Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

jeudi 21 juin 2018

Brèves de maternoche et vrac et foutrac de rattrapage (et avec, à nouveau, du pied de chaise de cuisine dedans).

 - Tu sais maîcresse, à la maison, j'ai perdu [je ne sais pas quel petit truc, ndlr]
- oooh, (feignant la compassion comme tu dois si bien savoir le faire en maternoche) (à moins que tu t'intéresses vraiment à tous les petits trucs perdus) (à la maison, en plus) tu vas sûrement le retrouver...
- ça m'étonnerait, parce qu'il est vraiment très perdu.

A un petit en tenue complète de foot aux couleurs de l'équipe de France:
- dis-moi un peu qui est ton joueur préféré?(et bien franchement, il aurait pu me répondre n'importe qui, pour ce que j'y connais, tu penses)
- bah!.. (évidence) c'est maman!

A une petite cocotte contrariée qui bougonne dans sa barbe en rentrant de récré:
- Qu'est ce qui t'arrive, R., ça ne va pas?
(toujours bougonnant) Nan! j'arrive chez moi, je claque la porte de ma chambre!

A part ça mes amis, c'est le mois de juin qui passe en bourrasque, comme tous les mois de juin, j'ai une Minipuce khâgneuse asteure et je gonfle tellement les tétés que je pourrais en tirer du lait sastrouve, l'Ours et moi avons un aperçu de ce qu'est la vie à deux depuis que Puceminus est partie se faire voir chez les Grecs avec les aïeux zouzou (plains-la, pauvre enfant)(pour trois semaines, en plus), la vie à deux à notre âge au mois de juin c'est pas bien folichon, on a juste envie de ne pas se coucher trop tard pour tenir le coup jusqu'au bout (la moooort?), pour tout te dire (je te fais rêver, là, je vois bien), je n'ai pas le temps d'ouvrir un livre et pourtant j'ai un tas de choses appétissantes sur ma table de chevet, et même presque pas le temps de penser à Mads, c'est misère.

Mais je me rattraperai pendant les vacances, chaton.

Et pour faire bonne bouche:
Tu me crois, si je te dis qu'aujourd'hui, on a reçu, bouche en coeur et ronds de jambe, un quatrième pied gauche? Tu devrais.
Comme j'en ai fini de jouer et que les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures (et que j'ai eu laaargement le temps de m'habituer à l'idée que j'aurai sept chaises de cuisine et jamais huit), je demande un remboursement sine die, et je ne te recommande pas (du tout du tout) Alinéa.

mercredi 13 juin 2018

Vrac et foutrac.

De plus en plus fréquemment, j'ai le sentiment d'être un peu en décalage générationnel avec mes petits élèves. Il y a eu l'affaire de la tablette, (oooh, ça vaaa, il y a prescription depuis le temps), celle du téléphone plus récemment, il y a quotidiennement des jeux ou des personnages de dessins animés dont on me parle et que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, et puis hier, (diiingue), pendant l'atelier de phonologie, on cherche des images d'animaux ou de personnages qui contiennent le son [z] (et c'est misère parce qu'ils entendent parfaitement [sss],mais pas [zzzz], -mais c'est une autre affaire-) il y a quelqu'un qui me saute immédiatement aux yeux (et aux oreilles) quand je le vois sur la table


mais je suis bien la seule, on me regarde avec des yeux ronds,

- mais (enfin!), les enfants, qui est ce personnage (voyons!) ??
- le Père Fouettard, maîtresse!

J'ai dû chanter Son nom, il le siiigne à la pointe de l'épéééé d'un Z qui veut dire Zorrooo, (ce qui a encore aggravé mon cas, je le crains.)

