Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

vendredi 28 août 2015

Le petit guide du Danois.

L'autre jour à la médiathèque, en attendant Minipuce, je feuilletais avidement nonchalamment (tu me connais) un 'petit guide du danois de poche' qui m'est tout à fait par hasard tombé dans les mains je t'assure, quand
tout à coup
sous mes yeux zéblouis
j'avise qu'il y a une page entière consacrée à
(je cite de mémoire)
"la drague, le flirt et plus si affinités"
où on t'essplique par le menu comment séduire un beau Danois
et quoi lui dire au moment très fatal
(et même comment le prononcer)
(le fameux 'coup de glotte')
L'air de rien, je montre ça à Minipuce. Et là ma fille qui me prend entre quatre yeux, et qui me dit le plus sérieusement du monde que vu que tout le monde doit draguer Mads en anglais (hum?), si moi, Bellzouzou, je le draguais en danois ça serait le petit plus qui ferait sûrement toute la différence. Comme ma fille est LA spécialiste de l'Amour, je vous rappelle, j'ai emprunté le guide et il ne fait pas que décoration sur ma table de chevet, si tu vois ce que je veux dire.
Un petit coup de glotte, Mads?

mardi 25 août 2015

Des vacances #3

Brisefer mon fils il a laissé tomber une petite semaine ses palettes, son étiqueteuse, ses toiles cirées et son rayon "C'est la rentrée!" (qu'il remplit, entre autres, sans discontinuer depuis son premier jour de boulot)(qui était aussi son premier jour de vacances) (c'est vous dire s'il est content), et il est parti une semaine en vacances (les vraies) avec ses potes à Oléron.
Pour s'habituer dès à présent, je suppose, à l'exiguité (tout petit pléonasme) de la chambre de 9 (neuf) (n. e. u. f) (tu as bien lu: neuf) mètres carrés qu'il occupera à la rentrée universitaire, il a dormi dans une tente. Peut-être même pas tout seul, histoire de réduire un peu l'espace, mais je n'en dirai pas plus, héhé.
Et pour s'habituer à être parfaitement détaché de nous, lui qui nous a déclaré récemment que non mais sans blague si on pensait que cette année il allait rentrer tous les week ends à la maison on se fourrait le doigt dans l'oeil et bien profond, il ne nous a (presque) pas passé un coup de fil de la semaine (sauf pour demander de l'aide pour une sombre histoire de panaris, de rendez-vous chez le docteur et de carte vitale. Je sais pas si ça compte, quoi.) (aaah, c'était bien la peine de l'avoir allaité si longuement que j'ai depuis les seins comme des chaussettes où qu'on aurait mis des cailloux, va.)
Pour me venger, à son retour, j'ai décidé d'aller l'espionner un peu sur son lieu de travail, vu qu'il n'était pas question que je ne le voie pas avec son petit gilet Foirefouillou, qui paraît-il, lui sied à merveille.
J'ai tourné et retourné dans le magasin sans le voir et m'apprêtais à partir, désespérée, sans l'avoir vu, quand tout à coup j'ai entendu une annonce au micro " (Brisefer) est demandé au rayon rangements, (Brisefer)!".
Sans me presser je me suis dirigée vers le rayon rangements, donc. Sans me presser, parce que JE SAIS qu'il faut appeller Brisefer trois ou quatre fois avant qu'il se déplace, pardi. Et encore, quand c'est pour venir manger. Pour du rangement, j'avais bien peur qu'il ne se déplace JAMAIS, pour tout te dire.
N'empêche, quand je suis arrivée au rayon, il.y.était.déjà, et je l'ai entendu décréter doctement à un vieux monsieur que ce bac-là était moins large mais plus profond que l'autre. (Maintenant je sais que mon fils est capable d'obéir dès la première injonction, et je sais aussi qu'il est un professionnel du rangement en largeur comme en profondeur. Ces deux révélations devraient changer ma vie.)


