vendredi 29 septembre 2006

Petit ogre.

En ce moment, je doute.
Professionnellement, je remets tout en question.
Il faut dire que j'ai de quoi m'interroger sur ma pratique pédagogique.
Voyez, je travaille actuellement avec mes petits élèves sur le livre "Petit ogre veut aller à l'école".

Avant, je croyais que c'était un excellent support de travail, une histoire simple et bien construite, des illustrations rigolotes, bref, un livre qui plaît aux enfants et un personnage principal attachant auquel ils peuvent s'identifier.
Peut-être un peu trop.
Depuis qu'une de mes élèves (5 ans) a menacé -tout à fait sérieusement, geste à l'appui- la dame de cantine de (je cite) "l'égorger avec un couteau de cuisine", je doute.

mercredi 27 septembre 2006

chacun son truc.

Ma copine V., très en pétard contre son homme:
"- y'en a marre, il fait tout pour m'énerver c'est pas possible...tu te rends compte: une semaine que la ****box est en panne, et lui, il s'en tamponne mais alors royalement, il attend que ça se répare tout seul; mais sans téléphone, sans internet, comment je vis, moi???
(devant mon air compatissant): aaaaaaah, mais ça va pas se passer comme ça, j'te le dis, j'vais faire mon truc qui marche à tous les coups tu vas voir...
- tiens, toi aussi, tu lui fais les yeux de biche?
- les yeux de quoi?? t'es folle? non, moi, j'fais la grève du sexe...."

mardi 26 septembre 2006

Aucune contre indication.

L'autre jour, j'emmène M. Brisefer chez le généraliste pour qu'il nous ponde un joli certificat d'aptitude au ping-pong.
25 minutes en salle d'attente, 5 minutes dans le cabinet, et nous ressortons victorieux avec le précieux sésame. Arrivés à la maison, (pas avant, sinon, c'est pas drôle), je zieute le papier: "Je soussigné (docteur je me fous de votre goule) certifie que (le nain Brisefer) ne présente pas aucune contre-indication au tennis de table."

Aargh.. mais ça fait genre les deux négations qui s'annulent, ça, non? C'est le certificat qui certifie que si Brisefer ne présente pas aucune contre indication, c'est que justement il en présente une, non?


J'entends aller bon train les commentaires, allez: "mais de nos jours, ma bonne dame, les gens ne savent plus parler français, (même les docteurs, dis donc) c'est plus comme avant misère où allons-nous, ah, au moins du temps du Certificat d'études..."; mais si vous pensez que personne ne verra l'erreur et que Brisefer pourra pingueponguer tranquille, vous vous gourancez grave, les gens, ah ah, on voit bien que vous ne connaissez pas Rose-Marie, la cousine germaine de Rosemonde, la mémère aux zoeils de fouine qui tient le secrétariat de la Ping Team, hein, et à qui rien n'échappe, pas même un étron de mouche poids mouche sur une raquette face noire (disqualification), et encore moins une phrase non conforme aux instructions du Nouveau Bescherelle édition 1956 sur un certificat médical (radiation du club ad vitam eternam).

Bon, vous imaginez bien que, mère parfaite que je suis, toute d'abnégation, de dévouement et de sacrifice, je suis retournée voir le soussigné (Docteur je me fous de votre goule mais alors là sévère), pour lui faire rectifier son erreur.
En sortant du cabinet, j'ai immédiatement vérifié, (pas folle Berthe), que la phrase était bien tournée, et m'en suis retournée, victorieuse et fière, brandir le certificat sous l'oeil reconnaissant de Brisefer.

C'est mon ours qui m'a fait remarquer, le soir, que Docteur je vous achève d'un coup sec et on n'en parle plus avait écrit: "(Brisefer) ne présente aucune contre indication au tennis."

Bah, j'ai ajouté un rageur "de table" avec un crayon même pas de la même couleur, et la Rose-Marie, espèce de vieille guenuche, avec ton oeil qui dit merde à l'autre que c'est une tradition familiale, si tu as quelque chose à y redire, vas-y, tu vas pas être déçue du voyage parce que je n'ai personnellement aucune contre-indication à te mettre un coup droit et revers deux en un dans ta face de pet. (et d'ailleurs, Brisefer est d'accord pour me prêter sa raquette à picots).

dimanche 24 septembre 2006

Chartres en lumières.

La fête de la lumière, ailleurs je sais pas, mais à Chartres, c'est beau.