A part ça, mes amis, je suis jusquezaucou dans la semaine la plus terrible qui soit, avec du trac qui monte, du strass, du stress et des répètes tous les soirs ou presque avant toute une série de représentations avec ma petite troupe de la mort (je vous jure), on joue vendredi, samedi, dimanche (relâche le lundi, comme les pros, j'adoore!) et mardi, dans de petites salles ou chez des particuliers (on peut venir jouer chez toi, si tu nous invites. on est bons, en plus.), 
des répètes, donc, mais aussi quelques réunions ici et là, la chorale des petits devant les parents (et l'énervement qui va avec), la kermesse de l'école (et l'énervement qui va avec)(et encore: le barbecue avec les parents d'élèves d'après kermesse et l'énervement qui va avec je le sèche: j'ai répète.)
Donc tu me dis adieu dans les comm', c'est plus prudent, je ne suis pas sûre de revenir un jour.

mercredi 6 juin 2018

Sage-femme.

L'autre jour, je suis allée voir une sage-femme*.
Puceminus, voix suraiguë: Kwaaaaâ? tu vas voir une sage-femme? tu es croyante, maintenant??
(elle a confondu avec une bonne soeur, je suppose). Ma fille, 14 ans, le Brevet l'an prochain, moui moui moui.

*maman, noon, je ne suis pas enceinte. Je préférerais encore prendre un bouledogue, tu sais bien.

dimanche 3 juin 2018

La grande et looongue aventure de la chaise de cuisine.

Un jour, c'était il y a longtemps, c'était avant Noël dernier, j'ai dit à l'Ours qu'il allait nous falloir acheter d'autres chaises de cuisine (oui, je reçois dans ma cuisine, moi, je n'ai pas de salle à manger, figurez-vous) (mais j'ai une arrière-cuisine, en revanche) (je suis snob si je veux) (et donc je cuisine dedans alors que je mange dans ma cuisine)(je pourrais donc dire qu'en réalité j'ai bien une cuisine, c'est mon arrière-cuisine) et une salle à manger (c'est ma cuisine) (mais je sens bien que j'embrouille un peu les choses), 
il allait nous falloir des chaises supplémentaires, disais-je, parce quand on reçoit beaucoup de monde chez les Bellzouzou, on n'en a jamais assez (de chaises) et qu'avec une table particulièrement haute (y a-t-il des choses que vous ignorez encore de ma vie toute privée, dites-moi?), on ne peut pas ajouter juste un tabouret au débotté, c'est beaucoup trop bas par rapport à la table, résultat: on compte toujours très précisément combien de personnes on invite et on ne n'invite jamais une personne supplémentaire quand on a rempli notre ratio chaise/invité, j.a.m.a.i.s, c'est pas qu'on vous aime pas, c'est que c'est techniquement pas possible, sachez-le.
Et ça me pesait cette histoire de chaises, j'ai donc décidé d'en acheter plusieurs en sus, c'était une bonne idée, je trouve, non?

La mauvaise idée, en revanche, ça a été toutes les idées qui ont suivi.
D'abord, on a décidé de ne pas aller chercher nos chaises dans le magasin, parce qu'il était loin, en banlieue, et que ça nous barbait d'y aller alors qu'on pouvait se les faire livrer direct dans la cuisine (la salle à manger).
Ensuite, la (particulièrement très) mauvaise idée, ça a été de commander un nombre impair de chaises (c'était une idée très très mauvaise, j'insiste sur ce point).
Enfin, la dernière mauvaise idée, ça a été de commander dans le magasin dont le nom commence par un A et finit par un A, qui ressemble (un peu) à ik*ea, sauf que lui ça commence par un I et ça finit par un A, comme tu sais sûrement. Mais si on a commandé là, tu penses bien, c'est parce que c'est là qu'on avait acheté nos anciennes chaises et qu'on voulait que ce soye les mêmes, (tant qu'à faire).
Mais toutes ces idées, dont je ne savais pas qu'elles étaient mauvaises, je les ai eues, tu penses, et c'est bien ma veine.

