Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

dimanche 29 novembre 2015

Vrac micmac et foutrac du dimanche soir.

Si vous voulez tout savoir, ce week end on a mangé des moules, et pas qu'un peu, vu que l'Ours que j'avais envoyé en chercher chez son poissonnier pour quatre personnes -petit week end tranquille en famille réduite- en est revenu avec une telle quantité qu'on a battu le rappel des copains pour nous aider à faire descendre un peu le tas, qu'on en a mangé à trois repas et que vous savez quoi? il m'en reste encore un peu à mettre en salade pour demain midi. (dingue, hein?)

A part cette fabuleuse histoire de moules, pas grand'chose de neuf, mes amis, si ce n'est que je suis lasse et fatiguée à l'avance de la semaine qui s'annonce, avec des réunions pas parmi les plus drôles à venir tous les soirs de la semaine.
J'ai vu deux magnifiques films que je recommande chaudement, De l'autre côté de Fatih Akin et Eastern Boys, de Robin Campillo. Et puis j'ai bien aimé hier au cinéma L'hermine de Christian Vincent avec un Luchini qui n'en fait pas des caisses et une excellente actrice danoise, Sidse Babett Knudsen , qui pour votre gouverne, a joué avec Mads dans un de ses plus beaux films et probablement mon préféré, After the wedding de Suzanne Bier, que je ne saurais que trop vous conseiller de voir au plus vite (qui a vu ce film tombe amoureuse de Mads immédinstantanément et pour la vie, foi de Bellzouzou).


Pour le reste, quand on a une fille qui va avoir 16 ans dans quelques jours, je ne vois pas bien comment on peut continuer à se persuader qu'on est encore jeune (je dis ça, c'est pas pour moi, c'est pour une amie, hein).

jeudi 26 novembre 2015

Histoire vache.

L'Ours est rentré ce soir plus déprimé que jamais, qui m'a raconté qu'en plus d'avoir crevé sa roue de vélo pour la centmillionnièméune fois et s'être décidé à montrer sa  putain de roue et à dire sa façon de penser au professionnel qui lui avait vendu des pneus pourtant quasi increvables (tout était dans le quasi, je lui ai dit), il avait dû subir de façon très gratuite les propos de la fille du réparateur de vélo, dans les cinq ans au compteur dirait-il à vue de nez, qui lui a dit les yeux dans les yeux la charmante enfant que T'es vieux tu seras bientôt mort*, alors qu'il ne la calculait même pas, (seulement le prix que son père allait lui faire payer pour changer sa vieille roue de biclou.)**

* vacherie de compète, on est bien d'accord.

**rien que pour la toute beauté de ma phrase et ses subordonnées de folie je mérite une avalanche de félicitations en commentaire, parce que je ne voudrais surtout pas avoir l'air de réclamer, hein, mais c'est un peu les vaches maigres*** en ce moment, dites donc.

*** euh. dites-moi si je me trompe, mais quand il n'y a pas une petite photo de Mads à la fin du billet, il y a indéniablement vachement moins de commentaires.

mercredi 25 novembre 2015

Le truc pour aller mieux.

Quand je me pose des questions sur le sens de ma vie, quand j'ai un petit coup de moins bien, quand j'ai besoin de relativiser un peu mes problèmes, quand dehors il fait gris et que noir c'est noir il n'y a plus d'espoâr, c'est bien simple, je téléphone à Brisefer, et je l'interroge sur ses sujets de disserte  (tiens, tu veux le dernier? "état unitaire et état fédéral, différence de fondement ou de degré?") et puis tout de suite la magie opère, je peux être sûre que ça va aller mieux, parce qu'au moins, merci petit Jésus, je n'ai pas à répondre à cette question.

dimanche 22 novembre 2015

Vrac, micmac et foutrac du dimanche soir.

