Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 15 octobre 2017

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir

L'autre jour, j'ai joué aux cartes avec un de mes petits élèves, qui m'a battue à plate couture et en me disant (avec le ton qui va bien et la petite voix aiguë) Ah, tu fais moins la maligne, hein!

L'Ours mon mari, qui est toujours sur le pont branle bas de combat et paré à l'abordage quand il s'agit de se foutre des gens qui font la queue à la pompe chaque fois qu'on annonce une pénurie d'essence, a fait une crise de panique en voyant vide deux semaines de suite le rayon beurre de son intermarket. Qu'à cela ne tienne, il est revenu du marché hier matin avec six paquets de cinq cent grammes (fais le calcul), qu'il a planqués dans le congélateur, et c'est toujours ça que les Chinois n'auront pas. Ah il fait moins son malin, quand il s'agit de manquer de beurre pour son petit déjeuner, hein.
(Sans blague, c'est quoi cette histoire de Chinois qui se mettent à bouffer du beurre, maintenant??)

Minipuce a entendu sa soeur répéter dans sa chambre la chanson de Molly Malone, celle qui vend des cockles et des mussels alive alive oh, et lui a demandé un peu plus tard à table -et très sérieusement- si elle apprenait une chanson en latin. Mes filles sont très douées pour les langues, je vous l'ai déjà dit?

La même Minipuce a rencontré le ministre de l'Education Nationale aux rendez vous de l'Histoire l'autre jour à Blois, et qu'elle a répondu de façon convenue à ses questions convenues sans que ça lui fasse ni chaud ni froid . Comme à vous et comme à moi, en plus, chuis sûre.


(Message perso à Brisefer-mon-fils:
tu vois que tu aurais dû venir manger à la maison aujourd'hui, mon coco??)

A part ça, j'ai beaucoup ri à Le sens de la fête, sans prétention ni temps mort et des acteurs extra, et Frappe-toi le coeur, le dernier Nothomb (dont un roman sur deux me barbe, en général) m'a bien plu aussi.
C'est une semaine bien chiante qui s'annonce, j'attends vos petits mots d'amour bienveillants pour me donner du courage, hein. (Et Mads, si tu veux répondre à la lettre que je t'ai donnée il y a deux ans, c'est le moment, chaton.)

samedi 7 octobre 2017

"Oui, je comptais bien prendre le bus de 7 heures, mais en réalité il ne circulait pas le week end, c'est (GrantAmour) qui s'est trompé en me donnant l'horaire, mais de toute façon je l'aurais loupé, vu que mon réveil n'a pas sonné et que ma coloc n'était pas là pour me réveiller."  Minipuce, la fille de bientôt dix-huit ans qui sait ne compter que sur elle-même.

mercredi 4 octobre 2017

L'âge de tourner la page.

"- Dis donc, maman, t'as quel âge? me demandait ma Puceminus l'autre jour.
- mais (l'âge que j'ai à ce jour) (et que je tairai ici avec votre permission, on a tous sa petite pudeur, n'est-ce pas? ndlr) (quand je pense qu'il y a  de ça pas longtemps du tout je pouvais me rajeunir sans vergogne).
- nan mais dis donc, ça fait une é-ter-ni-té que tu as (l'âge que j'ai à ce jour)!! (suspicieuse, soudain) tu es sûre que tu as bien cet âge-là? (calculant vite fait) Ou-ais, c'est bien ça, que tu as, mais crois-moi, ça durera pas toujours!" (gnn? ndlr) (mais qu'est-ce que j'ai fait au doujésus pour avoir des enfants aussi mauvais, dites-moi?)


dimanche 1 octobre 2017

vrac, micmac et foutrac du dimanche soir

Pas grand chose, mes amis, j'ai jardiné un peu, et je m'attends par conséquent à être perclue de courbatures toute la semaine, j'ai vu Un beau soleil intérieur, et à part la (toujours aussi) grande beauté de Juliette Binoche et la scène finale qui m'a amusée un peu, je me suis faiche comme rarement au ciné (les critiques dithyrambiques du film, euh?), je me suis régalée en revanche avec Profession du père, du (toujours aussi) brillant Sorj Chalandon, j'ai révisé mes déclinaisons latines avec Puceminus (et euuuh), et c'est tout pour aujourd'hui, alors comme ça fait bien peu convenez-en, et que le temps est tout moisi, je vous propose un peu de Mads illico, pour faire bonne bouche et mettre tout le monde de bonne humeur, ne me remerciez pas, ça me fait plaisir à moi aussi.

jeudi 28 septembre 2017

A vau- l'eau.

