Bellzouzou, Pensées profondes, livre XIII verset 126:
"Un blog, ce n'est pas ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"Tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

lundi 27 octobre 2025

(toujours plus de) Bébézou(s)

Figurez-vous les amis que je m'apprêtais ces jours-ci à vous faire une grande annonce et que je ne comptais pas ménager mes effets, hé hé.

Mais je n'ai même pas eu le temps de vous annoncer que Tadaaaaaam! après 2024, qui avait été un  excellent cru pour la famille Zouzou, 2025 ne se terminerait pas sans qu'elle s'agrandisse de nouveau, avec l'arrivée d'un petit Bébézou second

(Tu lis bien. Hiiiiiiiiiii.)

ou bien que ce serait pour les tout premiers jours de 2026, on n'était pas à un réveillon près (il choisira lequel (réveillon) il veut vous gâcher, avait dit l'échographiste, poète du gel froid sur le bide, à Minimignonne)* 

Je n'avais pas encore eu le temps de me réjouir de tout ça avec vous, donc, 

que, Tadaaaam again!, Bébézou second est arrivé comme un coup de vent un jour de tempête (littéralement), trèèès en avance donc, et alors même que l'Ours et moi étions en vacances en Sicile. Il a le sens du timing, ce petit, on peut dire. 

Nous voilà donc encore un peu plus riches d'un Bébézou nouveau, mini-format mais maxi-volonté, qui a décidé de faire de sa couveuse son spa personnel et qui mène sa barque comme un roi, qu'il est (indice), avec sa petite tête du gars qui sait ce qu'il fait (grandir, grossir, pour pouvoir rentrer vite à la maison faire son grand numéro) (plan en trois étapes, solide, validé par la néonat).  

Alors disons le comme ça: nous, on ne gère rien, à part les émoticônes en petits cœurs qui sortent des yeux et les points d'exclamation envoyés en réponse aux photos qu'on nous envoie, mais ses parents, aaah ses parents, ils tiennent la baraque comme des héros increvables, ils parlent déjà l'incubateur  et le langage des bips couramment et vivent dans cette étrange temporalité du service néonat où le jour et la nuit se confondent et où chaque gramme gagné  est un gramme gagné qui vaut cher. Mignonne, ma bru fantastique, avec sa petite Bébézou d'un an tout rond et son tout petit Bébézou* préma, elle même pas très en forme (euphémisme léger), mais tout en courage, solide et droite dans sa blouse d'hôpital. Brisefer, sur tous les fronts.

Moi, ce à quoi j'ai pensé presque toudsouite, figurez-vous, c'est que Bébézou second, même pas treize mois d'écart avec sa sœur, fera donc sa rentrée en petite section à presque trois ans, un an après elle, et que les pauvres Brisefer et Mimignonne seront plongés (namé rendez-vous compte) deux années de suite dans les affres des grands méchants Bac et Parcoursup (je cause même pas des tables de multiplication). Oui, parfaitement, j'ai une façon de voir les choses de la vie bien à moi, mais il se trouve que je suis prof, deux fois fille, quatre fois petite-fille et au moins une fois (faut que je demande à l'Aïeul) arrière-petite-fille, soeur, belle-soeur, épouse, trois fois nièce, et cousine de prof** (mais pas mère ni tante de prof, la nouvelle génération a flairé le danger à temps et s'est réorientée vers la vie normale semble-t-il et c'est toujours ça que Poutine n'aura pas), 

vous voyez bien que ce n'est pas tant un choix de ma part qu'un lourd capital génétique (n'est ce pas).

Ce qui est sûr aussi, c'est que je ne me vante pas sur les toits d'être deux fois grand-mère, aah ça non. Autant j'ai crâné à mort à la naissance de Bébézou première, autant fouhlàààà, je dis rien cette fois-ci, hein. Ça fait mémère, deux fois grand-mère, je trouve. Je compte sur votre discrétion, bien entendu. (Mais je me suis quand même empressée d'annoncer la nouvelle à mon copain théâtreux en lui disant qu'il n'avait désormais plus que douze petits-enfants de plus que moi. Il a eu l'air de commencer à s'inquiéter un peu.)

Bref, je ne voudrais pas virer mièvre (c'est pas du tout mon genre), mais j'ai le coeur rempli d'impatience de pouvoir serrer bientôt petit Bébézou second dans mes bras. J'ai déjà mis la table familiale en position rallonge déployée, c'est pas demain la veille que mon pull ne sentira plus le lait caillé, et mon nouveau titre ronflant, c'est Mamizou, grand-mère saison 2  ****, ça, ça en jette.  


* je ne voulais pas faire de divulgâching au bout de six lignes, mais: il a choisi de ne pas choisir.

