Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

samedi 19 décembre 2015

Des (toutes) dernières niouses (édité).


L'autre jour, quand j'ai réclamé à mes élèves  "un petit quelque chose" 
pour agrémenter mon café (multi)quotidien, 
j'ai eu droit à un oignon cru,
-la prochaine fois, j'irai me servir moi-même dans la dînette, hein-.

autant vous dire que j'ai fait bonne bouche devant le Père Noël, le vrai
(Comment je sais que c'était le vrai?
je le sais,bande de rigolos,
parce que j'en ai vu, des images difficilement soutenables, dans ma vie, figurez-vous.)


Je crois que la dernière fois que j'ai approché une rock star pareille de si près
c'était en octobre dernier avec Monsieur Qui-vous-savez
c'est bien pour ça que je ne crois plus au Père Noël, d'ailleurs,
je sais maintenant qu'Il ne répond pas aux lettres qu'on lui écrit.


A part ça, je suis venue te dire que je vais me faire discrète ici, 
la faute à la prometteuse pile de bouquins sur ma table de chevet,
à un aller-retour express dans la Vendée sauvââge, 
à des évènements exceptionnels chez nous et je pèse mes mots
 (on va faire accorder le piano pour la première fois depuis 6 ans)


et last but not least, la faute à mon besoin de repos,

  l'autre soir, tiens, je voulais parler avec mon mari, 

de choses pourtant fort anodines ma foi, 
mais je ne trouvais pas mes mots,
à tel point qu'il a cru que ça y est c'est la sénilité précoce qui la prend 
et qu'il était prêt à m'emmener aux urgences
-mais je lui ai dit que non,
pas d'urgence pendant les vacances, je te prie.

Bonnes vacances, mes petits zamis, soyez sages, mais pas trop.

mardi 15 décembre 2015

Dans les grandes largeurs.

J'ai dans ma classe cette année une petite élève  qui a l'imagination *très féconde*, niveau doctorat je dirais. Quand elle te raconte sa vie, elle n'y va pas que d'une fesse, tu vas voir. Genre il lui arrive toujours des trucs dingues, elle a cinq grands frères, cinq petites soeurs et cinq raton laveurs, un jour un policier a tué son chien parce qu'il avait mangé son chat et sa grand mère aveugle a eu un accident de voiture en conduisant son petit frère malade à l'hôpital, ils sont morts tous les deux. En réalité, elle a deux parents et un frère et une grand-mère en excellente santé et une vie très planplan, et des pensées *un peu* morbides (et elle nous raconte par le menu les détails d'Esprits criminels qu'elle regarde le soir au lit avec sa maman, ceci explique sans doute cela.)
L'autre jour, je lis en classe Alice sourit, l'histoire d'une petite fille qui vit sa vie comme n'importe quelle petite fille, sauf qu'on découvre sur la toute dernière image qu'elle vit en fauteuil roulant.
A peine le livre refermé, ma petite élève qui lève le doigt.
Je regarde mon ATSEM, on échange un regard amusé, on sait déjà ce qu'elle va dire.
Maîtresse tu sais, ma mère aussi, elle est en fauteuil roulant.



dimanche 13 décembre 2015

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

J'ai beau avoir quelque chose comme vingt ans de métier, il ne se passe pas un mois sans que j'attrape une saloperie qui traîne à l'école. Les parents qui me parlent de leur petit qui "fait son immunité" la première année de maternelle, je leur ricane -jaune- au nez, hein. J'ai présentement un rhume de compète, avec les sinus et l'oreille droite complètement bouchés, la tête dans le coton et une grosse envie de mordre le premier qui passe. En plus, je ronfle atrocement la nuit, ajoute l'Ours, ça le dérange malgré ses boules quies, paraît-il. Estime-toi heureuse que ce ne soit pas Mads qui partage ta couche, tu ne te montrerais pas sous ton meilleur jour avec ta crève des confiseurs. (Il sait toujours comment tourner la chose, mon mari, n'est-ce pas).

Puisqu'on parle de mon mari et que je sais que vous aimez bien donner votre avis, -héhé-, si l'une d'entre vous a envie de faire partager ses idées de cadeau, qu'elle le fasse, je la prie, ça serait bien urbain, merci. Je n'ai aucune idée de ce que je pourrais lui offrir cette année. Je précise, pour vous simplifier le travail, qu'il a déjà tout. Ne me dites pas un "Bon pour une folle nuit d'amour", s'il vous plaît, (ma mère lit ce blog). Ni un maillot de bain ou des lunettes de piscine, il est parfaitement outillé, de ce côté-là comme de l'autre.

Un qui n'est pas parfaitement outillé du côté cérébral, c'est le maire de ma ville qui, parce que, depuis que la rectrice s'en mèle, il semble perdre un peu la main dans son projet de fermer un collège du centre-ville cité comme modèle de mixité sociale pour l'offrir, et sa vue imprenable sur la cathédrale en même temps, sur un plateau doré à une entreprise de cosmétique (et de toc), menace de faire passer la commission de sécurité "et là vous verrez que le préfet sera obligé de fermer", na. Ce sont ses mots et on en reste sans voix.