Minipuce mon adoleschiante, elle vit le grand Amour depuis quelque temps, tu ne peux plus l'ignorer. Tous les jours que fait le petit jésus elle voit GrantAmour, tous les jours sans exception, même le dimanche et les jours fériés. Quand toi tu en as un peu ras le pompom de GrantAmour tous les jours, tu décides d'emmener toute ta petite famille pour quelques jours chez ton beau-père, loin, très loooin, au fin fond de la Vendée profonde. (En réalité, on y serait allés, GrantAmour ou pas GrantAmour, mais reconnaissez comme moi que ça tombait bien de s'éloigner un peu, quoi).
Eh ben on n'était pas plutôt arrivés que devinez quoi, on apprenait que si c'est pas de la chance ah ben ça, devine où GrantAmour est en villégiature avec ses parents pilepoil au même moment? A LaTroncheSurMer (je n'invente rien), le patelin.juste.à.côté. 
Et qui c'est qui a eu GrantAmour sa soeur sa mamie et ses parents pour l'apéro, dis donc? 


Puceminus ma toute petite, elle est bien trop petite justement pour avoir déjà un portable. Donc elle n'en a pas. Et vu l'usage que font du leur ses aînés, elle n'est pas près d'en avoir un, mais ceci est une autre affaire dont nous reparlerons (sans aucun doute) une autre fois, vous et moi (et elle et moi surtout, à vrai dire).
Bref, elle n'a pas de téléphone, et pour communiquer avec sa copine pendant nos vacances, elle utilisait le mien. Logique. Quand j'en ai eu marre de la voir textoter toute la sainte journée, j'ai confisqué mon propre téléphone, je l'ai éteint, je l'ai caché, j'en pouvais plus. Quand je l'ai rallumé oh bonheur j'avais reçu 244 sms à la queue leuleu, hum, tous dans le genre: " T là?
(message reçu 1 mn plus tard) T làààà?
(message reçu 1 mn plus tard) T pas làààà?
(message reçu 1 mn plus tard) ??????
(message reçu 1 mn plus tard) T làààà, (Puceminus)??
(message reçu 1 mn plus tard) Pk tu repond pas??
(message reçu 1 mn plus tard) ???????
(message reçu 1 mn plus tard) ???????
(message reçu 1 mn plus tard) ???????!!!!
(message reçu 1 mn plus tard) ;-(((  "
J'en ai fini par déduire que la copine ne devait pas savoir que c'était MON téléphone, donc j'ai pris le taureau par les cornes, et j'ai textoté sans vergogne la copine en question: "bonjour (la copine), je ne peux plus te répondre parce que ma maman ne veut plus que j'utilise son téléphone. On se verra quand je rentrerai et on pourra tout se dire à ce moment-là, bisous, (Puceminus)". (J'ai failli ajouter un post scriptum " Laisse un peu tomber ton portable et va lire Marcel Pagnol", mais je me suis dit que ça ne serait pas crédible.)
La copine a parfaitement bien pigé que c'était mon téléphone à ce moment-là, je crois: elle ne textote plus Puceminus, elle m'envoie désormais direct à moi des chaînes de l'amour à faire suivre à mes propres copines, et si on rompt la chaîne on aura toutes des malheurs pour la vie entière et peut-être même pour la suivante et bisous.




dimanche 23 août 2015

Des vacances # 2

Il y a quelques jours, dans ma bonne ville de chartrescityville avait lieu la coupe du monde de natation, rien que ça oui, la coupeuh du mondeuh, mais t'emballe pas, c'était tout de suite après les JO de Kazan et les grands nageurs du monde entier ils en avaient un peu marre et ras le bonnet, ils ne sont pas vraiment venus, juste un peu les nageurs français et encore pas tous les plusse meilleurs bref, mais nous on s'en fichait, avec Puceminus (qui veut devenir Laure Manaudou quand elle sera grande, remember), on avait nos (meilleures) places réservées dans les gradins (MON poteau, remember), on a soutenu les Français à fond les drapeaux bleu blanc rouge* (surtout elle, moi j'avais un peu honte, je crois), et on s'est bien rincé l'oeil quand c'était Camille Lacourt (surtout moi, Puceminus elle avait un peu honte (de sa mère), je crois).

