Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mardi 27 octobre 2015

Des vacances, et du jeu-concours/culture (tu m'en diras tant)

Je ne suis pas très prolixe, je sais. Mais c'est vacances, je te signale. Et puis tu ne crois quand même pas que j'ai un baiser sur la bouche avec la langue avec Mads à te raconter tous les jours, hein.
Je sais, c'est bien dommage, sois pas triste, bichon.

La maison d'édition Chiflet et Cie et Hugo image m'a gentiment fait parvenir trois petits trésors parmi ses nouveautés:
- Le Dictionnaire des termes rares et littéraires de Jean-Christophe Tomasi, avec lequel j'ai bien l'intention de briller en société lors de mes dîners mondains, non mais sans blague (il faut que je case paralipomènes, laz(z)aronisme, apocatastase et psychopompe) (mais comme j'ai alzheimer précoce, ça va pas être facile).

Une question insolite de français par jour, une éphéméride littéraire, inattendue et drôle, avec laquelle tu te drogues quotidiennement à l'anagramme, l'homophonie, la polysémie, la paronymie, les métonymies, les métagrammes et les contrepètries (ouf) (et ça te change de l'éphéméride avec ton dessin du Chat tous les jours, quoi).

- Le livre-jeu de la langue française, de Jean-Jacques Thibaud, un jeu de parcours, d'humour et de culture générale avec de la langue française, des bons mots et des citations célèbres dedans que tu m'en diras des nouvelles.

Au cas où tu n'aurais pas remarqué, c'est bientôt Noël, et si tu veux faire un cadeau intelligent, tu te précipites chez ton libraire, si tu veux recevoir un cadeau intelligent, tu te précipites sur ta liste au Père Noël, ou alors tu te précipites sur les commentaires, première porte en bas, j'ai un exemplaire de chaque à te faire gagner, mon ami.

(Et pour finir mine de rien et sans aucun rapport, je sais pas vous, mais perso je trouve que ça change un peu la face de la grande Littérature, cette affaire.)

mercredi 21 octobre 2015

(hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!)



Il y a eu ce jour dans ma vie que Névrosia a déjà si bien raconté où tout à coup je me suis retrouvée tout près de Mads, pour une masterclass, pendant deux heures. (Ce matin-là, j'ai su tout de suite pourquoi je me levais, voyez.)
Tout près, donc. Mais genre vraiment tout près, il n'y avait que trente rangées de gens qui nous séparaient, tu vois. Tant que ces gens-là ne bougeaient pas trop et ne m'empêchaient pas d'essayer d'attirer l'attention de Mads, ils ne me dérangeaient pas vraiment, mais quand Mads a annoncé son départ et qu'ils ont commencé à s'agiter dans tous les sens, à vouloir lui parler en exclusivité et à se faire prendre en photo avec lui, j'ai réagi, hein.
Nan parce que je n'étais pas là pour rigoler, moi. J'avais un love at first sight à mettre en route, une lettre à lui donner, un bisou sur la bouche avec la langue à lui faire.

J'ai réagi, donc, je me suis mise à pleurer, jamais je ne pourrais traverser cette foule humaine. Trop de fans tuent LA fan, quoi.

Comme Névrosia ne voulait pas avoir perdu son temps à faire la queue pendant deux heures pour avoir des places, à tout organiser, à supporter mon anxiété, à écouter parler Mads deux heures encore, et comme elle ne voulait surtout pas m'entendre pleurnicher le reste de ma vie durant, ni une ni deux elle a attrapé mon appareil photo d'une main, mon bras de l'autre et, jouant du coude et du genou tel un all black en furie, a fendu la foule. Je me suis laissé entraîner, j'ai fermé les yeux très fort, distribué discrétos quelques pincements et coups de pieds au tibia de certaines au passage, et puis tout à coup, sous mes yeux zéblouis, Il était là.