Sans voix également devant la beauté de ce poème, mis en musique par Leonard Cohen, et découvert dans un film canadien de 2011, Take this waltz de Sarah Polley


Pourquoi on est follement touchée par une histoire et sa copine pas, c'est toujours ce qu'on se demande avec F. quand on se parle des films qu'on a aimés et qu'on n'est pas du même avis. Elle a aimé Le temps de l'aventure de Jérôme Bonnell qui m'a laissée de marbre et elle ne voit pas bien ce que je trouve de si beau dans l'alchimie parfaite entre Marina Hands et Jean-Louis Coulloc'h dans Lady Chatterley de Pascale Ferran, par exemple.
Tout ça pour vous dire que j'ai vu hier soir Take this waltz, une histoire de désir, d'indécision et de culpabilité dont je ne sais pas encore ce qu'en pensera F., mais dont je peux dire qu'elle m'a drôlement émue.

mardi 8 décembre 2015

Vis ma vie de maîcresse de maternoche.

Tout enbien évidemment, et pour notre plus grand plaisir

 [ndlr: Juste comme ça, je constate un nombre croissant très fort d'amoureuses de Mads. Dans mon entourage proche comme chez les lectrices de ce blog, en tout cas. Ce Vis ma vie de maîcresse avec lui, tenez, c'est parce qu'on me l'a réclamé, figurez-vous ( Si cet ingrat savait la pub que je lui fais, il répondrait à ma lettre vite fait, BON SANG.]



Quand tu fais une bonne surprise, en sortant des toilettes adulte attenantes,
aux trois petits qui se croyaient seuls aux lavabos
et jouaient à s'envoyer de la flotte à la figure avec la bouche à l'heure de la récré
-moment il est strictement interdit de se rendre aux toilettes à plusieurs
et à fortiori si c'est pour se balancer de la flotte à la figure avec la bouche-

Quand une petite cocotte qui passe sa vie à pleur(nich)er 
vient se plaindre que sa copine ne veut plus être sa copine 
et que tu lui dis d'aller se trouver une autre copine, alléallé.

Quand elle revient trois minutes plus tard se plaindre que sa copine ne veut plus être sa copine
-ça suffit maintenant, va jouer avec quelqu'un d'autre, je t'ai déjà dit-

Quand elle revient trois minutes plus tard se plaindre que/



Quand ta collègue vient te raconter sa vie par le menu dans ta classe le matin à l'accueil,
alors que Zébulon est en train de faire tomber une à une les étagères du coin dînette
en se couchant dessus comme dans un lit
et que Zébulette se fait un moulage des trous de nez à la patafix.



Quand tu réussis à lancer une boule de papier depuis l'autre bout de la classe jusque dans la poubelle
devant 24 paires de yeux ébahis, et hop là!
-tu as de beaux restes de tes années basket, en toute modestie-



Quand, avec l'ATSEM, tu mets en place toute une stratégie
petite malheureuse-
 pour ne jamais prononcer le mot N O E L devant les petits
.

Quand un petit te demande si Est ce que ce matin c'est aujourd'hui?



dimanche 6 décembre 2015

Le grand Rien du dimanche soir.

Nouveau concept, le grand Rien du dimanche soir, pour vous dire que ce week end j'ai réussi à avoir des places pour la tournée des Insus pour tous les copains et que ça n'a pas été de la tarte (Yiiihaaaa!), voté mollement (et par élimination) (et constaté que l'urne était bien remplie, dans mon bureau de vote, pour une fois, à quinze heures) (dingue), vu Mia Madre de Nanni Moretti  (mou-ais pour ma part, mais tout le monde pleurait dans la salle à la fin, l'Ours compris), fêté en famille l'anniversaire d'une belle jeune fille de seize ans (c'est pas la mienne, c'est la fille d'une amie, il est encore loin le jour où j'aurai une fille de seize ans), et dévoré en quelques heures Jours sans faim de Delphine de Vigan, très très bon. 
Pour le reste, pas grand'chose, mais je veux bien vous mettre une photo de Mads si vous me le demandez avec le mot magique comme mes petits élèves, et puis vous pouvez aussi me raconter des trucs sur votre week end en commentaires, hein, j'en ai pas l'air comme ça, mais ça me fait toujours plaisir.

mercredi 2 décembre 2015

Parlons peu mais parlons bien

“ I know how much it means to other people. I see it on my kid Carl’s face — if a soccer player shakes his hand, it makes his day. If fans make an effort to stand by a door or write you a letter, I think you have to have the courtesy to answer. Obviously I’m not Brad Pitt; if the pile is two million letters per day you can’t do it.” Mads Mikkelsen


Euh Mads, tu n'es pas Brad Pitt ou je le saurais, donc: ta réponse à ma lettre, on en parle?
(nan mais sans blague).