Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mercredi 7 décembre 2016

Climat tempéré.

Il y a quelque temps, quand j'ai demandé à V. pourquoi il n'était pas venu à l'école la veille, il m'a répondu que c'était les vacances. (J'ai été surprise, et pour tout vous dire un peu fâchée d'être venue travailler parce que personne ne m'avait prévenue que c'était vacances, mais bon.) Le lendemain jeudi, les vacances étaient finies visiblement parce que V. était présent, mais le vendredi matin elles étaient revenues, c'est donc tout naturellement que je me suis demandé dans quelle zone de vacances se situait V. et que j'ai posé la question à sa maman, histoire de parfaire ma culture générale et aussi de ne plus me faire avoir en venant travailler les jours où il ne fallait pas, tiens. C'est tout aussi naturellement que la maman de V. m'a expliqué que non, de vacances il n'était pas question, que c'était plutôt une affaire de week ends qui commençaient plus tôt.
J'ai donc un peu remis à l'heure le coucou de l'horloge de la maman de V., et depuis elle a parfaitement bien intégré le principe des week ends et des vacances et des jours où il faut se lever le matin pour venir à l'école, tellement bien que quand je lui ai signalé l'autre soir que son petit V. était patraque et mal fichu et avait pleuré de fatigue et de douleur pendant la classe, elle m'a répondu que Ben oui, il est super malade depuis hier!
Si je résume, on a donc des vacances à la carte et des week ends de trois jours, mais un enfant à l'école quand il est super malade. C'est ma faute, je crois:  jamais j'aurais dû l'embrouiller avec mes histoires d'assiduité scolaire, aussi.

dimanche 4 décembre 2016

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir

Il y a quelques années, je me plaignais (comme toi, certainement) d'avoir du mal à réveiller mes filles en semaine, alors qu'elles se levaient le week end comme un ressort à coucou, aujourd'hui elles maîtrisent l'art de la grasse mat à la perfection, c'est moi qui n'arrive plus à sortir du lit à sept heures pour aller bosser mais qui suis d'attaque à l'(a première) aube chaque dimanche matin que dieu fait, ça s'appellerait le début de la vieill (nan, rien) que ça ne m'étonnerait pas.

Côté ciné, Sully, grand spectacle et honneur et patrie à souhait (mais bon, Clint Eastwood, hein), que j'ai vu avec plaisir (malgré l'Ours qui soupirait très fort à côté de moi, je suppose qu'il trouvait le temps long, mais je ne l'ai pas laissé me gâcher mon plaisir, cette fois) et que j'ai oublié aussi vite, je précise. Côté lecture, j'ai aimé L'absente de Lionel Duroy, qui ressasse toujours les mêmes histoires, on est bien d'accord, un peu comme Annie Ernaux, mais dont j'aime tant la façon qu'il a de les raconter. En revanche, Embrasez-moi, recueil de nouvelles érotiques d'Eric Holder m'a barbée, je les ai lues en diagonale, et même en diagonale je n'y ai trouvé aucun plaisir, je dois me faire v(nan, rien).

Dans ma série, Le bac, dans le temps, c'était chrétien, la prochaine épreuve du bac de sport de Minipuce, tu le crois, ça? c'est "Rock et danses de salon".


[Et pour finir, j'ai une amie dont la fille a fêté ses dix-sept ans aujourd'hui, qui demande si elle est v (nan, rien).]

mercredi 30 novembre 2016

Le truc dingue.

Dans ma vie professionnelle, il y a un truc dingue.
Un truc dont je sais parfaitement qu'il faut que j'évite de le dire, mais que je dis tout le temps, parce que je n'ai toujours pas trouvé, même après toutes ces années, comment il faudrait que je le dise pour que ça se passe autrement. Un truc que je dis tous les jours ou presque, de façon absolument irréfléchie. Immédiatement après l'avoir dit, je me mords les joues et je ferme les yeux, je sais que je n'aurais pas dû le dire parce que ça va immanquablement engendrer une réaction tout aussi spontanée chez mes petits élèves, toujours la même. Et ça ne rate jamais, croyez-moi.
Ce truc est tout con vous allez me dire, et vous aurez raison. (Néanmoins, je vous défie de me trouver une solution pour que ça se passe autrement) (c'est pour ça que c'est un truc dingue.)