D'ailleurs, à Chartres, c'est Noël en septembre, faut le faire quand même, hein.
(Et détrompez-vous, les gens, ce n'est pas du tout parce que je ne sais pas bien me servir de mon APN la nuit que les photos sont floutées et merdichonnes, non non non, c'est parce que je fais des photos d'art, moi, m'ssieurs-dames.)




J'étais au diapason, parce que ma belle ville de Chartres, je l'aime d'amour; entre elle et moi, c'est une longue histoire, que peut-être je vous raconterai un jour, si vous êtes bien sages.

(En attendant, la nuit de la fête de la lumière, j'ai rêvé que je perdais mes dents, sauriez-vous m'expliquer le lien entre les deux que je vous en serais bien reconnaissante. Et venez pas me dire que c'est sexuel, hein, non ça serait trop facile.)

vendredi 22 septembre 2006

Rassurez-moi...


...et dites-moi que je n'ai pas traumatisé à vie mes nains en me travestissant en autruche pendant de longues semaines?

jeudi 21 septembre 2006

Le sudoku n'est pas mon ami.

J'avais acheté des grilles de sudoku à mon fiston pour l'occuper, "ultra faciles" ça disait, alors moi, j'ai compris que c'était pour les débutants, hein.

Et puis, comme mon Brisefer avait l'air de peiner dur sur sa première grille, je me suis proposée niaisement de l'aider.

Résultat (j'en transpire encore):

Moralité: sudoku=piège à con(ne, en l'occurence)

En même temps, je relativise. Devinez ce que je viens d'apprendre à l'instant dans ma revue de chevet, "Valeurs Mutualistes", le magazine des adhérents MGEN, revue à laquelle je suis abonnée d'office, un peu comme à la MGEN d'ailleurs, mais ça c'est une autre histoire, je m'égare.

Il y a des gens pour qui le sudoku c'est très vulgaiiiire, et qui font du sudomaths. (pinaise, quand je pense que ça va rameuter sur mon blog tout un ramassis de matheux puceaux et boutonneux -oui, j'ai un problème à régler avec les maths en général et les matheux en particulier, pardonnez-moi, ça fait longtemps que ça dure, je n'en démords pas, Rimbaud vs Perelman, y'a pas photo, hein?-).

Le sudomaths, donc, c'est ça:

et ça a l'air sympa comme tout, pas vrai?

Et le pire, c'est que je suis sûre qu'il y a des gens (hein Tirui, hein Aglaé?) qui vont trouver ça amusant.

Bon allez, c'est pas tout ça mais faut que je vous laisse, je vais faire mes mots croisés, moi.

mercredi 20 septembre 2006

Bientôt à l'ombre?


"un jardinier qui sabote une pelouse est un assassin en herbe" Raymond Devos.
Bon, je crois qu'on a du boulot pour ne pas avoir la pelouse sur la conscience, pas vrai?

mardi 19 septembre 2006

J'ai fauté.

Hier, j'ai fait quelque chose de mal.
Quelque chose que la Morale réprouve et que la Société condamne.
Quelque chose que ma mère m'a toujours formellement défendu de faire.
Quelque chose qui pourrait donner à mon ours un motif très sérieux pour réclamer le divorce à mes torts exclusifs.

Hier, j'ai cédé à ses avances.
Hier, j'ai mis de côté ma pudeur, j'ai oublié mes principes, je me suis donnée à lui toute entière.
Moi, la femme de principes, la belle-fille idéale, l'honnête mère de famille, j'ai goûté au fruit défendu.
J'ai connu les délices de la volupté.

Hier, alors que nous étions seuls à la maison, je l'ai léché tout entier et fait fondre doucement dans ma bouche, les yeux fermés et en gémissant de plaisir.






Mon Amour, je t'appartiens.

lundi 18 septembre 2006

Pas merci la p'tite souris.


Ben vous j'sais pas, mais moi, la petite souris n'est pas ma copine en ce moment, et si Minipuce est très satisfaite de son service après-vente, moi, elle me coûte la peau de l'arrière-boutique, et je n'ai d'ailleurs présentement même plus assez de liquide pour aller acheter le pain.
Aagh, saleté de bestiole.

vendredi 15 septembre 2006

Vamos a la playa, le retour.

Les matins où tout le monde s'en va travailler, c'est le branle-bas de combat chez Bellzouzou: réveillage à pas d'heure, petit déjeunage en accéléré, démélage de tignasses express, lavage de quenottes et chicots à la va comme j'te pousse, endossage précipité de cartables, démarrage sur les chapeaux de roue.

