Bon, vous allez surtout dire que je fais rien que de me plaindre tout le temps, mais c'est un fait documenté et validé par la médecine (par l'épaisseur de mes cernes sous les yeux, plutôt): une fois encore je vais reprendre le chemin de l'école encore plusse fatiguée que j'en suis partie (et ça relèverait bien de la performance, je dis).
L'Ours et moi n'avons fait pourtant qu'un petit tour de France parfaitement raisonnable, à peine plus que notre triangulaire Nord-Ouest infernale habituelle, hein: Vendée sauvage, la Rochelle, remontée à Nantes (écouter Minipuce qui chantait en l'église St Nicolas avec le Chœur universitaire de Nantes, ou la classe à Dallas), Tours (déjeuner rapidos avec Puceminus), Orléans et retour à Chartres.
Mais pardon: retour triomphal à Chartres avec notre Bébézou mignonne pour trois jours trois nuits sans entracte (18 mois, énergie nucléaire et politesse folle: elle est la mignonnerie même et dit bonjour à tout le monde dans la rue de son petit "cou-cou" mélodieux et geste de la main façon Queendézangliches, quand elle ne va pas directement en approche frontale à la rencontre des gens pour se présenter en se frappant le poitrail et en annonçant son prénom (avec le doublement de la seconde syllabe qui va bien) (et, je peux vous dire que la politesse retour des gens est parfois en option, mention spéciale aux bonne-sœurs croisées, sourire en brin d'herbe qui font semblant de ne pas voir ni entendre qu'on les salue joyeusement, pff. Et Mina-bête féroce n'a pas brillé par sa politesse non plus à vrai dire, qui s'est cachée pendant tout le séjour de Bébézou dans mon tiroir à culottes et n'en a plus bougé jusqu'à son départ.)
Dans ce contexte, on imagine (et on imagine bien) que mes ambitions littéraires ont été priées de repasser plus tard, idéalement quand quelqu'un faisait la sieste. Il semblerait qu'on n'ait plus beaucoup de temps pour lire pendant ses vacances quand on devient grand-mère (personne ne m'en avait prévenue, scandale), j'ai eu à peine le temps de lire Protocoles de Constance Debré (vérité nue, violence des hommes et radicalité encore et toujours, beaucoup aimé), et de commencer un peu Par où entre la lumière (la suite de Là où vivaient les gens heureux que j'avais tellement aimé) de Joyce Maynard (c'est beaucoup moins bien).
Bref, je suis prête à reprendre le chemin de l'école (enfin: pas prête du tout mais prête quand même, tu vois le concept?), bref, vivement que ce soye passé, que je puisse râler sur autre chose. Sur l'inspection administrative qui m'attend ce mois-ci, moi qui suis débarrassée depuis un bon moment et pour toujours a priori de l'inspection pédagogique, c'est bien ma veine. Sur la dernière période de l'année qui démarre et n'en finit jamais ou presque, pas avant juillet en tout cas.
Heureusement, savez quoi? c'est la saison des beaux jours, des déjeuners en terrasse, des vide-greniers qui reprennent, et des ponts de mai, et youpiyeah!
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