Comme chez Bellzouzou on ne fait jamais les choses à moitié, après le tuyau des eaux usées qui nous est tombé sur la tête (au sens propre)(sauf que c'était des eaux usées, tu veux que je te fasse un dessin, peut-être?) à notre retour de vacances (la différence entre un homme et une femme, tu veux que je te dise? c'est l'Ours qui se tenait parfaitement immobile la tête entre les mains en répétant oh la la la, c'est pas vrai, mais qu'est-ce qu'on va faire?alors que c'était pire que les chutes du Niagara autour de nous (un tuyau bouché depuis looongtemps avec tout plein d'eau stagnante (et pas que, donc) qui cède sous le poids, et dégringole du plafond, quoi), et moi qui tout en disposant les bassines et serpillières lui criais Coupe l'eau, mais coupe l'eau je te dis!)
après le tuyau des eaux usées disais-je, quel merveilleux souvenir, c'est désormais (la loi des séries) un autre tuyau dont on vient de s'apercevoir qu'il est fendu, dans le jardin cette fois, et qui fuit à gros bouillons, à tel point qu'il a fallu déterrer ma magnifique lavande treize ans d'âge qui faisait ma fierté en même temps que ma réputation au delà de l'Eure et du Loir (au moins) pour réparer les dégâts. C'est l'Ours qui a creusé, en ronchonnant, mais je préférais voir sa raie du cul à lui, plutôt que celle du plombier (je me comprends).
 si tu veux enterrer ton chat, c'est le moment.



samedi 23 septembre 2017

Le retour de Bellzouzou *

* nan, parce que personne ne semble avoir remarqué mon absence pendant une semaine, hein, la faute à mon disque dur qui est tout mourrute subitement et sans préviendre.

J'ai dans ma classe une petite cocotte de même pas quatre ans dont le roi n'est pas le cousin, qui cause comme un dictionnaire et qui, situation aggravante, sait toujours tout mieux que toi, moi, et tout le monde (marquons un bref arrêt, voulez-vous, afin que je puisse me plaindre comme il se doit: en matière de fille qui sait toujours tout mieux que toi, moi et tout le monde, j'ai eu ma dose, plus que ma dose et l'overdose avec ma propre fille, que je viens juste d'envoyer étudier ailleurs voir si elle sait mieux que tout le monde là-bas aussi, tout ça pour me retrouver avec exactement le même modèle dans ma classe, avec juste 13 ans, des brouettes et quelques décimètres de moins, c'est bien ma veine, hein).
L'autre jour, elle refuse les chaussons de gymnastique qu'on lui tend, au prétexte que (mains sur les hanches et air indigné) ce ne sont pas les siens. On insiste, elle refuse. On insiste encore, elle nous arrache les chaussons des mains, excédée, s'en va s'asseoir sur le banc, les enfile en disant (grande tragédienne) "ben je vais le dire à maman, qu'à l'école, on me force à mettre des chaussons qui ne sont pas à moi". On lui montre alors l'étiquette à l'intérieur des chaussons, sur laquelle est écrit son nom, (regardant droit devant elle en reniflant dignement) "ben je vais le dire à maman, que vous avez écrit mon nom sur les chaussons de quelqu'un d'autre".

jeudi 14 septembre 2017

Brèves de mater et d'ailleurs, avec tout plein de bienveillance à l'intérieur.

