Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 7 février 2016

Le petit jeu des questions / réponses (2)

Eléonore: le top 5 des livres que vous avez lus?

Belle du Seigneur d'Albert Cohen, Une prière pour Owen de John Irving, Lignes de faille de Nancy Houston, Une vie de Maupassant, Des souris et des hommes de Steinbeck.

Le film "reflex" que vous regardez en réponse à un besoin de chialance-romance-qui-finit-bien?

Ce n'est pas le genre de film que j'affectionne, mais récemment j'ai adoré Take this waltz de Sarah Polley, Soul Kitchen, une comédie allemande de Fatih Akin et dans un autre registre, Two lovers de James Gray. Ce ne sont pas vraiment des chialance-romances, mais ça finit bien à chaque fois.


Ce que vous aimeriez savoir faire de vos mains (merci à l'ours de ne pas lire, on ne parle pas de ça)?

Faire de belles photos, aménager mon jardin d'une façon jolie, jouer du violoncelle. de l'accordéon, de l'harmonica. Faire danser les cobras avec une flûte à bec, aussi, tiens, je pense que ça pourrait impressionner autour de moi.

Une ville que vous conseillez de visiter?

Chartres, parce que je suis amoureuse de ma ville d'adoption, Rouen, Troyes. A l'étranger, Amsterdam, Séville, Bruges.
Sinon, on ne me le demande pas, mais les plus belles balades que j'ai faites, c'était du côté de Granville, et sur la côte basque espagnole entre Hondarribia et San Sebastian.
Et j'ai tellement aimé Venise que j'ai peur d'y retourner un jour et que tout soit gâché. 

Ktl:  est-ce que tu as une vie sexuelle aussi épanouie que tes sous entendus le laissent supposer?

Voyons Ktl, tu n'es pas sans savoir que les vaches qui remuent tant la queue ne sont pas celles qui donnent le plus de lait.

est-ce qu'un jour on saura ce que tu as PRECISEMENT écrit dans ta lettre pour Mads ?

Il va falloir le lui demander.





Laclanso : c'est quoi ton secret ?

C'est drôle, parce que c'est une question qui a été posée à William Réjault, aussi.
Je trouve cette question assez mystérieuse, je réponds donc que mon secret, c'est de toujours pouvoir m'échapper par le rêve.

Mimi-je-rêve : Au fait, tu les préfères à quoi tes crêpes ?

beurre/sucre ou banane/chocolat

Cloc : je voudrais bien savoir comment tu t’asseois (en écrivant ça je me rends compte que c'est pas très clair, mais on va dire qu'on n'a rien vu)?

Comment je m'asseois? (t'es kiné ou de la police?);-) Tu veux dire : est-ce qu'il m'arrive de mettre mes pieds sous mes fesses comme mes petits élèves ou de lever les genoux comme Minipuce à table ? (Non, je m'asseois sur mon séant, merci, j'essaie de me tenir droite, parfois je croise les jambes, je sais c'est fou.)

Laurence : es-tu sensible aux odeurs?

Nan mais les filles, c'est quoi ces questions? Vous avez pris de la drogue ou quoi?

Anonyme : as-tu un tatouage (même inavouable)?

Désolée parce que ça m'aurait bien plu d'avouer que j'en avais un inavouable (gn?), mais je n'en ai aucun, nulle part, et même: je trouve ça laid et follement vulgaaaire (pardon).

vendredi 5 février 2016

Le petit jeu des questions / réponses (1)

Merci pour vos questions, j'ai de quoi bloguer pour des années, je vais répondre tranquillement, en plusieurs fois, si vous le voulez bien. (et sans blague, les filles, vous avez de drôles de questions, des fois, hein.)

Myriam : Est-ce que tu fais des teintures à tes cheveux ?

Hélas trois fois hélas, oui, mais si tu le répètes, je nierai (et personne ne voudra te croire, de toute façon).

Johanna: ce que tu détestes le plus dans ton (notre) métier?et inversement, ce que tu apprécies le plus.  

Je déteste les gens qui jargonnent et le côté moutonnant et corporatiste des profs, le fait qu'on s'estime heureux de n'avoir que 25 élèves par classe parce qu'on sait que ça pourrait être 30 comme chez le voisin, alors qu'on devrait se battre pour exiger d'en avoir seulement 15; je déteste être si mal payée.
J'aime ne jamais faire la même chose d'une année/journée sur l'autre, voir mes petits grandir à vue d'oeil de jour en jour, raconter des histoires en théâtralisant à outrance, travailler en équipe.

