Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 5 juillet 2015

Le toutenvraque du dimanche soir

Brisefer mon fils, en ce moment il bosse, figure-toi, on l'appelle Foirfouillou, avec ses gros bras il porte des cartons, il met en rayons, il est en contact avec le client.
L'autre jour, une dame lui a fait découper deux mètres de toile cirée. Déjà ça, ça m'amuse: imaginer mon fils avec un mètre de couturière autour du cou, en train de comparer les mérites des toiles cirées, mesurant puis coupant ses deux mètres. Ensuite, la dame a aperçu une autre toile cirée qui lui plaisait mieux, et Brisefer a dû rembobiner la première et découper l'autre, puis (j'imagine que Brisefer a pensé qu'il jouait dans un film), elle en a avisé une troisième qu'il a fallu couper elle aussi, et finalement elle est repartie sans toile cirée, parce qu'elle avait oublié ses sous (j'imagine que Brisefer a pensé que c'était une caméra cachée).

Quant à la bête féroce-ma panthère apprivoisée, elle a bien de la misère elle aussi, elle est persécutée par deux grosses pies qui colonisent mon prunier et qui,( j'ai cru avoir la berlue), l'ont férocement attaquée hier soir en battant des ailes sur ses moustaches et en poussant des cris de cochon, à tel point que j'ai dû aller la chercher et la porter à bras jusque dans la maison dont véritablement traumatisée par son agression elle refuse désormais obstinément de sortir. (Nous v'là bien.)

[Côté lecture, mon ami, je te recommande chaudement Réparer les vivants de Maylis de Kerangal , ou l'histoire d'un don d'organes, de la mort du donneur au petit matin à la transplantation cardiaque du receveur dans la nuit qui suit, une journée entre la mort et la renaissance, un livre infiniment touchant dont tu me diras des nouvelles.]
[ l'adoleschiante, à qui j'avais prêté l'excellent Au-revoir là haut de Pierre Lemaître, l'a commencé, apprécié pourtant mais abandonné, décrétant qu'il était Hors de question [qu'elle] lise un livre sur la guerre en été, parce que l'été c'est gai, sache-le].

                                                                                         C'est comment, l'été, Mads?
C'est gai, ok.
(Enlève ton bonnet, Darling, c'est l'été)

vendredi 3 juillet 2015

Hoplà.

Je résume: plus d'élèves pendant deux mois, l'Adoleschiante partie depuis déjà dix jours revient tout à l'heure mais repart mardi pour une semaine, Puceminus part ce soir et revient je ne sais pas quand mais pas de sitôt, l'Ours part cette nuit pour sa semaine annuelle de haute montagne, Brisefer reste mais a un job pour l'été qui occupe bien ses journées, je me pince pour y croire, mais ça y est, ma petite semaine à moi, elle commence de façon tout à fait imminente, et c'est pas dommage, hoplà.

mardi 30 juin 2015

C A N I C U L E, (comme ça se prononce.)

Tout à l'heure, ma Pounette chicagotte de passage à Chartres-cityville me ricanait doucement au nez,
mais ne la croyez pas: il fait chaud, je vous assure
tellement qu'on nous a activé le plan canicule, il faut boire beaucoup et rester confinés au frais,
ça va nous faire des derniers jours d'école bien sympas
si vous voulez, je vous fais un dessin.

(c'est le moment d'acheter une maison en viager, me disait ma collègue).


Mads, arrête de poser des questions idiotes: il fait trop chaud pour s'habiller.

dimanche 28 juin 2015

Le toutenvraque du dimanche soir.

Le plus gros des réjouissances de fin d'année est passé, restent un pique-nique, deux repas de fin d'année, le grand rangement ici et là, la tristesse et le soulagement de lâchage d'élèves (parce que l'un ne va pas sans l'autre, je te ferais dire) à d'autres maîtresses, une inscription en Première pour l'adoleschiante en vacances, une inscription en fac (euh.) pour Brisefer. A propos, dites-moi ce que vous en pensez, j'envisage très sérieusement de mentir désormais quand on me demandera l'âge de mes enfants, parce qu'avouer que j'ai une fille collégienne, une autre lycéenne et un fils étudiant, c'est contraire à mon éthique de vie, (sans compter que c'est techniquement impossible à 29 ans.)