Un papa a demandé solennellement à me parler un soir après la classe, juste pour me dire que si son fils avait envie de faire caca dans la journée, il ne fallait surtout pas que je l'en empêche. Et que si le petit réclamait de l'eau, il fallait que je lui donne à boire.
J'ai profité de l'occasion pour demander à ce papa pourquoi diable-donc son fils avait raté la première semaine d'école (toute entière), (alors qu'il avait tellement envie de venir y faire caca et boire de l'eau, visiblement). Il m'a expliqué que c'était parce que sa femme et lui avaient dû gérer la rentrée de la grande soeur (au CP, école à 500m de la maternelle), rendez-vous compte, j'en ai deux, moi, hein [des enfants, je suppose, ndlr]. J'ai expliqué, longuement, qu'une semaine entière c'était beaucoup pour gérer une rentrée au CP et négliger celle du petit frère, puis détaillé, longuement toujours, la marche à suivre avec deux (deux!) enfants scolarisés: déposer le petit à la mater, en premier et tôt, puis la grande à l'élèm, qui ouvre dix minutes plus tard, et il y a tout plein de parents qui y arrivent très bien, pourquoi pas vous? Bien bien bien. Le lendemain, le petit vient à l'école le matin (victoire), mais pas l'après-midi(euh). Quand je demande pourquoi (diable-donc) le lendemain, à la maman cette fois, devinez quoi? c'est parce qu'elle a dû déposer la grande au CP qu'elle n'a pas pu mettre le petit.

Sinon, c'est moi ou les parents posent de drôles de questions cette année? on m'a demandé s' Il peut garder sa casquette dans la classe? et si elle arrive bien à gérer ses émotions à l'école? (= elle ne vous fait pas de grosses colères comme à nous à la maison? je parle le parent dans le texte). Mon jeune collègue a eu droit à J'ai trouvé cette barrette (à cheveux) dans le couloir, (ton indigné) il faudrait peut-être faire quelque chose!!

S'il y a bien un mot qui me sort par les trous de nez et ailleurs, c'est bien le mot bienveillance, qu'on nous sert à toutes les sauces, et vas-y donc qu'il faut être bienveillant avec ses enfants, avec ses élèves, avec son corps et avec soi-même, comme si on faisait toujours exprès d'être malveillant avec tout le monde, hein. 
Mais ce que j'ai vu l'autre jour m'en a bouché un coin (ça ne peut donc plus me sortir par les trous de nez et ailleurs, mais je m'égare)

Même la cosmétique, elle se doit d'être bienveillante, dis donc.

dimanche 10 septembre 2017

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir, (et avec plein de parenthèses dedans) (chouette!)

Je ne sais pas du tout comment ça se fait, mais j'ai l'impression d'avoir déjà repris depuis trois semaines (au moins).

Ce week end, nous étions la five team (comme le slogan du pyjama fétiche de l'Ours) family réunie au complet, et on a fait bombance et ripaille, balade en forêt et champignons (il n'est pas dit que la prépa de l'une et la fac de l'autre auront notre peau) (ou plutôt: on pense qu'elles l'auront, mais pas ce week end-là, et c'est toujours ça de gagné) (mais on n'a pas trouvé un seul champignon) (qui soit comestible) (et un week end sympa en famille n'empêche pas une bonne colère avec montée dans les tours de l'adoleschiante au moment du départ, je le saurai pour la prochaine fois).

Minipuce, quand elle était encore de bonne humeur, nous a dit être ravie de l'internat en général et de sa coloc en particulier, Heureusement que je ne suis pas tombée sur la fille du bout du couloir qui se lève tous les matins à six heures pour faire sa prière (tu m'étonnes). (Cette fille-là a usé sa coloc en une semaine, et la vie scolaire est en train de chercher qui accepterait de partager sa chambre avec elle). (Ils ont du mal à trouver, il paraît.) (sans blague?)

Brisefer a covoituré sa soeur vendredi soir, et la première chose qu'ils ont dit à Puceminus en rentrant c'était quelque chose du genre Ça va, ma pôv'? pas trop dur d'être toute seule à la maison? Elle ne crie pas trop sur toi, maman, maintenant qu'il n'y a plus que toi sur qui crier? et j'ai trouvé ça assez désobligeant. (Tout le monde sait désormais que je suis un monstre.)


et moi je suis un monstre.

mercredi 6 septembre 2017

Niouses de rentrée.