Un jour, c'était il y a longtemps, c'était avant Noël dernier, en 2017, j'ai commandé trois chaises, donc.
Un autre jour, assez longtemps après d'ailleurs, j'ai été livrée (deux paquets) et j'étais bien contente. C'était avant de comprendre que probablement les chaises étaient conditionnées par deux et que c'est pour cette raison qu'il y avait deux paquets. Celui qui contenait le lot originel de deux chaises était intact, et l'autre avait été ouvert pour n'en laisser qu'une (chaise) (vu que j'en voulais seulement trois, et que c'était l'erreur très fatale, tu suis, un peu?), le carton était déchiré et écrabouillé, à l'intérieur c'était pas beau à voir. Et, pour couronner la reine mère, il n'y avait pas de quoi monter une chaise, vu que le gars qui avait retiré une chaise du lot, s'était gouré avec les pieds, on avait un mauvais pied. Le mauvais pied, c'est comme le mauvais oeil: quand tu l'as, tu es mal barré. En l'occurrence, ici, le mauvais pied, c'est celui qui est rigoureusement identique et non symétrique à l'autre, rapport aux trous (j'espère que je suis bien claire)(mais je n'en suis pas sûre), ce qui fait que tu ne peux pas les relier entre eux et que tu pleures(niches).

Bref. On a téléphoné au service après-vente, on était encore de bonne humeur, obtenu au bout de quelques jours un code pour rendre le paquet abîmé et au contenu non conforme à un relais-colis, où on s'est rendu une première fois pour s'entendre dire que le code n'était pas bon et ne passait pas et impossible de faire quoi que ce soit, puis une deuxième fois quelques jours après parce qu'il avait fallu entre temps redemander un code qui avait mis un certain temps à arriver là encore, on était un peu moins de bonne humeur mais ça allait encore: le colis était reparti et bientôt on nous livrerait une nouvelle chaise bien emballée toucomifo et avec deux pieds aux trous bien symétriques.
Quand on a reçu le colis, on a fait la danse du ventre et commencé à monter la chaise, on était impatient de s'asseoir dessus, pensez, depuis le temps qu'on l'attendait, celle-là.

C'est là qu'on s'est aperçu, enfer et putréfaction, que cette fois encore merdézut on nous avait fourgué deux pieds identiques et non.. (j'arrête)(je pars du principe que tu as compris mon problème de pieds) (parce que c'est marre de t'espliquer tout le temps).
On avait donc toujours en notre possession deux mauvais pieds. Et toujours le mauvais oeil pourrais-tu ajouter, si tu avais mauvais esprit. On n'était plus vraiment de bonne humeur. On a conversé avec le service après-vente, plusieurs fois et chaque fois c'était compliqué d'expliquer notre histoire de pieds aux trous pas symétriques, on a envoyé des photos, des schémas, on a refusé catégoriquement de retourner au relais-colis où on voulait nous renvoyer pour rendre les pieds parce que ça faisait déjà deux fois, hein, et que c'était une erreur qui leur était entièrement imputable; ils en ont convenu et, grands seigneurs, ont accepté de nous livrer à domicile un nouveau pied.
Ca serait bien que vous nous renvoyiez un pied parmi les deux qui, dans la boîte que vous avez ouverte pour nous, logiquement doivent vous rester sur les bras quelque part dans votre entrepôt, on aurait plus de chance de récupérer le bon, (et puis ce sont deux mauvais pieds (bien que deux bons pieds de notre point de vue, hein) que vous n'arriverez jamais à vendre, on leur a dit), 
mais si vous ouvrez une nouvelle boîte pour une raison ou pour une autre, de grâce (ça se voit qu'on était vraiment désespérés? ndlr), envoyez-nous les d.e.u.x pieds!!, on trouvera forcément le bon (et on vous renverra alors tous les autres). Oui oui vous avez raison, c'est ce qu'on va faire, ils ont dit.

Ce n'est pas ce qu'ils ont fait, parce qu'on a attendu deux mois au moins et que quand on a râlé que c'était bien long, il nous a été répondu bien aimablement que certes oui et veuillez nous excuser pour le délai de traitement de votre commande nous mettons tout en place pour vous satisfaire, mais la pièce vient chez notre fournisseur à l'étranger et il faut lui laisser le temps d'arriver, soyez patients et merci de votre compréhension.
On a donc été patients vu qu'il n'y avait pas grand'chose d'autre à faire, et de très mauvaise humeur pendant un certain temps, jusqu'à il y a trois jours pour tout te dire (pour mémoire, on avait commandé nos chaises avant Noël), quand on a fini par recevoir notre colis. Lequel ne contenait qu'un seul pied. Ils jouent à la roulette russe on dirait, on s'est dit lugubrement (parce qu'il n'était plus question une seconde de danse du ventre).