Recevoir un sms de Brisefer destiné à une de ses copines peut être assez instructif, (héhé).

Puceminus ma toute petite (celle qui va rentrer à la petite école en septembre, donc), elle a déjà son nouveau sac bleu électrique, son agenda 2015-2016, et tous ses crayons taillés alignés sur son bureau, plusse prête à faire sa rentrée en septembre (euh.) ça se peut pas.

Sachant que Brisefer a mal aux bras après une heure à aider son père à tailler la haie, évalue ses chances de survivre à une journée de mise en rayons pendant son job d'été.
L'Ours a passé son week end à tailler les haies, donc, et comme il voulait faire ça bien, il avait revêtu son petit Marcel blanc qui le fait ressembler à Marlon Brando dans Un tramway nommé Désir (euh.). Nous avons présentement trente et un (t.r.e.n.t.e.e.t.u.n) sacs de végétaux à jeter devant la maison que les éboueurs ne voudront pas prendre et qui c'est qui va devoir se taper les allers retours à la déchetterie, c'est Marlon Brando,

Rien à voir, mais vous savez quoi? mon grand plaisir du mois de juin c'est de manger les cerises du jardin et le grand challenge de ma vie en ce moment, c'est de persuader l'Ours de raser son pommier pourri qui ne nous donne que des pommes toute rabougrites pour planter à la place un deuxième cerisier et augmenter le plaisir des mois de juin dans les années à venir, parce qu'à part les cerises, qu'est ce qu'il a de bon, le mois de juin, je vous le demande, hein?

A part les cerises ET imaginer Mads en train de te préparer un bon clafoutis, je veux dire.

mercredi 24 juin 2015

Le moment solennel.

Brisefer est heureux de te faire savoir tout ce qu'il y a de plus solennel qu'à partir de ce soir, (sauf si) (non rien) il ne fera plus jamais de maths ni de physique de sa vie. Tu t'en fous sûrement, mais lui pas, hein.

mardi 23 juin 2015

Après mon élève qui s'est cassé une mine de crayon dans le nez (il y a plusieurs années, ndlr), je te présente mon élève qui s'est enfoncé une graine au fond de l'oreille, tellement profond que tu ne la vois pas mais lui il te dit que siii et que ça lui fait maaal, et l'ORL il a peiné à la retirer tellement elle était loin profond, même.
(il y a encore des orifices à explorer, je dis, c'est long une carrière en maternelle, hein).

dimanche 21 juin 2015

L'épreuve de maths demain matin, redoutablement coefficientée.
Heureusement, il y a Puceminus, la plus ardente supporter de Brisefer, qui lui laisse des petits mots d'encouragement devant la porte de sa chambre.
(Je ne serais pas surprise qu'elle se lève à 6 heures demain matin pour lui beurrer ses tartines.)


mercredi 17 juin 2015

La philo.

Ce matin, Puceminus à Brisefer: "- Tu sais, mon copain Raphaël il a une soeur qui a passé le bac de philo l'année dernière et ben il te donne un conseil: (sur le ton de la confidence) il faut que tu mettes des philosophes qui sont morts, ça rapporte plus de points".



Brisefer en a mis presque 8 pages, paraît-il, mandieumandieu, (moi, je ne comprends même pas la question.)

mardi 16 juin 2015


J'adore ce dessin de moi que vient de me donner une petite cocotte de grande section, on reconnaît bien là ma coupe de cheveux, ma taille de guêpe, mes longues jambes fuselées et mon air sympathique, je trouve.
On ne saura jamais si mon amoureux ainsi représenté est l'Ours ou bien Mads (les bottines à lacets me feraient plutôt penser à l'Ours, mais le coeur énooorme en forme de fesses retournées me fait pencher vers Mads, hum), mais cette façon que j'ai de vouloir l'attraper, qui qu'il soit, avec mes mains pleines de doigts est très réaliste, je trouve.

dimanche 14 juin 2015

Le toutenvraque et ennimage du dimanche soir.



