Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

mercredi 27 avril 2016

Je dis ça comme ça, chère Madame l'Education Nationale, avec un peu de Mads Mikkelsen dedans, ça serait encooooore plusse mieux.

[Et rien à voir: mais ayez une pensée compatissante, je vous prie, pour l'Ours qui, en se rasant (les joues), s'est trouvé un poil blanc sur le torse (cherchez pas). ]

dimanche 24 avril 2016

(Tu n'es pas obligé de me croire, mais) c'est déjà l'heure du pagranchoze du dimanche soir.

(Tu n'es pas obligé de me croire, mais) Puceminus a fini de déchiffrer ses deux morceaux d'examen. Je répète: f-i-n-i d-e d-é-c-h-i-f-f-r-e-r ses d-e-u-x morceaux. Qu'elle a eus il y a même pas huit jours. A mon avis, son prof risque grave la fracture de coccyx demain. (Prépare-le un peu à l'idée en arrivant, j'ai dit à ma fille). (Nan, en vrai je lui ai dit que c'était l'effet Clair de lune, le morceau que tu mets six mois à travailler tellement il est dur, mais qu'ensuite presque n'importe quoi te paraît facile à côté).

(Tu n'es pas obligé de me croire non plus, mais) dans un peu moins d'un mois, mes amis théâtreux et moi aurons peut-être  enfin réussi à jouer notre fameuse pièce devant un vrai public. Les désenchantés ça s'appelle et crois-moi jamais pièce de théâtre n'a aussi bien porté son nom.

(Tu n'es toujours pas obligé de me croire, mais) la semaine prochaine je vais voir Jean-Louis en concert et rien que d'y penser j'en bave (et je ne vous parle même pas de ma culotte) (pardon).

(Tu n'es pas obligé de me croire, mais j'ai vu Quand on a 17 ans de Téchiné, et a-do-ré cette histoire, cette façon de filmer les saisons, les acteurs, j'ai adoré tout tout tout. L'Ours a aimé moins que moi, mais il n'a pas détesté non plus, d'autant que l'histoire se passe dans les Pyrénées et que ça a été l'occasion pour lui de faire partager sa sciences à tous, en faisant ses petits commentaires pendant le film Ah ça!  mais ça a été tourné à Bagnères- de- Luchon, j'en suis sûr, je reconnais la vallée, genre. Tu lis bien: l'Ours partage ses petites impressions perso tout (très) fort pendant le film avec les autres spectateurs qui ne lui en demandent pas tant. Je me demande s'il ne devient pas un peu sénile, pour te dire.


(aucun rapport, mais) l'autre jour, tandis que j'écrivais le zéro au tableau,
un petit m'a dit que
Je le connais le zéro: c'est comme Zéronique

(et ça m'a fait rigoler, quoi).

mercredi 20 avril 2016

Le piano par les cordes.



Le prof de piano de Puceminus, il est un peu tête en l'air, on s'en souvient.
Puceminus elle n'est pas toujours courageuse du piano, on va dire aussi, et comme sa soeur en son temps, elle est du genre à laisser traîner les partoches des jours et des jours au fond de son sac sans que ça lui pose le moindre problème personnellement.

N'empêche, Puceminus se souvenant qu'à force d'être flemmasse du piano, elle a foiré l'an dernier son examen de fin d'année (et de cycle), s'était dit que cette année on allait voir ce qu'on allait voir elle attraperait le piano par les cordes (s'il vous plaît) et qu'elle se mettrait à bosser ses morceaux dès qu'elle les aurait, fissadardare et sans perdre une minute. (Pour tout vous dire, je crois que je l'avais *un peu aidée* à prendre cette décision.)

C'est ainsi que lundi soir, elle est rentrée avec ses morceaux sous le bras et sous mes yeux zéblouis s'est tout de suite attelée à déchiffrer le Mozart, d'abord, parce que Mozart c'est beau hein, main droite main gauche et les deux ensemble, mardi soir pareil et mercredi après-midi aussi, que je ne reconnaissais pas ma fille c'était plus la même on me l'avait changée et le déchiffrage qui avançait avançait avançait on en avait la bave aux doigts  (je viens d'inventer cette expression, parfaitement).

Tout ça pour recevoir, il y a quelques minutes à peine, un mail du prof qui lui annonce que pardon mais il s'est trompé de partition, ce n'est pas le troisième mouvement de la Sonatine de Mozart qu'il va falloir jouer à l'examen, mais le premier mouvement de la sonate II. (Mais ce morceau-là est plus facile, si c'est pas de la chance, ça, ajoute-t-il.)

dimanche 17 avril 2016

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

Dimanche soir de reprise, pourrais-je ajouter, si ça ne me donnait pas la gale aux dents.



L'Ours et moi on s'est bien plu à Barcelone,
on a fait bombance de tapas, de soleil et de Gaudi, comme tout le monde qui va à Barcelone, quoi.
- mais on a grimpé à Montjuic à pieds quand tout le monde prenait les oeufs
et on est redescendu en oeufs quand tout le monde redescendait à pieds,
-on aime bien se singulariser, parfois.



Message personnel à Brisefer:
dans le métro de Barcelone, on te fait dire que Clémenceau racontait n'importe quoi.

A part ça, je vous préviens, je vais suivre à foooond  le festival de Cannes cette année, devinez pourquoi.