Est-ce que tu me crois si je te dis que c'était une fois encore le mauvais pied? Je te promets, jure et crache par terre. On s'est même demandé si ce n'était pas nous qui étions un peu concons à ne pas savoir monter une chaise (qu'on a pourtant montée en plusieurs exemplaires sans jamais aucun problème auparavant), on a vérifié mille fois, demandé de l'aide autour de nous, une double correction, une contre-expertise, et ce constat sans appel:
nous sommes désormais en possession de trois mauvais pieds.
(Et d'une humeur de dogue russe).
Nous ne pouvons toujours pas inviter la foule dans notre cuisine, nous connaissons le numéro du service après-vente et le numéro de commande par coeur, notre historique est long comme un jour sans fromage, il faut une demi-heure à notre correspondant, jamais le même tu devines, pour en prendre connaissance à chaque fois, et autant pour expliquer une nouvelle fois qu'il nous faut deux pieds symétriques et non identiques et quand on regarde la chaise bien en face, c'est le pied droit qu'il nous faut, le droit vous notez? pas le gauche, le gauche on l'a déjà en triple,
et si je n'ai pas encore perdu mon légendaire flegme (huhu), c'est seulement parce que je me suis dit que j'avais matière à faire un billet de blog, ce qui me rend toujours joyeuse, au cas où tu ne le saurais pas.


Ben j'en suis bien contente pour toi, chaton.

mercredi 30 mai 2018


Un lion a bouffé son yaourt comme un cochon à la cantoche, sauras-tu le reconnaître?

lundi 28 mai 2018

JourS de fête (encooore)

Je m'en suis souvent plainte ici même, (bon ok: je m'en plains tous les ans) (mais il y a peut-être des gens ici qui lisent mon blog depuis peu et qui ne le savent pas encore) (je vous ferais dire)
mon anniversaire tombe toujours au même moment que la fête des mères et c'est un peu comme les gens qui sont nés le jour de Noël et qui ont droit à un prix de gros, je vous fais pas un dessin.
Hier, c'était les deux le même jour, et c'était encore pire.
Comme je n'étais pas à la maison, j'ai d'abord reçu un sms de Puceminus qui me souhaitait un bon anniversaire, puis de Minipuce qui me souhaitait une bonne fête. Je me suis demandé si elles s'étaient concertées pour faire moite-moite chacune et expédier ça un peu plus vite, mais il paraît que non.
Heureusement, j'ai reçu ensuite un sms de Brisefer-mon-fils (parfait) qui m'a souhaité les deux (deux-en-un et d'une pierre deux coups, mais bon, ne chipotons pas, ne soyons pas mesquine) avec sa façon toujours droit-au-but et pas de chichis entre nous (n'est-ce pas?) Bonne  fête et bon anniversaire, maman! qui lui est propre.


Quand je smèsse avec mon fils.
Tu le cernes le Toujours droit-au-but et pas de chichis entre nous de Brisefer, maintenant?

mercredi 23 mai 2018

Billet à haute teneur en serial killer.

Aujourd'hui, dans la librairie de Chartrescitymaville, j'ai demandé le dernier Emile Louis, ce qui a fait éclater de rire un client (mais pas le libraire)(qui, de plus n'avait pas le bouquin, ni d'Emile, ni d'Edouard). A contre coeur, je suis allée le réclamer à l'autre librairie, et croyez-moi pas si vous voulez, j'ai redemandé le Emile Louis (je suis tordue, vous croyez?) (et le Edouard n'y était pas non plus).

mercredi 16 mai 2018

Brève de maternoche.

Sans vouloir me vanter, je crois que j'ai parfaitement bien réussi la socialisation de mes plus petits élèves cette année, que j'ai surpris hier pendant l'atelier peinture faisant "Tchin, à not' santé!" avec les petits pots de peinture, (et le ton et le geste qui vont bien). 
L'atelier s'est arrêté à l'apéro, du coup, il a fallu que j'aille en nettoyer quelques-uns dare-dare*.

