Alors ces vacances, demande la foule en furie, comme si c'était une question raisonnable?
De la Bébézou première en guest star trois jours trois nuits toute seule chez MamiPapizou (de la mignonnerie des balades des bisous un joyeux bordel dans la maison), un petit bébézou second toujours hospitalisé mais plus pour très longtemps on espère [qui va très bien par ailleurs mais qui parfois, quand il est bien fatigué d'avoir tété, oublie (c'est fâcheux) de respirer (détail, broutille, pécadille)(le cahier des charges de l'hôpital dit: cinq jours consécutifs sans accident respiratoire et tu rentres chez toi faire ton grand numéro, mon gars. On attend qu'il se décide, donc) (ses parents, qui gèrent de front soucis de santé pour l'un, boulot pour l'autre, travaux chez eux, allers retours à l'hôpital et Bébézou Première: mes grands héros, mes Avengers sans collant (mais cernés)], un premier round de réveillon tous ensemble à Orléans chez les Aïeux (et ma mère qui, comme chaque année je te fais pas un dessin, cuisine pour la fin du monde dès demain matin), un deuxième round à Chartres avec les filles et le nouvel amoureux de Minipuce (qui, devine quoi? porte le même prénom de roi que Bébézou nouveau, on est maintenant obligé de préciser de qui on cause, Le grand roi ou Le petit roi, aaah ça, c'est pratique dis donc), un troisième round avec le reste de la famille en Vendée sauvage [du vent, du sable ma belle mère qui cuisine elle aussi pour un siège de la ville annoncé pour demain et pas de réseau, bref: une expérience sensorielle (on ne change pas une équipe qui gagne)], des chargeurs de téléphone qu'on cherche partout ou qu'on oublie en partant (ou les deux), de la lecture (Tout le monde aime Clara de Foenkinos, et moi j'ai bien aimé Clara aussi et Un mal irréparable de Lionel Duroy, très bien), de la logistique, des pâtes de fruits du nougat du chocolat des litchis du gras sur les hanches qui fait chez moi comme chez lui, pff, du sommeil pas de la meilleure qualitay, des valises jamais vraiment défaites, des manteaux et des godasses un peu partout.
Bref, du bonheur, certes, mais pas franchement du repos, on en serait (presque) contente de reprendre demain le chemin de l'école. Ce qui, objectivement, devrait alerter quelqu'un car c'est quand même dire l'état général du pays intérieur.
Je vous embrasse, et vous souhaite l'année bonne, mes zamis.