Euh, Camille, ce que tu fais là ne se fait pas en société, tu sais.

samedi 15 août 2015

Des vacances**.

Pourquoi le sud du Portugal, hein, on me demande, vu que j'ai bien assez raconté comme ça comme je supporte mal la chaleur et combien je suis tombée en amour pour la Suède l'été dernier tellement que j'avais dit que maintenant j'irai en Suède en Suède et en Suède. Disons qu'un jour l'occasion a fait le larron et qu'en l'échange de la notre une grande maison en Algarve avec piscine et la plage à 5 minutes nous tendait les bras, qu'on aurait été bien fous d'aller en Suède cette année, pissétou. 
Pourquoi le sud du Portugal, je me demande, vu tout ce qu'on m'en avait dit, la chaleur, donc, mais aussi en vrac: la mer qu'on peut pas s'y baigner tellement il y a (au choix) du vent qui te met du sable jusque dans la réducu, des rouleaux et des courants trèèès dangereux petite malheureuse, des oursins*, des serpents comme dans le désert, des araignées grosses comme ça, et gaffe: des scorpions dans ta tatane vérifie ce qu'il y a au fond avant de l'enfiler,ah ça, on n'allait pas rigoler tous les jours, je vous le dis.

Alors qu'en fait, le reste du pays je ne sais pas, mais l'Algarve, c'est magnifique, et des enquiquinements qu'on nous prédisait nous n'avons pas vu l'ombre de la queue (de sardines grillées, huhu) (dont nous avons fait de folles orgies, merci de demander), la chaleur était 'supportable' (l'effet psychologique de la mer toute proche, je dis) (entre nous soit-dit, nul besoin d'avoir le bac pour être météorologue au Portugal: la météo, là-bas est un jeu d'enfant, ce soleil, c'est tellement prévisible que c'en est lassant, pff) et le Portugais, question gentillesse, il vaut bien le Suédois ah ça oui (même si le Danois est tout de même beaucoup plus beau, définitivement).


* Puceminus ma toute petite, qui passait des heures à explorer le fond de la mer avec ses lunettes, a repéré "des petits hérissons, j'ai voulu en ramasser un, mais j'ai demandé à papa d'abord" (tu as bien fait, ma fille) (elle a onze ans et demi, moui moui moui).

** Je bloguerai mou du genou durant quelques jours, parce que c'est toujours vacances, je signale.
















[Lectures d'été, mes petits zamis, pour cezécelles que ça intéresse: Les lunes de Jupiter, des nouvelles un peu mollassonnes d'Alice Munro, parfaites quand tu es tellement écrasée de chaleur que tu n'es pas sûre d'avoir envie d'action, ni dans ta vie ni dans tes lectures.
De très chouettes nouvelles, de Sherman Alexie, Dix petits indiens (d'Amérique), des personnages touchants et souvent très drôles aussi qui nous parlent de leur difficulté à s'intégrer face aux poids de l'héritage et des traditions tribales, aux préjugés et au racisme. (s'il y en a qui connaissaient Sherman Alexie et qui ont gardé ça pour eux c'est vraiment pas mignon, permettez-moi de vous le dire).
Sinon, tu la connais, la fille qui par 40° sur une plage portugaise lisait une histoire de vikings suédois en peaux de bête au Xème siècle, hum? Le viking qui voulait épouser la fille de soie, de Katarina Mazetti (Le mec de la tombe d'à côté, remember).
Dans un tout autre genre, Sincères condoléances de Erling Jepsen (un Danois, mais pure coincidence, crois-moi) est un livre  déjanté et pas bien follichon mais qui se laisse lire néanmoins quand tu n'as plus grand'chose à te mettre sous la dent.
Et si tu veux tout savoir, je viens de reprendre ma lecture de Les Thibault, interrompue il y a quelque chose comme 26 ans suite à une frustration terrible (que Jacques puisse quitter Jenny m'était tout à fait insupportable), aujourd'hui je devrais pouvoir surmonter ça, me suis-je dit, d'autant que je suis maintenant plutôt amoureuse d'Antoine, on dirait que je suis devenue une femme d'âge mûr et d'expérience (ne vous sentez pas obligés de démentir). Pourquoi je raconte ça, déjà, moi? ah oui, Les Thibault, quel bonheur, mes amis.]


jeudi 9 juillet 2015

Où je vous cause de l'inversion de l'autorité (une chose grave).

