Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 22 janvier 2017

Petite leçon de savoir vivre à l'usage des collégiens malpolis.

Puceminus ma toute petite, la semaine prochaine, elle part en Allemagne avec sa classe de musique. Tu vois que tu aurais mieux fait de choisir allemand deuxième langue, je lui ai dit, (et choisir l'espagnol juste parce que tu aimes bien Rafael Nadal c'est un peu court comme argument.) 
Mais bon, heureusement, le prof d'allemand, qui sera du voyage, a pondu un petit mémo aux élèves non germaniques, histoire qu'ils puissent communiquer dans leur famille allemande sur les choses de première importance, par exemple dire qu'ils préfèrent boire de l'eau plate. 
Ainsi qu'une petite note de savoir-vivre, à toutes fins utiles. Ma fille sait donc désormais, entre autres choses, qu'elle ne doit pas commencer à parler des nazis, ni insulter son corres', même s'il l'énerve. Par ailleurs, elle ne doit pas parler anglais. Vu qu'elle ne parle pas allemand, je me demande quelle langue elle doit parler. Le prof a dit que si on était en difficulté pour se faire comprendre, on pouvait toujours utiliser le langage de la musique, me dit Puceminus. Ouf, hein, nous voilà rassurées.

lundi 16 janvier 2017

Vrac micmac et foutrac du lundi matin.

Mes petits zamis, c'est pas que je ne vous aime plus, mais j'ai un début d'année un petit peu difficile avec des réunions deci delà et même au delà, des répétitions de la troupe qui ont repris sur les chapeaux de roue, une représentation samedi dernier et un ravalement complet de façade et de texte pour la pièce à venir, et puis la grande méchante APB de Minipuce qui veut me manger bientôt, avec des journées portes ouvertes et des rendez-vous d'orientation.
Quand je n'ai même plus le temps de zieuter mes photos de Mads nu sur une peau de bête, c'est le signe qui ne trompe pas que je suis débordée des quatre côtés.

Sinon, côté lecture -histoire de raconter quand même un petit quelque chose, hein-, j'ai deux chouchous, Petit pays, de Gaël Faye et Chanson Douce de Leïla Slimani; si tu les as lus tu sais de quoi je parle et tu ricanes doucement que j'arrive après la bataille, mais si tu ne les as pas lus, crois-moi, lis-les.
Et puis la surprise Souviens-toi de moi comme ça, de Bret Anthony Johnston. Le titre et la couverture sont assez nuls, mais tout le reste est parfait, l'histoire d'un jeune garçon texan enlevé et disparu plusieurs années et de son retour dans sa famille dévastée, tout en pudeur et culpabilité, entre amour et haine et désir d'oubli et de vengeance. Tu le commences et tu manges les 450 pages sans respirer.


 et puis la vue de ma fenêtre ce matin, qui n'était pas dégueu
(et qui valait bien un gif de  Mads, je dis) (je dis ça, moi?)

mardi 10 janvier 2017

Brèves de maternoche #spécial mamans parce que qu'est-ce qu'on deviendrait sans elles je vous demande un peu. (et avec notre Danois Madsgnifique, toujours aussi parfait, en premier rôle parce que who else, hein.)

Quand tu t'obliges à écouter la maman qui te raconte sa vie son divorce son ex mari qui est une belle ordure
 le matin à l'accueil alors que tu as deux petits qui te tirent par le pantalon pour te dire
qu'il y en a deux autres qui sont en train de lécher la peinture dans les pots
de l'atelier que tu n'as pas fini d'installer et ça sera jamais prêt à l'heure.


la maman qui passe chaque matin devant ta classe déposer son fils
sans te calculer ni te dire ni bonjour ni bonsoir ni merde
parce que tu as osé lui demander un jour de bien vouloir s'il lui plaît respecter les horaires.


Quand une maman ne t'épargne aucun détail sur l'aventure du
gant gauche de sa fille, perdu cherché partout puis retrouvé sur le trottoir devant l'école
Quand un petit coupe la parole à sa maman qui t'explique qu'il était mal fichu hier 
et que c'est pour ça qu'il n'est pas venu,
Mais nan j'étais pas malade, c'est parce qu'on  a yété à Disneylandparis!