(* surtout que comme il y en avait un qui leur disait dédaigneusement que Pfff, c'est même pas comme ça qu'on fait l'apéro, j'ai eu peur que ça continue avec Après faut l'boire!, pensez.)

dimanche 13 mai 2018

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir veille de rentrée (sa mère).

Alors qu'est-ce qui s'est passé pendant ces vacances, dis voir? il s'est passé qu'on a fait cinq jours en doudou croque love en Belgitude, Anvers, Malines, Lierre et Bruxelles, un seul jour de soleil, celui où on repartait, et de nombreux dangers à éviter dans ce pays, ma foi




                                           (mise en page complètement dégueu, tu peux le dire).


Sinon la Belgique c'est joli, dommage qu'il pleuve, juste, hein.

Il s'est passé aussi de belles lectures, les loyautés de Delphine de Vigan que je recommande, le chouette premier roman d'Isabelle Carré, les rêveurs, pays perdu, de Pierre Jourde, et des lectures qui m'ont barbée, le dernier Olivier Adam, Chanson de la ville silencieuse, que j'ai abandonné très vite.
Des toiles, chouettes Mobile Homes et Don't worry he won't get far on foot (si Mads n'existait pas, outre qu'il faudrait l'inventer, je serais amoureuse de Joaquin Phoenix. Ou de Javier Bardem. Ou des deux), ou moins chouettes, Place publique, les Jabac peinent à se renouveler, maintenant c'est sûr.

Il s'est passé que j'ai vu Mads à Cannes, avec ses petits souliers vernis comme prévu, mais derrière ma télé je l'ai vu, il préfère monter les marches avec sa femme plutôt qu'avec moi, on dirait, et c'est vraiment pas mignon de sa part.

Il s'est passé que l'Ours mon mari a dû annuler sa petite semaine de rando solo dans les Pyrénées, qu'il préparait depuis des mois, la faute aux chemins pas praticables à cause de la neige (tous les soirs il appelait les gardiens des refuges pour demander si ça s'arrangeait un peu cette affaire, et tous les soirs il était encore un peu plus désespéré), en désespoir de cause et la mort dans l'âme tu penses, il a renoncé, et dis donc ça tombait bien, quelques heures plus tard la sènecéèffe lui annonçait que son train de retour ne circulerait pas et qu'elle allait le lui rembourser. C'est toujours ça de gagné dans l'affaire, a dit l'Ours en ravalant un sanglot.

Il s'est passé que mon lave-vaisselle n'a toujours pas été réparé depuis deux mois qu'on attend une toute petite pièce de rien du tout qui permettra de bloquer la porte pendant les grandes eaux, ça commence à bien faire, je vais appeler pour me plaindre et tu vas voir ce que tu vas voir j'ai dit. Suuurtout pas, ou tu peux faire une croix sur ton stage chez Jean-Louis Aubert, m'a répondu l'Ours, qui a la mémoire moins courte que moi.

Il s'est passé que l'autre jour, j'ai reçu un coup de fil de GrantAmour, qui voulait causer à Minipuce. Euh, pourquoi que tu appelles sur le fixe et pas sur son portable direct, juste comme ça pour savoir? je lui ai demandé. C'est parce qu'elle ne veut pas être dérangée pendant qu'elle travaille, alors elle m'a confié son portable pour quelques jours, m'a-t-il répondu. Je lui ai donc passé Minipuce plusieurs fois par jour pendant plusieurs jours, et j'avoue que leur logique m'échappe, hein.

mercredi 25 avril 2018

J'étais censé t'aimer mais j'ai vu l'averse ('reusement c'est vacaaaances!)

J'étais très fière d'avoir appris à Puceminus à réciter les alexandrins bien comifo pour avoir le bon nombre de pieds, et sans vouloir me vanter (et bien que Bellzouzou l'aïeul se soit dans le temps un peu foutu de ma poire après m'avoir entendue réciter des alexandrins, justement)(même pas sur mon lit de mort je lui pardonne), sans vouloir me vanter, donc, (j'insiste), elle s'en sortait très honorablement. Tellement bien qu'hier soir, je l'entendais réciter du (après Victor Hugo, nouvelle leçon-nouveau poète présenté par la prof) Maître Gims,
"Pour te fairE comprendrE
 t'avais juste à lever le cil
 mêmE dans un sommeil éternel."
Euh.

dimanche 22 avril 2018

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir.