Mes amis, il m'arrive un drôle de truc. J'ai l'impression de ne plus être à ma place.

Par exemple, je ne conduis plus jamais ma voiture, c'est Brisefer qui l'a, ou bien c'est lui qui me conduit. Il fait le plein de carburant, aussi. C'est moi qui paye, ça va sans dire.
Brisefer me raconte sa journée de boulot, ses collègues, son chef, les clients, alors que je suis restée toute la journée à bouquiner dans mon hamac, zieuter des films et boire du thé avec les copines.
Je me couche plus tôt que mon fils, aussi. Le soir, il sort et je reste là avec la babysitter, il sera fatigué demain pour aller travailler, mais j'y réfléchis à beaucoup de fois avant de lui faire une réflexion bien sentie, vu que j'ai besoin de lui pour me télécharger le dernier épisode d'Hannibal chaque semaine. Et qu'il pourrait très bien m'envoyer promener vite fait, si tu vois ce que je veux dire.
Résumons: je supplie mon fils de m'aider à transgresser la loi et à cause de choses bassement  matérielles -technologiques, même- que je ne maîtrise pas, l'autorité est inversée dans mon foyer. Genre: tu ne t'engueules pas avec le directeur technique de la boîte, il pourrait bien partir avec les codes.

Heureusement, j'ai l'as de pique caché dans ma culotte. Il y a peu, Brisefer s'est inquiété tout haut de ce qu'il allait bien pouvoir manger les deux semaines où nous serons au Portugal sans lui. Et a demandé mon aide. Il y a peut-être une inverciproque à notre affaire, genre: tu ne t'engueules pas avec la cuisinière, parce qu'elle pourrait bien se barrer en te laissant le frigo vide, tu vois.

 
                                                                               


mardi 7 juillet 2015

Jour de fête (mais pas pour la bête féroce).

Vous auriez pu imaginer ça, vous, une bête féroce qui fait de la déprime et reste cloitrée derrière sa fenêtre la queue basse, tout ça parce dès qu'elle met une moustache dehors, elle est persécutée  par deux grosses pies qui lui jacassent dans les oreilles comme je n'aurais jamais cru qu'on puisse jacasser aussi fort doujézu, et que même mon voisin est venu aux nouvelles, pour savoir ce qui se passait en ce moment dans mon jardin qui l'empêche de dormir la fenêtre ouverte. Dingue, ce truc. Quand tu sais que la bête féroce ne bouffe un moineau que s'il est cul de jatte et qu'il passe sous son nez (et vraiment juste dessous), tiens, imaginer qu'elle pourrait grimper à la cime de mon prunier pour aller bouffer des pies, nan mais c'te bonne blague.

C'est confirmé c'est officiel c'est validé par la médecine, le jury 6542 et la mention assez bien ce qui est, de l'avis de tous, (assez) bien, Brisefer ne fera plus de maths ni de physique de sa vie, et tu l'en vois ravi.
Il a accueilli la nouvelle avec son air de mais je n'en ai jamais douté figure-toi, est allé voir l'affichage, ses profs, rendre ses livres et chercher ses notes au lycée, a fêté ça devant un kebab avec ses potes à midi, puis s'en est retourné bosser tranquilmonnémile. (J'ai géré les appels, les petits mots des proches et j'ai été émue toute la journée à sa place, quoi.) (et l'Ours n'étant pas joignable sur ses hautes cimes, il ignore encore qu'il a un fils bachelier asteure, ça me fait tout drôle, voyez-vous, qu'il ne partage pas ça avec nous.)