Quand je suis assise à une table à côté d'un petit qui se met à me tousser sans vergogne à la figure, je lui dis Mets ta main devant ta bouche quand tu tousses, veux-tu! et là je peux être sûre que non seulement le petit en question va recommencer derechef à tousser avec sa main devant la bouche pour m'être agréable, mais que la classe entière va aussi se mettre à tousser à l'unisson, pour me montrer comme elle tousse bien, elle aussi.

(Et après on s'étonne que j'aye tout le temps mal à la gorge, hein.)

dimanche 27 novembre 2016

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir.

Quand Brisefer-mon-fils, sur le chemin de la maison, m'annonce qu'il s'arrête acheter de quoi déjeuner pour toute la famille, je me méfie,
et j'ai bien raison.

Quand Brisefer-mon-fils écrit à son père pour son annive,
il n'est pas toujours diplomate (et ça ne date pas d'hier)

Sinon, pas grand chose, mes amis. Je suis un peu dubitative quant à ces gens de gauche qui se sont mobilisés ces deux derniers dimanches pour aller signer  qu'ils partageaient les valeurs de la droite (et du ceeeentre, ça aidait un peu à faire passer la pillule, il paraît) et voter en (m')expliquant qu'il y en avait des certains qui étaient (encore) pires que d'autres, et qu'il fallait éliminer le plusse pire. Pardon, mais vous ne m'enlèverez pas de l'idée que c'est bonnet blanc et blanc bonnet.

A part ça, je crois bien que je n'ai plus la notion du temps: la semaine dernière, un de mes élèves m'a dit que Tu sais maîtresse, demain c'est Noël, et juste avant Noël, c'est la Saint André (les Chartrains comprendront), je sais pas vous, mais moi, j'ai trouvé que le calendrier devenait diiingue.

Et pour finir en beauté, mes petits zamis, je suis allée au ciné voir la très fidèle et réussie adaptation d'Une vie qui est l'un de mes livres préférés, et j'ai d'autant apprécié le film que je l'ai vu dans le fauteuil juste devant celui de Jean-Louis Aubert (AAAAH ENFIN! vous allez me dire) (et vous aurez raison) (c'est ce que je me suis dit aussi).

mardi 22 novembre 2016

Brèves de maternoche.

- Maîtresse Bellzouzou, à l'heure des mamans: L., ta mamie est là!
L. : c'est pas Mamie, d'abord, c'est Mémé!

- Maîtresse Bellzouzou chante (c'est de saison, figurez-vous) (...)Il pleut il fait pas beau, c'est la faute à l'escargot (...)
S.: ah, z'est pas comme za que ze la zante à la maizon cette zanzon, maîtreze, z'est Il pleut il fait pas beau, z'est la faute au p'tit Zézus, mais ze zais que z'ai pas l'droit de parler du p'tit Zézus à l'école!!!

- Maîtresse Bellzouzou à maman de V.: pour quelle raison V. était-il absent vendredi dernier?
Maman de V., grands yeux clairs, grand sourire: ooh, pour aucune raison particulière, c'était juste le début du week end.

(Mes petits amis, je suis bien aise de vous apprendre que désormais je ne vais plus travailler le vendredi. Quoi, c'est le début du week end, pas vrai?)

Ben le vendredi, tiens, chuis dispo, chaton.

dimanche 20 novembre 2016

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

- Minipuce m'a annoncé ce matin qu'elle avait besoin de sa carte d'identité, parce qu'elle passe demain sa première épreuve du bac. Ton premier bac blanc, tu veux dire? je lui ai demandé. Nanan, la première vraie épreuve du bac de l'année, la première épreuve de sport.
C'est moi où dans le temps, c'était chrétien, on ne passait pas les épreuves du bac au mois de novembre?