Cette année, j'ai dans ma classe de beaux spécimens de caractères bien trempés et de langues bien pendues, mais aussi un (tout petit) élève qui ne répond pas à son prénom, mais pas du tout du tout, non non il n'est ni bêta ni sourd, c'est juste qu'à la maison, la maman vient de me le dire, on l'appelle (complètement) autrement, par un autre prénom, qui n'est pas celui de l'Etat civil ni celui de ma liste officielle donc. Si on me l'avait dit au moment de l'inscription à l'école, peut-être bien que ça m'aurait évité d'avoir à refaire toutes mes étiquettes et cahiers et même si on me l'avait dit dès le premier matin, ça m'aurait évité de passer toute la première journée à chercher ce qui clochait avec ce petit et de me demander sérieusement si c'était bien un élève de chez moi et pas de chez ma collègue d'à côté, ah ben ça par exemple (parce que le petit, en plus d'avoir plusieurs prénoms, ne savait pas m'en donner un seul, hein).
J'ai une petite qui monte vite en panique, il va falloir que je fasse attention à ce que je dis: hier elle a pleuré parce qu'elle ne savait pas lequel était le bon oeil (j'avais lancé à la cantonade Ouvez l'oeil, et le bon!).
J'en ai une autre, dont c'est la première année à l'école, qui oblige sa maman à rester dans la classe chaque fois qu'elle fait mine de partir le matin après l'avoir déposée, juste en tapant du pied par terre trois fois et en lui faisant son regard qui tue*. La maman revient alors immédiatement à côté de sa fille, sans moufter. Je ne jette pas la pierre à la maman, la petite m'a fait, à moi aussi, plusieurs fois le coup du pied qui tape trois fois et du regard qui tue en fronçant les yeux, qu'elle a très noirs, jusqu'à n'avoir plus qu'un monosourcil gigantesque au milieu du visage, je n'en mène pas large à chaque fois, je vous jure.
Et puis j'ai dû faire face à un mystère de pâte à modeler, un gros morceau, qui a disparu et qu'on n'a jamais retrouvé, il y a des enfants qui m'ont dit que c'était B. qui l'avait mangé, et des enfants qui lèchent, goûtent, voire croquent de la pâte à modeler, j'en ai déjà vu dans ma vie aaah ça oui, tu peux me croire, mais ce morceau-là était bien trop gros pour avoir été mangé, je n'y ai donc pas cru une seconde. Après, j'ai vu la tête de B. et surtout la bouche et la langue de B., qui étaient toutes bleues**, et j'y ai cru. Il va falloir que je lui donne à manger quelques prunes de mon prunier pour réguler son transit, à B., je crois.

* ceci est un petit clin de zieux perso à ma copine F., qui comprendra.
** ça m'a rappelé l'histoire de La vache orange (faut avoir un certain âge pour connaître, je vous préviens.)

dimanche 3 septembre 2017

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir

J'ai oublié de vous raconter que pendant les vacances, on a joué aux cartes. Chez Bellzouzou l'aïeule. Et quand on joue aux cartes chez l'aïeule, c'est très pénible de jouer avec ce jeu de cartes-là


et en même temps, c'est toujours avec celui-là qu'on joue, vu que les aïeux ne possèdent qu'un seul jeu de cartes, et que c'est déjà pas mal vu qu'ils ne jouent jamais aux cartes,
c'est très pénible, disai-je, parce que l'aïeule ne joue pas, elle ne fait que commenter ses cartes grecques, ce qui est pénible quand on joue convenez-en,  Ah! sur cette île-là, il y a un joli moulin, en effet! et Aaah ben dis donc, qu'est-ce que ça s'est construit ici, depuis que la photo a été prise, et Mais qu'est-ce que c'est beau, vous trouvez pas?? ad libitum.

Mon prunier fou, celui qui d'ordinaire nous donne une prune saine pour neuf prunes véreuses, a cette année décidé de nous donner une prune véreuse pour neuf prunes saines, et c'est pas moi qui m'en plaindrai, mais il est toujours aussi fou: deux fois par jour il fait tomber l'équivalent d'un gros panier de prunes, nous noyant dessous et je rigole pas, on voit prunes, on mange prunes, on vit prunes, on en est à plusieurs kilos distribués ici et là, trois tartes, des compotes en veux-tu en voilà, et on en mange à tire-larigot et à tous les repas si bien qu'on a le transit fou lui aussi, aaaah, ne me demande pas de te faire un dessin, hein.

