Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 21 juin 2026

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir ou Comment je garde foi dans la capacité de juin à se saborder lui-même

Comme les deux grosses et pénibles échéances administratives de juin sont derrière moi et tu m'en vois ravie, et que (inespéré!) le grand pestacle de la semaine à venir est annulé pour cause de température compatible avec la cuisson lente des petits écoliers, j'ai passé un weekend bien plus présentable que les précédents, tu penses. J'ai bricàbraqué à la fraîche (et halluciné que tous les vide greniers ne soient pas annulés, les exposants ont-ils tous survécu, hum?), déjeuné chez les amis suffisamment chéris pour que ça justifie de sortir de chez soi par 34°. S'il ne faisait pas si chaud, ça serait parfait, mais je bois de l'eau et je marche à l'ombre. Restent le petit bal dans la cour, le pique-nique de fin d'année et la visite de la grande école la semaine prochaine pour lesquels je nourris l'espoir secret que la vigilance rouge et la Préfecture d'Eure et Loir * travaillent main dans la main et se décident enfin à déclarer tout ce qu'il y a de plus officiel que tout ça peut très bien attendre septembre (hé hé) (on croise les doigts, les orteils et même les trombones du bureau), et puis ensuite, je file direct à Copenhague, il y a quelqu'un qui m'attend. Bon en vrai: je serai presque en vacances.

L'Ours-mon-mari, quant à lui, prépare sa petite randonnée annuelle de dans quelques jours, il n'est donc plus un homme marié civilisé mais une créature sauvage vivant de cartes IGN et de dénivelés positifs qui trace sa route, réserve ses nuits en refuge, s'achète des rondelles de bâton (je jure), un nouveau sac à dos (l'ancien était plein de sang, remember) (il était difficilement revendable sur le bon coin, tu peux me croire), il n'y est plus pour personne et pardon, mais pendant ce temps-là, j'ai la paix.

Mon Bébézou nouveau qui est le plus sage (et le plus souple) des bébés, mordille ses pieds les doigts dans le nez (mais parfaitement) en gazouillant avec application, et Bébézou l'ancienne enfile son maillot de bain et ses lunettes et se rafraichit dans les vingt centimètres d'eau de sa petite piscine en plastique, et tout ça, ça donne des vidéos très choutes produites en quantité industrielle que je regarde en boucle et montre à tout le monde à droite à gauche (je ne laisse jamais le temps aux gens de trouver un prétexte pour refuser, tu imagines bien) (oui, je suis devenue cette personne).

Sur ce, mes zamis, je vous embrasse et retourne à mes affaires. Je vais aller faire ce que fait toute personne raisonnable par cette chaleur: ne rien faire, et considérer que c'est déjà quelque chose (de la gestion de crise, tiens, par exemple). Je vous souhaite le même niveau d'ambition pour cette fin de juin**.

 

 * ah, j'oubliais: et aussi un petit épisode de pollution atmosphérique par ozone, dont on vient de nous informer

** et des glaçons, de l'ombre et des ventilateurs loyaux, bien entendu. 

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