Nanou(du fin fond) de l'Anjou Il y a eu George, maintenant Mads, qui sera le prochain ? (paske Mads, bon...ça ne le fait vraiment pas ... tout à fait d'accord avec l'aieule) 

Nanou du fin fond de l'Anjou, tu vas prendre cher, je te le dis.




Anouchka974:  le n°2 après Mads ce serait qui pour vous? (en excluant "what else" et Mr l'Ours) 

Décidément.
Le numéro 2 (très trèès loin derrière, quand même), voyons: Adrien Brody, maybe?

Isa: Combien d'échanges de maisons avez-vous faits et où? 

Un certain nombre, maintenant : Amsterdam (deux fois), Espagne (deux fois), Italie, Portugal, Copenhague, Londres, Suède (un vrai coup de coeur), Croatie (ce que j'ai vu de plus beau, avec Séville et Venise, ever), Bretagne (presqu'île de Rhuys) et Paris, prochainement Stockholm cet été, j'espère, et le comté d'Hampshire en octobre.

où aimerais-tu aller le(es) prochaine(s) fois? 

Je retournerais bien partout, et puis j'aimerais découvrir l'Islande, la Norvège, et  le Monténégro.


que recommanderais-tu à quelqu'un qui souhaiterait se lancer?

De ne pas avoir peur. 

mercredi 3 février 2016

Tiens, un tag.

Figurez-vous que j'ai été taguée il y a quelque temps, pour raconter onze choses que vous ignorez sur moi. Ça faisait bien longtemps, dites donc. En revanche, je crois bien que c'est la cinquième fois que je reçois ce tag-là précisément, ce qui signifie que j'ai déjà dit quatre fois au moins que je n'aimais pas beaucoup le sur-commande, mais qu'en même temps c'était commode quand on n'avait pas trop idée de ce qu'on allait bien pouvoir raconter, tu penses, et que j'ai déjà fait au moins quarante quatre révélations, -nanmé très sérieusement, je me demande s'il y a des choses que vous pouvez encore ignorer de moi, au bout de tout ce temps, hein. 
J'ai déjà dit que je savais faire bouger mes oreilles, dire des cochoncetés en danois, que mon hamster de quand j'avais huit ans s'appelait Bouboule, que j'aimais bouquiner cinémater théâtrer potinetboireduthé avec les copines échanger ma maison pour les vacances, que j'aimais encore mon métier même si je songe souvent -mais jamais assez sérieusement pour le faire- à en changer, que je savais y faire avec les petits zenfants mais pas m'y prendre avec les zados et c'est bien ma veine en ce moment, que mes amygdales avaient repoussé après mon amygdalectomie, que j'aurais voulu avoir cinq enfants, que j'étais une grande rêveuse, alors qu'est-ce que je pourrais encore bien pouvoir vous dire, hum?

Je déteste les collègues qui se font mousser, photos à l'appui, sur le oueb ou dans la vie du plancher des vaches, moâ je fais ci et ça dans ma classe et oh et ah ça marche hyyyper bien ma façon de faire, je suis bienveillant(e) à mort avec mes élèves, je prépare ma classe tous les soirs jusqu'à pas d'heure, les nouveaux programmes sont à peine sortis que je les sais déjà par coeur tellement je les ai lus déjà, je me paie pendant mes vacances et sur mes propres deniers une formation privée trop de la balle et je le fais savoir, nan parce qu'il faut que les gens sachent que les enseignants consciencieux ça ne court pas les rues, certes, mais quand même il y en a, regardez-moi.
Bref, je déteste ces gens, et pire: je les trouve très suspects, pour tout vous dire. Sans blague, c'est pas un peu normal que tu fasses bien ton boulot, pourquoi tu as tellement besoin de le dire, enfin?

Je ne sais pas si je serai capable un jour de réaliser que Brisefer a *un peu* quitté la maison. Hier soir encore, en repassant le pyjama 5 team de l'Ours (je repasse les pyjamas, oui) (comment ça, je me fais mousser? comment ça, c'est normal que je fasse bien mon travail et que je repasse les pyjamas?), je me suis dit qu'on n'était plus vraiment une 5 team et pour un peu j'aurais versé ma larmiche, voyez un peu où j'en suis rendue  mes pauvres zamis.