L'équipe des bras cassés théâtreux a encore sévi: 
trois ans pour monter un (petit) truc, un an pour écrire la pièce, 
dernière ligne droite avant la représentation, 
et tout le monde ne sait pas son texte, c'est rien de le dire. 
( Moi, je connais mon texte, je ne sais pas toujours quand il faut que je le dise, c'est différent.)

L'Ours, au détour d'une conversation:
"- (...) toi [moi, ndlr], par exemple, quand tu regardes Hannibal, c'est du temps que tu perds à ne pas faire de sport..
Puceminus, l'interrompant: ah, pardon, si: elle fait du sport dans sa tête quand elle regarde Mads, maman."
(ma fille me connaît bien).

A propos d'Hannibal, puisqu'on en parle,

tu le crois, ça, que quand Mads sort de la douche tout nu,
 l'idiote qui discute avec lui tient son verre pile poil là où c'est très intéressant
et quand  il  lui demande s'il peut s'habiller
elle lui répond mais je t'en prie.
(Cette troisième saison démarre très mal.)

vendredi 12 juin 2015

L'escargot mollo (il est mou du genou).

Quand je demande à l'Ours de me fabriquer la structure métallique
qui servira de support à mon atelier papier mâché
de la semaine prochaine à l'école,


-parce que mes élèves ont décidé qu'en plus de m'apporter tous les jours des escargots
qui s'entassent dans le terrarium
et qui puent affreusement c'est un cauchemar
que ça seraille vachement trop bien si qu'on en fabriquait un grand géant, enfin bref-



je m'expose à me retrouver avec un escargot à oreilles de lapin*, c'est le jeu, baby,
et mieux vaut ne pas me plaindre,
parce que l'Ours pourrait bien m'envoyer promener en disant
que non mais sans blague si je ne suis pas contente,
je peux bien le faire toute seule,
mon putain d'escargot.



* et sans petites tentacules, l'Ours a prétendu que les escargots n'en avaient que deux grandes sur la tête et jamais de la vie deux petites aussi, alors que même mes petites sections savent que si.

mardi 9 juin 2015

Il y a des gens qui ne sont pas à la noce en ce moment. (j'en connais).

Mon Brisefer, tiens, en ce moment il est pas jouasse c'est rien de le dire, il fait sa tête des jours sans fromage  et c'est pas le moment d'essayer de plaisanter avec lui parce que Si tu crois que j'ai envie de rigoler en ce moment, hein. Mon pôv, ça va passer, tu sais bien que c'est comme ça à chaque fois que tu dois travailler un peu, je lui ai dit. C'est à dire pas bien souvent, va (ça, je lui ai pas dit, il est genre un peu susceptible en ce moment.)

Mon atsem aussi, qui croyait faire la maligne en demandant aux enfants si elle allait leur manquer quand elle serait à la retraite en a été pour ses frais: une petite cocotte lui a répondu du tac au tac que non, elle ne lui manquerait pas, et quand l'atsem, dont la bouche à ce moment-là pendait grand comme une autoroute à six voies lui a fait remarquer que ce qu'elle disait n'était pas très obligeant pour elle, la cocotte lui a répondu les yeux dans les yeux: "écoute: je vais pas te mentir, quand même!". ( Cinq ans, la cocotte, hein.) (j'en ris encore).

dimanche 7 juin 2015

Des niouses en vrac et en mal rangé.

Je vous ai laissés tout seuls presque une semaine et j'ai l'impression que mon dernier billet date d'hier, la faute au mois de juin, quel coquin celui-là, qui a toujours toutes ses cases remplies à ras bord sur mon calendrier familial (et sur le votre aussi, je parie). N'empêche, quand à l'école les récrés rallongent, que les parents mettent  la bouteille d'eau et la crème solaire dans le sac, que je passe un dimanche à faire ma commande de rentrée et à ranger dans mes placards, et à bronzer dans mon hamac aussi un peu, ça sent le bout, et le bon.