Quand un petit coupe la parole à sa maman qui t'explique qu'il était mal fichu hier
et que c'est pour ça qu'il n'est pas venu,
Mais nan j'étais pas malade, c'est parce que papa il avait pas fini son jeu sur la gameboy 
alors y voulait pas m'emmener à l'école.


Quand un petit coupe la parole à sa maman qui t'explique qu'il était mal fichu hier
et que c'est pour ça qu'il n'est pas venu,
Mais nan j'étais pas malade, c'est parce qu'ON A COUPE LE ZIZI A MON P'TIT FRERE!


vendredi 6 janvier 2017

Le truc de fou.

Au cinéma, l'Ours, le jour où la salle est quasi vide, il s'installe dans la rangée et le fauteuil pile juste devant Jean-Louis Aubert, il ne s'en aperçoit même pas, mais le jour où il y a dans la salle bondée loin loin loin une vieille bique de notre connaissance, IL LA VOIT.



lundi 2 janvier 2017

Tout ça pour vous dire.

Brisefer a fêté l'année nouvelle avec ses potes devant un traditionnel chapon-pommes de terres-foie gras tandis que l'Ours et moi l'avons célébrée chez notre Névrosia préférée à la bonne franquette devant une raclette.
Tout ça pour vous dire que les vieux sont bien plus rock'n roll que les jeunes et venez pas me dire le contraire.

Et tout ça pour vous dire aussi, en toute simplicité et originalité (sous vos applaudissements) que
Bonne Année, mes zamis.

lundi 19 décembre 2016

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir

Enfin, je dis dimanche soir, mais ça pourrait tout aussi bien être lundi, c'est vacances et je n'ai (presque) plus la notion du temps. N'empêche, hier matin-dimanche, l'Ours m'a réveillée; je lui ai dit avec ce que j'avais de conscience du temps (et pas aimablement, vous imaginez) Qu'est-ce qui te prend, on est dimanche, non? Tout ça pour qu'il me réponde que Oui, mais on avait dit qu'on irait faire les courses, je te signale. (Il a été bien reçu, je vous le dis.)
Un peu plus tard dans la journée, pour que je lui pardonne (mais après les courses, hein), il m'a emmenée voir Manchester by the sea. S'il y a un film à voir en cette fin d'année, c'est bien celui-là. Le film le plus émouvant que j'aie vu depuis bien longtemps. Avec Casey Affleck (je mets la photo pour ma mère), ah oui quand même, qui a pris le numbeurre two du top 50 de mon coeur, direct. Un peu bûcheron et pas la classe de mon viking, certes, mais très bien, trèèès bien, même, ce Casey.
mais j'ai dit qu'il était numbeurre two, Casey, Chaton.
Sinon mes petits amis, pendant ces vacances, je vais savoir m'occuper parfaitement bien avec du thé et des petits gâteaux avec les copines, de la lecture (et de la bonne, Petit Pays de Gaël Faye, que je lis après tout le monde et que j'adore, comme tout le monde) et aussi Comment tu parles de ton père de Joann Sfar; le monde sensible de Nathalie Gendrot; et Souviens-toi de moi comme ça de Bret Anthony Johnston dont je vous dirai si ça vaut le coup quand je les aurai lus), et des travaux de peinture (de la poussière, surtout) dans la maison.
Et je vous souhaite les fêtes bonnes et de la poudre de Christmas Spirit comme s'il en pleuvait, vous pensez.

mercredi 14 décembre 2016

Brèves de maternoche.

A. qui m'entend demander à quelqu'un s'il a mangé du lion ce matin:
- Ah ben moi j'a pas mangé du lion, j'a mangé des betteraves.

Parfois je fais des blagues en classe qui n'amusent que moi.
Quand les CP viennent nous lire une histoire de chat, il y a le chat qui joue, le chat qui pleure, le chat qui rit. Je demande où est le Shakira. Tout le monde me regarde comme si j'étais dingue. (Il y a juste l'atsem qui lève les yeux au ciel.)
Quoi, elle est pas bonne, ma blague, Chaton?

 (brève de collège, pour le coup)
Je sais pas vous, mais j'ai tout proprement horreur des potins pas actualisés, et j'ai bien envie de faire un courrier à la prof d'anglais de Puceminus non mais sans blague, qu'est-ce que vous en dites?


dimanche 11 décembre 2016

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir.