Je ne me suis jamais rien cassé (au grand désespoir de la petite fille que j'étais, dont le rêve le plus fou était d'avoir un bras dans le plâtre -et de porter des lunettes, aussi-), à part la voix. Je casse beaucoup les pieds autour de moi, en revanche, il paraît.

Plus le temps passe, plus les choses me désolent. Une des choses qui me désolent le plus, c'est de constater combien mes enfants lisent peu. Je me souviens que mes parents se désolaient que je lise aussi peu quand j'étais (plus) jeune, et pourtant, qu'est-ce que je lisais, au regard de ce que lisent mes enfants. (#jevirevieille bique, je ne vous le fais pas dire).

Je suis une fille à regrets, je sais c'est mal et puis ça ne se dit pas, et puis il n'est jamais trop tard quand on le veut vraiment. Mais en fait si, il est trop tard quand même un peu, on le sait bien au fond. Je regrette de ne pas avoir appris à parler plusieurs langues, à jouer correctement d'un instrument, de ne pas être partie vivre à l'étranger quelques mois. Je regrette d'autres chose encore que je ne peux pas dire, mais j'en cause à tonton Sigmund dans ma tête.

(T'inquète, je gère).

J'essaie depuis toujours, et Puceminus tente régulièrement de m'apprendre, mais je suis incapable de rouler les R avec ma langue (c'est un peu la raison pour laquelle je me suis mise au danois plutôt qu'à l'espagnol), bien que ma langue soit très musclée et très longue et que je sois, de l'avis de certain, très habile avec (un dessin, peut-être?), et capable -entre mille autres choses- de toucher l'arrête de mon nez avec. Je suis sûre que je t'en bouche un coin, là, avoue.

Je ne pratique aucun sport, mais je passe l'aspirateur énergiquement très souvent.

Plus le temps passe, plus je confonds mes filles sur les photos. (Brisefer, non: il a toujours la même tête). Je suis sidérée ces derniers temps par le coup de vieux que prennent les gens de mon âge autour de moi, (et je ne veux surtout pas imaginer qu'ils puissent penser la même chose de moi, merci).

Un jour, j'ai vu Mads Mikkelsen comme je te vois, je suis presque sûre de ne jamais te l'avoir dit. D'ailleurs, quand je l'ai raconté à droite à gauche, tout le monde ou presque a cru que je mythonais à mort (les autres ne savaient pas qui était Mads Mikkelsen). J'ai accroché au-dessus de mon bureau la photo où il me tient amoureusement par l'épaule, et où je le regarde avec les yeux de l'Amour, lui ne me regarde pas: il regarde l'objectif et ça pourrait bien m'avoir légèrement vexée sur le coup mais en fait non, parce que là maintenant tout de suite à l'heure où je te parle, il me regarde tendrement, et on est bien tous les deux.

Ce blog a dix ans, bientôt.
Il tourne un peu en rond en ce moment, il manque d'inspiration, faites pas comme si vous ne l'aviez pas vu.
Je me suis bien amusée, j'y ai rencontré pour de faux et aussi en vrai de bien belles personnes, avec une certaine, c'est à la vie à la mort, même.
J'y ai passé beaucoup -trop- de temps vous dira l'Ours qui regrette régulièrement que je n'utilise pas mon temps libre et mon savoir faire ailleurs, suivez mon regard.
Je suis un peu fatiguée, je regrette que certains de mes blogamis ne bloguent plus, que seul un lecteur sur trente en moyenne laisse un commentaire avant de partir, j'ai régulièrement envie d'en finir, et en écrivant ceci je me sens déjà un peu soulagée, comme si j'allais m'arrêter, maintenant. Je rêve souvent d'aller cultiver mon jardin, de passer à autre chose, ailleurs, et que ceux qui m'aiment prennent le train, j'ai souvent envie de vous dire Au revoir, mes amis, c'était bien.
Mais ne croyez pas pouvoir vous débarrasser de moi aussi facilement, je reste encore un peu quand même, et tant pis pour vous. Jusqu'à ce que Mads me paie un aller simple pour Copenhague en tout cas, ce qui nous laisse encore un peu de temps devant nous, voyez comme je suis lucide.
Et pour fêter dignement nos dix ans, mon blog et moi (on a pris la grosse tête) on a décidé d'aller jusqu'au fond des choses: on vous propose de répondre à vos questions, comme sur les blogs des grandes stars (des fois qu'il persiste encore une petite part de mystère en nous) (et histoire que ça dope un peu le nombre de comm', aussi). Lâchez-vous, mes amis, parce que Madsou vous le dit:

samedi 30 janvier 2016

Hier midi, à notre cantine habituelle, Thémilia a mentionné en passant le fait que a y est, son fiston du même âge que Minipuce -ils ont  fait la petite et la grande école ensemble- avait terminé et rendu son TPE et que même c'était un exploit, vu que la deadline, c'était que mardi prochain.
Enoooorme coup de flippe de la Bellzouzou et coupage instantané d'appétit, nanméspapossiiibe que ce weekend il me faille troizenun faire saigner mes yeux en corrigeant les fotdortografe, imprimer et relier trente cinq pages en priant Jörmungdåndyggdrøn, le dieu danois des causes perdues, que le TPE de Minipuce soit terminé à l'heure qu'il est. 
Un sms affolé à ma fille séance tenante et un mais tk je gère, la date de remise c'est selon la section et le lycée, le mien est à rendre pour la troisième semaine de février et il est *presque* fini en plus je te signale et pourquoi tu t'affoles toujours *pour rien* plus tard, j'ai pu continuer mon déj-potin tranquillou, sans plus penser à un TPE de tout le repas (le bonheur, ça s'appelle, je crois).


mercredi 27 janvier 2016

Laughing like idiots.

Aujourd'hui c'était deux sacré bonnes niouses coup sur coup, je prépare une farce à mes petits élèves pour demain matin, l'Ours a allumé un feu et je m'en vais faire des crêpes, si ça se trouve il y a Mads qui va me téléphoner, même.

dimanche 24 janvier 2016

Le vrémenpagranchoz du dimanche soir (tout en liens) (faute de mieux)

Merci aux copines qui m'ont recommandé d'emmener mes filles voir Mustang au ciné. Sinon, Les chevaliers blancs (ni blanc ni noir, mais assez dérangeant) c'est bien, aussi.

Comme il m'en faut peu pour rire, je ris.

Sinon, si vous me dites qu'on n'a repris le chemin de l'école que depuis  trois semaines seulement depuis Noël, je vous crois pas tellement j'ai l'impression que ça fait longteeeeemps.

Vrémenpagranchoz, méjavéprévenu. Racontez-moi votre week end (forcément) plus palpitant que le mien, qu'on ait quand même kekchoz à se raconter, hein.

mardi 19 janvier 2016

(Prends une bonne tranche de ) rigolade.

Deux collègues de l'école ont emmené leurs élèves à la piscine où l'un des deux maîtres-nageurs (à barbe noire) s'est présenté tout de go aux petits comme Jean-Noël, fils du Père Noël. Après réflexion, les collègues se sont demandé pourquoi le deuxième maître nageur (imberbe, mais néanmoins prénommé Gwenaël) ne s'était pas présenté comme son cousin germain, histoire de pousser la rigolade à son maximum.
Et tiens, en parlant de rigolade, quand notre toute jeune collègue à peine débutante nous appelle pour nous dire qu'aujourd'hui elle ne vient pas Elle est crevée, on en tient une bien bonne que tu m'en diras des nouvelles.

dimanche 17 janvier 2016

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

Un Brisefer en fin de partiels = qui n'a plus rien à foutre jusqu'à mercredi 
 esplique ses maths à sa petite soeur = quatre contrôles dans la semaine, -les profs sont dingues- 
sauras-tu les retrouver?

(Debussy, on aura ta peau) (un jour)

un petit bac de derrière les fagots en famille, c'est l'occase de constater que les aïeux Bellzouzou,
en dépit de tout ce qu'on aurait pu penser,
ne font pas une équipe de tonnerre

du tout du tout
aaah ça, trouver un nom de héros de la littérature byzantine du VI ème siècle
dont le prénom commence par un Y
et avec un W dans la troisième syllabe,  ils savent

mais pour un groupe de musique, un objet rond et bleu ou une émission télé
y a plus personne.

vendredi 15 janvier 2016

Vous me direz

si vous voulez bien
ce qu'il peut y avoir de pire
niveau énervement
qu'un vendredi matin en petite section
où tout le monde est là
et surtout la belle brochette de pénibles
pas de gastro pas de rhino et pas de varicelle
où on fête un anniversaire avec un gâteau à la crème -dégoulinante-
et où
misère
pour couronner le tout
il neige.

dimanche 10 janvier 2016

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

- Je suis bien à plaindre. L'autre jour, pour la première fois de ma vie, on (une petite jeunesse de tout juste 24 ans) s'est adressé à moi en commençant sa phrase par à ton époque. C'est bien simple, comme disait Philippe Manoeuvre (j'ai mes lettres), on m'apportait une fenêtre, je sautais.