Juste devant, c'est moi. Il est ému, ça se voit.
On est en train de faire notre love at first sight, (c'était juste avant le baiser).
 La fille qui ricane derrière Mads, je peux vous dire que c'est jaune.

Il y a eu ce jour dans ma vie où tout à coup je me suis retrouvée tout près de Mads, donc.
Mais vraiment tout près, plus personne ne nous séparait, tu vois. J'ai pu faire mon love at first sight et mon baiser sur la bouche avec la langue. Ensuite, je lui ai donné ma lettre, Névrosia nous a pris en photo, une fois One picture, please, she loves you, elle a dit (il le savait, j'avais mis la langue quand même), puis Another one, please, to be sure! elle a dit encore, et elle aurait pu dire encore Another one again, please, to be surer again! que Mads n'aurait pas bronché, tellement on était bien, là, tous les deux.

Mais c'était sans compter le garde du corps, deux fois plus petit et dix fois plus malingre que Mads, nan mais quel imposteur celui-là, qui le pressait de partir, le tirant par le bras, l'arrachant brutalement à moi. Il était malheureux comme tout à ce moment-là, je l'ai vu.

Ce que j'ai vu aussi, c'est le moment où Mads allait s'en aller dans la foule avec ma lettre dans la main et où il allait la laisser tomber, forcément, et elle serait piétinée mille fois et perdue à tout jamais et s'il ne la laissait pas tomber, il allait poser à côté de lui dans le taxi et oublier, c'est sûr. J'ai donc j'ai pris ma voix la plus suppliante, et je lui ai dit Put it in your pocket!!
Il m'a regardée bizarre et il est resté tout interdit, avec des yeux ronds et il a dit WHAT the fuck? (Névrosia est persuadée que la dernière fois que quelqu'un lui a demandé de mettre un truc dans sa poche c'était sa mère en lui donnant son mouchoir).
Comme il n'avait pas bien compris, le pauvre, j'ai répété Put it in your pocket!!! de façon (encore) plus insistante (mais il y avait péril en la demeure, hein) (Névrosia m'a dit ensuite qu'elle ne pouvait pas le faire parce qu'elle était pleinement occupée à prendre les photos, mais qu'elle avait eu envie de me prévenir que c'était ma voix de maîtresse d'école). Elle doit avoir raison, parce que Mads m'a fait OK de la tête et à ce moment-là il avait cinq ans, je le jure.
J'ai voulu ajouter Et ne l'oublie pas au fond de ta poche quand tu porteras ta chemise au pressing!, mais le temps que je réfléchisse à comment on disait ça en angliche, il était déjà bien loin de la dingue qui lui avait fait un baiser sur la bouche avec la langue lui braillait de mettre des trucs dans sa poche.

à ce moment-là, encore dans la salle, Mads tient dans les mains, tel un trésor, ma lettre.
Si tu as de bons yeux, tu peux dire le sobre "Mads" que j'ai écrit
(mais pas voir le petit coeur que j'ai dessiné, il a son doigt dessus, le coquinou.)

si tu remarques bien, cher ami perspicace,
à sa sortie de la salle trois minutes plus tard, sur le trottoir,
 Mads tient dans sa main un journal roulé et un dessin de fan 
qu'il a récupérés depuis notre séparation brutale,
et normalement aussi MA LETTRE,
mais JE NE LA VOIS PAS, je ne peux donc pas te le garantir non plus,
si ça se trouve il l'a déjà perdue,
 (tu vois, je t'avais bien dit de LA METTRE DANS TA POCHE, BON SANG!!!!)
ou alors il l'a fichue dans sa pocket tellement il a eu peur que je revienne le gronder
l'histoire ne le dit pas et c'est bien dommage, avoue.