On s'en doutait, mais la persistance avec laquelle la bête féroce s'obstine à réclamer qu'on lui ouvre la porte de devant afin de vérifier s'il ne fait pas par hasard un soleil éclatant quand il pleut à verse et vente à décorner les boeufs de l'autre côté de la porte de derrière, nous confirme qu'elle n'est pas bien fufute à ses heures, la pauvre bête.

Hier, l'Ours a changé de dizaine. (Il refuse obstinément que je révèle son âge, veuillez respecter sa pudeur, et merci de votre compréhension.) Il a tiré sa tronche des jours sans fromage, il n'aime pas vieillir, voyez. Il n'a même pas trouvé din-gue comme moi que Mads change de dizaine -la même- quelques heures à peine après lui et ça a été difficile de le dérider.

il a fallu employer les grands moyens
.
Et il ne fallait pas compter sur Brisefer pour remonter le moral de son père, soit dit en passant. Quand il lui a demandé qui fréquentait le bar où il avait bu un verre la veille, Brisefer lui a répondu:
" Bah! des jeunes et quelques vieux, aussi.
- des vieux, qu'est-ce que tu appelles des vieux?
- Ben: ton âge (se reprenant, sans malice aucune) nan, un peu plus jeune quand même."
(Il a aussi signé la carte d'annive de son père d'un "joyeux anniversaire, l'ancien", n'en jetez plus, la coupe est pleine, je crois).(Puceminus, elle, a écrit "mon petit papa, que tu es 20 ans ou 50 ans c'est la même chose, parce que je t'aime très fort") (L'Ours a demandé pourquoi je ne lui avais pas fait que des filles) (et pour la peine n'a fait aucune remarque sur le fait que Puceminus ne semble pas progresser beaucoup en conjugaison).

Bon, je dois vous laisser de toute urgence, il y a Ama*zon qui me propose de "Commandez Mads Mikkelsen sur Ama*zon Livraison gratuite (voir cond.)". A mon avis, tout est dans les cond., mais sait-on jamais.

mardi 17 novembre 2015

Le jour où j'ai trompé Mads.

En ces temps difficiles, on n'a pas tellement envie de rire, je suis sûre que vous serez d'accord avec moi.

Voilà sans doute pourquoi ce matin, avec ma boulangère, on a essayé de plaisanter un peu, et de fil en aiguille, ne me demandez pas comment parce que je serais bien incapable de vous le dire, on en est venu à se dire qu'on partirait bien aux Seychelles et que tiens, la première qui partait envoyait une carte postale à l'autre, ça serait bien sympa.
Et puis, au moment où elle me rendait la monnaie, va savoir pourquoi, je lui dis Réflexion faite, ça dépend un peu d'avec qui je pars aux Seychelles, nan parce que voyez, avec votre permission j'aurai autre chose à faire que d'envoyer des cartes postales si je pars là-bas avec
(et là, forcément, tu t'en doutes, oeuf corse who else je m'apprête à lui dire avec Mads Mikkelsen, sauf que je me dis très vite que aye aye ça va mal, qu'elle ne va pas savoir qui c'est et que je vais avoir l'air con et inverciproquement et que ma foi, ma petite phrase, toute pourrite déjà, va tomber à l'eau quelle misère vitevite une solution de rechange là maintenant tout de suite)
bref
je me suis entendue lui dire si je pars là-bas avec George Clooney.

(gloups) (j'ai avalé ma salive)

elle a rigolé poliment
et je suis sortie de là toute désorientée avec ma baguette sous le bras et ma très grande honte sous l'autre.

(pardon, Madsou.)



mercredi 11 novembre 2015

Vrac, micmac et foutrac en mode c'est bien beau tout ça (et avec pas mal de liens à l'intérieur.)

Je sais pas vous, mais parfois, quand je lis les dernières infos, je vérifie qu'on n'est pas le 1er avril et je cherche la caméra cachée. C'est bien beau tout ça, mais qu'est-ce qu'on va encore bien pouvoir inventer pour taxer les gens, je me le demande, et j'ai hâte d'y être.

