Oh. OH. Mais vous étiez donc là, tapies dans les fougères numériques, à
cliquer incognitos Juan Carlos. Et depuis les Fidji, même, parfois ( LES
FIDJI!). Des inconnues, des copines, des profs des écoles en activité en
retraite en résistance, des blogueuses vintage, des blogueuses
anciennes, des blogueuses dinosaures assumées, des jeunes filles des
temps anciens qui ont vieilli avec moi (mais pas trop, restons dignes).
Notez aussi que je suis bien contente qu’on me situe à Chartres comme
une attraction locale (merci bien).
Si j’avais su qu’il faudrait
avoir vingt ans de vie pour faire sortir du bois une horde de marmottes
émues et adorables, franchement : j’aurais eu vingt ans bien plus tôt.
Je ris beaucoup en lisant vos commentaires au dernier post, et je suis émue, aussi (mais ça va c’est bon, on va pas en faire tout un post, hein).
Et
je ne voudrais surtout pas abuser (d’autant que ce n’est pas du tout
mon genre, vous savez), mais je me permets une petite observation
purement technique, en passant: commenter, c’est simple, gratuit, sans engagement
sur trente ans, sans contrôle surprise, sans dissert’ de quatre heures
(je suis prof ou bien?), ça ne nécessite aucun talent particulier
(regardez moi : j’écris Enfer et putréfaction depuis 2006), et surtout,
(surtout): même très court, même banal, même pas drôle, un commentaire
en bas de page, ça me fait exactement le même effet qu’une plaquette
nougat-chocolat savourée en regardant mon album de photos de Mads Mikkelsen nu sur une peau
de bête un soir de novembre devant un feu de cheminée avec mes chatounes
ronronnantes sur le ventre (genre), sachez-le. Si vous ne le faites pas
pour vous, faites-le pour moi.
Allez, j’arrête avec mes bêtises,
et je propose qu’on se retrouve ici-même en 2046, avec nos lunettes
triple foyer, nos rhumatismes, nos arrières-petits-enfants.
Et
message perso à celles qui pensent à moi en passant devant la sortie
d’autoroute : la prochaine fois, prenez-la!, on ira boire un thé (ou
quelque chose de plus fort, selon l’état du monde, hein).
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Bon, ça va bien cinq minutes, les sensibleries, hein. Et sinon: ces vacances, ça dit quoi?
Ça dit une petite Bébézouchoute en roue libre à Chartres chez MamiPapiZou pendant trois jours, des balades sous la pluie, du joyeux bordel dans ma maison que j'ai pas fini de ranger encore (je jure), des soupes et des compotes sur le feu, de la mignonnerie, des câlins, et puis un séjour vendéen en famille élargie avec du (beau) monde, donc, un Bébézou nouveau à dorloter, pauvre courageux petit chat qui a dû faire un petit séjour de vingt quatre heures en pédiatrie à la Roche sur Yon, comme s'il n'en avait pas déjà fait bien assez depuis sa naissance, des balades en bord de mer, un Brisefer-chien-fou qui s'est baigné cinq minutes dans l'eau glacée (le grand dingue), des tourtisseaux (les tourtisseaux, c'est la vie, je dis), un détour par Nantes au retour pour déjeuner avec Minipuce qui n'avait pas de vacances, et puis pas de temps pour lire** , ni pour penser à rien, surtout pas aux horreurs dans le monde et surtout pas à l'école, qui attendra bien demain (zut).
* non mais Benjamin Lavernhe, Benjamin Laverhne mes amis, époustouflant, virvoltant, courant, dansant, jouant de la guitare, ici et partout à la fois, d'une justesse, d'une précision et d'une drôlerie folles aux César, quel moment!
** Mais vu deux films au ciné: Aucun autre choix, film coréen sans intérêt selon moi (mais l'Ours a a-do-ré, lui), et Le son des souvenirs avec toujours et pour toujours mon petit chouchou Paul Mescal, (décidément), une histoire d'amour tendre et mélancolique, mais longue, longue, looooongue Doujézusse, la midinette en moi doit avouer qu'honnêtement, elle s'est faiche comme jamais.
Multicouette en vadrouille, ou le Bonheur sur pattes.
