Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

jeudi 9 juillet 2015

Où je vous cause de l'inversion de l'autorité (une chose grave).

Mes amis, il m'arrive un drôle de truc. J'ai l'impression de ne plus être à ma place.

Par exemple, je ne conduis plus jamais ma voiture, c'est Brisefer qui l'a, ou bien c'est lui qui me conduit. Il fait le plein de carburant, aussi. C'est moi qui paye, ça va sans dire.
Brisefer me raconte sa journée de boulot, ses collègues, son chef, les clients, alors que je suis restée toute la journée à bouquiner dans mon hamac, zieuter des films et boire du thé avec les copines.
Je me couche plus tôt que mon fils, aussi. Le soir, il sort et je reste là avec la babysitter, il sera fatigué demain pour aller travailler, mais j'y réfléchis à beaucoup de fois avant de lui faire une réflexion bien sentie, vu que j'ai besoin de lui pour me télécharger le dernier épisode d'Hannibal chaque semaine. Et qu'il pourrait très bien m'envoyer promener vite fait, si tu vois ce que je veux dire.
Résumons: je supplie mon fils de m'aider à transgresser la loi et à cause de choses bassement  matérielles -technologiques, même- que je ne maîtrise pas, l'autorité est inversée dans mon foyer. Genre: tu ne t'engueules pas avec le directeur technique de la boîte, il pourrait bien partir avec les codes.

Heureusement, j'ai l'as de pique caché dans ma culotte. Il y a peu, Brisefer s'est inquiété tout haut de ce qu'il allait bien pouvoir manger les deux semaines où nous serons au Portugal sans lui. Et a demandé mon aide. Il y a peut-être une inverciproque à notre affaire, genre: tu ne t'engueules pas avec la cuisinière, parce qu'elle pourrait bien se barrer en te laissant le frigo vide, tu vois.

 
                                                                               


mardi 7 juillet 2015

Jour de fête (mais pas pour la bête féroce).

Vous auriez pu imaginer ça, vous, une bête féroce qui fait de la déprime et reste cloitrée derrière sa fenêtre la queue basse, tout ça parce dès qu'elle met une moustache dehors, elle est persécutée  par deux grosses pies qui lui jacassent dans les oreilles comme je n'aurais jamais cru qu'on puisse jacasser aussi fort doujézu, et que même mon voisin est venu aux nouvelles, pour savoir ce qui se passait en ce moment dans mon jardin qui l'empêche de dormir la fenêtre ouverte. Dingue, ce truc. Quand tu sais que la bête féroce ne bouffe un moineau que s'il est cul de jatte et qu'il passe sous son nez (et vraiment juste dessous), tiens, imaginer qu'elle pourrait grimper à la cime de mon prunier pour aller bouffer des pies, nan mais c'te bonne blague.

C'est confirmé c'est officiel c'est validé par la médecine, le jury 6542 et la mention assez bien ce qui est, de l'avis de tous, (assez) bien, Brisefer ne fera plus de maths ni de physique de sa vie, et tu l'en vois ravi.
Il a accueilli la nouvelle avec son air de mais je n'en ai jamais douté figure-toi, est allé voir l'affichage, ses profs, rendre ses livres et chercher ses notes au lycée, a fêté ça devant un kebab avec ses potes à midi, puis s'en est retourné bosser tranquilmonnémile. (J'ai géré les appels, les petits mots des proches et j'ai été émue toute la journée à sa place, quoi.) (et l'Ours n'étant pas joignable sur ses hautes cimes, il ignore encore qu'il a un fils bachelier asteure, ça me fait tout drôle, voyez-vous, qu'il ne partage pas ça avec nous.)

(une petite photo de Mads nu sur une peau de bête, pour fêter ça? Nan mais vous m'avez bien regardée? je suis mère d'un bachelier, moi, je suis une fille respectable).

dimanche 5 juillet 2015

Le toutenvraque du dimanche soir

Brisefer mon fils, en ce moment il bosse, figure-toi, on l'appelle Foirfouillou, avec ses gros bras il porte des cartons, il met en rayons, il est en contact avec le client.
L'autre jour, une dame lui a fait découper deux mètres de toile cirée. Déjà ça, ça m'amuse: imaginer mon fils avec un mètre de couturière autour du cou, en train de comparer les mérites des toiles cirées, mesurant puis coupant ses deux mètres. Ensuite, la dame a aperçu une autre toile cirée qui lui plaisait mieux, et Brisefer a dû rembobiner la première et découper l'autre, puis (j'imagine que Brisefer a pensé qu'il jouait dans un film), elle en a avisé une troisième qu'il a fallu couper elle aussi, et finalement elle est repartie sans toile cirée, parce qu'elle avait oublié ses sous (j'imagine que Brisefer a pensé que c'était une caméra cachée).

Quant à la bête féroce-ma panthère apprivoisée, elle a bien de la misère elle aussi, elle est persécutée par deux grosses pies qui colonisent mon prunier et qui,( j'ai cru avoir la berlue), l'ont férocement attaquée hier soir en battant des ailes sur ses moustaches et en poussant des cris de cochon, à tel point que j'ai dû aller la chercher et la porter à bras jusque dans la maison dont véritablement traumatisée par son agression elle refuse désormais obstinément de sortir. (Nous v'là bien.)

[Côté lecture, mon ami, je te recommande chaudement Réparer les vivants de Maylis de Kerangal , ou l'histoire d'un don d'organes, de la mort du donneur au petit matin à la transplantation cardiaque du receveur dans la nuit qui suit, une journée entre la mort et la renaissance, un livre pas gai gai, mais infiniment touchant dont tu me diras des nouvelles.]
[ l'adoleschiante, à qui j'avais prêté l'excellent Au-revoir là haut de Pierre Lemaître, l'a commencé, apprécié pourtant mais abandonné, décrétant qu'il était Hors de question [qu'elle] lise un livre sur la guerre en été, parce que l'été c'est gai, sache-le].

                                                                                         C'est comment, l'été, Mads?
C'est gai, ok.
(Enlève ton bonnet, Darling, c'est l'été)

vendredi 3 juillet 2015

Hoplà.

Je résume: plus d'élèves pendant deux mois, l'Adoleschiante partie depuis déjà dix jours revient tout à l'heure mais repart mardi pour une semaine, Puceminus part ce soir et revient je ne sais pas quand mais pas de sitôt, l'Ours part cette nuit pour sa semaine annuelle de haute montagne, Brisefer reste mais a un job pour l'été qui occupe bien ses journées, je me pince pour y croire, mais ça y est, ma petite semaine à moi, elle commence de façon tout à fait imminente, et c'est pas dommage, hoplà.