(Je ne voudrais surtout pas que vous pensiez que j'ai parlé de fenêtre uniquement pour pouvoir placer ce gif de Mads, hein.)(message personnel pour ma mère, qui lit ce blog, c'est terrible: Bellzouzou l'aïeule, ferme les yeux, ne lis surtout pas la parenthèse suivante)
(ferme les yeux, maman, je te dis) 
(Je possède dans ma collection particulière un gif de Mads nu comme un ver qui remet son slip furibard en disant à une fille: "all right, I'm outta here, you missed out on the King of cocks", j'ai un peu de mal à le placer celui-là, si vous avez des idées, je prends volontiers).

- A ce propos, parfois, pas besoin de tonton Sigmund pour m'aider à y voir clair dans mes rêves comme dans de l'eau plate: j'ai rêvé que j'étais en voiture avec Mads et que l'Ours (qui conduisait) et moi, on l'entraînait à bien prononcer "dégueulasse" en français et on s'y reprenait à plusieurs fois, c'était difficile parce que Mads avait un accent danois à couper au couteau

.- L'autre soir, légère court-vêtue d'un brin de culpabilité, j'allai à grands pas à ma répétition de théâtre (oh! vous ai-je dit qu'on a une pièce sur le feu qui n'avance pas depuis deux ans?) avec une galette dans mon sac ( le brin de culpabilité, c'était parce je venais d'entendre à la radio pas plus tard que sur le chemin qu'une petite part de rien du tout de galette, c'était 500 calories droit direct sur tes hanches.)
En réalité, ça a été 1500 calories sur mes hanches et ailleurs aussi j'en ai bien peur, vu qu'il y avait un théâtreux qui avait pensé à en apporter une aussi, et une théâtreuse qui y avait pensé également et qu'on s'est tous senti un peu obligés de goûter les trois galettes, question de politesse élémentaire.

- A part ça, (message personnel à Claude Debussy, de la part de Puceminus), avoue-le que tu l'as fait exprès rien que pour embêter le monde, de mettre dans ton Clair de lune des bémols partout qui parfois ne le sont plus et puis qui le redeviennent tout à coup au détour d'un fourré, surpriiise, et des accords qui ne sont, chaque fois, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre avec tellement de notes que tu n'entends pas quand il y en a une fausse et que t'as même pas les doigts assez grands pour les plaquer comme il faudrait, le tout avec des doigtés pas possible nan mais où c'est que tu es allé chercher ça bonne mère, (saleté, va).

- [et côté lectures, le dernier Brigitte Giraud, Nous serons des héros  se lit comme du petit lait (ce qui est bien avec Brigitte Giraud, c'est que tu peux choisir n'importe lequel de ses livres au hasard, tu peux être sûr qu'il est (plus que) bien) et Ma mère du Nord, très bon Jean-Louis Fournier (mais là aussi, (ton blasé), comme d'habitude).


vendredi 8 janvier 2016

Brèves d'école maternoche.

Il y a quelque années, un con de collègue m'avait dit qu'il n'aimait pas l'histoire de Roule Galette, qu'il trouvait démodée. Ecoute bien maîcresse Bellzouzou qui connaît bien les choses, jamais de la vie on n'a inventé plus chouette histoire de galette, je crois pouvoir dire que je sais de quoi je cause, parce que je raconte Roule galette chaque année que le petit Djézusse fait depuis un peu plus de vingt ans et qu'en toute modestie, je la raconte tellement bien qu'ensuite, mes élèves me disent que la veille, avec papamaman ils ont mangé non pas une galette (peuh!), mais une roulegalette (tellement plus classe).