- L'Ours-mon-mari adore les noisettes. Il en fait une consommation (g)astronomique , que c'en est stupéfiant. Pour son anniversaire, le week end prochain, je lui prépare la surprise de lui offrir son poids en noisettes (ou à peu près, hein). (Soyez gentil de ne pas commenter mon manque total d'inspiration pour son cadeau, vous me ferez plaisir). Je dévalise donc depuis plusieurs semaines l'inter*market où nous avons nos habitudes, et je cache les paquets de noisettes dans une planquette à la maison, exactement comme le ferait une bonne et aimante épouse d'écureuil. Ma planquette est pleine à craquer, et le rayon noisettes de l'inter*market complètement vide (logique). Mais les amateurs de noisettes du coin sont bien dépités, enfin je le suppose, l'Ours en tout cas en est proprement désespéré, qui me demande la lippe tremblante chaque fois que je reviens de courses si le rayon a été enfin réapprovisionné, et qui furieux que je lui réponde une fois encore qu'il ne l'est pas mon pauvre chou, a menacé d'aller se plaindre au supermarché.

- Nouvelle (et dernière avant janvier) représentation de la troupe hier soir, devant plus d'une centaine de personnes, en première partie de Yann Guillarme, rien que ça, mes petits amis. On avait un trac fou, on était tous plus ou moins bien fichus, l'un de nous avait eu une rage de dents pendant la nuit et passé la matinée chez le dentiste, une autre une conjonctivite et du mal à mettre ses lentilles, la générale avait été assez catastrophique, le plateau était plus grand que d'habitude, on avait fait des changements de dernière minute, on faisait encore des erreurs dans le texte, c'était misère. Et puis finalement ça a été un parfait roule ma poule, et on a décidé de se faire un livre d'or avec tous les compliments qu'on a reçus (vous dis-je modestement).

Parle pour toi, chaton.

vendredi 18 novembre 2016

L'initiative.

Je connais, je vous l'ai dit, le resto où travaille, depuis de nombreuses années, le plus beau serveur de Chartrescityville (et je crois pouvoir dire sans me tromper, de ses environs) (au moins). Parfois je fais ma Bellzouzou-les-bons-tuyaux et je refile l'adresse à mes amies quand elles m'ont supplié très fort (on ne donne jamais de gaieté de coeur ses coins à champignons, vous savez bien). Elles ont toujours reconnu que je ne leur avais pas menti sur la marchandise (je dis ça parce que parfois mes amies, celles qui n'ont pas de goût les pauvres, me font des remarques désobligeantes sur mon chaton)(mais sur mon beau serveur, jamais) (il fait l'unanimité, quoi).
Ça tombe bien, parce qu'avec ma copine Thémilia, ce resto, c'est notre cantine. (Ceci explique cela, vous me direz.) (Et vous aurez raison) (bref).

Le serveur en question, depuis le temps qu'on le fréquente, il nous connaît, allez. Il ose parfois quelques petites familiarités. Mais ce midi, je crois qu'on a franchi un cap, lui et nous, quand au moment du dessert, il nous a demandé si on voulait le manger tout de suite (le dessert) ou si on voulait attendre un peu (rapport qu'on s'en était mis déjà plein la vue la panse). On lui a dit qu'on allait attendre un peu et il nous a demandé alors s'il pouvait prendre l'initiative. Prendre l'initiative, c'est ce qu'il a dit.
Avec Thémilia, on s'est pincé mutuellement sous la table pour y croire, et on lui a répondu un peu trop vite et un peu trop fort, que Oui bien sûr, on a.do.re.rait que vous preniez l'initiative!


mercredi 16 novembre 2016

Félicitations.

Ce midi, juste avant l'heure des mamans, ma petite T qui ne prend jamais la parole (remember) et dont la maman est enceinte, se met à parler parler parler que ça y est, sa petite soeur est née elle s'appelle D. elle est toute petite elle boit du lait je lui fais des bisous maman est à la maison avec le bébé. Tous. les. détails.
Je découvre à l'occase que T. sait parler, et même drôlement bien, je rebondis, m'exclame, prend les autres à témoin Alooooors, qu'est ce qu'on dit à T. pour la naissance de sa soeur, hum??? 
Pour votre gouverne, comme propositions, j'ai eu droit à Bon appétit!, Bonne soirée! et Bonne grande soeur! 
Et surtout, quand la maman a fait son apparition à la porte quelques secondes plus tard, tout sourire et bedaine de grossesse pas du tout à terme en avant, j'ai eu le Félicitations! en stand by dans la gorge.

