Bellzouzou, Pensées profondes, livre XVIII verset 126:
"un blog n'est pas seulement ce qui vous arrive. C'est ce que vous choisissez de dire de ce qui vous arrive, et comment vous le dites."

Bellzouzou, Pensées profondes, livre XXIV verset 777:
"tout est vrai, seul le reste est (peut-être) faux."

vendredi 19 décembre 2014

en vrac et avec tout plein de Mads dedans pour plaire à ma mère.

(Ma mère trouve Mads Mikkelsen très laid et s'horripile de toutes ces photos de lui partout ici. Mais on connaît les goûts de l'aïeule, hein.) 

Je suis enfin en vacances pour deux semaines et très bientôt childfree aux deux tiers pour quelques jours,
je ne vois pas vraiment ce que je pourrais demander de plus.

(à part Mads nu sous mon sapin, je veux dire)


Hier j'ai accompagné à Paris la classe de Puceminus, on a mis très exactement 3 heures à l'aller et deux et quart au retour -pour faire 80 kimomètres, je rappelle- c'était super chouette, une journée pareille et je sais pourquoi mon jeudi est libéré, hein.




Des nouvelles de mes boîtes de noël. Elles se sont très bien vendues hier soir au marché de Noël, merci de demander. Je n'étais pas là pour entendre s'extasier les parents devant elles (deux heures et quart le Paris/ Chartres, je vous rappelle), mais j'entendais d'ici (du bus, quoi) les ooooh! et les aaah! comme si j'y étais.

Et j'ai a-do-ré que ce matin une maman de ma classe me dise que les boîtes de la classe de MS-GS du collègue (celui du sapin) étaient absolument superbes, j'espère que ça s'est vu.






(Rien à voir, mais pour finir:
un livre qui tient éveillée jusque tard dans la nuit
une maîcresse de maternelle
les deux derniers soirs avant les vacances de Noyel
est forcément un EXCELLENT livre,
crois-moi sur parole et fonce chez ton libraire, mon ami.)



                                      Allez, une petite dernière pour la route, maman?

mardi 16 décembre 2014

Le Laure Manaudou power.

Résumons: quand Puceminus finit quatorzième sur dix-huit nageuses à sa  toute première compétition de natation, elle me fait rester deux heures après son dernier bain jusqu'au bout de toutes les courses de toutes les nages et toutes les catégories pour la remise des médailles, parce qu'elle a fini deuxième de sa ligne bon sang et qu'elle est sûre de monter sur le podium je te dis, 
mais à sa deuxième compète elle a beau être première de sa ligne elle est rôdé elle a pigé le truc elle va consulter les chronos et revient m'annoncer dépitée que c'est mort, je suis quatrième on peut rentrer tout de suite je vais me mettre au foot de toute façon,
Le lendemain, devine quoi, son entraîneur lui remet sa médaille je l'ai récupérée pour toi mais enfin Puceminus pourquoi t'es pas restée hier  pour monter sur le podium alors que tu étais troisième?



lundi 15 décembre 2014

♫ ♪ Sapiin de Noël, arbre des merveeeilles ♪ ♫

Quand le seul  enseignant de l'école muni de pendeloques dans son futal  annonce triomphalement que puisque personne n'a l'air de se décider et que Noël avance à grands pas, c'est sa classe à lui qui va décorer le sapin si si si ça lui fait plaisir il aime ça il gère il a l'habitude, toutes ses collègues font aïe aïe aïe in petto

et le résultat est encore pire que tout ce qu'elles avaient pu imaginer.

dimanche 14 décembre 2014

Des compliments (ceux dont on ne sait pas bien comment les prendre).

Euh, quand mon ATSEM, contemplant avec moi les merdouilles de Noël terminées, me dit texto franco de port et d'emballage Ce qui est bien avec toi c'est que tu es toujours contente; dans l'école où je bossais avant,  franchement, on en serait arrivé à ce résultat-là, les maîtresses elles seraient tombées à la renverse tellement c'est moche,
ben je sais pas vraiment comment je dois le prendre,
(mais vous gênez pas vous non plus, dites-moi bien franchement, hein, vous voyez bien que je ne me vexe pas facilement.)



jeudi 11 décembre 2014

Le monde très curieux de l'adoleschiance #2

Il y a pire que l'adoleschiante: il y a l'adoleschiante amoureuse.
L'adoleschiante amoureuse figure-toi, elle est tombée en amour d'un seul coup d'un seul, et c'est pour toute la vie et celle d'après aussi, elle a envie et beoin de voir son chéri tout le temps tout le temps tout le temps et encore plus et tu peux pas comprendre ça,  t'as jamais eu 15 ans, toi, t'as jamais aimé et t'aimeras jamais t'es trop vieille. Et même pas dans tes rêves je te dis comment il s'appelle ça va pas la tête c'est mon secret même pas sur mon lit de mort je le dis.