[Il existe donc une photo, deux même, de Mads qui me tient amoureusement par l'épaule (plus jamais je lave mon pull, tu penses) et sourit, ravi en extase. Cette photo-là circule parmi mes amis, ceux qui savent qu'en vrai je n'ai pas les yeux rouges, ni de sourire crispé, ni de triple menton, que c'était juste le stress l'appareil photo qui déconnait. Sans blague, un jour j'ai montré mon nombril, un autre mes seins sur la toile, mais jamais de la vie je montre mon double menton, c'est comme ça. (ne t'inquiète pas pour moi: je l'avais rentré quand Mads s'est tourné vers moi après la photo.]


Pour te résumer ça simplement,
Mads et moi a passé de bons moments tous les deux
























vraiment très bons, même
















 il a insisté pour que je reste avec lui toujours (mais vraiment insisté, hein)


















(à ce moment-là, il n'avait pas l'air content du tout:)


















mais il est revenu à la raison,  il m'a demandé si


on a pleuré un peu tous les deux de devoir nous quitter si tôt après nous être trouvés
On s'est promis fidélité à tout jamais
Il m'a regardée repartir vers mon destin et on se serait cru dans un film (presque).



[Séquence émotion: un hug tout spécial à Thémilia pour son aide logistique, à mes enfants pour leur patience, un VRAI baiser sur la bouche avec la langue à mon mari (je vais m'occuper de toi, maintenant), et mes bisous les plus affectueux à mon Amie Névrosia, elle sait pourquoi.]

dimanche 11 octobre 2015

Le (toujours) pagranchoze du dimanche soir

Brisefer nous a fait l'honneur de sa présence ce week end et il a des sujets de disserte de plus en plus passionnants, je dis.



Hier je me suis fait couper les cheveux très court. Le carré court, c'est très tendance, vous savez, m'a dit la coiffeuse. Mmm, je lui ai dit, la tendance, voyez-vous, avec la nature de cheveux que j'ai, hélas trois fois hélas, je m'en fiche un peu, tout ce que je veux, c'est me débarrasser de cette horrible tignasse queue de vache que j'ai là.
J'étais assez contente du résultat en rentrant, mais l'Ours et les trois enfants à la queue leu leu et sans se concerter m'ont dit que je ressemblais à Bellzouzou l'aïeule. Je ne sais pas comment il faut que je le prenne, je n'ai pas demandé. (Mais je m'en fiche, dans quelques jours je m'envole pour Copenhague, où on saura m'apprécier à ma juste valeur, n'en doutez pas).


jeudi 8 octobre 2015

Brèves de maternoche.

Un petit, au moment d'accrocher son étiquette de présence au tableau, se disputant avec un autre qui se trompe d'étiquette Hey, c'est ma quéquette à moi!

Un autre qu'on complimente sur sa joli chemise en lui disant qu'il est beau comme un petit homme Ah non, moi je suis Lenny (et pas un petit Tom, voyons, ndlr). Ça m'a rappelé le cousin Bogosse, tiens.


Recyclage (mal contrôlé) des vieilles feuilles de cours de Brisefer pour les dessins libres des petits le matin à l'accueil:
               (Tu as fait quoi à l'école aujourd'hui mon chéri? bah j'ai dessiné des spermatozoïdes, tiens!).

dimanche 4 octobre 2015

Le pagranchoze du dimanche soir.

Le pasgranchose ça sera seulement, si vous le permettez, que l'Ours et moi on a bien aimé "l'odeur de la mandarine" malgré sa fin un peu téléphonée a dit l'Ours (et je suis d'accord)(une femme obsédée par son ancien amant qui n'arrive pas à jouir avec son mari malgré son amour pour lui et sa patience à lui, quelle sera la scène finale à votre avis, hum?), que mon petit bonheur en ce moment, c'est de me plonger dans Légendes d'automne de Jim Harrisson (petit bonheur qui ne va pas durer bien longtemps), que mon Brisefer a préféré aller passer le week end avec une fille plutôt qu'avec sa mère, et que plus les jours passent plus je suis stressée (mais j'ai de quoi, figurez-vous).