Je viens d'apprendre ce que sont exactement les galops d'essai que Brisefer va passer à la fac bientôt, c'est bien beau tout ça, mais je trouve ça beaucoup moins drôle que ce que j'imaginais.

Hier soir, reportage télévisé sur le collège de Puceminus, cité en exemple comme modèle de la mixité sociale prônée par notre ministre, et blablabla. C'est bien beau tout ça, mais on n'a pas entendu un traitre mot sur la fermeture annoncée de ce collège à la rentrée prochaine. Le Conseil Général a trouvé une façon bien plus lucrative d'utiliser ses locaux -spacieux et idéalement situés- que l'éducation des jeunes, et la mixité sociale, on s'en fout un peu dans ce cas-là, hein.

C'est bien beau tout ça, mais à toutes les mauvaises qui se sont employées à se moquer, je dis:
Mads a bien lu ma lettre, et je le prouve, bande de rigolotes.

dimanche 8 novembre 2015

On a fait la fotodklass (billet à la manière de).


L'autre jour, il fallait se faire encore plus beau que d'habitude pour aller à l'école, parce c'était la fotodklass. La maîcresse elle l'avait déjà dit hier soir que demain c'était la fotodklass, mais nous la fotodklass on sait pas ce que c'est, on est petits on n'en a jamais fait.
N'empêche qu'on a compris que c'était grave, la fotodklass, quand on a vu comme les mamans elles faisaient bien attention qu'on n'ait pas d'épi dans les cheveux et puis toutes les recommandations qu'elles ont faites à la maîcresse en arrivant, qu'il fallait nous enlever les lunettes, le gilet, parfois les deux, et qu'elle vérifie bien qu'on a toujours la raie bien à droite sur la tête et aussi qu'on sourit sur la photo, hein, pas comme mon frère l'année dernière, parce que Mamie Claudette elle met la photo sur son buffet et elle aime bien quand on lui fait un beau sourire, Mamie Claudette.

On a commencé à s'inquiéter, quand on a vu que la maîcresse, elle perdait un peu les pédales, à discuter avec les mamans qui avaient l'air nerveuses comme tout, et à noter qui devait poser seul et en groupe, en groupe mais pas seul, seul mais pas en groupe, qui devait poser avec son frère, avec sa soeur de l'autre classe, et puis les trois ensemble aussi, si c'est possible et pensez bien aux lunettes, surtout, merci. Et puis la maîcresse elle a dit à une maman qui lui demandait quand on les aurait, les fotodklasses et si elle était sûre que ça serait avant Noël et comment il faudrait s'y prendre pour les commander et pour commander des retirages pour Mamie Claudette, que bon sang elle n'en savait fichtre rien et puis qu'on allait commencer par les faire, avant de se demander quand et comment on les aurait, ces fichues fotodklass, hein.
On a commencé à se demander ce que c'était que cette histoire de fotodklass, et même si on voulait encore y aller à la fotodklass, et quand le photographe est venu nous chercher, il y en avait déjà quelques-uns qui pleuraient, même que le photographe il a fait sa tête de ah ben ça commence bien dites donc à la maîcresse.

Ensuite on a vu que c'était rigolo, en fin de compte, la fotodklass, parce que dans le préau il y a avait un gros appareil photo et des parapluies qui faisaient de la lumière qu'on aurait dit qu'on était sous les sunlights des tropiques, et puis aussi, parce qu'on attendait tous comme un troupiau que le photographe et la maîcresse ils nous appellent un par un, et c'était bien parce qu'on pouvait se rouler par terre en criant, la maîcresse était trop occupée pour nous empêcher.
Ce qui n'était pas trop rigolo, c'était quand le photographe et la maîcresse ils nous appelaient parce que c'était notre tour d'aller devant les parapluies qui faisaient les sunlights des tropiques et qu'ils nous faisaient les yeux très méchants, parce qu'on ne les entendait même pas nous appeler tellement on faisait des âneries, et après les yeux méchants, il fallait qu'on nous mouche, qu'on nous essuie la bouche, qu'on nous coiffe, qu'on nous reboutonne le pantalon, même qu'on nous remette la chemise dans le pantalon, qu'on nous empêche de manger nos crottes de nez et puis nous qu'on reste sans bouger, à pas regarder là où on voulait regarder et à regarder là où on voulait pas, et à sourire mais pas crispé je te prie et pas en fermant les yeux non plus ni en mettant les doigts devant la bouche, et tout ça c'était drôlement pas facile parce que nous on est petits, on sait pas.

