mardi 28 février 2006

dame autruche est mon emblème


Je me trouve très belle en autruchonne et tous les jours, je me félicite d'avoir si bien mis en valeur sur cette photo mon profil et mon regard pénétrant d'intelligence.
N'empêche que tout à coup, j'ai été saisie d'un doute affreux: elles sont comment, en vrai, les autruches?
Parce qu'il ne s'agirait quand même pas qu'elles aient de mauvaises moeurs et coutumes, comme ces hypocrites de veuves noires qui attendent la fin du coït pour dévorer leur galant (non mais si c'est pas des manières, ça..) ou comme les crocodiles, qui sont des mères indignes (si- si, on me l'a dit).
Parce que moi, j'suis une gentille fille hein, bien sous tous rapports, faut pas croire.
Il me faut une mascotte qui me ressemble, qui me représente, qui me DEFINISSE, quoi.
Si ça se trouve, j'ai fait un terrible non- sens en choisissant c'te bestiole, au port altier, certes, mais dont je ne sais strictement rien.

Je suis donc allée le coeur battant glaner quelques informations sur les moeurs des autruches.
Par bonheur, tout ce que j'ai lu m'a rassurée et je me sens apaisée car je suis désormais sûre que l'autruche me ressemble tout à fait:
- elle mange un peu n'importe quoi.
- pendant l'incubation, elle veille ses oeufs avec sollicitude.
- elle marche hardiment contre ses faibles ennemis et a recours à mille feintes pour échapper aux plus forts.
- elle beugle, siffle et mugit, mais la plupart du temps, elle reste muette.
- elle a le derrière froufroutant comme une Folie Bergère.

Par ailleurs, pour votre gouverne, l'autruche ne se cache pas la tête dans le sable, c'est une légende. Elle et moi, nous regardons les choses en face, hein.

Et puis, j'suis rudement contente, parce que j'ai déniché deux recettes-régalantes-vous-m'en-direz-des-nouvelles:
- rôtissons d'autruche à l'orange et citron vert
- mignon d'autruche au poivre vert et mandarines.
Appétissant, non?

lundi 27 février 2006

Transports exceptionnels




(photos: jean- Louis Fernandez)




Ma belle ville de Chartres est en travaux.

C'est qu'elle n'était pas très follichonne, un peu vieillotte sur les bords, on l'appelait "la belle endormie", c'est dire...
Mais là, bonne dame, elle se fait lifter du tonnerre de dieu, un pealing intégral, un giga ravalement de façade, quoi.

En attendant, pas moyen de rouler tranquille, c'est plein de sens-interdits, de rues défoncées, trouées, mal rebouchées. Ca circule tout de traviole, ça (tire)bouchonne de partout.
Si tu veux marcher, c'est grand danger pour toi, la ville est parsemée d'embûches, tu dois zizaguer entre les pelleteuses, marteaux-piqueurs et autres engins barbares. Il te faut marcher la tête en l'air pour éviter le seau de gravats qui retombe, mais gaffe à toi si tu ne regardes pas où tu mets les pieds, tu risquerais de tomber dans une crevasse...
Qui voit Molène voit sa peine, qui voit Ouessant voit son sang, qui voit Chartres en ce moment trouve pas ça marrant (c'est très embêtant).

Mais à Chartres, M.le Maire a de l'humour. Plein. Et c'est ça qui est bien.
Donc, il nous propose un spectacle de danse, "transports exceptionnels", par la" Compagnie du Beau Geste". C'est un duo entre une pelleteuse et un danseur sur un air d'opéra!!!

Vous ne me croyez pas, peut-être? Bon, alors je le prouve: regardez les photos ci- dessus, ça se passera pour de vrai le 25 mars prochain, en ville, c'est gratuit, et ce que je peux vous dire, c'est que j'y serai.