(une petite photo de Mads nu sur une peau de bête, pour fêter ça? Nan mais vous m'avez bien regardée? je suis mère d'un bachelier, moi, je suis une fille respectable).

dimanche 5 juillet 2015

Le toutenvraque du dimanche soir

Brisefer mon fils, en ce moment il bosse, figure-toi, on l'appelle Foirfouillou, avec ses gros bras il porte des cartons, il met en rayons, il est en contact avec le client.
L'autre jour, une dame lui a fait découper deux mètres de toile cirée. Déjà ça, ça m'amuse: imaginer mon fils avec un mètre de couturière autour du cou, en train de comparer les mérites des toiles cirées, mesurant puis coupant ses deux mètres. Ensuite, la dame a aperçu une autre toile cirée qui lui plaisait mieux, et Brisefer a dû rembobiner la première et découper l'autre, puis (j'imagine que Brisefer a pensé qu'il jouait dans un film), elle en a avisé une troisième qu'il a fallu couper elle aussi, et finalement elle est repartie sans toile cirée, parce qu'elle avait oublié ses sous (j'imagine que Brisefer a pensé que c'était une caméra cachée).

Quant à la bête féroce-ma panthère apprivoisée, elle a bien de la misère elle aussi, elle est persécutée par deux grosses pies qui colonisent mon prunier et qui,( j'ai cru avoir la berlue), l'ont férocement attaquée hier soir en battant des ailes sur ses moustaches et en poussant des cris de cochon, à tel point que j'ai dû aller la chercher et la porter à bras jusque dans la maison dont véritablement traumatisée par son agression elle refuse désormais obstinément de sortir. (Nous v'là bien.)

[Côté lecture, mon ami, je te recommande chaudement Réparer les vivants de Maylis de Kerangal , ou l'histoire d'un don d'organes, de la mort du donneur au petit matin à la transplantation cardiaque du receveur dans la nuit qui suit, une journée entre la mort et la renaissance, un livre pas gai gai, mais infiniment touchant dont tu me diras des nouvelles.]
[ l'adoleschiante, à qui j'avais prêté l'excellent Au-revoir là haut de Pierre Lemaître, l'a commencé, apprécié pourtant mais abandonné, décrétant qu'il était Hors de question [qu'elle] lise un livre sur la guerre en été, parce que l'été c'est gai, sache-le].

                                                                                         C'est comment, l'été, Mads?
C'est gai, ok.
(Enlève ton bonnet, Darling, c'est l'été)

vendredi 3 juillet 2015

Hoplà.

Je résume: plus d'élèves pendant deux mois, l'Adoleschiante partie depuis déjà dix jours revient tout à l'heure mais repart mardi pour une semaine, Puceminus part ce soir et revient je ne sais pas quand mais pas de sitôt, l'Ours part cette nuit pour sa semaine annuelle de haute montagne, Brisefer reste mais a un job pour l'été qui occupe bien ses journées, je me pince pour y croire, mais ça y est, ma petite semaine à moi, elle commence de façon tout à fait imminente, et c'est pas dommage, hoplà.

mardi 30 juin 2015

C A N I C U L E, (comme ça se prononce.)

Tout à l'heure, ma Pounette chicagotte de passage à Chartres-cityville me ricanait doucement au nez,
mais ne la croyez pas: il fait chaud, je vous assure
tellement qu'on nous a activé le plan canicule, il faut boire beaucoup et rester confinés au frais,
ça va nous faire des derniers jours d'école bien sympas
si vous voulez, je vous fais un dessin.

(c'est le moment d'acheter une maison en viager, me disait ma collègue).


Mads, arrête de poser des questions idiotes: il fait trop chaud pour s'habiller.

dimanche 28 juin 2015

Le toutenvraque du dimanche soir.

Le plus gros des réjouissances de fin d'année est passé, restent un pique-nique, deux repas de fin d'année, le grand rangement ici et là, la tristesse et le soulagement de lâchage d'élèves (parce que l'un ne va pas sans l'autre, je te ferais dire) à d'autres maîtresses, une inscription en Première pour l'adoleschiante en vacances, une inscription en fac (euh.) pour Brisefer. A propos, dites-moi ce que vous en pensez, j'envisage très sérieusement de mentir désormais quand on me demandera l'âge de mes enfants, parce qu'avouer que j'ai une fille collégienne, une autre lycéenne et un fils étudiant, c'est contraire à mon éthique de vie, (sans compter que c'est techniquement impossible à 29 ans.)