L'adoleschiante elle invite le samedi soir ses copains et son amoureux secret à sa fête d'anniversaire, et il va sans dire que son père, sa petite soeur et toi devez avoir quitté la maison une bonne demi-heure avant l'arrivée de ses invités et ne rentrer que longtemps après leur départ, histoire d'être bien sûre qu'aucun ne vous croisera, tellement vous êtes pires que des Bidochons. Et surtout pas l'amoureux dont il faut taire le prénom, ça serait pire que tout s'il vous voyait.
(Le frère aîné, lui, a le droit de rester confiné dans sa tanière, va comprendre, soit il n'a pas hérité de notre tronche de bidochon (il me semble pourtant, vu qu'il me ressemble), soit c'est qu'on estime qu'il pourra peut-être être utile en cas de panne de musique).
Vous vous tapez donc tous les trois un documentaire animalier Disney au cinéma (la programmation est aussi pourrie que la météo) puis la crêperie du coin, c'est samedi soir sur la terre et il fait un froid de gueux dans la nuit noire quand tu penses que tu pourrais être en train de mater Mads Mikkelsen nu sur une peau de bête à l'heure qu'il est, vous attendez d'être enfin autorisés à rentrer chez vous, vous l'êtes, vous rentrez, L'adoleschiante est partie pour l'after chez une voisine amie, elle a la permission de minuit et rentre à l'heure avec le sourire, tu te couches sur tes deux cliquettes avec le sentiment du devoir accompli de la mère absolument parfaite que tu es, tu n'en doutes pas.

Le lendemain l'adoleschiante qui s'est levée fort tard et a passé le reste de la journée à ranger la maison comme elle s'y était engagée, t'annonce bouche en coeur et rond de jambe qu'elle sort une petite heure ou deux voir son chéri.
Ce à quoi tu réponds ni une ni deux que pas question ma fille faut pas pousser mémé au lac et dans les orties aussi tu t'es couchée tard hier tu as des devoirs à faire je suppose et tu n'as pas été privée de ton chéri ce week end et comment s'appelle-t-il d'ailleurs celui-là? Je suis vieille grosse et moche et je ne peux pas comprendre l'Amour de toute façon je peux toujours courir pour qu'elle me dise son nom, claquage de porte et Latronche.

Et à la nuit tombée, alors qu'il est prévu que tout le monde se couche tôt après un week end aussi plein d'aventures palpitantes, (devine quoi) l'adoleschiante se sauve en catimini de la maison ni vu ni connu sans annoncer où elle va ni à quelle heure elle compte rentrer ni même si elle compte rentrer un jour, tiens, retrouver son chéri parce que sa petite heure ou deux tu croyais qu'elle y avait renoncé sans trop d'histoires finalement, mais non, figure-toi. Latronche veut toujours avoir le dernier mot, souviens-toi.
Ça aurait  (presque) pu nous faire (un peu) rigoler si elle était partie faire le tour du pâté de maison pendant un quart d'heure histoire de rouler trois pelles souhaiter la nuit bonne et les rêves en or à son amoureux, mais ça nous a pas fait rire (du tout) vu qu'elle est rentrée deux heures plus tard, piteuse certes, mais avec son téléphone éteint dans la poche, trempée et toute frigorifiée de la tatane (il pleuvassait et gelait à fendre pierre, mais l'Amour ne prend pas froid, on dirait).

Ça ne nous a pas fait rire du tout son père et moi, disais-je, et après avoir été sermonnée, avoir dû renoncer à son téléphone pour une durée indéterminée et promettre de ne jamais plus recommencer sous peine de finir au pensionnat des amours mortes, Latronche a dû lâcher quelques petits renseignements à toutes fins utiles genre pour la prochaine fois qu'elle se barrera sans rien dire de la maison à la nuit tombée, à savoir (entre autre): nom, prénoms, date et lieu de naissance, adresse, digicode, numéro de téléphone, numéro de sécu, profession des parents, nom de jeune fille de la mère, prénom des deux grand-mères, groupe sanguin et signe astrologique de l'amoureux.*

Toi aussi, Mads, si tu avais su ce que c'était que d'avoir des enfants tu aurais plutôt pris des chats?



* par pitié ne me dites pas qu'on fait mal, de toute façon on fera mal il a dit Tonton Sigmund, hein.

mardi 9 décembre 2014

Mon Madsgnifique.

Vous n'êtes plus sans ignorer que George et moi, c'est fini, fini, fini. 
Maintenant j'ai mon Danois d'Hollywoude, et comment j'ai fait pour vivre sans lui tout ce temps, nan mais je me demande. 
Il y en a des certaines qui m'ont demandé d'où il sortait, celui-là. Mads, il sort direct de mes rêves, sache-le.
D'autres certaines, finemouches, m'ont demandé si Mads ne serait pas un peu coquinou, des fois par hasard. Bien vu je leur réponds, il montre ses fesses (et au moins elles, suis bien mon regard) dans chacun de ses films, autant dire que je me suis empressée de tous les voir à la queue-leu-leu.

Et puis Mads ne risque pas de se marier à Venise ou ailleurs vu qu'il est déjà m (non rien.)

Il y en a d'autres certaines encore qui m'ont dit qu'elles ne voyaient pas bien ce que je lui trouvais. 
Autant dire que vous m'en voyez ravie, j'avais prévenu dès le départ que je l'avais vu la première et qu'il était rien qu'à moi. 
Et puis, avec votre permission, j'aime autant être seule pour mes moments madsturbatoires, figurez-vous.