Puceminus, mon tout petit bébé qui aimait tant et tant l'école jadis, a préparé cette année ses affaires de rentrée en 4ème avec un peu moins d'enthousiasme que d'habitude, entendez qu'elle ne s'y est mise que deux jours avant pour s'apercevoir qu'il lui manquait des petites choses sans que ça la mette dans tous ses états, ça serait le début de l'adoleschiance que ça ne me surprendrait qu'à moitié, tiens (c'est bien ma veine).

Mon autre adoleschiante (celle pour qui il ne fait aucun doute qu'elle en est bien une, certifiée conforme et validée par la Médecine) a préparé ses affaires pour l'internat qu'elle va découvrir demain, sa valise et sa trousse à maquillage sont parfaitement prêtes et remplies, mais je viens de lui rappeler qu'elle allait avoir besoin de feuilles pour écrire et (crois-moi pas si tu veux) elle n'y avait pas pensé.

Et pis sinon vous savez ce qui m'attend demain, pas la peine de s'étendre là-dessus, mais un petit mot de réconfort ça serait pas du caviar royal en branche de chez luxe extra, vu les réactions sur le billet précédent, (si vous n'aimez pas mon Danoidoliwoude, non mais dites-le, hein, et lui et moi on s'en va pour toujours à Copenhague et on ne revient jamais. )

mercredi 30 août 2017

Vis ma vie (de feignasse) d'instit en mater


Quand ta copine C., fraîchement lauréate au concours de Prof dézécolles,
 te montre la correspondance qu'elle entretient, depuis début juillet,
 avec la *vieille* instit qu'elle va compléter à la rentrée prochaine




Quand la collègue a tout détaillé, expliqué, commenté
il y en a des tonnes et des tonnes,
projets, progressions, séquences, 

*jusqu'aux bouquins qui vont être lus aux petits*




quand copine C. te demande ce que tu as échangé, toi, 
comme info, avec ton futur complément de service



Quand tu ne sais pas vraiment comment il faut que tu lui dises que toi, ce que tu as envoyé, c'est
Salut!, bienvenue!, on se voit le jour de la pré-rentrée, et bonnes vacances!




( bah, un petit coucou, quoi.)

dimanche 27 août 2017

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

Les vacances, c'était bien, merci de demander.
On a commencé par fêter au parc du coin tout ce qui pouvait l'être avec les copines, au champagne et chacune assise sur sa culotte, les brevets, les bacs, les A.P.B, les permis de conduire des enfants, les concours réussis, la vie l'amour et nos mecs occupés ailleurs pour l'occasion et qui s'en plaindrait, hmm?

Ça a continué en échangeant notre maison avec un  écrivain pour enfants célèbre (je crâne, je crâne je me sens plus crâner), vu Carcassone, Albi, Narbonne, mangé du cassoulet à Castelnaudary par 40° sous le parasol, fouiné dans les dix-sept librairies de Montolieu, le village du livres (sans blague) (on y est retourné le lendemain pour finir la besogne, c'est ce jour-là que mes filles sont devenues dingues, je crois) (mon correcteur orthographique, d'ordinaire pauvre couillon, me propose «fringues»: mes filles sont devenues fringues, pas si con, vu que pour se faire pardonner d'avoir passé deux jours dans des librairies, il a fallu faire la tournée des vitrines à lécher, c'était bien la moindre des choses nan mais ôh, nous a- t-on dit.)

Après, cap au Noooord et sa Vendée sauvâge, pays natal de l'Ours est-il besoin de le rappeler, qui lui, ne se prive pas de nous rappeler à chaque repas que dieu fait qu'Au moins ici on sait ce que c'est que du poisson frais, profitez-en bien, c'est pas chez nous qu'on en mange du bon comme ça (calcule le nombre de fois où j'ai entendu cette phrase depuis plus de vingt ans qu'on passe nos étés en Vendée pour te donner une idée de ce que j'endure.)