Un signe qui ne trompe pas sur le temps qui passe et les enfants qui grandissent - il devrait y avoir une loi pour empêcher les enfants de grandir disait Bellzouzou l'aïeul aux temps anciens-, c'est quand ta grande fille se fout royal d'avoir ou non un sapin dans la maison, et que ta toute petite est si peu motivée pour s'en occuper qu'une fois les cartons remontés du garage elle déclare que finalement non, pas besoin de sapin cette année.
(Bon, deux heures plus tard, elle s'y est mise avec entrain, hein, mais quand même, ça m'a fait un choc).

A propos de sapin, dis-moi que toi aussi la seule idée de truc à mettre dessous pour tes enfants c'est des sous dans une enveloppe, tu me feras plaisir?

La semaine qui arrive est tout simplement terrifiante et quand j'y pense je ferme les yeux pour ne pas la voir: le goûter de Noyel à l'école avec la venue de qui tu devines, des ateliers cuisine avec mes élèves pour le goûter justement, une réunion (sur la grande méchante) A.P.B (achevez-moi) au lycée, une audition de piano, deux sorties scolaires, une soirée apéro dînatoire avec les parents d'élèves. Après tout ça, je n'éprouverai aucune culpabilité (encore moins que d'habitude, je veux dire) à me vautrer dans mon canapé avec mes albums de photos de Mads nu, je tiens à le faire savoir.

hein, chaton, on va pas s'gêner??

mercredi 7 décembre 2016

Climat tempéré.

Il y a quelque temps, quand j'ai demandé à V. pourquoi il n'était pas venu à l'école la veille, il m'a répondu que c'était les vacances. (J'ai été surprise, et pour tout vous dire un peu fâchée d'être venue travailler parce que personne ne m'avait prévenue que c'était vacances, mais bon.) Le lendemain jeudi, les vacances étaient finies visiblement parce que V. était présent, mais le vendredi matin elles étaient revenues, c'est donc tout naturellement que je me suis demandé dans quelle zone de vacances se situait V. et que j'ai posé la question à sa maman, histoire de parfaire ma culture générale et aussi de ne plus me faire avoir en venant travailler les jours où il ne fallait pas, tiens. C'est tout aussi naturellement que la maman de V. m'a expliqué que non, de vacances il n'était pas question, que c'était plutôt une affaire de week ends qui commençaient plus tôt.
J'ai donc un peu remis à l'heure le coucou de l'horloge de la maman de V., et depuis elle a parfaitement bien intégré le principe des week ends et des vacances et des jours où il faut se lever le matin pour venir à l'école, tellement bien que quand je lui ai signalé l'autre soir que son petit V. était patraque et mal fichu et avait pleuré de fatigue et de douleur pendant la classe, elle m'a répondu que Ben oui, il est super malade depuis hier!
Si je résume, on a donc des vacances à la carte et des week ends de trois jours, mais un enfant à l'école quand il est super malade. C'est ma faute, je crois:  jamais j'aurais dû l'embrouiller avec mes histoires d'assiduité scolaire, aussi.

dimanche 4 décembre 2016

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir

Il y a quelques années, je me plaignais (comme toi, certainement) d'avoir du mal à réveiller mes filles en semaine, alors qu'elles se levaient le week end comme un ressort à coucou, aujourd'hui elles maîtrisent l'art de la grasse mat à la perfection, c'est moi qui n'arrive plus à sortir du lit à sept heures pour aller bosser mais qui suis d'attaque à l'(a première) aube chaque dimanche matin que dieu fait, ça s'appellerait le début de la vieill (nan, rien) que ça ne m'étonnerait pas.

Côté ciné, Sully, grand spectacle et honneur et patrie à souhait (mais bon, Clint Eastwood, hein), que j'ai vu avec plaisir (malgré l'Ours qui soupirait très fort à côté de moi, je suppose qu'il trouvait le temps long, mais je ne l'ai pas laissé me gâcher mon plaisir, cette fois) et que j'ai oublié aussi vite, je précise. Côté lecture, j'ai aimé L'absente de Lionel Duroy, qui ressasse toujours les mêmes histoires, on est bien d'accord, un peu comme Annie Ernaux, mais dont j'aime tant la façon qu'il a de les raconter. En revanche, Embrasez-moi, recueil de nouvelles érotiques d'Eric Holder m'a barbée, je les ai lues en diagonale, et même en diagonale je n'y ai trouvé aucun plaisir, je dois me faire v(nan, rien).