Recevoir par erreur un sms de Brisefer destiné à une de ses copines peut être assez instructif, (héhé).

Puceminus ma toute petite (celle qui va rentrer à la petite école en septembre, donc), elle a déjà son nouveau sac bleu électrique, son agenda 2015-2016, et tous ses crayons taillés alignés sur son bureau, plusse prête à faire sa rentrée en septembre (euh.) ça se peut pas.

Sachant que Brisefer a mal aux bras après une heure à aider son père à tailler la haie, évalue ses chances de survivre à une journée de mise en rayons pendant son job d'été.
L'Ours a passé son week end à tailler les haies, donc, et comme il voulait faire ça bien, il avait revêtu son petit Marcel blanc qui le fait ressembler à Marlon Brando dans Un tramway nommé Désir (euh.). Nous avons présentement trente et un (t.r.e.n.t.e.e.t.u.n) sacs de végétaux à jeter devant la maison que les éboueurs ne voudront pas prendre et qui c'est qui va devoir se taper les allers retours à la déchetterie, c'est Marlon Brando,

Rien à voir, mais vous savez quoi? mon grand plaisir du mois de juin c'est de manger les cerises du jardin et le grand challenge de ma vie en ce moment, c'est de persuader l'Ours de raser son pommier pourri qui ne nous donne que des pommes toute rabougrites pour planter à la place un deuxième cerisier et augmenter le plaisir des mois de juin dans les années à venir, parce qu'à part les cerises, qu'est ce qu'il a de bon, le mois de juin, je vous le demande, hein?

A part les cerises ET imaginer Mads en train de te préparer un bon clafoutis, je veux dire.

mercredi 24 juin 2015

Le moment solennel.

Brisefer est heureux de te faire savoir tout ce qu'il y a de plus solennel qu'à partir de ce soir, (sauf si) (non rien) il ne fera plus jamais de maths ni de physique de sa vie. Tu t'en fous sûrement, mais lui pas, hein.

mardi 23 juin 2015

Après mon élève qui s'est cassé une mine de crayon dans le nez (il y a plusieurs années, ndlr), je te présente mon élève qui s'est enfoncé une graine au fond de l'oreille, tellement profond que tu ne la vois pas mais lui il te dit que siii et que ça lui fait maaal, et l'ORL il a peiné à la retirer tellement elle était loin profond, même.
(il y a encore des orifices à explorer, je dis, c'est long une carrière en maternelle, hein).

dimanche 21 juin 2015

L'épreuve de maths demain matin, redoutablement coefficientée.
Heureusement, il y a Puceminus, la plus ardente supporter de Brisefer, qui lui laisse des petits mots d'encouragement devant la porte de sa chambre.
(Je ne serais pas surprise qu'elle se lève à 6 heures demain matin pour lui beurrer ses tartines.)


mercredi 17 juin 2015

La philo.

Ce matin, Puceminus à Brisefer: "- Tu sais, mon copain Raphaël il a une soeur qui a passé le bac de philo l'année dernière et ben il te donne un conseil: (sur le ton de la confidence) il faut que tu mettes des philosophes qui sont morts, ça rapporte plus de points".



Brisefer en a mis presque 8 pages, paraît-il, mandieumandieu, (moi, je ne comprends même pas la question.)

mardi 16 juin 2015


J'adore ce dessin de moi que vient de me donner une petite cocotte de grande section, on reconnaît bien là ma coupe de cheveux, ma taille de guêpe, mes longues jambes fuselées et mon air sympathique, je trouve.
On ne saura jamais si mon amoureux ainsi représenté est l'Ours ou bien Mads (les bottines à lacets me feraient plutôt penser à l'Ours, mais le coeur énooorme en forme de fesses retournées me fait pencher vers Mads, hum), mais cette façon que j'ai de vouloir l'attraper, qui qu'il soit, avec mes mains pleines de doigts est très réaliste, je trouve.