L'adoleschiante est officiellement en vacances depuis le 5 juin. Gloups. En réalité elle l'était déjà depuis la semaine précédente, vu que la dernière semaine de cours le conseil de classe étant passé, on rendait les livres et on n'allait en cours que pour faire des "goûters" avec les profs et mater des films. Je rêve. Quand je vois le programme qu'elle s'est concocté pour le mois de juin -glandage intégral- et que j'apprends que dans un autre lycée de la ville primo on finit une semaine plus tard deuzio on incite fortement les élèves de seconde à se trouver un stage pendant les deux semaines finales et troizio si un élève n'a pas trouvé de stage zou c'est semaine d'anglais intensif et vlan dans tes dents le glandage intégral programmé du mois de juin,
ben je regrette que ma fille ne soit pas au lycée privé, tiens. Je dois virer vieille conne c'est sûr, mais je trouve que c'est bien tôt le 5 juin pour une fin d'année, nan?

En parlant de vieille conne, puisque j'y suis, hum, j'ai déniché ce matin dans une broc une jupe pour l'adoleschiante dont je me suis dit qu'elle était peut-être un peu courte mais tant pis, et que ma fille a jugée très exactement mille fois trop longue quand je la lui ai montrée à mon retour. ( Ok.)

Je vous ai dit que j'avais depuis peu un tout nouveau lit, un nouveau sommier, un nouveau matelas et une nouvelle couette, j'ai depuis encore plusse peu un nouvel oreiller, et comme je m'en vantais à une amie, elle m'a dit sans rire que je n'avais plus qu'à prendre un nouveau concubin pour que tout soit complètement nouveau. L'Ours exige maintenant le nom de cette amie pour la blacklister à tout jamais, c'est malin.

Enfin, last but not least, La troisième saison d'Hannibal vient de commencer et le vendredi soir, je vous préviens, je n'y suis pour personne, et c'est même pas la peine d'essayer.
Mais pas le vendredi soir, OK??

lundi 1 juin 2015

Des petites choses sans importance.

Brisefer mon fils, il vient d'avoir dix-huit ans, il est beau comme un enfant fort comme un homme et taillé comme un Hercule, d'ailleurs c'est lui que j'appelle désormais quand j'ai un truc lourd à porter plutôt que son père, pour te dire. Si je te dis ça, c'est pas (seulement) pour faire ma crâne d'avoir un fils aussi bien réussi, mais aussi pour te faire noter le contraste entre sa force physique et le fait que pour se mettre simplement une goutte dans chaque oeil, il pleure(niche) et fait sa chochotte pendant un quart d'heure (au moins) (chaque oeil), le pauvre.

Ce matin, des mamans sont venues me remercier de leur cadeau de fête des mères, qu'elles ont trouvé fort beau vous dis-je en toute modestie. Vous pensez bien que je me suis empressée de les informer que c'était ma collègue du jeudi qui se chargeait du cadeau à venir pour les papas, que je ne m'en occupais pas et que je n'avais rien de rien à voir avec ça. (Vous comprendrez bientôt pourquoi je vous dis ça, j'ai failli ajouter.)

J'ai appris aujourd'hui que l'Ours avait rétorqué à une personne de notre entourage qui lui racontait avoir trouvé une vipère sur sa terrasse ce week end que Eh ben quoi, je partage bien ma vie avec une vipère, moi. ( Je suppose qu'il se voulait spirituel.) N'empêche qu'en plus de trouver ça parfaitement injuste de sa part j'ai amèrement regretté de lui avoir dit le matin même avant de partir travailler Bonne journée ma petite sex bomb, on ne m'y reprendra plus.

dimanche 31 mai 2015

cravates

On se souvient qu'après avoir exterminé un par un tous les rejets de mes plantes vertes un jour qu'elle se sentait en trime, mon ATSEM de mauvaise augure et de sombres desseins avait proposé qu'on fasse, en remplacement, des cravates en papier pour la fête des pères. Proposition que j'ai rejetée, évidemment. Et puis quoi encore, nan mais où va le monde, hein.
Eh bien figurez-vous qu'à celà ne tienne, elle est allée faire sa proposition à ma collègue du jeudi, innocente créature qui n'y a pas vu malice et qui a cédé. Résultat: les pères des élèves de ma classe vont bien recevoir pour leur fête une cravate en papier "décorée", et moi, je n'ai plus qu'à raser les murs ou défunter de honte, voyez.


En vrai c'est un marque page, mais ne me dites pas que c'est mieux.