Dans ma série, Le bac, dans le temps, c'était chrétien, la prochaine épreuve du bac de sport de Minipuce, tu le crois, ça? c'est "Rock et danses de salon".


[Et pour finir, j'ai une amie dont la fille a fêté ses dix-sept ans aujourd'hui, qui demande si elle est v (nan, rien).]

mercredi 30 novembre 2016

Le truc dingue.

Dans ma vie professionnelle, il y a un truc dingue.
Un truc dont je sais parfaitement qu'il faut que j'évite de le dire, mais que je dis tout le temps, parce que je n'ai toujours pas trouvé, même après toutes ces années, comment il faudrait que je le dise pour que ça se passe autrement. Un truc que je dis tous les jours ou presque, de façon absolument irréfléchie. Immédiatement après l'avoir dit, je me mords les joues et je ferme les yeux, je sais que je n'aurais pas dû le dire parce que ça va immanquablement engendrer une réaction tout aussi spontanée chez mes petits élèves, toujours la même. Et ça ne rate jamais, croyez-moi.
Ce truc est tout con vous allez me dire, et vous aurez raison. (Néanmoins, je vous défie de me trouver une solution pour que ça se passe autrement) (c'est pour ça que c'est un truc dingue.)

Quand je suis assise à une table à côté d'un petit qui se met à me tousser sans vergogne à la figure, je lui dis Mets ta main devant ta bouche quand tu tousses, veux-tu! et là je peux être sûre que non seulement le petit en question va recommencer derechef à tousser avec sa main devant la bouche pour m'être agréable, mais que la classe entière va aussi se mettre à tousser à l'unisson, pour me montrer comme elle tousse bien, elle aussi.

(Et après on s'étonne que j'aye tout le temps mal à la gorge, hein.)

dimanche 27 novembre 2016

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir.

Quand Brisefer-mon-fils, sur le chemin de la maison, m'annonce qu'il s'arrête acheter de quoi déjeuner pour toute la famille, je me méfie,
et j'ai bien raison.

Quand Brisefer-mon-fils écrit à son père pour son annive,
il n'est pas toujours diplomate (et ça ne date pas d'hier)

Sinon, pas grand chose, mes amis. Je suis un peu dubitative quant à ces gens de gauche qui se sont mobilisés ces deux derniers dimanches pour aller signer  qu'ils partageaient les valeurs de la droite (et du ceeeentre, ça aidait un peu à faire passer la pillule, il paraît) et voter en (m')expliquant qu'il y en avait des certains qui étaient (encore) pires que d'autres, et qu'il fallait éliminer le plusse pire. Pardon, mais vous ne m'enlèverez pas de l'idée que c'est bonnet blanc et blanc bonnet.

A part ça, je crois bien que je n'ai plus la notion du temps: la semaine dernière, un de mes élèves m'a dit que Tu sais maîtresse, demain c'est Noël, et juste avant Noël, c'est la Saint André (les Chartrains comprendront), je sais pas vous, mais moi, j'ai trouvé que le calendrier devenait diiingue.

Et pour finir en beauté, mes petits zamis, je suis allée au ciné voir la très fidèle et réussie adaptation d'Une vie qui est l'un de mes livres préférés, et j'ai d'autant apprécié le film que je l'ai vu dans le fauteuil juste devant celui de Jean-Louis Aubert (AAAAH ENFIN! vous allez me dire) (et vous aurez raison) (c'est ce que je me suis dit aussi).

mardi 22 novembre 2016

Brèves de maternoche.

- Maîtresse Bellzouzou, à l'heure des mamans: L., ta mamie est là!
L. : c'est pas Mamie, d'abord, c'est Mémé!

- Maîtresse Bellzouzou chante (c'est de saison, figurez-vous) (...)Il pleut il fait pas beau, c'est la faute à l'escargot (...)
S.: ah, z'est pas comme za que ze la zante à la maizon cette zanzon, maîtreze, z'est Il pleut il fait pas beau, z'est la faute au p'tit Zézus, mais ze zais que z'ai pas l'droit de parler du p'tit Zézus à l'école!!!

- Maîtresse Bellzouzou à maman de V.: pour quelle raison V. était-il absent vendredi dernier?
Maman de V., grands yeux clairs, grand sourire: ooh, pour aucune raison particulière, c'était juste le début du week end.