En Vendée sauvage, donc, j'ai pas bien dormi, j'avais pas le sommeil tranquille, j'ai compris pourquoi quand j'ai nettoyé sous le lit avant de partir au bout de dix jours (ne prenez pas la peine de commenter ce dernier détail, je vous prie)


(Forfait du neveu) ( qui présentement s'apprête à participer (voire à animer plus ou moins)(on ne sait pas bien, il ne veut pas trop nous dire) une université d'été pour les jeunes en m(nan rien)(on ne choisit pas sa famille.)
«Heureusement que ça n'est pas mon fils, j'en mourrais», l'Ours, roi de l'hyperbole.

Bref, pendant les vacances, j'ai eu chaud (très), j'ai mangé du cassoulet et du poisson et gonflé des ballons de baudruche Je marche!, eu un dégât des eaux dans mon garage en rentrant (j'ai de quoi bloguer pour trois semaines),
heureusement que c'est bientôt la r(nan rien) qu'on rigole un peu.

Ah, et dans quelques jours j'aurai deux (d.e.u.x) enfants étudiants, mais pas la peine de l'ébruiter, c'est tellement peu crédible.


[Pour finir, J'aimerais bien remercier les commentatrices de ce blog qui parfois, souvent, me confient les titres de livres qu'elles ont aimés et qui parfois, souvent, se révèlent être de vraies pépites. Ainsi, Code 353 du code pénal de Tanguy Viel (qui, je le découvre à l'instant, est beau comme un dieu et vit près de chez moi, nom de nom), se lit d'une traite et ne s'oublie pas si facilement, et dans un style parfaitement différent, Le coeur sauvage de Robin Macarthur, 11 nouvelles un brin nostalgiques qui sentent l'Amérique profonde, et qui suggèrent plutôt qu'elles ne disent, tout en finesse et poésie m'a beaucoup beaucoup plu. J'ai aussi aimé Un brillant avenir de Catherine Cusset, la vie en flashback et tiroirs d'une Roumaine émigrée en Israël puis en Amérique. Et puis je suis en train de lire Dans la forêt de Jean Hegland, et je me régale, c'est rien de le dire.]

vendredi 7 juillet 2017

Dernières niouses de la maternoche de l'année (et c'est pas dommage).

"- Oooh, il est mignon ton petit lapin qui fait du surf, dis donc!
- c'est pas un lapin, d'abord, c'est mon tonton!"
 (j'espère qu'il a pas la dentition qui va avec les oreilles, ton tonton)


Quand je pense qu'il m'est arrivé de me plaindre d'avoir un gâteau d'anniversaire de dix centimètres de diamètre à découper en 29 parts
(gâteau ton poids en smarties que même un petit allongé à côté n'est pas aussi grand, je crois)


Aujourd'hui, le truc de dingue (vous allez voir), j'ai profité de l'escabeau et du décrochage de dessins en hauteur pour (sous vos applaudissements) (et vos zieux zéblouis)
mettre la pendule de la classe à l'heure d'été. 

Et on se quittera sur ces mots de mon petit G. qui s'en va au CP à la rentrée et je ne m'en remettrai jamais, à qui je disais tout à l'heure que c'était la quille et qui m'a répondu La jonquille, tu veux dire, Maîtresse, parce qu'on est heureux d'être en vacances??

mardi 4 juillet 2017

Vis ma vie d'instit de mater de derrière les fagots.

La maman qui décide d'y aller au culot, une veille de sortie de fin d'année:
son petit n'aime pas les pique-niques, 
est-ce qu'on pourrait l'en dispenser et le garder à l'école??


la tête de la collègue
(et de toutes les personnes à qui elle raconte ça depuis)
 (la tienne en ce moment-même, aussi, je parie)



 quand on répond à la maman que tout le personnel de l'école participe au pique-nique
et que si son enfant n'aime pas les pique-niques
elle peut tout à fait le garder chez elle 
(vu qu'en plus c'est très pratique: elle ne travaille pas)

quand finalement, le petit aime les pique-niques
il viendra, tout compte fait.

mardi 27 juin 2017

Tu vas visiter c'est le grand jour leur future classe de CP à la grande école avec tes élèves de grande section, et au moment où le grand portail électrique s'ouvre grand devant nous, le grand silence se fait soudain dans les rangs et la petite main que tu tiens serre encore un peu plus la tienne, J'ai peur, Maîtresse.