Il était grand temps de mettre à jour ma bannière, donc.
C'est Dame Poun qui s'en est chargée, à la perfection, comme d'habe, et Mads et moi on lui fait mille bisous et bravos debout, parce que franchement, si ça a pas de la gueule (et de jolies petites fesses), ça maintenant, hein.

lundi 8 décembre 2014

Le blues de la loose du lundi soir.

Un lundi soir, quand tu dois remplacer au débotté l'Ours pour emmener Puceminus à la piscine et l'attendre pendant une heure sur les gradins et dans la fournaise, alors que ton week end a été terrible et ta journée de boulot deux fois plusse terrible encore et que ta seule consolation c'est que tu vas pouvoir écouter un peu de musique tranquille peinarde dans tes écouteurs tout en zieutant  sur ton portable ta collection de photos de Mads nu sous son kilt écossais -et accessoirement aussi un peu ta fille nager gracieusement le papillon-, si possible en chopant la place juste devant le poteau histoire de reposer un peu ton pauvre dos, 
trouver ta place déjà occupée et ne pas t'apercevoir que c'est par une certaine maman de l'école, t'asseoir négligemment à côté, c'est t'exposer à passer l'heure à apprendre par coeur l'emploi du temps complet pour la semaine de chacun de ses trois enfants, natation clarinette et catéchisme inclus et adieu veau vache cochon musique tranquille peinarde et Mads nu sous son kilt, sache-le.

vendredi 5 décembre 2014

Du Christmas Sprit comme s'il en neigeait

Cette année, mes petits élèves de trois et quatre ans sont pires que tous ceux qu'il m'a été donné de voir dans toute ma carrière, ils ont sniffé du Christmas Spirit par les oreilles, je crois. C'est bien simple, j'ai décidé de ne plus prononcer le mot Noël en classe, ça les rend dingues (mais vraiment, hein). Ce matin, pour une raison bien précise que j'ai oubliée je ne peux donc plus vous dire laquelle mais croyez-moi c'était absolument impératif, j'ai dû dire le mot à mon ATSEM, vous pensez bien que j'ai épelé N O E L lettre par lettre en prenant mon air de ne pas y toucher, eh ben il y en a qui ont compris quand même que je causais de Noël (et ça les a rendu dingues, oeuf corse).


L'Ours qui lit par-dessus mon épaule me signale que la dingue c'est moi. (Il m'a surprise hier soir en train de chercher s'il n'existait pas de photo de Mads Mikkelsen déguisé en Père Noël et nu sous sa doudoune sur le ternet mondial) (il n'y en a pas.)

Mads, il emmerde le Christmas Spirit, je crois bien
(et ce blog touche le fond, c'est sûr).



mardi 2 décembre 2014

Crevette et la leçon de vie du jour.

Je ne résiste pas souvent à l'envie de causer à Crevette de son Prince Charmant.
Je lui demande Eh, Crevette, il est où, ton Prince charmant? et elle me désigne un de ses petits congénères (pas toujours le même, mais elle a bien raison de varier les plaisirs, Crevette), me dit qu'il est resté au lit (quel fleimmasse, ce prince charmant, dis donc), ou parti au boulot.
Mais ce matin, exaspérée, elle a planté ses yeux dans les miens et elle m'a dit tout net Bon maîtresse, arrête . avec . le . prince . charmant, tu sais bien qu'il existe pas de toute façon.

(Mouche-toi le nez avec une morveuse de même pas quatre ans, hein.)

lundi 1 décembre 2014

ah mon dieu qu'c'est embêtant.

Ce matin avec mon ATSEM on se fait la réflexion que Zébulon n'a pas l'air en forme, pardi c'est facile à voir: il a les joues rouges, l'air abattu et surtout, surtout il ne saute pas partout en braillant. Indice fatal. Call us Sherlock Holmes, j'ai dit. Ni une ni deux on lui prend sa température avec notre bon vieux thermomètre frontal, celui qui fait ses preuves dans l'école depuis 1973, et bingo qu'est ce que je t'avais dit? 38° qui s'affiche illico et 39° au bout de trente secondes le pauvre nan mais c'est une honte ces parents qui te collent leur enfant malade comme un chien en espérant qu'il va tenir jusqu'à midi au moins sans que personne ne remarque rien. 
Et puis quelques minutes plus tard en habillant les petits pour la récré et en attendant la maman de Zébulon à qui on a téléphoné et qui doit venir le chercher, le doute qui nous submerge d'un coup, en voyant Zébulon faire du ski à roulettes sur les mains dans le couloir, bon sang de bon sang le bon vieux thermomètre qu'on ressort illico c'est-y pas possib une aventure pareille, et le 37° qui s'affiche laborieusement.
Tu es bien malade, hein mon pôv coco, on lui a dit sourcils froncés et en hochant le tête frénétiquement, à Zébulon, alors qu'on entendait sa maman sonner à la porte.
Oui, très malade, il a répondu, en sautant sur un pied tout autour de nous.