Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 29 mai 2016

Mes petits zamis, j'ai eu une semaine de folie avec une représentation théâtrale et tout ce qui s'ensuit (conf de presse, séance de signature d'autographes, dîners mondains, photos pour la presse) (je vous fais pas un dessin), le premier de la longue liste des pique-niques avec mes petits élèves annoncés pour les jours à venir (avec la météo qui va bien), (hum), et du boulot et des trucs à faire ici et là par-dessus la jambe, un bac de français sur le feu, et last but not least,  Brisefer mon fils à la maison depuis huit jours et croyez-moi, c'est l'occasion de ma rappeler tout ce que j'avais oublié cette année: comment c'est de remplir le frigo et de cuisiner en continu (c'est que ça mange, ces petites choses-là), et aussi que la question la plus fréquemment posée par Brisefer depuis qu'il sait parler (après Qu'est-ce qu'on mange?) est Quand est-ce qu'on mange (comment j'ai pu oublier un truc pareil, je ne me l'explique pas).
Bref, semaine de folie je disais, mais qui n'était rien à côté de celle qui m'attend, alors tout ça pour vous dire, mes petits zamis que le vrac micmac et foutrac du dimanche soir ça sera pour une autre fois et bien le bonsoir chez vous.


Allez: à taaaaable!*


* rien à voir, mais fallait que je vous dise: j'ai eu hier l'occasion de constater combien Mads était moche dans Men and chicken, effectivement. (L'Ours exultait et me donnait des coups de coude dans les côtes pendant le film en braillant (comme c'est désormais, semble-t-il, sa nouvelle habitude au ciné)(mais l'honnêteté m'oblige à vous dire qu'il pouvait presque se le permettre: on était parfaitement seuls dans la salle) (et les proprios du ciné de Chartrescityville ne sont pas prêts de reprogrammer une comédie loufoque danoise de sitôt, si tu veux mon avis) T'as vu comme il est moche? non mais t'as vu comme il est moooche??) Mads y est moche indubitablement, certes, mais comme il y est également méconnaissable, je n'ai pas eu de peine à ne pas le reconnaître du tout du tout, et par conséquent: ce n'était pas lui, et Mads est toujours beau dans ma tête, ne vous déplaise.

mercredi 25 mai 2016

Pince-moi je rêve.

Pince-moi je rêve, le dernier film de Mads, Men and chicken est sorti à Chartrescityville le jour de sa sortie en France, alors que, (sans vouloir être médisante) (ce n'est pas du tout mon genre, vous savez bien), la programmation de l'unique ciné de la ville est bien merdichonne en général. 
(L'Ours qui lit par-dessus mon épaule dit que Ça doit se savoir qu'il y a des fans une fan de Mads par ici et que Ça en dit long sur la qualité du film si c'est projeté à Chartres). (Mais c'est la jalousie qui l'étrangle, je crois.)

euh. Mads?

jeudi 19 mai 2016

Dites-moi bien franchement.

Dites-moi bien franchement d'abord, il y en a d'autres qui pensent comme moi que cette initiative est une bien drôle de chose? Pas plus de 100 smics pour les patrons, hein, ces salaires, c'est indécent nan mais quoi, on est bien d'accord, mais pas moins non plus, faut pas pousser. 97 smics seulement? attends, on a beau être de gauche, nous, eux c'est des grands patrons, quand même.

Dites-moi bien franchement aussi, il y en a d'autres que moi qui se doivent de partager sans réserve le peu de tout ce qu'elles ont de bien avec leur fille aînée, tee shirts, pulls, maquillage (et souvent même à l'insu de leur plein gré, même, si j'en crois le nombre de fringues roulées en boule retrouvées par terre dans les coins sombres de la chambre de l'adoleschiante), sans que la réciproque soit possible, il n'y a qu'à entendre les hurlements de putois sauvage poussés à la seule évocation de la possibilité hypothétique éventuelle d'un emprunt de tee- shirt quelques heures à ma fille, kou-wâââ, le tee shirt que j'ai acheté à Brandy M* à Pariiiis mais t'es juste pas sérieeeuse, là? (Je passe pudiquement sur une des (innombrables) oppositions formelles à ce prêt : la certitude que je vais le déformer.)( Je suis une grosse vache difforme aux yeux de ma progéniture, ce n'est plus un secret, allez.)

Dites-moi bien franchement encore, il y en a qui pensent que je suis un peu dingue d'avoir prévu dans les jours qui viennent trois pique-niques avec mes petits élèves? Je vous jure que je ne sais pas comment c'est possible, et pourtant, trois pique-niques, oui c'est ça. (Je suis prête à tout entendre.)