[Le dernier Lemaitre, ah oui. Mandieumandieu que j'avais hâte de le lire, çui-là. Il m'a fait quatre jours à Barcelone, parce que je n'avais pour lire que pas bien longtemps avant de sombrer de fatigue; pardon, mais j'ai trouvé l'intrigue et l'écriture dignes d'un roman de gare par moments, j'ai lu jusqu'au bout, mais bof, quoi. Dites-moi votre kikekoicekeske vous en avez pensé, ceux qui l'ont lu, ça m'intéresse.]

jeudi 7 avril 2016

Bien le bonjour mes zamis, je passe en coup de vent parce que voyez-vous, c'est vacances, et on a quand même un peu autre chose à faire que de rester devant son ordi pendant les vacances, comme le dit l'Ours avec son oeil lubrique (parce que son oeil va mieux et est redevenu lubrique, du coup, merci de demander), et comme je te le dis moi aussi avec mon oeil sec, genre: ranger ses papiers, mettre de l'ordre dans son jardin et briquer sa maison pour le grand nettoyage de printemps, -nan mais c'est seulement chez moi que la poussière repousse si vite ou il y en a d'autres qui sont aussi confrontés à cette misère?

A part ça et vrac micmac et foutrac, je suis sur le départ pour Barcelone en doudou croque love avec l'Ours, -si tu as des bons plans à faire partager, c'est toudsouite je te prie-, j'ai fait le plein de livres très miam, et sur le dessus de la pile il y a le dernier Pierre Lemaitre dont on m'a déjà dit le plus grand bien (j'avais adoré Au revoir là-haut, j'ai hâte, hâte, hâte),  vu Rosalie Blum de Julien Rappeneau au ciné - j'ai bien cru pendant la première demi heure que j'aurais mieux fait de rester chez moi, et puis quand les choses s'expliquent et s'imbriquent petit à petit, ça a commencé à m'intéresser un peu, et au final ça se laisse regarder avec plaisir même si ça ne casse pas trois pattes à un canari domestique- et Shame de Steve McQueen (le jeune) dans mon canapé (à ceux qui ont vu le film, -trèès bien par ailleurs-, ce Michael Fassbender, quand il sort de la douche, c'est moi ou bien (nan rien) (oh. my.)?

(Mads aussi, il a l'oeil lubrique, je trouve
à force de lire et relire ma lettre pendant ses longues heures d'attente sur les tournages.)
Soyez sages, et je reviendrai.

lundi 4 avril 2016

Du droit consti et de la prostate

Il est pas un peu fou, mon fils, des fois?
(et son grand-père aussi, vu que je soupçonne fortement l'aïeul de lui avoir soufflé l'idée.)

vendredi 1 avril 2016

Du poisson.

La vérité, c'est que je ne suis pas très douée en poisson d'avril.

D'abord, je suis très bon public, je crois toujours tout. Tiens, cette année encore, j'ai marché au poisson d'avril de l'Echo-les-bons-tuyaux, le canard de près de chez moi. Je sais depuis une heure seulement que c'était une blague. Parce qu'on me l'a dit. (Ne commente pas, tu me feras plaisir)

Et tous les ans je m'émerveille de ce que j'entends raconter ici et là et je me promets de faire une mémorable poiscaille la prochaine fois, j'y pense puis j'oublie et l'année suivante immanquablement, je sèche j'ai aucune idée et mes poissons d'avril sont tout pourris. Quand je dis tout pourris tu peux me croire, ça ne fait rire que mes petits élèves et peut-être aussi que ça pourrait éventuellement faire rire ma mère qui ne comprend jamais les blagues de toute façon ou alors les blagues très nulles comme je sais les faire au 1er avril. Elle aussi, elle est forte en blagues pourries. [Pour te donner une idée, elle a appelé tout à l'heure pour nous faire croire que son idole de toujours (chacun la sienne), Roberto Alagna (ne te sens pas obligé de commenter non plus) (tu pourrais la vexer, en plus), venait chanter dans sa petite ville de province (en réalité, il chante à Nouille Yiorque, et c'est retransmis au Pathé du coin). Le poisson d'avril de ma mère cette année c'est ça, tu vois. Et j'y ai cru, en plus (je te jure).]

Bref. Je suis de notoriété publique nulle pour les poissons d'avril donc, et je ne comprends pas pourquoi ce matin au petit déje, Minipuce a eu l'idée saugrenue de me demander si par hasard je n'avais pas une idée de poisson d'avril à faire à sa copine E.
Rien de rien, je n'ai absolument rien en stock lui ai-répondu tout à trac, en revanche, si tu veux, j'en ai une bien bonne pour GrantAmour, si tu veux:  tu lui envoies un texto très bref Je te plaque tout est fini entre nous. 
Voyant la tronche de ma fille, je me suis empressée d'ajouter que Nan mais attends, tu le laisses mariner dix minutes  pis tu lui envoies que !!!Poisson d'avril!!!, hein, mais elle n'a pas trouvé ça drôle du tout, et je me demande bien pourquoi.


En attendant, on m'a collé dans le dos* ce matin le plusse magnifique poisson de toute ma carrière, je crois.

* avec cette discrétion d'un petit de quatre ans, sévissant souvent en bande, qui te réclame du kotsche, te colle un poisson de ses petites mains maladroites, puis, hilare,  s'empresse de te le décoller illico afin de te montrer comme tu t'es bien fait avoir. Le 1er avril, je suis toujours heureuse de faire ce métier.