On voyait bien que le photographe et la maîcresse ils avaient de moins en moins envie de rigoler, mais à un moment, ils sont devenus tout rouges et ils ont commencé à suer, c'était quand c'était le tour des jumeaux et des jumelles et qu'il y en avait toujours un des deux qui était bien quand l'autre regardait ailleurs ou se mettait à loucher, mais nous on a trouvé ça chouette parce que ça durait encore plus longtemps et on pouvait faire encore plus de patin à roulettes avec les bras pendant ce temps.
Là où ils ont sué le plus fort, c'était quand il a fallu aller chercher les frères et soeurs qui sont dans les autres classes et que la maîcresse elle savait jamais dans laquelle, et nous on pouvait pas l'aider parce qu'on est trop petits pour dire dans quelle classe il est, notre frère, et puis aussi parce qu'on était trop occupés à faire du pédalo sur les épaules.
Il y des grands frères qui ont trouvé ça rigolo qu'on ait le droit de faire tout ce qu'on voulait dans cette classe et qui ont voulu rester avec nous au lieu de retourner dans leur classe après la photo, mais la maîcresse elle les a chassés en disant que si vous croyez que j'ai que ça à faire, d'en surveiller des qui sont pas à moi, en plus, non mais sans blague.

A la fin de la fotodklass, le photographe il avait l'air fatigué comme tout, mais il a pris sa respiration et il a dit que bon ben maintenant on allait faire la photodgroup, et puis il a soupiré très fort en regardant la maîcresse et la maîcresse aussi elle a soupiré très fort en regardant le photographe et elle a dit que allez faut pas se laisser abattre, on tient le bon bout, et tous les deux ils ont rigolé nerveusement.
Nous on s'est un peu inquiétés parce qu'on est petits et qu'on ne savait pas du tout ce que c'était que cette fotodgroup et il y en a quelques-uns qui se sont remis à pleurer, mais la maîcresse elle était plus d'humeur à les consoler parce que quand ils faisaient les fous tout à l'heure ils n'avaient pas du tout envie de pleurer, elle a dit.

Pour la fotodgroup, le photographe a dit que si tout le monde y mettait du sien ça irait vite et que c'était simple écoutez-moi bien, tout le monde allait se mettre autour d'un banc, les moyens assis, les petits en tailleur devant par terre et les grands debout derrière.
Alors là on a pas été d'accord du tout pour s'asseoir, tout le monde voulait être debout derrière parce qu'il disait qu'il était grand. Même ceux qui sont tout petits ils disaient ça, alors la maîcresse a dit que maintenant ça suffisait, qu'elle allait choisir elle-même qui allait être assis et qui allait être debout que c'était comme ça et pas autrement et que si on n'était pas d'accord eh bien c'était pareil, et il y en a qui se sont mis à pleurer très fort parce qu'ils étaient grands et qu'ils ne voulaient pas être assis, et il a bien fallu les consoler parce qu'ils n'allaient pas pleurer sur la fotodgroup quand même, et puis ensuite il a fallu les moucher, et la maîcresse s'est rendu compte qu'il fallait aussi nous repeigner et nous reculotter parce qu'à force de faire de la planche à roulette sur les mains on était tout décoiffés et tout mal culottés.
Quand on a été tous beaux et prêts à faire la fotodgroup, il y en a qui ont dit qu'ils avaient envie de faire pipi et la maîcresse a répondu que ce n'était pas le moment et qu'on irait plus tard et Simon s'est mis à pleurer parce que c'était très pressé et Lisa a pleuré aussi mais c'est parce que pour elle, c'était déjà trop tard. La maîcresse a dit pour la consoler qu'aujourd'hui ce n'était pas grave le pipi à la culotte, qu'on irait se changer tout de suite après, et que sur la photo le pipi ça se verrait pas, et il y en a plusieurs qui ont fait pipi à ce moment-là parce qu'ils savaient maintenant que c'était pas grave, que le pipi ça se voyait pas sur la photo.