dimanche 26 février 2006

mon homme est un ours des Pyrénées

Un vrai. Un qui se lève le matin en pensant : "viv'ment ce soir que j'me couche" et qui grogne de plaisir rien qu'à l'idée d'enfiler son pyjama.
Son pyjama, tiens, parlons-en: celui de mon ours est en coton tout râpé aux genoux et aux coudes, et il est si laid que même votre grand-père n'en voudrait pas pour faire son jardinage. non. même contre de l'argent. N'insistez pas, on vous dit.
Son pyjama sent la caverne d'ours mal aérée, voire pas aérée du tout, mais quand je lui propose de le laver, mon ours rechigne; pour un peu, il irait le cacher ( comme puceminus quand je veux laver son titoudoudou). Je dois ruser, détourner son attention pour pouvoir l'enfourner vite fait dans le lave-linge et démarrer fissa le programme à 90° avec prélavage.
J'ai un peu honte de vous le dire, mais souvent, quand mon ours sort du petit coin de sa tanière, on peut voir un petite goutte de pipi dessus sans que ça le dérange plus que ça.
Un ours des cavernes, un vrai de vrai, se couche tôt; 21 H grand maxi. Tous les jours sans exception.Un jour de fête est pour lui la plus terrible des épreuves. Il préfèrerait encore être condamné au dernier supplice (du moment que c'est en matinée) plutôt que d'endurer ça. Il n'a toujours pas récupéré du dernier mariage auquel il a assisté (celui de sa cousine en Août 2003). Il est encore sous le coup du décalage horaire, quoi.
Mon ours se couche tôt, certes, mais pas pour dormir tout de suite, non, il doit d'abord lire un peu sous peine de ne pas trouver le sommeil. Et devinez un peu qui est l'auteur fétiche de mon chéri? C'EST MARX ! !!!OUI, VOUS AVEZ BIEN LU, AH AH AH, mon ours veut faire la révolution!!! Aux armes, citoyens!! Mais faudra pas que ça dure trop longtemps quand même, parce que mon ours, il doit se coucher tôt.
Un ours des Pyrénées, un dur de dur, ne PEUT PAS dormir sans ses boules quiès. C'est proprement impossible, même en rêve. Je peux témoigner que, depuis plus de 11 ans que je partage la paillasse de mon ours, JAMAIS (mais pas une seule fois, entendons- nous bien, hein) il n'a dormi sans ses boules.
Cet été, vacances à Châtelux-le-Marcheix, au fin fond de la Creuse profonde. Première fois de ma vie où j'entends le Silence, le vrai, celui qui est vraiment muet, quoi; pas un bruit d'engin quelconque , pas même cet espèce de fond sonore plus ou moins lointain de voitures qui passent . Rien, nada, que dalle. La quiétude absolue. Eh bien, mon ours dort QUAND MEME avec ses boules quiès!!!
Je me demande quand même si c'est parce qu'il n'entend rien la nuit qu'il peut se permettre de RONFLER SI FORT. Parce que, quand même, s'il arrive à me faire sursauter à chaque fois parce que je crois que le voisin démarre sa moto dans la chambre (je vous l'assure), c'est bien qu'il n'y va pas avec le dos de la cuillère, non? Mais, quand on le lui fait remarquer, même gentiment, la bête se fâche, il nie la chose, c'est très vilain je sais, mais c'est son côté mal léché.
Mon chéri est donc un vrai ours des Pyrénées.
N'empêche que moi, j'ai appris à vivre avec un ours, et ça, tout le monde ne peut pas en dire autant, hein.

samedi 25 février 2006

Dans la gueule du monstre

Mon chéri, mes loulous et moi, on aime les histoires qui font peur. Les Coralie, Martine et autres niaiseries, passez votre chemin (sauf les vieux Caroline, idole de mon enfance: les illustrations de Pierre Probst sont un vrai régal, un petit trésor d'imagination et de drôlerie).

Nous, ce qu'on aime, c'est les cauchemars dans le placard, les crocodiles sous les lits, les sorcières et croque-mitaines en tous genres. Vous l'avez compris, chez nous, on aime le sang qui coule. Mais accessoirement, on aime aussi ce qui est drôle, et les deux s'entendent généralement bien dans les albums de jeunesse. Bref, j'ai tout de suite compris, quand ma minipuce a victorieusement extrait le bouquin des bacs de la bibli où elle fouinait frénétiquement, qu'on en tenait un bon morceau. Et figurez- vous que je ne m'étais pas trompée.

Déjà, dès la couverture, ça commence bien: "dans la gueule du monstre" (et là, je vois les yeux de M. brisefer et de minipuce s'agrandir et briller des pépites), le monstre étant à moitié caché derrière un arbre, juste assez pour qu'on se rende compte tout de suite qu'il est carrément ridicule ("il a même du vernis à ongles" ricane minipuce).