Heu-reu-se-ment que j'apprends de jolies chansons à mes petits élèves, choisies avec soin et validées par l'Education Nationale, hein. L'autre jour, sur la route du cinéma, j'ai donné la main à mon petit L. et j'ai eu droit sur tout le chemin nonstop à Au clair de la lune, j'ai pété dans l'eau (aaah ça, il était heureux comme tout d'aller au cinéma, ça faisait plaisir à entendre, hein)(au retour, je l'ai refilé à une maman accompagnatrice) et hier après-midi, il y a une petite cocotte qui s'est mise à chanter Ellecourtellecourtlamaladied'amour avec sa voix de tête dans la classe, qu'elle a vite eu fait d'apprendre aux autres, et qui c'est qui s'est couchée avec Sardou en stéréo dans les oreilles c'est bibi. Je m'en suis plainte ce matin au papa, qui m'a répondu qu'il fallait voir ça avec la mère que c'est elle qui lui fait écouter ça, ce que je ne manquerai pas de faire, ah ça va chauffer lundi matin.

Hier toujours, (non mais quelle journée, hein), alors que je m'inquiétais du temps qu'avait passé un petit aux toilettes, il m'a répondu que c'est parce qu'il avait fait caca. Cinq cacas, a-t-il ajouté, suscitant l'admiration instantanée de tous. La prochaine fois que tu veux impressionner un petit miochon avec pas grand chose, tu lui dis que tu as fait cinq cacas. Ne me remercie pas.

Toi aussi, Mads, dis-nous combien tu as fait de cacas.

mardi 5 janvier 2016

Bellzouzou mène l'enquête.

Un beau jour, peu après Noël, l'Ours est rentré de la boîte aux lettres et m'a tendu Tiens, voilà quelque chose qui devrait te faire bien plaisir une carte postale signée Mads.












J'ai eu trois secondes de BOUMBOUMBOUM au coeur, et puis après j'ai regardé les détails.

D'abord le cachet de la poste, un timbre hollandais et un timbre français, un tampon FRANCE, ça se présente mal, mais b.o.n.

La signature, ensuite. La signature de Mads, je vais te dire: je sais à quoi elle ressemble très exactement, j'ai eu le temps de l'examiner looonguement tant qu'il autographait à gogo devant moi, avant qu'on puisse faire notre love at first sight tranquillou tous les deux, tu vois. C'est pas celle-là.

Venons-en au coeur du sujet, voulez-vous. Je trouve ça hyyper mignon d'imaginer que Mads se balade avec dans sa pocket, outre ma lettre, une feuille de coeurs autocollants verts et jaunes à paillettes pour customiser les cartes de voeux qu'il envoie ici et là. Bon, hyyper improbable, aussi.

Enfin, un mystère. Mads ne m'a pas appelée par mon prénom exact, mais par un autre qui lui ressemble beaucoup, à une syllabe près, et avec lequel les gens confondent très souvent. Cela dit, ce sont deux prénoms rares et "hexagonaux", il n'y a aucune raison pour que mon Danois de Mads les connaisse et les confonde, est-ce que je confonds Ingebørg et Hilldegåard, moi?
Mystère donc, parce que "Mads" me connaît suffisamment bien pour connaître mon adresse et nom de famille, mais pas assez néanmoins pour savoir comment je m'appelle exactement, ce qui exclut le cercle des wonderful copines que j'ai dans un premier temps soupçonnées les unes après les autres, les pauvres, il y en a des certaines qui ont dû jurer sur la tête de leur stérilet.

N'empêche, j'ai tout de même reçu dans ma boîte aux lettres une carte de Mads à mon nom et (presque) prénom, avec un coeur brillant à paillettes et qui me souhaitait des lots of love pour 2016, et ça, c'est pas donné à tout le monde (n'est-ce pas?) Je serais donc très heureuse que Mads se dénonce, que je puisse le remercier de m'avoir fait rêver quelques secondes. (Parce que rêver, c'est tout ce qui me reste, j'en ai bien peur).

[Quant à toi, Mads, je ne te félicite pas du tout (du tout)].
c'est pas la peine de faire ton mignon.

Et n'essaie pas de changer de sujet
Mais moi pas.
Et en plus c'est toi qu'es pas content, nan mais je rêve.

vendredi 1 janvier 2016

Vrac, micmac et foutrac de début d'année (et Bonne Année quand même).

- Cette année, il m'arrive un truc de dingue. Il reste des chocolats dans les boîtes qu'on m'a offertes à Noël. Je répète: il reste des chocolats dans les boîtes. Dingue. C'est le début de la sagesse, (vous croyez)?


