te doutes bien.

Comment je vois que j'ai un radiateur troué, tu te demandes, vu qu'on ne passe pas sa vie à vérifier si on n'a pas, par hasard, un radiateur troué, tiens. Je le vois pas, je le sens, j'ai froid, je vais zieuter ma chaudière, elle est éteinte, je sais que je n'ai plus qu'à chercher le radiateur troué, je le trouve. Comment ça se passe quand je trouve un radiateur troué dans ma maison, tu te demandes aussi? Je n'en crois pas mes yeux, je le maudis, je pleure, et puis j'appelle mon plombier pour qu'il vienne changer le radiateur.

Bon alors le mystère du radiateur troué je voudrais bien l'éclaircir, vois-tu. Parce que les radiateurs ne se trouent jamais tous en même temps, mais bien les uns après les autres, genre à peine le plombier est-il venu en remplacer un que hop! c'est un autre qui se troue, à croire qu'ils se sont donné le mot. Le premier radiateur troué, c'était dans la chambre de Minipuce, et j'ai jamais voulu croire que ça s'était fait tout seul, j'ai accusé ma fille de l'avoir troué un jour de fureur avec une paire de ciseaux à ongles, il a fallu que le plombier m'assure que sissi, ça pouvait exister des radiateurs qui se trouaient tout seul, comme ça d'un seul coup d'un seul sans raison et très mystéreusement. Mais que c'était rare et que ça n'arrivait qu'une fois dans une vie, avec un peu de chance.
Je sais bien ce que tu vas me dire: que ah ben tiens pardi c'est mon plombier à coup sûr qui me les troue pour le plaisir de venir me les changer un à un. Désolée de te décevoir, mais j'y ai déjà pensé avant toi figure-toi, et dès le deuxième radiateur changé, je me suis postée derrière lui (le plombier, hein) du début à la fin de son intervention sans le quitter de l'oeil une seconde, et même qu'il a probablement cru que je ne cherchais qu'à entrevoir la raie de son cul.

Alors c'est bien simple, mon plombier ne sait pas pourquoi mes radiateurs se trouent, et personnellement je n'ai jamais entendu parler d'une histoire pareille, -et pourtant j'eeen ai entenduuu des choses dans ma vie tu peux me croire-, et j'aimerais bien ne plus jamais en entendre parler  de radiateurs qui se trouent pour tout te dire, qui se trouent chez moi en tout cas, alors celui qui s'amuse à venir tirer des coups de pistolet dans le coeur de mes radiateurs est prié d'arrêter toudsouite, il serait bien aimââble, merci.