Ce monstre, donc est terriblement méchant, mais personne n'a peur de lui, car figurez- vous qu'il a une toute petite, petite, petite bouche; il ne peut donc manger que de toutes petites bestioles sans intérêt, ce qui l'agace au plus haut point.
Il décide donc de se faire opérer par le chirurgien Rafistoletou qui, après quelques légitimes hésitations ("hum...vous n'allez pas devenir méchant, au moins?), lui fait une bouche du tonnerre de dieu des requins;
Evidemment, sitôt descendu du billard, l'affreux monstre se précipite sur quantité d'animaux plus consistants qu'il croque à qui mieux mieux.
Il se couche avec un léger mal de ventre (pardi), mais en pensant néanmoins qu'il va s'enfiler le lendemain une classe entière et la maîtresse avec (et là, je vous dis pas comme la tension est à son comble: M.Brisefer est parcouru de frissons et minipuce a les yeux révulsés; même moi, je me dis que, l'instit aussi, mazette, il y va fort, ce monstre!)
Mais v'la-t-y pas que le monstre est très malade pendant la nuit, qu'il va aux cabinets sans pouvoir faire ses petites affaires, et qu'il meurt "en poussant des cris affreux".OUF!

Je suis sûre que vous brûlez de connaître la chute, eh bien, vous n'allez pas être déçus:

Le monstre est mort dans d'atroces souffrances (et je pèse mes mots, y'a qu'à voir sa tête..) parce qu'il avait une très grande bouche depuis son opération, certes, mais qu' il n'avait pas pensé que sous la queue, il avait un tout petit trou!!!! (ceci étant confirmé par le dessin, hein, on se moque pas de nous!)

C'était mon petit billet scato, bon appétit, les gens! et je vous quitte sur le mot de la fin de minipuce, toujours philosophe: "mais pourquoi il avait un tout petit trou du cul, le monstre?"


P.S: "dans la gueule du monstre", de Colette Barbé et Jean-Luc Bénazet chez Milan.

moi, j'ai besoin d'amouououour...

Vous, j'sais pas, mais moi, si.

Alors: venez, venez, les gens sur mon site qu'il est tout nouveau tout (pas encore) beau.

Parce que 0 visite et 0 comment, bin ça m'fiche le moral aux chaussettes, hein...

vendredi 24 février 2006

je suis en vacances, là..

Si, si..on dirait pas, mais si, vraiment.
Parce que, accessoirement, je suis aussi:
- habilleuse, lessiveuse, recouseuse de boutons (bon, guère plus, je vous l'accorde..), repasseuse à mes heures perdues
- cuisinière, fabriqueuse de plats nouveaux, équilibrés et sans cesse renouvelés
- rangeuse, nettoyeuse, ramasseuse de choses qui traînent, aspireuse de moutons
- sècheuse de cheveux (et tignasses)
- répétiteuse: des règles de vie et de bienséance, de tables de multiplication (pour M.brisefer), de B-A=BA (pour minipuce), de mots divers et variés pour enrichir le vocabulaire de puceminus, de mots d'amour pour mon homme (quand il me reste de la salive..)
- occupeuse de temps pour nains désoeuvrés
- chauffeuse de taxi ( à droite, à gauche, au club de natation, à la bibli, chez un copain, à l'école et dieu sait où encore)
- apprentie rockeuse en binôme avec mon homme, et je vous prie de croire que c'est pas de la tarte
- changeuse d'eau d'aquarium et nourrisseuse de poissons rouges (je les ai aussi dressés, mais je voudrais pas avoir l'air de me vanter..)
- coupeuse d'ongles: 4 fois 20 doigts (mon chéri se débrouille tout seul), soit 360 par mois et 4320 pour l'année, c'est fou, hein, quand on y pense
- remetteuse dans le droit chemin, fronceuse de sourcils, menaceuse (ouh, la vilaine, que j'suis pas du tout belle), punisseuse (je touche le fond), voire fesseuse, je l'avoue à ma très grande honte (achevez-moi)
- raconteuse d'histoires vraies, pas vraies, merveilleuses ou horribles
- aimeuse, chouchouteuse, câlineuse, baveuse de bisous et poutous en cascade.

Dans la vie, je suis instit à mi-temps. Mais ça, c'est quand il m'en reste, du temps.

mercredi 22 février 2006

Bonjour, les gens!(y quelqu'un?)

ceci est mon premier billet, j'suis émue, forcément...en même temps, ouvrir ce blog, moi qui suis si nullache, si empotée de l'ordi, ça m'a fait sortir tant de vapeur par les trous de nez que je me sens toute ramollo là, j'ai comme une petite faiblesse, un léger souffle au coeur; y va falloir que je m'allonge, là, les gens, j'suis une p'tite nature, moi, hein!