Voilà,  exactement comme ça, chaton.

lundi 14 novembre 2016

Une (sombre) histoire de cache-tété.

C'est l'histoire d'une fille* super bien organisée n'est-ce pas, qui préparait toujours ses vêtements pour le lendemain la veille au soir et qui les déposait dans la salle de bain pour pouvoir s'habiller direct après sa douche matinale. Mais v'là-t-y pas qu'au sortir de la douche un petit matin d'automne, elle réalise enfer et damnation, qu'elle a oublié son cache-tété. Qu'importe se dit-elle, je le mettrai plus tard, avant de partir pour l'école, il fait bien froid je m'habille sans cache-tété tout de suite et puis j'ai grand faim, je vais aller prendre mon petit déjeuner avant d'aller le chercher dans la chambre.
Ordoncques vous vous doutez bien ce ce qui arriva, entre son petit déje, le nourrissage de sa bête féroce, son coiffage maquillage brosssage de dents, son vérifiage que ses adoleschiantes étaient suffisamment bien couvertes, partaient dans les temps avec toutes leurs affaires et leur clé, qu'elle-même partait bien avec son cartable et son cahier-journal dans son cartable et ses clés, dans l'affolement et la précipitation d'un matin d'école, la fille oublia purement et simplement de mettre son cache-tété et s'en fût travailler à grands pas ainsi troussée, légère et court vêtue, inconsciente du drame qui se jouait.

Elle ne s'aperçut que beaucoup plus tard qu'il lui manquait quelque chose, je crois que c'était un peu avant l'arrivée du journaliste local qui faisait ce jour-là, on aurait voulu le faire exprès, un reportage dans l'école de la fille.
Amis chartrains, quand vous tomberez le mois prochain sur ma trombine dans le journal municipal, vous saurez pour quelle raison j'ai le sourire un peu crispé sur la photo.



( *Evidemment que ce n'est pas moi, la fille. C'est une copine, hein)


mercredi 9 novembre 2016

(Mes petits ont) (ce qui s'appelle du) Vocabulaire.

Mes petits élèves, cette année, sont un peu surprenants, je vous l'ai déjà dit.
Tenez, ce matin encore, en déposant dans le panier à déguisements cette chose, (récupérée chez l'aïeule, ne manquez pas de la féliciter pour son goût très sûr), je demande comment ça s'appelle. Question simple, à laquelle j'attends une réponse simple, un collier, un collier de fleurs rêvons un peu, ou même un collier de fleurs blanches, soyons fous. Tiens, même des fleurs, j'aurais été contente.
Au lieu de ça, on m'a dit que c'était de l'ail.


dimanche 6 novembre 2016

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

Je me demande comment j'avais fait pour oublier combien les années lycée, et tout particulièrement la dernière, étaient rythmées par les soirées, grandement prolongées dans la nuit, du samedi soir entre copains, et de quelle façon on se faisait recevoir quand on osait suggérer diplomatiquement que peut-être ces soirées à répétition nuisent-elles un peu, ma chère enfant, si tu en crois ma vieille expérience, à la qualité de ton travail/sommeil/humeur ?

Définitivement, si vous m'en croyez, jetez-vous sur n'importe lequel des quatre romans de Sandrine Collette (ce qui vous donnera envie de lire tous les autres), et vous me remercierez plus tard.