(Mes petits amis, je suis bien aise de vous apprendre que désormais je ne vais plus travailler le vendredi. Quoi, c'est le début du week end, pas vrai?)

Ben le vendredi, tiens, chuis dispo, chaton.

dimanche 20 novembre 2016

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

- Minipuce m'a annoncé ce matin qu'elle avait besoin de sa carte d'identité, parce qu'elle passe demain sa première épreuve du bac. Ton premier bac blanc, tu veux dire? je lui ai demandé. Nanan, la première vraie épreuve du bac de l'année, la première épreuve de sport.
C'est moi où dans le temps, c'était chrétien, on ne passait pas les épreuves du bac au mois de novembre?

- L'Ours-mon-mari adore les noisettes. Il en fait une consommation (g)astronomique , que c'en est stupéfiant. Pour son anniversaire, le week end prochain, je lui prépare la surprise de lui offrir son poids en noisettes (ou à peu près, hein). (Soyez gentil de ne pas commenter mon manque total d'inspiration pour son cadeau, vous me ferez plaisir). Je dévalise donc depuis plusieurs semaines l'inter*market où nous avons nos habitudes, et je cache les paquets de noisettes dans une planquette à la maison, exactement comme le ferait une bonne et aimante épouse d'écureuil. Ma planquette est pleine à craquer, et le rayon noisettes de l'inter*market complètement vide (logique). Mais les amateurs de noisettes du coin sont bien dépités, enfin je le suppose, l'Ours en tout cas en est proprement désespéré, qui me demande la lippe tremblante chaque fois que je reviens de courses si le rayon a été enfin réapprovisionné, et qui furieux que je lui réponde une fois encore qu'il ne l'est pas mon pauvre chou, a menacé d'aller se plaindre au supermarché.

- Nouvelle (et dernière avant janvier) représentation de la troupe hier soir, devant plus d'une centaine de personnes, en première partie de Yann Guillarme, rien que ça, mes petits amis. On avait un trac fou, on était tous plus ou moins bien fichus, l'un de nous avait eu une rage de dents pendant la nuit et passé la matinée chez le dentiste, une autre une conjonctivite et du mal à mettre ses lentilles, la générale avait été assez catastrophique, le plateau était plus grand que d'habitude, on avait fait des changements de dernière minute, on faisait encore des erreurs dans le texte, c'était misère. Et puis finalement ça a été un parfait roule ma poule, et on a décidé de se faire un livre d'or avec tous les compliments qu'on a reçus (vous dis-je modestement).

Parle pour toi, chaton.

vendredi 18 novembre 2016

L'initiative.

Je connais, je vous l'ai dit, le resto où travaille, depuis de nombreuses années, le plus beau serveur de Chartrescityville (et je crois pouvoir dire sans me tromper, de ses environs) (au moins). Parfois je fais ma Bellzouzou-les-bons-tuyaux et je refile l'adresse à mes amies quand elles m'ont supplié très fort (on ne donne jamais de gaieté de coeur ses coins à champignons, vous savez bien). Elles ont toujours reconnu que je ne leur avais pas menti sur la marchandise (je dis ça parce que parfois mes amies, celles qui n'ont pas de goût les pauvres, me font des remarques désobligeantes sur mon chaton)(mais sur mon beau serveur, jamais) (il fait l'unanimité, quoi).
Ça tombe bien, parce qu'avec ma copine Thémilia, ce resto, c'est notre cantine. (Ceci explique cela, vous me direz.) (Et vous aurez raison) (bref).

Le serveur en question, depuis le temps qu'on le fréquente, il nous connaît, allez. Il ose parfois quelques petites familiarités. Mais ce midi, je crois qu'on a franchi un cap, lui et nous, quand au moment du dessert, il nous a demandé si on voulait le manger tout de suite (le dessert) ou si on voulait attendre un peu (rapport qu'on s'en était mis déjà plein la vue la panse). On lui a dit qu'on allait attendre un peu et il nous a demandé alors s'il pouvait prendre l'initiative. Prendre l'initiative, c'est ce qu'il a dit.
Avec Thémilia, on s'est pincé mutuellement sous la table pour y croire, et on lui a répondu un peu trop vite et un peu trop fort, que Oui bien sûr, on a.do.re.rait que vous preniez l'initiative!