Et ça sera rapide, voyez-vous.
J'ai passé samedi une très chouette journée dans le Perche, je me serais crue en vacances, j'ai fini Elena Ferrante et j'en suis bien désolée (que ça soye déjà fini), les Anglais m'ont renvoyé Puceminus,  ravie mais cre-vée (elle a dormi 22 heures à son retour, avec un réveil de 2 heures au milieu, j'eusse jamais cru que ce fût possible, un truc pareil), j'ai sorti mon hamac, mis mes tongs, paillé mes fraisiers, j'ai transpiré la nuit et transpiré le jour.
Bon, et vous, ça va?

jeudi 19 avril 2018

Zoooo-u! (jour de fête).

Juste pour dire, à ceux que ça intéresse, que non seulement j'ai survécu à une journée au zoo avec mes petits élèves par 28 ° (et 40° dans le bus) mais aussi que je marque ce jour d'une pierre blanche puisque primo j'ai survécu, donc, (et ce n'est pas le cas chaque année, il faut que vous le sachiez), deuzio que tous mes élèves se sont présentés ce matin avec un pique nique, une casquette et une bouteille d'eau, troizio que personne n'a fait pipi dans le bus, et (le meilleur pour la fin) que je n'étais pas dans le bus où il y avait certes la clim (et pas chez nous) mais aussi quatre (Q-U-A-T-R-E) vomis dès le démarrage du voyage aller, j'étais dans le bus où il y avait beaucoup de bruit, certes, (mais certainement pas plus que dans le bus des vomis), mais où au voyage retour tout le monde dormait, papas d'élève compris.

dimanche 15 avril 2018

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir.

Depuis plusieurs mois, je me prépare à l'idée de laisser ma toute petite Puceminus partir demain en Angleterre sur les traces de Charles Dickens pendant 5 jours (tout un programme, n'est-ce pas?) (alors qu'en réalité, -pour le moment du moins- Dickens elle s'en fiche comme de sa première dent, mais ce voyage l'enchaaante, vu que tous ses copains sont du voyage) (et quatre Français dans la même famille, vous pensez si on va bien progresser en angliche, hein). 
J'ai jeté un oeil et le bon sur le remplissage de la valoche, on a une lourde expérience, en même temps qu'une lourde hérédité côté préparation des voyages scolaires, je vous rappelle.
Et je me lamentais sur l'heure de départ (6 heures, doux Jésus), mais le collège m'a appelée cette semaine pour rectifier, ça sera 5 H 15 tout compte fait. Cela dit, j'ai déjà vécu pire, en écrivant ces mots, me revient en mémoire un fameux départ de Brisefer, pour l'Angleterre lui aussi d'ailleurs, à une heure encore plus indécente.

A part ça, ce fut un weekend tranquille, si vous voulez tout savoir. J'ai appris que Mads serait encore à Cannes cette année avec un film en compétition (et je me rejouis du bonheur que j'aurai à le revoir porter ses souliers vernis), (aucun rapport) une commerçante nous a demandé, à Copine F. et à moi si on était soeurs et on a toutes les deux eu le réflexe de se tourner vers l'autre d'un air désolé (c'est à cause de la tignasse, je crois), j'ai jardiné un peu, mais suffisamment pour m'attendre à être perclue de courbatures toute la semaine (en plus d'être défigurée par les cernes) (5 H 15, remember), fini le dernier Lemaître, que je n'ai terminé que par politesse envers l'auteur dont j'avais tant aimé Au revoir là-haut (alors que celui-là est très bofbofbof et cousu de fil blanc et vert à petits pois dès le début) (mais je m'en fous, je viens enfiin de commencer le dernier Elena Ferrante, j'appréhendais la reprise (me souvenir des personnages, si nombreux, des trois tomes précédents..) mais j'ai retrouvé le plaisir de lire cette histoire dès les premières pages (dingue) et je n'y suis pour personne dans les heures à venir)(sauf éventuellement pour Mads si jamais il) (nan rien).