Dans la voiture, en route pour la crèche, à la Puceminus: (la seule à rester zen, les yeux rêveurs et sourire très zétrange aux lèvres)
"- tu sais où on va, Puceminus, on va à la...
- plage, ouiiiiiiiii!"

jeudi 14 septembre 2006

Plouf-plouf.

Dans la famille Bellzouzou, on aime faire le plouf-plouf.
Et on n'a pas honte de le dire: de "Marie Charlotte est tombée dans les ch*****, combien de pompiers pour la récupérer?" à "un carambar a dit tu t'barres", l'inusable "ça sera toi qui sera le roi..." et l'infréquentable "vache qui pisse dans un tonneau", on les connait tous, et on les pratique en tous lieux et temps, et en toutes circonstances.

Petit problème à la Tirui: sachant qu'on règle nos pas sur ceux de Puceminus, laquelle a des jambes de 31 cm environ et s'arrête tous les 6.5 pas en général -mais pas toujours- pour ramasser des bâtons, qu'on fait le plouf-plouf (durée moyenne 5 minutes environ) à chaque nouveau jeu et qu'on change de jeu toutes les 5 minutes également, calculez de combien de mètres par demi-heure avance la famille Bellzouzou durant sa promenade dominicale.

(Le premier qui trouve gagne le droit de venir faire plouf-plouf avec nous, évidemment.)

mercredi 13 septembre 2006

cannibale.

Brisefer:"c'est quoi, Maman, un majordome?
Minipuce (savante):ben c'est quelqu'un qui mange les hommes, pardi!"*


*parfois, quand mes nains m'exaspèrent et que l'idée m'effleure de les débiter en croquettes pour Aglaé, je me retiens en pensant qu'ils sont tellement féconds en matières fécales (hum pardon) bloguables que ce serait peut-être dommage.

mardi 12 septembre 2006

Confrérie top secrète.

Entendu dans un magasin de chaussures de notre bonne ville de Chartres il y a quelques jours:
"-(elles sont) superbes!! mais je cherche plutôt (pour ma fille) des chaussures pratiques à enfiler, pour l'école...
-oooooooooooooooooh, ne vous en faites pas pour les lacets: les maîtresses, elles sont là pour ça!!"

Celle-là, si elle reçoit la visite fortuite de l'association (sans but lucratif) Bourre pif-maîtresses en pétard un soir en sortant ses poubelles dans la ruelle borgne à côté de son échoppe, faudra pas s'étonner.
C'est qu'on est une petite armée secrète, solidaire et très bien organisée, et qu'il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas dans notre confrérie, non mais.

lundi 11 septembre 2006

la tête à Toto.

En ce moment, Monsieur Brisefer aime raconter des blagues.
De Toto, pour être plus précise et que vous mesuriez bien combien mon malheur est grand.
C'est l'âge, me direz-vous. Peut-être bien.
Ca lui passera, me direz-vous encore. Ben j'espère, figurez-vous.

"- ...alors Toto dit...("blague" interminable+rires+grand silence) ...t'as pas compris ma blague???
-si, si.
-alors pourquoi tu rigoles pas???
-ah oui: ha, ha, ha."

(Sourire satisfait. Brisefer s'en va raconter sa blague ailleurs.)
En général, après, moi, j'ai la paix.
Jusqu'à la prochaine.

(Pour votre gouverne, M.Brisefer évoque régulièrement l'éventualité d'ouvrir son petit blog rien qu'à lui où il pourrait noter ses résultats de ping-pong et ses blagues de Toto, justement. Je serais vous, je ne ricanerais donc pas trop.)

vendredi 8 septembre 2006

la (grande) classe.

L'autre jour, pour aller chercher le pain, mon ours avait revêtu ses plus beaux atours.
A savoir: son piège à filles très fatal de la mort qui tue.
Il était tout content de l'avoir retrouvé, caché au fond d'un placard à balai.
C'est celui de ses 18 ans, il était tout ému (il est sentimental comme tout, mon ours).

Elles allaient tomber comme des mouches, c'est sûr.




Bon, il est rentré bredouille, est-il besoin de le préciser.

Et un peu déçu aussi, va sans dire.

jeudi 7 septembre 2006

l'étrange lucarne.


En classe, mon petit V.:
"- elle change, elle change...
- qu'est-ce qui change, V.?
- MA SOEUR, elle change, elle change...
- ta soeur?
- oui, elle change, elle change, elle change tout le temps...elle m'agace à la fin, de changer.
- mais elle change quoi??
- ben, la télé, pardi."

mercredi 6 septembre 2006

Maman Bellzouzou (2)

Ces jours-ci, Maman Bellzouzou est angoissée.