Dites-moi bien franchement pour finir: sachant que Mads est juré au Festival de Cannes jusqu'à dimanche soir très précisément et qu'il n'a pas de projet particulier dans l'immédiat, je le sais parce qu'il a prévenu dans une interviouve qu'il avait tellement travaillé cette année qu'il n'aspirait qu'à un bonheur simple: s'asseoir sur le banc de son jardin et regarder la vie passer (c'est que c'est un poète, mon Mads), sachant cela donc, il y en a qui pensent qu'il n'est pas formellement impossible qu'après avoir remis ses palmes à Cannes, et avant de retrouver son banc à Copenhague, Mads fasse un petit crochet par Chartrescityville  et assiste incognito lundi soir à la pièce de théâtre de sa plusse grande amoureuse française et internationale, hum? (là, par contre, faites bien attention à ce que vous allez me dire).







Mais  NAAAN, c'est le 23, Mads!! (pfff.)

lundi 16 mai 2016

Vrac, micmac et foutrac du lundi soir férié.

- L'Ours mon mari, est un très gentil garçon. Nos filles me disent régulièrement que Pourvu que je trouve un garçon aussi gentil que papa, pour tout vous dire. L'Ours est un très gentil garçon, donc, et quand je lui ai demandé de me rapporter ELLE l'autre matin en allant chercher le pain, parce qu'il y avait Adjani en couve et qu'entre elle et moi c'est une longue histoire, il l'a fait. Sauf qu'il l'a pris en tout petit format pour mémère qui prend le train et que je le voulais en grand format collector. J'ai râlé, donc. Plus tard dans la journée, je lui ai dit que Pour te faire pardonner, cueille-moi je te prie un peu de lilas, que j'en fasse un bouquet. Comme il est un très gentil garçon, il s'est exécuté. Sauf qu'il en a cueilli tellement qu'il ne reste plus rien sur l'arbre, que j'ai dû utiliser tous les vases que j'ai pu trouver pour faire des bouquets un peu partout, qu'on est envahis et ça pue le lilas dans la maison. J'ai râlé qu'il n'avait pas le sens de la mesure. 
(Il a beau être un très gentil garçon, il a dit que que je le faisais chier.)

- (envers et contre les -mauvaises- critiques), j'ai adoré Le livre des Baltimore de Joël Dicker, il y a du Owen Meany là-dedans.
En revanche, j'ai été traînée de force devant L'avenir da Mia Hansen-Løve, et c'était chiant comme un verre à dents, je ne vois même pas ce que je pourrais dire de plus.

- Avec Névrosia, nous ourdissons en secret de sombres complots:






- tss tss, cinq seulement?? N'importe quoi.

- Et ce soir, la répète générale déjà, mandieumandieu!


jeudi 12 mai 2016

Brèves de maternoche -tout en beau Danois, comme de bien entendu.

(Parce que Mads est à Cannes en ce moment, certes, mais Mads est d'abord et avant tout sur mon blog, il ne faudrait peut-être pas l'oublier.)



Quand je dis allez ma cocotte! à une petite élève
et qu'elle me reprend gravement:
 Chuis pas une cocotte, chuis une poulette, elle m'appelle, maman!


Quand je demande à un petit élève ce qu'il a fait pendant son long week end de quatre jours
 et qu'il me répond
Ben j'ai mangé quatre fois, j'ai dormi quatre fois, j'ai pris quatre fois mon petit déj, et j'ai fait quatre fois pipi.


Quand un petit à qui je demande d'arrêter de faire des couneries me répond
Ooooh, tu m'saoules!



Quand une maman m'offre une tablette de chocolat
parce qu'il paraît que j'ai dit aux enfants que J'ADORAIS le chocolat.



Quand j'ouvre le local à vélos à l'heure de la récré
(pardon pour la rediffe, mais je l'aime beaucoup, celle-là).



Quand j'attaque mes évaluations de fin d'année




Quand mes collègues me demandent si j'ai fini les cadeaux pour la fête des mères.



Quand avec les collègues on ne sait pas encore 
si l'année prochaine on fait
 des classes de TPS PS/PS MS/MSGS/MSGS
ou TPS PS MS/ PSMS/ MS GS/GS
ou TPS MS/ PS MS/ MS GS/ MS GS
ou TPS GS/ PS MS/ MS/GS




Quand, dans le coin-dînette  je vois un petit se traîner à quatre pattes
tiré par une laisse imaginaire
et recevoir à manger dans une assiette par terre,
que je demande Dis donc il est mignon ton chien, comment il s'appelle?
et qu'on me répond avec les yeux au ciel
C'est pas mon chien, c'est mon nenfant.

mardi 10 mai 2016

Les siamoises.