- Aucun rapport avec les chocolats. C'est juste pour vous montrer à quel point je suis heureuse de constater à chaque coin de rue la gigalomanie de mon maire (son ridicule, aussi, peut-être), qui se représente en Liberté guidant le peuple (quand on sait comment ça se passe à Chartrescityville, il est permis de rigoler)(pour rigoler, on peut regarder la tronche que tirent les adjoints qui ont l'air tellllement ravis d'être sur les barricades, aussi).

- C'est moi ou quand on commence à se couper les cheveux court on les coupe toujours de plus en plus court (toudaize filosoficaule kouestione)?



- A quoi j'ai échappé pour Noël, je vous le demande? Brisefer a porté ce tee shirt toutes les vacances et m'a dit qu'il avait songé à me faire personnaliser le même avec la photo de Mads.



- Et pour finir mes petits zamis, je vous souhaite l'année bonne, le transit intestinal imperturbable et les affaires prospères, et si vous êtes bien sages, pour commencer l'année en beauté, très vite je vous raconte la drôle de chose qui m'est arrivée pendant les vacances.
(sur ce, je vous laisse, je sais par expérience que l'Ours mon mari est toujours tout désorienté le premier janvier: c'est le seul jour de l'année où il se lève à 7 heures et demie au lieu de cinq, lendemain de fête oblige, où il n'a pas de pain frais en se levant et -last but not least- où sa piscine est fermée toute la journée, pensez s'il faut que j'aille m'occuper de lui.)

samedi 19 décembre 2015

Des (toutes) dernières niouses (édité).


L'autre jour, quand j'ai réclamé à mes élèves  "un petit quelque chose" 
pour agrémenter mon café (multi)quotidien, 
j'ai eu droit à un oignon cru,
-la prochaine fois, j'irai me servir moi-même dans la dînette, hein-.

autant vous dire que j'ai fait bonne bouche devant le Père Noël, le vrai
(Comment je sais que c'était le vrai?
je le sais,bande de rigolos,
parce que j'en ai vu, des images difficilement soutenables, dans ma vie, figurez-vous.)


Je crois que la dernière fois que j'ai approché une rock star pareille de si près
c'était en octobre dernier avec Monsieur Qui-vous-savez
c'est bien pour ça que je ne crois plus au Père Noël, d'ailleurs,
je sais maintenant qu'Il ne répond pas aux lettres qu'on lui écrit.


A part ça, je suis venue te dire que je vais me faire discrète ici, 
la faute à la prometteuse pile de bouquins sur ma table de chevet,
à un aller-retour express dans la Vendée sauvââge, 
à des évènements exceptionnels chez nous et je pèse mes mots
 (on va faire accorder le piano pour la première fois depuis 6 ans)


et last but not least, la faute à mon besoin de repos,

  l'autre soir, tiens, je voulais parler avec mon mari, 

de choses pourtant fort anodines ma foi, 
mais je ne trouvais pas mes mots,
à tel point qu'il a cru que ça y est c'est la sénilité précoce qui la prend 
et qu'il était prêt à m'emmener aux urgences
-mais je lui ai dit que non,
pas d'urgence pendant les vacances, je te prie.

Bonnes vacances, mes petits zamis, soyez sages, mais pas trop.

mardi 15 décembre 2015

Dans les grandes largeurs.

J'ai dans ma classe cette année une petite élève  qui a l'imagination *très féconde*, niveau doctorat je dirais. Quand elle te raconte sa vie, elle n'y va pas que d'une fesse, tu vas voir. Genre il lui arrive toujours des trucs dingues, elle a cinq grands frères, cinq petites soeurs et cinq raton laveurs, un jour un policier a tué son chien parce qu'il avait mangé son chat et sa grand mère aveugle a eu un accident de voiture en conduisant son petit frère malade à l'hôpital, ils sont morts tous les deux. En réalité, elle a deux parents et un frère et une grand-mère en excellente santé et une vie très planplan, et des pensées *un peu* morbides (et elle nous raconte par le menu les détails d'Esprits criminels qu'elle regarde le soir au lit avec sa maman, ceci explique sans doute cela.)
L'autre jour, je lis en classe Alice sourit, l'histoire d'une petite fille qui vit sa vie comme n'importe quelle petite fille, sauf qu'on découvre sur la toute dernière image qu'elle vit en fauteuil roulant.
A peine le livre refermé, ma petite élève qui lève le doigt.
Je regarde mon ATSEM, on échange un regard amusé, on sait déjà ce qu'elle va dire.
Maîtresse tu sais, ma mère aussi, elle est en fauteuil roulant.