Une de ses (très anciennes) connaissances lui annonce sa venue prochaine, sans préciser la durée de son séjour.
- "Non mais tu te rends compte: j'ai enduré mes petits enfants à la queue-leu-leu pendant deux mois non stop, je viens à peine de finir de ranger ma maison après tout le souk qu'ils avaient mis, je comptais pouvoir me reposer un peu, et voilà qu'elle s'annonce!!!!
J'voudrais bien profiter un peu de ma retraite, moi, figure-toi!!
- Bah, elle ne va probablement rester que quelques jours...
-On voit bien que tu ne connais pas les Espagnols!!
-.....
-Bon, écoute, j'ai un plan pour m'en débarrasser: si je vois qu'elle traîne à partir, hein, qu'elle reste longtemps chez moi, je t'enverrai discrétos un SMS sur ton portable, tu n'auras qu'à me téléphoner, paniquée, en me disant que l'un de tes gosses est malade, par exemple, et que tu as besoin de moi TOUT DE SUITE pour le garder à Chartres. (regard torve) Elle sera bien obligée de rentrer chez elle, là, non?"

mardi 5 septembre 2006

Maman Bellzouzou.

Maman Bellzouzou est une femme très distinguée.
Dans l'ancien temps, elle était prof.
De lettres.
De lettres classiques. Français, latin, grec, trois en un.
D'ailleurs, son surnom, c'est Madame Grammaire.
C'est vous dire si c'est une femme distinguée.

Pourtant, Maman Bellzouzou a toujours eu une double vie un double langage.
Si elle sait parler un français irréprochable et hautement châtié devant les inconnus (c'est le langage soutenu, vous vous souvenez?), elle réserve pour ses proches ses paroles les plus ordurières (c'est le langage familier, -grossier même- ça vous rappelle quelque chose?).

N'insistez pas pour avoir des exemples, vous pourriez en être très choqués. Sachez seulement que ma môman met un point d'honneur à placer finement au moins un gros mot dans chaque phrase. En dire deux ou trois d'affilée ne lui fait pas peur. Trois ou quatre sont une bonne petite moyenne quand elle se sent en trime.

Mais ce n'est pas tout.
Maman Bellzouzou a aussi un drôle de langage qui n'appartient qu'à elle et que seuls ses proches (et peut-être vous aussi, amis Québécois) savent décoder.
Il s'agit d'une façon de parler un peu datée, anachronique pour ne pas dire antédiluvienne. Ma môman parle de "la malle de son auto", de ses "souliers", de son "frigidaire". parfois, on se moque d'elle, ou on fait semblant de ne pas comprendre, mais elle rétorque invariablement: "aaaaaaaaah oui, et tu dis comment, toi?"

Parfois, Maman Bellzouzou dit des choses étranges, mais c'est parce qu'elle ne pense pas (à) ce qu'elle dit. Par exemple, elle a l'habitude d'appeler son coiffeur en lui disant :"j'voudrais un rendez-vous pour me faire couper la tête"(maintenant, il a l'habitude, mais la première fois, ça lui a fait tout drôle. Il insiste néanmoins auprès de ses employés pour que ce soit toujours LUI qui s'occupe d'elle, on n'est jamais trop prudent avec les doux-dingues) .
(à suivre...)

lundi 4 septembre 2006

Elle court, elle court...

Aujourd'hui, c'est la rentrée.
Bellzouzou et ses collègues vont devoir faire face avec courage et fermeté à la rumeur pernicieuse qui traîne, colportée par certains parents d'élèves depuis l'an dernier.
Il nous faut réagir, et vite, parce que l'étape supérieure, c'est la dénonciation à nos supérieurs hiérarchiques de l'Inspection Académique, le blâme, puis la révocation définitive et sans appel de l'Education Nationale. Voire la lapidation publique dans la cour de récréation avec vente de nos effets personnels à la kermesse de fin d'année, qui sait.
L'affaire est grave, de première importance, même, vous l'aurez compris.
Voilà: (j'ose à peine l'écrire tant c'est laid) ce serait en réalité les maîtresses de l'école qui mangeraient les gâteaux fournis par les parents pour la collation du matin des élèves.


Terrib', non? (tout à fait véridique en tous cas).

vendredi 1 septembre 2006


Ce matin, c'était la rentrée des maîtresses, et j'en ai vu qui pleuraient.

Réflexion de M. Brisefer, comme ça, en passant:
"Ah ben lui, il a dû se prendre le panneau."

Misère.
(Et ça rentre au CM1...)