** j'ai bien conscience que pour suivre ce blog, désormais, il va vous falloir un petit carnet généalogique griffonné à côté de vous ou bien vous êtes foutu: déjà qu'il y avait Minipuce, Puceminus et Minimignonne, un Aïeul et une Aïeule, une Bête féroce ancienne et une Bête féroce nouvelle, alors si en plus il y a deux Bébézou, hein. Moi même, parfois, je relis mes propres fiches pour m'y retrouver dans qui est marié à qui et quel chat mord qui.

*** un Rectorat familial à moi toute seule, quasi. 

**** que je vais m'empresser de faire broder en lettres d'or sur mes tote bags. 

 

samedi 18 octobre 2025

Vacaaaaances!

Eh ben c'est pas dommage, hein.

Je vous quitte donc pour quelques jours. Au menu: de la Sicile, et puis du Bébézou en libre-service pour la seconde mi-temps, autant vous dire que je ne vais pas mourir de faim, ni d'amour.

Allez, baci baci mes zamis, on se retrouve dans environ dix kilos de pâtes et dix kilos de bébé mignon, soyez sages (ou bien, comme moi: faites semblant). 

mardi 14 octobre 2025

 

Samuel Paty (1973-2020)

Agnès Lassalle (1970-2023)

Dominique Bernard (1966-2023)

mercredi 8 octobre 2025

Brèves d'école

Le père qui vient nous dire que son fils se plaint qu'on l'empêche d'enlever son manteau pendant la récré, et le même jour un autre qu'on ne veille pas assez à ce que son enfant soit bien couvert pendant les récrés et que c'est pour ça qu'il est encore malade (ouverture du grand complot des enseignants contre la thermorégulation des enfants) (nous on rame pour que les cahiers soient bien signés et rendus, pour que les parents assistent aux réunions de rentrée, accompagnent aux sorties, répondent aux demandes de rendez-vous pédagogique, acceptent l'idée d'un petit bilan chez l'orthophoniste ou chez le psy sco, entendent ce qu'on a à leur dire de l'attitude de leur mouflet, s'intéressent un peu à ce qui se fait en classe. Mais c'est bien souvent des histoires de bonnet perdu qui motivent à fond les parents à venir nous voir).

La mère qui me demande ce qu'on a prévu de faire à l'école pour Halloween. (Regarde-moi bien dans les yeux: mais parfaitement R.I.E.N) .

La mère voulant absolument candidater à l'élection des parents d'élèves élus au conseil d'école (quoique ne s'étant jamais manifestée et n'ayant participé à aucune réunion préparatoire), qui bien renseignée et pointilleuse*, exige de figurer sur la liste unique au tout dernier moment, se fâche avec les autres parents candidats qui ont passé un temps fou à tout préparer (sans elle, donc), tout ça pour une position en 11ème place, c'est-à-dire 5ème suppléante (qui ne siègera jamais, donc). Oh et puis réflexion faite, nan, elle veut remonter dans la liste pour siéger, et fait refaire les bulletins de vote deux jours avant la distribution du matériel de vote aux familles, - certains candidats historiques décident de jeter l'éponge du coup, ah ben tiens.

'Reusement que parfois dans la boîte aux lettres de l'école je trouve un courrier d'un ancien (petit mignon) qui me sauve la semaine:

 

 * adjectif officiel , tu penses bien que dans ma tête, c'en est un autre.

dimanche 5 octobre 2025

Le weekend du grand Rien.

Le weekend du grand Rien, c'est le weekend où tu avais prévu d'aller à Orléanscity acheter ses premières chaussures à Bébézou avec Minimignonne et claquer la bise aux Aïeux, mais tu es tellement fatiguée de ta semaine (et de celles d'avant) (et de celles à venir), et déprimée par l'automne qui s'installe, [et puis l'aïeule ta mère t'appelle vendredi soir pour te déconseiller vivement de venir parce qu'on annonce la tempête du siècle (ce sont ses mots, tu te doutes, et elle y met la même intensité dramatique que si tu devais traverser l'Atlantique en pédalo) (en matière de danger, elle s'y connaît je te ferais dire, elle a un diplôme, une médaille et une expérience vécue d'au moins trois tempêtes apocalyptiques dont une qui avait reversé la poubelle jaune sur le trottoir)]

que, bref, tu restes ici tranquiloubilou, avec ta pile de livres qui te regarde avec amour et aussi un peu de jugement vu que tu n'as rien de rien lu depuis l'été, tu bois du thé au jasmin fumant avec tes Chatounnes sur le ventre, tu ne quittes ton pyj en pilou que pour aller au ciné avec l'Ours le samedi (Un simple accident de Jafar Panahi, palme d'or 2025, très bien) et boire un verre et potiner avec copine F. le dimanche, et ça te va très bien, un weekend du grand Rien.