On a fini par faire la photodgroup et on a bien cru que ça s'arrêterait jamais les sunlights des tropiques parce que le photographe voulait toujours faire une autre photo, il disait que ça n'allait pas, à cause qu'il y en avait un qui s'en allait jouer au coin-dînette parce qu'il avait vu qu'il y avait personne et que ça n'arrive jamais, un qui tirait la langue ou qui regardait comment ils étaient les copains derrière lui, un qui faisait le zouave devant parce que la maîcresse elle posait elle aussi tout derrière et elle pouvait pas le gronder. A chaque fois, le photographe relevait la tête, nous faisait les gros yeux, regardait la maîcresse en secouant la tête, disait allez une petite dernière pour que toutes les mamans soient contentes, hein, vous voulez qu'elles soient contentes, les mamans, NON?

Moi, je crois que les mamans vont être très contentes, parce qu'on en a fait vraiment beaucoup, des photos, pour qu'elles soient contentes.
D'autres qui sont contents c'est nous, parce qu'on a bien vu que c'était chouette, la fotodklasse, et on est même prêts à recommencer demain si les mamans et la maîcresse elles veulent. Mais on n'est pas sûrs pour le photographe, parce que quand il est parti avec ses parapluies et ses lumières des sunlights des tropiques, il avait l'air drôlement soulagé et il ne nous a même pas dit au revoir les petits chéris.

vendredi 6 novembre 2015

In your pocket (make sure it is)

Mads à Berlin hier.
Je rêve ou il vérifie qu'il a bien ma lettre dans sa pocket?
(c'est bien, chaton).

jeudi 5 novembre 2015

Ça tombe bien.

Alors que je rentrais, pensive, d'une récré au cours de laquelle mes collègues et moi avions discuté de notre envie de (ré)instaurer dans nos classes des ateliers "philo" , mais pas en partant de n'importe quelle vague et abstraite notion piochée au hasard, non non non, juste de petites questions du quotidien soulevées par les enfants eux-mêmes,
une petite cocotte qui s'en revenait de faire sa petite affaire, m'a fourni, tout chaud et sur un plateau d'argent, mon premier sujet, en la matière de:
Est-ce qu'on a le droit de rire aux toilettes?
-je ne manquerai pas de vous tenir au jus de ce qui en sera ressorti-.

mardi 3 novembre 2015

Vrac, micmac et foutrac.

Figurez-vous que mon téléphone est un coquin et je me bidonne avec son clavier "instinctif", quand par exemple il ne connaît pas Nadia, seulement la mafia, quand je propose d'apporter un cadeau, lui il apporte un cadavre (succès garanti) et quand je parle d'appendicite, il me propose Copenhague (nan mais comme par hasard).

En parlant de Copenhague, j'ai laissé mes instructions détaillées à chaque membre de la famille: si le téléphone sonne, même si c'est un numéro caché, même (surtout) si ça vient de l'étranger, au mépris de toutes nos habitudes familiales, maintenant ON REPOND.
(quoi? j'ai noté mon numéro de portable ET mon fixe dans ma lettre à Mads, je vous signale). 
En écrivant ces mots, je réalise qu'il faut absolument que je laisse un petit pense-bête en anglais à côté du téléphone pour les angliches mal parlants de la maison OOOh wait, she is in her bath, pleaaase hold on, Mads, I am going to get her immediately..., (and so on).



En parlant d'anglais- vous ai-je dis que je prends des cours d'anglais cette année?-, une anodine discussion off pendant le cours m'a permis de constater que ma cop Thémilia connaît tout et plus encore sur la famille royale, date des mariages, des divorces et des amygdalectomies des uns et des autres, de façon tout à fait fascinante.