Weekend tranquille weekend tranquille, bougonne l'Ours qui lit par-dessus mon épaule, ça dépend pour qui. (Il a reçu un courrier de la compagnie des eaux qui lui annonce qu'elle a constaté ces temps-ci une consommation accrue d'eau chez nous et qu'il faut faire quelque chose si on ne veut pas avoir de surprise (qu'on imagine mauvaise, forcément) à la prochaine facture. Il n'en dort plus la nuit, fait des expérimentations qui consistent à savamment couper et remettre l'eau ici et là et à faire mille vérifications simultanées sur le compteur, de jour comme de nuit, craint une fuite d'un tuyau sous l'allée bétonnée et de devoir tout casser, ne trouve rien nulle part, soupçonne le nouveau compteur qu'on vient juste de nous installer, comme par hasard, téléphone des heures à son plombier, à son avocat, à son marabout. Ça l'occupe bien, tout ça, en attendant.)

Allez mes petits zamis, la prochaine fois, je vous raconte ma visite au zoo avec mes petits élèves, vous bouillez d'impatience, je le sais.

samedi 7 avril 2018

Où je donne leur chance aux livres.

L'autre jour, le coeur vaillant, je m'en fus (si je veux) à la médiathèque de mabonnchartrescityville pour faire prolonger le prêt d'un bouquin. L'affaire ne me paraissait pas bien compliquée (beaucoup moins qu'elle doit te sembler inintéressante, en tout cas). Or elle le fut. (dingue, ce suspens, non?)
Au prétexte que le prêt avait déjà été prolongé une fois, la bibliothécaire m'annonça qu'elle ne pouvait pas prolonger plus longtemps, c'était comme ça, c'était le règlement, il fallait s'y plier. Même si personne ne l'a réservé derrière moi? demandai-je. Même si. 

(Petite parenthèse pour que tout le monde comprenne bien: on doit se demander à cette étape-là du récit, pourquoi diantre je ne file pas abridabatu chez mon libraire acheter le bouquin, si j'en ai tellement besoin et de façon si prolongée, plutôt que de mendier auprès de ma bibliothécaire comme une pauvresse. Parce que c'est un bouquin d'étude de texte pour Minipuce parmi un milliard d'autres et que je serais ruinée asteure si j'avais dû tous les acheter, je me suis par conséquent contentée de lui acheter ceux qui n'étaient pas (trop) chiants (entreprise très subjective, je vous l'accorde), et j'ai décrété (de façon parfaitement arbitraire, si vous voulez) que celui-ci l'était (et sans vouloir me vanter, ça a depuis été confirmé par Minipuce.)

Maaais, insistai-je, si personne ne le réclame (vu qu'il est bien chiant) et puisque ça ne dérange à priori personne que je le garde (à part vous, bien sûr), je peux peut-être le garder, non? Enfin, je veux dire: je le rends, mais je le reprends tout de suite, voyez? Voire, soyons fous, je l'emprunte sur la carte d'un autre membre de la famille?
Noon madame, c'est notre politique, il faut le remettre en rayon, il faut lui laisser une chance.

(Parfois, j'ai l'impression de jouer dans un film, pas vous?)

J'ai donc fait semblant de renoncer, attendu planquée derrière un poteau que mon bouquin remonte sur un chariot par l'ascenseur jusqu'au cinquième étage, puis qu'il soit remis en rayon (heureusement que j'avais mon album de photos de Mads nu sur moi (l'album, hein) pour passer le temps), puis j'ai bondi de derrière mon poteau et je l'ai ré-emprunté triomphalement auprès de la bibliothécaire du cinquième, qui n'y a vu personnellement aucune objection.

Ethan Frome, tu as eu ta chance, sache-le.

vendredi 6 avril 2018


Il est parti se taper une mousse avec la jolie p'tite rousse au chocolat de la salle d'attente de la gare de Nantes. Et elle en a bien, de la chance.