La plusse chouette troupe de théâtre du monde reprend du service dans quinze jours avec deux représentations, dont la première partie d'un humoriste un peu connu dans un festival officiel. Bon, on fait ça gratos, on n'est même pas annoncé dans le programme, on va se faire lancer des tomates c'est sûr (je hais les premières parties de toutes mes forces: je viens voir quelqu'un et je subis quelqu'autre, nan mais quelle horreur, hein. Un peu comme si avant d'avoir droit à Mads Mikkelsen, je devais me fader Viggo Mortensen) (tiens, au hasard, les filles),
mais c'est bien la première fois qu'on va avoir un public qui ne sera pas composé exclusivement de parents ou d'amis, et puis cette pièce qu'on a créée et qu'on traîne porte depuis plusieurs années déjà tous les six, [des extraits de paroles de chansons françaises (très) connues mises bout à bout de façon (pas mal) déjantée avec comme fil conducteur, l'Amour (what else) et la solitude], quel bonheur d'en voir enfin le bout, mes zamis.

Désolée, je ne suis pas libre avant quinze jours, chaton.

vendredi 4 novembre 2016

On est futée.

Dans la cour de l'école, il y a un grand marronnier, qui chaque année nous fournit en marrons à foison, même que ça nous enquiquine grave et profond parce que ça nous demande une vigilance de tous les instants, les petits se les enfoncent dans les trous de nez et les grands se les balancent sur la tronche, et quand ils ne se les fourrent pas dans les trous de nez ou qu'ils ne se les balancent pas sur la tronche, donc, ils s'en remplissent les poches pour donner à leur maman le soir (ça lui fait toujours très plaisir), et les marrons finissent invariablement par tomber par terre dans la classe et font glisser la maîtresse quand elle marche dessus (ne visualisez surtout pas la scène, vous me ferez plaisir).

N'empêche, avec ces marrons, tous les ans, on trouve des trucs de maîtresse à faire, du genre aller les ramasser tous ensemble en les cherchant sous les feuilles, compter combien il y en a, combien il en manque pour en faire autant que des cheveux sur la tête à Juppé (on travaille sur les toutes petites quantités), les classer par taille et par couleur (euh.), et je t'en passe mon ami, tu visualises bien, je pense.
Bref.
Mais cette année, point de marrons sous notre marronnier, va savoir pourquoi, (on s'en fout un peu d'ailleurs), toujours est-il qu'on n'a pas de marron pour bosser cette année, bordel, tout le monde se lamente c'est bien malheureux cette histoire de marrons, quand même.

Alors aux grands mots les grands remèdes, il y a une maîtresse un peu plus futée que les autres (dit-elle modestement), qui s'en va un soir faire un tour au parc d'à côté de chez elle et qui en revient avec un sac plein de marrons qu'elle déverse secrètement mais néanmoins artistiquement et, ajouterais-je, parfaitement scientifiquement tout autour du marronnier de l'école le lendemain matin à l'aube, provoquant la stupéfaction de ses collègues à la récré, qui  n'ont même pas été foutus de voir un lien de cause à effet entre ces marrons tombés subitement du ciel et le fait que j'étais arrivée drôlement en avance, pour une fois, le matin.

mercredi 2 novembre 2016

Petit billet décousu de retour d'Angleterre et de veille de (nan, rien), et en images, s'il vous plaît.


Dormir une semaine dans cette chambre, mine de rien, ça vous rebooste l'estime de soi à mort, hein.


On a fait des balades dans la campagne anglaise qui nuisaient grave.


on a vu des choses belles, la cathédrale de Salisbury et son cloître, for exampeule.


on a passé suffisamment de temps à Londres pour se rappeler à quel point on y est envahi
de monde bagnoles taxis bus motos bruit et fureur partout tout le temps.
On a aimé la Brighton pier et ses manèges les pieds dans l'eau.


Bref. C'était bien chouette chez nozamilézanglais; (c'est juste mon porte-monnaie qui a souffert parce que là-bas, le pain au chocolat ne coûte pas 15 centimes comme chez nous, il faut le savoir.)