En parlant de la reine désangliche, j'ai une semaine de reprise comme je ne souhaite à aucune Queen of England ou d'autre part d'en avoir, le photographe à l'école lundi matin -toujours un grand bonheur-il faudra que je vous raconte ça un jour-, deux réunions en soirée, un conseil d'école mardi soir, une grand'messe pédagogique mercredi après-midi, une petite messe vendredi après-midi, un rendez-vous chez le dentiste, et une séance de dégustation de petits fours dans un haut lieu du département qu'on m'a dit qu'on peut y apprendre beaucoup en quelques minutes et que j'aurai du potin de compète pour dix ans au moins, héhé.

En parlant de potin de compète, puisque vous me demandez mon avis, qu’il en est ainsi et qu’il ne peut en être autrement, considérerons donc la chose comme telle. D'ailleurs quand on voit ce qu'on voit, qu’on entend ce qu'on entend et qu' on sait ce qu’on sait, on est bien content de penser ce qu’on pense, je dis.

dimanche 1 novembre 2015

Mes (bonnes) vacances

Du bon papothé avec de la copine dedans,
du théâtre (je vous ai dit qu'on a une pièce sur le feu depuis plus d'un an?) et du fêtage d'anniversaire de théâtreux,
trois jours de visite de la (superbe) ville de Troyes en amoureux avec l'Ours [et on a (bien) fait ce qu'on avait à faire (private joke)] (Troyens, Troyennes, vous nous aviez caché que vous habitiez une si jolie ville?)(je suis tombée follement in love de cet endroit)(la prochaine fois, on ira à Sète, ça sera plus long, dernière private joke et puis j'arrête),
de la cueillette de champignons et de l'empestage de maison des champignons qui cuisent [je ne vous parle même pas de l'odeur des chipirons frits que mon Vendéen apprivoisé de mari qui vient de se trouver un nouveau poissonnier qui fait l'affaire (pour une fois) a cuisiné frénétiquemant toute la semaine].
un peu de lecture,
un peu de préparage de classe,
du cinéma (Marguerite, Mon roi, L'homme irrationnel, je recommande tout, j'ai aimé, aimé, aimé). [Tout sauf Chronic, le film qui figure au top 3 des films les plus chiants que j'aie vus de ma vie, un film plombant et loooong bonne mère, pendant lequel il ne se passe rien, mais rien (de rien) mais où tu restes parce que tu te dis qu'il va bien se passer quelque chose quand même en même temps que tu te demandes bien de quoi ça parle vraiment et où on veut en venir, et pendant la scène finale, au moment où le "héros" fait son jogging pendant de looongues minutes, au moment où tu te dis que décidément nan, il ne se sera vraiment rien passé c'est fou ça, vlan il se fait violemment percuter par une voiture et on n'en parle plus, voilà c'est fini, ah quel film, hein.],
de la disserte pour Brisefer (Quelle est la place de la Loi?) (elle est à sa place, ne la dérange surtout pas, je dis)(au passage: tu connais le (grand) garçon qui lisait en même temps pendant ses vacances l'Esprit des lois de Montesquieu et le dernier Astérix de sa petite soeur?),
des leçons de conduite et de la confection de sushis et de muffins pour Minipuce,
de la valse en la mineur de Chopin  pour Puceminuce* (il fallait finir en beauté).

[* Puceminus en villégiature chez les aïeux Bellzouzou à l'heure du tirage au sort du jeu-concours de la dernière fois n'a pas pu prêter sa main innocente, c'est donc celle de l'Ours qui a choisi arbitrairement et d'un ton bourru (mais il replantait du gazon dans la misère, et c'était pas le moment de l'enquiquiner) les commentaires gagnants: le premier, le dernier et un au milieu.
Zozostéo, BL et Chaipa, faites péter votre adresse que je vous envoie vos cadeaux, donc.]