Bellzouzou l'aïeule , elle a une soeur jumelle pas jumelle, mais esspliquez moi la différence entre des soeurs jumelles et des soeurs pas jumelles mais qui vivent constamment l'une sur l'autre, habitent deux maisons mitoyennes depuis plus de quarante ans, et ne sont jamais séparées l'une de l'autre plus de trois semaines de rang, je dirais, -il y en a une qui aime la montagne et l'autre les îles grecques, elles ne passent donc pas leurs vacances ensemble, mais c'est bien là leur unique point de désaccord-. Bref, l'aïeule a une soeur pas jumelle mais jumelle quand même, à tel point que l'autre jour, elles étaient carrément habillées pareil, mais c'était pure coincidence m'ont-elle dit alors que je me foutais d'elles, et l'une d'entre elles a tenu à préciser que meuh nan on n'est pas pareilles j'ai enlevé le petit coeur, tu vois bien.

Et à l'instant, je me rappelle une chose:
figurez-vous que les frangines ont eu pendant des années le même papier peint à fleurs dans leur salon
 (mais pas de la même couleur, hein, elles vont vouloir préciser tout de suite, chuis sûre).


dimanche 8 mai 2016

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir

(Euh. Est-ce que ce serait possible de rembobiner ce week end, depuis mercredi soir donc, ça m'obligerait?) (et ça me permettrait de finir Le livre des Baltimore, de Joël Dicker, très bien, ma foi).

La bête féroce a bien des soucis, figurez-vous que les affreuses -énormes- pies qui ne lui ont fait rien que des misères l'année dernière sont revenues pour la persécuter, lui battre des ailes dans la figure en poussant des cris de cochon (parfaitement) trèèès fort dès qu'elle sort une moustache dans le jardin. Ça n'en finira donc jamais, ces histoires de pies, ai-je pu lire dans les magnifiques yeux jaunes et désespérés de la Bête Féroce tout à l'heure (je vous jure).
Expliquer aux pies que la bête féroce n'a pas attrapé le moindre oiseau depuis neuf ans au moins, et que pour grimper en haut du prunier et s'attaquer à leurs oeufs il faudrait qu'elle eût un peu plus de courage que ça et moins de bidoche aussi, ça serait en pure perte, les pies sont déterminées à faire la peau, ou ça m'en a tout l'air.

Le mois de mai, ah, parlons-en un peu de celui-là.
Le mois de mai, c'est une expo à finir de préparer, un pestacle devant les parents (il y en aura un autre en juin, hein, ne paniquons pas), une fête des mères (mais il y aura aussi une fête des pères en juin, hein -air connu), et des éval' à mettre en route avec mes petits élèves,
le mois de mai, c'est un Festival de Cannes que je vais suivre de très près, trèèès trèès prèèès, même (mais à distance, hein),
le mois de mai, c'est des répètes, des répètes et des répètes, une générale, une première pour de rire chez un copain (on joue dans son salon et on invite les copains) et une grande et unique représentation au théâtre de Chartrescityville (enfin: dans un petit théâtre de Chartrescityville, ne nous emballons pas non plus),


(absolument rien à voir, mais je trouve que Mads, là, on dirait moi quand j'ouvre le local à vélos à l'heure de la récré).

mercredi 4 mai 2016

(Une nouvelle folle nuit avec) Jean-Louis.

Folle nuit, c'est peut-être un bien grand mot, vu que preumso je n'étais pas vraiment seule avec lui, deusio que tous les autres avaient entre 43 et 63 ans (on avait même devant nous un gars en blouson Chevignon) (je n'invente rien) (et je sais ce que vous allez me dire: il avait peut être un blouson avec écrit Chevignon en grosses lettres dans le dos, mais n'empêche: il était devant nous) et que troizio j'étais couchée avant minuit.
Mais c'était Jean-Louis, il y avait les copains (ceux de la fosse, hein, parce que ceux qui avaient réservé leur place assise on leur a pas causé de la soirée- et comme il paraît qu'ils n'ont pas vraiment eu le son du concert en plus, ça a dû leur paraître long, les pauvres), et (en plus du gars en blouson) il y avait tout plein de vieux qui portaient leur pull à la taille, ce qui a bien fait marrer Brisefer. (N'empêche, quand il a commencé à avoir bien chaud, qui c'est qui a porté son pull comme un pauvre gars coincé dans les années 80, je vous le demande?)


Tu n'es pas obligé de me croire, mais Bertignac, il a désormais une énôôôrme tonsure derrière la tête,
 à tel point que la première fois qu'il nous a tourné le dos pendant le concert, on a éclaté de rire avec copine C.
(t'inquiète, il ne nous a pas entendues, il est pas vexé).