Demain c'est (nan rien); à quoi pensez-vous qu'on reconnaît une maîtresse de maternoche une veille de rentrée de Toussaint? elle ramasse de jolies feuilles de vigne vierge d'automne dans son jardin pour sa séance d'arts pla à venir. Facile. Et à quoi reconnaît-on une maîtresse de maternoche pas stressée du genou et super mal organisée du cervelet? elle ramasse ses feuilles en courant frénétiquement à gauche à droite, parce qu'elle s'y prend au dernier moment, que ses feuilles n'auront jamais le temps de sécher d'ici demain dans son bottin, d'ailleurs où est-il celui-là, qu'est-ce que j'en ai fait est ce que je ne l'ai pas jeté l'année dernière avec des feuilles d'automne dedans qui pourraient faire l'affaire là maintenant tout de suite, rhalalaaah, c'est misère.
Bref, demain c'est r(nan rien) et j'aurais bien besoin d'un petit remontant.

Huuum, merci, chaton.



[Et puisqu'on parle du chaton (une fois n'est pas coutume, hein), hier avec l'Ours, (c'est à peine su j'ose vous le dire)
on est allés voir Dr Strange au ciné (on a payé pour ça, en plus).
Autant vous dire qu'on avait beau savoir parfaitement à quoi il fallait s'attendre, s'être préparés à l'idée en se disant que c'était juste un divertissement, qu'on y allait pour le plaisir de voir Mads (le mien, surtout, à vrai dire), le résultat fut encore pire que tout ce qu'on avait pu craindre, le degré zéro de la nullité parfaite et absolue, je ne vois même pas ce que je pourrais dire de plus. Ah si:.
Le chaton a beaucoup baissé dans mon estime. (j'ai écrit cette phrase.)]

Et fais pas comme si tu n'avais rien entendu, chaton.

vendredi 21 octobre 2016

Mes petits zamis, c'est wacances, figurez-vous. A la dernière récré, ma collègue me disait que Il y a des fois où les vacances arrivent alors qu'on pourrait presque faire encore une petite semaine dans la foulée, je lui ai dit que Pas cette fois, hein, et même que Pas souvent, du tout du tout. Elle en a convenu, (sans difficulté aucune), (elle a même reconnu qu'elle ne savait pas pourquoi elle avait dit ça).

Je m'en vais de ce pas faire un petit tour chez nos voisins lézanglais, du côté de Londres et de Brighton. Comme par asarbaltazar, je viens d'apprendre que Mads serait à Londres le 24 octobre. Après le coup de la Croatie, j'ai comme l'impression que ça ne m'étonnerait pas que je suis presque sûre qu'il cherche un rapprochement entre nous, dites-moi si vous pensez que je me trompe. (Je ne suis pas obligée de vous croire).
Arrête de faire ton mignon et répond: tu le cherches, le rapprochement??

[Avec mes Livres sterling, j'emporte les deux Sandrine Collette que je n'ai pas encore lus, le dernier Ernaux Mémoire de fille, et Un été avec Victor Hugo de Laura El Makki et Guillaume Gallienne, ça devrait bien aller pour moi, hein.]


mercredi 19 octobre 2016

Esprit (criminel), es-tu là?

Souvenez-vous de ma petite cocotte de l'an dernier, celle qui avait l'imagination si féconde, oui, celle-là.
Figurez-vous qu'elle est dans ma classe cette année encore. Elle a grandi, je trouvais qu'elle s'était un peu calmée, question imagination.
Jusqu'à ce matin.
Tu sais, maîtresse, ce qui m'est arrivé avec ma maman, en sortant de l'école hier soir?? Il y a un monsieur qui passait comme ça dans la rue, qui m'a attrapée par le cou et ma maman a crié (elle prend une voix suraiguë terrifiante et se met à rouler des yeux en se tenant le cou des deux mains) Nooon, n'étranglez pas mon nenfant!!!!

Son voisin de banc, qui connaît l'animal depuis l'an dernier lui aussi, se plante alors devant elle bras sur les hanches et lui demande 
Nan mais dis donc, c'est la vérité ce que tu nous racontes, ou c'est juste encooore un film que tu as vu dans ta tête??

(Comme ça n'est pas seulement dans sa tête qu'elle a vu ça, il va encore falloir que je synchronise les pendules avec la maman, question zieutage de séries policières *pas vraiment de son âge* dans le lit parental jusqu'à pas d'heure, moi.)




Aah, n'en rajoute pas, chaton, veux-tu.